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samedi 22 avril 2017

Le Monde ne parvient pas à imposer à Fillon ses conditions pour un entretien

Le Monde, stupéfait que Fillon lui résiste

Fillon a refusé les conditions d'entretien imposées par le quotidien socialiste
  
La presse accoutumée à voir accourir les élus au premier claquement de doigt n'est pas revenue de la résistance du candidat à la présidence. Ce signe d'indépendance de l'ancien premier ministre a en revanche séduit le corps électoral au-delà de ses sympathisants, car il ne se trouve plus guère que les militants socialistes pour supporter cette presse aux mains de groupes financiers engagés au service de Hollande, sans préjuger de leur revirement d'après élections.
 
A quelques jours du premier tour de la présidentielle, les 11 prétendants à l'Élysée doivent éviter les derniers écueils et soigner leur communication. Les media font les frais de cette rigueur précautionneuse, contraints de renoncer à leurs habitudes hégémoniques: les candidats dictent désormais leurs conditions lors de leurs entretiens, singulièrement François Fillon qui n'a vraiment aucune raison de complaire à ses harceleurs, puisque ses chances de succès sont à nouveau entières…

Les organes de presse sont des facilitateurs et non des décideurs

Fillon garde le contrôle. "Ils n'ont pas à décider," fait-il savoir, sûr d'avoir le soutien de la population lasse d'une aussi longue campagne, ainsi que des rumeurs, comme des insultes, de la démagogie et des hommages divers et variés. 

En effet, comme le révèle aujourd'hui France Info, le candidat de la droite et du centre était convié à un entretien avec le journal Le Monde, le 19 avril. Or, François Fillon a maintenu ses conditions estimant que le temps est passé de revenir sans cesse aux affaires présumées que la presse a montées et livrées à la justice, en même temps qu'à l'opinion. 

Le quotidien socialiste a refusé de plier et de renoncer à son dessein, une ultime tentative de déstabilisation, preuve que les favoris ne sont plus assurés de rien, à défaut de le servir, puisqu'en définitive son favori est Macron, à défaut de Hamon, candidat officiel du PS, descendu à moins de 10% des intentions de vote. 

Profondément blessé par la fin de non recevoir du candidat, Luc Bronner, le directeur de la rédaction utilise le journal des hommes d'affaires Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse pour décider de ce qui est important et accuser : "Nous avons refusé parce qu'il nous semblait indispensable d'interroger François Fillon sur la moralisation de la vie publique. C'est un sujet essentiel du débat démocratique en cours. Il nous semble évident, par ailleurs, que les hommes et femmes politiques n'ont pas à décider des questions qui leur sont posées". Clairement, Le Monde est vexé, mais surtout frustré que soit déjoué son coup monté, aussi malveillant que transparent. Pas de diktat de la presse.

Présent le 11 avril sur France 2, le vainqueur de la primaire de la droite et du centre avait prévenu : "Je ne dirai plus jamais un mot sur ces questions-là". 
Il y a quelques jours, c'était à Marine Le Pen d'opposer de la fermeté sur un sujet similaire. La présidente du Front National avait exigé que l'on retire le drapeau européen présent en fond lors d'un entretien accordé au 20h00 de TF1. 

A droite, pas d'insultes à la façon d'un Mélenchon que la presse a braqué, mais une remise des media à la place qu'ils n'auraient jamais dû quitter.

mardi 18 avril 2017

La presse a prévenu Macron de la publication imminente d'une révélation qui l'accable

Macron a pu répondre à la rumeur avant qu'elle ne soit rendue publique...

La presse fait sa propre contre-information pour servir le candidat de la finance



Avant même qu'il ne soit sorti dans la presse, Emmanuel Macron a pu nier un scoop sur lui. Et c'est BFM TV, la chaîne de Patrick Drahi, qui s'est prêté à cette opération de déminage en invitant le candidat à l'émission de Jean-Jacques Bourdin sur RMC ce lundi matin. En plateau, le candidat concurrent du PS s'est justifié de cette primeur contraire aux intérêts commerciaux de la presse comme à la déontologie professionnelle, disant vouloir jouer la transparence pour démonter un scoop, avant même qu'il ne soit sorti dans la presse, et déminer ainsi le terrain devenu chaotique pour lui.

