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mercredi 15 juillet 2015

Quand Hollande assurait qu'il ne donnerait pas d'entretien depuis l'Élysée

Le changement, c'est de ne pas faire ce qu'on a promis, mais de faire ce qu'on avait critiqué

Depuis son élection, le président de la République est maintes fois revenu sur ses promesses  

La promesse de ne pas donner d'entretien dans des lieux de pouvoirs et notamment à l'Élysée  avait été faite au printemps 2012, dans les derniers jours de la campagne présidentielle, dont sortira finalement vainqueur. Si elle ne faisait pas partie du "Moi, président", la promesse  de l'ancien premier secrétaire du PS et candidat socialiste  n'a pourtant pas été oubliée par les observateurs.
 
Elle a depuis été à de maintes fois bafouée. Ainsi, ce 14 juillet, par exemple.
Il vient par exemple de donner son traditionnel entretien du 14 juillet pour la troisième année consécutive au palais de l'Élysée, un lieu qu'il avait également choisi pour s'adresser aux media audiovisuels français destinés à l'international à l'automne 2012 ou encore pour évoquer la situation en Centrafrique en décembre 2013. 

Hollande ne fait pas ce qu'il dit

Le 4 mai 2012, François Hollande l'avait assuré sur le plateau du Grand Journal de Canal+: il n'y recevrait pas les journalistes s'il était élu. "Je ne ferai pas d'émission spéciale, d'émissions où l'on convoque des journalistes - par ailleurs estimables - dans les lieux du pouvoir," assurait-il alors, à l'occasion de sa dernière interview avant le premier tour de la présidentielle. 

"Non, président de la République, je viendrai à vos invitations", avait-t-il promis. Et de conclure : "Vous me rappellerez à mes engagements." Une tirade en écho à l'entretien accordé quelques semaines plutôt à France Inter, dans laquelle François Hollande affirmait encore plus directement qu'il ne donnera pas d'entretien dans le fameux hôtel particulier du 8ème arrondissement.

mardi 21 avril 2015

Nomination à la présidence de France TV: Hollande n'apporte ni changement ni transparence

Une "procédure anti-démocratique", selon les rédactions de France 2 et France 3

Un grand serviteur de l'Etat socialiste est à la manoeuvre...

On était tranquille: Hollande avait promis! Moi président apporterait le changement...
"Moi président de la République, je n'aurai pas la prétention de nommer les directeurs des chaînes de télévision publique; je laisserai ça à des instances indépendantes. Alors, voyons de plus près ce qu'un socialiste appellent indépendance une fois qu'il a accédé à l'Elysée, en trompant la confiance des électeurs...

Dès que possible, Hollande a nommé Olivier Schrameck, un homme intègre et indépendant des partis comme l'atteste un parcours politiquement neutre de conseiller technique, puis chargé de mission auprès du ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation Gaston Defferre, directeur du cabinet du ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports Lionel Jospin, puis directeur de cabinet du Premier ministre Lionel Jospin... Mais la socialiste Marie-Noëlle Lienemann déclara: "Olivier Schrameck est un déconnecté du pays réel [...] Olivier Schrameck n'est d'aucune cour, il est très indépendant. Je dirais que c'est un "schrameckien". Dans... Le Monde, Catherine Trautmann lui avait apporté sa caution d'ancienne ministre de la Culture et de la Communication sous... Lionel Jospin: "Je pense qu'il a été choisi parce qu'il n'est mêlé à aucun intérêt dans ce secteur. En outre, c'est un homme qui sait construire des compromis en prenant en compte tous les points de vue". Bien vu, mesdames...
 
Les sociétés des journalistes de France 2 et France 3 ont dénoncé la procédure de désignation du prochain président de France Télévisions par le CSA: "anti-démocratique" et "sans aucune transparence" hurlent ce mardi dans une tribune publiée par Le Monde, les ex-soutiens du candidat Hollande en 2012...

Dans leur manifeste, les SDJ déplorent "le règne de l'opacité" dans leur manifeste et que le Conseil supérieur de l'audiovisuel "refuse de révéler le nombre et le nom des candidats retenus" pour la présidence du groupe audiovisuel public de France Télévisions.
"L'équipe dirigeante va donc être choisie dans les bureaux d'un organe administratif de 8 membres, sans aucune transparence", écrivent les SDJ de France 2 et de la rédaction nationale de France 3.

"Alors que les auditions des candidats à la présidence des chaînes parlementaires, LCP et Public-Sénat, sont retransmises en direct, la nomination du patron de France Télévisions, ses 5 chaînes, ses 3 milliards de budget, va se dérouler dans les couloirs feutrés de la Tour Mirabeau", siège du CSA, regrettent-elles.
"Pour les journalistes du service public il s'agit d'une procédure anti démocratique, sur la forme comme sur le fond. Que sait-on du projet éditorial qui sera retenu? Quelle vision pour l'information des différentes chaînes (...)? Quel engagement pour que l'indépendance et le pluralisme [sic !] restent la priorité de nos rédactions ?", s'interrogent-elles.

Le CSA a autorisé les candidatures... secrètes 

Alibi ? Pour ne pas dissuader les postulants ayant d'importantes responsabilités, mais procédure aussitôt critiquée depuis déjà plusieurs dernières semaines. Début avril, l'UMP avait notamment dénoncé le "mystère" et "l'opacité" entourant le processus de sélection.

