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vendredi 17 février 2012

Najat Belkacem, l’espionne du roi qui se rêve à l’Elysée

Le PS et F. Hollande nourrissent-ils un serpent en leur sein ?

Voici ce qu’écrivait il y a deux ans le site Notre famille.com sur Najat Belkacem, la jeune pousse du PS d’origine marocaine, qui d’escalade en pirouette, s’est retrouvée aux avant-postes de la classe politique française.
Elle est au cœur du staff de François Hollande, le candidat préféré des français dans la course à Élysée, dont elle est la voix la plus chantante de sa campagne présidentielle :" Najat Belkacem est une femme politique comme on en voit peu : aussi jolie que discrète, moderne et passionnée, engagée mais sympathique. D'origine marocaine, lyonnaise de coeur, elle est devenue Mme Najat Vallaud-Belkacem en 2005, et maman de jumeaux en 2008. Elue socialiste, conseillère régionale, adjointe au maire de Lyon, [Gérard Collomb], porte-parole de Ségolène Royal, et tout ça à seulement 32 ans, jusqu'où ira-t-elle ? "

Un portrait tout en douceur que d’autres média répètent à l’envi, ne résistant pas à son charme exotique.
Jusqu’où ira-t-elle ? s’interrogent justement ses contempteurs qui voient à juste titre en elle autre chose qu’une vaillante militante de gauche, mais plutôt un clone de sa grande sœur du camp adverse, Rachida Dati, née en Saône-et-Loire.
Nous le savons maintenant, elle qui se définit, non sans malice, comme “ un pur produit de ce que certains appellent " l'immigration subie" et aujourd’hui pleinement française, sans cacher sous le tapis mes racines ”. Sans cacher sous le tapis ? Voyons voir.


Que cache Najat Vallaud-Belkacem ?

Belle carrière politique donc que celle de Najat Vallaud-Belkacem comme le rappelle
SlateAfrique. Née à Beni Chiker sur les contreforts du Rif marocain en 1977, elle était déjà à 30 ans, la porte-parole de Marie-sEGOl'haine Royal durant la campagne de l’élection présidentielle de 2007.

Moins connue est sa double carrière politique simultanée, l’une en France et l’autre au Maroc, car avant de rouler pour Ségolène, puis pour François Hollande, cette bi-nationale roule d’abord pour le roi du Maroc.
Depuis décembre 2007, elle fait partie des
37 membres du Conseil consultatif des Marocains à l'étranger (CCME) directement nommés par Mohammed VI, où elle perçoit des émoluments de complaisance dont le montant est presque un secret d’Etat. Une Information confirmée par l’ambassade du Maroc en France, ainsi que par le site du CCME.
Lien Ambassade du Maroc

Ah, le CCME ! Pour ceux qui ne savent ce qui se cache derrière cet acronyme, c’est pour résumer, la machine de propagande du royaume [marocain] à l’international, sa cinquième colonne, son meilleur vecteur de fadaises et de mensonges sur ce Maroc qui serait en pointe de tout, un Maroc aussi éclairé que clairvoyant, un Maroc où la démocratie a subitement bourgeonné avec le règne de Mohammed VI, un Maroc où il fait bon vivre sous le soleil. A sa tête, le roi a nommé Driss El Yazami, un repenti, une figure de la lutte anti-makhzen [l'État marocain et les institutions régaliennes marocaines] qui a viré sa cuti et utilise avec cynisme son carnet d’adresses français pour tromper son monde, car qui pourrait le démasquer, lui qui a si souffert de la dictature marocaine!
C’est pourtant arrivé l’été dernier pour ceux encore une fois qui avaient loupé cet épisode:
VOIR et ENTENDRE
Driss El Yazami, Europe Ecologie les Verts (lien)


Najat Belkacem, telle la sphinge grecque (ou Sphinx égyptien), cache bien son jeu
Face aux journalistes (Marocains), elle assume totalement cette double allégeance politique et bi-nationale. Dans un entretien avec
Bladi.net, elle expliquait, sans ciller, que ce conseil " s’exprimera d’abord sur les sujets dont [il] sera saisi par Sa Majesté en faisant valoir un point de vue de Marocains de l’étranger, et pour ce qui me concerne de Franco-Marocaine engagée dans la vie politique française ".
Sur sa double identité, Najat Belkacem prône l’idéal républicain de gauche : " Il n'y a rien d'hermétique entre les deux (identités) et je crois que cela peut évidemment être une richesse ".

Une richesse? "une histoire commune", ajoute-t-elle, fière d’être républicaine à Paris et thuriféraire et lobbyiste à grands frais de la monarchie à Rabat. Un grand écart aussi extravagant que surréaliste. Elle aurait été une taupe de Merkel qu’elle aurait soulevé une bronca d’indignation. Mais avec le Maroc du baisemain, de la torture, des bagnes, de la mafia économique, que dire ?

Alors que la thématique de l’immigration focalise le débat en France, on comprendra que la jeune ambitieuse devenue porte-parole de François Hollande soit désormais si discrète sur le sujet… Que diraient ses adversaires politiques s’ils découvraient le pot-aux-roses ? Comment ? Une espionne, une missi dominici du roi féodal qui parle au nom de la gauche et de toutes ses espérances anti-Sarkozystes ? S’il savaient, le scandale serait retentissant. Mais ni eux, ni ses amis sincères du PS ne le savent (ou s’en cachent). Du moins, pas encore, et pour cause : Il y a tant de fans du Maroc de Mohammed VI dans les rangs du PS que la fausse idée d’un Maroc, bon élève des démocraties, a fait son chemin. Normal, les dinosaures socialistes ont surpassé leurs collègues de la droite dans la compromission chérifienne, les uns pour une nuit VIP à La Mamounia, les autres pour une soirée de gala dans un palais du “roi des pauvres”.

