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vendredi 1 novembre 2013

Ecotaxe: veillée d'armes à Quimper, mobilisation samedi

Manuel Valls annule sa visite au Proche-Orient pour cause de  maanifestation

Les Bretons n'ont pas confiance

La demi-mesure  du gouvernement de suspendre l'écotaxe ne les satisfait pas et le ministre de l'Intérieur veut s’assurer que la manif des Bretons ne dégénérera pas.

Agriculteurs, marins, transporteurs, artisans, commerçants et salariés des entreprises en difficulté sont attendus pour une manifestation, samedi à Quimper, point d'orgue d'une mobilisation contre l'écotaxe, mais aussi pour l'emploi. Pour démobiliser une partie de la population, le gouvernement a commencé à brandir le risque de débordement.

L'exécutif pointe des fauteurs de troubles potentiels  

Le ministère de l’Intérieur a décidé de discriminer les manifestants. En effet, aux professionnels et à leurs syndicats, dont la FDSEA, il oppose par avance les Français qui les soutiendront en exprimant leur mécontentement, au premier rang desquels il stigmatise déjà les antis mariage pour tous, des nationalistes bretons, mais aussi des militants des deux extrêmes: un cocktail explosif représentatif de la grogne qui monte dans le pays.

La semaine dernière, la manifestation à  Pont-de-Buis, aux pieds du portique électronique, symbole honni de l'impôt écologique, l'écotaxe , 
L’arrivée en centre-ville de nombreuses machines agricoles et de manifestants venus des départements voisins qui risquent "de se lâcher, car ils ne sont pas chez eux" ne peut qu’amplifier les conséquences de tout débordement, estime la presse. "On veut éviter les débordements, il faut que les choses se déroulent dans le calme et la dignité", a déclaré Christian Troadec, maire  d'extrême gauche de Carhaix, à l'origine du collectif "Vivre, décider, travailler en Bretagne" qui a lancé l'appel à la manifestation. Une déclaration de bonne intention qui ne rassure pas complètement les autorités.

Valls est sur les dents et justifie un dispositif exceptionnel  

De son côté, Bernard Poignant, 68 ans, maire PS de Quimper, a d'ores et déjà mis en place des mesures d’envergure pour parer canaliser la colère. "Une très grande inquiétude" anime la mairie, qui dramatise, participant ainsi à la montée de la pression. 

La municipalité dirigée par le conseiller de Hollande prend à dessein des mesures disproportionnés.
Les abris-bus ont été démontés au marteau-piqueur et il en va de même pour les panneaux d’information, les bancs publics, les bacs à fleurs et les horodateurs, l'ensemble sur un large périmètre. Les commerçants ont été incité à garder leur rideau baissé "en solidarité, mais aussi par précaution" souligne-t-on. 
Difficile aujourd'hui pour le maire socialiste d'être ami de Hollande et Breton à la fois. Opposé au mariage pour tous, Poignant a le soutien de Monseigneur Jean-Marie Le Vert, évêque de Quimper, qui a appelé au calme.
 
Valls annule sa visite au Proche Orient. 

Ce week-end, Manuel Valls devait initialement se rendre au Proche Orient, en Israël et dans les territoires palestiniens, mais il a préféré renoncer à ce déplacement prévu de longue date "pour rester vigilant sur la manifestation de Quimper", confie son entourage, avant de préciser que c’est à son initiative et non à la demande de Matignon ou de l’Elysée que le voyage a été annulé.

Le pouvoir appréhende cette manifestation. 
Plusieurs organisations syndicales se sont même démarquées de l'appel à manifester à Qimper (Finistère). La très socialiste CFDT Bretagne  n'appelle pas à défiler, tout comme le comité régional des pêches maritimes de Bretagne. Les altermondialistes de la Confédération paysanne estiment quant à eux que "l'écotaxe est une bonne chose". Quant à l'extrême gauche, elle divise. La CGT, Solidaires et la FSU ont par exemple appelé, dans un communiqué commun, à une autre manifestation à Carhaix (Finistère), le même jour et à la même heure, à 50 km. 

