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samedi 18 juillet 2015

TF1 n'attend que Rama Yade

"J'aimerais diriger TF1", lance Rama Yade 

Mélange des genres politique et médiatique

L'ancienne secrétaire d'Etat ne rêve que de diriger, un jour, la chaîne de télé TF1. Chargée des Sports au gouvernement Fillon de Nicolas Sarkozy, elle a confié jeudi au magazine VSD qu'elle se verrait bien prendre la tête de la première chaîne de télévision nationale. 
Il n'y a qu'un pas de la politique aux media, que son aînée Roselyne Bachelot, ancienne ministre de l'Écologie et du Développement durable du président Chirac (2002-2004), puis de la Santé et des Sports (2007-2010) et enfin des Solidarités et de la Cohésion sociale (2010-2012) du président Sarkozy, reconvertie en chroniqueuse pour D8, vendue au groupe Canal+ et récupérés le groupe Bolloré, ou de l'écologiste Daniel Cohn-Bendit qui livre ses humeurs sur Europe 1 le matin, Rama Yade se trouve les qualités pour occuper de hautes fonctions dans le milieu audiovisuel, a-t-elle confié à Paul Wermus, journaliste à l'hebdomadaire VSD, lors de son Déjeuner de jeudi.

A bientôt 40 ans, la franco-sénégalaise cherche à  se reconvertir
La vice-présidente du Parti radical de Jean-Louis Borloo, sous l'étiquette duquel elle est éliminée dans les Hauts-de-Seine aux élections législatives de 2012. Après la démission de Jean-Louis Borloo en juin 2014, elle est candidate à la présidence du Parti radical, mais est battue par le maire de Nancy, Laurent Hénart. En mai 2015, le Tribunal la déboute de sa plainte pour faire annuler cette élection affirmant qu'il y a eu de nombreuses irrégularités et la condamne à verser 51.000 euros de frais de justice à son parti et à Laurent Hénart.
En février 2015, son horizon politique semble se boucher encore davantage: à la suite d'un vote interne, elle échoue à devenir chef de file pour l'UDI aux élections régionales de décembre 2015 en Ile-de-France face à Chantal Jouanno.

L'ex-secrétaire d'Etat chargée des Sports de Nicolas Sarkozy s'est laissée aller à quelques confidences

Rama Yade n'a pas hésité à imaginer un virage à 180° de sa carrière 
Actuellement conseillère régionale UDI d'Ile-de-France, elle a déclaré, dévoilant son fantasme: "j'aimerais diriger TF1, redonner du souffle à cette grande chaîne." Un opportunité en or pour la girouette du paysage politique qui ne manque décidément pas d'air
 
Rama Yade souhaite donc prendre la place du PDG de TF1
Or, le poste de Nonce Paolini n'est pas vacant. Le voeu de Rama Yade ressemble donc fort à un rêve éveillé. La politicienne a été directrice-adjointe des programmes en 2002, puis directrice de la communication de la chaîne parlementaire Public Sénat en 2005, auprès de son mentor Jean-Pierre Elkabbach, mais c'était il y a 13 ans.

Une personnalité versatile et décevante
Rama Yade en famille, avec sa fille et son mari,
l'historien d'origine juive polonaise, Joseph Zimet
"Je vis avec une rock star. Rama, c'est Beyoncé, déclare Jay-Z  son mari, et ce n'est pas toujours simple quand on s'installe à une terrasse de café".

Au gouvernement, Rama Yade s'entendait difficilement avec son ministre de tutelle,... Roselyne Bachelot. L'instabilité et le manque de diplomatie de la poseuse était en outre apparu lorsqu'elle démissionna en juin 2011 du poste d'ambassadrice de France auprès de l'UNESCO, six mois après avoir accepté sa nomination en décembre 2010 par le Conseil des ministres.

jeudi 27 mars 2014

Collusion Hollande et Canal+: les media sont-ils vraiment indépendants?

Le producteur du "Grand Journal" de Canal+ est  conseiller en com' du président Hollande

Dans sa stratégie de communication post-élections municipales
, le président Hollande 
reçoit les conseils du producteur du "Grand Journal" de Canal+  selon l'hebdomadaire Le Point.
Renaud Le Van Kim, en 2009 avec Ariane Massenet et Yann Barthès.
Ariane Massenet, dépoitraillée et visiblement refaite, entre Renaud Le Van Kim et Yann Barthès en 2009.

