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samedi 2 novembre 2013

lundi 6 mai 2013

A Notre-Dame-des-Landes, s'installe une guerre d'usure

Prochain temps fort, le samedi 11 mai
La mobilisation contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, trouvera un point d’orgue le 11 mai, jour d’organisation de la chaine humaine. 

Des chicanes d'opposants à la construction du futur aéroport de Nantes 
sur une des routes principales de la ZAD, surnommée Zone à Défendre  



L'opposition au projet se renforce avec une vague de réoccupation
et de création d'exploitations agricoles mais doit faire face à des tensions internes.
Zone de non-droit sur la ZAD (Zone d'amenagement Différée)
où est prévue la construction du futur aéroport de Nantes.



Certains la croyaient anesthésiée par l'hiver, repliée dans les bois gelés du maquis nantais, mais la résistance en ressort ragaillardie et plus déterminée que jamais. L'opposition au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes bourgeonne d'une sève toute neuve, confortée par le rapport très critique de la "Commission du dialogue", en entreprenant de semer çà et là de nouvelles exploitations agricoles. Les "squatters" ne sont plus seulement les "alter" venus ces derniers mois de l'Europe entière mais des paysans, anciens ou nouveaux venus, qui réinstallent élevage et maraîchage sur des centaines d'hectares annexés, désormais propriété de Vinci, l'exploitant et concessionnaire du futur aéroport. Jean, jeune agriculteur venu de l'Est, s'est installé sur trois hectares, "le moyen de faire une agriculture militante", dit-il. Une demi-douzaine de paysans du coin ont quant à eux repris la ferme de Bellevue, avec ses poules, ses vaches et ses 125 hectares expulsables du jour au lendemain. L'huissier et les gendarmes auront du fil à retordre: la ferme est ceinte de dizaines de tracteurs enchaînés et une sentinelle de paysans bénévoles se relève chaque nuit.

L'occupation par la remise en culture des terres est donc la nouvelle stratégie pour enraciner la résistance, un nouveau pari contre le temps qui risque de s'étirer encore avant de voir naître un tarmac. Le temps, un avantage mais aussi un point faible pour les forces de l'opposition qui, à l'épreuve du quotidien, donnent quelques signes, sinon d'effritement, de dissensions au moins. La solidarité est là, unissant toujours la vieille frange des paysans et la jeune garde "zadiste", mais le climat s'est tendu à cause d'un groupuscule de radicaux. Présents dès octobre dernier, lors de la grande opération de réoccupation de la ZAD (zone d'aménagement différé), ce sont eux avec qui les forces de l'ordre se sont plusieurs fois violemment affrontées.
La ferme de Bellevue est occupée par Copain 44, 

un collectif de jeunes volontaires qui ont relancé son exploitation

Si Julien Durand (ci-dessous), figure de l'opposition historique des paysans, répète à l'envi que les politiques et les forces de l'ordre "ont intérêt depuis le début à diaboliser la résistance pour dissoudre les lignes", il reconnaît aujourd'hui que des tensions existent. "C'est un groupe d'une cinquantaine de personnes qui n'a rien à voir avec le projet ni notre combat politique. Ils sont là pour la provocation et la bagarre avec les flics, ça ne rime à rien. Je suis sûr que s'il n'y avait plus de forces de l'ordre ils partiraient car ils n'auraient plus de quoi se nourrir." À croire que l'agriculteur a été entendu puisque la décision a été prise il y a quelques jours de retirer les forces de l'ordre du site.


Un retrait qui est survenu après la reprise de dialogue de la principale association des opposants, l'Acipa, dont Julien Durand est un des porte-parole, avec la préfecture de Loire-Atlantique. "On revient à un régime normal (…) on tente une configuration qui ne soit plus une présence permanente des forces de l'ordre mais des interventions au coup par coup en cas de besoin", a commenté un haut fonctionnaire préfectoral. Un retrait "soumis cependant à conditions, comme l'absence d'obstacles à la circulation, au travail des agriculteurs et à la possibilité pour les différents experts de faire les relevés scientifiques demandés dans les rapports des commissions", a-t-il précisé.

Qualifié de "signe fort" et de "volonté d'apaisement du gouvernement" par les autorités, ce retrait aurait pourtant une motivation tout autre, plus pragmatique que politique, selon des sources du ministère de l'Intérieur citées par Économie Matin. "Les effectifs de police et de gendarmerie mobile commençaient à manquer" pour faire face au "planning des manifs de mai de plus en plus nombreuses", provoquant une "situation intenable"… En tout état de cause, sur place, les opposants se félicitent de "la désertion sur le secteur".

