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jeudi 17 janvier 2019

Renault: Macron lâche Carlos Ghosn

Fi de la présomption d'innocence, Le Maire lui cherche un successeur

Macron a officiellement lâché le PDG de Renault, Carlos Ghosn, mercredi

Bruno le Maire et Gérald Darmanin avaient récemment rencontré Carlos Ghosn, le 8 novembre lors d'une visite d'Emmanuel Macron à l'usine Renault de Maubeuge.
Macron, Ghosn, Le Maire et Darmanin se congratulant
Deux mois après son arrestation, il a demandé la nomination d'un successeur dans les prochains jours pour prendre la tête du constructeur automobile.
Détenu au Japon depuis le 19 novembre, Carlos Ghosn va ainsi perdre la direction de Renault, Nissan et Mitsubishi : l'Etat français l'a révoqué du poste de président du conseil d'administration dès la fin novembre.
"J'ai toujours indiqué, en rappelant la présomption d'innocence de Carlos Ghosn, que s'il devait être durablement empêché, nous devrions passer à une nouvelle étape. Nous y sommes", a lâché le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, sur LCI.

Le Maire a demandé la nomination d'un successeur dans les prochains jours 

Deux mois après son arrestation, l'Etat français, actionnaire principal, recherche la bonne personne pour prendre la tête du constructeur automobile. 
"Dans cette nouvelle étape, nous avons besoin maintenant d'une nouvelle gouvernance pérenne pour Renault", a ajouté le ministre de l'Economie. "J'ai demandé explicitement, comme actionnaire de référence, que le conseil d'administration de Renault soit convoqué dans les prochains jours", a-t-il aussi indiqué. Alors qu'on lui demandait si cela signifiait que Carlos Ghosn allait être remplacé, il a répondu: "Tout à fait".

Le ministre n'a pas précisé si le nouveau PDG prendrait aussi la tête de l'alliance avec les japonais Nissan et Mitsubishi: "Ce sera au conseil d'administration de lui dire exactement les contours de ses fonctions". 

Le nom du successeur est avancé

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Interrogé sur l'éventuelle candidature de Jean-Dominique Sénard, le président sortant de Michelin dont le nom circule comme possible président non exécutif de Renault, B. Le Maire en a loué les qualités, sans se prononcer pour autant. 
"C'est un grand industriel, un homme qui a une conception sociale de l'entreprise et qui l'a démontré à plusieurs reprises", a-t-il déclaré, soulignant qu'il était aussi "un spécialiste du secteur automobile".

"L'Etat se prononcera sur la base des candidats qui lui seront soumis comme actionnaire de référence," a-t-il toutefois pris soin de souligner.

Scénario le plus souvent évoqué, la direction de Renault pourrait être scindée en deux, avec un président du conseil d'administration, d'un côté, et un directeur général exécutif, de l'autre, le nom de Thierry Bolloré, 64 ans, revenant le plus souvent pour ce dernier poste. 
Nommé il y a un an directeur général délégué du Groupe Renault auprès de Carlos Ghosn, dans le cadre de la gouvernance provisoire mise en place le 20 novembre 2018 après l'arrestation du PDG au Japon, il est un ancien de Michelin et de Faurecia (, équipementier très présent en Asie : Chine et Japon) et vague cousin de Vincent Bolloré.

L'Etat français a dépêché plusieurs émissaires à Tokyo 

Au moment où les tensions affleurent entre Français et Japonais, Le Maire a fermement rejeté une redistribution des participations au sein de l'Alliance, qui est devenue sous la direction de C. Ghosn le premier constructeur mondial, Nissan étant dans le groupe le dominant. "Nous souhaitons la pérennité de l'alliance. La question des participations au sein de l'alliance n'est pas sur la table", a-t-il affirmé. 

L'Etat français est le premier actionnaire de Renault, avec 15,01% du capital (contre 15,00% à Nissan), mais sans droits de vote en assemblée générale. Renault contrôle pour sa part 43% de Nissan, qu'il a sauvé de la faillite il y a près de 20 ans.
Nissan possède par ailleurs 34% de Mitsubishi Motors, dernier venu dans l'alliance née en 1999. 

