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jeudi 15 septembre 2016

Élise Lucet n'impressionne pas le groupe Nestlé

Nestlé a répondu à la terreur gauchiste du PAF

Agressé dans l'émission de France 2 'Cash Investigation', le géant de l'agroalimentaire n'a pas craint le débat

Quand Elise Lucet s'invite chez Bayer,
c'est pour faire le coup de poing
Tous les chargés de communication des grandes entreprises se demandaient quelle attitude adopter face à l'inquisition de la presse, "comment réagir si Elise Lucet demande à rencontrer le PDG?", car la syndicaliste ne se satisfait pas du témoignage d'un travailleur de base. Jusqu’à présent la plupart des entreprises mises en cause par la journaliste de l’émission Cash Investigation refusaient poliment ses demandes de harcèlement. Elles jugeaient trop indécent de laisser maltraiter leur big boss dans une émission de début de soirée, sur des sujets d'autant plus polémiques que l'approche est biaisée. 

Il faut bien reconnaître que faute de temps, bien souvent, les journalistes du service public qui se voient refuser une speed dating avec un grand patron, avec séance SM si affinité, se résignent et passent à autre chose: pas d'obligation de résultat à France Télévisions ! 
Mais si un ministre peut se permettre de "refuser de communiquer", ni une élue de droite piégée entre deux portes, ni un artiste surpris, comme au coin d'un bois, au détour d'un couloir d'aéroport, n'a le droit d'envoyer paître une insolente, micro au poing et forte d'une équipe de techniciens et d'assistants, mais aussi de son sexe dit faible, fût-il d'un mauvais genre: le féminisme n'est pas un passe-droit à la correction et la haine sociale un permis d'admonester. Une journaliste d'investigation bardée de fiches rédigées par des stagiaires aux dents longues et au ventre vide ne connaît du respect que celui réclamé par une bénéficiaire de l'abattement fiscal de 7.659 euros auquel ses larbins n'ont pas droit. On peut être frondeuse et humaniste et avoir un sens aigu de la hiérarchie professionnelle et sociale... 

L’évitement s’est donc révélé une solution improductive et sans gloire, d'ailleurs présenté comme une preuve de la culpabilité des réfractaires aux embrouilles téléguidées par des collectifs ou réseaux activistes. Or, les patrons recherchent la rentabilité. Alors, la harceleuse ne s'est jamais frottée deux fois à un créateur d'entreprise qui gagne ce qu'il encaisse et ne déteste rien tant que les subventionnés tranquilles et autres réceptionnaires confiants de la redevance audiovisuelle. Et le journaliste arrogant craint par dessus tout de se faire traiter comme il maltraite sa cible. Les acteurs économiques ou politiques imposent donc le respect en résistant aux mauvaises manières et obtiennent toujours un traitement de faveur de ceux et celles à qui ils ont claqué la porte au nez.

Pourquoi prendre d'ailleurs des gants si, chassée par la porte, elle revient par la fenêtre: séquences en caméras cachées (violations typiques de la personne et de son environnement, mais que couvre le CSA, aussi bien que le secret des sources et les témoignages fabriqués), raids sur des assemblées générales d’actionnaires au travail (cheveux sur la soupe de déjeuners d'affaires indigestes), interpellation en pleine rue, en présence d'enfants si besoin, etc.

Autant de vulgarité a permis à France 2 de flatter les bas instincts des fans de reality show et de gagner ses lettres de décadence professionnelle parmi les téléspectateurs amateurs de baston. Socialos et bobos y trouvent leur lot de sensations que la morale réprouve dans la vraie vie des honnêtes gens : elles vivent, en différé mais comme s'ils y étaient, les intrusions de membres de collectifs et les violences syndicales, aux incendies de pneus près, pourtant dévastatrices quand les groupes et les  les patrons visés ont cédé aux pressions de la presse de caniveau de quartier ou de cage d'escalier de barre d'immeubles. Bientôt des tournantes?
On n’aura pas la cruauté de citer ceux qui, poursuivis dans la rue ou dans les couloirs, ont filé doux, donnant à jamais, une image durable plus ou moins méritée, de couardise et d’impréparation. Citons plutôt les Rachid Dati qui ont forcé le respect des gens équilibrés en tenant tête à la meute.