Pourtant, les signes avant-coureurs sur la petite Najat clignent sans arrêt comme un sapin de Noël et depuis longtemps. Jugez-en :

Lorsqu’en 2007, la candidature de Ségolène Royal à la présidence inquiétait Rabat, le Palais a vite fait de missionner sa protégée (Najat Belkacem était sa porte-parole à l’époque ) pour l’inviter au pays. Il faut dire que la coriace Ségolène n’était pas encore une habituée des riads et des palaces marocains. Mission accomplie pour Najat 007: Ségolène est venue bronzer sous le soleil à Essaouira sous couvert d’un colloque de femmes d’influence et on l’a même aperçue à une autre occasion aux commandes d’un hors-bord au large de Saïdia avec quelques notables du makhzen.
Lorsque Désirdavenir Royal était allée " rompre le jeûne du Ramadan " dans les quartiers nord de Marseille (cf.
l’article de Christine Tasin, Riposte laïque), elle était suivie pas à pas par sa porte-parole et fidèle soutien Najat Belkacem comme on peut le voir sur cette vidéo :
ENTENDRE et surtout VOIR le regard aux aguets de Najat Vallaud-Belkacem:

Ce discours démagogique n'empêchera pas la visite de Sa Cynique Majesté Royal "un peu chahutée" (selon le Midi Libre) à la Paillade (Montpellier) sous les huées des femmes voilées en juin 2011: "Des femmes voilées et des hommes ont voulu se rapprocher de la scène et criaient "Ségolène, casse-toi ! La Paillade n'est pas à toi".

Mais Ségolène a perdu. Et c’est François qui est sorti du chapeau des socialistes. Il fallait vite remettre le couvert, car lui aussi est un méfiant, plus prompt à aller serrer la pince aux anciens du FLN à Alger (voir ci-contre l'étreinte entre Ben Bella et F. Hollande), que de venir se trémousser à Marrakech. Là encore, Najat a reçu son ordre de mission : le faire venir coûte que coûte avant qu’il ne soit élu à Élysée. Il paraît qu’elle et d’autres “amis” font le forcing rue Solférino pour qu’il débarque en mars pour partager une pastilla avec Mohammed VI.

Celle qui siège à 34 ans comme adjointe au maire de Lyon, et également comme conseillère générale, engrange les faits d’arme d’agent double. Ce qui selon
Le Point “lui permettrait assurément de décrocher un poste ministériel en cas de victoire de la gauche”. Au Palais de Rabat, on se frotte déjà les mains de la voir sur la photo de groupe sur le perron de Élysée. L’espionne qui venait du bled est à deux doigts de pénétrer le saint des saints de la République. A la joie du sultan !
Ali Amar
(lien voxmaroc.blog.lemonde.fr)


Comment peut-on être à la fois citoyenne française, militante au sein du PS et sujette de Sa Majesté Chérifienne

Voilà encore une flagrante incohérence. La bi-nationalité permet d'être ministre de la République, comme l'espère Najat Vallaud-Belkacem, et candidate à la présidence, comme Gro-Eva Joly !...
Au total, est-elle républicaine ou monarchiste ?

mardi 27 janvier 2009

Martine Aubry et Nicolas Sarkozy, homme et femme de l’année

Et qui encore ?
Le palmarès 2008 du Trombinoscope, annuaire professionnel du monde politique qui présente depuis 1981 les acteurs de la vie politique, a été dévoilé mardi par le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer.

Martine Aubry, Premier secrétaire du Parti socialiste est récompensée pour sa victoire sur Désirdavenir Royal en novembre dernier
, tandis que le chef de l'Etat est honoré pour sa présidence de l'Union européenne au second semestre de 2008.

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, est déclaré révélation politique de l'année.

Le prix du ministre de l'année est attribué à Jean-Louis Borloo, qui est chargé de l'Ecologie.

Jean-François Copé, le président du groupe UMP de l'Assemblée, est déclaré député de l'année, alors que Gérard Larcher (UMP), élu président de la haute assemblée en octobre, est déclaré sénateur de l'année.

Enfin, Gérard Collomb (PS), réélu maire de Lyon en mars dernier, est considéré comme étant l'élu local de l'année.

samedi 8 novembre 2008

Est-ce un drame que Sa Cynique Majesté Royal peine à fédérer?

Sera-t-elle la candidate condamnée à perpétuité ?
Arrivée en tête, Désirdavenir Royal n’a pas pour autant gagné le sprint final de la Rue de Solférino.

Le vote des adhérents a en fait surtout consacré jeudi soir la fragmentation du PS et l’ampleur des travaux de reconstruction. Pour cela, la concurrente malheureuse de Nicolas Sarkozy est-elle la mieux habilitée pour réussir à faire retourner les courants contraires dans leur lit. Son lit ? Car, marquée par la défaite, peut-elle en outre mener le parti vers la prochaine élection présidentielle, en 2012, après trois échecs consécutifs, dont le sien en 2007. Les regards se portent maintenant sur Sa Cynique Majesté, non pas tant parce qu’elle a devancé ses rivaux de quatre petits points que pour savoir si elle est seulement capable de réussir en petit au PS ce qu’elle n’a pas su faire en grand à la présidentielle.

Marie-sEGOlène Royal s’est mise dans de mauvais draps
  • La mission qu’elle s’est dévolue pourrait s'avérer impossible dans un parti miné par les querelles d'ego, mais aussi surtout pour le passé de mépris affiché de la prétendante pour le parti et enfin en raison de son credo d'ouverture vers le MoDem que les autres courants rejettent.
  • Dix-huit mois après la défaite de la reine des sondages face à Nicolas Sarkozy, l'amère Royal avait cru pouvoir assurer les socialistes qu'elle les conduirait "vers d'autres victoires". Or, ça ne va pas autant de soi qu’elle l’imaginait. Elle a donc renouvelé vendredi sa revendication d’une "légitimité" ajoutée que précisément les autres lui contestent. Son égocentrisme l’incite à se targuer d’une "profonde volonté de changement" exprimée par les militants à laquelle la motion de Benoît Hamon est en droit de prétendre bien davantage, avec ses 20% inespérés qui marquent une progression plus nette que les 29% de la motion Collomb derrière laquelle elle se dissimule, puisqu’elle comptait bien atteindre la majorité du premier coup, ou un score indiscutable. Las ! Des négociations sont nécessaires.