BFMTV prend fait et cause pour Macron sur son rapport à l'argent

Invité de Jean-Jacques Bourdin pour son ..."Entretien d'embauche", Emmanuel Macron s'est enflammé dans ses explications, certifiant avoir gagné un peu plus de 3 millions d'euros entre 2009 et 2014, en quatre années dans une banque privée internationale, précisant en outre vivre chichement de ses droits d'auteurs, qui lui ont rapporté 250.000 euros.
"Entre 2009 et 2014, j’ai gagné un peu plus de 3 millions d’euros, tout cumulé. Là-dessus, j’ai payé 1,4 million d’impôts, j’en suis très heureux. Je n’ai pas fait d’optimisation fiscale", a affirmé Emmanuel Macron.
"Il restait 1,9 million d’euros. Là-dessus, j’ai remboursé des emprunts que j’avais: 500.000 euros. J’ai fait des travaux, en particulier dans la maison de ma femme, pour 300.000 euros. J’ai fait 100.000 euros de travaux à Paris", a-t-il ajouté. "J’avais à la fin de cette période 270.000 euros d’épargne qui apparaissent dans la déclaration de la Haute autorité pour la transparence [de la vie publique, HATVP]" Cette autorité peut se saisir de l'affaire, sauf à nier la légitimité de sa propre existence.

orange.fr participe à la manipulation de l'opinion

6medias et orange.fr se prêtent à l'opération d'accusation sans preuves en relayant l'insinuation de Macron, selon laquelle l'équipe Fillon serait à la manoeuvre. "Certains de mes adversaires politiques ont décidé de diffuser de fausses informations : 'Monsieur Macron, il a un compte caché dans un paradis fiscal, il a de l'argent caché à tel ou tel endroit.' C'est totalement faux. J'ai toujours payé tous mes impôts en France et j'ai toujours eu tous mes comptes en France", a-t-il déclaré, les yeux dans les yeux de Bourdin.

Emmanuel Macron sous-entend une évidence - si les faits étaient avérés - que l'auteur de cette rumeur pourrait être l'un de ses adversaires dans la course à l'Élysée. François Fillon, pour ne pas le nommer, mais le désignant ainsi comme son principal adversaire. "Il ne viendra pas vous l'annoncer. On attend de voir déjà si certains le sortiront. Qu'on fasse courir des fausses rumeurs ou des fausses informations par le biais de boucles de mails ou du numérique, ça m'est insupportable. C'est pour ça que je voulais faire cette opération de transparence avec vous", a-t-il raconté à son complice Jean-Jacques Bourdin.

Mais,
 en perte de vitesse, le candidat évoque en même temps la possibilité que cette révélation supposée imminente - "dans la semaine" - puisse ne jamais paraître... Méchant montage d'un candidat malsain en plein doute sur ses chances de succès ?

VOIR et ENTENDRE la présentation que fait orange.fr de ce coup foireux
:
Le précédent de Jérôme Cahuzac, le ministre socialiste du Budget, fraudeur du fisc, le fait réagir vivement :

lundi 10 avril 2017

François Fillon, candidat à l'écoute des fonctionnaires

François Fillon : "J'ai écouté les fonctionnaires"

Le passage des 35 aux 39 heures dans la fonction publique "se répercutera sur le salaire" des fonctionnaires 

Mais pas nécessairement de façon proportionnelle, a assuré François Fillon dimanche 9 avril, lors de son discours prononcé Porte de Versailles à Paris. "J'ai écouté les fonctionnaires. Je les respecte. Leurs missions sont parmi les plus nobles", a déclaré le candidat (LR) de la droite et du centre. "Je les respecte beaucoup plus que les illusionnistes qui proposent de créer des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires d'un coup de baguette magique, mais qui en contrepartie gèlent leur salaire et sont incapables de leur offrir de vraies perspectives de carrière et d'avenir".
 
