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jeudi 28 mars 2019

Européennes 2019 : Macron tente de "reverdir" avec la liste LREM menée par Loiseau

Loiseau fait-elle le printemps ?

La liste de l'Elysée pour les élections européennes était l'invitée de BFMTV et RMC, dès ce jeudi matin

L'oiseau vert est une espèce forestière endémique de l'île de La Réunion.
Il supporte mal la présence de congénères et peut se montrer agressif.
La ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau a annoncé sa démission après avoir été investie mardi en tête de la liste LREM aux européennes, avec l’écologiste Pascal Canfin en deuxième position, mardi soir, lors d’une soirée où les 30 membres ont été révélés.
Les 30 têtes de la liste LREM «Renaissance» aux élections européennes de 2019.

Le directeur de campagne, Stéphane Séjourné
- un ex-socialiste et ancien conseiller parlementaire d'Emmanuel Macron (sans avoir jamais eu aucun mandat électif) au ministère de l'Economie - est en 7e position, et Gilles Boyer  le conseiller politique du premier ministre Edouard Philippe - un proche d'Alain Juppé qui, comme lui, a échoué dans toutes ses entreprises politiques  -, est en 12e position. 
Pascal Durand, qui a été secrétaire national d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) de 2012 à 2013 - successeur de la très radicale Cécile Duflot -, est en 18e position. Cette caution écologiste est-elle une garantie de même valeur que celle de François de Rugy au gouvernement ? Alors la transition écologique et la planète n'ont rien à y gagner.

A peine a-t-elle démissionné du gouvernement, puis été officiellement nommée tête de la liste 'Renaissance' (
La République en marche, LREM) pour les élections européennes que Loiseau niche déjà sur BFMTV et RMC : elle s'était invitée dès ce jeudi matin à l'émission 'Bourdin Direct'. 
Nathalie Loiseau a lancé l'élément de langage que les organes de presse et les élus serviles vont répandre dans nos campagnes :  l'écologie "sera l'un des axes principaux" de sa campagne. En pleine crise sociale, cette orientation politique ne prétend pas apaiser la colère des plus défavorisés.

"Ca ne sera pas le seul, mais c'est l'urgence, c'est la première urgence. L'urgence climatique, c'est maintenant", a-t-elle récité. "C'est le défi à relever. On sait qu'il faut le relever au niveau européen, on sait que le changement climatique ne connait pas les frontières, on sait qu'il faut faire plus", a développé la désormais ex-ministre chargée des Affaires européennes, dont la démission du gouvernement pour mener à bien la campagne a été actée mercredi par l'Elysée. Elle ne sait pas que, depuis Hollande, l'anaphore est une figure de style maudite.

"On l'a dit: notre objectif c'est zéro carbone en 2050. C'est facile de le dire, maintenant il faut y arriver. Ca veut dire que les moyens européens doivent accompagner la transition écologique, beaucoup plus que ce qu'ils ont fait aujourd'hui", a précisé Nathalie Loiseau. La tête de liste a par ailleurs indiqué qu'"aucun accord commercial" ne serait signé avec les Etats-Unis s'ils ne reviennent pas dans l'Accord de Paris sur le climat.


La tête de moineau a donné le signal du "feu à volonté"


Et Nathalie Loiseau de s'en prendre bille en tête à sa rivale dans les sondages, évoquant les dernières européennes, celles de 2014. "J'ai été deux ans ministre des Affaires européennes; je n'avais personne sur qui m'appuyer à Strasbourg [révèle l'ex-socialiste]. Le premier parti de France en 2014, aux dernières européennes, c'était le Rassemblement national, qui ne s'appelait pas comme ça à l'époque", a-t-elle rappelé.




