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samedi 31 mars 2018

Forte mobilisation des salariés de Carrefour pour leurs emplois et leur pouvoir d'achat

Les usagers de Carrefour étaient interdits d'approvisionnement, ce samedi de Pâques

Hypermarchés filtrés ou bloqués par des alignements de chariots et des piquets de grève

Un magasin Carrefour de Marseille

Faire ses courses pour le long de Pâques était galère dans certains magasins Carrefour samedi, au vu de la forte mobilisation des salariés, décidés à défendre leurs emplois et leur pouvoir d'achat, au détriment de l'entreprise.
C'est une mobilisation "historique", s'est félicité Michel Enguelz (FO).

Au moins 300 magasins intégrés ont été impactés par le mouvement de grève lancé par FO et la CFDT, et relayé séparément par la CGT, au lendemain d'une mobilisation dans les entrepôts. "Du jamais vu", selon Philippe Allard (CGT). 

La CFDT a recensé 170 hypermarchés (sur 220) mobilisés et 130 supermarchés (sur environ 470), avec un taux de grévistes avoisinant "50%". Sans considération des familles. 
Pour FO, 180 hypermarchés étaient dans le mouvement, dont "entre 40 et 50 fermés ou complètement bloqués". Le premier syndicat du groupe se targue de la fermeture de 80 magasins de proximité, au détriment des personnes âgées ou malades.
 
Le groupe Carrefour a lui même fait état d'hypermarchés fermés, une "première," selon Sylvain Macé (CFDT). A midi, "80%" des hypermarchés étaient "ouverts" (soit 20% fermés, ce qui équivaut à une quarantaine) et "100%" des supermarchés", a souligné la direction. 

Partout, le mouvement s'est traduit par des rassemblements, du "filtrage" aux entrées des magasins ou carrément des blocages, s'est réjoui  S. Macé. Parmi les hypermarchés complètement bloqués, ont été cités ceux d'Antibes (LR), Ollioules (UMP), Toulon Grand Var (LR), Nice Lingostière (LR) ou Port-de-Bouc (PCF) dans le Sud, Vénissieux (PCF), Chambéry (UMP), Toulouse-Labège (LR) ou encore Mérignac (PS). 

Cette mobilisation est l'aboutissement de l'inquiétude et de la colère qui montent depuis le 23 janvier, avec l'annonce du "plan de transformation," par le  PDG du groupe à l'été dernier, Alexandre Bompard l'accompagnant de la suppression de milliers d'emplois.

Ce mouvement "doit nous permettre de faire comprendre à A. Bompard que les salariés ne sont pas des pions", a souligné M. Enguelz (FO). Mais cette grève pourrait entraîner "entre 40 et 50 millions d'euros" de perte de chiffre d'affaires, avait indiqué vendredi Thierry Faraut (SNEC CFE-CGC)

Le dialogue social est "rompu"  

Carrefour de Lomme, Nord
Au-delà des suppressions de postes annoncées - 2.400, via un plan de départs volontaires dans les sièges, 2.300, via un plan social dans les magasins de proximité (273 ex-Dia qui vont fermer) -, les syndicats protestent contre le passage en location gérance d'hypermarchés (cinq confirmés, une quarantaine visés selon eux). 

Ils s'inquiètent aussi de l'impact sur l'emploi d'autres mesures du plan Bompard (logistique, réduction de 100.000 m2 des surfaces des hypermarchés). 

"Nous comprenons que les projets de transformation puissent susciter de l'inquiétude chez certains de nos salariés", a admis le directeur exécutif de Carrefour France. Mais, "si nous souhaitons pérenniser et développer notre activité économique, et donc nos emplois, nous devons impérativement nous transformer", a insisté Pascal Clouzard, 

Côté salariés, l'annonce récente d'une participation moyenne de 57 euros, contre 610 l'an dernier, vue comme une "aumône" ou un "pourboire", a aussi catalysé la colère.
"Bien consciente de l'impact sur le pouvoir d'achat" de cette baisse, la direction a proposé mi-mars de relever ce montant à 407 euros, via un complément forfaitaire d'intéressement, sans réussir à désamorcer la fronde.
Les actionnaires vont toucher, eux, un total de 356 millions d'euros de dividendes, globalement. 

Les syndicats populistes anticipent aussi des négociations salariales au rabais. 
"Augmenter les salaires, pas les dividendes des actionnaires", clamait une pancarte dans les rassemblements. "On s'est dit qu'on allait arrêter de payer pour les actionnaires", a relevé Olivier Ginestar (CGT), devant l'hypermarché de Lomme (Nord), fermé samedi et où les députés LFI du Nord Adrien Quatennens et Ugo Bernalicis ont fait monter la pression.

