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mercredi 18 décembre 2019

Le nouveau Monsieur Retraites est un ancien DRH

Le député LREM Laurent Pietraszewski est nommé secrétaire d'Etat en charge des retraites

Deux jours après la démission de Jean-Paul Delevoye, Laurent Pietraszewski hérite du dossier empoisonné




Ce spécialiste des relations sociales, qui a fait l'essentiel de sa carrière au sein du groupe Auchan, était pressenti pour être rapporteur de la loi sur les retraites.
Le député LREM du Nord Laurent Pietraszewski a été nommé secrétaire d'Etat en charge des Retraites, mercredi 18 décembre. Cette nomination intervient deux jours après la démission du haut-commissaire chargé du dossier, Jean-Paul Delevoye, rattrapé par une semaine de révélations en cascade sur ses activités parallèles et mandats non déclarés, dont certains rémunérés alors qu'il était entré au gouvernement. Le décret a été publié au Journal officiel dans la nuit .

La nomination de Laurent Pietraszewski intervient au lendemain d'une journée d'importante mobilisation contre la réforme des retraites portée par la gouvernement. Le Premier ministre, Edouard Philippe, recevra, mercredi, les organisations syndicales et patronales représentatives dans une série de rencontres bilatérales à Matignon, avant une multilatérale jeudi. L'intersyndicale a annoncé, mardi, que de nouvelles actions locales auraient lieu dès jeudi.

Un macronien de la première heure 

Elu de la 11e circonscription du Nord (Armentières, Lille Sud-Ouest et Lomme) depuis juin 2017, Laurent Pietraszewski, âgé de 53 ans, est l'un des premiers macroniens, sans appartenir au premier cercle. "J'ai rejoint En marche le 6 avril 2016 le jour de l'ouverture de la plateforme", disait ce spécialiste des ressources humaines en 2017, après son élection, avec 67,17% des voix, à la faveur d'un duel avec la candidate frontiste Nathalie Acs.
A l'Assemblée, celui qui est membre de la Commission des affaires sociales et du Conseil d'orientation des retraites (COR) était d'ailleurs pressenti pour être rapporteur de la future loi sur les retraites. Il a aussi été le rapporteur des... lois travail. Depuis septembre, il est également porte-parole du groupe des députés La République en Marche.

Un technicien de la gestion de carrière

Ce père de deux enfants a passé l'essentiel de sa carrière professionnelle au sein du groupe Auchan. Depuis 2010, il s'y occupait de "la gestion de carrière des 46.000 salariés de l'enseigne", indique La Croix.

Né à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) en novembre 1966, Laurent Pietraszewski a grandi jusqu'à l'âge de 6 ans à Epinay-sur-Seine, avant de passer son adolescence à Lambersart, près de Lille.

jeudi 11 avril 2019

La FDJ a-t-elle recruté la femme de Gilles Le Gendre, président des députés LREM ?

Le couple Le Gendre s'infiltre dans la "poule aux oeufs d'or" de l'Etat

Nommée lundi directrice de la communication et du développement durable de la FDJ, société d’économie mixte française, Raphaële Rabatel, il faut le savoir, est aussi la femme du président du groupe LREM à l'Assemblée


Alors que la privatisation de la Française des jeux (FDJ), dont le capital est aujourd’hui détenu à 72 % par l'Etat, devrait être votée définitivement par l’Assemblée nationale ce jeudi, dans le cadre de la loi pacte, le hasard faisant bien les choses, lundi, cette même FDJ, sous contrôle du ministre chargé du budget, Gérald Darmanin, a annoncé la nomination d’une nouvelle directrice de la communication. Comme l’indique le communiqué de l’entreprise, Raphaële Rabatel sera à compter du mois prochain directrice de la communication et du développement durable, et membre du comité de direction générale du groupe.

La "société civile" vantée par Macron s'intéresse de près aux joyaux du public.
Mercredi, le site Adoxa révèle ainsi que "l’épouse d’un proche de Macron est nommée directrice de la Française des Jeux, bientôt privatisée", indiquant que celui-ci est marié à Raphaële Rabatel, pour en conclure que le président du groupe LREM à l’Assemblée est bien le mari de la nouvelle directrice de la communication et du développement durable de la FDJ.