Un collectif a installé une cabane au milieu d'un terrain 
qu'ils vont cultiver près de la ferme de Saint Jean du Tertre
Le gouvernement mise sur l'usure

Ces derniers mois, la crispation a gagné la population locale à cause des accès routiers barrés par les "zadistes" mais aussi de l'herbe et des cultures piétinées par leurs nombreux passages à travers champs. Un agriculteur a même dû jeter toute sa production de lait car le laitier ne pouvait plus accéder à son exploitation. "On les a prévenus, on accédera à nos champs coûte que coûte, prévient Julien Durand (ci-dessus) qui attend la période d'ensilage. Ils peuvent toujours dire qu'ils sont chez eux derrière leurs barricades, nous on était là avant eux !" Un groupe de paysans a même testé ses forces pour passer leurs barrages. "Le lundi de Pâques, on a défoncé une barricade avec un de nos tracteurs, pour voir, s'amuse Julien Durand. Conclusion: on sait faire !" Racket, randonnées nocturnes, énumère-t-il, "on ne cautionne aucun de ces débordements en dehors de la ZAD, on leur a très clairement dit".
Un four à pain a été remis en activité à la ferme de Bellevue

Les tensions auraient également prospéré entre zadistes eux-mêmes, "du fait de la vie en communauté au quotidien où, comme dans toute société, des affinités ou des inimitiés se créent", témoigne un opposant à l'aéroport. "Il y avait même des violences entre eux, y compris dans les couples, fallait voir ça!", dit un autre.
Les opposants au projet ont construit de nombreuses cabanes,
dont le Gourbi's Bar, dans le secteur de la Sècherie

Au village, à Notre-Dame-des-Landes, riverains et commerçants expriment clairement leur ras-le-bol. "Qu'ils le fassent leur aéroport, qu'on en finisse, s'exaspère la patronne d'un commerce pourtant opposée au projet. Y'en a marre, on est cerné par les squatters, il y a des tensions partout, ça dure depuis trop longtemps." La mendicité, les vols dans les supérettes, les routes impraticables… Elle s'inquiète surtout du climat délétère qui règne dans la commune, des gens qui s'épient, se dénoncent. "Il y a quelques jours, on est venu reprocher à la boulangère d'avoir vendu 24 sandwiches aux gendarmes mobiles, s'indigne-t-elle. Mais on est où? On va la tondre aussi, comme une collabo? Si ça continue comme ça, tous les commerçants vont se barrer.» Pressions, intimidations… Julien Durand, lui, a reçu une lettre anonyme lui suggérant de «regarder dans son dos quand il marcherait dans la rue"
Un volontaire restaure une porte à la ferme de Bellevue










Matignon dans une situation délicate
Des barricades ont été dressées sur la ZAD

Le premier ministre a beau répéter sur tous les tons que le projet aéroportuaire verra le jour, de plus en plus de voix prophétisent qu'il sera abandonné. Un sentiment accru depuis la semaine dernière par le retrait des forces de l'ordre de la ZAD, les recours juridiques toujours plus nombreux et les démarches auprès de la Commission européenne (pétitions mais également demande d'ouverture, vendredi, d'"une mission d'enquête européenne» par un eurodéputé UMP). Surtout, les améliorations du projet, nombreuses et structurelles, recommandées par le rapport récent de la Commission du dialogue rallongeraient substantiellement la note budgétaire et le calendrier des travaux. "S'ils respectent toutes les recommandations comme s'y est engagé le premier ministre, le projet est infaisable", dit, catégorique, un porte-parole de l'Acipa, la principale association de l'opposition historique à l'aéroport. Au cabinet de Frédéric Cuvillier, ministre des Transports, à qui Jean-Marc Ayrault a confié la prise en compte des recommandations, on ne s'avance pas encore à préciser l'échéancier…




lundi 6 septembre 2010

Education nationale: trop de personnels pour les semaines à deux jours de grève

Disons NON à la mensualisation des grèves

La république "des copains et des coquins" socialistes nous affaiblit

Le SNES-FSU appelle même à deux jours de grève la semaine de la rentrée !
Les cours seront bloqués les 6 et 7 septembre.

Afin de ne pas laisser les syndicats de l’Education Nationale et l’UNEF (proche du PS), la FIDL (émanation de SOS Racisme) et de l’UNL (émanation de l’UNEF) empêchant les écoliers, collégiens et lycéens de suivre les cours, mobilisons-nous pour encourager les lycéens à étudier et les travailleurs à travailler !