Cet "entre-soi (...) prête le flanc à tous les soupçons de pression politique", ajoutent les SDJ, qui regrettent que "citoyens et salariés" soient "tenus à l'écart des débats autour de l'avenir de la télévision publique". Démocratie directe ? Les experts auto-proclamés et les décrypteurs hautains appellent les citoyens à débattre ! Sauront-ils penser seuls?... 

L'autorité de régulation de l'audiovisuel a indiqué avoir reçu 33 candidatures - dont celle de Cyrille Hanouna et peut-être de Valérie Trierweiller - pour le poste le plus important de l'audiovisuel public, et il fera son choix à huis clos entre le 22 avril et le 22 mai, pour une prise de fonction mi-août.

Des candidats d'envergure ont "déjà" été recalés la semaine dernière.
Emmanuel Goût, ancien président de Canal Plus Italie, qui a été rejeté, déplore de n'avoir pas été entendu par ses pairs
D'autres gros calibres ont été refoulés: Marie-Christine Saragosse (55 ans, France Médias Monde: RFI, France 24 et Monte Carlo Doualiya), Didier Quillot (55 ans, ex-Lagardère), Emmanuel Hoog (AFP) ou encore Alexandre Michelin (directeur général de Microsoft MSN et ex-directeur de l'antenne et des programmes de France 5) ou encore le délégué SNJ de France Télévisions, Serge Cimino, n'auraient pas été sélectionnés.
Sept candidats pré-sélectionnés. Selon la presse, parmi les finalistes supposés figurent le président sortant de France Télévisions, Rémy Pflimlin, Pascal Josèphe, ex-directeur d'Antenne 2, Cyrille du Peloux, dirigeant de Veolia, Delphine Ernotte, directrice exécutive d'Orange, Robin Leproux (Ex-RTL et M6), Nathalie Collin, DG adjointe de La Poste et Christophe Beaux, PDG de La Monnaie de Paris. 
Vive la parité: deux femmes pour cinq hommes, sans que des ministres habituellement féministes, Ségolène Royal, Fleur Pellerin ou Laurence Rossignol, ne bronchent... Même que Najat Vallaud-Belkacem, adepte de la théorie du genre, regarde ailleurs. les femmes sont bien défendues !

jeudi 5 mars 2015

Centre Pompidou: Hollande y place l'un de ses conseillers

Dans l'Etat PS, les nominations restent le fait du prince

Les critiques pleuvent sur la nomination de Serge Lasvignes

C'est qui celui-là ?
A 61 ans, Serge Lasvignes ne prend pas sa retraite. Le 4 mars, pour son anniversaire, le 6, le président Hollande lui offre une sinécure, en attendant probablement une retraite dorée de préfet hors-cadre ou de se faire entreposer aux Affaires sociales comme inspecteur général. Cet énarque (1989) était jusqu'alors directeur au secrétariat général du gouvernementEt les artistes retiennent leur souffle craignant pour leurs carrières. Cet illustre inconnu du monde artistique est tombé dans les tuyaux de Pompidou à la faveur de désaccords dans le marigot de l'art et sous la contrainte d'un rajeunissement de l'entourage du président. Or, le gagnant est un administrateur, sans aucune compétence à ce jour dans le domaine qui sera le sien par la volonté du prince. Un prince dont la culture et l'ouverture artistiques restent en friches.

"Un retour aux pratiques que nous critiquions", regrette Aurélie Filippetti

On nous dira que le CSA est indépendant mais il fait silence, tandis que sur France Info, la question n'effleure pas la journaliste "indépendante" Anne Chépeau... Sans expérience dans le domaine de la culture - mais Hollande en avait-il aux pouvoir...-  cet énarque agrégé de lettres ne fait pas l'unanimité et la socialiste Aurélie Filippetti, ministre virée du gouvernement, souligne qu'il serait temps que le changement annoncé par Hollande soit la mise en place de procédures pour que ce genre d'aberrations ne se produisent plus. 
"Ce sont des polémiques qui affaiblissent tout le monde, déplore Aurélie Filippetti. J'avais essayé d'en mettre en place [des procédures, assure-t-elle] pour qu'il y ait une transparence dans les nominations".
L'ancienne ministre de la Culture regrette les accusations "de népotisme" qui planent sur de nombreuses nominations dans ce domaine. "Il faut des procédures, se présenter dans le cadre d'un appel à candidatures, présenter un projet, estime-t-elle. On est revenu à un type de pratiques que l'on critiquait".