Wikipédia cite sa source, le Who’s Who, annuaire recensant des informations sur 22.000 personnalités françaises, décrites par le site comme "remarquables par leur travail et leurs talents dans toutes les spécialités". Et la fiche de Gilles Le Gendre,  il est bien noté qu’il a épousé, en secondes noces, Raphaële Rabatel.

Comment s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une homonymie ? 
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Atlantico faisait remarquer en 2018 que Gilles Le Gendre et Raphaële Rabatel sont enregistrés à la même adresse dans les pages blanches, et ont cofondé un cabinet de conseil, Explora et cie. Raphaële Rabatel a même succédé à Gilles Le Gendre en tant que présidente de cette entreprise, le 26 juillet 2017, après les élections législatives. La société, "mise en sommeil" depuis le 31 octobre dernier selon ses fondateurs, est aussi domiciliée à la même adresse que Le Gendre et Rabatel.

Enfin, dans sa déclaration d’intérêts publiée en janvier, le président des députés LREM signale aussi que sa compagne est "conseillère spéciale communication" auprès de la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel. Une fonction à laquelle Raphaële Rabatel a accédé en novembre, selon le communiqué de la FDJ.

Sûr que, dans le "monde nouveau" macronien, transparent et exemplaire, les Le Gendre-Rabatel ne se sont pas handicapés et surtout pas au point de se tromper de fromage.

vendredi 24 avril 2015

France Télévisions: le pouvoir a fait nommer la première femme présidente qu'il voulait

Delphine Ernotte est la nouvelle présidente de France Télévisions 

L'ancienne DG d'Orange a été élue présidente du plus grand groupe audiovisuel français


par les membres du CSA présidé par un homme du président Hollande. Elle prendra ses fonctions dès le mois d'août prochain. Après avoir rêvé d’être archéologue, mais avoir fait toute sa carrière dans les télécommunications, Delphine Ernotte-Cunci, à quarante-neuf ans, se retrouve au sommet d’une pyramide nommée France Télévisions.

Delphine Ernotte-Cunci succède à Rémy Pflimlin à la tête de France Télévisions, pour cing ans. Après des mois d'attente et de folles rumeurs, les huit sages du CSA ont rendu ce jeudi leur verdict en faveur de la candidate d’Olivier Schrameck, Et c’est une femme, ce qui, en ces temps de parité, est un handicap pour les hommesCette centralienne,  était déjà arrivée en tête lors du premier vote organisé mercredi 22 avril en fin d'après-midi
Directrice générale chez Orange France, où elle a fait toute sa carrière –elle a rejoint l’opérateur sitôt son diplôme de Centralienne en poche–, elle a gravi toutes les étapes de la course aux honneurs. Entrée en 1989, en pleine gloire du minitel, elle a fini par devenir la directrice générale d’Orange France, un poste qu’elle occupe depuis 2011. En un quart de siècle, elle a démarré à la responsabilité des boutiques parisiennes pour arriver à la communication, en passant par la gestion d’une région, le commercial ou le sponsoring. Qui a dit que les femmes n'ont pas toutes les chances de réussite à égalité avec les hommes ? Et mieux.

Les syndicats auraient-ils de bonnes raisons de défiance ?
Quand en 2008 elle fut directrice commerciale France, elle faisait partie de l’équipe de Louis-Pierre Wenès, aujourd’hui poursuivi pour harcèlement moral pour son rôle dans la "crise des suicides", en 2009. Schrameck est-il l'homme avisé qu'on nous décrit ?... 


Les syndicats l’attendent de pied ferme. "Elle ne connaît rien à l’audiovisuel ", disent-ils en substance: elle n'est pas pas X-Télécom... Mais c’est surtout un capitaine d’industrie que cherchait le CSA. Cela, personne ne peut décemment le lui enlever. Chez Orange, elle dirige aujourd’hui 80.000 salariés. A France Télévisions, Delphine Ernotte devra toutefois se défaire de son image de bonne élève d’apparence assez discrète. Avec l’aide de son mari comédien ? 
Elle parle avec légèreté du contraste sur leurs feuilles de salaire entre sa carrière exceptionnelle dans les télécoms et celle du père de leurs deux adolescents, Marc Ernotte. "Mon mari plaisante parfois en disant aux enfants que si ça continue il travaillera pour acheter le liquide de vaisselle."  Ou le Lexomil...