Son arrogance macronienne lui fait mépriser le travail de ses amis eurodéputés juppéistes sortants.
"Les Français, ont envoyé au Parlement européen des gens qui ont voulu vivre de la politique, vivre de l'Europe, mais qui n'y ont rien apporté."
Pense-t-elle à Renaud Muselier, Tokia Saïfi, Alain Lamassoure ou Philippe Juvin ?


Résultat de recherche d'images pour "NATHALIE lOISEAU""Ca affaiblit la France, ça affaiblit les intérêts des Français. Moi je n'ai pas envie que ça dure; mon objectif, c'est de reprendre du poids, de faire en sorte que les Français voient leurs intérêts et leurs attentes défendus au Parlement européen", a promis Nathalie Loiseau.


jeudi 19 avril 2018

Edwy Plenel réagit aux attaques de la macronie après son entretien sur BFM

Macron n'a pas aimé être malmené et sa presse attaque

Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin s'attendaient à ce que la presse "indépendante", mais inféodée les condamne

Et, effectivement, "la profession leur tombe dessus".
Après le second entretien - musclé, celui-là - d'Emmanuel Macron, Challenges multiplie les articles vengeurs dénonçant "la spirale infernale de la violence" ou appelant "par pitié, à ne pas recommencer le lamentable face à face Macron-Bourdin-Plenel et, sur BFM le philosophe André Comte-Sponville entre dans la bataille, fustigeant l'arrogance de ceux qui l'ont interrogé, reprenant une citation de Deleuze : "Il suffit de ne pas comprendre pour moraliser". Ce qui s'appliquerait donc aussi bien à Macron qui s'en prend successivement aux "illettrés", aux "fainéants" ou aux "cyniques"...


Le fondateur trotskiste du site révolutionnaire Mediapart a de nouveau balayé les critiques de ses confrères

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Invité ce mercredi 18 avril, de l'émission "Le Village des Médias" sur Europe1, Edwy Plenel a pu réagir aux nombreux commentaires qu'a suscité l'entretien, notamment de la part des éditorialistes comme Catherine Nay (Europe1, groupe Lagardère), qui a étrillé un échange où "la forme aura pris le pas sur le fond", avec des journalistes caricaturés "professeur de morale auto-proclamé" et en "révolutionnaire coupeur de tête." 

Des critiques qui n'ont pas troublé le révolutionnaire. 
"Le vrai travail journalistique, ce n'est pas de savoir si j'avais besoin d'avoir une cravate ou de dire 'monsieur le président' ou de dire si je suis un gauchiste ou un journaliste", a souligné Edwy Plenel, revenant sur les remarques de ceux qui s'étaient offusqués devant l'emploi du patronyme pour interroger le président de la République. 
Et d'appeler ses confrères à se pencher davantage sur le fond que sur la forme. "Qu'ils fassent leur boulot, qu'ils regardent ce qu'a dit Emmanuel Macron et qu'ils fassent le vrai travail de 'check news'", insiste Edwy Plenel, selon qui "Emmanuel Macron a proféré plusieurs mensonges pendant cet entretien", sur Notre-Dame-Des-Landes, l'affaire Kering ou encore les migrants
"Je suis journaliste depuis 42 ans et j'ai sorti beaucoup plus d'informations que madame Catherine Nay ou que quelconque commentateur ou éditorialiste qui font la brosse à reluire des puissants, quels qu'ils soient. Donc qu'ils aillent se rhabiller !" , a  répliqué Edwy Plenel, avec véhémence.

VOIR et ENTENDRE les moments de tension (à partir de 0'21'') 

Dès le lendemain des deux heures et demi d'occupation des antennes, les deux journalistes s'étaient félicités de la tournure de l'entretien, affirmant qu'
ils avaient "cassé les codes". "Toutes les interviews où on prend ses distances et surtout où on ménage, on ne pourra plus les voir et ça; je suis content de ça", avait alors affirmé Jean-Jacques Bourdin.

