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lundi 23 septembre 2019

La FCPE impose les femmes voilées dans le paysage scolaire

La fédération de parents d'élèves discrimine les familles européennes sur une affiche polémique

La FCPE, située à gauche, fracture le monde scolaire 

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Un fait acquis ?
La diffusion récente par la FCPE d'une affiche de campagne pour les élections des représentants de parents d'élèves défendant le droit pour des femmes voilées de faire des sorties scolaires rallume le feu dans les écoles. C'est une "erreur", a réagi mardi Jean-Michel Blanquer, s'attirant en retour les critiques de la fédération de parents d'élèves soutenue par la gauche radicale, dont ses enseignants.

Prétendument diffusée "en interne", cette affiche de campagne prend le parti des mères d'élèves musulmanes voilées, lesquelles militent pour le port de ce voile ostentatoire et discriminant pour accompagner leurs enfants aux sorties scolaires.publiée sur les réseaux sociaux
"Oui, je vais en sortie scolaire, et alors?", clame cette affiche, lançant clairement un défi. "La laïcité, c'est accueillir à l'école tous les parents sans exception", lit-on en sous-titre, à côté d'une photo montrant une femme voilée et une fillette.

Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a jugé "regrettable" cette campagne.

"Il faut avoir le sens de l'histoire. Cette fédération de parents d'élèves a été fondée sur la laïcité, donc c'est extrêmement paradoxal, je pense que c'est une erreur de leur part; j'espère qu'ils vont la corriger", a-t-il répondu à RMC-BFM TV, qui l'interrogeait.

Le ministre a ensuite enfoncé le clou: "c'est un tout petit peu inquiétant; il y a des élections de parents d'élèves dans quelques semaines, le fait qu'on ait maintenant des organisations qui essayent de flatter le communautarisme pour avoir des voix n'est pas une bonne chose", a-t-il dénoncé.

Une réaction jugée "scandaleuse" par Rodrigo Arenas, coprésident de la FCPE. "Cette affiche a été envoyée en interne à toutes nos sections départementales : elle faisait partie d'un lot dans le cadre du matériel électoral en vue des élections", a-t-il expliqué. 
Mais une réaction hypocrite, puisque les parents militants de la FCPE n'ont pas manqué de la diffuser sur les réseaux sociaux, comme ii fallait s'y attendre, de la part d'activistes de cette cause : pourquoi cette affiche à usage "interne" est-elle téléchargeable, si ce n'est pour qu'elle soit répandue ?

Aux sections de choisir ensuite les affiches à diffuser "en fonction des réalités de terrain". "Sortie de son contexte, cette affiche a été instrumentalisée par des réseaux d'extrême droite et de Laurent Bouvet, fondateur du Printemps républicain et membre du conseil des sages de la laïcité, institué par M. Blanquer", s'est insurgé Rodrigo Arenas, sur un ton résolument politique.

Selon la FCPE, Laurent Bouvet, qui promeut une laïcité stricte, a détourné l'affiche sur ses comptes facebook et twitter, en remplaçant par exemple le visage de la femme par des visages de djihadistes. Ce qui s'appelle enfoncer le clou...
La fédération est depuis "cyberharcelée" et "par sa réaction, M. Blanquer porte atteinte aux résultats électoraux", a dénoncé M. Arenas qui ne communique pas sur le fond.

mercredi 22 mai 2019

Gabriel Attal, favorable au voile islamique lors des sorties scolaires en France

A cinq jours des Européennes, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education relance le sujet de l'interdiction du voile lors des sorties scolaires

Le couple Attal-Séjourné se déclarera-il favorable aussi à la gestation pour autrui (GPA) avant les municipales ? 

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Ce membre du gouvernement se déclare opposé à un amendement proposé par les sénateurs Les Républicains (LR) dans le cadre de la future loi sur l'école.
Gabriel Attal s'est prononcé, mardi, contre l'amendement proposé par les sénateurs LR sur l'interdiction du port de signes religieux ostentatoires, notamment le voile, par les parents accompagnateurs de sorties scolaires, dans le cadre du projet de loi sur l'école. "C'est un débat, un serpent de mer, qui revient depuis des années. Quand on n'est pas dans l'école, on n'est pas dans l'école", a argué le secrétaire d'Etat juppéiste auprès du ministre de l'Education de Macron, sur CNews. Egalement proche de Xavier Darcos, membre du cabinet du ministre de l’Éducation nationale François Bayrou, avant d'être lui-même ministre, Jean-Michel Blanquer a été directeur général de l'enseignement scolaire auprès du ministre de l'Education nationale Luc Chatel.