Leur relation de travail devait rester secrète
Elle est révélée ce matin par Le Point. Renaud Le Van Kim, producteur réputé très discret -comme on le voit en photo, ci-dessus- du "Grand Journal" de Canal+ joue le conseiller de l'ombre en communication de François Hollande. Le producteur, à la tête de KM (groupe Zodiak), fait selon l'hebdomadaire partie de "l'équipe -soi-disant- très restreinte" du président pour recadrer sa stratégie médiatique post-élections municipales et post-remaniement. Il est associé à Robert Zarader, un autre conseiller lui aussi chargé de mettre sur pied la future intervention télévisée présidentielle.

Ce n'est pas la première fois que Renaud Le Van Kim se frotte à la politique. 
Renaud Le Van Kim a réalisé depuis de nombreuses émissions politiques. Il avait déjà conseillé Jacques Chirac et plus récemment Nicolas Sarkozy. C'était lui qui avait notamment assuré la production télé et réalisé les images de son meeting d'intronisation à la tête de l'UMP en novembre 2004 au Bourget. "Moi, président" tente toujours d'imiter son prédécesseur, avec les résultats que l'on sait: changer de sous-vêtement sans  passer à la douche, n'est-ce pas... 

Indépendance de la presse ou conflit d'intérêts ?

Ce mélange des genres entre télévision et politique a déjà été beaucoup reproché à cet ex-réalisateur d'émissions pour TF1. Il s'en est toujours défendu, comme en 2013 dans Télérama : "Ça m'a été reproché. Mais ça a été une formidable expérience". Pour éviter tout conflit d'intérêts potentiel, son rôle dans l'émission phare de Canal+ chaque soir se limite à la production, assure-t-on. Il ne se mêle jamais de l'éditorial, confié à une équipe distincte.
Les activités télé du "Chinois" comme on le surnomme dans le milieu ne se limitent pas au "Grand Journal" de Canal+.
C'est lui qui se cache derrière "Le Before" (en co-production), la cérémonie des César, "Le Débarquement", les images du Festival de Cannes ou encore de nombreux documentaires pour "Lundi Investigation".

Quelle chaîne pour l'intervention présidentielle ?
La plupart des chaînes sont en concurrence pour offrir à François Hollande un écrin de choix dans les prochains jours en sorte qu'il s'exprime après le deuxième tour des élections municipale dans les conditions les plus favorables. Europe 1 affirmait récemment que TF1 avait été choisie, une information démentie par l'Elysée : le président n'aurait pas encore choisi le diffuseur. L'option Canal+ serait une provoction.
Les valets du pouvoir s'agitent. Ainsi, l'hypothéthique choix de TF1 avait-t-il déclenché une nouvelle colère de Jean-Jacques Bourdin, qui quémande depuis son élection un entretien avec le président de la République. Ca sert à quoi que Bourdin se décarcasse au service du pouvoir? "Encore TF1 ! Je ne sais pas quels étranges liens lient François Hollande à TF1", avait lâché le journaliste face à Stéphane Le Foll sur RMC et BFMTV.

mercredi 26 septembre 2012

Duflot, ministre du Logement, ne sait plus où elle habite

Le sexiste ministre du Logement de Hollande s'en prend à B. Accoyer 

La ministresse sombre dans le ridicule


Confusion des genres


Incertaine sur son genre, elle a un problème avec la désignation des femmes membres du gouvernement: contre l'usage, elle exige qu'on lui donne du Madame LA ministre !  Un désordre hormonale serait à l'origine mercredi après-midi à l'Assemblée nationale d'un accrochage entre Cécile Duflot, ministre chargée du logement, et Bernard Accoyer, député (UMP), qui n'en croyait pas ses oreilles. 


Plus glamour,
au gouvernement,
y a Marilyse Lebranchu


"Je voudrais interroger Madame le ministre sur cette idée qui consisterait à vouloir faire de la France un pays où les citoyens seraient tous des locataires de logements sociaux (...). Pourquoi faire de la France le seul pays où l'on condamnerait nos compatriotes à rester locataires toute leur vie et refuser les ouvertures en faveur de l'accession sociale à la propriété?", a demandé l'impertinent.