Côté syndicats, le mouvement traduit aussi la crispation du dialogue social, dont tous dénoncent unanimement la "dégradation". Il est "rompu, c'est marche ou crève", relevait à Marseille Smaïl Ait Atman (CFDT), syndicat pourtant réformiste. 

"La balle est dans le camp" de la direction, estime FO, qui a déjà annoncé qu'il ne signera pas le projet d'accord sur le plan de départs volontaires, comme la CFDT. Si d'autres actions ne sont "pas exclues", "l'objectif" est un "retour à la négociation", souligne Michel Enguelz (FO). Il faut "rétablir le dialogue social qui a existé (chez Carrefour) pendant 30 ans", a plaidé S. Macé (CFDT).

mardi 18 avril 2017

La vie de salarié n'est pas aussi difficile que celle de patron, assure Macron

L'une des sottises d'Emmanuel Macron qui colle à la peau du candidat

"La vie d'un entrepreneur est bien souvent plus dure que celle d'un salarié"

L'ancien conseiller de Hollande à l'Elysée, Emmanuel Macron, a scandalisé les auditeurs de RMC-BFMTV le mercredi 18 janvier dernier, au micro de Jean-Jacques Bourdin. 
A propos d'un nouveau plan d'urgence contre le chômage, pour relancer l'emploi, notamment en terme de licenciement et de temps de travail, Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité de donner de la visibilité aux chefs d'entreprises car, explique-t-il, "la vie d'un entrepreneur est bien souvent plus dure que celle d'un salarié. Il ne faut jamais l'oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties".

A propos d'emploi encore, le banquier s'est prononcé pour une modification des règles de l'indemnité chômage, pour une modification des modalités du licenciement et le trentenaire n'a pas écarté totalement l'idée d'un revenu universel, intitulé "revenu universel d'existence" dans le programme de Hamon et qui a discrédité le candidat officiel du PS. 

Dès le lendemain, BFMTV offre à Macron l'opportunité de rectifier le tir sur les salariés. Mais, jeune et têtu, Macron développe laborieusement et s'enferre :

Le ministre de l'Economie avait aussi saisi l'occasion de cet entretien pour tenter de dissiper les rumeurs autour d'une supposée volonté de démission du gouvernement. 

"Je ne suis pas dans l'indécence qui consisterait à menacer de démissionner. (…) 
La démission c'est indécent, une coquetterie. Je ne suis pas un enfant gâté", a lâché Macron. 
Manuel Valls a reçu le message 5/5 et lui plante des banderilles à toute occasion. Le Catalan a en effet donné sa démission de premier ministre le 6 décembre 2016, pour faire carrière en tentant de remporter la primaire socialiste dont Benoît Hamon est finalement sorti vainqueur.
VOIR et ENTENDRE le socialiste Yann Galut condamner Macron, candidat hors sol :

Macron aura tout fait pour repousser l'électeur socialiste et social vers le FN. 

Fillon pourrait en recueillir certains, les plus raisonnables.

vendredi 22 janvier 2016

Jean-Marie Le Guen dénonce un trop de syndicats en France

Vers le syndicat unique ?... Disons, la... CFDT ?

Les salariés "ne veulent pas des défilés, des banderoles, des slogans", estime -depuis 2012- le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement.

Il y a "trop d'organisations syndicales en France", a dénoncé le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement du gouvernement de Manuel Valls, lors de l'émission "Questions d'Info" LCP-France Info-Le Monde-AFP, le mercredi 20 janvier, alors que Manuel Valls venait de recevoir les partenaires sociaux, le lundi 11 janvier, pour évoquer les futures mesures du plan d'urgence pour l'emploi promis par François Hollande, que celui-ci a exposé le 18 janvier devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese) et qui suscite déjà le scepticisme de certains.

Dernière du gouvernement socio-libéral de Hollande: trop de syndicats nuit à la défense des travailleurs. "Le mouvement social et syndical français est aussi affaibli par cela, ce qui fait qu'il a une représentation largement moins grande que dans d'autres pays". "La multiplication des organisations syndicales aboutit bien souvent à un affaiblissement du dialogue social", a développé Jean-Marie Le Guen.

Et Jean-Marie Le Guen dénonce aussi "des postures de blocage"

Interrogé sur le veto opposé par les syndicats CGT, SUD et FO de la Fnac à l'accord sur le travail dominical, le stalinien Jean-Marie Le Guen a répondu, : "il y aura des élections à la Fnac"

Mieux que les syndicats, le sous-ministre représente tous les salariés. "Je pense que les salariés, à la fois pour eux-mêmes, mais aussi pour la création d'emplois, comprennent et connaissent l'importance de la dynamique de l'ouverture d'un certain nombre de magasins le dimanche, notamment dans les zones touristiques. Donc, je pense que ceux qui sont des bloquants seront marginalisés, a-t-il menacé: du goulag ?