Du changement dans l'audiovisuel
Et l'ex-ministre en fuite à l'arrivée de Valls de citer en exemple les procédures de nomination dans l'audiovisuel public, aujourd'hui assurées par le CSA. "Elle permettent que l'on n'ait plus l'impression que la culture, c'est ce que l'on donne pour récompenser une carrière ou lorsque l'on doit changer quelqu'un de poste".
Mais, Filippetti a la mémoire qui flanche. Nous ne faisons même pas allusion aux nominations qui ont irrité la gauche, celle de Jacques Toubon, comme Défenseur des droits, ou de Laurence Boone à la place d’Emmanuel Macron pour suivre les questions économiques à l'Elysée. Restons dans le domaine supposé de l'ex-ministre de la Culture. Oublions la niche de Jack Lang à l'Institut du monde arabe ou de Jean-Pierre Jouyet à la Caisse des dépôts et consignations et arrêtons-nous sur le cas Olivier Schrameck au... CSA. Il est convenu d'affirmer qu'il est très compétent, mais Schrameck, qui a remplacé le déjà "très compétent Michel Boyon" a surtout un sens politique... Et quand la presse de gauche évoque un État PS, c'est pour nier le fait du prince et pour assurer qu'il est loin le temps de l'ORTF de Gaulle !

Malgré les précédentes controverses, le Conseil des ministres a nommé le nouveau président du Centre Pompidou, mercredi, sans mise en concurrence, sans remise de dossier par les postulants. C'est une surprise puisque son nom n'est apparu que la veille parmi les successeurs potentiels d'Alain Seban qui ne souhaitait pas exercer un troisième mandat. Serge Lasvignes n'a jamais exercé de responsabilité dans le secteur de la culture. Après huit ans à l'Elysée, il a probablement des talents cachés et notamment des compétences en art moderne et en art contemporain. Pourtant, celui qui fut professeur de français dans une autre vie, voue plutôt une passion à la littérature. Il part donc avec un lourd handicap, à la différence de son prédécesseur Alain Seban, déjà énarque lui aussi, qui n’avait certes pas de passé de conservateur à son arrivée à la tête du Centre Pompidou en 2007, mais qui avait occupé plusieurs postes  auparavant dans la culture.
Hollande - et la Fleur de la potiche Pellerin qui assume - ne se sont visiblement pas posé la question de savoir s'il est plus raisonnable de nommer une personnalité de l’art capable d’incarner l’institution à la tête du deuxième musée d’art moderne et d’art contemporain au monde, plutôt qu'un comptable.

Un professionnel de l'art qui veut rester anonyme: "Ramener le Centre à la raison"

"Lorsque l'on vient du privé, on est sidéré de voir comment fonctionne Pompidou. Paralysie syndicale menaçante, effectifs pléthoriques, petits jeux permanents de pouvoir, tracasseries et lourdeurs administratives de tous ordres et petits moyens d'acquisition, tout est là pour bloquer le système. Si le nouveau président est choisi pour ramener ce vaisseau à la raison et à la mesure du monde contemporain, pourquoi pas ? C'est quand même envoyer un soldat au casse-pipe."

Gilles Fuchs, président du prix Marcel Duchamp: "Un élément d'apaisement"

"C'est un sage, d'une grande expérience, éminent conseiller d'État et très au fait de l'entrelacs du droit public et du relationnel avec les tutelles" assure Fuchs, président de l’ADIAF (Association pour la Diffusion Internationale de l'Art Français) et collectionneur, dont on se demande ce qui fonde tant d'éloges, sinon la continuité du business. À la direction de ce paquebot, il sera un élément d'apaisement après le passage d'Alain Seban, homme fort, très engagé, qui a créé un certain tohu-bohu parmi le personnel et les curateurs."

Daniel Buren, artiste: "Faire passer la politique au second plan"

"Un haut fonctionnaire à la tête du Centre Pompidou? C'est comme d'habitude ! Je ne connais pas Serge Lasvignes, donc je n'ai aucun point de vue sur la personne. Être négatif a priori serait stupide, explique le sympathique Buren. Je constate simplement que c'est un choix politique d'une personnalité extérieure au monde de l'art, donc peu au diapason de cette vitrine qu'est Beaubourg. Quand Alain Seban, proche de Jacques Chirac, a été nommé à ce même poste, tout le monde a hurlé. Comme Seban est devenu un mordu de l'art, que son intérêt s'est accru au fil des expositions - et pas d'une manière superficielle -, il a prouvé ses compétences et sa valeur. Il a bien fait son travail de président du Centre Pompidou pendant huit ans. En restant à son poste sous la présidence de François Hollande, Seban a réussi à faire passer la politique au second plan. Il faudra se reposer la question dans deux ans pour voir si, cette fois, c'est la catastrophe ou au contraire une opportunité."
Hugues Gall, ancien directeur de l'Opéra de Paris: "Du doigté et de l'entregent au plus haut niveau"

"C'est un homme réputé pour sa grande intelligence et son ouverture d'esprit. Certes, il n'est pas du sérail, mais le Centre Pompidou est structuré avec des directeurs plus ou moins autonomes selon la personnalité du président. Gageons qu'ils en auront davantage avec Lasvignes qu'avec Alain Seban. Plus que des compétences techniques, diriger un établissement public demande du doigté et de l'entregent: l'ancien secrétaire général du gouvernement en possède au plus haut niveau. Éric de Chassey, lui aussi candidat, est peut-être historien de l'art, mais il n'a fait que diriger la Villa Médicis [ce qui est un plus !]. Je réagirai autrement s'il s'agissait du Louvre."