Prenant la parole un peu plus tard dans l'hémicycle, le ministre Duflot a répondu: "Il n'est pas possible de tout dire M. Accoyer, de prendre cette envolée lyrique pour parler des habitants de ce pays qui seraient condamnés à être locataires toute leur vie. 1,7 million de familles attendent un logement social, c'est ça la réalité, et ne se sentent pas condamnées".


Prise d'une bouffée de chaleur, la ministre s'échauffe brutalement 

Le ministre a un p'tit vélo



Avant de se rasseoir au banc du gouvernement, la ministre âgée de 37 ans apostrophe - de sang froid - l'ancien président (UMP) de l'Assemblée nationale  lançant, visiblement surmenée : "C'est ça, je ne connais absolument pas le problème du logement. En revanche, ce que je sais M. Accoyer, c'est que je suis une femme. Je vous prierai donc de m'appeler Madame la ministre ".

VOIR et ENTENDRE l'abaissement du niveau des échanges:


Menace immédiate de rétorsion

Manifestement pas planante sous l'emprise du cannabis, la ministresse totalitaire a proféré une menace à l'encontre du député de Haute-Savoie, médusé :"Sinon je me verrai dans l'obligation de vous appeler, Monsieur le député, avec un 'A', ce qui ferait Monsieur la députée. Ce serait aussi désagréable à votre égard qu'au mien".

Accoyer est passé à deux doigts du camp de rééduction par le travail

A défaut d'un goulag de Sibérie, d'un camp khmer rouge ou d'un camp nazi, peut-être  un laojiao chinois (lien video) ou un camp nord-coréen, comme celui de Yodok,  au choix.

mercredi 31 août 2011

L'ineptie du "genre sexuel" hébergée dans les livres scolaire

Myard n'assimile pas l'identité sexuelle innée au "genre sexuel" acquis

80 députés de la majorité ont alerté le ministre de l'Education nationale mardi

La théorie du genre est entrée dans certains manuels de SVT
Des députés UMP demandent le retrait des passages incitant à la confusion. Pour Jacques Myard, député des Yvelines, ce débat est le prolongement de celui sur le "créationnisme".

Dans une lettre adressée à Luc Chatel, le ministre de l'Education nationale, 80 députés de la majorité ont demandé le retrait de manuels scolaires de Sciences et vie de la terre (SVT) évoquant la théorie du genre.
Ils reprochent en effet à certains passages des livres de SVT de 1ère L et ES de tenter de justifier l'orientation sexuelle d'une personne autant par son sexe biologique que par le contexte socio-culturel. Signataire de cette lettre, Jacques Myard, membre de la Droite populaire, estime que la théorie du genre n'a rien de scientifique et que de ce fait, elle n'a pas sa place dans des manuels scolaires de SVT.

France-Soir : La lettre que vous avez adressé à Luc Chatel a suscité bon nombre de réactions. Le Parti socialiste a ainsi notamment déclaré, dans un communiqué, que cela révélait "la vision rétrograde" de la droite quant aux "entités de ce genre". Qu'en pensez-vous?
Jacques Myard : Le Parti socialiste est complètement à côté de la plaque. Il n'est absolument pas question de remettre en cause l'identité sexuelle des uns ou des autres. Ce que nous contestons c'est l'enseignement de la théorie du genre comme une vérité scientifique et ce, à des fins politiques. La Droite ne cherche pas à donner des leçons. On naît homme, on naît femme. Nous appartenons au monde des mammifères, c'est structurel. L'orientation sexuelle se définit après et appartient au domaine de la vie privée.

F-S : Selon vous, l'identité sexuelle ne devrait pas être enseignée dans les cours de SVT mais plutôt dans ceux de philosophie.
J.M. : La théorie du genre n'est ni une vérité scientifique, ni une vérité biologique. Elle aurait donc davantage sa place au sein d'un cours de philosophie. Les élèves pourraient alors évoquer le doute et les interrogations liés à l'identité sexuelle sans que cela n'ait rien d'extraordinaire.