    Le « débat participatif » grandeur nature commence réllement
    Finie la mascarade ? On peut être politologue et se mettre le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Comment un partisan de Sa Cynique Majesté susnommée peut-il y voir clair ? "Elle gagne une fois de plus contre l'ancien parti et se replace au centre du jeu politique", ‘analyse’ Dominique Reynié. L’analyste éborgné doit-il être pris au sérieux, sachant que, lors de sa victoire à la primaire présidentielle en 2006, elle avait réuni 60% des militants ? Deux fois plus alors, c’est-à-dire deux fois moins aujourd’hui !

    Le poker Royal
    Ratant la marche d’un socle "majoritaire" pour elle toute seule, Désirdavenir Royal doit s’en remettre au poker en deux coups.
  • Premier coup fourré
    >
    Elle met "au Frigidaire" ses velléités de direction du parti pour conjurer sa perte de vitesse dans les sondages et organise un "meeting de la fraternité" d'un type nouveau à Paris, le désolant Ségo-show bleu du Zénith… Ce rassemblement, où se mêlent confidences personnelles, interventions d'artistes et discours politiques, ne recueillera quasiment aucun commentaire positif du côté du PS.
    > Vendredi, Désirdavenir Royal n’est pas sûre que son coup fourré ne va pas foirer et elle ne se déclare toujours pas candidate à la succession de François Hollande, premier secrétaire sortant après onze ans de sommeil à la tête du PS. tactique dans l'attente des premières discussions avec les autres courants. Depuis
    La tactique du frigo est censée permettre de tempérer les nécessaires discussions serrés avec les courants : Ségo-frigo s'est d’ailleurs entretenue avec Bertrand Delanoë et Martine Aubry dans la journée, selon leurs entourages respectifs.
    >Mais reste la pochette-surprise Benoît Hamon. Candidat de toute l'aile gauche du PS à 41 ans, le député européen engrange 20% des suffrages, porté par la crise économique. Comme le maire de Paris et le maire de Lille, ex-aequo avec 25% des voix, il crée la zizanie en réfutant haut et fort la stratégie d'alliance au centre de l'ancienne postulante à l'Elysée.
    "Il y a donc 70% du parti qui ne veut pas du MoDem comme partenaire. Ça ne s'élude pas comme ça sous prétexte qu'on a quatre points d'avance", prévient Razzye Hammadi, revenu d’Orly et proche de Benoît Hamon, en allusion au score de moins de 30% de la favorite de la presse.
    Face à un éventuel front commun "Tout sauf Royal" (TSR), l’arrogante affiche une belle assurance et assure n'avoir "peur de rien", même si son entourage concède que "les choses difficiles commencent".

  • Deuxième coup fourré
    En deuxième partie du Ségo-show

    >Ce sont les clients qui « font des signes »
    Dans la semaine à venir, avant la réunion du congrès de Reims à compter du 14, "on ne va pas faire bouger beaucoup les lignes entre motions, mais il y a des gens qui font des signes" dans les autres camps, assure un proche.
    >On étale ses charmes
    Sa Cynique Majesté Royal a affirmé, sur France Inter, son intention de travailler à "l'unité de tous les socialistes". Il y a un début à tout, mais est-elle la bonne gagneuse qu’elle croit ? Quels sont ses appâts ?
    Cette joueuse a jeté, en vrac sur la table, les cartes de plusieurs dirigeants du PS qu'elle verrait bien dans sa "meilleure équipe possible". Mais s’y verraient-ils ? Tous sont issus de courants rivaux comme le Fabiusien Didier Migaud pour les finances ou, sur les questions internationales, Pierre Moscovici, un fruit blet finalement tombé du côté de Bertrand Delanoë, Bébert de Pigalle.

  • Mais le carré de trottoir de la Rue de Solférino se négocie ferme
    Le maire de Lyon, Gérard Collomb, Thénardier de Cosette Royal et prête-nom de sa motion, s'est déjà prononcé pour un rapprochement avec Martine Aubry. Or, les deux pensionnaires de la Rue de Solférino se sont toujours cordialement détestées. Un coup de foudre serait contre nature, doublement.
    >Dans l'entourage de Bertrand Delanoë, un député remarque qu'il a de nombreux clients potentiels, "beaucoup de royalo-compatibles". Leurs noms ne sont pas publics… Le maire de Paris est sorti de son silence vendredi soir pour déclarer qu'il était "prêt à travailler avec tout le monde". Bayrou aurait donc une ouverture !
    Les spécialités des uns rencontreront-elles les préférences des autres ?

    Au PS, toutes les gâteries ne sont pas tarifées
    Point de tabous pour l'ancienne ministre de la Justice, Marylise Lebranchu,: "les équations impossibles n'existent pas en politique".
  • Le Ségo-show est fini:

    ça risque maintenant d’être chaud.

    vendredi 3 octobre 2008

    La « république du respect », ce n’est pas pour Moscovici non plus

    Le socialiste abandonné pose un lapin à Zéro

    En attendant Godot...

    Karl Zéro attend toujours Pierre Moscovici sur son plateau nocturne !
    Pierre Moscovici présenterait-il sa motion avec des "amis" au prochain congrès du Parti socialiste à Reims ou rejoindrait-il le ou les leaders d'une autre motion ? Tel était le suspense qu’il devait lever sur BFM TV .

    Mais à 22 heures passées, les auditeurs haletants ne savaient toujours pas. Alors, Karl Zéro envoya son assistante aux nouvelles et au téléphone - que quelqu'un daigna enfin décrocher... - Karl entendit, des hurlements, des vociférations ! Juste une réunion sereine ordinaire entre camarades socialistes qui débattent d'une hypothétique ligne politique commune pour leur congrès... Mais de Mosco, aucun signe de vie : ni de lui, ni de personne.