Nestlé dans le collimateur de l'activiste


Lors du dernier numéro du magazine d’investigation, ce 13 septembre, le groupe Nestlé s’est retrouvé à son tour dans la ligne de mire de France 2, mis en cause pour les nitrites contenus dans les charcuteries de sa marque Herta. Des "études scientifiques" assurent que l’absorption de ces ingrédients pourrait favoriser les cancers. Les industriels assurent qu’ils sont absolument nécessaires car ils protègent les consommateurs d’une maladie plus immédiatement mortelle, le botulisme.
Elise Lucet, dont la formation personnelle ne prédispose aucunement à s'ériger en arbitre sur la question, est-elle manipulée quand elle  affirme que le botulisme a disparu et qu’il existe des industriels, au Danemark, qui ont banni les nitrites de leurs recettes sans pour autant que cette maladie soit réapparue? En revanche, note l’enquêtrice (?) et surtout son équipe, les charcuteries dénuées de nitrites, ont un aspect marron, comme chacun sait, mais peu appétissant, qui risque de rebuter les clients et donc mauvais pour les ventes. Elise 
La filiale française du géant suisse de l’agroalimentaire n’a pas cherché à fuir le débat. Sa directrice de la communication, Valérie Bignon, a ouvert les portes du siège français à Noisiel, qu’Elise Lucet a pu visiter toutes caméras branchées. Pas bon pour l'audimat, ça ! Cette communicante chevronnée a même expliqué avec une franchise implacable qu’il n’est pas possible de visiter les usines du jambon et de saucisses du groupe car le grand public, qui n’a pas l’habitude de voir une production industrielle, pourrait se faire de fausses idées. Idem pourtant de la visite d'une chocolaterie... Un constat que n’a pas manqué de confirmer la bienveillante journaliste aux mâchoires serrées, passant à côté d'une occasion de faire de la formation grand public dénuée de tout esprit de lutte des classes.
Dans la séquence suivante, la journaliste, toujours dans les locaux de Nestlé, "cuisine" à grands feux, le patron de Herta, Arnaud de Belloy. L'un des grands moments de bravoure de l'émission, Elise Lucet, menant l’assaut de telle sorte que l’industriel puisse, autant que possible, être pris en flagrant délit de mauvaise foi, obligé de se contredire lorsqu’elle lui met sous le nez des documents qui se veulent accablants et du salami danois. L’industriel confirme que les nitrites sont absolument nécessaires pour éviter le fléau du botulisme et qu’il est impossible de les supprimer, avant de déguster de bon cœur avec Elise Lucet, une tranche de saucisson qui n’en contient pas, mais doit être consommé sans délai. Ces images ne sont pas franchement glorieuses ni pour Nestlé, ni pour les méthodes de son agresseur, mais la multinationale s’en sort plutôt bien au final.

Elle n’a pas fui les questions, elle a ouvert ses portes, elle a répondu à la suspicion par la sincérité et cela, en mettant en vedette le patron de la marque Herta: elle n’a pas exposé inutilement son PDG, Richard Girardot qui n’a pas dû se commettre avec Elise Lucet, la fauteuse de troubles.
Richard Girardot a suivi l'émission son smartphone à la main. En revanche, celui-ci, meilleur connaisseur des media qu'Elise Lucet des sujets qu'elle porte, avec la satanique jouissance des malfaisants, est sorti du bois, à la fin de l’émission, pour apporter la contradiction, répondre au reportage à charge via son blog et avoir le dernier mot.

Dès l'ouverture de saison, Lucet a pris une gamelle

A malin, malin et demi. Patron affectif et attachant, capable de colères et de toutes les indulgences pour défendre ses marques bec et ongles, ce batailleur qui n’a pas hésité d’autres fois à dénoncer les diktats de la grande distribution, a suivi l’émission de France 2, le smartphone à la main. Il a envoyé des SMS aux relais d’opinion de sa connaissance et rédigé un billet sur le blog qu’il alimente depuis plusieurs mois et qui porte son nom RichardGirardot.com. 
La réponse était en ligne avant la fin de soirée et un email envoyé en push aux journalistes et collaborateurs qui ne demandaient qu'à se laisser convaincre par l'attentat médiatique de la Calamity Jane et de son équipe de France 2. 

Deux ou trois vérités omises par l’émission décrédibilisent le service public
"Non, le botulisme [maladie paralytique grave due à une neurotoxine bactérienne] n’a pas disparu et l’agence de Santé Publique nous le rappelle justement. (…) Par ailleurs, et grâce en grande partie à la réglementation à laquelle se soumettent tous les producteurs, le nombre de cancers et en particulier du cancer colorectal est en baisse depuis 2005." Les leçons d’objectivité et de déontologie journalistique que les militants de France 2 adressent aux autres chaînes et aux patrons n'ont pas résisté à la compétence du patron de Nestlé France face à une Elise Lucet, bouffie de vanité et qui se targue d'être la femme journaliste "la plus crainte de France".
Face à l'investigation de la presse de combat anti-libéral qui se soucie de notre santé comme d'une guigne, le patron de Nestlé a damé le pion de la journaliste en soulignant: "nous répondons à toutes les questions, tant des media que des consommateurs. Nous sommes prêts à débattre sur le fond de tous les efforts que nous entreprenons afin de rester à la pointe de notre activité agroalimentaire". En effet, Nestlé ne s’est pas défilé et la perverse en est pour ses frais. 

Le groupe qui n’a pas toujours été aussi franc du collier face à ses détracteurs par le passé, marque des points. On se souvient certes de sa défense catastrophique lorsqu’il a été mis en cause sur le thème de l'huile de palme, il y a quatre ans, mais il a appris et, en s'améliorant, couvre le gang à Lucet de ridicule. 