Delphine Ernotte, première femme présidente

En compétition face à Pascal Josèphe et au PDG sortant Rémy Pflimlin, Delphine Ernotte devient la première femme à occuper ce poste. Devançant d'autres postulants comme Nathalie Collin (La Poste), Cyrille du Peloux (Veolia), Robin Leproux (ex-M6), Christophe Beaux (la Monnaie de Paris) ou encore Marie-Cristine Saragosse (France Médias Monde), favorite évincée le 17 avril dernier, Delphine Ernotte a créé la surprise mais répondu aux attentes de son prédécesseur. En juillet 2013, celui-ci avait en effet annoncé vouloir "renforcer la place des femmes" dans le service public . Aujourd'hui c'est chose faite.

D. Ernotte n'est pas non plus une grande spécialiste des media


Selon BFMTV, Delphine Ernotte aurait été aidée dans sa campagne par Xavier Couture et David Kessler -deux bons connaisseurs de l'audiovisuel travaillant aujourd'hui chez Orange- et par les communicants Anne Hommel et Denis Pingaud. Ce dernier avait également conseillé Mathieu Gallet, aujourd'hui à la tête de Radio France.
La nouvelle PDG de France Télé est par ailleurs déjà très critiquée, notamment par le syndicat CGC qui la pointe du doigt pour son rôle dans la crise des suicides chez Orange. Mais aussi et surtout pour son manque d'expérience dans les media, elle qui a effectué toute sa carrière au sein de l'opérateur téléphonique.
Le CSA ne pousse pas au crime:
il fait de l'idéologie politique 
Delphine Ernotte doit "faire mieux avec moins"

Or, de réelles compétences en la matière sont requises pour remettre à flots le lourd paquebot France Télévisions. Et ce puisque la future direction va devoir faire mieux à moindre coût, comme le préconise la feuille de route établie par le gouvernement. Delphine Ernotte aura la responsabilité d'être plus audacieuse dans ses programmes afin d'attirer un jeune public. Mais aussi de promouvoir la culture, de développer le numérique et surtout de réformer France 3. Tout cela avec un budget en baisse, les subventions allouées au groupe étant passées de plus de 420 millions d'euros en 2012 à 115 en 2014.
France Télévisions doit se réformer avec un budget réduit : une lourde tâche qui incombe désormais à Delphine Ernotte.

Une élection troublée par son opacité


Mais les attaques ne se concentrent pas exclusivement sur Delphine Ernotte. Le mode de désignation du patron du groupe audiovisuel français par le CSA a largement été pointé du doigt ces derniers jours. En cause : le mystère, ou plutôt le manque de transparence, qui planait autour de la décision du conseil.
Des noms révélés au compte-goutte, des refus de candidatures inexpliquées, un processus de nomination obscur... Didier Quillot, l'ex-patron de Lagardère Active et d'Orange France, était en lice pour la présidence de France Télévisions mais il n'a pas été retenu. Dans Libération il s'étonnait de n'avoir reçu, en retour, aucune explication : "Tout cela se fait dans l'opacité la plus complète et le débat démocratique et ouvert que l'on devait aux Français sur l'avenir de leur télévision publique a été confisqué."
Il a été rejoint dans son insatisfaction par les rédactions de France 2 et France 3 qui dénonçaient le "règne de l'opacité" dans une tribune parue mardi 21 avril dans Le Monde.

Rachid Arhab, ex-membre du CSA de 2007 à 2013, a lui fait part du manque de clarté de la mécanique CSA. Interrogé sur Radio Classique en début de semaine, il dénonçait le fait qu'au Conseil supérieur de l'audiovisuel, tout "se fasse en catimini."


mardi 21 avril 2015

Nomination à la présidence de France TV: Hollande n'apporte ni changement ni transparence

Une "procédure anti-démocratique", selon les rédactions de France 2 et France 3

Un grand serviteur de l'Etat socialiste est à la manoeuvre...