F-S : Luc Chatel a annoncé ce mercredi qu'il ne retirera pas les nouveaux manuels de SVT. Quelles conséquences cela peut-il selon vous avoir sur les élèves ?
J.M. : Luc Chatel a dit qu'il n'exerçait pas « droit de vie ou de mort sur un manuel scolaire ». Certes, mais l'Education nationale a toutefois le pouvoir de ne pas recommander tel ou tel ouvrage. On ne peut décemment pas professer une confusion idéologique qui n'a rien de scientifique. En ce qui concerne les élèves, je pense qu'ils ne sont pas stupides et qu'ils savent faire la différence entre un homme, une femme, un homosexuel, etc... Ils se rendront bien compte en ouvrant leurs manuels de SVT qu'on leur raconte des inepties.
VOIR et ENTENDRE le reportage de LCI-TF1:

Les professeurs ont le choix du manuel scolaire, mais les éditeurs ont le devoir de respecter les programmes ce qui n'autorise pas les initiatives intempestives.

Les éditeurs peuvent-ils interpréter librement les programmes ?

Extraits de manuels de SVT revisitant l'identité sexuelle:


Les maisons d'édition des manuels de SVT pour 1ère L et ES ont évoqué de manière plus ou moins variée l'identité sexuelle.

Chez Hachette, il est ainsi écrit que : « l'identité sexuelle est la perception subjective que l'on a de son propre sexe et de son orientation sexuelle (...). Seul le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle, mais ce n'est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou féminin »

chez Bordas, elle est expliquée de cette manière : « L'identité sexuelle est le fait de se sentir totalement homme ou femme. Cette identité dépend, d'une part, du genre conféré à la naissance, d'autre part, du conditionnement social (...). L'identité sexuelle se réfère au genre sous lequel une personne est socialement reconnue ».


vendredi 9 juillet 2010

Qu'est-ce qui distingue Mediapart du pire des blogs ?

Edification des militants socialistes et des masses populaires

Loin de nous l'idée de présenter la droite comme meilleure que la gauche.

Mais il paraît nécessaire de pointer l'hypocrisie des vertueux et rappeler périodiquement aux électeurs de l'opposition que les schémas véhiculés par la propagande, aussi bien dans les media et l'Education nationale, que dans les partis, syndicats ou réseaux, est binaire et donc à ce point réductreurs que les excès actuels de désinformation et de manipulation de l'opinion s'en trouve facilité. Il suffit de lancer des chiffres mirobolants pour que le bon peuple se sente insulté. La droite n'est pas pas plus pourrie que la gauche n'est vertueuse.

Bien que le financement des partis ait été réglementé, Mediapart, le Canard Enchaîné et autres canards à la graisse d'oie ont pu conserver leurs habitudes de dénonciation, sous couvert(ure) - douillette mais souillée - de liberté de la presse. Pour une affaire authentique, combien de diffamations ou de salissures ordinaires à la petite semaine?

Ces pratiques dilatoires sont pompeusement qualifiées d'investigations, alors que les révélations proviennent le plus souvent de fuites syndicales et d'aigreurs professionnelles, conjugales ou politiques. La presse est une boîte aux lettres anonymes, le réceptacle d'épanchements téléphoniques plus ou moins sincères et nauséabonds. Les coeurs blessés et les esprits malades s'y soulagent.

Les journalistes de base font le copié-collé des dépêches d'agences
On devient journaliste d'investigation lorsque sont reconnues des capacités d'interprétation, de déformation et de manipulation: le "décryptage" ! Lorsqu'un coup médiatique tombe du ciel, il est donné en offrande au service comptable et passé au test de la 'plausibilité', ce qu'ils appellent vérification des sources. Les journalistes sont sans doute dotés de toutes les aptitudes psycho, pédago, économico, politico, et cocos, mais ils sont en fait bien incapables, quand bien même ils s'y mettent tous, de cerner le problème dans sa diversité protéiforme. Alors, le critère principal d'appréciation est le plausible et souvent, l'étalon de mesure de plausibilité n'est rien d'autre que le dernier bilan financier, tout plat, comme un encéphalogramme. Mediapart en est actuellement la parfaite illustration. Il a retrouvé ses couleurs roses tirant sur le rouge. Rouge d'aise: le rêve de lendemains en chantant, financiers et révolutionnaires, de militantisme et de méchanceté perverse. Edwy Plenel, Benoît Hamon et Ségol'haine Royal, même combat.

L'éthique professionnelle y trouve son compte sans états d'âme.
On est à l'aise avec sa conscience, fût-elle professionnelle et laïque, quand une loi couvre tous les excès et autorise tous les débordements de bassins urinaires. La liberté de la presse repose sur trois piliers: la liberté d'opinion, la liberté mentale et d'expression. La totale ? Ne manque que le droit à diffamer.