D'ailleurs ils perdent les élections", a-t-il raillé, parce que le docteur Le Guen, frappé de la maladie d'Alzheimer, pense probablement que, depuis trois ans, le PS a gagné une élection. "Ceux qui sont sur des postures de blocage vont à la défaite sociale". Et "quand ils ont une posture nationale de blocage, par exemple la CGT, on voit bien qu'au plan local, très souvent, ils signent des accords. Car la réalité, c'est que les salariés, ils ne veulent pas des défilés, des banderoles, des slogans, ils veulent que ça avance", a également déclaré le secrétaire d'Etat s'exprimant depuis Paris. 

Le Guen a enfin stigmatisé une gauche de la gauche "anti-hollandaise primaire"

Il accuse ses alliés de donner "sans arrêt des leçons à tout le monde" et à l'exécutif en particulier, mais qui est "incapable de se faire entendre par les Français". Cette gauche, "entre 2007 et 2012, s'est vraiment crispée sur un retour à un discours super simpliste, reconnaît-il: les salariés contre les patrons, etc. Ce discours-là, ça ne correspond plus à la réalité économique et sociale du pays, fait-il valoir désormais depuis les ors du pouvoirs. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de conflit d'intérêts, je dis que l'exaltation des conflits d'intérêts entre patronat et salariat ne correspond plus à rien". 
Que reste-t-il de la social-démocratie? 
Encore une commémoration en perspective...

lundi 19 octobre 2015

Air France: Valls rétropédale à son tour


Manuel Valls mollit : changement de ton et de fond

Grand écart: pied droit chez les patrons, pied gauche chez les salariés

Alors qu'il incarnait une ligne de soutien à la direction, Manuel Valls lâche la direction en disant comprendre aussi les "inquiétudes" des salariés, pour finalement évoquer une possible annulation du plan de licenciement. 
"Le gouvernement soutient le plan de restructuration d'Air France et appelle au dialogue. (...) Le dialogue a repris à Air France et doit se poursuivre avec tous les salariés". "Non, le plan de suppression de 2.900 postes n'est pas suspendu", a-t-il précisé. "Si les pilotes n'assument pas leur responsabilité, c'est ce plan B" qui s'appliquera et "les autres catégories vont supporter un effort plus important". 


Le premier ministre cherche le vent.
Outre l'état de la police française, l'épineux dossier Air France a occupé une large place de son entretien avec "Monsieur" Bourdin jeudi 15, notamment sur l'épineux dossier Air France.
"Je comprends les inquiétudes des petits d'Air France qui ont l'impression de trinquer", a ajouté le foireux Manuel Valls, une semaine après les images de l'agression physique par des syndicalistes et la fuite des dirigeants de la compagnie, chemises arrachées, exfiltrés par-dessus des grilles à l'aéroport de Roissy... 
"Bien sûr que je soutiens la direction d'Air France" après cette scène d'"humiliation", a précisé le Premier ministre -désorienté - qui juge qu'il y a eu "des comportements de voyous"... 

Il se défausse sur la justice: cinq salariés d'Air France seront jugés le 2 décembre pour des "faits de violences en réunion".

Ce revirement est l'aveu d'une instabilité comportementale et politique 


L'exécutif a
peur d'une contagion du mouvement social.


VOIR et ENTENDRE l'édito mi-figue, mi-raisin de Christophe Barbier...



mardi 24 juin 2014

Les salariés français à temps complet travaillent 5 semaines de moins que les Allemands

Un rapport accablant sur le temps de travail des Français 

Fondé sur des données européennes,
 
L'idée fausse
qui nous a tuer
un rapport de l'institut Coe-Rexecode révèle que les salariés français à temps complet travaillent cinq semaines de moins que les Allemands par an. 
Les Français à temps complet ont nettement moins travaillé en 2013 que leurs voisins. En moyenne, ils affichent même 186 heures de moins que les Allemands (1661 heures contre 1847 heures), 239 heures de moins que les Britanniques (1900 heures) et même 120 heures de moins qu'en Italie (1781 heures). La Roumanie domine le classement avec 2099 heures en durée effective annuelle moyenne de travail par salarié.

Seuls les Finlandais ont un temps de travail inférieur aux Français en Europe. L'étude n'est pas tendre et fait de la France, avec la Finlande, "la plus faible de tous les pays européens" en nombre d'heures de travail effectif, selon les données recueillies par l'office européen de statistiques Eurostat pour l'institut de recherches économique.