On était tranquille: Hollande avait promis! Moi président apporterait le changement...
"Moi président de la République, je n'aurai pas la prétention de nommer les directeurs des chaînes de télévision publique; je laisserai ça à des instances indépendantes. Alors, voyons de plus près ce qu'un socialiste appellent indépendance une fois qu'il a accédé à l'Elysée, en trompant la confiance des électeurs...

Dès que possible, Hollande a nommé Olivier Schrameck, un homme intègre et indépendant des partis comme l'atteste un parcours politiquement neutre de conseiller technique, puis chargé de mission auprès du ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation Gaston Defferre, directeur du cabinet du ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports Lionel Jospin, puis directeur de cabinet du Premier ministre Lionel Jospin... Mais la socialiste Marie-Noëlle Lienemann déclara: "Olivier Schrameck est un déconnecté du pays réel [...] Olivier Schrameck n'est d'aucune cour, il est très indépendant. Je dirais que c'est un "schrameckien". Dans... Le Monde, Catherine Trautmann lui avait apporté sa caution d'ancienne ministre de la Culture et de la Communication sous... Lionel Jospin: "Je pense qu'il a été choisi parce qu'il n'est mêlé à aucun intérêt dans ce secteur. En outre, c'est un homme qui sait construire des compromis en prenant en compte tous les points de vue". Bien vu, mesdames...
 
Les sociétés des journalistes de France 2 et France 3 ont dénoncé la procédure de désignation du prochain président de France Télévisions par le CSA: "anti-démocratique" et "sans aucune transparence" hurlent ce mardi dans une tribune publiée par Le Monde, les ex-soutiens du candidat Hollande en 2012...

Dans leur manifeste, les SDJ déplorent "le règne de l'opacité" dans leur manifeste et que le Conseil supérieur de l'audiovisuel "refuse de révéler le nombre et le nom des candidats retenus" pour la présidence du groupe audiovisuel public de France Télévisions.
"L'équipe dirigeante va donc être choisie dans les bureaux d'un organe administratif de 8 membres, sans aucune transparence", écrivent les SDJ de France 2 et de la rédaction nationale de France 3.

"Alors que les auditions des candidats à la présidence des chaînes parlementaires, LCP et Public-Sénat, sont retransmises en direct, la nomination du patron de France Télévisions, ses 5 chaînes, ses 3 milliards de budget, va se dérouler dans les couloirs feutrés de la Tour Mirabeau", siège du CSA, regrettent-elles.
"Pour les journalistes du service public il s'agit d'une procédure anti démocratique, sur la forme comme sur le fond. Que sait-on du projet éditorial qui sera retenu? Quelle vision pour l'information des différentes chaînes (...)? Quel engagement pour que l'indépendance et le pluralisme [sic !] restent la priorité de nos rédactions ?", s'interrogent-elles.

Le CSA a autorisé les candidatures... secrètes 

Alibi ? Pour ne pas dissuader les postulants ayant d'importantes responsabilités, mais procédure aussitôt critiquée depuis déjà plusieurs dernières semaines. Début avril, l'UMP avait notamment dénoncé le "mystère" et "l'opacité" entourant le processus de sélection.

Cet "entre-soi (...) prête le flanc à tous les soupçons de pression politique", ajoutent les SDJ, qui regrettent que "citoyens et salariés" soient "tenus à l'écart des débats autour de l'avenir de la télévision publique". Démocratie directe ? Les experts auto-proclamés et les décrypteurs hautains appellent les citoyens à débattre ! Sauront-ils penser seuls?... 

L'autorité de régulation de l'audiovisuel a indiqué avoir reçu 33 candidatures - dont celle de Cyrille Hanouna et peut-être de Valérie Trierweiller - pour le poste le plus important de l'audiovisuel public, et il fera son choix à huis clos entre le 22 avril et le 22 mai, pour une prise de fonction mi-août.