Macron, Bourdin et Plenel se sont engagés à renouveler ce show d'ici un an...

dimanche 15 avril 2018

L'anti-capitaliste Plenel tente de justifier son entretien avec le banquier Macron

Ce qu'on ne saura pas : le coût de l'opération pour le contribuable

Macron demande des efforts aux retraités : ils aimeraient qu'il en fisse !

Sur son blog, le fondateur de Mediapart, site révolutionnaire, dévoile les coulisses de l'entretien présidentiel auquel le journaliste trotskiste se prête au Palais de Chaillot, dimanche 15 avril à 20h30, sur TF1, chaîne détenue par un capitaliste.

Salle de spectacle du palais de Chaillot dressé dans le cadre de l'Exposition spécialisée de 1937, alors que la montée du nazisme était déjà crainte, le théâtre de Chaillot est dû à un architecte descendant de parents néerlandais, à qui la France doit plusieurs bâtisses dans le style soviétique. 
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L'Hôtel Negresco de Nice est autre création de Jean Niermans
Plenel accepte de surcroît de participer au mauvais coup que Macron, vindicatif, joue au service public, puisque France 2 est une habituée de ce type d'opération, mais est punie pour avoir provoqué le courroux de Jupiter. 
Au côté du l'anti-capitalisteEmmanuel Macron a choisi Jean-Jacques Bourdin, le journaliste de RMC et BFM, autre chaîne privée commerciale, pour l'interroger.

"Par refus principiel de la déférence médiatique au privilège présidentiel, nous avons refusé, tant Jean-Jacques Bourdin [RMC, radio, et BFMTV, du même groupe] que moi-même, que l'entretien ait lieu à l'Elysée", assure dans un billet publié samedi sur le site de Mediapart un Edwy Plenel mal à l'aise avec ses convictions.

"
Nous avons proposé plusieurs lieux, dont le Collège de France [anciennement nommé Collège royal, c'est un prestigieux établissement d'enseignement et de recherche] au cœur du Quartier Latin [ce qui aurait pu être vécu comme une maladresse, l'année du cinquantenaire de Mai 68] et le café 'Fluctuat nec mergitur'place de la République [possible mauvais présage : il vient d'être reconstruit sur les ruines du 'Café Monde et Médias', après incendie !...], jusqu'à ce que soit retenu, pour des raisons de symbole et de sécurité, le Théâtre national de Chaillot [l'un des six théâtres nationaux français], place du Trocadéro à Paris" [comme tout histrion, Macron devrait y être à son affaire], poursuit le journaliste.

Pas d'entretien préalable avec Emmanuel Macron,
seulement avec ses conseillers !

Ce soir, l'argent du contribuable coule à flots,
gonflant la dette publique pour nos enfants
Edwy Plenel ne reconnaît que que "trois brefs rendez-vous au total en un mois" avec l'Elysée pour préparer cet entretien. Il a ainsi rencontré "Ismaël Emelien, accompagné de deux autres collaborateurs présidentiels, Sylvain Fort et Sibeth Ndiaye. Aucun contact direct avec Emmanuel Macron n'a été établi", assure le journaliste. 
Image associée
"Il va sans dire qu'il ne connaît aucune des questions qui lui seront posées dimanche soir 15 avril, questions que nous sommes seuls à connaître, Jean-Jacques Bourdin et moi", affirme-t-il. Il suffit que ses conseillers en aient pris connaissance et les aient validées...

Résultat de recherche d'images pour "Macron Plenel"Edwy Plenel rappelle par ailleurs comment est née l'idée de cet entretien. "Le président de la République ne nous a pas 'choisis' pour l'interviewer, raconte Plenel, jouant sur les mots. 
Il a répondu favorablement à la demande de Mediapart il y a près d'un an, le 5 mai 2017", pendant la campagne présidentielle, tient à se justifier le révolutionnaire trotskiste. "Il avait répondu 'Chiche !', j'avais surenchéri par un 'Banco !'". Joueurs, les garçons...