"Je veux dire à nos agents publics que la réduction des effectifs ne se fera pas contre eux, bien au contraire. Elle leur redonnera des responsabilités, l'augmentation du temps de travail se répercutera sur leur salaire, et ils cesseront de subir le discrédit de l'État bureaucratique", a promis l'ancien Premier ministre. 

Dans son programme, François Fillon prône la suppression de 500.000 emplois publics en cinq ans. 
Il souhaite également "augmenter progressivement le temps de travail dans la fonction publique à 39 heures hebdomadaires, sur une base annualisée". 
Lors d'un entretien avec Acteurs publics diffusé le 9 février, le candidat de la droite républicaine dit "assume(r) le fait que la hausse de rémunération ne pourra pas être proportionnelle à la hausse de la durée du travail". Une telle hausse du temps de travail s'accompagnerait néanmoins "de contreparties, négociées à compter de l'automne 2017" avec une conférence réunissant les partenaires sociaux, a-t-il précisé.  

"Je ne vous demande pas de m'aimer, je vous demande de me soutenir

parce qu'il y va de l'intérêt de la France", a également lancé François Fillon après plus de deux mois de campagne entravée par des accusations de la presse anarchiste ou trotskiste, dont la justice a bien dû se saisir. 
"Il ne s'agit pas de choisir un copain. Il s'agit de choisir un président, et, à travers lui, le destin que nous voulons ouvrir à la France". 

Et d'ajouter : "Après l'élection, il nous faudra une volonté sans faille. Cette volonté, je la possède. Je l'ai trempée, affermie dans mes épreuves récentes et dont je ne parlerai plus". 

François Fillon s'est livré à une anaphore sur un "président exemplaire", comme lors du débat télévisé de lundi et en parodie de celle de Hollande en 2012 
"Ce n'est pas un homme qui s'expose chaque jour au voyeurisme public dans l'espoir de séduire ou de se faire pardonner d'exercer le pouvoir. 
Un président exemplaire, c'est un homme qui propose au peuple ce qu'il croit juste, et, lorsqu'il est investi, met tout en œuvre pour réaliser le projet sur lequel il a été élu", a-t-il expliqué.  
"Un président exemplaire, c'est un président qui ne troque pas le destin de la nation pour un peu de popularité éphémère. 
Un président exemplaire, c'est un président qui n'a pas un regard pour les manœuvres d'appareil, ce que le général de Gaulle appelait les poisons et les délices du système. 
Un président exemplaire, c'est un président que rien ne peut intimider, ni la calomnie, ni les pressions, ni même l'incompréhension, parce qu'il est devenu, après l'élection, comptable des espoirs de tout un peuple. 
C'est ce président-là que je serai. Vous pouvez compter sur moi, et moi, je dois pouvoir compter sur vous", a conclu François Fillon.

Présidentielle : Fillon passe à l'attaque contre son rival Macron

Harcelé par les media, Fillon promet de "tout donner" pour faire mentir les sondages qui le donnaient tous éliminé au 1er tour

François Fillon a rappelé des faits : Emmanuel Macron est le "jeune héritier" inexpérimenté du hollandisme


L'ex-Premier ministre a montré sa détermination à conduire les Français à "l'alternance"lors d'un grand rassemblement à Paris, devant la plupart des ténors de la droite, plus de 25.000 personnes selon les organisateurs, et une marée de drapeaux tricolores, pour "faire de la France la première puissance européenne en dix ans".

Le candidat de la droite et du centre remonte en effet dans les sondages. Il n'est plus qu'à cinq points du favori de l'Elysée qui tient la presse, en dépit des soupçons d'emplois présumés fictifs de membres de sa famille, distillés par l'Elysée dans la presse, au même titre que l'affaire des emplois fictifs à l'Assemblée des filles mineures du président du groupe des députés socialistes. Devenu ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux a dû démissionner de son poste gouvernemental.
Sous la pression des media amis du président socialiste, la justice a dû ouvrir une enquête et procéder à des mises en examen. Bien que celles-ci aient un impact sur l'opinion, les électeurs  font la part des choses: les Français ont appris qu'une mise en examen ne préjuge en rien d'une culpabilité. Le foisonnement d'exemples politiques récents démontre d'ailleurs le contraire et l'abus de mises en examen produit désormais l'effet inverse de l'objectif escompté.  