Pourtant la Loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 offre quelques garanties: elle retient en effet parmi les termes juridiques le principe - fort subjectif à souhait - de "bonne foi" journalistique, à condition de réunir encore quatre critères, dont la qualité de l'enquête et l'absence d'animosité de personne. Edwy Plenel et le SNJ-CGT de France 2 se réclament d'ailleurs, c'est dire qu'ils se sentent bien mal. Mais peuvent-ils s'offrir le luxe de nier leur animosité à l'égard de Nicolas Sarkozy? Rien de personnel, que du professionnel et démocratique. C'est comme affirmer que Ségol'haine Royal n'a aucune animosité...

L'affaire dans l'affaire

Aucune malveillance donc dans le combat entre Edwy Plenel et l'Elysée ?

Au nom de sa liberté, la presse met la démocratie à mal. La "garde rapprochée" de Plenel se mobilise à France 2: si le service public n'est pas soumis au devoir de réserve, ses journalistes partisans sont-ils bien placés pour accuser le pouvoir de pressions et pour distiller le soupçon de son emprise sur la presse ? Est-il crédible ? Ces journalistes militants ne recherchent nullement la vérité, mais le maintien d'une position de force, usurpée et anti-démocratique, fondée sur la cooptation par le pouvoir syndical, l'intimidation des personnels et la menace de grève sur le public et les gestionnaires de l'entreprise publique.Pourquoi Plenel ne consacre-t-il pas toute ses forces à la liberté de la presse en Corée du Nord ou à Cuba ?

Plenel est-il légitime ?

De quel mandat électoral, Plenel et les autres peuvent-ils se prévaloir?
Ils brandissent des diplômes et des numéros de carte professionnelle pour compenser - croient-ils - leur manque de représentativité. Ils se cooptent (cf. PaSiDupes et ou le cas Hamon embauché par l'Université), se reproduisent entre eux et se constituent en groupes de pression, avec des codes et un langage politiquement correct qu'ils imposent par l'intimidation, le harcèlement et la judiciarisation de nos faits et gestes. Organisés en gangs, ils s'entendent à merveille avec les voyous des quartiers. Comme les Bleus du Mondial de football 2010, ils ne veulent pas entendre parler d'équipe: ce sont des groupes indépendants et parallèles. L'objectif de ces acteurs de la vie politique et sociale n'est pas d'arriver aux responsabilités, mais de tirer les ficelles. Des hommes d'influence. Des hommes de la pénombre. Des parrains.


Le problème de leur légitimité se pose

Dans le passé lointain, la presse n'était pas unanime dans la revendication de l'impertinence: c'était une spécificité peu répandue et raffinée. Elle est désormais générale, à toute heure et partout. La pratique médiatique a chaviré de l'insolence dans l'insulte, il n'était nul besoin de frapper sous la ceinture et de livrer ses ennemis à la vindicte populaire. Il ne manquerait plus que l'opposition passe à l'acte pour évoquer la Terreur de 1793. En février 2008, Désirdavenir Royal n'avait-elle pas eu des visions révélatrices: "Le choc de confiance promis a laissé place à un choc de défiance, qui dégénère aujourd'hui en vent de révolte".

Le vent de révolte qu'elle pressentait dans sa chevelure, défaite comme elle, a tardé à se lever. Des stratagèmes à l'Assemblée nationale et des manifestations mensuelles n'ont pas réussi à entraîner le peuple. Alors, les responsables d'opposition n'ont plus compté que sur eux-mêmes.

Ils s'en sont pris aux personnes.
L'un des ministres est décrit comme un alcoolique, une autre est raillée pour son tour de taille, un troisième est dépeint avec des "yeux de fouine" et le dénigrement du physique n'arrête pas.

Le politiquement correct impose par ailleurs de dire 'beur' pour 'arabe' ou 'black' pour 'noir', mais les membres de la majorité sont victimes du délit de faciès. Aucune association n'est assez insolente pour aller à contre-courant de la pensée unique. La bien-pensance impose de dire , mais le politique est accusé de parler la langue de bois. Pas de chance, ils ne feront jamais bien.
Et malgré tout cela, ce sont les journalistes qui se disent menacés dans leur liberté d'expression.

