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jeudi 19 avril 2018

Edwy Plenel réagit aux attaques de la macronie après son entretien sur BFM

Macron n'a pas aimé être malmené et sa presse attaque

Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin s'attendaient à ce que la presse "indépendante", mais inféodée les condamne

Et, effectivement, "la profession leur tombe dessus".
Après le second entretien - musclé, celui-là - d'Emmanuel Macron, Challenges multiplie les articles vengeurs dénonçant "la spirale infernale de la violence" ou appelant "par pitié, à ne pas recommencer le lamentable face à face Macron-Bourdin-Plenel et, sur BFM le philosophe André Comte-Sponville entre dans la bataille, fustigeant l'arrogance de ceux qui l'ont interrogé, reprenant une citation de Deleuze : "Il suffit de ne pas comprendre pour moraliser". Ce qui s'appliquerait donc aussi bien à Macron qui s'en prend successivement aux "illettrés", aux "fainéants" ou aux "cyniques"...


Le fondateur trotskiste du site révolutionnaire Mediapart a de nouveau balayé les critiques de ses confrères

Résultat de recherche d'images pour "colere edwy plenel face a Macron"
Invité ce mercredi 18 avril, de l'émission "Le Village des Médias" sur Europe1, Edwy Plenel a pu réagir aux nombreux commentaires qu'a suscité l'entretien, notamment de la part des éditorialistes comme Catherine Nay (Europe1, groupe Lagardère), qui a étrillé un échange où "la forme aura pris le pas sur le fond", avec des journalistes caricaturés "professeur de morale auto-proclamé" et en "révolutionnaire coupeur de tête." 

Des critiques qui n'ont pas troublé le révolutionnaire. 
"Le vrai travail journalistique, ce n'est pas de savoir si j'avais besoin d'avoir une cravate ou de dire 'monsieur le président' ou de dire si je suis un gauchiste ou un journaliste", a souligné Edwy Plenel, revenant sur les remarques de ceux qui s'étaient offusqués devant l'emploi du patronyme pour interroger le président de la République. 
Et d'appeler ses confrères à se pencher davantage sur le fond que sur la forme. "Qu'ils fassent leur boulot, qu'ils regardent ce qu'a dit Emmanuel Macron et qu'ils fassent le vrai travail de 'check news'", insiste Edwy Plenel, selon qui "Emmanuel Macron a proféré plusieurs mensonges pendant cet entretien", sur Notre-Dame-Des-Landes, l'affaire Kering ou encore les migrants
"Je suis journaliste depuis 42 ans et j'ai sorti beaucoup plus d'informations que madame Catherine Nay ou que quelconque commentateur ou éditorialiste qui font la brosse à reluire des puissants, quels qu'ils soient. Donc qu'ils aillent se rhabiller !" , a  répliqué Edwy Plenel, avec véhémence.

VOIR et ENTENDRE les moments de tension (à partir de 0'21'') 

Dès le lendemain des deux heures et demi d'occupation des antennes, les deux journalistes s'étaient félicités de la tournure de l'entretien, affirmant qu'
ils avaient "cassé les codes". "Toutes les interviews où on prend ses distances et surtout où on ménage, on ne pourra plus les voir et ça; je suis content de ça", avait alors affirmé Jean-Jacques Bourdin.

Macron, Bourdin et Plenel se sont engagés à renouveler ce show d'ici un an...

lundi 16 avril 2018

Macron annonce que les Français paieront la dette de la SNCF

L'Etat reprendra la dette à partir du 1er janvier 2020: une charge fiscale nouvelle

La réforme de la SNCF contribuera faiblement à l'assainissement de l'entreprise nationale

Double peine : achat du billet
et reprise de la dette
Si 56% de Français approuvaient la réforme, ils vont déchanter. Emmanuel Macron a en effet précisé dimanche que l'Etat reprendra progressivement une partie de la dette, "de manière substantielle", de la SNCF, quand le groupe sera réformé, répétant que sa réforme était "indispensable".

C'est pas cher, c'est l'état qui paie, nous dit encore Macron
"Oui, à partir du 1er janvier 2020, l'Etat reprendra progressivement de la dette" de SNCF Réseau, qui devrait alors atteindre une cinquantaine de milliards d'euros, a déclaré le président de la République dans son entretien-spectacle sur BFMTV, RMC et Mediapart.
"Quand on dit 'l'Etat la reprend', ce sont (les) contribuables", a-t-il finalement admis.