Dans le secteur privé, on apprend de ses erreurs et il serait bon que l’attitude décomplexée de Richard Girardot inspire d’autres PDG de l’agroalimentaire moins courageux et que les journalistes du service public travaillent leurs dossiers sérieusement (ou vérifient leurs sources issues d'associations plus vindicatives que laborieuses) et sans à priori  dépassés.
La vaniteuse aura-t-elle appris de cet échec ? Instrumentalisée par son entourage et mue par l'illusion de la gloire, la réponse est évidemment non.

mardi 23 septembre 2014

Le volailler Tilly-Sabco a du plomb dans l'aile

Dans le Finistère, le volailler Tilly-Sabco a été mis en cessation de paiement

Le ministre Montebourg est parti laissant les salariés sur le carreau
Entouré de Bricq, Le Foll, Garot et Lebranchu, élus Bretons,
Ayrault, ex-député-maire de Nantes, avait fait
 la promesse solennelle d'une aide de 15 millions d'euros
en soutien aux entreprises agroalimentaires de la région 
(Matignon, le 16 octobre 2013)
Alors que le redresseur improductif est allé sous d'autres cieux roucouler avec Aurélie Filippetti, autre ministre déterminée, les quelques 340 salariés de l'abattoir breton Tilly-Sabco sont effondrés. A l'issue d'un Comité central d'entreprise qui se déroulait ce lundi matin au siège de l'entreprise à Guerlesquin (Finistère), le PDG du volailler en difficulté, Daniel Sauvaget, a annoncé qu'il est "contraint d'effectuer une déclaration de cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Brest".
"Compte tenu que nous n'avons pas pu conduire à son terme le plan de continuation en cours, (j'ai indiqué) que nous passerions directement en procédure de liquidation et que je sollicitais du tribunal de Commerce de Brest une poursuite d'activité pour permettre l'émergence de projets de reprise les plus aboutis qui permettent de sauver le maximum d'emplois sur le site", a-t-il ajouté. 
Daniel Sauvaget a toutefois précisé dans un communiqué qu'il sollicite une poursuite d'activité "grâce au soutien de son principal client saoudien, le groupe Abbar". En plus des 340 employés, le volailler génère un millier d'emplois induits.
La colère des salariés

"On nous a annoncé le dépôt de bilan. Où aller chercher du boulot maintenant puisqu'il n'y en a plus ici ?", lâche, en larmes, Didier Coant, 55 ans, au sortir de la réunion. Depuis 20 ans chez Tilly, dernièrement au "quai d'accrochage", cet ouvrier dont la mère a fait toute sa carrière chez Tilly est effondré. "Si nous on ferme, tous les commerces environnants vont en pâtir. J'aurais aimé finir ma carrière dignement. C'est pas facile à 55 ans".
"J'aurais aimé finir en beauté et pas comme ça, dit aussi Jean-Yves, un éleveur travaillant exclusivement pour Tilly et qui craint lui aussi le dépôt de bilan. 
"Notre travail, c'est toute notre vie. On n'a pas de perspectives, mais vous savez, quand on pousse les gens à bout, vous voyez ce que ça donne", menace Corinne Nicole, la déléguée CGT du groupe, évoquant sans le dire la violente manifestation des producteurs de légumes dans la ville voisine de Morlaix vendredi soir. (lien PaSiDupes)

Si ça ferme, "qu'est ce qui nous restera ? On n'a que ça. Que voulez-vous qu'on fasse? Forcément qu'on va se battre, on va aller jusqu'au bout, on n'a plus rien à perdre. A force on va tous sortir les crocs", assure Jean-Paul Mazé, éleveur finistérien pour Tilly.
Tilly-Sabco en difficulté depuis 2013

Les difficultés de Tilly-Sabco, dont 80% de la production était destinée au Moyen-Orient, principalement à la péninsule arabique, remontent à la suppression en 2013 des aides européennes à l'exportation pour les poulets congelés (les restitutions), qui soutenaient la filière à hauteur de 55 millions d'euros par an. Les deux groupes français Doux - lui-même touché ces deux dernières années par de graves difficultés - et Tilly-Sabco, étaient les derniers en Europe à toucher ces subventions, qui leur permettaient de supporter le différentiel de compétitivité avec le Brésil, leur principal concurrent.

Malgré les 15 millions d'euros d'aide étatique dégagés par la France fin 2013 en faveur de la filière, les difficultés de Tilly ont pris un tour critique cet été quand Nutréa (filiale de la coopérative bretonne Triskalia), principal fournisseur de poussins pour les éleveurs qui envoient leurs poulets à l'abattoir Tilly-Sabco, a cessé de les livrer, faute d'assurances de paiement, compte tenu des difficultés de la filière. Finalement, Tilly-Sabco a pu maintenir une activité réduite en septembre grâce à l'apport de 450 000 poulets par semaine à l'abattoir, soit deux jours de travail hebdomadaires, selon le syndicat CGT.