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Macron a accueilli le futur empereur du Japon,
 à Versailles en septembre 2018
Dans ce contexte chahuté, plusieurs émissaires du gouvernement français dépêchés à Tokyo se sont entretenus mercredi avec des protagonistes du dossier Renault-Nissan, notamment Hiroto Saikawa, directeur général de Nissan, qui devait les rencontrer, une source proche du constructeur japonais.
Participent notamment à ce voyage Martin Vial, directeur général de l'Agence des participations de l'Etat (APE), et Emmanuel Moulin, directeur de cabinet du ministre de l'Economie et des Finances, précise Le Figaro.
Il y a seulement quatre mois, ci-dessus, le président Macron offrait un dîner officiel au futur empereur du Japon, Nahurito, 58 ans, auquel ont participé Brigitte Macron et une centaine d’invités - dont le chanteur Charles Aznavour (décédé quelques jours plus tard, en octobre 2018, à 94 ans) ou l’artisan de l’alliance Renault-Nissan Louis Schweitzer, 76 ans, ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius (1984-1986), PDG de Renault (1992-20105) et actuel président d' 'Initiative France', réseau qui regroupe 230 associations destinés à accompagner et à financer les entrepreneurs français. Outre l'alliance avec Nissan en 1999, sa présidence est marquée par la privatisation de Renault en 1996 et la fermeture de l'usine belge de Vilvorde.

Mis en examen, notamment pour abus de confiance, Carlos Ghosn a vu sa demande de libération sous caution de nouveau rejetée mardi et pourrait rester des mois en prison, ce qui rendrait difficile son maintien à la tête de Renault dont il est toujours PDG.
Parmi les dernières accusations de Nissan, le PDG de l'Alliance aurait reçu une rémunération de plus de 7 millions d'euros en 2018 de la part d'une filiale néerlandaise détenue à égalité par Nissan et Mitsubishi (NMBV), sans approbation des patrons de Nissan (H. Saikawa) et Mitsubishi (Osamu Masuko), a révélé une source proche du dossier.

lundi 9 avril 2018

Le CSA a subi des pressions politiques consenties, révèle Mathieu Gallet

Mathieu Gallet fait le procès de ses juges du gouvernement et du CSA

Le PDG déchu de Radio France a déposé un recours contre sa révocation par le CSA
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Les membres du jury qui a destitué Mathieu Gallet
Le gendarme de l'audiovisuel a cédé aux pressions du gouvernement, déplore Mathieu Gallet, dans ce recours, déposé vendredi 30 mars, devant le Conseil d'Etat contre la décision du CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) de le destituer. Ce recours comprend un texte de 22 pages, plus 13 documents en annexe. 
Le conflit intervient dans un contexte de grande confusion, alors que le CSA doit nommer en avril des nouveaux dirigeants à Radio France et France Médias Monde (RFI, France 24, après l'annulation du mandat de sa patronne Marie-Christine Saragosse, à la suite d'un malentendu administratif).
Dans le cas de Radio France, le CSA auditionnera les candidats retenus du 9 au 13 avril et prendra sa décision au plus tard le 14 avril. Les auditions et la désignation du PDG de France Médias Monde auront lieu la semaine suivante.

Ce texte tire à boulets rouges sur les auteurs de sa disgrâce, mais aussi sur le pouvoir politique.
Mathieu Gallet y dénonce "les pressions publiques exercées par le gouvernement sur le CSA". Il rappelle bien sûr la déclaration dans le Monde de la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, appelant à son départ. Selon Mathieu Gallet,  "par ces déclarations qui visaient directement à inciter M. Gallet à démissionner de son poste, le gouvernement a clairement fait connaître sa position: faire pression sur le CSA pour qu’il mette fin aux fonctions de M. Gallet". 

L'ancien PDG implique aussi les propos de la ministre de la Justice.
Nicole Belloubet avait en effet déclaré dans le Grand jury de RTL: "il y a des exigences éthiques. Mathieu Gallet devrait se poser la question [de sa démission] en conscience". Pour Mathieu Gallet, "ces propos émanant d’un membre du gouvernement visaient manifestement à exercer une pression directe sur le CSA, à l’heure où le CSA devait forger son opinion sur la nécessité de révoquer ou non M. Gallet". Mais ce n'est pas tout. 