Quel est le montant de cette reprise par 50% des Français ?
Image associée
"Ce sont les débats avec les organisations syndicales des prochaines semaines qui le diront", a-t-il confirmé. Il s'est ainsi refusé à donner un quelconque "chiffre magique", quand les spécialistes évoquent 30 à 35 milliards, mais est resté dans le flou sur la part de l'Etat, qualifiant le montant de sa prise en charge de "substantielle, parce qu'une entreprise ne peut pas la porter elle-même". 

Image associéeLes Français supporteront la charge la plus lourd de la dette. Et ce, dès le 1er janvier 2020, date annoncée pour la naissance de la future version de la SNCF, qui doit devenir une société anonyme à capitaux publics.
"On voit bien la folie de cette dette", a commenté Macron, rappelant que la SNCF paie chaque année 1,5 milliard d'euros de frais financiers.

"Moi, je suis favorable à ce qu'on [un Français sur deux] reprenne le maximum de dette possible

Résultat de recherche d'images pour "reforme de SNCF"Emmanuel Macron a ainsi rappelé ce qu'il avait dit en juillet à des cheminots "en échange de la modernisation que vous ferez de votre statut".

"La SNCF, chaque année, elle perd 1,5 milliard parce qu'elle n'est pas suffisamment efficace, et parce qu'il y a un statut", a-t-il relevé. "Nous sommes face à une SNCF qui est 30% moins performante que ses grands voisins, c'est ça la réalité", a d'ailleurs taclé Emmanuel Macron.
Mais, tout en soulignant le lien avec le statut des cheminots, dont le gouvernement souhaite l'extinction, "existe" et "est factuel", selon lui, il a pointé le manque de polyvalence, "des règles de temps de travail qui ne sont pas conformes au reste de la société" ou des règles d'avancement et de gestion de carrière trop avantageuses.
"C'est largement plus de 700 millions d'euros par an que l'on peut obtenir si l'on modernise ce statut", a-t-il conclu.

Sa réforme permettra, selon lui, de rendre la SNCF "plus forte"

Image associée"Ce sera une entreprise publique, (...) je le dis solennellement", a-t-il dit: une société anonyme à capitaux "100% publics dans la loi", "incessibles". "Je ne veux pas privatiser la SNCF, ça n'a aucun sens", a-t-il martelé.

"Rien n'est fait contre les cheminots", a-t-il prétendu, ajoutant que les syndicats "auront à inventer le système de demain", 
alors que des négociations vont s'ouvrir sur les conditions de travail à la SNCF. 
"Il y a énormément de choses a négocier", même si la réforme "va s'achever", a souligné le président, à cet égard. 
Image associée
Attention à la gaffe...
Mais la réforme structurelle du système ferroviaire, "indispensable", est, pour lui, un coup parti.

"Est-ce que je peux faire l'économie de cette réforme? Non!"
Le président fait du chantage aux syndicats. "Oui, plus on aura une réforme ambitieuse collectivement, plus l'Etat la reprendra (...) Et derrière, la clef, c'est qu'on arrive à moderniser cette entreprise publique (la SNCF), pour notre pays, et c'est ainsi qu'on pourra continuer à investir, et investir au bon endroit", a-t-il conclu, sur le sujet.

dimanche 15 avril 2018

L'anti-capitaliste Plenel tente de justifier son entretien avec le banquier Macron

Ce qu'on ne saura pas : le coût de l'opération pour le contribuable

Macron demande des efforts aux retraités : ils aimeraient qu'il en fisse !

Sur son blog, le fondateur de Mediapart, site révolutionnaire, dévoile les coulisses de l'entretien présidentiel auquel le journaliste trotskiste se prête au Palais de Chaillot, dimanche 15 avril à 20h30, sur TF1, chaîne détenue par un capitaliste.

Salle de spectacle du palais de Chaillot dressé dans le cadre de l'Exposition spécialisée de 1937, alors que la montée du nazisme était déjà crainte, le théâtre de Chaillot est dû à un architecte descendant de parents néerlandais, à qui la France doit plusieurs bâtisses dans le style soviétique. 
Résultat de recherche d'images pour "Jean Niermans oeuvre"
L'Hôtel Negresco de Nice est autre création de Jean Niermans
Plenel accepte de surcroît de participer au mauvais coup que Macron, vindicatif, joue au service public, puisque France 2 est une habituée de ce type d'opération, mais est punie pour avoir provoqué le courroux de Jupiter. 
Au côté du l'anti-capitalisteEmmanuel Macron a choisi Jean-Jacques Bourdin, le journaliste de RMC et BFM, autre chaîne privée commerciale, pour l'interroger.

