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lundi 29 juin 2020

Municipales à Paris: Schiappa, appelée à se taire

Les électeurs déclarent indésirable à Paris la parachutée LREM du gouvernement

Coup d'arrêt aux femmes En Marche! à Paris

Attal, Pannier-Runacher, Philippe, Schiappa

La ré-élection d'Edouard Philippe est l'arbre malade qui cache la forêt-fossile. 

La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes n'obtient même pas un L'ansiège de conseillère d'opposition dans le 14e arrondissement de Paris. 
https://cdn-media.rtl.fr/online/image/2020/0109/7799863628_marlene-schiappa-est-l-une-des-figures-les-plus-mediatisees-du-gouvernement-macron.jpg
Ancienne adjointe au maire socialiste du Mans, Marlène Schiappa figurait pourtant en deuxième position sur la liste LREM, conduite à Paris par Eric Azière. Arrivée en troisième position au premier tour (15,7%), la majorité présidentielle a encore fait moins au second, avec 8,6% des suffrages, dans une quadrangulaire remportée par la liste d'union de la gauche de la maire sortante Carine Petit (47,9%).  Le 14e n'a pas les mêmes valeurs que Schiappa: elle repart avec ses rillettes sur les hanches...
Quant à Cédric Villani, qui avait décidé de se maintenir, il ne fait pas tellement moins (13,29%) et il ne siégera pas non plus au conseil municipal.

Les hommes avait bénéficié d'un temps de répit face aux attaques féministes de la sous-ministre: le virus s'est réveillé dimanche 28 juin et la deuxième vague de propagation va de nouveau menacer l'égalité entre les sexes. Les électeurs ont pourtant assuré une équité exemplaire entre les genres: à méditer !

La liste de la droite, emmenée par Marie-Claire Carrère-Gée, arrive devant le parti du président totalisant 30,18% des voix. 

Gabriel Attal conserve son siège de conseiller municipal dans l'opposition à Vanves

Il se présentait donc dans les Hauts-de-Seine.

  
Gabriel Attal est réélu conseiller municipal dans l'opposition au maire sortant UDI, Bernard Gauduchau. Seul membre du gouvernement à figurer sur une liste nuancée LREM, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse était en deuxième position sur la liste Vivre Vanves, menée par Séverine Edou. 
De la troisième, elle passe à la quatrième place au second tour, avec 19,87% des voix dans cette triangulaire remportée haut la main par le maire sortant Bernard Gauducheau (UDI), qui conserve son siège avec 53,35% des voix. 

La troisième liste, conduite par l'écologiste Pierre Toulouse et qui talonnait la liste LREM après le premier tour, lui est passé devant, avec 26,77% des voix au second. L'effet "membre du gouvernement" n'a pas opéré... 

En revanche, Vanves n'aura pas pour maire la femme de paille de Gabriel Attal: il forme avec Stéphane Séjourné un couple-pacsé et son échec à la prise de la mairie leur permettra de dégager du temps pour réaliser leur désir d'enfant via une GPA "éthique".

Ce score est toutefois suffisant pour que les trois premiers de la liste de Séverine Edou, dont l'ex-socialiste Gabriel Attal de Couriss, siègent au conseil municipal.

Agnès Pannier-Runacher échoue dans le 16e arrondissement à Paris

 
La secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances se présentait dans le 16e arrondissement. Mais la liste Ensemble pour Paris avec Agnès Buzyn, menée par Hanna Sebbah ne glane que 23,79% des voix.

Elle est sèchement battue par celle de l'avocat Francis Szpiner, soutien de la candidate LR Rachida Dati (elle-même ré-élue dès le premier tour), qui obtient 76,2% des suffrages. 

Le bon score de LREM aux dernières élections européennes aura donc fait illusion et Agnès Pannier-Runacher, en septième position, ne siégera donc pas au conseil municipal de Paris. Adieu veaux, vaches, cochons...

Elle pourra "travailler" à la reprise de l'économie endommagée par la Covid-19: "regarder" les dossiers ne semblait pourtant pas être la tâche prioritaire de cette candidate de la majorité présidentielle.


lundi 27 avril 2020

Le vote sur le déconfinement réussit à perturber les "godillots" de Macron

Les incertitudes, vire-voltes et coups de menton de Macron jettent un fort doute sur la capacité  de Jupiter à prendre les bonnes décisions

L'aile gauche de LREM réclame un vote décalé du plan de déconfinement 

LogoLe néo-député LREM Aurélien Taché est "favorable" à "un délai pour pouvoir regarder les mesures" proposées.
Ancien conseiller auprès des ministres des gouvernement de Hollande au Logement, Sylvia Pinel, puis Emmanuelle Cosse, avant de rejoindre En marche ! en 2016, quand le PS était assuré de sa défaite à la présidentielle, Aurélien Taché assure qu'il "comprend la demande" formulée par Damien Abad, le chef du groupe LR à l'Assemblée, qui souhaite un délai de 24 heures entre la présentation du plan de déconfinement et le vote des députés. 