Le mardi 7 septembre, je riposte aux syndicats et à la gauche perdue

Je m'oppose
à la mobilisation intersyndicale interprofessionnelle des syndicats:

Le 7 septembre, je travaille !

Et chaque mois que les syndicats perturberont comme l'an passé, je refuserai la dictature des syndicats:

le bouleversement de ma vie familiale ;
les fatigues inutiles ;
la perte de journées de travail ;
la mise en péril de l'économie de mon pays.

Unissons nos volontés de résistance

A l'initiative de S T O P__ L A__ G R E V E

rejoignons la page

Facebook, Le 7 septembre, je travaille !

en cliquant
ICI

Stop à la chienlit...


jeudi 2 juillet 2009

Le Monde prévoit un été chaud dans les quartiers

« Banlieues : le face-à-face entre jeunes et police se tend à l'approche du 14 Juillet »

Ce titre du quotidien du soir ressemble à un désir d’avenir tumultueux
, voire à une incitation forte à faire sa fête au nouveau ministre de l’Intérieur pour le 14 juillet.

Le prétexte à l’exhortation

Le hasard a voulu que le préfet de Seine Saint-Denis, Nacer Meddah, avait Henri Guaino, conseiller spécial de l'Elysée, à bord de sa voiture banalisée de la brigade anti-criminalité (BAC) lorsque, vers 1 heure du matin, mardi 30 juin, une quarantaine de jeunes ont caillassé le véhicule.
Dans sa malveillance, Le Monde rapporte que les jeunes « LES ont caillassés », ce qui en soi constitue un évident parti pris, car après avoir prcisé que le véhicule était banalisé, le journal rapporte le commentaire du préfet, qui évoque 'l'ordinaire des patrouilles', déclarant : 'Il s'est passé ce qui se passe trop souvent dans le département'. En investiguant par téléphone, Le Monde ne s’expose pas aux mêmes surprises.

Les deux hommes, suivis par un autre véhicule banalisé de la BAC, traversaient alors le quartier 'sensible' des Bosquets de Montfermeil. Les jeunes n'auraient pas apprécié que les BAC, qu'ils connaissent bien, ralentissent à leur approche ("il m'a fait un regard", en quelque sorte...), mais ils ignoraient la présence de ces invités de marque à bord. Il n'y a pas eu de guet-apens. M. Guaino avait souhaité participer à une 'mission d'observation'. Preuve que le conseiller spécial n’est pas confiné dans ses services et se rend sur le terrain.

Le Monde crée une psychose

  • Avec une certaine presse, le fortuit devient prémonition.

    En ce début d'été, le traditionnel face-à-face entre les jeunes et les policiers se tend en banlieue parisienne, tandis que le gouvernement durcit son dispositif de protection de la population contre les bandes. Depuis quelques jours, les incidents se multiplient, notamment en Seine-Saint-Denis.
    « On sent que ça bouillonne ». C’est le sentiment de Michel Marrec, délégué départemental d'Unité police, premier syndicat des gardiens de la paix, qui accuse : « Cette année, les échauffourées commencent un peu plus tôt, mais cela fait partie des choses que l'on banalise. » Une banalisation que les policiers pris pour cible dénoncent, commente Le Monde.

    -> En 2008, dans la nuit du 13 au 14 juillet, un commissaire de police, victime d'un tir de mortier, avait perdu un oeil à Gennevilliers (Hauts-de-Seine).

    Depuis, la préfecture de Seine-Saint-Denis se dit "préoccupée par l'usage important de mortiers de feux d'artifice" qui ont été utilisés contre la police le 28 juin. "Pour l'instant, ajoute Laurent Nunez, directeur de cabinet de M. Meddah, nous ne tirons pas de sonnette d'alarme car ce phénomène est contenu à la zone Tremblay, Pierrefitte-sur-Seine, Le Blanc-Mesnil. Mais c'est très dangereux car cela peut devenir une arme par destination."
  • Le Monde prend la responsabilité d’annoncer des affrontements, et cela, malgré la déclaration des Renseignements Généraux de la sécurité publique, la SDIG, que rapporte pourtant le journal. Cette effervescence s'expliquerait en partie par l'approche du 14-Juillet, cette année comme les précédentes: 'C'est devenu comme la nuit de la Saint-Sylvestre, un rendez-vous, mais pas plus, pas moins que les années précédentes'. 'Il fait beau, il y a beaucoup de jeunes désoeuvrés, mais c'est à peu près la même chose que l'année dernière', ajoute le préfet, M. Meddah. Mais la journaliste en mission a ses a priori.
  • Comme il le fait depuis quatre ans, le préfet de Seine-Saint-Denis a donc pris un arrêté pour interdire la vente de ces mortiers aux particuliers du 15 juin au 30 août. La décision couvre une période plus étendue qu'en 2008 et exclut toute vente aux mineurs, même munis d'une autorisation parentale. Les contrôles vont être renforcés chez les détaillants et les sept ou huit grossistes du département. Jeudi 2 juillet, une réunion devait avoir lieu à la préfecture de police de Paris avec les préfets franciliens pour s'assurer que, partout ailleurs, des mesures identiques ont été prises. Mais dans le cas de Tremblay, des stocks avaient déjà, semble-t-il, été constitués.