    Le socialiste strauss-kahnien était donc aux abonnés absents.
    Un de plus, à sa façon, car Sa Cynique Majesté Royal, non sans ingratitude, avait déjà fait une charrette de Martine Aubry, la Ch'tite maire de Lille, et de Jospin: « La motion que je soutiens, c’est la seule qui assume la campagne présidentielle. Les autres sont portées par des personnalités qui ont été aux abonnés absents, comme Martine Aubry, ou qui m’ont critiquée, comme Lionel Jospin, qui a écrit un livre abominable après les élections. Ils pensent que ma campagne a été un mauvais rêve. » Mais ses blessures, à part çà, sont visiblement cicatrisées...

    Pas un ami donc pour appeler BFMTV, pas un camarade pour excuser Mosco. Le candidat putatif n'honora le rendez-vous ni de sa présence ni de sa courtoisie. C’était le mardi 22 septembre, donc avant le dépôt des motions, le lendemain avant 17h00. Mais de motion Moscovici il n’y eut point non plus.

    Quatre textes sont maintenant soumis à la sagacité des militants

    - l’un jospiniste, émanant du maire de Paris, Bertrand Delanoë, soutenu par le premier secrétaire sortant François Hollande,
    - un autre, de l'ex-candidate à la présidentielle Désirdavenir Royal, appuyée notamment par « la Ligne claire » du maire de Lyon, Gérard Collomb ;
    - un troisième, de Martine Aubry avec les fabiusiens et des strauss-kahniens,
    - et enfin, les extrémistes Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, fédérant l'aile gauche du parti ;
    - sans compter les figurants d'Utopia (courant passerelle entre le PS et les Verts, il est formé à 70% des militants au Parti socialiste, à 10% de militants chez les Verts et 20% proviennent du monde associatif (comme ATTAC, la Ligue des droits de l'homme, soit ... 1,2 % des voix au précédent congrès) et du "pôle écologique", né en janvier 2008, où figurent notamment Nicole Bricq, sénatrice de Seine-et-Marne, Christophe Caresche, député de Paris, Geneviève Gaillard, député des Deux-Sèvres, Jean Launay, député du Lot, Claude Saunier, sénateur des Côtes-d'Armor et Philippe Tourtelier, député d'Ile-et-Vilaine ou Michel Moine, maire d’Aubusson (lien Nouvel Obs et lien Le Figaro)

    Mosco rentre dans le rang

    Moins d'une heure avant la réunion du conseil national du Parti socialiste, mardi 23 septembre, Pierre Moscovici a finalement levé le suspense sur sa stratégie pour le congrès de Reims, en novembre. "Mon choix, c'est d'avancer dans ce congrès avec Bertrand Delanoë", a annoncé l'ancien ministre. Et Karl Zéro qui attendait toujours...

    Les réactions au PS
    Son camarade député de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, a confirmé à son arrivée au conseil national son soutien à la motion conduite par … Martine Aubry, malgré le ralliement de Pierre Moscovici à Bertrand Delanoë.
    Interrogé sur ce ralliement aux jospinistes et sur ce rejet des aubrystes, Laurent Fabius a minimisé, parlant de "décision individuelle".
    Le porte-parole du parti, Julien Dray, avait peu avant annoncé, également à la dernière minute, qu'il abandonnait Hollande, dont il s’était rapproché, et rejoignait la motion de Sa Cynique Majesté Royal qui porte, selon lui, "toutes les idées nécessaires à un rassemblement novateur". Il présentera (donc !) sa propre motion... C'est pour clarifier la situation, aussi clairement que le "Ligne claire"... A ce jeu de morpions, que voulez-vous, ils ont tous des démangeaisons...
    Le plus beau reste à venir... A son arrivée rue de Solférino, François Hollande a osé affirmer que l'existence de "plusieurs motions est un atout pour le Parti socialiste". Chaque militant a pourtant bien compris que six listes rendent la constitution d’une majorité particulièrement aléatoire et dangereuse. Alors, le petit bonhomme en mousse sur le départ détourne l’attention du désastre annoncé de son congrès sur le parti présidentiel et noie le poisson. "Nous ne sommes pas à l'UMP", lanca-t-il, sans doute à regret: tout est dans l'intonation ! Mais le premier secrétaire du PS revint au sujet de ses préoccupations. « Il faut que le débat "se conclue avec une motion largement en tête, majoritaire, autour de laquelle le rassemblement puisse se faire", admit-il.

    Mosco et Zéro sont dans un bateau. Mosco tombe à l’eau. Que reste-t-il ?
    Un fiasco radio.
    Mais si dans ce mercato rigolo, c’est le fiasco de Mosco, c’est aussi un (Karl) zéro pointé pour les zozos socialos.

    samedi 20 septembre 2008

    La "Ligne Claire" est-elle bien claire et nette ?

    Valls fait le pont
    Le député socialiste Manuel Valls estime que "les conditions sont progressivement réunies pour un rassemblement" pour le ralliement des barons provinciaux socialistes derrière la présidente de Poitou-Charentes. Et-ce si clair et limpide?
    A deux mois du congrès socialiste de Reims en novembre prochain, la valse des égos s’emballe : « et moi, et moi ! », entend-on de toutes parts….

    Au départ, une répartition des rôles : le strauss-kahnien Pierre Moscovici qui brigue le poste de premier secrétaire en 2008, tandis que Strauss-Kahn se réserverait pour la présidentielle, en 2012.

    Mais la « Ligne Claire », une motion pour le congrès de Reims, est élaborée, au motif que ‘le congrès du Parti Socialiste est mal engagé, dans la mesure où ses enjeux semblent devoir se concentrer sur la prise du pouvoir du parti dans la perspective des présidentielles et que le débat de fond s’en trouvera escamoté.
    Et s’il faut mettre les points sur les ' i ', parce que, ‘ pire, les nécessités tactiques induites par cette lutte pour le pouvoir risquent d’engendrer une alliance des contraires qui brouillera un peu plus l’image du PS’.