Pour empêcher l'alternance en gardant le pouvoir aux socialistes,
les media jouent le jeu de l'union nationale en faveur de Macron contre Fillon

Pourvoyeuse des éléments de langage du pouvoir socialiste dans les divers organes de presse, l'AFP continue de souligner que la présidente du FN et le candidat d'En Marche!, mouvement dissident du PS, le devancent encore. A la vérité, non seulement Marine Le Pen (FN) et le banquier Macron (En marche!) perdent du terrain, mais Fillon (LR et centre) en gagne.
  
Pour tenter d'écarter Fillon, les stratèges de l'Etat-PS en sont à pousser Mélenchon, au détriment de leur propre candidat : Hamon est en effet descendu à 9,9%... Les media font la promotion à la fois du candidat de la droite souverainiste en espérant que Nicolas Dupont-Aignan prendra des points à Fillon et du candidat de l'extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon, candidat apparent de La France insoumise, mais en fait du Parti communiste. Un sondage sur mesure de KANTAR Sofres-Onepoint fait passer l'insulteur de la presse devant Fillon au premier tour, avec 18% contre 17%, ce qui, compte-tenu de la marge d'erreur admise (3%) n'engage pas les manipulateurs. 

Fillon cible Macron et Le Pen, non pas Mélenchon


Si Fillon décrit Mélenchon, Dupont-Aignan et Macron comme "une conjuration des impuissants", c'est surtout le personnage E. Macron et son programme en mille morceaux qui ont été l'objet de ses critiques.

Avec Macron, "c'est le hollandisme qui se continuera dans son jeune héritier, rallié chaque jour par ceux qui espèrent se survivre à l'abri des combinaisons nouvelles", a-t-il accusé. "J'ai vu qu'Emmanuel Macron se présentait comme le candidat de 'l'alternance profonde'. Voilà bien une pensée de sous-marin", a ajouté F. Fillon, alors que ses soutiens avaient auparavant laminé le banquier, un ex-conseiller, puis ministre de François Hollande. Macron est ainsi indéfectiblement lié à la totalité du calamiteux quinquennat de Hollande, président le plus impopulaire de France depuis 1958.

"Hollande l'a formé et déformé puisque M. Macron, c'est tout à la fois et réciproquement la duplicité et le renoncement, l'hésitation et l'imprécision, l'impréparation et l'improvisation", a aussi asséné François Baroin, président LR des maires de France et ancien ministre, tandis que Macron n'a en effet jamais exercé aucun mandat électif. 

Comment le banquier Macron pourrait-il gouverner avec des soutiens aussi disparates et centripètes que les communistes Robert Hue, l'ex-numéro 1 du PCF, ou Patrick Braouezec, l'ancien maire communiste de Saint-Denis, et Alain Madelin, l'ancien ministre libéral de droite d'Edouard Balladur et d'Alain Juppé, ou Alain Minc, ancien soutien d'Alain Juppé, de Nicolas Sarkozy et d'Édouard Balladur (et surnommé le ""chat noir de la politique", en passant par le général Soubelet, pourfendeur du "laxisme" de la justice sous Hollande, ou Bertrand Delanoë, prédécesseur PS de la maire actuelle, Anne Hidalgo. 


Alain Minc craignait d'ailleurs dès janvier que Macron ne devienne "la roue de secours de la gauche" et que les ralliements de personnalités de gauche ne soient compromettants pour l'ancien ministre de l'Économie de François Hollande, qui se présente comme une alternative aux clivages gauche-droite habituels. "Il faut qu'il fasse très attention", l'avait averti Alain Minc.

Tout le monde ne l'accueille pas avec bienveillance, à l'image du secrétaire général d' "En Marche !", Richard Ferrand, qui a ironisé : "Ce n'est pas la pirouette qui tourne, c'est le vent !"
Quant à Daniel Cohn-Bendit, pour soutenir Macron, il a besoin de se justifier : faire barrage au FN...