C'est donc un nouveau coup dur pour l'agroalimentaire breton. Après la liquidation judiciaire de l'abattoir du groupe Doux dans le Morbihan, le volailler Tilly-Sabco, deuxième exportateur de poulets français, avait annoncé en octobre 2013 qu'il devait suspendre sa production de poulets destinés à l'exportation, soit 90 % de son activité, à compter du 4 janvier 2014.

Le 18 juillet 2013,
Bruxelles avait décidé de supprimer les aides à l'exportation (les "restitutions") pour les petits poulets congelés, dont la France restait quasiment la seule bénéficiaire, en premier lieu les groupes Doux et Tilly-Sabco. Ces aides permettaient notamment aux poulets européens de concurrencer les volailles brésiliennes sur la scène internationale. Tilly-Sabco avait alors engagé une procédure en référé pour s'opposer à cette décision. Le groupe a été débouté en septembre.
Tilly-Sabco a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 136 millions d'euros -principalement au Moyen-Orient- et emploie 340 personnes.
Le gouvernement travaille à "maintenir l'activité", assurait Garot
Le gouvernement s'efforce de trouver des solutions pour maintenir l'activité de Tilly-Sabco, avait clamé fin octobre 2013 le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot (PS), en l'absence du ministre de l'Agriculture toujours occupé ailleurs: depuis que ce n'est plus au fonctionnement du cabinet fantôme de Hollande, c'est à sa propagande sur tous les media hexagonaux. "Nous sommes prêts à intervenir sur la base des propositions et demandes précises qu'elle voudra bien nous transmettre", avait-il promis, précisant avoir reçu à plusieurs reprises en  à tête son PDG Daniel Sauvaget.
"Les 15 millions d'euros du plan Bretagne sont notamment destinés à soutenir la filière avicole et les abattoirs", avait-il rappelé. Que reste-t-il de ces 15 millions que les contribuables ont versé au pot ?...


La Bretagne avait placé François Hollande nettement en tête du premier tour de la présidentielle de 2012, avec 31,7% des voix, loin devant Nicolas Sarkozy (25,6%) et Marine Le Pen (13,2%).

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault comptait quatre Bretons : Jean-Yves Le Drian à la Défense, Marylise Lebranchu à la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, Stéphane Le Foll né au Mans mais fils d'un instituteur breton des Monts d'Arrée, à l'Agriculture, et Benoît Hamon à l'Économie.
En avril 2014, le gouvernement Valls comportait encore quatre Bretons, pour changer: Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Le Brestois d'origine Benoît Hamon était passé au ministère de l'Education, Marylise Lebranchu conservait son ministère de la Décentralisation et de la Fonction publique et S. Le Foll était tellement bon qu'il était maintenu à l'Agriculture...
Les députés PS du Finistère sont Jean-Jacques Urvoas (Quimper) et Marilyse Lebranchu députée pour la circonscription de ...Morlaix et de ...Guerlesquin (1997-2012), une intime de la Ch'tite Aubry et donc se réclamant de la "gauche sociale"...

jeudi 6 mars 2014

Nouveau portique écotaxe incendié en Bretagne ce jeudi 6 mars 2014

Bové (EELV) démonte et les Bonnets rouges aussi 

Les opérations de démontage se poursuivent
Les démonteurs doivent agir vite.
Un portique écotaxe situé sur la nationale 12, à hauteur de Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), entre Rennes et Saint-Brieuc, a été endommagé dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 mars par un incendie volontaire.

Les Bonnets rouges sont bien formés. 
Des pneus ont été enflammés au pied d'un des deux piliers de la structure, l'endommageant sur près d'un mètre, selon la gendarmerie, prévenue par un automobiliste mercredi vers 23 heures. "Il n'y a pas de danger au niveau de la stabilité du portique, mais les experts ont décidé de le faire retirer", ont précisé les autorités.

Plus d'une dizaine de portiques électroniques ont été endommagés 

D'autres ont été rendus inopérants dans l'Ouest ces derniers mois. 
Ces nouvelles dégradations interviennent à deux jours des "Etats généraux" de Bretagne, organisés par le mouvement des Bonnets rouges à Morlaix (Finistère).

Soutenu par FO et le NPA notamment, 
le mouvement des Bonnets rouges est un mouvement de protestation apparu en Bretagne en octobre 2013, en réaction aux mesures fiscales visant les véhicules de transport de marchandise et aux nombreux plans sociaux de l'agroalimentaire. 
Cette mobilisation massive pour l’emploi et contre l’écotaxe en Bretagne déstabilise le gouvernement, au point de conduire le Premier ministre à annoncer, en moins de deux mois, une grande réforme fiscale et un "Pacte d'avenir pour la Bretagne". Après deux grandes manifestations de masse à Quimper et à Carhaix-Plouguer (dont le maire n'est autre que Christian Toadec) en novembre 2013, la contestation se prolonge sous la forme d'un collectif et de comités locaux.