Bertrand Lavier, artiste: "Il faut un grand homme"

"Un musée, c'est avant tout quelqu'un. Et quelqu'un qui a la durée devant lui. C'est avec ce principe que Glenn Lowry au MoMA (Museum of Modern Art) de New York et Nicholas Serota à la Tate de Londres ont réussi à faire de leurs musées de grands musées. 
Le Centre Pompidou a une autre histoire: elle a commencé avec un tandem administrateur-historien de l'art, Robert Bordas et Pontus Hulten, une grande pointure. Après ces pionniers, et surtout après Dominique Bozo qui a cumulé les compétences et étendu ses fonctions, les duos ont varié de force et d'intérêt. Quand Alain Seban est arrivé, il avait déjà une vision et une pratique de ce qu'était la culture. Il s'est passionné, s'est battu pour trouver l'argent des expositions choisies avec son directeur, Alfred Pacquement, pour défendre mieux les artistes français. Bref, il s'est imposé, quitte à se mettre dans la lumière. Peut-être que Serge Lasvignes, 61 ans, a un autre profil, plus discret, qui laissera plus de place à Bernard Blistène, l'actuel directeur du MNAM (Musée national d'art moderne). 
Le nouveau président aime Chateaubriand, moi aussi ! Mais un grand directeur d'institution doit avoir une autorité, afficher une vision, être en résonance avec l'époque qui a tant de mutations. Je refuse les procès d'intention. Cela dit, si ce n'est qu'une affaire de chaises musicales, s'il s'agit juste de servir les frustrés de la République, c'est consternant."


jeudi 3 juillet 2014

Candidat Hollande:"Moi, Président de la République, je n’aurai pas autour de moi, à l’Elysée, de personnes jugées et condamnées"

Listes des 57 condamnés toujours en fonction au gouvernement ou au Parti Socialiste


"Je pourrai envisager de démissionner lorsque tous les élus du PS condamnés définitivement, et ils sont nombreux malheureusement, auront également démissionné de toutes leurs fonctions exécutives. Cette règle doit être également appliquée à tous les élus socialistes mis en examen."

"il y a 57 élus socialistes, maires de grandes villes, parlementaires ou présidents de conseils généraux, qui ont été mis en examen ou condamnés et qui continuent à occuper d'éminentes fonctions".

En guise d'introduction, voici la citation qui m'a donné envie d'en savoir un peu plus  alors que François Hollande déclamait sa tirade ..."Moi, Président de la République, je n’aurai pas autour de moi, à l’Elysée, de personnes jugées et condamnées. Est-ce que je peux être plus clair?"  Petit rappel ...

Déclaration  de François Hollande avant son élection,
25 secondes de Malhonnêteté 
flagrante




Voici donc la "République Irréprochable" à la mode socialiste

Je n'ai relevé que des responsables PS en activité et élus, car il y a trop de seconds couteaux socialistes à la morale défaillante...