Simplement, 
bien qu'il ait les mêmes excuses, Jean-Jacques Bourdin n'éprouve pas le même besoin de se justifier longuement.

lundi 9 avril 2018

Entretiens scandés: Macron va-t-il bloquer la télé deux jours par semaine pendant trois mois ?

L'ex-banquier donne au passage un coup de pouce à un site anti-capitaliste révolutionnaire

Après TF1 jeudi, Macron dimanche soir sur BFMTV, RMC et Mediapart : a-t-il adopté la méthode des cheminots?

Résultat de recherche d'images pour "Macron Mediapart"
Le banquier Macron fait la promotion de l'extrême gauche :
a-t-il viré anti-capitaliste et révolutionnaire
ou cherche-t-il à récupérer les trotskistes du PS et de la CFDT ?
Macron a prévu que le JT de 13h00 sur TF1 prévu jeudi ne suffira pas. L'Elysée annonce qu'Emmanuel Macron a décidé de nous pourrir la vie non seulement dans les transports en commun en journée, mais aussi à la télévision, en soirée.  La radio RMC, à la radio, BFMTV à la télévision, et le site Mediapart sur Internet, ont en effet accepté de se prêter à un entretien avec le chef de l'Etat, dimanche soir dans le cadre d'une émission spéciale diffusée à 20h35 par ces trois media à la fois : pas moyen d'y couper ?

Le président de la République fait beaucoup d'honneur à l'opposition trotskiste
Parce qu'il a suscité des contestations sociales du fait de ses réformes, soi-disant incomprises, mais rejetées, et de sa manière autoritaire, avec promesse de passage en force par ordonnances, notamment à la SNCF, répondra en direct durant deux heures à Jean-Jacques Bourdin pour BFMTV et RMC et à Edwy Plenel, le fondateur de Mediapart, site trotskiste, donc révolutionnaire, presque un an après son arrivée à l'Élysée, vu le besoin de "pédagogie", comme il aime à le dire : voici maintenant les punitions du dimanche ! 

Selon les trois media, ce face à face, qui se déroulera à Paris dans un lieu encore tenu secret (les bureaux de Charlie hebdo ?), répond à un engagement du chef de l'Etat, pris avant son élection.
"Lors de la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron s'était engagé auprès des rédactions de BFMTV et RMC d'une part, de Mediapart d'autre part, à revenir répondre à leurs questions s'il était élu président de la République", soulignent-ils.

"Depuis l'élection, BFMTV/RMC et Mediapart avaient séparément renouvelé leurs invitations. Près d'un an après son entrée à l'Elysée, le président de la République a proposé à BFMTV, RMC et Mediapart d'organiser ensemble une émission, au cours de laquelle il répondrait aux questions de Jean-Jacques Bourdin et d'Edwy Plenel pour faire le bilan de son action", ajoute le communiqué.

Le journal en ligne Mediapart, qui fête cette année ses dix ans, a dû justifier auprès de ses lecteurs anti-capitalistes d'avoir accepté ce format d'entretien inhabituel, singulièrement avec un ex-banquier, hors de ses locaux et qui ne permettra pas à l'ensemble de sa rédaction d'intervenir.

"Comment un journal comme Mediapart, qui dénonce avec constance le présidentialisme et le fonctionnement de la Ve République, peut-il se plier à cet exercice convenu de l'interview présidentielle, symbole par excellence de la dérive monarchique du pouvoir ?", a reconnu le site, ajoutant qu'après avoir pesé le pour le contre, "nous avons décidé de faire confiance à notre savoir-faire collectif".

Cependant, alors que l'Elysée avait proposé que l'émission se déroule "à l'Élysée ou dans un lieu culturel", Mediapart a précisé avoir imposé à Macron une ligne rouge à ne pas dépasser, en accord avec Jean-Jacques Bourdin, en refusant qu'elle se tienne dans le palais présidentiel. "Le choix définitif du lieu sera connu dans les jours à venir", a ajouté Mediapart.