Impact sur les collectivités locales

L'écotaxe ou taxe poids lourds frappe les transporteurs en vertu du principe pollueur-payeur cher aux écologistes. 
Or, une part de cette fiscalité écologique destinée au financement de la transition énergétique doit être reversée aux régions en très forte demande d’investissement sur le volet mobilité, que ce soit dans les domaines routier ou ferroviaire.

Les Bonnets rouges ont apporté cette nuit des éléments de réponse aux élus territoriaux et aux candidats PS aux municipales
Pour les régions, le manque à gagner lié à la suspension de la taxe kilométrique poids lourds, dite "écotaxe" est évalué à 450 millions sur les 770 millions d’euros de recettes initialement prévus, l’État ne compensant qu’à hauteur de 320 millions.

samedi 4 janvier 2014

Ecotaxe: les Bonnets rouges reprennent la lutte dimanche 5

La gauche gouvernementale exacerbe les luttes sociales et le régionalisme bretons

"Tout mettre en oeuvre pour que ne soit pas adopté ni signé" le pacte d'avenir présenté par le gouvernement
 
ont demandé lundi les Bonnets rouges aux membres du Ceser de Bretagne. Ils refusent en effet un "pacte griffonné dans l'urgence par des cabinets parisiens", soi-disant pour soutenir l'économie bretonne.

L'Etat socialiste centralisateur fédère contre lui les revendications des Bonnets rouges en colère contre le matraquage fiscal et les manifestations régionalistes contre les plans sociaux en Bretagne.

La mobilisation contre l'écotaxe repart. 
Le collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne", à l'origine du mouvement des Bonnets rouges, va mobiliser ses troupes ce dimanche 5 janvier sur les ponts bretons pour dire non à l'écotaxe, une opération symbolique après les deux manifestations géantes de novembre. 

Dimanche, de 13h00 à 17h00, les Bonnets rouges serront sur les ponts à quatre-voies des quatre départements bretons et de la Loire-Atlantique. Il s'agira d'une première action organisée à l'initiative des nouveaux comités locaux de Bonnets rouges, qui vont assurer l'organisation de la manifestation dans leurs périmètres géographiques. 

Les rassemblements de dimanche resteront symboliques.
Les organisateurs n'ont pas prévu de perturber la circulation. L'opération a été baptisée "Chacun son pont" et vise à exiger le maintien de la gratuité des routes en Bretagne, mise en péril selon le collectif par l'écotaxe, une taxe poids lourds que le gouvernement, sous la pression, a reportée sine die, mais n'a pas supprimée.

De nouveaux comités locaux
Drapeau breton flottant au-dessus de la foule des Bonnets rouges:
manifestation de Quimper, Finistère, le 2 novembre 2013
Selon une source proche des autorités,les manifestants devraient en effet occuper les ponts des principaux axes routiers bretons, à raison de 5 à 10 personnes par site. Ils devraient aussi porter leurs bonnets rouges et déployer, comme à chacune de leurs manifestations, des Gwenn ha du (drapeau breton noir et blanc), ainsi que des banderoles anti-écotaxe. 

Après deux grands rassemblements en Bretagne de novembre, de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Quimper (13.000 à 30.000 selon les sources), puis à Carhaix (17.000 à 40.000 personnes), dans le Finistère, où gronde le plus fort la colère contre l'écotaxe, la nouvelle action vise à pérenniser la mobilisation du mouvement. 
A Quimper, 15.000 à 30.000 artisans, ouvriers, agriculteurs bretons avaient poussé un premier cri de colère, craignant pour leur avenir, comme le montrent les témoignages relayés par Francetv info. Car au-delà de l'industrie agroalimentaire en grande difficulté, avec la fermeture de Gad, Doux et Tilly-Sabco à venir, c'est tout un territoire qui risque d'être mis à genoux. D'après Marc Hébert, secrétaire général de FO dans le Finistère "toute l'économie locale va souffrir des fermetures d'usines", ce qui expliquerait la présence à la fois de patrons, comme Daniel Sauvaget, de Tilly-Sabco, mais aussi d'ouvriers, de militants de gauche comme de droite, voire d'extrême-droite et d'extrême-gauche à la manifestation de Quimper.
Nouvel incendie de portique écotaxe, sur RN 176
vers Pontorson 
dans la Manche, le samedi 28 décembre 2013 
Cette fois-ci, l'initiative vient de la "base"
L'un des porte-parole du mouvement, Christian Troadec, avait annoncé la création de ces comités fin novembre à l'issue de la dernière manifestation à Carhaix, ville dont il est le maire gauchiste

Il attendait dans un premier temps une centaine de comités avec l'objectif d'en avoir à terme 200.
"Il y a aujourd'hui une quarantaine de comités locaux dans les cinq départements de la Bretagne historique", incluant la Loire-Atlantique, a précisé Christian Troadec. 
Les responsables de ces comités se retrouveront le 11 janvier à Pontivy (Morbihan), après une réunion le 7 janvier de la vingtaine de membres du collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne". 