    Les ‘artistes’ fondateurs de la Ligne Claire ?
    Gérard Collomb, sénateur - maire de Lyon ;
    Jean-Noël Guérini, sénateur - Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône ;
    Vincent Feltesse, Président de la Communauté urbaine de Bordeaux - maire de Blanquefort.

    Leur motivation ?
    Le PS n’a, en effet jamais totalement tranché entre ceux qui rêvent encore du Grand soir et ceux qui assument leur choix réformiste. Cette volonté de réforme, nous l’assumons totalement dans nos collectivités locales et c’est sans doute ce qui explique les victoires que nous remportons dans ces territoires.
    Nos politiques sociales y sont audacieuses, notre engagement sur les questions environnementales fort ; nous nous situons souvent à l’avant-garde des grands projets urbains. Mais, dans le même temps, nous nous engageons pleinement sur le plan économique aux côtés des entreprises dans des politiques d’innovation et de développement qui nous permettent de créer de la richesse.
    Ces politiques sont largement approuvées par nos concitoyens qui n’hésitent pas à nous confier des responsabilités au niveau local alors même que nous échouons à toutes les élections nationales.
    C’est pourquoi nous pensons qu’il est urgent de mettre fin à la schizophrénie qui existe entre nos pratiques locales et un certain discours national. Ce sera là le plus sûr gage de pouvoir incarner une alternative à la politique aujourd’hui menée.
    Nous souhaitons donc qu’avant d’être un débat sur les personnes, le congrès de Reims soit un congrès de clarification permettant de prendre pleinement en compte le monde moderne.
    C’est pourquoi nous appelons toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans cette ligne politique à rédiger et à signer avec nous, une contribution qui mettra la clarification au cœur de nos débats du prochain congrès.


    Leurs suiveurs ?
    Jean Germain, maire de Tours - 1er Vice-Président de la Région Centre ;
    Jean Besson, dénateur de la Drôme - Vice-Président du Conseil Régional Rhône-Alpes ;
    Michel Vauzelle, député des Bouches-du-Rhône - Président de la Région Provence-Alpes Côte d’Azur ;
    Eugène Caselli, Président de la communauté urbaine de Marseille ;
    Jean-Yves Le Drian, Président de la Région Bretagne ;
    Alain Rousset, Président de la Région Aquitaine, Député de la Gironde ;
    Philippe Esnol, maire de Conflans-Sainte-Honorine - conseiller général des Yvelines ;
    Robert Alfonsi, Vice-Président du Conseil Régional PACA, - conseiller municipal de Toulon
    Et Manuel Valls, député de l’Essonne - Maire d’Evry.

    Or, la Ligne claire et Moscovici se découvrent des affinités
    D’abord, Pierre Moscovici parle d’«un premier contact», mais un proche de Martine Aubry, lui, préfère évoquer une «réunion ubuesque». Moscovici, le député du Doubs, et Aubry, la maire de Lille, ne semblent alors pas franchement à la veille d’un accord. Une rencontre, tenue le 17 septembre peu après midi dans les locaux de la Communauté urbaine de Lyon (CUL), non loin de la rue de Solférino, en témoigne, qui ne présage pas d’une alliance imminente entre ces deux candidats plus ou moins déclarés à la succession de François Hollande.

    Mais la «Ligne claire» se pousse sur le devant de la scène.
    D’un côté, François Lamy, député de l’Essonne et lieutenant de Martine Aubry, et de l’autre, le strauss-kahnien Pierre Moscovici, avec deux représentants de la «Ligne claire», en l’occurrence, Manuel Valls, député-maire d’Evry, et le Marseillais Patrick Mennucci, ex-porte-bagages de Sa Cynique Majesté Royal, au temps de ses illusions présidentielles.
    A l’ordre du jour, la position de Pierre Moscovici, résumée par l’intéressé : «J’ai un mandat confié par mon courant : travailler avec Martine Aubry et la Ligne claire. Avec une préférence de mon courant pour ma candidature.» Un postulat de départ qui n’a guère réussi à enthousiasmer les aubrystes… : «On a beaucoup parlé de la candidature de Pierre au poste de premier secrétaire, mais pas beaucoup des propositions faites à Martine. A part le fait qu’elle serait présidentiable dans la motion. Ça avait au moins le mérite de la franchise», résume François Lamy.
    Les amis de le Ch’tite Aubry, qui, pas à pas, creuse son sillon, ne pouvaient se satisfaire d’espoirs à terme. François Lamy, encore : «Convoquer une réunion pour m’expliquer qu’on va faire une motion avec les strauss-kahniens, la Ligne claire et nous, dont Martine serait une des signataires, j’ai trouvé ça curieux et même loufoque. Il n’y a même pas eu de proposition faite à Martine sur sa place dans la motion…» Rien sur les idées et un projet commun : seulement une répartition des sièges et des strapontins. C’est que la place de numéro un serait dévolue au maire de Lyon, Gérard Collomb, un des principaux promoteurs de «la Ligne claire», mais le costume du candidat serait enfilé par Moscovici.