Des candidats d'envergure ont "déjà" été recalés la semaine dernière.
Emmanuel Goût, ancien président de Canal Plus Italie, qui a été rejeté, déplore de n'avoir pas été entendu par ses pairs
D'autres gros calibres ont été refoulés: Marie-Christine Saragosse (55 ans, France Médias Monde: RFI, France 24 et Monte Carlo Doualiya), Didier Quillot (55 ans, ex-Lagardère), Emmanuel Hoog (AFP) ou encore Alexandre Michelin (directeur général de Microsoft MSN et ex-directeur de l'antenne et des programmes de France 5) ou encore le délégué SNJ de France Télévisions, Serge Cimino, n'auraient pas été sélectionnés.
Sept candidats pré-sélectionnés. Selon la presse, parmi les finalistes supposés figurent le président sortant de France Télévisions, Rémy Pflimlin, Pascal Josèphe, ex-directeur d'Antenne 2, Cyrille du Peloux, dirigeant de Veolia, Delphine Ernotte, directrice exécutive d'Orange, Robin Leproux (Ex-RTL et M6), Nathalie Collin, DG adjointe de La Poste et Christophe Beaux, PDG de La Monnaie de Paris. 
Vive la parité: deux femmes pour cinq hommes, sans que des ministres habituellement féministes, Ségolène Royal, Fleur Pellerin ou Laurence Rossignol, ne bronchent... Même que Najat Vallaud-Belkacem, adepte de la théorie du genre, regarde ailleurs. les femmes sont bien défendues !

jeudi 16 janvier 2014

GayetGate: Cazeneuve divague

Le ministre du Budget qualifie Julie Gayet de "compagne" du président 

Bernard Cazeneuve a dû vite se ressaisir ...en se rétractant. 

A les entendre, les Français ne s'intéresseraient pas au sujet
Cazeneuve, bouche fétide:
détartrage pour quand?
En revanche deux ministres sont visiblement tourneboulés par ce scandale de la tromperie conjugale, mais vertueuse.  Stéphane Le Foll a annoncé que le débat sur le financement des allocations familiales va "souffrir", au lien de "s'ouvrir".

Et, avant son tour, le petit Bernard Cazeneuve  y est allé de son lapsus ce mercredi 15 janvier. Sur i-télé, réagissant à la nomination de Julie Gayet au jury de la Villa Médicis, apparue sur le site de l'institution, le ministre du Budget a parlé de l'actrice comme étant "la compagne" du président. "François Hollande n'a pas nommé sa compagne", a-t-il déclaré. Avant de se ressaisir. "Euh, d'abord elle n'est pas sa compagne. Et moi, je n'ai rien à confirmer sur le sujet, je n'ai rien à dire."

Le site internet de l'institution culturelle française à Rome indiquait toujours ce mercredi 15 janvier que l'actrice faisait partie de ce jury chargé de la sélection des quinze futurs pensionnaires. La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a fait savoir qu'elle a décidé de ne pas nommer Julie Gayet, dont le magazine "Closer" a révélé la liaison avec le président François Hollande. Sans autre commentaire.
"Je n'ai rien à confirmer sur le sujet, je n'ai rien à dire." Le ministre indélicat du sombre Ayrault a perdu une occasion de se taire. 

Comme on demandait à Aurélie Filippetti quel est l'ersatz qui a accepté de jouer les bouche-trous,
 
Aurélie Filippetti
aka. Genevieve de Fontenay
 
plutôt que de se faire discrète, la ministre a estimé à propos du couac de la nomination et du retrait de la maîtresse du président Hollande que "c'est une fausse polémique".
Dans le registre, "c'est pas moi, c'est l'autre", Aurélie Filippetti a aussi affirmé que c'est le directeur de la Villa Médicis qui a proposé le nom de Julie Gayet, bien que ce soit une prérogative du ministère.

Comme on lui demandait encore qui remplacera l'actrice,  la ministre de la Culture a donné le nom du succédané: "Ce sera Emmanuelle Bernheim, une scénariste, une professionnelle de talent", âgée de 59 ans. 

Une troisième femme, avec Anne-Marie Clairet, Marie-Agnès Gillot et Lucia Ronchetti , mais aucun homme dans cette fournée: avec Peillon et NVB, l'Education nationale est engagée dans la confusion des genres, mais elle devra attendre dans les nominations, mêmes aux postes honorifiques.

Sans vouloir offenser les femmes honnêtes et talentueuse, 
la question sur toutes les lèvres était: "De qui est-elle la maîtresse?" 
Vu l'état de déliquescence du pouvoir, les paris vont bon train: Michèle Delaunay, bien que branlante,  ou Nicole Bricq, qui a remonté ses chaussettes?