Macron va ainsi donner monopoliser la télévision entre trois et quatre heures en quatre jours, puisqu'il se sera déjà invité jeudi au JT de la mi-journée de Jean-Pierre Pernaut, sur TF1.

Alors que cet entretien sur TF1 se déroulera - en milieu rural - dans l'école du petit village normand de Berd'huis (Orne) et qu'il devrait être l'occasion pour le président de s'adresser plus particulièrement aux retraités et aux ruraux, publics fétiches, à la mi-journée, de ce JT, celle diffusée par BFMTV/RMC et Mediapart - en milieu urbain - lui permettra de parler le soir, à un horaire plus favorable aux actifs, selon l'AFP, en admettant que cette vision clivante soit lucide: les ruraux sont-ils inactifs en semaine et seuls les urbains ont-ils besoin du repos du dimanche ? 
De plus, le créneau du dimanche soir, de grande écoute, pourrait lui assurer une audience plus importante que jeudi ou faire pester les téléspectateurs : les amateurs du film du dimanche soir -urbains ou ruraux- risquent fort d'être absent au rendez-vous... A cet égard, il sera intéressant d'observer la programmation des chaînes de divertissement ce soir-là : sera-t-elle dissuasive ou favorable ?...

La rue fait descendre Jupiter dans l'arène et se frotter à la presse

Macron ne peut pas zapper la presse plus longtemps.
VOIR et ENTENDRE comment il a commencé par la maltraiter :

Manifestement entouré de collaborateurs peu charismatiques, voire détestés,
 Macron se sent obligé de monter au créneau : Nicole Belloubet a manifesté son peu d'allant aux personnels pénitentiaires, Agnès Buzyn a gaffé à chaque sortie et Elisabeth Borne a mérité sa réputation d'esprit borné, tandis que Nicolas Hulot est dans l'évitement permanent, et que les hommes passent pour des bouffons, tels les Dupont-Dupond, Christophe Castaner et Benjamin Griveaux, ou les élu-e-s suffisants et insupportables de dévotion macronienne, tels Sylvain Maillard ou JB. Djebbari et les têtes à claques Aurore Bergé, Pacôme Rupin ou Sacha Houlié, sans compter ses député-e-s qui ne savent pas lire les notes qui leur sont préparées.

Depuis son accession à la présidence, méfiant, voire méprisant, de la presse, il n'avait jusqu'ici accordé à des chaînes françaises que deux occasions de l'interroger.
Après avoir renoncé l'été dernier à la traditionnelle émission télévisée du 14 juillet, il s'était invité au 20h00 de TF1 en octobre, puis avait demandé en décembre une long temps d'antenne à France 2 depuis l'Elysée dont le style original (une "déambulation" à travers le palais présidentiel) avait suscité beaucoup d'agacement.

Deux fois, ça va; trois fois, bonjour aux dégâts.

mardi 18 avril 2017

La presse a prévenu Macron de la publication imminente d'une révélation qui l'accable

Macron a pu répondre à la rumeur avant qu'elle ne soit rendue publique...

La presse fait sa propre contre-information pour servir le candidat de la finance



Avant même qu'il ne soit sorti dans la presse, Emmanuel Macron a pu nier un scoop sur lui. Et c'est BFM TV, la chaîne de Patrick Drahi, qui s'est prêté à cette opération de déminage en invitant le candidat à l'émission de Jean-Jacques Bourdin sur RMC ce lundi matin. En plateau, le candidat concurrent du PS s'est justifié de cette primeur contraire aux intérêts commerciaux de la presse comme à la déontologie professionnelle, disant vouloir jouer la transparence pour démonter un scoop, avant même qu'il ne soit sorti dans la presse, et déminer ainsi le terrain devenu chaotique pour lui.