Jean-Marc Ayrault appelle au calme. Le Premier ministre a mis en garde vendredi contre la "spirale de la violence" . "C'est très important de rappeler que la France est un pays démocratique et que le droit de manifester existe", a assuré Jean-Marc Ayrault, pour commencer, lors d'une conférence de presse commune avec son homologue russe, Dmitri Medvedev. "En même temps, on ne peut pas construire si on s'engage dans une espèce de spirale de la violence", a condamné le chef du gouvernement depuis l'étranger. "Je souhaite que cette manifestation soit pacifique, c'est le souhait de l'immense majorité des Français et des Bretons qui veulent redonner confiance à ce territoire", a-t-il insisté. "On ne résoudra pas le problème des Bretons autrement que par le dialogue", constate-il tardivement. 
Le premier Sinistre avoue un défaut de concertation.
Le geste de mardi -la suspension de l'écotaxe- n'a pas permis d'apaiser et de construire l'espace de dialogue que prétend distinguer l'ex-député-maire de Nantes, ajoutant que "l'essentiel soit que tout le monde se mette autour de la table", enfin, pourrait-on dire, pour commencer des discussions

10.000 manifestants sont attendus  

Mais sans doute moins, vu les divergences syndicales et la volonté du gouvernement de déconsidérer le mouvement. 
 
Des foyers de contestation cristallisent l'unité. 
Depuis plusieurs mois, la liste des plans sociaux ne cesse de s'allonger en Bretagne : chez le volailler Doux, les abattoirs de porcs Gad SAS, PSA, Marine Harvest, ou encore Alcatel. 
La Bretagne "a perdu 8.000 emplois en un an dans les domaines industriels et agroalimentaires. Des chiffres "tragiques", assure le maire de Carhaix". Et 10.000 personnes sont attendues dans les rues de Quimper.
La sanction risque d'être sévère.

samedi 26 octobre 2013

Ecotaxe : au moins deux blessés graves lors des manifestations dans le Finistère

Jacquerie: un amer sentiment d'abandon gouvernemental


Après la suppression de près de 900 emplois à l'abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau (Finistère), les salariés bretons de l'agroalimentaire sont de nouveau mobilisés ce samedi pour protester . 

De violents 
affrontements ont opposé plusieurs centaines d'exploitants et transporteurs agricoles bretons aux forces de l'ordre ce samedi en fin d'après-midi à Pont-de-Buis (Finistère), au pied d'un portique écotaxe qu'ils voulaient démonter. 
Selon Ouest-France, le pronostic vital d'un manifestant, touché à la gorge par un tir de flash-ball, serait engagé. Mais une source policière a démenti cette information au Télégramme de Brest. 


Un manifestant qui participait à l'action a également eu la main arrachée. 

Un troisième
a été blessé au nez, selon le Télégramme. La préfecture du Finistère parle de son côté de deux blessés du côté des manifestants sans donner plus de détails. 
Un gendarme a été blessé par un jet de projectile à la jambe.

Pont-de-Buis (Finistère). Un manifestant qui participait à l'action contre le portique écotaxe a eu la main arrachée. Un autre a été touché au cou par un tir de flash-ball.

Pont-de-Buis (Finistère). Un manifestant qui participait à l'action contre le portique écotaxe a eu la main arrachée. Un autre a été touché au cou par un tir de flash-ball.

Sur place, l'affrontement a tourné à la guérilla, avec des jets de projectiles d'un côté et des répliques à la bombe lacrymogène de l'autre, autour du portique toujours protégé par les gendarmes mobiles. Cet appareil permet de facturer les poids lourds à partir du 1er janvier 2014 au nom de la protection de l'environnement. 

Deux blessés graves dans la manifestation à Pont-de-Buis (Finistère)
Les quelque 500 manifestants étaient partis de Faou au volant de leurs camions, tracteurs et autres véhicules agricoles peu après midi à l'appel du "collectif pour l'emploi en Bretagne" pour protester contre la mise en place de cette nouvelle fiscalité. Le portique de Port-en-Buis est le dernier du département, les autres ayant été détruits lors des précédentes manifestations.


VOIR et ENTENDRE l'affrontement entre les forces de l'ordre et des manifestants du Finistère contre l'écotaxe :

Finistère: des Bretons contre l'écotaxe... par BFMTV


La N165 bloquée dans les deux sens entre Brest et Quimper

Sur la nationale RN165, actuellement bloquée à la circulation dans les deux sens entre Brest et Quimper, les protestataires, dont certains étaient cagoulés, ont lancé des projectiles vers les forces de l'ordre, ces dernières répliquant avec des grenades lacrymogènes. 