  1. ANDREONI Serge (sénateur PS) mis en examen pour complicité de trafic d'influence dans une affaire de marchés publics présumés frauduleux.
  2. ANDRIEUX Sylvie (Député PS) condamnée aujourd'hui à 3 ans de prison dont deux avec sursis, à 100.000 euros d'amende et à 5 ans d'inéligibilité. complicité d'escroquerie et détournement de fonds publics. Figaro
  3. AYRAULT Jean Marc (Ministre PS) 1997 délit de favoritisme dans l’attribution d’un marché public
  4. BERNADINI François (Maire PS) condamné en 2002 pour une ingérence, détournement de fonds publics, abus de confiance et abus de biens sociaux. à 18 mois de prison avec sursis, 400 000F d'amende et cinq ans d'inéligibilité. L’Express
  5. BINET Erwann Député en Isère, rapporteur PS du mariage gay, condamné pour diffamation le 23 juillet 2013.
  6. BOURQUIN Christian (Conseil régional PS) condamné en 2012  à 2 mois de prison avec sursis pour délit de favoritisme
  7. BUCHET Pascal (Maire PS) condamné en 2012 pour harcèlement moral, après le suicide d’une de ses collaboratrices Libération
  8. CAMBADELIS Jean-Christophe (Député PS de Paris)
    Pour recel d’abus de confiance Condamné en 2006 à 6mois de prison avec sursis et 20 000€ d’amende, dans l’affaire des emplois fictifs de la MNEF.Il
    avait été rémunéré par la mutuelle proche du PS entre 1991 et 1995, à
    hauteur de quelque 620 500 francs au titre d'une activité fictive de conseil.
  9. CHAOUAT Yacine (maire adjoint PS) chargé de la médiation et condamné en 2011 en appel pour violences conjugales.
  10. CIOT Jean-David, le premier secrétaire fédéral et collaborateur de Guérini, mis en cause pour recel de détournement de fonds publics. Figaro
  11. CUVILLIEZ Christian  (Union de la gauche) condamné en 2003 par la Cour d'appel de Rouen à un an de prison avec sursis et à deux ans de suppression des droits civiques, civils et de famille pour détournement de fonds publics et recel.
  12. DALONGEVILLE Gérard (Maire PS) condamné faux en écriture et usage de faux, détournements de fonds publics, favoritisme et recel de favoritisme Le Monde
  13. DELESSARD Monique   (Maire PS)  Condamnée ne 2010 à 15 mois de prison avec sursis et à une peine d’inéligibilité pour avoir marié illégalement l’ancien député-maire Jacques Heuclin, à l’article de la mort.
  14. DÉSIR Harlem (n°2 du PS Député européen) 1998 condamné à 18 mois de sursis   30 000 F  pour recel d'abus de biens sociaux De novembre 1986 à octobre 1987, il a reçu un salaire fictif mensuel de 10 500 francs de l'Association régionale pour la formation et l'éducation des migrants, basée à Lille. L'actuel n° 2 du Parti socialiste occupait la présidence de SOS-Racisme.
  15. DESTRADE Jean-Pierre (Conseiller Général PS )Condamné en 2005 à 3 ans de prison dont 2 avec sursis et 10.000 euros d’amende dans une affaire de trafic d’influence et d’escroquerie,  une peine couverte par sa détention provisoire.
  16. ECOCHARD Janine  (PS) Vice-Présidente du CG des Bouches-du-Rhône Condamnée en 1998 dans l’affaire Urba sur le financement occulte du PS.
  17. EMMANUELLI Henri (PS) 1997 Condamné pour complicité de trafic d'influence dans l'affaire Urba. Également mis en examen en 1998 dans le cadre de l'affaire Destrade de financement illégal du Parti socialiste. En 2005, il s'associe au NPS d'Arnaud Montebourg . Et oui... le vicomte, soi même !!
  18. FILIPPETTI Aurélie (Ministre PS) 2014 condamnée à verser 2 000 € à "Voici" au nom du "droit légitime à l'information dans une société démocratique, devant lequel doit céder la protection de la vie privée"
  19. GAIA Robert (Député PS) du Var condamné en 2002 pour favoritisme.  (Libération)
  20. GAUDERON Jean , (PS), directeur général des services (DGS) de L'HaŸ-les-Roses, mis en examen pour recel d'abus de biens sociaux, détournement de biens publics et corruption.
  21. GRANIE Bernard (PS) Bouches-du-Rhône, condamné à 2 ans de prison ferme, 100.000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité pour corruption dans le cadre de marchés publics.
  22. GUÉRINI Jean-Noël (PS) président du CG mis en examen en 2011 pour  prise illégale d’intérêts, trafic d’influence, association de malfaiteurs et complicité d’obstacle à la manifestation de la vérité
  23. HIDALGO Anne (PS)  condamnée en 2012 à 40 000 € d'amende pour infraction à la législation sur la durée du travail.
  24. HUCHON Jean-Paul pour (PS) prise illicite d'intérêts sur marchés publics en 2007, condamnation confirmée en appel en 2008. Délit commit dans le cadre de sa fonction de président de la Région Ile de France, dont il demande la reconduction aujourd'hui à ses électeurs.
  25. JIBRAYEL Henri (Député PS) intéresse la justice escroquerie et détournement de fonds publics.
    Figaro
  26. KALTENBACH 
Philippe (Sénateur Maire PS) mis en examen pour corruption active et passive, recel, complicité. Le Figaro
  27. KUCHEIDA Jean-Pierre , (Député-maire PS) le soutien de Hollande, mis en examen pour détournement de fonds publics
  28. LAIGNEL Michel (PS)condamné en 2005 à 2 ans de prison  avec sursis et 2ans d’illégibilité  pour favoritisme, prise illégal d’intérêts et faux et usage de faux, en écriture publique
  29. MAHEAS Jacques , (sénateur et maire PS) condamné définitivement en cassation en mars 2010 pour des faits de harcèlement sexuel datant de 2002. (En pleine affaire DSK, cela faisait un peu trop d'obsédés sexuels pour un seul PS !)
  30. MAUROY Pierre (Sénateur PS) condamné  à 20 000€   d’amende avec sursis pour abus de confiance et devra, avec Lyne Cohen-Solal et Bernard Masset, son ancien directeur de cabinet, rembourser 19 654€
  31. MELLICK Jacques(Maire PS ) en 1996 condamné pour témoignage de complaisance dans l'affaire OM-Valenciennes L’Express
  32. MONTEBOURG Arnaud (Ministre PS) ministre du Redressement productif, mis en examen en 2010 pour diffamation et condamné en 2012  pour injures par le TGI de Paris
    condamné ce lundi 17 décembre 2012 à verser 2.000€ de dommages et intérêts pour avoir porté atteinte à la présomption d'innocence du sénateur PS Jean-Noël Guérini.
  33. MOSCOVICI Pierre (Ministre PS) condamné pour atteinte au droit à l'image à une amende de  1220€ Libération
  34. NAVARRO Robert , (Cadre PS) dans l'équipe de campagne de François Hollande, objet d'une plainte du PS pour enrichissement personnel et bus de confiance, pour des frais personnels et des pizzas entre 2008 et 2010 pour 42.000 € ...Soutien de François Hollande à la primaire socialiste, il intègre son équipe de campagne durant l’été 2011.
  35. NOYES Jean-François (PS)mis en examen en 2012 dans le cadre de l'Affaire Guérini dont il était le directeur de cabinet pour association de malfaiteurs en vue de trafic d'influence et recel de trafic d'influence.
  36. PASTOR Jean-Marc (Sénateur PS) Notes de frais frauduleuses Médiapart révèle le 27 juin 2011 que le sénateur avait transmis à la trésorerie du Sénat deux factures de restaurant émises dans le Tarn, son département, pour un montant total de 2492 €. Il menace Médiapart de poursuites, produisant un faux communiqué de Gérard Larcher pour l’occasion, alors Président du Sénat, avant de se rétracter et de rembourser l’intégralité des notes de frais.
  37. PRADILLE Claude (Sénateur PS) Condamné en 1995 à cinq ans de prison de ferme, cinq ans d’inéligibilité et 300.000 francs d’amende pour « faux et usage de faux, corruption, complicité d’escroquerie et subornation de témoins » dans une affaire où il était soupçonné d’avoir fait construire sa piscine sur des fonds publics de l’Office HLM du Gard
  38. PUIGMAL Eli  (Maire PS) Condamné en2012 délit de favoritisme dans les conditions d’attribution de marché
  39. PUPPONI François, (Député PS) poursuivi pour abus de biens sociaux Figaro
  40. ROYAL Ségolène (PS) condamnée  pour des licenciements abusifs datant de 1997  Libération
    Figaro
  41. SEVE Patrick ( maire PS) tête de liste aux sénatoriales dans le Val-de-Marne, mis en examen, dans le cadre d'une enquête sur les marchés publics de sa commune, pour octroi d'avantages injustifiés et soustraction de fonds publics.  
  42. TAUBIRA Christine (ministre PS) condamnée le 27 septembre 2004 par le tribunal des Prud’hommes pour licenciement abusif, rupture abusive de contrat, et à verser 5300 euros après avoir exploité son ancienne employée DreuzInfo
  43. TEULADE René sénateur-maire PS d'Argentat (Corrèze), avait été condamné en juin 2011 à 18 mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende pour abus de confiance par le tribunal correctionnel de Paris. En octobre 2012, Hollande lui avait rendu hommage lors du Congrès de la Mutualité Française: "Je salue les présidents qui ont marqué l'histoire de votre organisation. René Teulade auquel je suis lié par une fidélité corrézienne (....)".source
  44. VALLINI André (Sénateur PS ) Poursuivi pour Licenciement abusif et harcèlement moral par son attachée parlementaire avec qui il a fini par trouver un accord. A reçu une plainte contre X pour concussion et utilisation frauduleuse de fonds publics. Proche de François Hollande, cet ancien président de la Commission Outreau conseille le candidat socialiste sur les questions de justice.
Cette liste n'est pas exhaustive évidemment
Chaque jour qui passe amène un nouveau scandale de gauche
Si vous voulez m'aider à la compléter, ou bien la corriger éventuellement,  je vous en remercie d'avance.