    Le Monde justifie la résistance citoyenne en opposition au pouvoir légal, mais ne la préconise pas à l’encontre de la violence urbaine. Il soutient la prévention et l’éducation dans les discours de ses candidats, mais se refuse, avec eux, à la promouvoir sur le terrain.

    Le quotidien, en effet, n’exprime aucun jugement commentaire éthique. La vente de mortiers aux particuliers lui paraît naturelle, mais qu’un arrêté soit pris pour l’interdire en haute saison, comme autrefois de simples pétards du 14 juillet, il est privatif de libertés.
    Son objectivité est troublante, lorsqu’il rapporte froidement que la vente de mortiers « exclut les mineurs, même munis d'une autorisation parentale ». Une atteinte aux libertés publiques ? Que des parents puissent autoriser leurs enfants mineurs ne suscite aucun jugement, puisque les utilisateurs de mortiers sont des lecteurs potentiels…

    L’auteure du papier du Monde n’était visiblement présente ni dans la voiture du préfet, ni dans aucun véhicule caillassé. Mais qu'importe: une journaliste du Monde, ça connaît sans doute la vie des banlieues défavorisées et sait par conséquent de quoi elle parle.

  • Le Monde prévient donc que la situation se tend aussi ailleurs.

    Lundi soir 29 juin n’était pas, selon elle, un jour ordinaire
    , car elle se saisit de cet exemple –parmi tant d’autres- pour signaler que, après avoir été la cible de jets de projectiles dans le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne), des policiers ont « de nouveau » riposté -c’est pourtant elle qui le dit !- par des gaz lacrymogènes et des tirs de flash-ball. Deux hommes âgés de 21 et 24 ans ont été interpellés. Les coupables ont donc connus, penserez-vous !

    Or, les coupables ne sont pas ceux qu’on croit.

    Car ces faits se sont déroulés au lendemain d'une intervention controversée des policiers, lors d'un contrôle d'identité. Le Monde, qui considérait que la police ne faisait pas son devoir tant qu’elle n’était pas parvenue à arrêter les cambrioleurs du domicile de Désirdavenir Royal, estime cette fois que les forces de l'ordre ne prennent pas assez de gants. Encerclés par une cinquantaine de personnes, ce qui en soit est parfaitement naturel, pour se dégager, les fonctionnaires de police avaient fait usage de gaz lacrymogènes à proximité d'une kermesse où se trouvaient des familles. Mieux valait-il des matraques ? Mardi, vingt-cinq nouvelles plaintes –spontanées- ont été déposées par des militants habitants en colère. Il faut bien dire qu’en 2006-2007, la « colère saine » est devenue la marque du « débat participatif ».
    -> Dans ses efforts d’objectivité pour justifier les violences urbaines par la politique sociale du gouvernement (plutôt que par la crise internationale), la journaliste engagée omet tout naturellement de rappeler que la commune est aussi soumise à des luttes politiques pour la prise de la mairie qui pourraient être largement responsables du climat d’affrontement.

    Réunion de routine

    La journaliste s’imagine probablement, ou s’efforce d’accréditer l’idée, que les responsables de la sécurité ne se concertent pas régulièrement. Elle signale donc comme une conséquence extraordinaire et circonstancielle, qu’une réunion entre préfet de police, maire, procureur et recteur, s'est tenue mardi à Paris sur le plan d'action 2009-2012 contre les bandes.
    La préfecture a indiqué que "le déferrement systématique (des auteurs devant la justice) semble être le seul mode de gestion possible". "On va attaquer cette question arrondissement par arrondissement", a promis le préfet de police
    Michel Gaudin en recevant le matin même le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux. M. Gaudin a estimé à 27 le nombre de bandes "structurées" et à 51 celles qui le sont moins, agissant dans la capitale. Depuis le début de l'année, a-t-il précisé, 1 400 interpellations ont eu lieu dans ce cadre.