BFMTV prend fait et cause pour Macron sur son rapport à l'argent

Invité de Jean-Jacques Bourdin pour son ..."Entretien d'embauche", Emmanuel Macron s'est enflammé dans ses explications, certifiant avoir gagné un peu plus de 3 millions d'euros entre 2009 et 2014, en quatre années dans une banque privée internationale, précisant en outre vivre chichement de ses droits d'auteurs, qui lui ont rapporté 250.000 euros.
"Entre 2009 et 2014, j’ai gagné un peu plus de 3 millions d’euros, tout cumulé. Là-dessus, j’ai payé 1,4 million d’impôts, j’en suis très heureux. Je n’ai pas fait d’optimisation fiscale", a affirmé Emmanuel Macron.
"Il restait 1,9 million d’euros. Là-dessus, j’ai remboursé des emprunts que j’avais: 500.000 euros. J’ai fait des travaux, en particulier dans la maison de ma femme, pour 300.000 euros. J’ai fait 100.000 euros de travaux à Paris", a-t-il ajouté. "J’avais à la fin de cette période 270.000 euros d’épargne qui apparaissent dans la déclaration de la Haute autorité pour la transparence [de la vie publique, HATVP]" Cette autorité peut se saisir de l'affaire, sauf à nier la légitimité de sa propre existence.

orange.fr participe à la manipulation de l'opinion

6medias et orange.fr se prêtent à l'opération d'accusation sans preuves en relayant l'insinuation de Macron, selon laquelle l'équipe Fillon serait à la manoeuvre. "Certains de mes adversaires politiques ont décidé de diffuser de fausses informations : 'Monsieur Macron, il a un compte caché dans un paradis fiscal, il a de l'argent caché à tel ou tel endroit.' C'est totalement faux. J'ai toujours payé tous mes impôts en France et j'ai toujours eu tous mes comptes en France", a-t-il déclaré, les yeux dans les yeux de Bourdin.

Emmanuel Macron sous-entend une évidence - si les faits étaient avérés - que l'auteur de cette rumeur pourrait être l'un de ses adversaires dans la course à l'Élysée. François Fillon, pour ne pas le nommer, mais le désignant ainsi comme son principal adversaire. "Il ne viendra pas vous l'annoncer. On attend de voir déjà si certains le sortiront. Qu'on fasse courir des fausses rumeurs ou des fausses informations par le biais de boucles de mails ou du numérique, ça m'est insupportable. C'est pour ça que je voulais faire cette opération de transparence avec vous", a-t-il raconté à son complice Jean-Jacques Bourdin.

Mais,
 en perte de vitesse, le candidat évoque en même temps la possibilité que cette révélation supposée imminente - "dans la semaine" - puisse ne jamais paraître... Méchant montage d'un candidat malsain en plein doute sur ses chances de succès ?

VOIR et ENTENDRE la présentation que fait orange.fr de ce coup foireux
:
Le précédent de Jérôme Cahuzac, le ministre socialiste du Budget, fraudeur du fisc, le fait réagir vivement :

mardi 17 mai 2016

"Le Président crée un désordre politique", souligne Raffarin

Raffarin descend Hollande sur BFMTV en ce 17 mai, jour de grève

Hollande n'est "jamais rentré dans le costume de Président"

Jean-Pierre Raffarin a réagi au "ça va mieux" de François Hollande, qui était accueilli un peu plus tôt sur Europe 1, ce mardi. "Il fait un peu de gymnastique, le matin, avec les mots. C'est un discours électoral", analyse l'ancien premier ministre, invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC
"Au fond, le Président crée un désordre politique, sa fragilité est en lui-même, parce qu'il n'est jamais entré dans le costume de Président, il s'enferme dans celui de candidat", a estimé le sénateur LR.