"Par refus principiel de la déférence médiatique au privilège présidentiel, nous avons refusé, tant Jean-Jacques Bourdin [RMC, radio, et BFMTV, du même groupe] que moi-même, que l'entretien ait lieu à l'Elysée", assure dans un billet publié samedi sur le site de Mediapart un Edwy Plenel mal à l'aise avec ses convictions.

"
Nous avons proposé plusieurs lieux, dont le Collège de France [anciennement nommé Collège royal, c'est un prestigieux établissement d'enseignement et de recherche] au cœur du Quartier Latin [ce qui aurait pu être vécu comme une maladresse, l'année du cinquantenaire de Mai 68] et le café 'Fluctuat nec mergitur'place de la République [possible mauvais présage : il vient d'être reconstruit sur les ruines du 'Café Monde et Médias', après incendie !...], jusqu'à ce que soit retenu, pour des raisons de symbole et de sécurité, le Théâtre national de Chaillot [l'un des six théâtres nationaux français], place du Trocadéro à Paris" [comme tout histrion, Macron devrait y être à son affaire], poursuit le journaliste.

Pas d'entretien préalable avec Emmanuel Macron,
seulement avec ses conseillers !

Ce soir, l'argent du contribuable coule à flots,
gonflant la dette publique pour nos enfants
Edwy Plenel ne reconnaît que que "trois brefs rendez-vous au total en un mois" avec l'Elysée pour préparer cet entretien. Il a ainsi rencontré "Ismaël Emelien, accompagné de deux autres collaborateurs présidentiels, Sylvain Fort et Sibeth Ndiaye. Aucun contact direct avec Emmanuel Macron n'a été établi", assure le journaliste. 
Image associée
"Il va sans dire qu'il ne connaît aucune des questions qui lui seront posées dimanche soir 15 avril, questions que nous sommes seuls à connaître, Jean-Jacques Bourdin et moi", affirme-t-il. Il suffit que ses conseillers en aient pris connaissance et les aient validées...

Résultat de recherche d'images pour "Macron Plenel"Edwy Plenel rappelle par ailleurs comment est née l'idée de cet entretien. "Le président de la République ne nous a pas 'choisis' pour l'interviewer, raconte Plenel, jouant sur les mots. 
Il a répondu favorablement à la demande de Mediapart il y a près d'un an, le 5 mai 2017", pendant la campagne présidentielle, tient à se justifier le révolutionnaire trotskiste. "Il avait répondu 'Chiche !', j'avais surenchéri par un 'Banco !'". Joueurs, les garçons...

Simplement, 
bien qu'il ait les mêmes excuses, Jean-Jacques Bourdin n'éprouve pas le même besoin de se justifier longuement.

lundi 9 avril 2018

Entretiens scandés: Macron va-t-il bloquer la télé deux jours par semaine pendant trois mois ?

L'ex-banquier donne au passage un coup de pouce à un site anti-capitaliste révolutionnaire

Après TF1 jeudi, Macron dimanche soir sur BFMTV, RMC et Mediapart : a-t-il adopté la méthode des cheminots?

Résultat de recherche d'images pour "Macron Mediapart"
Le banquier Macron fait la promotion de l'extrême gauche :
a-t-il viré anti-capitaliste et révolutionnaire
ou cherche-t-il à récupérer les trotskistes du PS et de la CFDT ?
Macron a prévu que le JT de 13h00 sur TF1 prévu jeudi ne suffira pas. L'Elysée annonce qu'Emmanuel Macron a décidé de nous pourrir la vie non seulement dans les transports en commun en journée, mais aussi à la télévision, en soirée.  La radio RMC, à la radio, BFMTV à la télévision, et le site Mediapart sur Internet, ont en effet accepté de se prêter à un entretien avec le chef de l'Etat, dimanche soir dans le cadre d'une émission spéciale diffusée à 20h35 par ces trois media à la fois : pas moyen d'y couper ?