Ancien plombier diplômé de l’université de Limoges en qualité de président de l'UNEF locale, Aurélien Taché y côtoya "la bande de Poitiers".
Tous sont des militants socialistes venu à Limoges pour recevoir leur diplôme de juriste 
- le Parisien Stéphane Séjourné, dont on ne sait rien des diplômes à Poitiers mais où, en 2006, il a bloqué la fac de droit contre le gouvernement, uni par un PACS à Gabriel Attal et conseiller politique du président de la République, mais qui s'est prononcé contre une utilisation sans garde-fou du traçage numérique pour lutter contre la pandémie de Covid-19,
- le local Sacha Houlié, 30 ans, vice-président de l’Assemblée nationale qui vient de publier une tribune contre le traçage numérique des Français, évoquant "une réponse dangereuse et condamnable",
- le Lorrain Pierre Person, nommé délégué général adjoint du parti par son patron, Stanislas Guerini, mais qui a présenté le déploiement du traçage numérique comme une ligne rouge à même de remettre en cause son appartenance à la majorité présidentielle
et le Niortais Guillaume Chiche, ex-UNEF, MJS et Mutuelle des Etudiants, ex-MNEF,  fils de patron de mutuelle (ex-Smacl Santé, puis Eovi MCD Mutuelle, groupe Aésio, qui assure la couverture santé des 230.000 salariés des établissements d’hospitalisation, ainsi que des... EHPAD), un apparatchik chargé de la prospective à LREM, mais qui a mis en garde contre le traçage numérique, évoquant le risque de fractionnement de nos droits ou d’une logique de restrictions de libertés ciblées et individualisées, 
et Taché n'envisagea plus de retourner à la plomberie.

Le patron des députés LR Damien Abad a demandé "un délai de 24 heures"
 
LR demande le temps de la réflexion entre le moment où le premier ministre présentera aux députés le plan de déconfinement, le mardi 28 avril, et le moment où il sera soumis au vote des députés.
Sur le fond, il souhaite "un déconfinement territorialisé qui fait confiance aux acteurs locaux et surtout un déconfinement sous protection, c'est-à-dire la protection par les masques et les tests pour les Français".

"Je comprends cette demande", a affirmé Aurélien Taché, le néo-député LREM du Val-d'Oise. "Je suis très favorable à ce qu'on puisse avoir un débat et un vote différencié sur le traçage numérique
Avoir un délai, pour pouvoir regarder les mesures du plan de déconfinement dans son ensemble et se prononcer sur ces mesures me semble de bon aloi." Aurélien Taché estime que "sur des décisions aussi importantes", les députés doivent pouvoir se prononcer "avec le maximum de garanties"

Le débat sur question du traçage numérique occulte l'ensemble.

La demande de Damien Abad sera examinée lundi 27 avril lors d'une conférence exceptionnelle des présidents des groupes à l'Assemblée nationale. Pour Aurélien Taché, si le gouvernement "trouvait cette demande légitime", décaler le vote lui "semble envisageable"
Le député du Val-d'Oise rappelle qu'avec plusieurs collègues de la majorité, ils ont pareillement "demandé qu'un délai puisse se tenir entre la déclaration du Premier ministre mardi et le vote. Beaucoup souhaitent que sur la question du traçage numérique, nous ayons un vote et un débat dédié".

Un vote séparé entre le traçage numérique et le plan de déconfinement "était prévu au départ", rappelle Aurélien Taché. "C'est extrêmement important" d'y revenir, selon lui. "Nous nous engageons sur une voie nouvelle avec ce traçage numérique. Moi je suis très réservé sur ce principe." Le député de la majorité aurait préféré "sur les sujets d'éthique et du numérique, prendre le temps du débat". 

Taché souligne que le projet Macron pose "beaucoup de questions". 
"En matière de souveraineté numérique, est-ce que nous devons trouver des alternatives aux Gafam, en investissant par exemple de l'argent public dans les logiciels libres ?" 
Cela pose également des questions "en matière de propriété des données personnelles. Ces Gafam maîtrisent nos données personnelles. Est-ce que c'est normal", s'interroge le député LREM. "J'aurais préféré que nous puissions avoir un débat de ce type-là. 
Maintenant, c'est vrai que la crise est là, que le Covid est là, que le confinement est là. Le gouvernement étudie toutes les options, soit. Mais sur un sujet aussi important, un débat parlementaire et un vote sont indispensables. Le Parlement est le gardien des libertés fondamentales. On doit pouvoir se prononcer sur un sujet comme celui-ci."

Retour à l'école : aux élus de "trancher"

Interrogé sur le fait qu'en optant finalement pour le 11 mai, Macron passe outre l'avis de ses "sociétés savantes" : son propre "Conseil scientifique" a en effet préconisé la fermeture des écoles jusqu'en septembre. S'engouffrant dans la brèche, Aurélien Taché estime que c'est carrément "le rôle de la démocratie et des élus de trancher après avoir pris connaissance des avis scientifiques"
Il faut, selon lui, "éclairer les décisions" des politiques par "des avis scientifiques rendus par les experts". Mais les élus doivent "décider en fonction d'autres considérations". A définir... 

"Le confinement devient extrêmement difficile sur le plan social, pour de nombreux Français, qu'il creuse des inégalités et que nous devons être capables de redémarrer l'activité sociale pour y faire face," insiste l'ex-plombier socialiste du Val-d'Oise, qui pense notamment que les "décrocheurs" doivent être rattrapés par la manche et contraints les premiers de revenir à l'école... "Nous avons aussi toutes ces contraintes sociales et démocratiques", insiste Aurélien Taché.