Le gouvernement proposera de retirer la proposition.
Au terme d'un débat marathon, le Sénat se prononce, mardi, sur le projet de loi dite "pour une école de la confiance". Un vote solennel est organisé sur l'ensemble du texte déjà adopté par l'Assemblée nationale, à majorité de centre gauche et socialiste, mais qui a été largement remanié lors de son examen en première lecture par le Sénat. 
Les sénateurs ont amendé le texte et plusieurs mesures ont soulevé la réprobation sur les bancs de gauche. L'un de ces amendements LR vise à interdire aux parents accompagnateurs les signes religieux ostentatoires lors des sorties scolaires. Sont principalement concernées les mères musulmanes arborant le voile islamique. "Ça ne sert à rien de faire de la politique, de la stigmatisation symbolique, à travers cet amendement-là", a estimé Gabriel de Couriss, ex-soutien de la candidature de la socialiste Ségolène Royal à l'élection présidentielle de 2007. "Je ne peux pas me prononcer pour les députés macronistes, mais le gouvernement leur proposera de retirer cette proposition ", a-t-il ajouté. Les députés de la majorité ne légifèrent pas en leur âme et conscience, mais accomplissent la volonté du prince.

L'autorisation du port du voile lors de sorties scolaires n'est pas une promesse de campagne du candidat Macron

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Après la PMA, la GPA;
après le voile pour les mamans, pour les filles
Gabriel Attal annonce que Macron imposera une mesure par surprise. L'interdiction du port du voile, que ce soit à l'école, l'université ou encore dans l'espace public, a fait débat parmi les candidats à la présidentielle 2017. Tous ont exprimé leurs intentions dès les primaires de la gauche et de la droite, notamment, et c'est le cas de François Fillon, Benoît Hamon, Manuel Valls, Sylvia Pinel, mais aussi Marine Le Pen, Alain Juppé ou Nathalie Arthaud. Mais le coucou Macron qui s'est immiscé dans le scrutin, est resté flou, y compris dans un entretien de l'ancien ministre de l'économie de François Hollande et Manuel Valls accordé au Figaro. 
"Sous prétexte qu'une femme met le voile, elle n'aurait pas le droit d'accéder à l'université ? Qui dit ça ? Ce n'est pas la République, ce sont nos propres traumatismes du moment", expliqua Emmanuel Macron au Figaro, il y a deux ans. Contre l'interdiction du port de voile et du burkini sur les plages, le candidat de "En marche !" s'est également exprimé sur la burqa qu'il juge non "conforme à la civilité". Le candidat faisait minette à l'électorat musulman, mais  éludait le contexte de l'école et des sorties scolaires accompagnées par des mères voilées.
Sur son site internet en vue de la présidentielle, Nathalie Arthaud, candidate Lutte ouvrière, affirma de son côté vouloir s'opposer aux "pressions pour le port du voile" et vouloir aider, "dans la mesure de nos moyens, les femmes qui veulent rejeter ce symbole de soumission", insista-t-elle. 
Pacsé à un ex-conseiller politique de Macron à l'Elysée, ex-directeur de campagne de la liste LREM pour les élections européennes de 2019 et lui-même candidat sur la liste du président en 6e position,  Sébastien Séjourné, Gabriel Attal qui a fait publiquement part de son homosexualité en décembre 2018, souhaite-t-il agiter le voile de la soumission de la femme ?

La loi du 17 mars 2004 interdit les signes religieux ostensibles (foulard, kippa, croix, etc.) à l'école publique, une loi conçue pour mettre fin aux polémiques sur le port du foulard par des jeunes filles élèves d'établissements publics, qui avaient défrayé la chronique dans les années 90. Les débats se sont ensuite déplacés sur le sujet des mères accompagnatrices des sorties scolaires, une circulaire du ministre de l'Education Luc Chatel en 2012 - ex-ministre aujourd'hui partageant sa vie avec une Iranienne - leur demandant de ne pas porter de signe religieux ostentatoire. 
Le Conseil d’État s'aligna sur un avis de la ministre franco-marocaine Najat Vallaud-Belkacem exprimé dans l'entre-soi de l'audition du 21 octobre 2014 par l’observatoire de la laïcité. "L’acceptation de leur présence aux sorties scolaires doit être la règle et le refus l’exception," avait estimé la ministre socialiste de Hollande.
L'effet fut immédiat. Dès janvier 2014, à Nice, un avocat incita une mère de famille voilée à saisir la justice contre une interdiction d'accompagner les enfants lors de sorties. Les opposants à l'interdiction aux femmes portant le foulard d'accompagner les sorties scolaires estiment que cette décision aurait pour unique conséquence d'éloigner de l'école ces mères, alors que l'un des facteurs de réussite scolaire est justement l'implication des parents dans le suivi de leurs enfants. Le tribunal administratif lui donnera raison en juin 2015. 

Quant aux objectifs du protégé de Macron, ils sont clairs.
Gabriel Attal a confié en avril 2019 son désir d'enfant via une GPA "éthique".

mercredi 15 avril 2015

Sorties scolaires: les mères voilées opposent Hollande et Najat Vallaud-Belkacem

La ministre de l'Education imposera-t-elle  les mères voilées au président Hollande ?

François Hollande dit s'opposer à l'accompagnement des sorties scolaires par des mères en burqa

Les musulmans sont-ils des citoyens
au-dessus des autres,
avec seulement  des droits
et que des libertés ? 
Mais s'il ose contredire sa ministre de l'Education, c'est en privé. Or, la franco-marocaine considère qu'elles ne sont pas soumises à l'obligation de neutralité. 