Macron a même accepté le parrainage de Dominique Tiberi, le fils de l'ancien maire UMP de Paris, Jean Tiberi, tandis que sa mère, Xavière Tibéri, figure du chiraquisme, affiche son soutien au candidat du mouvement "En Marche ! Or, l'épouse de Jean Tibéri avait fait les gros titres de la presse, dans le cadre de l'affaire des emplois fictifs du Conseil général de l'Essonne, mais également dans l'affaire des faux électeurs du 5e arrondissement de Paris. En mars 2013, son mari et elle avaient été condamnés respectivement à 10 et 9 mois de prison avec sursis. Une peine assortie de trois ans d'inéligibilité pour l'ancien maire de Paris.

Le nom de François Bayrou, allié d'E. Macron, après l'avoir été d'Alain Juppé, a aussi été copieusement sifflé par les militants.

On comprend ainsi le discours "ni de gauche ni de droite" d'Emmanuel Macron qui cherche à séduire à la fois les déçus de la politique et ceux qui n'ont jamais eu assez de convictions pour s'engager sous l'étiquette d'un parti, ainsi que les 'has been' et les nouveaux aventuriers de la politique.

F. Fillon a aussi dénoncé les extrêmes, de gauche, Mélenchon, comme de droite, Le Pen 

"La folle aventure que nous propose Mme Le Pen"
"Avec son quarteron d'amateurs, prêts à sacrifier notre pays, sa place dans le monde, son image, son efficacité, ses emplois, à leurs lubies idéologiques, à ce rêve effarant d'une France albanaise protégée par des murs et cultivant son carré de salades".

Quant à M. Mélenchon, "il se rêve en capitaine du cuirassé Potemkine mais (...) négociera la ferraille du Titanic", a prédit le candidat de la droite et du centre.

L'ex-Premier ministre a défendu son "programme fondé sur le bon sens"


Dans un discours dense, scandé par des "Fillon président" et des salves d'applaudissements, François Fillon s'est confirmé apte à "propulser la France en tête!".
"Il faut libérer notre Etat de sa dette publique et il faut libérer notre économie de ses charges et de ses normes", a-t-il réaffirmé. "Il y a dix ans, je parlais de 'l'Etat en faillite'. Rien n'a changé (...) Mes adversaires font semblant de l'ignorer ou dédaignent ce problème avec outrance", a critiqué celui qui aura été le seul Premier ministre de 2007 à 2012, sans discontinuer.

Le candidat de la droite et du centre a également dénoncé "cet état d'esprit qui nous a conduits à démanteler l'idée même de l'autorité".
A deux semaines du premier tour, il a dit "sentir cette force qui va et qui s'accroît, qui monte en puissance et qui n'attend que de stupéfier les prétendus faiseurs d'opinion par sa détermination". Le candidat refait en effet son retard après son éclatant succès à la primaire en novembre, suivi d'un déballage hebdomadaires de soupçons diffusés depuis l'Elysée par la presse aux ordres . Il a maintenant regagné une partie de son capital électoral, au fil d'une campagne dynamique et porteuse d'un programme exigeant, mais ciselé et réaliste.

"Je ne vous demande pas de m'aimer, je vous demande de me soutenir, parce qu'il y va de l'intérêt de la France. Il ne s'agit pas de choisir un copain. Il s'agit de choisir un président, et, à travers lui, le destin que nous voulons ouvrir à la France", a fait valoir le candidat Fillon, droit dans ses bottes.

Fillon a promis de "tout donner" pour faire mentir les sondages qui le donnaient tous éliminé au premier tour. 
Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont au coude à coude dans les intentions de vote pour le premier tour, avec 23,5% des voix, mais Macron perd deux points et Le Pen 0,5 point dans un sondage Elabe pour BFMTV et l'Express (deux media proMacron) publié le mercredi 5.
Dans le même temps, selon un sondage BVA-Salesforce du début avril, Fillon avait gagné deux points d'intentions de vote (19%), après plusieurs semaines de baisse.
Le vendredi 7 avrilLe Pen (25%) devance Macron (24%) et Fillon (20%), selon le sondage quotidien Opinionway-Orpi pour Les Echos et Radio classique.

vendredi 7 avril 2017

Présidentielle : Fillon progresse, Macron et Le Pen stagnent

Le Pen (25%) devance Macron (24%) et Fillon (20%), selon un sondage Opinionway

Qui sera le second du premier tour ? 