Quelques mises en examen :

  1. CAHUZAC ministre du budget mis en examen après ses aveux pour blanchiment de fraudes fiscales.
  2. DSK mis en examen pour "proxénétisme aggravé" [http://www.atlantico.fr/pepites/affaire-carlton-lille-dsk-pratiquait-abattage-et-non-libertinage-selon-juges-808691.html]Atlantico[/url]
  3. JIBRAYEL Henri(Député PS) intéresse la justice escroquerie et détournement de fonds publics. Figaro
Texte dû à Calculette le Mer (sous sa responsabilité) - Dernière édition: 28 Mai - 17:58, édité 97 fois

dimanche 8 juin 2014

D-day 2014: la presse ridiculise Hollande

Hollande fait le désespoir de ses hagiographes mais le bonheur des observateurs

Parce que, selon ses dévots désespérés, il aime le verbe et manie l’humour comme un bouclier, 
François Hollande se penche souvent sur son cas dans ses interventions officielles par le biais de fréquentes références à sa situation politique et les flatteurs valorisent désormais les travers et bulles qualifiés de couacs et quand ils ridiculisaient les bourdes de son ex-concubine mortifiée. L'une est arrogante, l'autre ridicule, mais la presse aux ordres a désormais pour mission de rattraper les bulles présidentielles et de les parer de couleurs irisées.
"Rien ne se passe comme prévu", avait noté François Hollande face aux journalistes avant de devenir un candidat par défaut de la gauche, suite à la "défaillance" de Dominique Strauss-Kahn. Il taclait ainsi les commentateurs, les pronostiqueurs et les rivaux politiques de son propre camp, mais ses courtisans en firent de l'humour, si grinçant fût-il. Ainsi ne fallait-il pas sous-estimer le président qui était le fruit du hasard !
Du coup, Hollande se verrait bien en David contre Goliath. En prononçant son discours au cimetière américain de Colleville-sur-Mer samedi, le succédané de DSK a salué l’ "énergie infatigable " des soldats alliés qui ont mené "un affrontement acharné, incertain, décisif " face à des "nazis sûrs d’eux". C'est dit: tout opposant à sa politique, aussi "déterminée" qu'incertaine soit-elle depuis deux logues années, est un nazi. Le hasard s'acharnant, un bus de 50 touristes a versé au fossé au retour d'une visite à ce cimetière de Colleville-sur-Mer, ce 7 juin 2014, précisément... Mais, histoire de hausser Hollande au niveau de l'illustre DSK et de l'effacer dans ce qu'il a de plus glorieux, les alcôves du pouvoir, à défaut de puissance, la presse révèle que Pépère continuerait de butiner de ci- de-là...    