Le président de la République fait beaucoup d'honneur à l'opposition trotskiste
Parce qu'il a suscité des contestations sociales du fait de ses réformes, soi-disant incomprises, mais rejetées, et de sa manière autoritaire, avec promesse de passage en force par ordonnances, notamment à la SNCF, répondra en direct durant deux heures à Jean-Jacques Bourdin pour BFMTV et RMC et à Edwy Plenel, le fondateur de Mediapart, site trotskiste, donc révolutionnaire, presque un an après son arrivée à l'Élysée, vu le besoin de "pédagogie", comme il aime à le dire : voici maintenant les punitions du dimanche ! 

Selon les trois media, ce face à face, qui se déroulera à Paris dans un lieu encore tenu secret (les bureaux de Charlie hebdo ?), répond à un engagement du chef de l'Etat, pris avant son élection.
"Lors de la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron s'était engagé auprès des rédactions de BFMTV et RMC d'une part, de Mediapart d'autre part, à revenir répondre à leurs questions s'il était élu président de la République", soulignent-ils.

"Depuis l'élection, BFMTV/RMC et Mediapart avaient séparément renouvelé leurs invitations. Près d'un an après son entrée à l'Elysée, le président de la République a proposé à BFMTV, RMC et Mediapart d'organiser ensemble une émission, au cours de laquelle il répondrait aux questions de Jean-Jacques Bourdin et d'Edwy Plenel pour faire le bilan de son action", ajoute le communiqué.

Le journal en ligne Mediapart, qui fête cette année ses dix ans, a dû justifier auprès de ses lecteurs anti-capitalistes d'avoir accepté ce format d'entretien inhabituel, singulièrement avec un ex-banquier, hors de ses locaux et qui ne permettra pas à l'ensemble de sa rédaction d'intervenir.

"Comment un journal comme Mediapart, qui dénonce avec constance le présidentialisme et le fonctionnement de la Ve République, peut-il se plier à cet exercice convenu de l'interview présidentielle, symbole par excellence de la dérive monarchique du pouvoir ?", a reconnu le site, ajoutant qu'après avoir pesé le pour le contre, "nous avons décidé de faire confiance à notre savoir-faire collectif".

Cependant, alors que l'Elysée avait proposé que l'émission se déroule "à l'Élysée ou dans un lieu culturel", Mediapart a précisé avoir imposé à Macron une ligne rouge à ne pas dépasser, en accord avec Jean-Jacques Bourdin, en refusant qu'elle se tienne dans le palais présidentiel. "Le choix définitif du lieu sera connu dans les jours à venir", a ajouté Mediapart.

Macron va ainsi donner monopoliser la télévision entre trois et quatre heures en quatre jours, puisqu'il se sera déjà invité jeudi au JT de la mi-journée de Jean-Pierre Pernaut, sur TF1.

Alors que cet entretien sur TF1 se déroulera - en milieu rural - dans l'école du petit village normand de Berd'huis (Orne) et qu'il devrait être l'occasion pour le président de s'adresser plus particulièrement aux retraités et aux ruraux, publics fétiches, à la mi-journée, de ce JT, celle diffusée par BFMTV/RMC et Mediapart - en milieu urbain - lui permettra de parler le soir, à un horaire plus favorable aux actifs, selon l'AFP, en admettant que cette vision clivante soit lucide: les ruraux sont-ils inactifs en semaine et seuls les urbains ont-ils besoin du repos du dimanche ? 
De plus, le créneau du dimanche soir, de grande écoute, pourrait lui assurer une audience plus importante que jeudi ou faire pester les téléspectateurs : les amateurs du film du dimanche soir -urbains ou ruraux- risquent fort d'être absent au rendez-vous... A cet égard, il sera intéressant d'observer la programmation des chaînes de divertissement ce soir-là : sera-t-elle dissuasive ou favorable ?...

La rue fait descendre Jupiter dans l'arène et se frotter à la presse

Macron ne peut pas zapper la presse plus longtemps.
VOIR et ENTENDRE comment il a commencé par la maltraiter :

Manifestement entouré de collaborateurs peu charismatiques, voire détestés,
 Macron se sent obligé de monter au créneau : Nicole Belloubet a manifesté son peu d'allant aux personnels pénitentiaires, Agnès Buzyn a gaffé à chaque sortie et Elisabeth Borne a mérité sa réputation d'esprit borné, tandis que Nicolas Hulot est dans l'évitement permanent, et que les hommes passent pour des bouffons, tels les Dupont-Dupond, Christophe Castaner et Benjamin Griveaux, ou les élu-e-s suffisants et insupportables de dévotion macronienne, tels Sylvain Maillard ou JB. Djebbari et les têtes à claques Aurore Bergé, Pacôme Rupin ou Sacha Houlié, sans compter ses député-e-s qui ne savent pas lire les notes qui leur sont préparées.