    Une journaliste : Isabelle Mandraud

    D’abord boursière de la Fondation Jean-Luc Lagardère en 1991, et après avoir travaillé au service économique pour le quotidien Libération, elle rejoignit le service France du Monde où elle suivit plus particulièrement l'activité du PS. Elle s’est ainsi attachée aux basques de Désirdavenir Royal pendant sa désastreuse campagne présidentielle 2007.

    Elle s’est recyclée dans les affaires de police, il y a deux ans seulement.
    => Avec Caroline Monnot, elle est l’auteur de « Les Neufs de Tarnac », un article qui a été bien accueilli sur le site de soutien aux Onze du 11 novembre, lequel est soutenu par Claude Guillon (1952, Communiste libertaire, tendance situationniste, connu pour un ouvrage prônant la solution du suicide), Edwy Plenel (Médiapart), Eric Hazan (1936, aux côtés du FLN durant la guerre d'Algérie et pro-palestinien), François Taillandier (Livres Hebdo), Gilles Clément (paysagiste qui a annulé tous ses contrats avec l'Etat français pour se consacrer à des « projets de résistance » à Nicolas Sarkozy, ou Article XI.

    => L’un d’entre eux, le philosophe italien Giorgio Agamben (1942), établit une ligne de continuité entre la conception de la politique des nazis et celle de l'occident contemporain.
    Dans le cas des Onze, il pratique la politique de la victimisation : selon lui, "on ne va pas les traiter comme les Brigades Rouges, ça n’a rien à voir ! On cherche le terrorisme et on finit par le construire, tout ça pour répandre la peur chez les jeunes gens".

    samedi 23 mai 2009

    Education : LePost fait du pousse au crime, avec humour…

    L’opposition va adorer, mais les acteurs politiques responsables ?

    Mais qu’a-t-il bien pu passer par la tête de ce gamin de 13 ans qui, en Haute Garonne, a sanctionné son enseignante de plusieurs coups de couteau dans la poitrine, demande un journaliste candide.

    PaSiDupes a lu et dénonce l'article odieux qui suit par le site LePost qui, en publiant, souhaite probablement créer un buzz. Inconscient et irresponsable, il mise sur la capacité de ses jeunes lecteurs à prendre ses élucubrations au second degré. N’est-ce pas faire beaucoup d’honneur à ses habitués ?

    Voici l’article de résistance citoyenne que protège la liberté de la presse…

    Comment bien tuer ton prof
    en passant les portiques de sécurité?

    J'm'appelle Sullivan. J'ai suivi Prof chez elle, facile à repérer sa bagnole pourrie de fonctionnaire. J'viens de la tabasser, y'a même un oeil qui pend là, et j'prends son PC pour faire passer un message (merci le correcteur automatique). Bon alors c'est la fin de l'année, t'es à cran quoi, et en plus ce genre de pétasse de prof te file une colle pour rien, t'as la rage, c'est normal quoi. Et là t'apprends que Darcos il veut mettre des portails de sécurité devant les bahuts. Mais putain quoi, on va faire comment sans ferraille? J'vous propose quelques solutions d'urgence.

    -> Massacre ton prof en l'étranglant avec les lanières de ton sac à dos. Tu pourras dire qu'elle s'est vautrée dans le sac en passant dans l'allée, c'est pas ta faute.

    ->Tue ton prof à grands coups de livres dans la tronche. Ah ouais j'oubliais. Les livres, tu les prends pas. Oublie cette proposition.

    ->
    Explose ton prof à coups de canettes de bière à la sortie. N'oublie pas de signer ton oeuvre avec quelques brûlures de cigarette (pour occuper les psychologues après).

    ->Déchire ton prof avec les fourchettes de la cantine. Ils en mettront jamais en plastique de toute façon, trop cher. En plus, tu seras excusé dans les médias parce que tu diras que tu avais trop faim et que les profs passaient prioritaires devant toi (la haine).

    ->Latte ton prof à grand coups de tableau pliant, en lui mettant bien la tête dans l'angle. Attention aux éclaboussures de sang, tu risques de te tacher ton beau jeans à 120 euros.

    ->Lamine ton prof en révisant tes dernières prises de catch en cours. En plus, c'est convivial, tes copains peuvent participer. Si t'es arrêté, donne l'excuse que papa-maman te délaissent, alors tu te tournes vers les sports violents.

    J'ai d'autres propositions d'utilisation ingénieuse d'objets non-métalliques, que je donne en comms.
    Grand merci...