"Gouverner, c’est pleuvoir", avait-il lâché, en pleine affaire Cahuzac, citant le Maréchal Lyautey lors d’une visite d’Etat au Maroc.

"Du noir surgit la lumière", a-t-il déclaré la semaine dernière, récitant sa fiche, après avoir admiré les Outrenoirs de Pierre Soulages et avant de préciser, fataliste : " la lumière, nous la cherchons." De quoi galvaniser les foules dans le marasme !

Et Hollande a encore brillé lors de la célébration des 70 ans du D-day de 1944
Le président Hollande aurait commis deux bavures républicaines dès son accueil de la reine Elisabeth II. 
Le très strict protocole anglais ne l'autorisait pas à tendre la main le premier pour saluer la reine, ni à s'asseoir avant elle dans la voiture qu'ils partageaient. S'il fallait bien que la souveraine s'attendît à subir les manières socialistes, mais elle était en revanche en droit d'attendre le respect dû à son âge, fusse par un rustre sans culotte envers une dame. Le très basique président lui aura peut-être néanmoins épargné la vue de sa braguette ouverte...


Elégance à la française: Hollande, exception culturelle
La récep- tion  de la souve- raine à l'Elysée aura encore été un grand moment de honte
le président socialiste portait encore un pantalon trop grand pour lui, dans un effort désespéré pour se donner une certaine stature internationale.

Pépère peine parmi les grands de ce monde.
Voyez-moi ça, derrière le même pupitre que Barack Obama. On ne peut décidément rien pour lui !


Toast des républicains à la démocratie
Mais lorsque dans l’après-midi, le Président a abusé du mot  ' courage' à de multiples reprises, nul n'a pu lui prêter cette qualité que les observateurs s'accordent à lui dénier. En concluant son discours de Ouistreham, il a donc invité tous les chefs d’Etat réunis, à lui insuffler de ce courage. "A nous aujourd’hui de faire preuve de la même hauteur de vue, de la même audace, de la même volonté ". Il faisait à l'évidence allusion à la crise ukrainienne qu'il a pourtant contribué à encourager et entretenir derrière Obama et Cameron. 
Il pensait donc plutôt à la situation française et à sa propre impuissance face à la résistance du patronat et de la CGT, comme au mépris de l'opposition et aux défis de sa majorité présidentielle déboussolée...

Son "Rien ne se passe comme prévu" ne cesse de raisonner comme le constat de l'échec du changement qu'il annonçait.   






dimanche 5 janvier 2014

Hollande est-il encore socialiste en devenant "social libéral"?

L'évolution sociale libérale de Hollande ne fait-elle tanguer que Batho ?

Hollande est-il encore "socialiste" ? 
Ou "social-démocrate", "social-libéral", voire "libéral" ?
Depuis les vœux de Nouvel an du Président se multiplient les articles de presse, billets de blogs, commentaires de forums, d'experts et décrypteurs, sur le thème "Hollande est-il vraiment socialiste ?" François Hollande a en effet affiché une ligne qualifiée par certains de "sociale-libérale". Le changement, promis au cours de sa campagne et attendu pendant les 20 premiers mois de son quinquennat, serait annoncé, notamment par un nouveau couplet sur les "excès" de la Sécurité sociale et les dépenses des collectivités:  la réduction des dépenses publiques "vaut pour l'Etat, mais aussi pour les collectivités locales et la Sécurité sociale, qui doit en terminer avec les excès et les abus"
Mardi soir, François Hollande est apparu comme sorti de ce corps mou et gras nourri de rillettes. Il a en effet déploré le fait que "les impôts sont devenus lourds, trop lourds, à force de s'accumuler depuis des années". Stupéfaction dans une partie de l'assistance vaguement consciente qu'il est celui qui distribue les coups de gourdin fiscal.
Des propos qui ne l'empêchent pas par ailleurs de déclarer La Réunion "en état de catastrophe naturelle", bien qu'elle soit naturellement exposée aux cyclones plusieurs fois par an. L'an passé, quasiment un an jour pour jour, le cyclone Dumile avait fait un décès recensé, comme cette année, une femme de 86 ans. Dans le sillage du cyclone Bejisa et du ministre Victorin Lurel, la Ville de Paris a même annoncé une aide exceptionnelle de 200.000 euros pour le Conseil général de la Réunion, afin d'aider aux premières réparation d'urgence sur des habitations.

L'évolution de Hollande devrait soulever davantage de questions au sein de la majorité, souligne la ministre de l'Écologie limogée par Hollande.
Hollande avant le changement
En déplorant que le revirement idéologique du président socialiste de la République "ne soulève pas davantage de questions" au sein de la majorité socialo-écolo, Delphine Batho dénonce en fait l'évolution de François Hollande vers une ligne sociale libérale lors de ses voeux
"Un mot a disparu, celui du changement. Il s'agit d'une sorte de tournant idéologique. Pour la première fois depuis le début du quinquennat, cette évolution est assumée", fait-elle observer dans un entretien au JDD.

"Le président de la République explicite des choix qui ont été faits d'emblée et précisés au fur et à mesure de l'exercice du pouvoir avec le pacte de compétitivité qui avait été débattu au sein du gouvernement, mais pas au sein de la majorité", poursuit Delphine Batho.