Les députés LREM ne savent plus sur quel pied danser

Les vire-voltes de Macron embarrassent bon nombre d'élus de la majorité présidentielle. 
Outre le tracage, arbre qui cache la forêt, l’accélération soudaine des horloges interpelle sur sa tactique de déconfinement

A cela s'ajoute les fausses raisons dénoncées comme autant de mensonges. Samedi soir, la nouvelle est tombée d'en-haut sur les députés LREM qui ont appris que "le gouvernement a décidé d'avancer la présentation de la stratégie nationale de déconfinement, afin de répondre aux aspirations pressantes de nos concitoyens", comme le leur a écrit leur chef de file, Gilles Le Gendre. Or, ces mêmes Français - qui sont habituellement méprisés parce qu'"ils n'ont pas compris" (la "pensée complexe" de Jupiter) ou ne savent pas comment placer un masque, aux dires d'une autre lumière, Sibeth Ndiaye - auraient cette fois été entendus, écoutés et leurs avis pris en compte !

Autre carabistouille de Le Gendre : contrairement à ce qui avait été annoncé, le débat parlementaire suivi d'un vote sur l'application StopCovid sera finalement "élargi" à l'ensemble de la stratégie de déconfinement. 
De quoi se plaint-on ?

mercredi 22 mai 2019

Gabriel Attal, favorable au voile islamique lors des sorties scolaires en France

A cinq jours des Européennes, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education relance le sujet de l'interdiction du voile lors des sorties scolaires

Le couple Attal-Séjourné se déclarera-il favorable aussi à la gestation pour autrui (GPA) avant les municipales ? 

Image associée
Ce membre du gouvernement se déclare opposé à un amendement proposé par les sénateurs Les Républicains (LR) dans le cadre de la future loi sur l'école.
Gabriel Attal s'est prononcé, mardi, contre l'amendement proposé par les sénateurs LR sur l'interdiction du port de signes religieux ostentatoires, notamment le voile, par les parents accompagnateurs de sorties scolaires, dans le cadre du projet de loi sur l'école. "C'est un débat, un serpent de mer, qui revient depuis des années. Quand on n'est pas dans l'école, on n'est pas dans l'école", a argué le secrétaire d'Etat juppéiste auprès du ministre de l'Education de Macron, sur CNews. Egalement proche de Xavier Darcos, membre du cabinet du ministre de l’Éducation nationale François Bayrou, avant d'être lui-même ministre, Jean-Michel Blanquer a été directeur général de l'enseignement scolaire auprès du ministre de l'Education nationale Luc Chatel.

Le gouvernement proposera de retirer la proposition.
Au terme d'un débat marathon, le Sénat se prononce, mardi, sur le projet de loi dite "pour une école de la confiance". Un vote solennel est organisé sur l'ensemble du texte déjà adopté par l'Assemblée nationale, à majorité de centre gauche et socialiste, mais qui a été largement remanié lors de son examen en première lecture par le Sénat. 
Les sénateurs ont amendé le texte et plusieurs mesures ont soulevé la réprobation sur les bancs de gauche. L'un de ces amendements LR vise à interdire aux parents accompagnateurs les signes religieux ostentatoires lors des sorties scolaires. Sont principalement concernées les mères musulmanes arborant le voile islamique. "Ça ne sert à rien de faire de la politique, de la stigmatisation symbolique, à travers cet amendement-là", a estimé Gabriel de Couriss, ex-soutien de la candidature de la socialiste Ségolène Royal à l'élection présidentielle de 2007. "Je ne peux pas me prononcer pour les députés macronistes, mais le gouvernement leur proposera de retirer cette proposition ", a-t-il ajouté. Les députés de la majorité ne légifèrent pas en leur âme et conscience, mais accomplissent la volonté du prince.

L'autorisation du port du voile lors de sorties scolaires n'est pas une promesse de campagne du candidat Macron

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Après la PMA, la GPA;
après le voile pour les mamans, pour les filles
Gabriel Attal annonce que Macron imposera une mesure par surprise. L'interdiction du port du voile, que ce soit à l'école, l'université ou encore dans l'espace public, a fait débat parmi les candidats à la présidentielle 2017. Tous ont exprimé leurs intentions dès les primaires de la gauche et de la droite, notamment, et c'est le cas de François Fillon, Benoît Hamon, Manuel Valls, Sylvia Pinel, mais aussi Marine Le Pen, Alain Juppé ou Nathalie Arthaud. Mais le coucou Macron qui s'est immiscé dans le scrutin, est resté flou, y compris dans un entretien de l'ancien ministre de l'économie de François Hollande et Manuel Valls accordé au Figaro. 
"Sous prétexte qu'une femme met le voile, elle n'aurait pas le droit d'accéder à l'université ? Qui dit ça ? Ce n'est pas la République, ce sont nos propres traumatismes du moment", expliqua Emmanuel Macron au Figaro, il y a deux ans. Contre l'interdiction du port de voile et du burkini sur les plages, le candidat de "En marche !" s'est également exprimé sur la burqa qu'il juge non "conforme à la civilité". Le candidat faisait minette à l'électorat musulman, mais  éludait le contexte de l'école et des sorties scolaires accompagnées par des mères voilées.
Sur son site internet en vue de la présidentielle, Nathalie Arthaud, candidate Lutte ouvrière, affirma de son côté vouloir s'opposer aux "pressions pour le port du voile" et vouloir aider, "dans la mesure de nos moyens, les femmes qui veulent rejeter ce symbole de soumission", insista-t-elle. 
Pacsé à un ex-conseiller politique de Macron à l'Elysée, ex-directeur de campagne de la liste LREM pour les élections européennes de 2019 et lui-même candidat sur la liste du président en 6e position,  Sébastien Séjourné, Gabriel Attal qui a fait publiquement part de son homosexualité en décembre 2018, souhaite-t-il agiter le voile de la soumission de la femme ?