Le mouvement des Bonnets rouges a rejeté le "Pacte d'avenir de la Bretagne" signé le 13 décembre à Rennes par le Premier Sinistre, le sombre Ayrault de Nantes. 
Mais apporté tout fait de Paris, sans concertation, le document, destiné à donner un nouvel élan à la région, est un "écran de fumée", affirment les intéressés.

dimanche 1 décembre 2013

Contre l'écotaxe et pour l'emploi, nouvelle mobilisation réussie des Bonnets rouges Bretons

Les Bonnets rouges confirment à Carhaix leur colère de Quimper

Les Bonnets rouges ont mobilisé entre 17.000 et 40.000 personnes samedi à Carhaix
(Finistère)

Le "made in France" de Montebourg
commence par le "travailler au pays"
"On est plus de 40.000", a annoncé le porte-parole des Bonnets rouges, Christian Troadec, leader du collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne", Au grand dam des organisations syndicales, ce mouvement rassemble patrons, artisans, commerçants et ouvriers, à l'origine du mouvement des Bonnets rouges. Tous demandaient à nouveau la suppression des portiques écotaxe poids-lourds qui menacent les emplois en Bretagne.
Le maire de la gauche radicale a évoqué une "très très grande réussite" un mois après la manifestation de Quimper du 2 novembre qui avait rassemblé 30.000 personnes.
La préfecture du Finistère a fait état de son côté de 17.000 personnes au ..."rassemblement festif" sur le site où est organisé l'été le festival des Vieilles Charrues. Le défilé organisé dans l'après-midi dans les rues de Carhaix a quant a lui rassemblé 14.000 personnes, selon la préfecture, qui n'avait dénombré qu'environ 15.000 personnes à Quimper déjà le 2 novembre. 

Les échecs du pouvoir central

Une manipulation de l'opinion
La presse officielle évite de rappeler que les syndicats n'avaient mobilisé que 600 à 700 participants le 2 novembre à Carhaix. Le même jour à Quimperla manifestation des Bonnets rouges  avait fédéré 30.000 travailleurs en colère, "plus de 15.000 personnes", selon France Info qui a choisi son camp, celui de la préfecture. "Le combat des bonnets rouges n’est pas celui des salariés", avaient prétendu la CGT, la FSU et Solidaires (extrême gauche), ainsi qu'aussi bien la CFTC que des anarcho-syndicalistes, CNT en tête. 
Le meneur du Front de gauche (
PCF et Parti de gauche), Mélenchon n'avait pas manqué l'occasion d'insulter tous azimuts.
" Encouragé par la timidité et la pleutrerie du gouvernement qui leur cède tout, le patronat et les cléricaux des départements bretons vont faire manifester les nigauds pour défendre leur droit de transporter à bas coût des cochons d'un bout à l'autre de l'Europe dans des conditions honteuses. Des laquais à la solde de leurs maîtres."

Cette radio militante est aussi allée chercher l'expert ad hoc. Selon Romain Pasquier, chercheur au CNRS, spécialiste de la Bretagne et enseignant à Sciences-Po Rennes, cette manifestation devait être décisive pour le mouvement. "C'est un vrai test. Depuis le 2 novembre, il s'est passé beaucoup de choses", souligne le chercheur, qui rappelle que certaines organisations, comme Force Ouvrière, ont quitté les "Bonnets rouges".
En plus d'être menacé de récupération politique, "le mouvement doit affronter une nouvelle étape, montrer qu'il est capable de mobiliser beaucoup plus que les mobilisations syndicales", poursuit-il, bien que cela ait été déjà le cas le 2 novembre ! De plus, la manifestation a lieu à Carhaix, fief de Christian Troadec, l'un des leaders des "Bonnets rouges", ce qui ajoute au symbole et fait de ce rendez-vous "un rendez-vous clé du mouvement", selon lui, qui omet juste de préciser que Troadec est un élu DVG proche d'Europe Ecologie-les Verts (EELV), fondateur du Mouvement Bretagne et progrès (Breizh War Raok en breton, MBP, de gauche, autonomiste et indépendant du PS), l'un des promoteurs de l'Appel de Carhaix (Collectif breton pour la démocratie et les Droits de l'homme) et l'un des collecteurs de fonds des écoles Diwan (réseau d'écoles associatives,gratuites et laïques qui dispense un langue bretonne).
Outre la chaîne de radio publique, le quotidien socialiste Le Monde avait tenté de semer le doute. " Les 'bonnets rouges' en sont persuadés (Le Monde ne l'est pas?), "il va y avoir beaucoup de monde", le 30 novembre, à répondre à l'appel du collectif 'Vivre, décider et travailler en Bretagne" à manifester à Carhaix (Finistère). Pourtant, quatre semaines après leur première manifestation d'ampleur, le 2 novembre à Quimper, le mouvement amorce une transition qui, pour certains, risque de l'affaiblir." 
Le Monde se fait le porte-voix d'un député PS du Finistère, d’origine vietnamienne par son père, proche de Marylise Lebranchu (dont il était le suppléant) et Martine Aubry. Gwenegan Bui, qui assurait péremptoirement  que "la mobilisation est en pleine transition" et qu'elle "commence à faiblir". Ni cette "amorce", ni cette "transition" ne s'est concrétisée par un affaiblissement, malgré le décryptage de ce député relayé par un journal nationl dit sérieux...