    Plus conviviale encore le 17 septembre,
    une menace était brandie : sans accord avec les amis de Martine Aubry, les animateurs de «la Ligne claire» et Pierre Moscovici rejoindraient Sa Cynique Majesté Royal. «Intox», assure le député du Doubs, qui s’était entretenu au téléphone avec la maire de Lille, un peu avant.
    Alors Moscovici ressent la nécessité d’une mise en garde : «Je ne suis pas en train de rallier une motion Royal élargie. Toute rumeur me concernant est erronée
    Jean-Noël Guérini, patron PS des Bouches-du-Rhône, mais battu à la mairie de Marseille, et artiste co-auteur de la «Ligne claire», intervient en renfort, rassurant «Tout est ouvert», dément-il à son tour tout en admettant qu’il «n’attendait pas grand-chose de cette réunion». Il annonce que rien n’est fait et qu’officiellement il ne prendra sa décision que lundi 22 septembre, «à 24 heures du dépôt des motions»...
    A la veille du conseil national de synthèse, mardi 23, la situation ne s’est donc pas éclaircie. Commentaire d’un participant à la réunion : «Il nous reste cinq jours pour essayer de sauver le soldat socialiste…»

    Les sauveurs ne seraient-ils pas plutôt à la recherche de sauveteurs ?
    Qui sauvera la candidate échouée de la présidentielle ?

    mercredi 17 septembre 2008

    Royal, la rosière du PS, sera-t-elle forfait à la course à la direction du parti

    Hibernation de candidature et cryogénisation de motion
    L’amère Royal remettra-t-elle copie blanche au congrès du PS ?
    Désirdavenir Royal a annoncé qu'elle ne faisait "plus" de sa candidature à la direction du Parti socialiste un préalable et appelé ses concurrents à "mettre au frigidaire" les questions de candidature. La femme sandwich de Frigidaire, la marque de réfrigérateurs, s’était rendue chez le ‘grand satan’ TF1 pour cet effet d’annonce, sachant qu’il ne s’agit que d’un coup médiatique, au moment où sa cote dégringole : la faute aux ‘subprimes’ !

    Si le réfrigérateur sert bien toujours à congeler les bébés garder au froid, Sa Cynique Majesté Royal annonce donc une nouvelle entourloupette que ses thuriféraires baptisent ‘stratégie’. Il s’agit en fait pour elle de tendre son meilleur profil, tandis que ses concurrents ont le visage tordu par l’effort de la course à la direction du PS.
    A deux mois du Congrès national du parti, la p’tite présidente de la région Poitou-Charentes qui voulait se faire plus grosse que le président de la république, est en difficulté dans les sondages. Elle est devancée par le maire de Paris, Bertrand Delanoë et par la Ch’tite maire de Lille, Martine Aubry.

    Hibernation et cryogénisation
    Désir d’enfant Désirdavenir Royal a donc précisé chez Bouygues
    (et pourquoi pas chez Darty, pour l’electro-ménager) qu'elle prendrait une décision sur le maintien ou non de sa candidature au poste de premier secrétaire à l'issue du vote des militants sur les motions, les projets de chacun des courants en vue du Congrès de Reims. En attendant que la conception de sa motion soit possible, elle place les ovocytes au congélateur, pour les ressortir le jour où le peuple des militants socialistes serait prêt à la choisir comme l’élue de son cœur et lui offrirait ses paillettes congelées.

    L’amère Royal préconise l’hivernage du PS
    Elle a amorcé lundi soir un changement de cap (à 360 !).
    "Ce que je propose, c'est que chacun mette au frigidaire les questions de candidature soit au poste de premier secrétaire soit –pire– à l'élection présidentielle (...) parce que je pense que c'est cette façon de faire qui dégrade les choses", a estimé l'ex-candidate à l'élection présidentielle française.
    "Je veux mettre un coup d'arrêt à cette lente dégradation du niveau du débat au Parti socialiste", a assuré celle qui, par ses bourdes à répétition, a largement participé à l’abaissement du PS.
    Invitée à parler clair et à dire si elle retirait sa candidature, elle a finassé : "ce n'est pas ce que j'ai dit, j'ai dit que je n'en faisais pas un préalable", démontrant que le cheminement tortueux de sa pensée exige plus d’une balise. "Je pense que ce sujet doit disparaître pour l'instant des débats du Congrès", a-t-elle asséné.

    Calendrier
    La succession de François Hollande donne lieu à d'intenses tractations pour constituer des alliances en vue du Congrès qui doit s'ouvrir à Reims, le 14 novembre. Il sera précédé le 6 novembre d'un vote des militants sur les motions qui constituera un premier test des rapports de force entre les différents courants au PS. L’heure de la décongélation arrivera, si aucune rupture de la chaîne du froid n’est observée avec les militants. Une façon aussi de prendre les devants, au regard des sondages…

    Le contexte
    L'annonce de la maire de Melle intervient après l'apparition à Lourdes à la tribune, la main dans la main, du maire de la capitale et du futur premier président honoraire du PS. Mardi soir, devant plusieurs centaines de militants, Delanoë et Hollande ont fait meeting commun, annoncé leur union pour le meilleur et pour le pire et échangé les alliances.
    L’amère Royal a reçu en pleine face l’annonce de cette union, mais, anticipant la cérémonie officielle de ce pacs, leur a adressé ses meilleurs vœux de bonheur en ces termes : "C'est très bien de faire des réunions. J'aurais préféré que le premier secrétaire se tienne au-dessus des ébats débats, mais il finira par le faire", a assuré celle qui fut la compagne de François Hollande.
    Dans la journée, le président de son association, M° Jean-Pierre Mignard, avait déclaré que l'ex-candidate à l'élection présidentielle "ferait tout" pour que des convergences s'imposent, au sein du parti, "sur le plan des idées et des orientations. Mais il n’a pas précisé quand elle s’y mettra, si jamais…

    Sa Cynique susnommée reste dans la course aux alliances … par personne interposée
    M° Mignard n’a rien congelé sous forme de paillettes: il est immédiatement opérationnel !

    Il a aussitôt prétendu dans le dos de sa patronne que des convergences étaient possibles avec les signataires de la "Ligne claire" (une alliance contre nature entre Pierre Moscovici, le maire de Lyon, Gérard Collomb, et le président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini). Julien Dray (ex-porte-parole en chef de Désirdavenir Royal et son sous-marin en eaux troubles, sur cette Ligne pas claire du tout) lui-même candidat au poste de premier secrétaire, comme Moscovici : c’est clair ?.
    En simulant un retrait de candidature dans la course à la direction du PS, Sa Cynique Majesté Royal espère amorcer une stratégie qui pourrait s'avérer payante face à des militants lassés par les rivalités internes. Si toutefois ils s’entêtent à miser sur une tocarde prétentieuse.