La loi du 17 mars 2004 interdit les signes religieux ostensibles (foulard, kippa, croix, etc.) à l'école publique, une loi conçue pour mettre fin aux polémiques sur le port du foulard par des jeunes filles élèves d'établissements publics, qui avaient défrayé la chronique dans les années 90. Les débats se sont ensuite déplacés sur le sujet des mères accompagnatrices des sorties scolaires, une circulaire du ministre de l'Education Luc Chatel en 2012 - ex-ministre aujourd'hui partageant sa vie avec une Iranienne - leur demandant de ne pas porter de signe religieux ostentatoire. 
Le Conseil d’État s'aligna sur un avis de la ministre franco-marocaine Najat Vallaud-Belkacem exprimé dans l'entre-soi de l'audition du 21 octobre 2014 par l’observatoire de la laïcité. "L’acceptation de leur présence aux sorties scolaires doit être la règle et le refus l’exception," avait estimé la ministre socialiste de Hollande.
L'effet fut immédiat. Dès janvier 2014, à Nice, un avocat incita une mère de famille voilée à saisir la justice contre une interdiction d'accompagner les enfants lors de sorties. Les opposants à l'interdiction aux femmes portant le foulard d'accompagner les sorties scolaires estiment que cette décision aurait pour unique conséquence d'éloigner de l'école ces mères, alors que l'un des facteurs de réussite scolaire est justement l'implication des parents dans le suivi de leurs enfants. Le tribunal administratif lui donnera raison en juin 2015. 

Quant aux objectifs du protégé de Macron, ils sont clairs.
Gabriel Attal a confié en avril 2019 son désir d'enfant via une GPA "éthique".

vendredi 10 mai 2019

Européennes : Macron et la bande à Loiseau se retrouvent dans un restaurant de luxe parisien

Macron avait tenu secrète sa visite aux candidats LREM désemparés par les bourdes de Loiseau

A moins de vingt jours d’un scrutin difficile, le chef de l’Etat a officialisé sa prise de pouvoir sur la liste

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Déjà connu pour son mépris des Gilets jaunes, le président de la République a rejoint ses candidats dans un restaurant parisien ultra-chic, s'affichant désormais clairement en chef de parti. Le nouveau monde de Macron ? 
En prenant la relève de Nathalie Loiseau, Macron part au combat contre les 33 autres listes et leurs électeurs.

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Scène du théâtre macronien aux Européennes 2019

Cette participation à la campagne des élections européennes est la première, mais non la dernière. A l’heure où l’ensemble du gouvernement et de la majorité s'agite fébrilement pour mobiliser l’électorat macronien en vue du scrutin du 26 mai, les candidats de la liste du président ont eu la surprise de voir apparaître l'ex-banquier, mardi soir, volant la vedette à Nathalie Loiseau, laquelle n'a pas dissimulé son irritation.
Pour cet entre-soi, les gens du Palais qui tirent les ficelles de la marionnette Loiseau avaient choisi un lieu que les "bénéficiaires" des mesures Macron consécutives au mouvement social des Gilets jaunes ne risquent pas de fréquenter jamais. Les stratèges déconnectés de la vraie vie et de la campagne avaient choisi un restaurant tendance aux murs de marbre - "bourgeois, gastronome, dandy et arty" à la fois - du Palais de Tokyo, donnant sur la tour Eiffel, "Monsieur Bleu", dans le 16e arrondissement de Paris.
Il y a un an presque jour pour jour, le 5 mai 2018? Le Palais de Tokyo a accueilli une visite naturiste gratuite pour découvrir l'exposition 'Discorde, fille de nuit', une initiative inédite lancée par l'Association des naturistes de Paris (ANP). Seulement 161 personnes avaient pu obtenir une place et se pavaner dans les allées, qui, pour l'occasion, avaient déjà été fermées au public. Les visiteurs sont entrés par une porte dérobée et se sont déshabillés une fois à l'intérieur. Vigiles et guides, eux, ont gardé leurs vêtements.
C'est sur cet énorme site dédié à la création contemporaine, le plus grand d’Europe, que s’est installé 'Monsieur bleu'. Après un appel d’offre où s’étaient positionnés plusieurs acteurs importants du secteur et même un grand chef français, c’est finalement Gille Malafosse, déjà propriétaire du Flandrin et du Pétrus, les deux dans le 16e arrondissement, et Laurent de Gourcuff, roi des nuits parisiennes (fondateur du Groupe Noctis, société spécialisée dans l'événementiel et propriétaire de 24 établissements, dont une douzaine de boîtes de nuit, dont Castel, avec 2 associés, son petit frère et Jennifer Johns, une ancienne banquière d’affaires de chez ...Rothschild : suivez mon regard !), qui obtiendront l’emplacement si convoité face à la Seine et à la vue imprenable sur la Tour Eiffel.