    C'est probablement frais, jeune et sympa ! Et chargé d'humour...
    Sans commentaires.

    lundi 6 octobre 2008

    Action Directe: Rouillan, toujours en proie à ses vieux démons

    Renvoyé en prison: la loi est clémente, mais c’est la loi !
    A la suite de la diffusion d’une interview accordée au magazine L’Express, le terroriste Jean-Marc Rouillan (ci-contre, avant et à nouveau), 56 ans, ancien co-fondateur du groupe armé Action Directe (AD), a provoqué la suspension du régime de semi-liberté, dont il bénéficiait depuis 10 mois dans l’attente d’une libération conditionnelle. Il a été réincarcéré jusqu’au 16 octobre, avant une audience sur le fond.

    Les libertaires ont leur idée sur les raisons de ce retour en prison…
    « Cette décision à l’encontre d’un homme qui a purgé 20 ans de prison et refuse de renier son passé relève de la vengeance d’Etat. Cet emprisonnement est d’autant plus symptomatique d’un acharnement judiciaire que les propos de Jean-Marc Rouillan sont l’expression d’un point de vue politique. Les activités et les choix passés du groupe Action Directe n’ont jamais correspondu à notre orientation et notre stratégie politique. Alternative libertaire affirme sa solidarité avec Jean-Marc Rouillan face à la répression étatique et demande sa libération. »
    Or, dans cet entretien, Rouillan fait comprendre qu’il n’éprouve aucun regret pour l'assassinat en 1986 du PDG de Renault. Un patron, ce n’est donc pas un être humain…

    Par ses déclarations le cofondateur d'Action Directe avait "enfreint une des obligations qui pesaient sur lui, celle de s'abstenir de toute intervention publique relative aux infractions pour lesquelles il a été condamné". Tels étaient les termes du contrat que le condamné s’était engagé à respecter.

    Dès le lendemain de la diffusion de ses propos, le juge d'application des peines (JAP) de Paris, compétent en matière de terrorisme, a donc "rendu une ordonnance suspendant la mesure de semi-liberté de Jean-Marc Rouillan" dans l'attente de l'audience sur le fond qui aura lieu "le 16 octobre", a annoncé jeudi le parquet de Paris. En conséquence, le terroriste de l'organisation armée d'extrême gauche est retourné en détention jeudi 2 octobre au soir, soit une punition de 13 jours pleins !

    Rappel des faits
    Comme Nathalie Ménigon (ci-contre à gauche), Georges Cipriani (à droite) et Joëlle Aubron (ci-dessous à gauche, décédée en 2006), Jean-Marc Rouillan a été condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité pour chacun des deux assassinats du PDG de Renault, Georges Besse, en 1986 et de l'ingénieur général de l'armement René Audran, en 1985.

    Détenu à Lannemezan (Hautes-Pyrénées) où il purgeait sa peine, Jean-Marc Rouillan avait été transféré en décembre 2007 au centre de semi-liberté de Marseille, où il avait trouvé chez son éditeur, Agone, un emploi que bien des honnêtes chômeurs lui envient.

    Les propos
    Interrogé par L’Express sur d'éventuels regrets concernant "notamment cet assassinat" de Georges Besse, il commença par répondre : "Je n'ai pas le droit de m'exprimer là-dessus". Conscient des risques qu’il prenait, il ajouta ensuite : "Mais le fait que je ne m'exprime pas est une réponse. Car il est évident que, si je crachais sur tout ce qu'on avait fait, je pourrais m'exprimer. Par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique".

    Le juge tiendra l'audience en présence de Jean-Marc Rouillan le 16 octobre, soit à Paris, soit dans son lieu de détention, a précisé le parquet.

    Mais l'avocat de Jean-Marc Rouillan, Me Jean-Louis Chalanset, qui connaît pourtant la loi, a jugé vendredi "totalement stupide" la décision de suspendre la mesure de semi-liberté.
    "C'est totalement stupide qu'on le remette en prison pour l'empêcher de parler à la presse alors qu'il avait déjà donné deux interviews en dix mois", a déclaré Me Chalanset. Tout dépend peut-être de ce qu’il y déclare… "Il n'y avait aucune urgence à le remettre en prison, sauf à satisfaire aux exigences du procureur", a accusé le défenseur du terroriste. De tels propos d'un avocat sont-ils vraiment couverts par la loi. Ou bien seulement par le syndicat ?...
    L’expression de ses convictions intactes et de son absence de remords confirme qu’assassin à deux reprises, Rouillan constitue toujours un danger pour la population.
    Mais un citoyen ordinaire a-t-il le droit de s'interroger librement au nom de la "résistance citoyenne" au terrorisme?