Le lendemain du limogeage du jeune PDG, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux s'en est félicité sur Europe 1. Conclusion de Mathieu Gallet: "Ces éléments attestent de l’ingérence du pouvoir exécutif dans l’adoption de la décision du CSA, en méconnaissance totale du principe d’indépendance du CSA". 

Un CSA  aussi soumis qu'un Parquet

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Ces pressions politiques n'auraient pas abouti si le CSA n'y avait pas cédé, souligne la victime de l'"indépendance" de l'Autorité de régulation que préside Olivier Schrameck, 66 ans, ancien directeur de cabinet de Jospin et proche de Hollande qui le nomma en 2013. Pour des raisons de santé, Schrameck fut remplacé, fin février 2018, par Nicolas Curien, doyen des membres du Conseil (nommé au CSA en janvier 2015 par le président du Sénat, Gerard Larcher, en sa qualité de spécialiste de l'économie industrielle des secteurs en réseaux et de l'économie numérique).
Il est le fils du professeur, Curien, ministre de la Recherche et de la Technologie de Mitterrand (1984-1986, puis de 1988-1993).

Mathieu Gallet reproche donc au gendarme de l'audiovisuel sa soumission.  D'abord, il rappelle que le CSA a le statut d'autorité publique indépendante. Mathieu Gallet en déduit: "Dès lors, le CSA ne peut, sans méconnaître ce principe d'indépendance, répondre à une quelconque tentative d’influence de la part de l’exécutif". Mieux: la loi assigne justement comme mission au CSA de garantir "l’indépendance et l’impartialité du service public audiovisuel". Ce que Mathieu Gallet analyse ainsi: "Le législateur, en s’assurant que le pouvoir de nommer et de révoquer les présidents de l'audiovisuel public soit exercé par le CSA, a clairement entendu éviter que le gouvernement puisse révoquer un président qui ne servirait pas ses intérêts, ou qui ne lui conviendrait plus". 

Le CSA explique dans sa décision avoir révoqué le jeune PDG car il n'avait plus la confiance du gouvernement. Ce qui indigne Mathieu Gallet: "ce type de considérations aurait justement dû être exclu de toute appréciation portée par une autorité chargée de veiller à l’indépendance de l'audiovisuel public". 

Le déroulé des événements démontre clairement une intervention politique, souligne l'ex-PDG. 
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D'abord, le CSA décide l'ouverture d'une procédure de destitution juste après la déclaration de Françoise Nyssen (ci-contre) demandant le départ du patron des radios publiques. Pour Mathieu Gallet, "il est évident que l’ouverture de cette procédure par le CSA résulte directement de la pression publique exercée par le pouvoir exécutif". 
Une fois Mathieu Gallet destitué, Françoise Nyssen s'en est immédiatement félicitée au nom de "l’exemplarité des dirigeants des entreprises". Comme par hasard, elle reprenait presque mot pour mot un passage de la décision du CSA, qui parle de "l’exemplarité des dirigeants d’entreprises publiques". 
Or, au moment où Françoise Nyssen s'exprime, la décision du CSA n'est pas encore publique : la décision sera publiée deux heures et demie plus tard... Mathieu Gallet en conclut qu' "une communication a nécessairement eu lieu entre le CSA et la ministre à propos de la décision du CSA, avant que cette décision ne soit officiellement rendue. Cette communication officieuse crée un soupçon très fort sur les conditions dans lesquelles le CSA a [révoqué] M. Gallet. 
La coïncidence entre les arguments, voire les termes, utilisés par le CSA et par le gouvernement démontre que la décision finale n’a été rendue qu’à l’issue d’un échange très étroit entre l’exécutif et le CSA, matérialisant l’existence d’une véritable entente entre eux. "Les conditions dans lesquelles le CSA a rendu sa décision ont confirmé l’existence d’une relation d’influence entre le gouvernement et le CSA, en méconnaissance du principe d’impartialité et de l’indépendance qui doit régir l’action de cette autorité". 