La scène a rapidement été noyée dans la fumée des pneus en feu lancés par les manifestants et celle des fumigènes, tandis que des engins agricoles se dirigeaient vers le barrage des forces de l'ordre, arrachant les traverses de la voie express. Peu après 15 heures, les manifestants ont fini par négocier une trêve de trente minutes avec les forces de l'ordre
Après avoir essuyé le refus du préfet d'accéder au portique, les heurts ont repris vers 17 heures. Des renforts de CRS ont été envoyés sur place.
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La révolte des bonnets rouges

Certains protestataires avaient recouvert leurs plaques minéralogiques d'autocollants reproduisant la plaque de la voiture présidentielle (DS.5) de François Hollande, CB-455-VH, mais avec le numéro du département du Finistère, le 29, selon des organisateurs. Ils se sont également couvert la tête d'un bonnet rouge en mémoire de la révolte des bonnets rouges bretons contre la fiscalité au XVIIème siècle. Leurs véhicules étaient chargés de pneus et de choux-fleurs. Entre 150 et 200 gendarmes et CRS avaient été déployés sur les lieux, selon la chaîne locale.

VOIR et ENTENDRE les manifestants déverser des choux-fleurs sur la chaussée (Ouest-France):


 

La veille au soir,
14 tracteurs équipés de remorques avaient déjà mené une action dans le département, à Morlaix, en déversant vers minuit devant le centre des impôts des palettes, des choux-fleurs et du fumier, selon une source policière. Un incendie s'était déclaré mais a été maîtrisé par les sapeurs-pompiers. Les agriculteurs avaient écrit sur le sol : «Ici repose l'écotaxe».


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Opération escargot sur la RN24 dans le Morbihan

Une autre action a été menée dans le Morbihan, à l'appel des transporteurs de la FDSEA (Fédération  départementale des syndicats d'exploitants agricoles). Une centaine de manifestants, partis de Beaud et de Josselin, avaient investi la RN24 en direction du portique de Saint-Allouestre, provoquant des ralentissements. L'opération a pris fin, sans incident, à 13 heures, selon la gendarmerie.

Ce nouvel impôt sur les poids-lourds pénalise le secteur agroalimentaire qui fait déjà face à de graves difficultés économiques. Les professionnels travaillant dans les régions excentrées de la Bretagne et qui ont beaucoup de route à faire pour livrer leur production risquent d'être fortement impactés.

En déplacement dans la région ce samedi pour rencontrer des adhérents du Front national, Marine Le Pen s'est emparée de l'inquiétude des Bretons déclarant que "l'effondrement de l'agroalimentaire est un événement au moins aussi grave pour la Bretagne que l'ont été les fermetures de mines dans le Nord de la France et dans l'Est".
VOIR et ENTENDRE un reportage posant le problème d'un recul du gouvernement :

74% des Bretons sont contre l'écotaxe

La colère des agriculteurs du Finistère et du Morbihan est partagée par le reste de la population bretonne. Selon un sondage Ifop* à paraître ce dimanche dans le quotidien local Ouest-France, les Bretons sont 74% à se dire «vent debout contre l'écotaxe». Selon ce sondage, ce sont principalement les Bretons qui habitent dans les départements les plus excentrés, Morbihan (82%) et Finistère (81%) que l'opposition à ce nouvel impôt est la plus marquée.

L'enquête porte plus largement sur le moral des Bretons à l'heure où leur région est frappée par une crise de l'agroalimentaire sans précédent, illustrée ces dernières semaines par la colère des salariés des abattoirs Gad, où 850 emplois ont été supprimés Lampaul-Guimiliau, ou de ceux du volailler Tilly-Sabco, qui prévoit de réduire son activité de 40%. Ainsi, 67% des personnes interrogées se disent pessimistes sur l'avenir de leur région, contre 76% d'optimistes en décembre 2012. Elles sont 76% à estimer que le principal point faible de la région est lié aux crises dans l'agroalimentaire et l'agriculture.