Depuis son accession à la présidence, méfiant, voire méprisant, de la presse, il n'avait jusqu'ici accordé à des chaînes françaises que deux occasions de l'interroger.
Après avoir renoncé l'été dernier à la traditionnelle émission télévisée du 14 juillet, il s'était invité au 20h00 de TF1 en octobre, puis avait demandé en décembre une long temps d'antenne à France 2 depuis l'Elysée dont le style original (une "déambulation" à travers le palais présidentiel) avait suscité beaucoup d'agacement.

Deux fois, ça va; trois fois, bonjour aux dégâts.

lundi 16 octobre 2017

La "pédagogie" de Macron laisse 61% des Français au bord du chemin dimanche sur TF1

Le "héros politique " a foiré son coup de com' sur TF1

Les "gens qui ne sont rien", les "fainéants" et les "cyniques" auraient préféré voir la météo avant de s'assoupir devant la télé...


Macron creuse sa tombe
Pour endiguer sa baisse de popularité, le président de la République comptait sur ce premier entretien télévisé de son quinquennat.
Sa parole étant rare, sa prestation visait à un rapprochement avec les Français qui le trouvent arrogant et sa politique insupportable.  Plus de six Français sur dix (61%) "exposés à la prise de parole du président" de la République, disent ne pas avoir été convaincus par l'intervention du chef de l'Etat sur TF1 et LCI, dimanche 15 octobre, selon un sondage Harris Interactive pour RMC publié lundi. 

Seules 39% des personnes interrogées ont plus ou moins adhéré à son propos, tandis que 24% des sondés se disent "pas du tout convaincus" - soit approximativement sont score (24%) au premier tour de la présidentielle - et 37% "plutôt pas convaincus". 
En revanche, les "lettrés" qui se flattent de comprendre sa "pensée complexe", 7% des sondés affirment avoir été "tout à fait convaincus" et 32% "plutôt convaincus".
Il faut que Macron aille se faire voir à ...Las Vegas 

Le président Emmanuel Macron lors de son interview télévisée, le 15 octobre 2017 à l'Elysée, à Paris
Indépendamment du jugement global, 50% des Français déclarent avoir été convaincus lorsque le président a évoqué les sujets internationaux, 40% lorsqu'il était question de la politique économique et 35% de la politique sociale. 

Au cours de l'entretien, Emmanuel Macron a notamment dû défendre son usage d'un vocabulaire peu châtié souvent blessant, voire insultant, et tenter de démontrer qu'il n'est  pas plus un "arrogant" que le "président des riches". Le sondage tend à prouver que seuls ceux qui cherchent l'aventure à l'étranger lui trouve quelqu'intérêt, sans pour autant vouloir revenir vivre leur quotidien. 

Alors que la politique du président de la République penche à droite, 56% des Français estiment que le projet d'Emmanuel Macron est à la fois de gauche et de droite. C'est dire que sa politique est aussi trouble que le personnage: ses efforts pour convaincre un jour favorable, à une heure de grande écoute et sur la première chaîne nationale ont fait flot.
38% accusent le projet du chef de l'Etat de correspondre "à une politique de droite" et 6% à "une politique de gauche." 

Dommage que les Français de l'étranger ont quitté le pays...
 
Une campagne est d'ailleurs en cours tendant à accréditer l'idée que, malgré son regard louche, Macron peut inspirer confiance et qu'ils aspireraient au retour. 

Enquête réalisée en ligne le 15 octobre 2017, à l'issue de l'interview d'Emmanuel Macron sur TF1 et LCI, auprès d'un échantillon de 856 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

lundi 4 novembre 2013

Assassinats de journalistes au Mali: "Nous avons gagné" (F. Hollande), mais la guerre continue...