Ensuite, Mathieu Gallet met en évidence la volonté très restrictive du texte de loi permettant de révoquer un président de l'audiovisuel public. 
"La loi ne permet de révoquer le président de Radio France que dans des cas exceptionnels, qui tiendraient par exemple à ce que l’état psychologique du président le rende incapable d’exercer sa fonction. Force est de constater que la situation de M. Gallet ne correspond absolument pas à cette hypothèse". 
Surtout, la loi indique que le CSA, lorsqu'il nomme ou révoque un président de l'audiovisuel public, doit se baser sur des "critères de compétence et d'expérience". Mathieu Gallet relève que "ces critères de compétence et d’expérience fixés par la loi ont précisément comme intérêt d’empêcher la révocation d’un président de Radio France dont le seul tort serait de ne plus être soutenu par l’exécutif. En méconnaissance de la loi, la décision du CSA ne se fonde à aucun moment sur la circonstance que M. Gallet ne remplirait plus les critères de compétence et d’expérience qui avaient justifié sa nomination". 
Au contraire, le CSA souligne même dans sa décision "la compétence managériale" de l'exlus. Mathieu Gallet en conclut logiquement que "les compétences de M. Gallet pour diriger Radio France sont établies de manière indiscutable par le bilan de M. Gallet à sa présidence"

Le PDG déchu valorise ses quatre années de direction

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Il n'hésite pas à qualifier son propre bilan d'"excellent" et d'"extrêmement positif" et sa gestion "efficace et performante". Il souligne ses "excellents résultats, tant sur le plan financier que sur le plan des audiences". Côté finances, il peut ainsi se féliciter de la hausse du chiffre d'affaires de 2,2% en 2016, sans toutefois rappeler que des crédits versés par l'Etat (et le redevable de la taxe audiovisuelle) a contribué pour un tiers au budget. Il reste qu'il en a fait bon usage. 
Il peut s'enorgueillir ensuite de la réduction des pertes en 2016..., après des pertes record (-13,9 millions d'euros) enregistrées en 2015. 

Côté audiences, "Radio France a gagné deux points d'audience cumulée en quatre ans". Et cela, malgré la grève de 2015, la plus longue de l'histoire de l'audiovisuel public, et en dépit du retard pris par le chantier de la Maison de la Radio... 

Enfin, Mathieu Gallet évoque les louanges provenant de la presse, dont un éditorial du Monde, et même de Françoise Nyssen, qui a vanté son "bon bilan" dans le Journal du Dimanche, JDD. 

La présomption d'innocence bafouée

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Pour limoger le patron de Radio France, le CSA s'est surtout justifié par la condamnation de Gallet à un an de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende pour "favoritisme" lors de la passation de marchés publics à l'INA. Or, Mathieu Gallet est en appel de cette condamnation, qui n'est donc pas définitive. 

Mathieu Gallet met en évidence les problèmes de droit.
D'abord, "un jugement pénal qui a fait l’objet d’un appel sur lequel il n’a pas encore été statué, est dépourvu de l’autorité de la chose jugée
Le CSA ne s’est pas livré lui-même à une analyse de la régularité des marchés signés par M. Gallet en tant que président de l’INA et il n’a pas non plus porté une appréciation nouvelle sur la compétence de l’intéressé au regard de cette analyse. 
Ce jugement ne pouvait pas légalement conduire le CSA à réviser le jugement porté sur la compétence de M. Gallet lors de sa nomination. Le CSA ne pouvait donc en aucun cas invoquer ce jugement pour justifier son choix de révoquer M. Gallet, ce qu’il a pourtant fait dans sa décision". 

"Ni le jugement du tribunal, ni personne, n’a jamais remis en cause l’absolue probité de M. Gallet. M. Gallet n’a retiré aucun avantage de la signature des marchés considérés, ni pour lui-même, ni pour ses proches. A l'inverse, en mettant en doute 'la crédibilité et l’exemplarité' de Mathieu Gallet, du seul fait du jugement du tribunal, le CSA a tenu pour acquis, non seulement la culpabilité de M. Galet, mais aussi son manque de probité. Ce faisant, le CSA a porté une appréciation définitive sur les qualités morales de M. Gallet, sans qu’aucun élément matériel ne puisse le justifier, et il a gravement porté atteinte à la présomption d’innocence à laquelle a droit M. Gallet". 

Rappelons que Mathieu Gallet pourra aussi engager un contentieux indemnitaire et se voir verser ses mois de salaire perdus (223.000 à 270.000 euros), ainsi que l'indemnisation de son préjudice moral et financier. 