En outre, 85% des Bretons disent ne plus avoir confiance dans le gouvernement, et ils sont 65% à ne pas avoir confiance dans les syndicats, «pour se mobiliser pour le développement de la région et pour lutter contre les effets de la crise en Bretagne». Pour sortir de la crise ils ont plus confiance en leurs propres forces, estimant en réponse à la même question que pour sortir de la crise ils sont 90% à faire confiance aux salariés bretons, 80% à croire dans les chefs d'entreprise bretons ou encore 63% dans les collectivités locales.

Enfin selon les Bretons interrogés, les difficultés actuelles de l'agroalimentaire sont liées à 56% à la concurrence étrangère où les salaires sont «nettement inférieurs à ceux pratiqués en France», et ils sont seulement 18% à faire un lien avec la crise économique.

*Sondage Ifop pour Ouest France réalisé par questionnaire auto-administré en ligne du 21 au 23 octobre sur un échantillon de 606 personnes représentatif de la population bretonne âgée de 18 ans et plus. 

mardi 22 octobre 2013

Ecotaxe: les écolos mettent Hollande en mauvaise posture

Les agriculteurs mobilisés contre l'écotaxe

Les agriculteurs et transporteurs sont vent debout contre l'écotaxe. 

Les paysans sont sympas
Ce mardi, le monde agricole a appelé à la mobilisation "générale et nationale" contre ce nouvel impôt sur les poids-lourds qui pénaliserait durement un secteur en difficulté, en particulier dans les régions excentrées comme la Bretagne.

Héritée du Grenelle de l'environnement, suite à une campagne pressante d'opposants écolos radicaux à Nicolas Sarkozy, cette mesure, déjà reportée, doit s'appliquer à partir du 1er janvier 2014. Mais la FNSEA dénonce une "usine à gaz" et réclame son ajournement. 

Hollande à la tête d'une armée mexicaine
Du côté faux-culs bien terreux, l'écologiste José Bové ménage la chèvre et le chou, défendant ce prélèvement fiscal ..."sur le principe", mais disant néanmoins comprendre la colère du monde agricole face à la hausse de la fiscalité. 
Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, reconnaît aussi qu'il y "a certainement des choses à améliorer" dans sa mise en oeuvre.

Une quarantaine de barrages filtrants sont prévus ce mardi dans l'hexagone, notamment autour des portiques et autres équipements électroniques installés pour enregistrer et facturer les poids lourds. Ce matin en Seine-Maritime, une dizaine d'agriculteurs, venus en voitures ou en tracteurs, ont bâché des bornes électroniques avec du plastique noir sur la RN 27 qui relie Rouen à Dieppe. En Ile-de-France, une centaine d'agriculteurs ont mis en place des barrages filtrants sur la D 637 à hauteur de Cély-en-Bière (Seine-et-Marne), distribuant une salade aux automobilistes. A 9 heures ils avaient levé le camp.

"J'entends bien les réticences...", prétend Le Foll

Le gouvernement compassionnel n'arrête pas de répéter qu'il comprend tous les malheurs qu'il provoque en France mais n'en fait qu'à sa tête. Le ministre fantoche de l'Agriculture ne dépare en rien l'ensemble et parle à vide : "Il y a des sujets sur lesquels on est en train de regarder", a ajouté, dans un français approximatif, Stéphane Le Foll qui reconnaît qu'il "y a certainement des choses qu'il faut améliorer"comme s'il n'y était pour rien.
Cela dit, selon le ministre, cette taxe ne devrait pas peser tant que cela... "On n'est pas du tout sur des proportions où on multiplierait par 10 ou 15 les coûts liés au transports.(sic) L'écotaxe ce n'est pas non plus des milliards et des milliards". Selon lui, elle rapporterait "globalement, en terme national, autour de 400 millions pas plus", mais qui pèseront sur des secteurs entiers, de façon discriminatoire, exceptant par exemple les pêcheurs, mais s'ajoutant à la pression fiscale générale que le pouvoir et la majorité parlementaire cloisonnent.