"Nous avons vaincu le terrorisme au Mali"
,
 
Le Monde a très sérieusement
participé à l'intox

VOIR et ENTENDRE le "chef de guerre" blanc affirmer à Bamako que "Kidal a enfin été libéré", comme l'ensemble du territoire malien:


Présomptueux autant que vaniteux, 
Hollande est convaincu d’avoir accompli sa mission. 
"C’est une victoire pour l’Afrique, une victoire contre le terrorisme. Nous devons avoir cette fierté d’avoir vaincu le terrorisme", a souligné le Président.

"La France, avec les Africains qui se sont mobilisés, l’Europe qui nous a soutenus, les Nations-Unies qui nous ont donné le cadre, oui, c’est une victoire (…)", se glorifie Hollande qui revient sur son passage au Mali qu’il dit avoir été des moments de reconnaissance des populations maliennes. 

"J’ai été salué en Afrique, non pas pour ce que j’avais fait, mais pour ce que j’avais décidé. Ceux qui ont agi, ce sont les soldats français".

VOIR et ENTENDRE Hollande assurer qu'il a vaincu le terrorisme, lors de son entretien télévisé depuis les jardins de l'Elysée pour le 14 juillet:

Hollande s'est retiré et envoie Fabius au front

Comment, dans un pays dit "sécurisé", le Mali, des journaliste français ont-ils pu être assassinés :
Ghislaine Dupont, 57 ans, "a été assassinée de deux balles dans la poitrine", et Claude Verlon, 58 ans, "a reçu trois balles en pleine tête"
, d'après le sordide Laurent Fabius ?

Fabius réaffirme que des opérations sont "en cours" au Mali
Des "opérations pour identifier un certain nombre de personnes dans des campements" ont été lancées dimanche et étaient toujours lundi "en cours" après l'assassinat samedi au Mali de deux journalistes français, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.
Interrogé par RTL sur une arrestation de cinq suspects remis aux militaires français à Gao, le ministre a indiqué qu'il n'avait pas cette information. Il n'a en fait été en mesure de fournir aucune indication sur les opérations.

Samedi, "au moment où les militaires français sont arrivés derrière le pick-up" qui transportait Ghislaine Dupont et Claude Verlon de Radio France Internationale (RFI), "ils ont vu s'enfuir pas très loin, 1 500 mètres à peu près, quelqu'un, l'ont coursé et ne l'ont pas rattrapé", a aussi "précisé" cet ancien Prmier ministre. "À l'heure actuelle, on n'a pas de certitude sur qui a commis cet assassinat", a-t-il ajouté. "On va tout faire pour retrouver les assassins, les punir, les châtier", a lancé Laurent Fabius, en pure langue de bois.

Une source proche du ministre de la Défense,
Jean-Yves Le Drian, assure en revanche :"Nous avons un certain nombre d'indications qui nous permettent de remonter la trace et nous espérons pouvoir y parvenir", a indiqué cette source, interrogée par l'AFP sur l'enquête autour des assassinats des envoyés spéciaux de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon.

"Il n'y a pas eu de combat"
" Il n'y avait "aucune trace d'impact" sur le véhicule, donc "il n'y a pas eu (...) de combat", a gravement ajouté l'inspecteur Fabius.

Les journalistes se sont aventurés dans une zone aux mains des djihadistes.
Un accord entre Touaregs (maîtres de la ville), autorités maliennes et armée française (cantonnée sur l'aéroport de la ville) fait du centre de Kidal une zone de non droit

Les journalistes "n'ont pas été acheminés" sur Kidal par les militaires français
et "ils n'avaient pas demandé de protection particulière", a confirmé Laurent Fabius, en déconseillant "absolument d'aller là-bas". "L'ensemble du Mali aujourd'hui est relativement sécurisé, mais ce n'est pas vrai à Kidal", a-t-il enfin avoué.

"Horreur et émotion"
Les corps de Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été ramenés de Kidal (1.500 km au nord-est de Bamako) par un avion de l'armée française qui s'est posé dimanche soir à l'aéroport à Bamako. Leur rapatriement en France devait être organisé au plus tôt lundi 4/11. 
Hollande sera-t-il présent à l'aéroport pour saluer leurs dépouilles ?

La presse française a exprimé son "horreur" et son "émotion" après la mort de ses deux confrères, faisant état lundi d'une guerre "complexe" contre "un ennemi insaisissable".

VOIR et ENTENDRE un commentaire africain sur l'intervention française au Mali, à l'occasion de la cérémonie du 14 juillet 2013:
Le territoire était-il effectivement reconquis?

samedi 13 juillet 2013

14 Juillet 2013 plombé par l'inefficacité d'un pouvoir socialiste impopulaire

Hollande parle d'or et réprime ferme

Le président de la République ne change rien au traditionnel entretien télévisé depuis l'Élysée
 dimanche
mais qui va l'écouter?