    lundi 23 juin 2008

    Agression antisémite d’un adolescent à Paris

    Pierre Moscovici juge l'agression dans le XIXe "très probablement" antisémite
    Un jeune homme de 17 ans, de confession juive, a été victime d'une violente agression, samedi soir 21 juin dans le 19e arrondissement à Paris, non loin du parc des Buttes-Chaumont. Selon le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), il s'agit sans aucun doute d'un"acte antisémite". Ses agresseurs étaient, selon un témoin cité par la police, des jeunes hommes d'origine africaine. Cinq mineurs ont été placés en garde à vue tandis qu'une enquête a été ouverte.
    Lundi, la victime serait sortie du coma, mais son état resterait préoccupant. Hospitalisé à l'hôpital Cochin, l'adolescent a été placé dans un coma artificiel. Selon l'UEJF, ll souffre de plusieurs côtes cassées, de fractures au crâne. La police fait état de "troubles neurologiques graves".
    Le débat se cristallise à nouveau sur les affrontements entre communautés au parc des Buttes-Chaumont. L'UEJF et le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) soulignent que le parc est souvent le lieu de bagarres ou d'invectives opposant des groupes de jeunes de la communauté juive à des jeunes d'origine africaine ou maghrébine. Cet situation est connue des habitants du quartier, où réside une importante communauté juive. Le BNVCA assure avoir déjà été informé le 10 juin dernier d'une agression de jeunes juifs par "une bande de jeunes gens de couleur". L'UEJF demande que "des mesures soient prises au plus vite pour éviter de nouvelles violences". SOS-Racisme parle dans un communiqué de "luttes pour le contrôle du territoire de la zone des Buttes-Chaumont qui sont devenues malheureusement monnaie courante".
    Le XIXe arrondissement de Paris comporte à la fois les deux plus grands parcs de Paris (le parc de la Villette et le parc des Buttes-Chaumont) et l’hôpital Robert Debré. Situé dans l’Est parisien, on pourrait le croire défavorisé, mais on y trouve aussi bien la grande Halle de la Villette que la Cité des sciences et de l'industrie et encore la Cité de la musique, le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, les Archives de Paris.

    Politique municipale catastrophique de laisser-aller et d’agitation associative
    La population y est pourtant disparate et les groupes éthniques et confessionnels s’affrontent. Il faut dire que le maire, Roger Madec, est PS, qu’il est entouré de Firmine RICHARD, la conseillère chargée de la culture et des relations interculturelles, Mao (si,si !) PENINOU conseiller délégué chargé des relations avec les corps de sécurité, Léa FILOCHE, conseillère chargée des droits de l'Homme, de la lutte contre les discriminations et de la citoyenneté, Adama DAOUDA-KOUADIO, conseiller délégué chargé de la diversité et de de la prévention, du civisme et de la politique de la Ville, Christophe-Adji AHOUDIAN, Adjoint au Maire chargé de la jeunesse et de François DAGNAUD, Premier adjoint, délégué du Maire pour le quartier Buttes-Chaumont.
    Rappelons que cet arrondissement s’est illustré dans des actions subversives de résistance dite citoyenne et en fait d’exacerbation de toutes les contestations et tensions à caractère inter-éthnique et inter-confessionnel: que peut apporter de bon l'idéologie de la "défiance citoyenne" dans ce contexte? On y assiste à des actions illégales d’opposition en faveur de sans papiers. Des réseaux, associations et collectifs prospèrent sur le communautarisme, la mixité sociale et culturelle, tels CSP 19è ou RESF 75 et le Forum social européen (FSE) , RUSF, l’UCIJ, qui jettent de l’huile sur le feu. Paris 19° : Rassemblement devant l’école pour la libération de M. Chen (5.10.2007). Quand il est libre, le rassemblement est maintenu. Lien PaSiDupes
    Et que trouve à dire le maire socialiste ? "Il faut plus de policiers dans le 19e pendant un certain temps afin de ramener un peu de tranquillité. Le 19e est une terre d'accueil où tout le monde a toujours vécu ensemble, et il doit le rester".