Un lieu qui "porte chance", rappelle un "stratège" anonyme, puisque c’est là, en février 2017, qu’Emmanuel Macron avait scellé son alliance avec François Bayrou, MoDem, un autre amateur de lieux d'exception où ils ne risquent pas de croiser "les gens" au nom desquels ils parlent si volontiers.

MONSIEUR BLEU - MEZZANINE 8 copie

Un symbole personnel, donc, au moment où la campagne de La République en marche "a besoin de reprendre le sprint à zéro", selon un membre de l’équipe 'Renaissance' qui croyait rompre avec l'"Age sombre" du Moyen-Age, n'imaginant pas que Loiseau et ses 30 semblables connus l'y replongeraient. Le chef de l’Etat a échangé pendant près d’une heure trente avec ses affidés, réunis, comme chaque semaine, en comité politique. Emmanuel Macron a pris place entre sa tête de liste Nathalie Loiseau et le numéro 2, l’écologiste Pascal Canfin, tout juste rentré d'une semaine de vacances... 

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"C’est notre affaire à tous. La question est simple: c’est stop ou encore", a résumé Emmanuel Macron. Les chefs de partis de la majorité, Stanislas Guerini (LREM), François Bayrou (MoDem), Franck Riester (Agir) et Laurent Hénart (Mouvement radical) ont ainsi dû encaisser ce coup de semonce.  Après les avoir tous les remerciés pour leur "mobilisation" - bien qu'insuffisante - le président de la République a en effet confirmé qu’il ne les lâcherait pas d'une semelle. 
Et Macron de décliner les trois axes prioritaires, à savoir la biodiversité et le climat, la protection et les frontières, le modèle économique et social.
"Il faut remettre du positif, de la bienveillance et de l’envie, a-t-il exigé. On doit démontrer la cohérence et continuer à expliquer l’enjeu aux Français" ( Emmanuel Macron)
Une occasion aussi pour lui de jouer les directeurs de campagne.

Macron a fait passer quelques messages et adressé ses consignes entre la poire et le fromage...
"Il faut remettre du positif, de la bienveillance et de l’envie, a-t-il exigé des autres. On doit démontrer la cohérence et continuer à expliquer l’enjeu aux Français". En creux, la campagne LREM est négative, malveillante, rébarbative et incohérente...

VOIR et ENTENDRE les perles alignées lors de la présentation des premiers membres de la liste LREM par Stéphane Séjourné, imbécile heureux qui sert de directeur de campagne (un montage, certes, mais sans 'infox') :

Ce type, un ancien militant PS et UNEF, était conseiller parlementaire de Macron au ministère de l'Economie. Jupiter aurait pu se débarrasser de Pollux, son fils de 28 ans, en accédant à l'Elysée, mais il l'a gardé... En juillet 2017, L'Opinion l'identifiait comme "l'un des trois principaux conseillers d'Emmanuel Macron à l'Elysée, aux côtés d'Alexis Kohler, secrétaire général, et d'Ismaël Emelien, conseiller spécial" et, depuis l'affaire Benalla, on sait quel désordre ils ont mis au Château. Pour tout dire, Séjourné appartient à la bande Sacha Houlié, Pierre Person, Aurélien Taché et Guillaume Chiche et Macron arrive à faire avec ! En octobre 2018, l'avocat Juan Branco fait mention de la relation de Gabriel Attal avec Stéphane Séjourné, avec lequel il est pacsé.
De Attal, secrétaire d'Etat à la ...jeunesse, Branco écrit:"Lointaines paraissent alors les années lors desquelles le jeune garçon parsemait les réseaux sociaux de messages outranciers et insultants, fleurant bon l’extrême-droite et la misogynie la plus crasse, incendiant la majorité socialiste à Paris et ses dirigeants. Gabriel Attal, 23 ans, est, par effets de proximités successives, soudain doté d’un salaire qui le propulse parmi les 5% les plus favorisés du pays [près de six mille euros par mois], doté de deux secrétaires, d’un chef gastronomique, de voitures de fonction, et peut même se permettre de passer un arrangement avec la direction de SciencesPo pour obtenir sa diplomation. L’affaire, théoriquement exceptionnelle, lui permet d’obtenir son master l’année suivante sans avoir redoublé, grâce notamment à une validation d’acquis. Discret mais habituel, ce genre d’accords permet à l’institution de couver ceux qui auront le surlendemain à en avoir la tutelle, et ainsi d’en prolonger la domination."

Et de préciser à propos de Pollux, 28 ans, fils de Jupiter: "La mort de son père libère Attal d’une tutelle oppressante et lui permet d’officialiser sa relation avec Stéphane Séjourné (conseiller politique d’Emmanuel Macron), par le truchement d’un PACS qui scelle l’alliance de deux capitaux."
"C’était un moment de joie, de mobilisation bien sûr", a raconté Nathalie Loiseau après s'être fait souffler dans les bronches. L'ex-ministre prit d'ailleurs fort mal les remontrances.