    Dimanche, sans nommer la perfide, Pierre Moscovici désamorçait le piège :
    "Je suis persuadé que celui ou celle qui dirait aujourd'hui : 'J'ai conscience que ce congrès est dangereux, j'ai conscience du péril pour la gauche, je ne veux pas participer à ce danger-là, je me mets en dehors, au-dessus de cette situation-là', celui-ci ou celle-là gagnera le congrès et gagnera aussi, je crois, l'estime des Français", avait-il dit dans l'émission "Dimanche soir politique."

    Belle omelette d'ovocytes en perspective au PS, quand Royal passera à la phase 'décongélation'…

    vendredi 29 août 2008

    Université d’été du PS : mésentente cordiale

    Les incohérences du PS : les alliances contre nature des camarades arrivistes
    La grande et belle "famille" socialiste se réunit ce week-end à La Rochelle pour une université d'été aux allures de bal -non pas des débutantes (car elles /ils ont déjà beaucoup servi...)- mais des prétendants, à deux mois et demi du congrès de Reims. La Rochelle, à nouveau, sur les terres de Désirdavenir Royal…
    Dire que les socialistes seront au grand complet et qu’il ne manquerait personne au rendez-vous de la rentrée serait abusif. Quiconque aura reconnu les ostracisés Jack Lang ou Claude Allègre ou Michel Charasse aura gagné un filet garni. Le socialiste le moins contestable sera également absent : Dominique Strauss-Kahn est empêché par ses obligations de Président du Fonds Monétaire International (FMI). C’est donc sans le principal candidat, sans le seul que les Français respectent, que s’ouvrent les grandes manoeuvres en vue d'un congrès (en novembre) dont personne ne connaît l'issue.
    Tous les prétendants à la succession de François Hollande feront donc le déplacement, depuis les présidentiables Bébert Delanoë ou Désirdavenir Royal, qui ouvrira les travaux vendredi après-midi en tant qu’hôtesse permanente en région Poitou-Charentes, ou encore de Titine Aubry, jusqu’aux outsiders Pierre Moscovici et Julien Dray. Même Lionel Jospin, le retraité qui refuse de raccrocher, passera le pont de l'île de Ré pour participer à une table ronde sur la stratégie des partis sociaux-démocrates européens.

    Comme chaque année, il y aura le festival "in" et le "off".
    Côté "in", quelque 2 à 3.000 intermittents-militants assisteront aux 21 ateliers de l'université d'été, clôturée dimanche pour la dernière fois par le futur ex-Premier secrétaire, François Hollande.
    Côté "off", les candidats à la succession feront campagne à coups de séances de dédicace de leurs livres ou de réunions de leurs soutiens. A ce petit jeu, Bertrand Delanoë et Martine Aubry seront plus assidus que l’amère Royal, qui partira dès samedi matin pour honorer une invitation à la fête de l'Unita des démocrates italiens et exprimer ainsi son mépris renouvelé du PS français.

    L'incertitude reste totale dans le panier à crabes à trois semaines de la date-limite du 23 septembre pour le dépôt des motions et aucune majorité ne se dégage dans un parti pulvérisé. "Pour le moment, c'est plutôt la contribution du 'wait and see' qui est majoritaire", confirme le fabiusien Claude Bartolone. Il n’y a donc pas péril dans la demeure socialiste : imaginons-les un instant, par malheur, aux affaires de l’Etat…

    Si on prend Bébert Delanoë
    , officiellement candidat depuis cette semaine, qui a certes pris un petit avantage dans les sondages à la faveur du vide, le maire de Paris séduit 31% des Français et 31% des sympathisants PS, devançant Marie-sEGOlène Royal (18% et 28%), et Martine Aubry (13% et 17%), qui la talonne selon un sondage Sofres pour "Le Figaro Magazine". Il pourrait fédérer tous ceux, nombreux, qui ne veulent pas de Sa Cynique Majesté Royal. Ca fait en effet du monde.
    Mais son appel en direction des amis de François Hollande, de Martine Aubry et de Dominique Strauss-Kahn pour constituer une majorité n'a rencontré qu’indifférence. Son refus de tendre la main aux fabiusiens et à l'aile gauche du parti a été très mal perçu par ces derniers.

    Si on prend Désirdavenir pour la laisser
    , on constate que, fidèle à sa victoire malencontreuse à la primaire de 2006, Royal la joue « I have a dream », selon les derniers à croire en elle, faute de mieux: leur espoir repose sur des militants pourtant courtisés depuis par Olivier Besancenot. L’amère de Melle répond avec naturel à la débâcle dans ses rangs avec réalisme : les combinaisons d'appareils ne peuvent que la desservir. La candidate a d'ores et déjà prévu de ne passer en province qu’une poignée d’heures à La Rochelle et de rassembler ses supporters dans la capitale, le 27 septembre pour son grand show au Zénith de Paris.

    Prenons maintenant Martine Aubry

    La maire de Lille a pansé ses blessures électorales et a poussé ses pions cette semaine avec la sortie de son livre. La ch’tite n'est pas encore candidate mais devrait se déclarer la semaine prochaine et fait déjà savoir qu’elle n’a pas pour habitude de se dérober : les électeurs, eux, pourraient en revanche se dérober à elle.
    Son problème consiste à rassembler les "reconstructeurs". La coalition envisagée sans conviction est en effet hétéroclite. Il ne suffit pas de mettre dans le même panier tous ceux, même nombreux, qui ne veulent ni de l’odieuse Royal, ni du poisseux Delanoë: strauss-kahniens, fabusiens, amis d'Arnaud Montebourg ou d'Henri Emmanuelli. Les strauss-kahniens sont d’ailleurs eux-mêmes divisés, puisque Pierre Moscovici est candidat.