Double peine annoncée pour les Français, en tant que contribuables envers le fisc et comme auditeurs et téléspectateurs soumis à la redevance audiovisuelle de 138 euros.

jeudi 31 août 2017

Le PDG de Veolia a une certaine idée de l'apprentissage : Trierweiler s'en mêle

Le PDG de Veolia juge ses enfants trop "brillants" pour l'apprentissage 

Il était venu défendre l'apprentissage, mais ses propos ont été ...contreproductifs 

Résultat de recherche d'images pour "lea salamé france inter"Après être tombé dans le piège tendu par une journaliste, fille d'un ancien ministre libanais de la Culture et professeur à Sciences Po Paris, Léa Salamé, le PDG de Veolia, Antoine Frérot a déclenché la critique mercredi 30 août en déclarant que ses enfants ne sont pas devenus apprentis, car ils sont "brillants". Un patron peu averti qui a besoin d'un apprentissage aux méthodes de la presse...

"Est-ce que vous avez poussé l'un de vos enfants à être apprenti ?"
, a demandé la journaliste de France Inter au président du groupe de gestion de l'eau."Non, je ne l'ai pas fait parce que... Étant brillants à l'école... Et l'un voulant être médecin..." a répondu, visiblement gêné aux entournures, Antoine Frérot. "L'autre... Peut-être ma dernière le sera, d'ailleurs, apprentie, mais en études supérieures. Donc le problème ne s'est pas posé", a-t-il poursuivi. 

Thomas Snegaroff s'est-il surestimé en boudant la plomberie ?
Lire le tweet de ce professeur d'histoire des Etats-Unis dans le ...privé, Intégrale, un institut de préparation aux examens et concours aux grandes écoles de commerce à Paris, dans le ...VIIIe arrondissement. Sont passés par là Delphine Arnault, fille du fondateur et dirigeant de LVMH, Imad Lahoud ou Thomas Fabius.

La participation de Snegaroff à la polémique relève donc de l'indécence ordinaire, commune aux bobos parisiens, de la gauche bien-pensante. A notre, pour compléter le tableau, qu'il est en tandem sur ...BFMTV avec François Durpaire, un fils d'inspecteur général de l'Éducation nationale (documentation) et donc enseignant par les voies de l'ADN et des  relations, mais en histoire partisane dans toute sa splendeur subjective et militante. 
Durpaire a un problème personnel,
notamment avec le métissage
Sur sa page Twitter, Snegaroff écrit : "Et sinon Trump m'occupe beaucoup." Histoire et journalisme, même débandade militante. L'un et l'autre "historien" sont idolâtres du Démocrate Barack Hussein Obama et l'exécration du Républicain Donald Trump. Lequel hante pareillement les jours et les nuits de Jean-Bernard Cadier, journaliste également sur BFMTV.

La spontanéité du patron de Veolia n'efface pas sa suffisance

Frérot pose pourtant le problème, pardon, la 'problématique' des capacités (antithétiques ?) à l'abstraction ou au concret, 
Le PDG de Veolia juge ses enfants trop
une guerre de cent ans opposant les défenseurs de l'épanouissement de l'individu, dans les métiers de l'artisanat, aux tenants de l'élitisme pour tous et du burn-out, lesquels participent à la mauvaise réputation de l'apprentissage, selon des journalistes aux mains blanches qui ont choisi la cravate et l'abattement fiscal de 7.650 euros contre le travail manuel et les ongles noirs, ainsi que des internautes plus désintéressés et vrais

Valérie Trierweiler, ex-première dame répudiée, a été piquée au vif. 
Se défendant probablement d'avoir encore raté quelque chose, un sentiment confus répandu dans les milieux intellos, la journaliste  a vivement réagi en évoquant le cas de son propre fils "apprenti et brillant", selon elle. Les mamans sentent ces choses, mais oublient parfois par quelles voies favorables leur progéniture accède à une formation dont elle n'aurait peut-être pas bénéficié sans un entregent politique.
Antoine Frérot aurait pu être le père de Jérémy Frérot, chanteur du groupe Fréro Delavega, mais nul n'étant parfait à droite, Antoine Frérot est père de petites lumières, en même temps que PDG de Veolia Environnement, polytechnicien et docteur de l'École nationale des ponts et chaussées, et ça défrise Valoche, mais qu'elle le veuille ou non, il en faut aussi.