Au moment où la liste du RN devance celle président dans les sondages, Macron a déploré que son électorat soit moins mobilisé que celui de Marine Le Pen. 
De la liste LR magistralement menée par François-Xavier Bellamy il nie la progression, la qualifiant de "chorégraphie", faute de pouvoir la diaboliser : ce n'est pas une façon de lui chauffer les fesses qui lui convient. 

Après un tour de table, le chef de l’Etat s’est éclipsé par une sortie dérobée, pour rejoindre l’Élysée où il devait poursuivre la discussion avec les responsables de la majorité pour un dîner consacré au scrutin du 26 mai. "C’était une ambiance à la fois volontaire et grave", a conté François Bayrou, l'allié qui a besoin d'élus pour sortir de l'ornière les finances du MoDem. "Il a voulu montrer qu’il était présent, mais sans s’afficher", souligne l’un des convives, anonyme et insignifiant, un ravi repu.


Envisagée plusieurs fois depuis le début de la campagne, l'idée de rencontres "barbecue-merguez au rond-point" a dû être abandonnée

Un nouveau format a donc été adopté.
Parce que le locataire de l'Elysée ne peut plus sortir que sous haute protection de plusieurs rangs de gardes du corps, de nuit et en milieu sûr et confiné, cette première rencontre a été organisée dans le plus grand secret par la direction de campagne et l’Elysée. 

Image associéeL’engagement personnel du chef de l’Etat doit permettre de relancer une campagne poussive, plombée par une tête de liste devenue tête de turc à force de vannes méchantes et de bourdes plus grosses qu'elle. Elle partait avec le handicap de son charisme de bonnet de nuit et son absence de programme. 
L'Elysée n'a pas remis son programme à la liste “Renaissance” avant le mercredi 8 mai, quand elle a mis en ligne son projet pour reprendre “en main le destin de l’Europe”, soit vingt-quatre heures avant la présentation officielle, et pour l'entrée en lice de Macron. Edouard Philippe et le gouvernement étaient alors sommés de mettre les mains dans le cambouis de la campagne électorale pour sauver le soldat Nathalie Loiseau en perte de vitesse dans les sondages. Ce programme doit avoir la vertu d’endiguer les critiques en amateurisme faite à la liste LREM, longtemps accusée de retarder la présentation de ses propositions pour désarmer ses opposants.
Contrairement à ce qui avait été envisagé, Macron devrait privilégier une expression dans la presse plutôt qu’une intervention dans un meeting, pour des raisons de sécurité. C'est d'ailleurs à l'étranger, en Roumanie, qu'il est allé prendre la parole  sur le sujet de la biodiversité et du changement climatique...

Alors qu’il s'est arrogé l'exclusivité de l’engagement pro-européen, le président  sait qu'en faisant des Européennes en France un référendum personnel sur sa personne et sa politique, son quinquennat peut chavirer dans les urnes, d'un coup, le 26 mai.

jeudi 28 mars 2019

Européennes 2019 : Macron tente de "reverdir" avec la liste LREM menée par Loiseau

Loiseau fait-elle le printemps ?

La liste de l'Elysée pour les élections européennes était l'invitée de BFMTV et RMC, dès ce jeudi matin

L'oiseau vert est une espèce forestière endémique de l'île de La Réunion.
Il supporte mal la présence de congénères et peut se montrer agressif.
La ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau a annoncé sa démission après avoir été investie mardi en tête de la liste LREM aux européennes, avec l’écologiste Pascal Canfin en deuxième position, mardi soir, lors d’une soirée où les 30 membres ont été révélés.
Les 30 têtes de la liste LREM «Renaissance» aux élections européennes de 2019.

Le directeur de campagne, Stéphane Séjourné
- un ex-socialiste et ancien conseiller parlementaire d'Emmanuel Macron (sans avoir jamais eu aucun mandat électif) au ministère de l'Economie - est en 7e position, et Gilles Boyer  le conseiller politique du premier ministre Edouard Philippe - un proche d'Alain Juppé qui, comme lui, a échoué dans toutes ses entreprises politiques  -, est en 12e position. 
Pascal Durand, qui a été secrétaire national d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) de 2012 à 2013 - successeur de la très radicale Cécile Duflot -, est en 18e position. Cette caution écologiste est-elle une garantie de même valeur que celle de François de Rugy au gouvernement ? Alors la transition écologique et la planète n'ont rien à y gagner.

A peine a-t-elle démissionné du gouvernement, puis été officiellement nommée tête de la liste 'Renaissance' (
La République en marche, LREM) pour les élections européennes que Loiseau niche déjà sur BFMTV et RMC : elle s'était invitée dès ce jeudi matin à l'émission 'Bourdin Direct'. 
Nathalie Loiseau a lancé l'élément de langage que les organes de presse et les élus serviles vont répandre dans nos campagnes :  l'écologie "sera l'un des axes principaux" de sa campagne. En pleine crise sociale, cette orientation politique ne prétend pas apaiser la colère des plus défavorisés.

"Ca ne sera pas le seul, mais c'est l'urgence, c'est la première urgence. L'urgence climatique, c'est maintenant", a-t-elle récité. "C'est le défi à relever. On sait qu'il faut le relever au niveau européen, on sait que le changement climatique ne connait pas les frontières, on sait qu'il faut faire plus", a développé la désormais ex-ministre chargée des Affaires européennes, dont la démission du gouvernement pour mener à bien la campagne a été actée mercredi par l'Elysée. Elle ne sait pas que, depuis Hollande, l'anaphore est une figure de style maudite.