La France enregistre la plus forte baisse de la durée du travail

Les Français ont une durée habituelle individuelle hebdomadaire de travail de 39,2 heures par semaine, mais cela ne tient pas compte des absences (congés, RTT, formation, jours fériés, maladie...). Et c'est aussi le pays où la durée de travail a le plus diminué au cours des quinze dernières années: entre 1998 et 2013, elle a chuté de 14,8% contre 9,8% en Espagne, 8,9% en Allemagne, 8,5% en Suède, 7,6% en Italie et 3,1% au Royaume-Uni.

Pour les salariés à temps partiel, la durée moyenne de travail effectif était en France en 2013 de 993 heures par an, contre 851 heures en Allemagne, 864 au Royaume-Uni et 1.012 en Italie. 

L'étude pointe aussi d'importantes différences entre salariés

L'intox syndicale alimente l'humour toxique
En prenant en compte l'ensemble des salariés (temps complet et temps partiel), les écarts entre pays européens se réduisent nettement, avec 1.536 heures en moyenne pour la France en 2013, 1.580 pour l'Allemagne, 1.636 pour l'Italie, 1.637 pour le Royaume-Uni ou 1.643 pour l'Espagne. 
Du côté des non-salariés, la durée moyenne atteint 2.372 heures en France, soit 43% de plus que pour un salarié à temps complet. Cet écart est de 27% pour l'Allemagne, 21% pour l'Italie et de 7% pour le Royaume-Uni.

La durée moyenne effective de travail des salariés à temps complet (un concept large qui inclut la fonction publique) s'est établie à 1661 heures par an dans l'Hexagone en 2013. Ce mauvais résultat place la France au deuxième rang des pays qui travaillent le moins en Europe… 

Les salariés français passent ainsi 120 heures de moins par an au bureau ou à l'usine que les Italiens, 186 heures de moins que les Allemands et 239 heures de moins que les Britanniques.

vendredi 1 novembre 2013

Ecotaxe: veillée d'armes à Quimper, mobilisation samedi

Manuel Valls annule sa visite au Proche-Orient pour cause de  maanifestation

Les Bretons n'ont pas confiance

La demi-mesure  du gouvernement de suspendre l'écotaxe ne les satisfait pas et le ministre de l'Intérieur veut s’assurer que la manif des Bretons ne dégénérera pas.

Agriculteurs, marins, transporteurs, artisans, commerçants et salariés des entreprises en difficulté sont attendus pour une manifestation, samedi à Quimper, point d'orgue d'une mobilisation contre l'écotaxe, mais aussi pour l'emploi. Pour démobiliser une partie de la population, le gouvernement a commencé à brandir le risque de débordement.

L'exécutif pointe des fauteurs de troubles potentiels  

Le ministère de l’Intérieur a décidé de discriminer les manifestants. En effet, aux professionnels et à leurs syndicats, dont la FDSEA, il oppose par avance les Français qui les soutiendront en exprimant leur mécontentement, au premier rang desquels il stigmatise déjà les antis mariage pour tous, des nationalistes bretons, mais aussi des militants des deux extrêmes: un cocktail explosif représentatif de la grogne qui monte dans le pays.

La semaine dernière, la manifestation à  Pont-de-Buis, aux pieds du portique électronique, symbole honni de l'impôt écologique, l'écotaxe , 
L’arrivée en centre-ville de nombreuses machines agricoles et de manifestants venus des départements voisins qui risquent "de se lâcher, car ils ne sont pas chez eux" ne peut qu’amplifier les conséquences de tout débordement, estime la presse. "On veut éviter les débordements, il faut que les choses se déroulent dans le calme et la dignité", a déclaré Christian Troadec, maire  d'extrême gauche de Carhaix, à l'origine du collectif "Vivre, décider, travailler en Bretagne" qui a lancé l'appel à la manifestation. Une déclaration de bonne intention qui ne rassure pas complètement les autorités.

Valls est sur les dents et justifie un dispositif exceptionnel  

De son côté, Bernard Poignant, 68 ans, maire PS de Quimper, a d'ores et déjà mis en place des mesures d’envergure pour parer canaliser la colère. "Une très grande inquiétude" anime la mairie, qui dramatise, participant ainsi à la montée de la pression. 