Marine Le Pen semble promise à l'or des intentions de vote, avec 25% au premier tour de l'élection présidentielle, mais l'argent ira-t-il à Emmanuel Macron (24%) ou à François Fillon (20%) 
Selon le sondage quotidien Opinionway (libéral, favorable à Macron)-Orpi (réseau immobilier) pour Les Echos (pôle média du groupe ...LVMH) et Radio classique (qui fait également partie du Groupe Les Échos, pôle media de LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton) publié vendredi, notre sort est donc entre les mains des abstentionnistes, mais aussi il est aussi fonction des 3% de marge d'erreur avec lesquels jouent les manipulateurs mercantiles des sondages, des influenceurs intéressés à l'issue finale, comme leurs clients, ces organes de presse ou sociétés commerciales qui tirent les ficelles de la démocratie.

Jean-Luc Mélenchon, candidat de l'extrême-gauche travestie en "France insoumise", est stable, à 16%, devant le socialiste Benoît Hamon (10%, stable). Ce dernier, bien que "frondeur" socialiste, pâtit en effet de sa victoire à la primaire du PS, sans avoir pourtant à défendre le bilan calamiteux de Hollande, président socialiste sorti autant que sortant par force. 
Son camarade extrémiste, Mélenchon, comme Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), est mis en valeur par la presse, dont la stratégie est visiblement de relativiser la poussée de Fillon vers le haut.   

Les sondeurs tirent des plans sur la comète

Dans l'hypothèse d'un second tour opposant le candidat d'En Marche ! et la présidente du Front national, Macron l'emporterait avec 62% des voix contre 38% à Marine Le Pen.

En cas de duel entre le candidat de la droite et du centre et celle du FN, François Fillon l'emporterait avec 57% des voix contre 43% à Marine Le Pen.

Ainsi donc, la candidate de l'extrême droite ne serait-elle que le leurre de cette course de lévriers. Mais, puisque la bulle Marine Le Pen peut éclater, rien ne dit que si Macron est sur-estimé et perd 3 points (21%) et si Fillon est craint autant qu"ils ne le redoutent et en gagne autant (23%), rien ne dit donc que le candidat de la droite ne peut l'emporter. Pourquoi, sinon, croyez-vous que l'Etat-PS, qui le sait si bien, multiplie-t-il les agressions concoctées par l'Elysée qui soutient Macron et veut empêcher l'alternance ?

Le sondage a été réalisé en ligne du 4 au 6 avril - au moment du débat à 11 sur BFMTV et CNews le 4 avril - auprès de 1.589 personnes inscrites sur les listes électorales issues d'un échantillon de 1.620 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Pour établir les intentions de vote de premier tour, l'échantillon utile est de 1.000 personnes environ, soit une marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points au plus, précise Opinionway.

jeudi 6 avril 2017

Fillon promet de livrer les noms de ses diffamateurs

Les électeurs doivent savoir qui se terre dans le "cabinet noir"

François Fillon a renouvelé jeudi sa promesse de livrer les noms des animateurs du "cabinet noir"
 
Il réitère la dénonciation des hommes de l'Elysée qui sont à l'origine les diffamations de la presse et dont les emplois présumés fictifs de membres de sa famille sont l'émanation nauséabonde.
Fillon met à nouveau en cause François Hollande et il annonce des poursuites judiciaires en temps opportun.

"Cette opération a été montée, je le prouverai", a déclaré le candidat de la droite et du centre sur France Inter.
"Le moment venu, je poursuivrai tous ceux qui sont à l'origine de cette affaire", a-t-il ajouté en précisant disposer de "toutes les indications" qui lui permettront "de poursuivre ceux qui ont fait ça".

"J'ai les dates, les jours, les personnes qui ont communiqué les documents. 