"On l'a dit: notre objectif c'est zéro carbone en 2050. C'est facile de le dire, maintenant il faut y arriver. Ca veut dire que les moyens européens doivent accompagner la transition écologique, beaucoup plus que ce qu'ils ont fait aujourd'hui", a précisé Nathalie Loiseau. La tête de liste a par ailleurs indiqué qu'"aucun accord commercial" ne serait signé avec les Etats-Unis s'ils ne reviennent pas dans l'Accord de Paris sur le climat.


La tête de moineau a donné le signal du "feu à volonté"


Et Nathalie Loiseau de s'en prendre bille en tête à sa rivale dans les sondages, évoquant les dernières européennes, celles de 2014. "J'ai été deux ans ministre des Affaires européennes; je n'avais personne sur qui m'appuyer à Strasbourg [révèle l'ex-socialiste]. Le premier parti de France en 2014, aux dernières européennes, c'était le Rassemblement national, qui ne s'appelait pas comme ça à l'époque", a-t-elle rappelé.




Son arrogance macronienne lui fait mépriser le travail de ses amis eurodéputés juppéistes sortants.
"Les Français, ont envoyé au Parlement européen des gens qui ont voulu vivre de la politique, vivre de l'Europe, mais qui n'y ont rien apporté."
Pense-t-elle à Renaud Muselier, Tokia Saïfi, Alain Lamassoure ou Philippe Juvin ?


Résultat de recherche d'images pour "NATHALIE lOISEAU""Ca affaiblit la France, ça affaiblit les intérêts des Français. Moi je n'ai pas envie que ça dure; mon objectif, c'est de reprendre du poids, de faire en sorte que les Français voient leurs intérêts et leurs attentes défendus au Parlement européen", a promis Nathalie Loiseau.


jeudi 3 janvier 2019

Le chef de la com' de l'Elysée, Sylvain Fort, lâche Macron

La plume quitte le masque vide de Macron

Sylvain Fort n'en peut plus de Macron et repart dans le privé

Sylvain Fort, conseiller communication de Macron, va quitter l'Elysée

Fort a décidé de partir avant la fin du mois de janvier.  
Le directeur du service presse et communication de l'Elysée a indiqué ce mercredi 2 janvier qu'il ne pourra pas attendre la fin du mois avant de quitter ses fonctions, alors que l'affaire Benalla fait encore tanguer Macron : bien qu'il soit en charge des relations avec la presse et que le président subisse une nouvelle controverse autour de son ancien chargé de mission préféré, Alexandre Benalla, Fort abandonne le bateau ivre.
"Je quitterai à la fin du mois de janvier mes fonctions de conseiller communication et discours à la présidence", a-t-il fait savoir.
Classé à droite dans l'entourage présidentiel,  il avait fait ses premières incursions en politique
dans le giron de Geoffroy Didier et Guillaume Peltier, hérauts du courant "la Droite forte" de  l'UMP.
Arrivé à ce poste il y a seulement quatre mois, à la faveur d'une réorganisation des équipes du Château au début du mois de septembre, après les premiers scandales autour d'Alexandre Benalla, Sylvain Fort était chargé d'apaiser les relations entre l'Elysée et la presse. 

Il invoque avant tout des raisons personnelles pour expliquer son départ. Soucieux des formes et de la courtoisie, il précise encore qu'il a informé le président de son départ "il y a plusieurs semaines".

Les comportements de Macron usent son entourage
Misant sur le banquier-candidat, Sylvain Fort était déjà son conseiller communication pendant sa campagne. Après l'élection, il devient "plume" et conseiller mémoire du président. En d'autres termes, il rédige les discours du président et organise les commémorations auxquelles le président participera. 


La bande à Macron investissant l'Elysée en mai 2017
Bruno Roger-Petit, 56 ans, soutien du ministre du Budget de Hollande lors de l'affaire Cahuzac, mais pourtant ancien porte-parole du président Macron, a dû quitter ses fonctions début septembre après sa prestation très critiquée dans l'affaire Benalla, pour reprendre cette deuxième mission de Fort en septembre, devenant simple conseiller mémoire d'Emmanuel Macron. L'attribution de ce poste à cet ex-journaliste-thuriféraire continue d'interpeller : en 2014, Acrimed dénonça en effet les "petites manipulations" de Bruno Roger-Petit et "un journalisme pamphlétaire, certes, mais mensonger". A la mémoire, ça fait peur... On doit d'ailleurs à l'ancien journaliste au site Le Post.fr (2008-2011, mort prématurée pour sectarisme et indigence intellectuelle) le spectre des années 1930 agité par Macron sur la montée des nationalismes en Union européenne,similaire à "l'entre-deux-guerres"... 

D'autres projets professionnels
Membre du cercle restreint des proches du président de 41 ans, Sylvain Fort, 46 ans, avait vu son rôle se renforcer ces derniers mois à l'Elysée: toujours plume du président, il avait aussi pris en charge la communication à la suite de l'affaire Benalla, révélatrice de révélations sur les "dysfonctionnements" dans la garde rapprochée de Macron.