La maladresse d'Antoine Frérot a cependant eu le mérite de mettre sur la table le sujet (il n'y a plus ni problèmes, ni problématiques, seulement des 'sujets') de la mauvaise réputation de la filière. "L'apprentissage a mauvaise presse dans notre pays; il est considéré comme une voie de garage", a-t-il dit, alors qu'il l'assure : "pour tous les types de population, je peux témoigner que l'apprentissage, ça marche." 
La lutte des classes n'aura pas lieu.

samedi 18 juillet 2015

TF1 n'attend que Rama Yade

"J'aimerais diriger TF1", lance Rama Yade 

Mélange des genres politique et médiatique

L'ancienne secrétaire d'Etat ne rêve que de diriger, un jour, la chaîne de télé TF1. Chargée des Sports au gouvernement Fillon de Nicolas Sarkozy, elle a confié jeudi au magazine VSD qu'elle se verrait bien prendre la tête de la première chaîne de télévision nationale. 
Il n'y a qu'un pas de la politique aux media, que son aînée Roselyne Bachelot, ancienne ministre de l'Écologie et du Développement durable du président Chirac (2002-2004), puis de la Santé et des Sports (2007-2010) et enfin des Solidarités et de la Cohésion sociale (2010-2012) du président Sarkozy, reconvertie en chroniqueuse pour D8, vendue au groupe Canal+ et récupérés le groupe Bolloré, ou de l'écologiste Daniel Cohn-Bendit qui livre ses humeurs sur Europe 1 le matin, Rama Yade se trouve les qualités pour occuper de hautes fonctions dans le milieu audiovisuel, a-t-elle confié à Paul Wermus, journaliste à l'hebdomadaire VSD, lors de son Déjeuner de jeudi.

A bientôt 40 ans, la franco-sénégalaise cherche à  se reconvertir
La vice-présidente du Parti radical de Jean-Louis Borloo, sous l'étiquette duquel elle est éliminée dans les Hauts-de-Seine aux élections législatives de 2012. Après la démission de Jean-Louis Borloo en juin 2014, elle est candidate à la présidence du Parti radical, mais est battue par le maire de Nancy, Laurent Hénart. En mai 2015, le Tribunal la déboute de sa plainte pour faire annuler cette élection affirmant qu'il y a eu de nombreuses irrégularités et la condamne à verser 51.000 euros de frais de justice à son parti et à Laurent Hénart.
En février 2015, son horizon politique semble se boucher encore davantage: à la suite d'un vote interne, elle échoue à devenir chef de file pour l'UDI aux élections régionales de décembre 2015 en Ile-de-France face à Chantal Jouanno.

L'ex-secrétaire d'Etat chargée des Sports de Nicolas Sarkozy s'est laissée aller à quelques confidences

Rama Yade n'a pas hésité à imaginer un virage à 180° de sa carrière 
Actuellement conseillère régionale UDI d'Ile-de-France, elle a déclaré, dévoilant son fantasme: "j'aimerais diriger TF1, redonner du souffle à cette grande chaîne." Un opportunité en or pour la girouette du paysage politique qui ne manque décidément pas d'air
 
Rama Yade souhaite donc prendre la place du PDG de TF1
Or, le poste de Nonce Paolini n'est pas vacant. Le voeu de Rama Yade ressemble donc fort à un rêve éveillé. La politicienne a été directrice-adjointe des programmes en 2002, puis directrice de la communication de la chaîne parlementaire Public Sénat en 2005, auprès de son mentor Jean-Pierre Elkabbach, mais c'était il y a 13 ans.

Une personnalité versatile et décevante
Rama Yade en famille, avec sa fille et son mari,
l'historien d'origine juive polonaise, Joseph Zimet
"Je vis avec une rock star. Rama, c'est Beyoncé, déclare Jay-Z  son mari, et ce n'est pas toujours simple quand on s'installe à une terrasse de café".