    Le député européen socialiste Pierre Moscovici est naturellement très sensible à l’agression d’un jeune juif dans le XIXe arrondissement de Paris. Il a estimé ce lundi que l'agression de ce jeune homme est "très probablement" un "un acte antisémite, qui doit susciter une totale indignation". C’est aussi un acte de violence barbare.
    "On ne peut pas passer sous silence qu'il s'agit très probablement, quelles que soient les circonstances, d'un acte antisémite qui doit susciter une totale indignation", a jugé Pierre Moscovici sur France Info. "Il faut lutter contre l'antisémitisme qui est un fléau qui continue à ravager nos sociétés, la société française notamment". Concrètement, cette littérature se traduit comment dans les faits ?

    La presse a interrogé ce chef de file socialiste candidat à la tête du PS. De façon tendancieuse, le media suggère un manque de moyens de la police dans le quartier. Or, l’arrondissement est socialiste et l'ancien ministre PS a estimé que "s'il y a des déficiences, elles doivent être traitées, résolues". Bien dit ! Mais la municipalité a-t-elle fait le choix de la fermeté ou du laisser-aller qualifié de prévention? "S'il y a insuffisance des forces de sécurité dans le XIXe, il faut le résoudre". Il a bien parlé !

    Le djihad irakien des jeunes du 19e arrondissement de Paris
    Pour information, deux extraits d'un site prosélyte

    « Depuis le 19 mars, au tribunal correctionnel de Paris, on ne juge pas les morts. Les familles de ces trois djihadistes tués au combat ne sont pas partie civile. Sous les boiseries sombres de la 14e chambre, jusqu’au 28 mars, bien loin de la chaleur du désert et de la fureur des détonations, on tente de faire le procès de la "filière irakienne du 19e arrondissement de Paris". Une organisation qui, entre 2003 et 2005, aurait incité une dizaine de jeunes gens, tous français, âgés de moins de 25 ans et domiciliés dans ce quartier, à partir combattre en Irak. »
    « Alors bon an mal an, tous les jours, il s’entraîne avec d’autres en courant dans le parc des Buttes-Chaumont. Un homme rencontré à la mosquée dispense aussi, à lui et à quelques autres, des rudiments sur le maniement des kalachnikovs.
    » Lien

    samedi 17 mai 2008

    Service minimum : à Lyon, les élus UMP donnent l’exemple

    Des élus citoyens d’avant-garde au service des plus défavorisés
    Le maire conservateur PS refuse d'organiser le dispositif voulu par les Français et donc par Xavier Darcos. Qu’à cela ne tienne, des élus de droite du IIe arrondissement pallient les insuffisances de la municipalité socialiste.
    Les élèves des classes en grève à Lyon ont été accueillis jeudi par trois groupes scolaires seulement, tous situés dans le IIe arrondissement, l'un de ceux qui ont fait le bon choix de rester à droite après les élections municipales.
    La défiance municipale
    Après que la Mairie socialiste a annoncé il y a quinze jours son refus de mobiliser les agents municipaux pour ce jour de grève, les enfants risquaient de manquer l’école. Le maire divers droite du IIe, Denis Broliquier, dont l'arrondissement compte quelque quatre cents écoliers, a décidé de mobiliser ses élus et des parents d'élèves délégués pour organiser une garde dans trois des sept groupes scolaires les plus touchés par le mouvement. Depuis le début de la semaine, des affichettes étaient placardées pour prévenir de cette grande récré : accueil aux horaires de classe habituels et pique-nique à midi pour les enfants qui auront apporté leur déjeuner. Festif, non !
    La volonté de Denis Broliquier est clairement de faire un coup d'éclat et de «montrer que la garde est tout à fait facile à organiser. Le refus de Gérard Collomb est idéologique. La Ville de Lyon se trompe de combat et prend les familles lyonnaises en otages pour régler des comptes politiques entre gauche et droite, alors que le rôle des élus est de rendre service», estime-t-il. Sans compter que les prétextes du manque de moyen et de la sécurité sont fallacieux.
    À la mairie de Lyon, on avait en revanche les moyens du chantage aux problèmes de responsabilité municipale et de coût de la mesure, mais Gérard Collomb n'a pas souhaité réagir, laissant commenter la décision à son adjoint aux Affaires scolaires, Yves Fournel. Celui-ci voit dans l'opération un «coup d'esbroufe» de la mairie d'opposition quand dans le même temps nombre de mairies UMP n'organisent pas la garde. Et de souhaiter «bien du plaisir» à Denis Broliquier pour expliquer aux parents de l'école Lamartine pourquoi des postes seront supprimés l'an prochain.

    A Lyon, il est mal vu de faire de la résistance et de sortir du rang pour donner l’exemple de la résistance citoyenne et de la bonne volonté au service de la population. Toutes tendances confondues. La « république du respect », en somme…