L'Oréal a une tradition d'entente avec les pouvoirs de droite comme de gauche

La gauche a-t-elle profité des largesses de l'Oréal ? Tout porte à le penser.
Il y a toujours eu historiquement des "relations de bonne entente" entre le pouvoir politique et L'Oréal, estime Béatrice Collin, professeure à l'ESCP et coauteure d'un livre sur le groupe, au lendemain des accusations de financement politique illégal lancées par l'ex-comptable de Liliane Bettencourt.

R: Il y a toujours eu des relations de bonne entente entre l'Etat et L'Oréal, qui n'a jamais voulu aller contre les intérêts de la France.
L'Oréal n'a jamais été considéré comme une entreprise stratégique pour le pays, mais c'est un fleuron de l'industrie française. Ce qui explique que dans les années 1970, au moment où il y avait des discussions pour l'entrée à l'actionnariat du groupe de Nestlé, cela se soit fait en accord avec le gouvernement, qui a en quelque sorte donné sa bénédiction.

Q: Comment s'explique ces liens entre le groupe et le pouvoir?
R: Un élément important dans ces relations est le fait que le mari de Liliane Bettencourt, André, ait été un grand homme politique français. Il a été membre du cabinet de Pierre Mendès France sous la quatrième République, mais aussi par exemple ministre sous Georges Pompidou, il a été très lié d'amitié avec François Mitterrand.

Q: Ces relations avec le monde politique sont-elles spécifiques à L'Oréal ou existent-elles aussi avec d'autres sociétés françaises?
R: Non, elles sont très particulières au groupe, c'est lié à M. Bettencourt et à sa carrière politique. Ce sont des circonstances personnelles et aussi particulières qui ont conduit la famille à avoir ces liens. Et Liliane Bettencourt a été de fait, de part la carrière de son mari, plongée dans le monde politique.
L'acharnement d'Edwy Plenel est parfaitement incompréhensible et injustifié.

Rama Yade dénonce "un opposant politique" chez le journaliste

Du soupçon de conflit d'intérêts au mélange des genres avéré
Ce vendredi, à propos de l'affaire Bettencourt, la secrétaire d'Etat aux Sports Rama Yade a dénoncé le comportement politique du journaliste co-fondateur du site d'information payante Mediapart, Edwy Plenel.
Elle lui reproche le mélange des genres à l'encontre de Nicolas Sarkozy .

Faute professionnelle
Notant que l'ex-comptable de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt "est supposée avoir dit que Nicolas Sarkozy recevait des enveloppes et qu'elle se rétracte de manière spectaculaire en disant qu'elle n'a jamais dit cela, je me dis qu'il ne faut pas dire et écrire n'importe quoi", a-t-elle ajouté.

Animosité personnelle
Mme Rama Yade observe en effet chez le journaliste un "acharnement" d' "opposant politique" contre le chef de l'Etat.

La secrétaire d'Etat a décelé chez Edwy Plenel, "responsable principal" du site Mediapart, "quelque chose avec Nicolas Sarkozy qui n'est pas passé". "J'ai toujours vu ce responsable-là s'en prendre à Nicolas Sarkozy comme un opposant politique (...) Je ne dis pas qu'il n'a pas le droit de critiquer" mais "cet acharnement est quelque chose qui, moi, m'attriste", a-t-elle conclu.

Atteinte à la démocratie
Or, Edwy Plenel n'a aucun mandat électif et usurpe donc un pouvoir qui ne lui appartient pas.

samedi 16 mai 2009

Caterpillar : Besancenot, maître-chien du syndicalisme

"Les patrons de Caterpillar sont des chiens"
le trotskiste les garde en laisse
Dirigeants privés de liberté

La radicalisation empêche la négociation

L'intérêt des salariés est-il seul en cause
ou la crise est-elle instrumentalisée
à des fins politiques?

Le constructeur américain d'engins de chantier Caterpillar a annoncé lundi 11 mai la mise en oeuvre de son plan social prévoyant 733 licenciements sur ses sites isérois, choisissant le passage en force, suite à des mois de bras de fer entre une minorité de salariés jusqu'au-boutistes et une direction intraitable jusqu’à l'échec d'ultimes négociations lundi 11 mai.
  • Patrick Cohen, élu CGT du comité d'entreprise, est surpris de la résistance de la direction américaine. Il s'est dit "dégoûté" par le "passage en force de la direction", indiquant que l'intersyndicale allait réfléchir à une éventuelle suite judiciaire. "La direction maintient ce qu'elle a mis en place depuis le début. Elle n'a jamais eu la volonté de négocier depuis le début ", a déclaré M. Cohen à sa sortie de cette réunion de la dernière chance.