La municipalité dirigée par le conseiller de Hollande prend à dessein des mesures disproportionnés.
Les abris-bus ont été démontés au marteau-piqueur et il en va de même pour les panneaux d’information, les bancs publics, les bacs à fleurs et les horodateurs, l'ensemble sur un large périmètre. Les commerçants ont été incité à garder leur rideau baissé "en solidarité, mais aussi par précaution" souligne-t-on. 
Difficile aujourd'hui pour le maire socialiste d'être ami de Hollande et Breton à la fois. Opposé au mariage pour tous, Poignant a le soutien de Monseigneur Jean-Marie Le Vert, évêque de Quimper, qui a appelé au calme.
 
Valls annule sa visite au Proche Orient. 

Ce week-end, Manuel Valls devait initialement se rendre au Proche Orient, en Israël et dans les territoires palestiniens, mais il a préféré renoncer à ce déplacement prévu de longue date "pour rester vigilant sur la manifestation de Quimper", confie son entourage, avant de préciser que c’est à son initiative et non à la demande de Matignon ou de l’Elysée que le voyage a été annulé.

Le pouvoir appréhende cette manifestation. 
Plusieurs organisations syndicales se sont même démarquées de l'appel à manifester à Qimper (Finistère). La très socialiste CFDT Bretagne  n'appelle pas à défiler, tout comme le comité régional des pêches maritimes de Bretagne. Les altermondialistes de la Confédération paysanne estiment quant à eux que "l'écotaxe est une bonne chose". Quant à l'extrême gauche, elle divise. La CGT, Solidaires et la FSU ont par exemple appelé, dans un communiqué commun, à une autre manifestation à Carhaix (Finistère), le même jour et à la même heure, à 50 km. 

Jean-Marc Ayrault appelle au calme. Le Premier ministre a mis en garde vendredi contre la "spirale de la violence" . "C'est très important de rappeler que la France est un pays démocratique et que le droit de manifester existe", a assuré Jean-Marc Ayrault, pour commencer, lors d'une conférence de presse commune avec son homologue russe, Dmitri Medvedev. "En même temps, on ne peut pas construire si on s'engage dans une espèce de spirale de la violence", a condamné le chef du gouvernement depuis l'étranger. "Je souhaite que cette manifestation soit pacifique, c'est le souhait de l'immense majorité des Français et des Bretons qui veulent redonner confiance à ce territoire", a-t-il insisté. "On ne résoudra pas le problème des Bretons autrement que par le dialogue", constate-il tardivement. 
Le premier Sinistre avoue un défaut de concertation.
Le geste de mardi -la suspension de l'écotaxe- n'a pas permis d'apaiser et de construire l'espace de dialogue que prétend distinguer l'ex-député-maire de Nantes, ajoutant que "l'essentiel soit que tout le monde se mette autour de la table", enfin, pourrait-on dire, pour commencer des discussions

10.000 manifestants sont attendus  

Mais sans doute moins, vu les divergences syndicales et la volonté du gouvernement de déconsidérer le mouvement. 
 
Des foyers de contestation cristallisent l'unité. 
Depuis plusieurs mois, la liste des plans sociaux ne cesse de s'allonger en Bretagne : chez le volailler Doux, les abattoirs de porcs Gad SAS, PSA, Marine Harvest, ou encore Alcatel. 
La Bretagne "a perdu 8.000 emplois en un an dans les domaines industriels et agroalimentaires. Des chiffres "tragiques", assure le maire de Carhaix". Et 10.000 personnes sont attendues dans les rues de Quimper.
La sanction risque d'être sévère.

lundi 19 mars 2012

Hollande malmené par les salariés de Fessenheim

François-le-Bien-aimé n'a pas su ce qui lui arrivait

Le candidat du PS a été hué par les salariés de la centrale nucléaire de Fessenheim

Une quarantaine de travailleurs attendaient de pied ferme le destructeur d'emplois, lundi 19 mars à la sortie de son QG de campagne.
François Hollande est sorti de ses locaux de campagne sous les sifflets et cornes de brume. " C'est Louis XVI qui s'en va", "casse-toi, sale vendu", lui ont lancé des salariés, venus d'Alsace en car tôt dans la matinée.

Stéphane Le Foll, chargé de l'organisation de la campagne, s'est détourné du problème humain de l'emploi pour se livrer à une attaque oblique, à la manière hypocrite de son patron. Il a indiqué à la presse que le message de François Hollande aux salariés était "celui de l'écoute, du dialogue et de la concertation". Sans revenir sur la décision de fermeture, il leur a assuré qu'il n'y aurait "pas de décision brutale", "du jour au lendemain", a soutenu le responsable PS.