"Rien que du très classique, assure Le Figaro. Après avoir cherché à innover, François Hollande revient aux fondamentaux.Le Parisien, en revanche, fait discrètement allusion à un revirement: "François Hollande accordera 'finalement" un entretien à TF1 et France 2, dimanche 14 juillet, à 13 heures, en direct" et évoque "une question restée en suspens jusqu'à mercredi."  
Mais le quotidien détourne en fait l'attention sur une valse d'hésitations du président. Il se serait rendu aux raisons de ses conseillers qui auraient "insisté pour qu'il renoue avec l'ancienne tradition républicaine de l'interview et ne laisse pas le dernier mot avant l'été à Nicolas Sarkozy." Rien d'étonnant à ce qu'après son élection l'année dernière, Hollande ait décidé de renouer avec cette tradition, puisque Nicolas Sarkozy l'avait abandonnée durant son quinquennat: faute de réflexion et de préparation, la politique du socialiste était déjà dirigée par la volonté de faire le contraire de son prédécesseur. 
Mais si François Hollande avait en revanche hésité à renouveler l'opération cette année, c'est qu'à la mi-juin, il s'était invité sur M6 dans l'émission "Capital" et qu'il avait fait un flop d'audience avec moins de 2,5 millions de téléspectateurs. Dès lors, pourquoi parler à nouveau alors qu'il n'avait rien de plus à ajouter?Dans la suite des échecs de Hollande, celui-là est mineur et n'a pas découragé l'Élysée, où l'on veut toujours croire que François Hollande est le seul à pouvoir être entendu des Français. Prévu pour durer trente minutes, l'entretien sera conduit dimanche par Claire Chazal (TF1) et Laurent Delahousse (France 2).

Enfumage d'un reniement de plus
Hollande s'attend à un nouvel échec, alors on le déclare "dubitatif sur l'intérêt de l'exercice", mais il n'a pas résisté à la volupté du paraître. "Je vais être interrogé sur tout", a-t-il craint toutefois. Les questions sur ses arbitrages au faciès: l'éviction de Delphine Batho du gouvernement, mais le maintien de Montebourg, les fractures suscitées par les réformes des retraites et du mariage en faveur des homosexuels (lien sur l'opposition au sein du PS), la montée du chômage mais la baisse du pouvoir d'achat, ou encore la montée du FN mais la baisse du taux du Livret A, la surfiscalisation des contribuables mais la dégradation de la France par l'agence de notation Fitch ou la répression à la fois policière et judiciaire et le retour annoncé de l'ancien président Nicolas Sarkozy. 
En trente minutes ! Le changement, c'est que "plus c'est court, plus c'est bon" !  En français, "plus c'est court, meilleur c'est !" mais vous n'êtes pas obligé de le croire...

D'autres formules ont été évoquées, mais il s'est finalement rallié à l'idée qu'il devait parler directement. "Ne pas parler dimanche, ça se verrait presque davantage que de parler", a ainsi résumé un conseiller du palais de l'Elysée. François Hollande est pris au piège par le système et par l'obligation de rendre des comptes: il doit s'exprimer même s'il n'a rien de nouveau à dire et bien qu'il n'ait d'autre solution que d'afficher "cohérence", détermination" et "confiance". 
La pégagogie anesthésiante a démontré ses limites. Lui suffira-t-il de se justifier, de faire des constats ponctués de "il y a..." et d'aligner  en batterie de belles intentions marquées de "il faut"? Comment pourrait-il continuer à mettre en cause le quiquennat précédent, alors qu'après un an de pouvoir sans partage les chiffres tombent, toujours plus accablants ?   

Hollande se cherche toujours

Le chef d'Etat néophyte s'était livré à cet exercice l'an passé à l'Hôtel de la Marine place de la Concorde, en guise de changement. Dans l'idéologie et le symbole, le président socialiste voulut sortir de son palais, se rapprocher du peuple, démocratiser la fonction.  Mais l'impopularité de ses mesures politiques l'envoie dans les cordes, le renvoient dans ses murs. Cette année, il réintègre l'Elysée la queue basse, contrairement à un engagement de campagne. 