Au gouvernement, Rama Yade s'entendait difficilement avec son ministre de tutelle,... Roselyne Bachelot. L'instabilité et le manque de diplomatie de la poseuse était en outre apparu lorsqu'elle démissionna en juin 2011 du poste d'ambassadrice de France auprès de l'UNESCO, six mois après avoir accepté sa nomination en décembre 2010 par le Conseil des ministres.

vendredi 24 avril 2015

France Télévisions: le pouvoir a fait nommer la première femme présidente qu'il voulait

Delphine Ernotte est la nouvelle présidente de France Télévisions 

L'ancienne DG d'Orange a été élue présidente du plus grand groupe audiovisuel français


par les membres du CSA présidé par un homme du président Hollande. Elle prendra ses fonctions dès le mois d'août prochain. Après avoir rêvé d’être archéologue, mais avoir fait toute sa carrière dans les télécommunications, Delphine Ernotte-Cunci, à quarante-neuf ans, se retrouve au sommet d’une pyramide nommée France Télévisions.

Delphine Ernotte-Cunci succède à Rémy Pflimlin à la tête de France Télévisions, pour cing ans. Après des mois d'attente et de folles rumeurs, les huit sages du CSA ont rendu ce jeudi leur verdict en faveur de la candidate d’Olivier Schrameck, Et c’est une femme, ce qui, en ces temps de parité, est un handicap pour les hommesCette centralienne,  était déjà arrivée en tête lors du premier vote organisé mercredi 22 avril en fin d'après-midi
Directrice générale chez Orange France, où elle a fait toute sa carrière –elle a rejoint l’opérateur sitôt son diplôme de Centralienne en poche–, elle a gravi toutes les étapes de la course aux honneurs. Entrée en 1989, en pleine gloire du minitel, elle a fini par devenir la directrice générale d’Orange France, un poste qu’elle occupe depuis 2011. En un quart de siècle, elle a démarré à la responsabilité des boutiques parisiennes pour arriver à la communication, en passant par la gestion d’une région, le commercial ou le sponsoring. Qui a dit que les femmes n'ont pas toutes les chances de réussite à égalité avec les hommes ? Et mieux.

Les syndicats auraient-ils de bonnes raisons de défiance ?
Quand en 2008 elle fut directrice commerciale France, elle faisait partie de l’équipe de Louis-Pierre Wenès, aujourd’hui poursuivi pour harcèlement moral pour son rôle dans la "crise des suicides", en 2009. Schrameck est-il l'homme avisé qu'on nous décrit ?... 


Les syndicats l’attendent de pied ferme. "Elle ne connaît rien à l’audiovisuel ", disent-ils en substance: elle n'est pas pas X-Télécom... Mais c’est surtout un capitaine d’industrie que cherchait le CSA. Cela, personne ne peut décemment le lui enlever. Chez Orange, elle dirige aujourd’hui 80.000 salariés. A France Télévisions, Delphine Ernotte devra toutefois se défaire de son image de bonne élève d’apparence assez discrète. Avec l’aide de son mari comédien ? 
Elle parle avec légèreté du contraste sur leurs feuilles de salaire entre sa carrière exceptionnelle dans les télécoms et celle du père de leurs deux adolescents, Marc Ernotte. "Mon mari plaisante parfois en disant aux enfants que si ça continue il travaillera pour acheter le liquide de vaisselle."  Ou le Lexomil...

Delphine Ernotte, première femme présidente

En compétition face à Pascal Josèphe et au PDG sortant Rémy Pflimlin, Delphine Ernotte devient la première femme à occuper ce poste. Devançant d'autres postulants comme Nathalie Collin (La Poste), Cyrille du Peloux (Veolia), Robin Leproux (ex-M6), Christophe Beaux (la Monnaie de Paris) ou encore Marie-Cristine Saragosse (France Médias Monde), favorite évincée le 17 avril dernier, Delphine Ernotte a créé la surprise mais répondu aux attentes de son prédécesseur. En juillet 2013, celui-ci avait en effet annoncé vouloir "renforcer la place des femmes" dans le service public . Aujourd'hui c'est chose faite.