Parce qu'il ne faut pas croire que je vais lâcher les accusations que j'ai lancées contre ceux qui ont déclenché cette affaire", a lancé François Fillon.

L'ancien Premier ministre, qui n'avait pas dissimulé que François Hollande est à l'origine de ce dossier, a de nouveau mis en cause le président sortant. A la question "c'est François Hollande qui a déclenché l'affaire ?", il a répondu "oui, bien sûr".

Réagissant sur France Info à la fermeté de François Fillon, le porte-parole du gouvernement et proche collaborateur du président, Stéphane Le Foll, n'a pas hésité à dénoncer "des accusations diffamatoires""Il n'y a jamais eu de cabinet, ni noir, ni blanc, ni gris, ni jaune, jamais !", a-t-il affirmé. Rose, peut-être?

Philippe Poutou ne peut consulter ses fiches, alors il se fait souffler  

Philippe Poutou n'échappera pas non plus à un procès.
 
Résultat de recherche d'images pour "Poutou debat"François Fillon l'en a clairement informé lors du débat télévisé mardi soir entre les onze candidats à la présidentielle, quand le révolutionnaire trotskiste du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) s'est livré à une attaque frontale du candidat sur les affaires dans lequel la presse gouvernementale vise l'ex-Premier ministre.
"Je me réserve la possibilité de poursuivre toute personne qui piétine ma présomption d'innocence", a indiqué le député de Paris.

François Fillon, dont même les sondeurs constatent qu'il refait son retard avec Marine Le Pen et Emmanuel Macron, du fait de diffamations orchestrées hebdomadaires depuis deux mois, serait talonné par Jean-Luc Mélenchon, le candidat de l'extrême gauche, que sondeurs et presse s'accordent à promouvoir sans risques de contrôles du CSA ou du Conseil constitutionnel

La manipulation des Français par les sondeurs, ainsi que le matraquage des téléspectateurs est au service du banquier Macron : BFMTV porte l'ex-conseiller de Hollande à l'Elysée, mais plus l'ancien ministre de l'Economie perd de points (5 en un mois), plus la chaîne de l'homme d'affaires Patrick Drahi a besoin d'affaiblir Fillonunique rival contre Marine Le Pen. Difficile pourtant de crédibiliser la menace du candidat de la gauche révolutionnaire ("La France insoumise" !), après qu'il a insulté les journalistes à plusieurs reprises ("petite cervelle" ou "sale con") et qu'il a déjà été quatrième en 2012, ne rassemblant que 11,1 %.

vendredi 24 mars 2017

Un livre de journalistes met en cause le "cabinet noir" de Hollande à l'Elysée

L'un des auteurs du bouquin se renie

Un journaliste du Canard enchaîné, hebdomadaire anarchiste, nie de basses manœuvres de Hollande pour détruire ses adversaires politiques

François Hollande est-il à la manoeuvre dans le harcèlement de certains de ses adversaires politiques ? C’est ce que suggère un livre à paraître, Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat, des journalistes d’investigation au Canard enchaîné, Didier Hassoux, le renégat, et Christophe Labbé (déjà auteurs en 2012 d'un premier bouquin sur le sujet) et Olivia Recasens, journaliste indépendante. Que recèle cet ouvrage ?

"Difficile de ne pas voir la patte de Hollande," estiment les fauteurs de troubles, n'en déplaise à Laurent Mouchard-Joffrin

Publiées par l’hebdomadaire Valeurs Actuellesles bonnes feuilles du livre décrivent un vaste système de surveillance de ses adversaires mis en place par François Hollande depuis son arrivée à l’Élysée. Ce "cabinet noir" aurait eu pour objectif de discréditer les concurrents du président à l’élection présidentielle, dans l'hypothèse où il n'aurait pas dû renoncer, en particulier Nicolas Sarkozy et Manuel Valls, son propre Premier ministre, ses rivaux estimés. 