Tous les commentaires des suppôts médiatiques de la majorité présidentielle tentent d'occulter ses engagements, dont celui du 14 juillet 2012, quand il avait expliqué son choix de s'exprimer dans un autre lieu que le palais présidentiel pour garantir "la plus grande liberté et la plus grande indépendance" à son entretien.  Billevesée !

Le changement au rétroviseur

"La question n'est pas de savoir si c'est une bonne idée de parler, c'est une nécessité, c'est une tradition", insiste son compagnon de route et conseiller, le maire de Quimper Bernard Poignant. "Le 14 Juillet, c'est le jour où il faut marquer la solennité de la fonction. Ce jour-là, ce qui est solennel, c'est ce qui est normal", insiste-t-il.

Souvent chef d'État socialiste varie

Il parlera donc encore, et  de l'Élysée. Après avoir snobbé les symboles du pouvoir, Hollande veut s'essayer devant les Français à montrer qu'il incarne bien la fonction. "De plus en plus de gens lui disaient qu'il n'était pas nécessaire d'aller ailleurs qu'à l'Élysée", rétropédale Bernard Poignant. Ces gens-là, qui sont-ils?

Les anonymes ont la parole
"Si on avait un message commun, on pourrait le marteler ", grince un ministre en constatant l'absence de coordination.

Le message est-il tout dans le décor ? 

Parachutiste blessé
au premier 14 juillet de Hollande
Les monologues des conférences de presse à l'Élysée réussisent-ils mieux que les entretiens télévisés, trop confus. Le problème de communication de l'exécutif n'est toujours pas résolu. Malgré une équipe renforcée de conseillers en communication, ou  à cause d'effectifs en surnombre, la boîte à couacs est béante. Dernier exemple en date, l'échange entre le nouveau ministre de l'Écologie, Philippe Martin, et celui du Redressement productif, Arnaud Montebourg, sur les gaz de schiste. Ce dernier rompt la solidarité gouvernementale -qui a valu à la petite Batho d'aller mouiller plus loin- et insiste sur la nécessité de trouver une technique d'extraction écologique, alors que l'âne Martin et le sombre Ayrault s'accrochent toujours à la bouée du maintien de l'interdiction totale de l'exploitation des gaz de schiste.

Dimanche, le chef de l'État devrait étaler son aveuglement



C'est d'abord sa conviction que l'inversion de la courbe du chômage est possible, alors que personne n'y croit plus, même dans son propre camp. "Avec les emplois aidés, on peut y arriver. Mais cela ne résout pas la question de l'orientation politique", soupire un député qui préconise sans doute un "emploi aidé" pour le chômeur de l'Elysée. 


Bien fol est qui s'y fie: la garde rapprochée du chef de l'État fait bloc.
 
Et c'est bien le problème. "Changer de cap serait une erreur", a expliqué, au Monde, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. Et ce fin politicien du verbe d'ajouter: "Notre discours, lui, doit changer. Nous devons désormais beaucoup plus positiver et valoriser ce que nous avons fait." 
Au PS, on s'inquiète que son premier cercle incite François Hollande à suivre sa pente naturelle qui le porte à l'indécision et à l'espérance. La situation est jugée socialement alarmante par certains et réclamerait un changement de ligne, mais Hollande croit en sa bonne étoile, se replie sur lui-même, s'isole et se coupe des réalités. Il attend que la croissance revienne aux USA et de tirer les marrons du feu.

L'orgueilleux président de la République écoute intellectuels et élus, mais se bute

Ni Bruxelles, ni les marchés n'acceptent cet attentisme. Les Français s'impatientent et condamnent cette passivité béate. Le discours de l'exécutif ne passe toujours pas auprès de l'opinion. 

Après un léger sursaut, la cote de popularité du chef de l'État est retombée au plus bas. A 30 %, moins trois points dans l'IFOP. Et selon l'institut BVA, François Hollande n'est jugé capable de prendre les bonnes décisions que par  30 % des Français. "Le cap est difficile, alors pour beaucoup de Français il n'est pas agréable à leurs oreilles", relativise Bernard Poignant.

Après l'épreuve sado-maso de l'entretien de dimanche, François Hollande recevra à déjeuner quelques personnalités, comme le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, ou le président malien par intérim Dioncounda Traoré, puis ira oublier à Boulogne-sur-Mer (PS), à l'occasion de la Fête du pédalo   de la mer.