Convaincu depuis sa volée de bois vert aux départementales, qu'il devient risqué de provoquer les Français sur les sujets identitaires à un an du démarrage de la campagne présidentielle, François Hollande s'est opposé à l'accompagnement des sorties scolaires par des mères voilées.
La ministre de l'Education nationale se range du côté musulman 

La ministre de l'Education nationale
du président de la République laïque
porte le voile au Maroc
Tandis que l'entourage présidentiel ne communique pas sur le sujet, Najat Vallaud-Belkacem s'est prononcée contre l'avis du président, devant l'Observatoire de la laïcité en octobre dernier: "Dès lors que les mamans ne sont pas soumises à la neutralité religieuse, l'acceptation de leur présence aux sorties scolaires doit être la règle et le refus l'exception.

Un avis contraire à une circulaire de Luc Chatel, ministre de l'Education sous Nicolas Sarkozy, et validée par son successeur socialiste, Vincent Peillon. 

Le chef de l'Etat craint d'ajouter des tensions aux tensions
Il estime donc qu'il y a urgence à... ne pas agir: il n'est pas nécessaire de légiférer sur le sujet.

lundi 23 décembre 2013

Sorties scolaires: nouvelle progression des mères voilées

Recul de la laïcité dans l'Education nationale

Le Conseil d'Etat complexifient les dispositions définies par une circulaire de l'Education nationale
de 2012.

Les mères voilées en sortie scolaire ne seront plus astreintes à la neutralité religieuse, a décidé lundi le Conseil d'Etat. Cette décision administrative met un coup d'arrêt à la séparation de l'église et de l'Etat  garantie par une circulaire de la rentrée 2012 signée par Luc Chatel, le prédécesseur de Vincent Peillon au ministère de l'Education nationale.  

Cette décision reste ambigüe
En effet, "les exigences liées au bon fonctionnement du service public de l’Education peuvent conduire l’autorité compétente, s’agissant des parents qui participent à des déplacements ou des activités scolaires, à recommander de s’abstenir de manifester leur appartenance ou leurs croyances religieuses", indique le Conseil d’Etat qui, en ne ne prenant pas parti, ne clarifie  en rien une situation sensible ambigüe qu'elle contribue en fait à rendre inextricable et plus que jamais source de conflits.

La circulaire de 2012 recommandait jusqu'ici aux chefs d'établissement "d’empêcher que les parents d’élèves ou tout autre intervenant manifestent, par leur tenue ou leurs propos, leurs convictions religieuses, politiques ou philosophiques lorsqu’ils accompagnent les élèves lors des sorties et voyages scolaires". 

Le défenseur des Droits avait saisi le Conseil d'Etat pour apporter une caution à la circulaire Chatel

En septembre et parce que nommé par Nicolas Sarkozy, l'objectif officiel de Dominique Baudis semblait être de mettre au clair le statut des "collaborateurs bénévoles ou occasionnels du service public"  et notamment de confirmer que les mères accompagnant des sorties scolaires doivent être considérées comme des auxiliaires du service public et, à ce titre, être interdites de voile en vertu de la loi sur l'interdiction des signes religieux à l'école.
La démarche de Baudis aura atteint l'objectif inverse.

Christiane Taubira comparée à un singe? Il écrit au procureur pour dénoncer une incitation à la discrimination, bien avant que Jean-Marc Ayrault ne saisisse la justice. La jeune Leonarda expulsée au Kosovo ? Il ouvre une enquête. Rares sont les dossiers sur lesquels on ne l'entend pas.

Les inconstances de la  justice créent la confusion
Le mercredi 27 novembre dernier, la cour d'Appel de Paris avait conforté les tenants de la laïcité dans l'affaire Baby Loup, alors qu'en revanche le Conseil d'Etat cède aujourd'hui au lobby islamique dans le secteur public. Elle avait confirmé le licenciement de Fatima Afif, salariée de la crèche Baby-loup de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), estimant qu'il ne portait "pas atteinte à la liberté religieuse" et qu'il n'était pas "discriminatoire". La décision de novembre avait été prononcée à l'encontre de celle de la Cour de cassation qui avait annulé le licenciement en mars. Le contentieux qui oppose depuis plus de cinq ans les conseils de F. Afif à la directrice de la crèche, porte en effet sur la possibilité ou non pour un employeur d'interdire le port de signes religieux, en l'occurrence le voile islamique, dans une structure relevant du secteur privé.

Par ailleurs, un document que s'est procuré le site d'information en ligne Mediapart montre que l'ex-défenseur des droits, Dominique Baudis, un ex-président du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), a bénéficié de plus de 36.000 euros de notes de frais indues pendant sa présidence de l'Institut du monde arabe (IMA) (2007-2011). En septembre 2010, l'IMA a fait l'objet d'un redressement de l'URSAAF pour "frais professionnels non justifiés" et "dépenses personnelles". L'Institut du monde arabe a dû régler la somme de 12.000 euros.
La question de savoir si l'ancien maire de Toulouse est, ou était, franc-maçon est-elle maintenant réglée ?