D. Ernotte n'est pas non plus une grande spécialiste des media


Selon BFMTV, Delphine Ernotte aurait été aidée dans sa campagne par Xavier Couture et David Kessler -deux bons connaisseurs de l'audiovisuel travaillant aujourd'hui chez Orange- et par les communicants Anne Hommel et Denis Pingaud. Ce dernier avait également conseillé Mathieu Gallet, aujourd'hui à la tête de Radio France.
La nouvelle PDG de France Télé est par ailleurs déjà très critiquée, notamment par le syndicat CGC qui la pointe du doigt pour son rôle dans la crise des suicides chez Orange. Mais aussi et surtout pour son manque d'expérience dans les media, elle qui a effectué toute sa carrière au sein de l'opérateur téléphonique.
Le CSA ne pousse pas au crime:
il fait de l'idéologie politique 
Delphine Ernotte doit "faire mieux avec moins"

Or, de réelles compétences en la matière sont requises pour remettre à flots le lourd paquebot France Télévisions. Et ce puisque la future direction va devoir faire mieux à moindre coût, comme le préconise la feuille de route établie par le gouvernement. Delphine Ernotte aura la responsabilité d'être plus audacieuse dans ses programmes afin d'attirer un jeune public. Mais aussi de promouvoir la culture, de développer le numérique et surtout de réformer France 3. Tout cela avec un budget en baisse, les subventions allouées au groupe étant passées de plus de 420 millions d'euros en 2012 à 115 en 2014.
France Télévisions doit se réformer avec un budget réduit : une lourde tâche qui incombe désormais à Delphine Ernotte.

Une élection troublée par son opacité


Mais les attaques ne se concentrent pas exclusivement sur Delphine Ernotte. Le mode de désignation du patron du groupe audiovisuel français par le CSA a largement été pointé du doigt ces derniers jours. En cause : le mystère, ou plutôt le manque de transparence, qui planait autour de la décision du conseil.
Des noms révélés au compte-goutte, des refus de candidatures inexpliquées, un processus de nomination obscur... Didier Quillot, l'ex-patron de Lagardère Active et d'Orange France, était en lice pour la présidence de France Télévisions mais il n'a pas été retenu. Dans Libération il s'étonnait de n'avoir reçu, en retour, aucune explication : "Tout cela se fait dans l'opacité la plus complète et le débat démocratique et ouvert que l'on devait aux Français sur l'avenir de leur télévision publique a été confisqué."
Il a été rejoint dans son insatisfaction par les rédactions de France 2 et France 3 qui dénonçaient le "règne de l'opacité" dans une tribune parue mardi 21 avril dans Le Monde.

Rachid Arhab, ex-membre du CSA de 2007 à 2013, a lui fait part du manque de clarté de la mécanique CSA. Interrogé sur Radio Classique en début de semaine, il dénonçait le fait qu'au Conseil supérieur de l'audiovisuel, tout "se fasse en catimini."


vendredi 10 juillet 2009

La droite sociale entend mettre les rémunérations des patrons sous surveillance

L'UMP veut une loi

Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, s'est dit favorable le 10 juillet à une loi sur la rémunération des dirigeants pour "les derniers récalcitrants" qui "ne changent pas de comportement".
Interrogé sur LCI sur l'éventualité d'une loi concernant l'abus en matière de rémunération des patrons, X. Bertrand a répondu : "si les tout derniers patrons qui n'ont toujours pas compris dans quel système on était ne changent pas leur comportement, oui".

Séparer le bon grain de l’ivraie

  • Selon lui, le rapport de l'Autorité des marchés financiers (AMF) "montre bien qu'il y a des choses qui ont évolué mais que certains chefs d'entreprise n'ont toujours pas compris qu'il leur fallait être exemplaires".
    Li>"Les choses ont beaucoup changé mais d'autres n'ont rien compris", a renchéri Xavier Bertrand. "Pour ceux-là, il faudra certainement un texte sur des sujets précis", a-t-il ajouté.
    Citant notamment le non-cumul "entre un contrat de travail et une fonction d'administration sociale", à savoir "ne pas pouvoir être PDG et avoir un contrat de travail en même temps", il a déclaré : "beaucoup l'ont accepté, d'autres ne l'acceptent toujours pas ou ne s'expliquent pas", "si les derniers récalcitrants ne changent pas de comportement, je pense qu'il faudra un texte".
    La pression de l’opinion suffirait-elle ?
    Fin juin, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, s'était montrée très réservée sur l'opportunité de légiférer en la matière, affirmant croire davantage à la pression de l'opinion publique ou des actionnaires.