Stéphane Le Foll
 non plus n'a pas gagné la confiance. 
Le Ministre de l'Agriculture n'est pas parvenu à démobiliser les Bretons samedi en annonçant vendredi que  le gouvernement a reculé en repoussant l'entrée en vigueur de l'écotaxe à 2015.
Reste à finaliser le "Pacte d'avenir pour la Bretagne" d'ici le 13 décembre prochainCe pacte destiné à apporter des solutions de sortie de  crise de la région et à relancer le secteur agroalimentaire, notamment

Le sujet de l'écotaxe en Bretagne fédère les craintes en France

"C'est une véritable réussite. On peut être fiers d'être Bretons!", a lancé à la foule Thierry Merret, président de la FDSEA du Finistère et autre porte-parole du collectif, sur la scène qui était barrée du slogan "RE'ZO RE" (
"trop c'est trop" en breton). "C'est qu'un début", a lancé Th. Merret devant la marée de bonnets rouges et de drapeaux bretons.

Christian Troadec a lancé  le défi au président Hollande de venir lancer "la régionalisation de la France" en Bretagne  et "à entendre ce que nous avons à lui dire".
Symbole de la révolte antifiscale bretonne de 1675, le bonnet rouge a fait sa réapparition le 26 octobre lors d'un rassemblement devant le portique écotaxe de Pont-de-Buis (Finistère), dispositif dont le mouvement réclame la suppression "pure et simple".

Les portiques électroniques avaient également mobilisé contre eux  les chauffeurs-routiers, qui étaient plusieurs milliers samedi dans toute la France à manifester  par de nombreux barrages filtrants contre l'écotaxe.

"Vivre et travailler au pays"
Le rassemblement des Bonnets rouges s'est terminé vers 20h00, après une mise en vente aux enchères de morceaux de portique écotaxe en provenance du premier abattu en Bretagne, le 2 août à Guiclan (Finistère), "un symbole qu'il fallait abattre". Cette vente était organisée pat l'association Main dans la main avec Mickaël au profit du jeune Mickaël Cueff amputé de la main à la suite d'un accident au démontage du portique écotaxe de Pont-de-Buis le 26 octobre dernier.

La surfiscalisation socialo-écolo sème un vent de révolte 


En fin de journée, 
Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement a assuré que le gouvernement a "pris acte" du rassemblement de Carhaix. Elle en a cependant profité pour faire état de la mort d'un manifestant, "un homme de cinquante ans qui a fait un malaise cardiaque".

La Bretagne a été frappée ces derniers mois par plusieurs plans sociaux et restructurations dans l'agroalimentaire (Doux, Gad, Tilly-Sabco, Marine-Harvest), mais également les télécoms et l'automobile. L'annonce de la mise en place de l'écotaxe en janvier 2014 a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase et poussé les Bretons dans la rue.
"Nos hommes politiques n'ont pas compris qu'ici plus qu'ailleurs on veut décider, vivre et travailler au pays", a expliqué Thierry Merret.

"Nous avons des propositions à faire, nous sommes ouverts au dialogue, mais il y a un préalable qui est la gratuité des routes avec la suppression de l'écotaxe. Aujourd'hui on est étranglés par les contrôles et les contraintes", a-t-il souligné.

"Le Pacte d'avenir, ce n'est que du recyclage de mesures déjà annoncées"
Il a donc appelé les autres régions françaises à se mobiliser.

Malgré les promesses de concertation par Hollande et l'appui de media militants qui assurent que ce nouveau pacte a donné lieu à plus de 30 réunions de travail en novembre (une par jour?) avec les acteurs économiques, politiques et sociaux de la région, les Bonnets rouges se plaignent de ne pas avoir été consultés dans l'élaboration de ce "Pacte d'avenir pour la Bretagne" qui doit tenter de trouver des solutions pour sortir la région de la crise.
Bien qu'il ne satisfasse que le gouvernement, ce pacte sera néanmoins rendu public mercredi 4 décembre, a annoncé samedi Najat Vallaud-Belkacem, précisant qu'il "sera ensuite signé par le Premier ministre qui se rendra à Rennes dans les prochaines semaines".

samedi 9 novembre 2013

Marseille contre Bretagne : le n'importe quoi du gouvernement Ayrault

Inéquité et incohérence d'un pouvoir partisan  sous pression

Sans ligne directrice, l'exécutif aux abois réagit au cas par cas  
 

Premier ministre acculé
Trois milliards pour la ville de Marseille, mais 15 millions pour la région Bretagne !
Voilà ce qu’on appelle une aberration républicaine. D’un côté, Jean-Marc Ayrault promet depuis Marseille un plan de plusieurs milliards d’euros pour connecter le nord et le sud de la ville et de l’autre, Stéphane Le Foll et Guillaume Garot  depuis Rennes annoncent un plan d’urgence de… 15 millions d’euros pour apaiser une région sinistrée accablée d'impôts et de chômage. 