"Ces choix sont différents de ceux défendus pendant la campagne électorale. 

Je suis assez surprise que cette évolution ne soulève pas davantage de questions. C'est plus profond qu'une opposition entre l'aile droite et l'aile gauche, il n'y a plus de projet de société, plus d'objectif de transformation", martèle la députée PS.

mercredi 28 août 2013

Pluralisme: BFMTV et Canal+ font barrage à LCI sur la TNT

BFMTV s'oppose à l'arrivée de LCI sur la TNT gratuite 

La concurrence fait peur aux partisans de la diversité et de la vertu

C'est bien la peine d'avoir fait élire Hollande si la chaîne d'information du groupe TF1 peut bénéficier d'un amendement qui donnerait au CSA le pouvoir de faire passer en gratuit une chaîne TNT payante.

Au risque de se révéler stalinien, Alain Weill (BFM Business) estime qu' "il n'y a pas de place pour trois chaînes d'information gratuites". Dans la nuit du 24 au 25 juillet 2013, les députés ont adopté -à la surprise générale- un amendement qui permet le passage en gratuit d'une chaîne TNT payante.

Cet amendement donne au CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) le pouvoir d'autoriser un tel passage. Il pourrait en effet de mettre fin à une discrimination intolérable en démocratie en permettant à TF1 de faire enfin passer en clair sa chaîne LCI, actuellement diffusée sur la TNT payante.

Une rivalité qui déplaît souverainement à ses concurrents BFMTV (groupe NextRadioTV) et i-télé (groupe Canal+)
, déjà diffusées sur la TNT gratuite. Mercredi 28 août, lors de sa conférence de rentrée, le PDG de NextRadioTV et de RMC, Alain Weill, a redit tout le mal qu'il pense de cet amendement assurant le pluralisme.

"Pas de place pour trois"


"Il n'y a pas de place pour trois chaînes d'information gratuites", a assuré Alain Weill (BFM Business)"Il n'y a pas de place en France pour trois chaînes d'information gratuites, décrète-il.Nulle part il n'y a plus de deux chaînes", a expliqué le PDG de NextRadioTV, à qui appartient ce site web.
La vérité est tout autre. En Allemagne, les multiplex sont trois (ZDN, RTL et ProSiebenSat.1) et ont fait l'objet d'arbitrages techniques en faveur du téléspectateur et non du diffuseur et des chaînes: de ce fait, la qualité d'image de la TNT allemande est nettement supérieure à la TNT française, et permet notamment un meilleur taux de couverture et la réception mobile (voitures, trains, piétons, etc). Les groupes NextRadioTV et Canal+ sont responsables de cette disparité.

En outre, si LCI accède à une diffusion sur la TNT gratuite, cela "n'apportera pas de solution certaine à ses problèmes, assure Weill. Si LCI est en difficulté, c'est parce que LCI a fait un mauvais choix stratégique". Bref, "on passera d'une chaîne en difficulté à trois chaînes en difficultés, on passera d'un malade à trois moribonds. Cela viendrait déstabiliser BFMTV et renforcer TF1.
On va expliquer au CSA que c'est juste impossible!" polémique le patron hégémonique.

Autre argument: le passage en gratuit d'une chaîne de la TNT payante "n'est pas anodin. 
Cela a un impact économique et sur la liberté d'expression. C'est quasiment comme si une nouvelle chaîne était lancée". Pour Alain Weill, c'est donc "un changement trop important pour être effectué via une simple décision du collège du CSA. C'est un sujet suffisamment important pour justifier un appel à candidatures". 
Alain Weill édicte les règles pour les imposer au CSA
Toutefois, si une telle possibilité devait exister, Alain Weill souhaiterait qu'elle s'applique uniquement "lors du renouvellement de l'autorisation d'émettre d'une chaîne".

Aurélie Filippetti fluctue


La balle est maintenant dans le camp des sénateurs,
qui doivent examiner cet amendement le 1er octobre. L'attitude qu'adoptera le gouvernement lors du vote est très attendue, car jusqu'à présent Filippetti a balancé, hésitant à assumer le changement...
br>Le 16 juillet, lors de l'examen en commission, la ministre affirma d'abord être "défavorable" à cet amendement, avançant plusieurs raisons: "il s’agit d’attribuer une nouvelle compétence au CSA, ce qui est plus qu’une modification substantielle. Par ailleurs, les chaînes concernées avaient l’occasion de modifier le statut de leurs chaînes au moment de l’appel à candidatures pour les six nouvelles chaînes de la TNT. Enfin, il convient d’évaluer les impacts de la mesure proposée sur l’ensemble du paysage audiovisuel. Tout cela exige du temps". 

Mais, une semaine plus tard, Aurélie Filippetti n'exprime plus d'opposition
 lors du débat en séance, et s'en remet "à la sagesse de l'Assemblée". La ministre de la Culture assure alors: "cet amendement peut correspondre à la volonté que nous partageons de mieux prendre en compte l’évolution des équilibres économiques de l’audiovisuel dans les critères de choix du CSA. [...] C’est une très lourde responsabilité que vous souhaitez confier au CSA. J’en prends acte..."