VOIR et ENTENDRE
la charge de cet éléphant Les Républicains et soutien d'Alain Juppé: 


lundi 21 mars 2016

La presse est à la solde de l'Etat-PS, dénonce Michel Onfray

A l'écoute, le philosophe dit tout haut ce que déplorent les Français

Le philosophe estime qu'il n'est pas possible d'avoir un "débat serein"...  sur l'islam en France 

"Les journaux, ça sert d'abord à faire la litière des chats". Mais ça sert aussi à faire reluire les chaussures. Le philosophe Michel Onfray ne s'est pas privé de tacler les media français lundi 21 mars sur BFMTV à l'occasion de la sortie en France de deux de ses livres, dont l'un, à l'origine, ne devait pas être publié

Il  a d'ailleurs annoncé la création de sa propre web TV. 
"Je vais créer ma web TV, où on pourra donner une heure à quelqu'un pour qu'il développe ses arguments", a-t-il dit, après avoir vilipendé les media qui l'avaient éreinté.

"Les journaux, ça sert d'abord à faire la litière des chats"

Et puis c'est subventionné par l'Etat, c'est-à-dire par nos impôts, donc la presse défend l'idéologie d'Etat, des gens qui la soutiennent. Donc c'est un normal que moi, qui suis un homme libre, je me retrouve souvent épinglé en Une de quelques journaux qui sont les journaux du pouvoir dominant", a-t-il lancé.
Il était notamment interrogé sur la Une de L'Express -du groupe Altice de Patrick Drahi qui possède aussi, outre l'opérateur français SFR-Numericable, L’Expansion et Libération, en attendant de concrétiser son partenariat stratégique avec NextRadioTV, le groupe d’Alain Weill, en vue du rachatà terme de BFMTV et RMC, employeur de Jean-Jacques Bourdin. Le magazine s'était sérieusement interrogé: "Faut-il brûler Michel Onfray?".
Longtemps retardé, son essai sur l'islam est paru la semaine dernière en France après avoir été publié début février en Italie. Michel Onfray avait initialement décidé, après les attentats de Paris du 13 novembre, de ne pas publier son livre en France car, selon lui, "aucun débat serein" sur l'islam n'y était plus possible.
Par ailleurs, Michel Onfray a assuré vouloir limiter ses apparitions dans les media, notamment dans les émissions de Laurent Ruquier et Thierry Ardisson, des "émissions où on perd son âme". Ou encore "d'autres où on est coincé entre un chauffeur routier transsexuel et un gardien de but qui n'a pas écrit ses livres".

samedi 6 juin 2015

La presse dénoncée: Rachida Dati traite des journalistes de "petits merdeux"

La presse n'aime pas l'opposition qui le lui rend bien

Les responsables politiques se lâchent sur la nullité de la presse

Malgré ses bavures à répétition, la presse persiste dans l'arrogance et l'approximation, voire les erreurs. Elle continue ainsi de se discréditer. Et quand un élu du type  Mélenchon, ne mâche pas ses mots, ça donne des insultes frontales. C'est en fait l'opposition dans son ensemble qui pâtit des agressions partisanes ou des fautes professionnelles de cette presse autrefois impertinent, mais devenue impudente. Non, Elizabeth II, la reine d'Angleterre, 89 ans, n'est pas morte il y a une semaine, contrairement à l'annonce, par erreur sur son compte Twitter, d'une journaliste de la BBC, classée sérieuse, comme... Le Monde !
Invitée au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV ce vendredi matin, c'est l'ex-ministre de la Justice  qui a usé de son droit de réponse pour tacler les journalistes malveillants du Point qui avaient exploité à charge une note de la Cour des comptes épinglant des dépenses du ministère en les imputant à l'ancienne Garde des Sceaux,  a priori et personnellement, au motif qu'elle était ministre de Nicolas Sarkozy.