VOIR et ENTENDRE l'argumentaire des intéressés de Fessenheim:

La CGT tacle le candidat socialiste

Clément Schneider, secrétaire de la CGT de Fessenheim, a, lui, souligné que François Hollande n'est "pas revenu" sur "le principe de fermer en tout premier lieu" la centrale alsacienne. "Nous, notre boulot, c'est de rester dans un débat le plus rationnel possible" et de le convaincre de "ne pas faire cette grosse bêtise de sacrifier Fessenheim sur l'autel d'un accord électoral avec les écologistes".

"Ne me faites pas dire que la CGT est pro-Sarkozy parce que Sarkozy souhaite maintenir Fessenheim", a tenu à préciser le syndicaliste.
"Nous, on sait quelles sont les forces de progrès dans le pays, on essaie de les convaincre, c'est avec elles qu'on fera avancer l'économie et l'industrie françaises", a-t-il dit.

Sylvain Bouillot, délégué CFE-CGC, a de son côté évoqué "une décision subie de François Hollande, qui essaie tant bien que mal de s'en sortir". Déplorant "un bilan amer pour les salariés", il a demandé au candidat PS de "ne pas imposer une fermeture de Fessenheim comme un scalp qu'on donnerait aux élus verts".


Le "vent de révolte" a tourné

VOIR et ENTENDRE
la colère populaire contre le fossoyeur du Haut-Rhin:

La presse impertinente a indiqué que le candidat social a pris un coup au moral...
Lire le post que PaSiDupes consacre au candidat de la "gauche molle".

jeudi 14 juillet 2011

Le Parlement vote la "prime dividendes" au profit des salariés

L'opposition socialo-communiste a voté contre

Malgré 152 votes d'opposition, le Parlement français a définitivement approuvé la création d'une prime obligatoire pour les salariés des entreprises.

Après les députés, les sénateurs ont entériné mercredi par 177 voix contre l'opposition, le projet de loi de financement rectificative de la Sécurité sociale pour 2011 (PLFRSS) qui prévoit la création de cette disposition annoncée à la mi-avril par Nicolas Sarkozy.

Cette mesure est critiquée par l'opposition de gauche

Quatre millions de salariés qualifiés "d'anecdotiques" par le PS
.
La gauche affirme qu'elle n'est "nullement une réponse à la question du pouvoir d'achat". Le socialiste Alain Vidalies est même allé jusqu'à affirmer que " votre objectif est d'occuper l'espace médiatique avec une soi-disant réponse à la question du pouvoir d'achat "!

Plusieurs élus de la majorité ont exprimé leurs réserves non pas quant à cette prime, mais sur le seuil d'application, comme l'UMP Christian Vanneste membre du collectif de la Droite populaire ou bien encore Hervé Novelli, chef de file des députés UMP membres du collectif des "réformateurs" (libéraux). Les députés ont rejeté leur amendement qui proposait de remonter de 50 à 250 salariés le seuil obligeant ces entreprises à verser une prime.

Des syndicats de salariés sont eux aussi critiques, de même que les trois organisations patronales, lesquelles ont réclamé en vain que la prime concerne seulement les entreprises à partir de 500 salariés.

Environ quatre millions de salariés sont concernés

Cette prime sera obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés ayant versé des dividendes en hausse
par rapport à la moyenne des deux dernières années.
" Plus qu'une mesure de pouvoir d'achat, c'est une mesure d'équité et de justice ", a-t-il déclaré le ministre du Travail, Xavier Bertrand, qui a qualifié sa mesure de "juste, concrète".

Restons dans l'anecdotique...
Tellement anecdotique, donc, que l'un des amendements retenus, celui du rapporteur, Yves Bur (UMP), autorise à titre expérimental les PME employant moins de 50 salariés à instituer un accord d'intéressement pour une année et que les trois organisations patronales- Medef, CGPME et UPA -, ont réclamé en vain que la prime concerne seulement les entreprises à partir de 500 salariés.

Pour l'anectode encore, cette prime devrait s'élever à 700 euros en moyenne.

samedi 16 mai 2009

Caterpillar : Besancenot, maître-chien du syndicalisme

"Les patrons de Caterpillar sont des chiens"
le trotskiste les garde en laisse
Dirigeants privés de liberté

La radicalisation empêche la négociation

L'intérêt des salariés est-il seul en cause
ou la crise est-elle instrumentalisée
à des fins politiques?

Le constructeur américain d'engins de chantier Caterpillar a annoncé lundi 11 mai la mise en oeuvre de son plan social prévoyant 733 licenciements sur ses sites isérois, choisissant le passage en force, suite à des mois de bras de fer entre une minorité de salariés jusqu'au-boutistes et une direction intraitable jusqu’à l'échec d'ultimes négociations lundi 11 mai.
  • Patrick Cohen, élu CGT du comité d'entreprise, est surpris de la résistance de la direction américaine. Il s'est dit "dégoûté" par le "passage en force de la direction", indiquant que l'intersyndicale allait réfléchir à une éventuelle suite judiciaire. "La direction maintient ce qu'elle a mis en place depuis le début. Elle n'a jamais eu la volonté de négocier depuis le début ", a déclaré M. Cohen à sa sortie de cette réunion de la dernière chance.