L'effet produit est désastreux et les conséquences sont explosives.
L'énorme disparité entre les aides a fait sursauter la Bretagne. Les "Bonnets rouges" se trouvent plus que jamais justifiés à dénoncer le désamour, voire le mépris, gouvernemental pour la Bretagne. "On se fiche de nous", s’étrangle l’un d’eux, alors que les révoltés bretons étaient déjà scandalisés par les "mesurettes indignes". Le très gros cadeau fait aujourd’hui à Marseille confirme un "deux poids, deux mesures" politique insupportable.

Le pouvoir donne la priorité au politique sur l'économique et le social
Alors que la crise économique agite la Bretagne, le Premier ministre délaisse la région dont il est l'élu pour se consacrer à la politique partisane à Marseille où le PS se déchire à l'approche de la municipale. 

Le comportement du gouvernement interpelle sa majorité 
"C'est comme si on payait l'addition marseillaise rubis sur l'ongle et qu'on laissait le pourboire à la Bretagne", explicite un député socialiste. 
Un ministre anonyme  cible le chef du gouvernement. "C'est à se demander parfois si Jean-Marc Ayrault et le Premier Ministre se parlent. C'est de la schizophrénie ministérielle", peste-t-il.

La casquette sur les yeux et la tête dans le guidon

Une telle bavure pouvait être évitée.
La politique spectacle menée par le Premier ministre à Marseille était une erreur: un déplacement médiatisé n'était nullement justifié. Un petit baron régional aurait suffi à régler la chicaya entre socialistes locaux, attisée par une insulte raciale de Patrick Mennucci, le gros plein de soupe de poisson, et Samia Ghali, la poissarde des quartiers nord, sur fond de municipale 2014. Mais, pour essayer de se redonner un peu de lustre, Jean-Marc Zayrault a pris le risque inconscient d'aller se mêler au lavage de linge sale de la famille socialiste phocéenne.
Dès lors qu'il faisait le voyage, un premier ministre était tenu à des mesures d'ampleur. Pour s'en flatter, il devait les justifier, mais ses explications n'ont pas manqué de mettre en évidence sa manipulation de l'opinion. Le sombre Ayrault n'a réussi qu'à mettre au jour ce qui se cache derrière les milliards promis à Marseille. La plupart des mesures qu’a annoncées le Premier Sinistre dans la cité phocéenne sont en effet déjà budgétées. En outre, les trois milliards concernés sont étalés sur plusieurs années, jusqu’en 2030. Beaucoup de poudre aux yeux pour un effet contraire.

Quant aux 15 petits millions promis à l'échelle de la région Bretagne, il s’agit d’une aide nouvelle d’urgence.
Ce qui était déjà prévu. 
"On oublie le milliard d’euros annoncé par le Premier ministre sur la mobilisation de la BPI et sur les primes à l’investissement d’avenir", a détaillé Stéphane Le Foll vendredi sur Europe 1. 
Ce que le gouvernement s'attribue abusivement 
"Il y a un deuxième élément, avec le deuxième pilier de la PAC [politique agricole commune mise en place à l'échelle de l'Union européenne]. La Bretagne va profiter du doublement du Feader [Fonds européen agricole pour le développement rural], de 175 millions d’euros à 368 millions d’euros. 
J’y ajoute le fait qu’avec le CICR [aide humanitaire du Comité International de la Croix Rouge à la Bretagne, comme au Mali ou la Syrie], plus les exonérations sur le travail saisonnier, la Bretagne, son industrie agro-alimentaire, son agriculture, bénéficiera dès 2014 de 54 millions. Et en 2015 de 68 millions", a énuméré le ministre de l’Agriculture, sans arriver à égaler le pactole versé en soutien au PS marseillais.
Le gouvernement peut en promettre bien d’autres comme ça. 

VOIR et ENTENDRE
ce reportage, à partir de 8'50:

Le mal est fait: le compte n'y est pas !

Les Bretons n'y trouvent pas leur compte  et il est clair désormais que
dans la cité phocéenne, le gouvernement a joué la carte politique de la prise d'une ville UMP, alors qu'en Bretagne il a jugé la bataille perdue. 
Le gouvernement a montré qu'en France il y a effectivement deux poids deux mesures. Avec le PS, la politique et l'idéologie l'emportent toujours sur l'économique et le social.

samedi 2 novembre 2013