L'actuelle maire, reconduite dans le VIIe arrondissement de Paris, a traité ces journalistes de "petits merdeux" au micro de Jean-Jacques Bourdin, sur BFMTV, ce vendredi 5 juin, disant à haute voix ce qu'une majorité de Français pense de moins en moins bas. 
"Vous au moins, Monsieur Bourdin, vous n'êtes pas comme ces petits merdeux de journalistes qui ne sont pas journalistes", a déclaré Rachida Dati, ce vendredi matin sur BFMTV. Ce qui est tout dire puisque Bourdin n'a fait aucune école de journalisme... Un tacle directement adressée aux auteurs de l'article du Point, daté du 13 mai dernier, qui ressortait un arrêt de la Cour des Comptes du mois de janvier épinglant les dépenses du ministère de la Justice au temps de Rachida Dati. 

Une information qui a été mal vérifiée et mal interprétée

L'ancienne garde des Sceaux se rend justice. "Ils [les journalistes, d'investigation ?] vous appellent un quart d'heure avant et ils se prennent pour des procureurs en vous disant 'Il paraît que', sans regarder le fond", expliqua Rachida Dati, qui se dit victime d'une "cabale politique" par voie de presse "indépendante"...
"Il s'agit d'un rapport de la Cour des comptes qui ne me met pas du tout en cause, ni à titre personnel, ni comme ministre", affirme l'ancienne ministre. "Cela concerne des frais de représentation auxquels je suis totalement étrangère. C'était des achats qui ont été faits au titre du ministère, pas au titre de Rachida Dati. (...) Ce n'est pas moi qui allait en boutiques acheter quoi que ce soit. Donc je ne suis pas concernée". Et d'ajouter: "Et il y a eu un problème non pas sur la nature des dépenses mais, sur l'imputation des dépenses. C'est un problème comptable. C'était minime et marginal", explique la députée européenne.

VOIR et ENTENDRE
Rachida Dati rétablir la vérité:
L' "administration", c'est le secrétaire général du ministère. Actuellement, et depuis septembre 2013, il s'agit d'Éric Lucas, 54 ans, diplômé de l'IEP de Paris et de l'Ecole du commissariat de la marine, ancien directeur-adjoint au secrétaire général pour l'administration au ministère de la Défense et contrôleur général des armées.

Sur le fond, Rachida Dati affirme que les dépenses qui lui sont imputées sont "des frais de représentation auxquels [elle est] totalement étrangère." Soit 9. 000 euros de dépenses indues, sur cinq ans, du "made in France" prestigieux qui fait la renommée de la France, notamment en vêtements et carrés Hermès, mais aussi 180.000 euros de frais de communication. "C'était des achats qui ont été faits au titre du ministère, pas au titre de Rachida Dati. [...] Ce n'est pas moi qui allais en boutiques acheter quoi que ce soit. Donc je ne suis pas concernée", fait-elle valoir.

Sur le problème des dépenses de sondages, Rachida Dati renvoie ses accusateurs à Pierre Giacometti 

"Alors M. Bourdin, je vais vous donner un petit conseil: invitez M. Giacometti [ancien directeur général d'Ipsos France, P. Giacometti est un consultant en stratégie d’opinions et de communication] et il va s'expliquer, parce que moi, je ne suis au courant de rien. (...) Les 180.000 euros auraient été payés à une société appartenant à Pierre Giacometti, un proche de Nicolas Sarkozy.  
"C'est très facile de mettre des choses sur le dos et de créer du buzz", conclut-elle. C'est bien ce qu'on peut reprocher à la presse: la facilité. Mais aussi la malveillance.

VOIR et ENTENDRE
R. Dati, sur France 2 mercredi, faire le point sur les divers comportements à l'ex-UMP:
Dans la course à la présidence de l'UMP, "je suis un soutien de Nicolas Sarkozy, vous le savez", affirme Rachida Dati. "Je lui suis fidèle et loyale", précise-t-elle, alors que les "petits merdeux" et les plus grands -que ça arrange dans leur soutien à Hollande- la disaient plus proche d'Alain Juppé.