    La direction avait un temps émis la possibilité de réduire le nombre de licenciements à 600 sous réserve de la signature de cet accord. Mais le projet d'accord avait été rejeté à la majorité des 2.551 salariés des sites de Grenoble et d'Echirolles (Isère) le 6 mai.
    "Faute d'un accord sur l'aménagement du temps de travail", a, quant à elle, précisé la direction de Caterpillar, "nous allons mettre en oeuvre le plan social comme annoncé dans le livre III", prévoyant 733 licenciements.

    Le blocage syndical

    La décision d'appliquer le plan social fait en effet suite à une ultime réunion lundi en préfecture entre la direction et les élus du comité d'entreprise (CE), qui ont refusé d'émettre un avis sur le plan social, après le refus de la direction de lever les sanctions à l'encontre de 19 salariés, pour des actions commises lors du conflit social.
    Or, l'avis du CE, positif ou négatif, n'est que consultatif mais il est indispensable pour valider la procédure, conformément à la réglementation, car, selon la jurisprudence en droit du travail, un défaut d'avis des élus du CE vaut "avis négatif", a expliqué un juriste.

    Une réglementation favorable aux salariés
    En refusant d'émettre un avis, les élus du CE ont en fait suspendu la négociation en préfecture.

    Des méthodes syndicales indignes
    SUD imprime sa marque dans les négociations. Comme à la SNCF où le syndicat anti-libéral exploite les lacunes de la réglementation en instaurant des grèves tournantes de 59 minutes pour échapper aux retenues de salaires tout en paralysant le système, à Caterpillar, les élus des syndicats innovent. Les syndicalistes prétendent qu'ils font l'objet de "menaces" de la part de syndiqués excédés, bien que les séquestrés soient les dirigeants plutôt que les représentants syndicaux !… Ils font fait valoir leur "droit de retrait", conformément au code du travail, en raison de la présence d'un "danger grave et imminent pour leur santé". Et leur liberté, ça va ?

    En février, la direction de Caterpillar, confrontée à une chute vertigineuse de son carnet de commandes sur fond de crise, avait annoncé le plan social. L’intersyndicale qui réclamait 450 suppressions d'emploi au maximum, l’avait aussitôt rejeté, mais on observe qu’entre février et mai, les raisons invoquées se sont faites plus sournoises.

    Besancenot, meneur politique ou syndical ?
  • => Des coups de force malgré le soutien légal
    Les opposants au plan ont ensuite multiplié les actions coup de poing, dont la plus marquante fut la séquestration fin mars pendant 24 heures de quatre cadres de l'entreprise.


  • De son côté, la direction de Caterpillar n'a pas hésité à faire des recours en justice, désireuse d'appliquer un plan nécessaire à la survie du site.
  • Le gouvernement était même intervenu en vain pour favoriser la signature d'un protocole de fin de conflit devant ramener à 600 le nombre de suppressions d'emploi, mais qui a ensuite été rejeté par les salariés.
  • =>Le trotskiste politise le conflit syndical

  • Le porte-parole du Nouveau parti anti-capitaliste (NPA), Olivier Besancenot, venu soutenir à Vénissieux (Rhône) Raoul Jennar, tête de liste NPA pour le Grand sud-est aux Européennes. La politique prend manifestement le pas sur l’action syndicale, mais le meneur politique mélange les genres, comme le souligne Bernard Thibault, sans que Jean-Claude Mailly ne s’en émeuve…

    Retour aux Européennes : "Pour nous, c'est un massacre industriel orchestré avec la complicité des pouvoirs publics. La dignité, elle est du côté des travailleurs", a-t-il ajouté en exprimant une "solidarité totale" aux "Cater".

    La « république du respect » n’est pas pour le trotskiste

    Chien errant, Besancenot perd son contrôle et insulte ses interlocuteurs, pour s’étonner ensuite de l’échec des négociations.
    « Les patrons de Caterpillar sont des chiens (...) Ils ont fait croire pendant des mois et des mois qu'il y avait éventuellement des négociations et ce qu'ils annoncent à la fin, c'est ce qu'ils ont annoncé au début", a déclaré lundi soir le chef de meute.