Figure folklorique du syndicalisme agricole violent, l'écologiste altermondialiste José Bové tente la quadrature du cercle entre idéologie et terrain. "Sur le principe, je pense que c'est une bonne chose", a-t-il laconiquement commenté mardi matin sur RMC-BFMTV.  Cet activiste pittoresque de la Confédération paysanne est bien obligé de clamer sa  compréhension du ras-le-bol fiscal exprimé par le monde agricole. "Les gens ne peuvent pas comprendre et se révoltent parce que, comme ça vient en plus du reste, et pas en substitution d'une autre (...) on est dans un système absurde", fustige-t-il, regrettant même au final une "incohérence totale sur la fiscalité en générale".
VOIR et ENTENDRE l'eurodéputé José Bové : 


De son côté, la FNSEA, qui a appelé à la mobilisation, dénonce une "usine à gaz". 
Seuls les produits français paieront le prix fort, puisque la France fait cavalier seul en la matière. Par exemple, une volaille hexagonale sera taxée plusieurs fois : entre l'élevage et le centre d'allotement (les lots à l'achat), puis vers l'abattoir, le centre de conditionnement, de nouveau jusque chez le grossiste et enfin jusqu'à l'étal et le consommateur. "Certains produits franco-français vont passer cinq fois sous les portiques contre une seule pour les produits importés", qui paieront juste à leur arrivée sur le territoire, dénonce le secrétaire général de la Fédération, Dominique Barrau. Un poulet brésilien produira du CO2 en transports, mais ne sera taxé qu'une seule fois... 

Pourquoi l'écotaxe déplaît-elle ?

Qu'est-ce que l'écotaxe ? 
La «taxe nationale sur les véhicules de transport de marchandises» doit être payée pour tous les camions français ou étrangers, roulant sur certaines routes (hors autoroutes payantes). Elle vise à inciter les entreprises à utiliser, pour le transport de marchandises, des modes moins polluants, et à favoriser les circuits courts.

Qui la paiera ?
 Tous les poids lourds de plus de 3,5 tonnes qui utilisent les autoroutes non-payantes, les routes nationales et certaines routes départementales ou communales devront la payer. Au total, 10 000 kilomètres d'autoroutes et routes nationales non payantes, et 5 000 km de départementales ou communales, sont concernés. Toutefois, sont exonérés les véhicules dits «d'intérêt général» (pompiers, police, ...), militaires, mais aussi ceux appartenant à l'État ou aux collectivités chargés de l'entretien de la voirie, les véhicules et matériel agricoles, ainsi que ceux utilisés exclusivement pour la collecte du lait dans les fermes.

Comment sera-t-elle prélevée ? 
Chaque poids lourd doit être enregistré, soit auprès d'une société habilitée de télépéage, soit auprès d'Ecomouv'. Il reçoit alors un boîtier GPS. Ces boîtiers déclencheront, à leur passage, les portiques installés sur l'ensemble des routes taxables, tous les quatre kilomètres environ. Le montant à payer dépend de la distance parcourue, du poids et de l'âge du véhicule. Plus le camion est lourd et plus il est vieux, plus il devra payer. Pour les régions excentrées, il existe un abattement: 30% en Aquitaine et Midi-Pyrénées, 50% en Bretagne. Au final, c'est le client, celui qui a une marchandise à transporter, et non le transporteur, qui paiera. Le transporteur ajoutera à sa facture un taux de majoration.

Combien rapportera-t-elle, à quoi servira-t-elle ? L'écotaxe doit rapporter 1,1 milliard d'euros par an. Seront reversés à l'État 760 millions d'euros, destinés à la construction, notamment, de voies ferroviaires et fluviales. Les collectivités toucheront environ 160 millions d'euros, pour l'entretien du réseau routier, et 250 millions serviront à la gestion de l'écotaxe.

Pourquoi inquiète-t-elle ? Le monde agricole dénonce le fait que les animaux et produits français soient taxés plusieurs fois, tandis qu'un produit importé ne le sera qu'une fois. Un produit transporté d'un département français à un autre, voisin, sera taxé, tandis qu'un produit qui parcourt de longues distances, mais en utilisant les autoroutes, ne le sera pas. Ainsi, les fédérations de transporteurs et de grossistes-distributeurs s'inquiètent des répercussions financières de cette taxe sur un secteur essentiellement composé de petites entreprises, mais aussi du coût de sa mise en place. (AFP)

VIDEO - Ecotaxe : le gouvernement peut-il encore reculer ?


VIDEO - Les agriculteurs ne veulent pas de l'écotaxe