 

lundi 24 septembre 2012

PS: un Premier secrétaire nommé Désir, et non pas élu

Harlem Désir, "pur" produit du stalinisme socialiste



Le PS repart,
mais sur de mauvais rails



La sortante n'était déjà pas un modèle de démocratie


Martine Aubry quittera la tête du PS fin octobre au profit du numéro 2, Harlem Désir. Entre joie et déception, le règne de la première secrétaire a été parsemé d'épines et de coups tordus.

Novembre 2008
Cette date hante toujours les esprits socialistes. Au congrès de Reims, Martine Aubry est portée à la tête du PS à l'issue du deuxième tour de l'élection, juste devant sa rivale Ségolène Royal. Mais la joie est de courte durée: le scrutin est "salissant", car l'écart avec Royal n'est que de... 42 voix, selon les premières estimations. 
La présidente du Conseil général de Poitou-Charentes et ses partisans soupçonnent un bourrage des urnes et réclament alors un nouveau vote. Ils contestent la validité du scrutin, arguant que des erreurs ont été relevées dans plusieurs fédérations.

Au moins était-elle - peu ou prou - sortie des urnes
Mais les embrouilles continuent...


Mai 2011 - Son pacte secret dit de Marrakech avec DSK se brise à New York. 
Stupeur le 15 mai 2011. Dominique Strauss-Khan menotté est emmené par la police américaine: il est accusé du viol d'une femme de chambre noire immigrée à l'hôtel Sofitel de New-York, le favori des sondages à l'élection présidentielle 2012 voit sa carrière politique se fracasser. 

Adieu veaux, vaches et cochons: l'amère Aubry, qui a conclu à Marrakech un pacte secret avec DSK, prévoyant qu'un seul d'entre eux sera candidat à la fonction suprême, est barrée pour Matignon. C'est seulement le 28 juin 2011 qu'Aubry officialise sa candidature aux primaires socialistes.


Le 9 octobre 2011, pour le premier vote ouvert aux non-adhérents du PS, 2,9 millions de personnes désignent le candidat qui affrontera Nicolas Sarkozy.  

A l'issue de ce premier tour, Martine Aubry accuse 9 points de retard sur François Hollande. Elle durcit le ton et multiplie les salissures de son rival: "gauche molle", "quand c'est flou, y a un loup"... Le 16 octobre, le député de Corrèze remporte le deuxième tour avec 56,57% des voix. Largement battue, Martine Aubry entend le glas de ses ambitions et sonne le rassemblement. Face aux caméras, elle s'affiche main dans la main avec Hollande, sourire crispé aux lèvres. 

Et voilà que la sexagénaire se retire et que sa succession se complique

La Ch'tite Brochen-Aubry avait exercé son autorité sans partage et la totalitaire s'était flattée d'avoir remis de l'ordre dans la maison, mais elle était détestée.Tout l'été, la patronne entretint le suspense: quitterait-elle oui ou non son Kremlin de la rue de Solférino ? Au terme de longues tractations avec Jean-Marc Ayrault, elle accepte qu'Harlem Désir soit désigné comme son successeursoutenu par plusieurs ministres importants et le président Hollande qui trouve en lui un matamore plus faible que lui encore. Les socialistes ne prendront pas le risque de nouvelles tricheries dans les fédérations...  
Le poulain de la lilloise, Jean-Christophe Cambadélis, est renvoyé à l'écurie. Et la vieille rosse à la réforme: donnera-t-elle jamais de la viande halal ?  Martine Aubry s'épanche toutefois sur son avenir. "Je suis et serai toujours militante", affirme t-elle  à la Rochelle.

Or, Harlem Désir, candidat coopté face à Jean-Christophe Cambadélis, avait remis en cause sur BFMTV le mode de désignation du futur premier secrétaire du Parti socialiste pendant sa campagne.

Hypocrite, parce que Désir accepte au final d'être nommé et non pas élu !

VOIR et ENTENDRE
Désir 'H', comme Hypocrite:

Depuis longtemps les militants ne bronchent plus
Cambadélis est rentré dans le rang et pas un seul de ces démocrates socialistes, des "citoyens vigilants", n'a moufté:
 visiblement, le goulag sème toujours la terreur.