    Que reste-t-il du "gendre idéal" du syndicalisme?
  • jeudi 30 octobre 2008

    Xavier Bertrand : des mises au point salutaires face à l’intox des partis et des media

    Le ministre tord le cou aux « canards » lâchés par l’opposition

    Xavier Bertrand, lministre du Travail répondait aux questions de Roland Sicard, le 27 octobre, sur France 2.
    sur France 2, dans l’émission Les 4 Vérités :


    1- Les revenus du travail. Les stock-options ne profitent plus qu’aux seuls patrons
    : les salariés y ont droit ainsi qu’à des actions gratuites, de l’intéressement ou de la participation.
    Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a annoncé lundi sur France 2 qu'un amendement pour que "tous les salariés" bénéficient de stock-options ou d'actions gratuites quand il y en a dans l'entreprise, allait être déposé.
    "Nous allons déposer un amendement qui fait que dans une entreprise, quand il y a des stock-options, il y a forcément pour tous les salariés, soit des stock-options aussi pour eux, soit des actions gratuites, soit de l'intéressement, soit de la participation en plus", a-t-il déclaré alors que le Sénat examine lundi le projet de loi sur les revenus du travail qui vise à favoriser l'intéressement et la participation.
    "Le système où c'était réservé uniquement à quelques-uns, c'est terminé", a affirmé M. Bertrand. "C'est quand même logique que dans une entreprise, les salariés puissent davantage profiter des revenus de leur travail".
    M. Bertrand a dit qu'il y avait une volonté de "moraliser" ces stock-options, mais qu'il s'agissait de "faire surtout en sorte que ce ne soit plus pour quelques-uns dans une entreprise". Le projet de loi sur les revenus du travail prévoit un crédit d'impôt pour les entreprises concluant un accord d'intéressement, une mesure contestée jeudi par la commission des Finances du Sénat.
    Concernant la participation dont le produit est actuellement bloqué pendant cinq ans, le texte prévoit de donner la possibilité aux salariés "une mobilisation immédiate des sommes reçues".
    Enfin, le montant des allègements de cotisations patronales pourra être réduit de 10% si l'entreprise qui en bénéficie n'ouvre pas, chaque année, une négociation sur les salaires lorsqu'elle y est légalement tenue.
    Voilà qui est ‘intéressant’, mais, tout autant, dans un autre registre, le redressement de la vérité travestie par l’opposition et sa presse militante.

    2- Les 360 milliards d’euros ne sont pas des cadeaux aux banquiers, mais une garantie de l’Etat en faveur des Français
    (à partir de 4 :35)
    Libération : « L'Etat met 360 milliards sur la table pour sauver les banques ». Ambigu, mais manipulateur. D’où, dans Libération, le commentaire ‘relou’ de
    loulou
    et vlam passe moi l'ardoise.....
    mais où sont nos gauches....on se moque de nous!comme tout le monde le dit; les caisses sont vides, notre gestion (la france) n'est pas touchée et de fait....vlam!!! sarko nous sort des millards de son chapeau.à gauche, qu'est ce qu'on fait??? on attend!et nous pauvres dindons, nous allons payer la farce!ça fout les boules grave, comme dirait n'importe quel jeune!!!je suis vraiment triste de voir tant de mèpris et de legeretè.louis
    Lundi 13 octobre à 18h58

    Marianne : « 360 milliards pour les banques, 600 fois moins pour le logement social ! », le 21/10/2008. Amalgame polémique et malsain, bien dans la manière du très moralisateur Marianne…
    Mais dans Libération, un commentaire condamne toutefois les procédés d’une certaine presse :
    claude 45
    tous nuls en économie !!! pauvre Français !!!
    d'accord on est tous anti Sarkook quoiqu'il fasse ce sera une connerieet s'il ne fait rien...aussi !!!Mais quand même, chers Français être aussi nuls en économie pour confondre donner 360 milliards aux banques, avec donner une garantie à hauteur de 360 milliards ....!!!heureusement que les lecteurs de Libé ne gèrent pas mon portefeuille!!!alors donner une garantie cela veut dire: que si une banque en fait la demande (pour éviter la faillite de la banque et de ses épargnants comme vos lecteurs ) l'état peut prêter (avec intérêts) pour éviter le crash de nous tous possesseurs de compte bancairesdonc quoiqu'il arrive nous (l'état) récupérerons nos 360 milliards !!oui mais quand même Sarko etc...!!oui c'est pas bien
    Lundi 13 octobre à 18h55


    Le ministre fustige le « mensonge socialiste »
    Un « vrai scandale »
    : ce n’est pas de l’argent pris à qui que ce soit, mais une garantie, une caution de nature à encourager la confiance des banques et à les encourager à soutenir l’investissement.
    VOIR et ENTENDRE, en cliquant sur la photo.