Ainsi, n'en déplaise à la foireuse ex-ministre de la Justice, Marylise Lebranchu, qui jouait les "perdreaux de l'année" (pléonasme) sur le plateau de BFMTV, les auteurs écrivent-ils à propos des 'affaires' et révélations sur la vie privée des candidats :
"Derrière ces ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande".
Sous couvert du secret des sources de journalistes, le président de la République ne serait pas étranger à certaines fuites dans la presse  d’informations sur la vie privée de certains responsables politiques à des fins malveillantes d'intérêt personnel. "Pendant près d’un an, la police judiciaire a espionné les conversations [de Nicolas Sarkozy]" après son départ de l’Élysée, rappellent les auteurs. Treize affaires judiciaires collent ainsi à la peau de l’ex-président. De quoi alimenter les procès en "cabale politique" chez les sarkozystes.
"En juillet 2014, le monde politique essuie un nouveau scandale avec l'affaire Sarkozy. L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy est mis en examen pour corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel. Libération révèle aussitôt que, grâce à la mise de Nicolas Sarkozy sur écoute, preuve est faite qu'il aurait commis des "faits constitutifs du trafic d'influence" en tentant de corrompre le haut magistrat de la Cour de cassation Gilbert Azibert. Or, il est au final établi qu'il n'a entrepris aucune démarche auprès de la Principauté de Monaco ! Les soupçons étaient un prétexte pour mettre Nicolas Sarkozy sur écoute et permettre d'obtenir des enregistrements de conversations claires entre Nicolas Sarkozy et Gilbert Azibert, mais avec son avocatThierry Herzog.
"Sarkozy, je le surveille, je sais tout ce qu’il fait"

Résultat de recherche d'images pour "Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat"

D’après les auteurs, il existe bien une orchestration des affaires judiciaires, dont le point de départ se situe à Tracfinservice de renseignement financier de Bercy dont le ministre, Michel Sapin, est un vieil ami de Hollande. 
Après avoir récolté des informations dans les comptes en banque de responsables politiques, cet organisme peut transmettre le dossier à la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG), dont le directeur, depuis 2014, Robert Gelli, un autre proche de François Hollande, qui avait servi au Cabinet de Lionel Jospin en 2001. Dès décembre 2012, Hollande l'avait placé comme procureur de la République de Nanterre, l’une des principales juridictions de France, succédant à Philippe Courroye.

"La DACG n’est pas seulement l’œil de la chancellerie, c’est aussi un moyen de piloter discrètement les dossiers politiquement sensibles", soutient un parquetier cité par les auteurs. Ce qui n'empêche Laurent Joffrin de nier tout en bloc de studio de radio en plateau de télévision sans crainte pour son honneur perdu, depuis que le candidat Fillon a mis le président sortant en accusation.

Hollande s'est cru malin de démontrer sa puissance sur le sujet
De même qu'il se flatta au Salon de l'Agriculture de pouvoir faire en sorte qu"on ne "revoie plus" Sarkozy, il confia par mégarde devant dix-neuf députés socialistes, le 17 février 2014 : "Sarkozy, je le surveille; je sais tout ce qu’il fait". Simple manière de parler ? 

Selon les témoignages recueillis, un routard de la police judiciaire évoque en effet la constitution de "blancs", c’est-à-dire d’informations récoltées clandestinement, et qui remonteraient "en haut lieu". Il n’est ainsi pas dupe du fait que François Hollande ait découvert en lisant Le Monde que Nicolas Sarkozy a été mis en écoute…

Même Manuel Valls en aurait fait les frais

Ces coups bas concernent tous ceux qui pouvaient se trouver sur sa route, y compris Manuel Valls, selon les révélations de ce livre. Ainsi en est-il de la rumeur selon laquelle le Premier ministre aurait eu une liaison avec sa ministre de l’Éducation
Egalement  lâchée en haut lieu, les conditions de financement de l’orchestre d'Anne Gravoin, la femme de son premier ministre. A Matignon, on fait ainsi remarquer que l’enquête a été "conduite par une société d’intelligence économique proche de l’Élysée, qui travaille en sous-main avec la DGSE". 

Le pire, si ces informations sont étayées, c’est que malgré ce système visant à saper la réputation de ses rivaux, Hollande n’a pas réussi à se représenter…
Un énorme gâchis de la part d'un sournois sans foi ni loi qui se drape d'exemplarité !