"J'ai tout quitté pour rejoindre Emmanuel Macron en août 2016, en sachant que mon engagement serait total à condition d'être temporaire", explique-t-il, comme si un quinquennat ne l'était pas... "Après deux ans et demi de travail sans relâche au service du candidat? puis de notre président, je souhaite m'orienter vers d'autres projets professionnels et personnels, et surtout consacrer du temps à ma famille." En vérité, Sylvain Fort compte retourner dans le privé.
Sylvain Fort n'est pas seulement ancien élève de l'Ecole normale supérieure, docteur-ès-lettres et agrégé de lettres classiques, ayant enseigné six ans comme assistant à l'université Paris-Sorbonne. Il est aussi associé-fondateur de Steele & Holt, située rue de la Paix à Paris. Cette agence spécialisée dans la communication corporate et financière accompagne notamment AXA IM, Le Groupe Edmond de Rothschild, la Banque Neuflize OBC, La Caisse d'Epargne Ile-de-France, Idinvest Partners, CDC International Capital, Carlyle, Sycomore, M&G, A Plus Finance, Candriam, Novaxia, Yomoni, Lendix, l'Hôtel Drouot, Dalloyau ou encore Monceau Fleurs.
Quant à sa famille...

Pourquoi ce départ prématuré quand on est si "fier de l'avoir servi" ?
"Le sens de l'Etat d'Emmanuel Macron et son engagement absolu au service de la France sont ce dont le pays a besoin en ces temps de doute sur notre destin collectif. Je suis fier de l'avoir servi et l'ai assuré, en lui annonçant la décision voici plusieurs semaines, de ma totale fidélité", a-t-il discouru.

Brigitte Macron a-t-elle obtenu la tête de Sylvain Fort ?

Le directeur de communication se moquait de la femme de Macron...

Sylvain Fort était très complice avec Macron. La preuve, avec cette blague que s’est autorisé le principal concerné sur la sexagénaire. 
De plus en plus seul, Emmanuel Macron doit faire face à un nouveau rejet d’un de ses fidèles piliers. Macron doit à Fort le discours prononcé en hommage au colonel Arnaud Beltrame.  

Le mélomane et la poissonnière
Véritable acolyte d’Emmanuel Macron, Sylvain Fort fait partie des rares personnes à connaître son couple dans l’intimité. C’est sûrement la raison pour laquelle celui-ci s’autorise ici et là quelques blagues sur sa compagne, Brigitte. Ainsi L’Express revient-il sur une scène cocasse de juin 2018, au cours de la visite du couple présidentiel à la basilique de Saint Jean de Latran. Interrogé par un journaliste qui lui demandait si Emmanuel Macron allait pénétrer les lieux à cheval – comme le veut la tradition -, Sylvain Fort avait alors ironisé : "Bien sûr, avec Brigitte en amazone derrière". Un trait d’humour qui démontrait bien sa familiarité. Mais, déjà chagrinée depuis la séparation officielle d’avec Alexandre Benalla, l'amazone lui avait gardé un chien de sa chienne.



Selon des indiscrétions, 
l’hécatombe au sein de la Macronie n'est pas sur le point de cesser. Attendons-nous à d'autres claquements de portes. On parle ainsi d'Ismaël Emelien et d'Alexis Kohler. 
Ismaël Emelien, très proche conseiller politique d'Emmanuel Macron, serait désormais, selon L'Obs, dans le collimateur des enquêteurs en charge de l'affaire Benalla. D'après eux, le chargé de mission aurait échangé, dans la nuit du 18 au 19 juillet, soit juste après les premières révélations du Monde, avec six individus issus du giron présidentiel, parmi lesquels Ismaël Emelien. Ce dernier aurait obtenu, dès ce moment-là, les images de la manifestation du 1er-Mai montrant les violences contre les CRS.
Clef de voûte du Château,
son secrétaire général Alexis Kohler, épinglé par Mediapart pour ses liens familiaux avec les principaux actionnaires de MSC, un des premiers clients des chantiers de Saint-Nazaire. Selon un éditorial d'Europe 1, cette pièce maîtresse du dispositif présidentiel pourrait être amené à s'en éloigner. Autre départ, déjà acté : celui de Barbara Fugier, conseillère communication internationale. Ses fonctions auprès de la présidence de la République ont pris fin le 1er janvier 2019, selon un arrêté paru au Journal officiel.
C'est encore 
le cas d'Ahlem Gharbi, conseillère technique Afrique du Nord et Moyen-Orient du président.
Qui alors pour remplacer Fort ?...

Au plus fort de la'affaire Benalla, le coeur du réacteur de la com' élyséenne était composé de Ismaël Emelien, Sibeth N’Diaye, Sylvain Fort et Stéphane Séjourné (UNEF-MJS). Deux sont en partance et deux ont fait leurs valises : en décembre dernier, à 33 ans, Séjourné, de la bande UNEF (Pierre Person, Aurélien Taché, Guillaume Chiche et Sacha Houlié, MJS) est devenu directeur de campagne de la liste LREM pour les élections européennes de 2019. 
A l'Elysée, Sylvain Fort était secondé par la conseillère presse et communication tout-terrain, Sibeth Ndiaye, la "meuf" (ci-dessus) qui avait choqué en manquant de respect pour Simone Veil à sa mort. Si la Franco-sénégalaise montait en grade, ce serait un signal de plus de la fin.