    La direction avait un temps émis la possibilité de réduire le nombre de licenciements à 600 sous réserve de la signature de cet accord. Mais le projet d'accord avait été rejeté à la majorité des 2.551 salariés des sites de Grenoble et d'Echirolles (Isère) le 6 mai.
    "Faute d'un accord sur l'aménagement du temps de travail", a, quant à elle, précisé la direction de Caterpillar, "nous allons mettre en oeuvre le plan social comme annoncé dans le livre III", prévoyant 733 licenciements.

    Le blocage syndical

    La décision d'appliquer le plan social fait en effet suite à une ultime réunion lundi en préfecture entre la direction et les élus du comité d'entreprise (CE), qui ont refusé d'émettre un avis sur le plan social, après le refus de la direction de lever les sanctions à l'encontre de 19 salariés, pour des actions commises lors du conflit social.
    Or, l'avis du CE, positif ou négatif, n'est que consultatif mais il est indispensable pour valider la procédure, conformément à la réglementation, car, selon la jurisprudence en droit du travail, un défaut d'avis des élus du CE vaut "avis négatif", a expliqué un juriste.

    Une réglementation favorable aux salariés
    En refusant d'émettre un avis, les élus du CE ont en fait suspendu la négociation en préfecture.

    Des méthodes syndicales indignes
    SUD imprime sa marque dans les négociations. Comme à la SNCF où le syndicat anti-libéral exploite les lacunes de la réglementation en instaurant des grèves tournantes de 59 minutes pour échapper aux retenues de salaires tout en paralysant le système, à Caterpillar, les élus des syndicats innovent. Les syndicalistes prétendent qu'ils font l'objet de "menaces" de la part de syndiqués excédés, bien que les séquestrés soient les dirigeants plutôt que les représentants syndicaux !… Ils font fait valoir leur "droit de retrait", conformément au code du travail, en raison de la présence d'un "danger grave et imminent pour leur santé". Et leur liberté, ça va ?

    En février, la direction de Caterpillar, confrontée à une chute vertigineuse de son carnet de commandes sur fond de crise, avait annoncé le plan social. L’intersyndicale qui réclamait 450 suppressions d'emploi au maximum, l’avait aussitôt rejeté, mais on observe qu’entre février et mai, les raisons invoquées se sont faites plus sournoises.

    Besancenot, meneur politique ou syndical ?
  • => Des coups de force malgré le soutien légal
    Les opposants au plan ont ensuite multiplié les actions coup de poing, dont la plus marquante fut la séquestration fin mars pendant 24 heures de quatre cadres de l'entreprise.


  • De son côté, la direction de Caterpillar n'a pas hésité à faire des recours en justice, désireuse d'appliquer un plan nécessaire à la survie du site.
  • Le gouvernement était même intervenu en vain pour favoriser la signature d'un protocole de fin de conflit devant ramener à 600 le nombre de suppressions d'emploi, mais qui a ensuite été rejeté par les salariés.
  • =>Le trotskiste politise le conflit syndical

  • Le porte-parole du Nouveau parti anti-capitaliste (NPA), Olivier Besancenot, venu soutenir à Vénissieux (Rhône) Raoul Jennar, tête de liste NPA pour le Grand sud-est aux Européennes. La politique prend manifestement le pas sur l’action syndicale, mais le meneur politique mélange les genres, comme le souligne Bernard Thibault, sans que Jean-Claude Mailly ne s’en émeuve…

    Retour aux Européennes : "Pour nous, c'est un massacre industriel orchestré avec la complicité des pouvoirs publics. La dignité, elle est du côté des travailleurs", a-t-il ajouté en exprimant une "solidarité totale" aux "Cater".

    La « république du respect » n’est pas pour le trotskiste

    Chien errant, Besancenot perd son contrôle et insulte ses interlocuteurs, pour s’étonner ensuite de l’échec des négociations.
    « Les patrons de Caterpillar sont des chiens (...) Ils ont fait croire pendant des mois et des mois qu'il y avait éventuellement des négociations et ce qu'ils annoncent à la fin, c'est ce qu'ils ont annoncé au début", a déclaré lundi soir le chef de meute.

    Que reste-t-il du "gendre idéal" du syndicalisme?