    Des alliances contre nature
    Dans ces conditions, le défaut de ‘leader’ socialiste apparaît toujours plus grosse qu’une maison dans le paysage politique. Le PS peine à paraître à la hauteur et l’opinion n’est pas dupe de ses difficultés à donner l'image d'un parti susceptible d'offrir une "alternative crédible" à Nicolas Sarkozy. C’est pourtant l’illusion entretenue par le slogan de cette université d'été ! Un défi pour la première formation d'opposition, largement inaudible depuis sa défaite de 2007, la troisième consécutive à la présidentielle, et concurrencée sur sa gauche par le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot.
    L'organisateur Jean-Christophe Cambadélis (le violent de l'Assemblée Nationale contre le Premier ministre de Villepin) admet que, dans le contexte économique européen difficile et sous le regard de la Dame Pipi froid, qui les tient tous à l’œil de loin, les postulants socialistes continuent de se demander du coin de l’œil qui a la plus longue. "Les Français ne comprendraient pas que les socialistes soient dans les querelles de personnes".
    Les organisateurs et les militants sont confrontés à la plus épouvantable rentrée depuis vingt ans. Comment ne seraient-ils pas en effet effarés par les unions contre nature qui se déroulent sous leurs yeux.

    Oublions un instant Marie-sEGOlène qui, suite au râteau présidentiel qu’elle a pris en 2007, s’isole pour se livrer, bon gré, mal gré, au plaisir solitaire.
    Un ‘ticket’ Aubry-Fabius engage à sortir couvert.
    Quant à la ‘gang party’ Moscovici-Guérini-Collomb, elle ne peut que traumatiser à jamais les vertueux socialistes et les adolescents boutonneux .
    Et D’Jack Lang, n’est-il donc plus assez frais, qu’il semble sentir trop fort pour tous ces couples modèles en crise de la cinquantaine ?

    samedi 17 mai 2008

    Service minimum : à Lyon, les élus UMP donnent l’exemple

    Des élus citoyens d’avant-garde au service des plus défavorisés
    Le maire conservateur PS refuse d'organiser le dispositif voulu par les Français et donc par Xavier Darcos. Qu’à cela ne tienne, des élus de droite du IIe arrondissement pallient les insuffisances de la municipalité socialiste.
    Les élèves des classes en grève à Lyon ont été accueillis jeudi par trois groupes scolaires seulement, tous situés dans le IIe arrondissement, l'un de ceux qui ont fait le bon choix de rester à droite après les élections municipales.
    La défiance municipale
    Après que la Mairie socialiste a annoncé il y a quinze jours son refus de mobiliser les agents municipaux pour ce jour de grève, les enfants risquaient de manquer l’école. Le maire divers droite du IIe, Denis Broliquier, dont l'arrondissement compte quelque quatre cents écoliers, a décidé de mobiliser ses élus et des parents d'élèves délégués pour organiser une garde dans trois des sept groupes scolaires les plus touchés par le mouvement. Depuis le début de la semaine, des affichettes étaient placardées pour prévenir de cette grande récré : accueil aux horaires de classe habituels et pique-nique à midi pour les enfants qui auront apporté leur déjeuner. Festif, non !
    La volonté de Denis Broliquier est clairement de faire un coup d'éclat et de «montrer que la garde est tout à fait facile à organiser. Le refus de Gérard Collomb est idéologique. La Ville de Lyon se trompe de combat et prend les familles lyonnaises en otages pour régler des comptes politiques entre gauche et droite, alors que le rôle des élus est de rendre service», estime-t-il. Sans compter que les prétextes du manque de moyen et de la sécurité sont fallacieux.
    À la mairie de Lyon, on avait en revanche les moyens du chantage aux problèmes de responsabilité municipale et de coût de la mesure, mais Gérard Collomb n'a pas souhaité réagir, laissant commenter la décision à son adjoint aux Affaires scolaires, Yves Fournel. Celui-ci voit dans l'opération un «coup d'esbroufe» de la mairie d'opposition quand dans le même temps nombre de mairies UMP n'organisent pas la garde. Et de souhaiter «bien du plaisir» à Denis Broliquier pour expliquer aux parents de l'école Lamartine pourquoi des postes seront supprimés l'an prochain.

    A Lyon, il est mal vu de faire de la résistance et de sortir du rang pour donner l’exemple de la résistance citoyenne et de la bonne volonté au service de la population. Toutes tendances confondues. La « république du respect », en somme…

    dimanche 3 février 2008

    Le PS tend un piège aux électeurs en créant une liste MoDem à Lyon

    Hollande fait monter le MoDem lyonnais chez lui !
    Eric Lafond (ci-contre) a annoncé samedi matin que le Modem présentera bien une liste dissidente aux municipales à Lyon. Les heureux parents sont les deux François Bayrou et … Hollande. Leurs préférences ne nous regardent pas !
    Réunis ce samedi matin à L'Ovale 203, une dizaine de militants centristes (ni plus ni moins) a annoncé qu'elle lançait une liste Modem aux municipales à Lyon. Suite au retrait d'Azouz Begag, Christophe Geourjon (ci-contre) était seul candidat au 6 décembre et fut investi début janvier. Le candidat MoDem officiel s'est naturelleent associé à l'UMP. Geourjon, sénateur UDF et président du conseil général du Rhône, a en effet annoncé samedi dans la journée qu'il avait transmis sa démission à François Bayrou de ses fonctions de président du MoDem dans le Rhône.
    Le PS a alors sorti un candidat de son chapeau. Eric Lafond est Collomb-compatible, voire soluble. Dans une autre vie, Gérard Collomb, 61 ans, le candidat PS et sénateur-maire de Lyon, était professeur (gifleur?) et béquille de Désirdavenir Royal. Emmenés par le collombophile Lafond, ces ratisseurs du PS affirment avoir le soutien de François Bayrou, qui leur aurait déclaré : "Il faut un axe orange de Paris à Marseille, en passant par Lyon". Bayrou innove en ressuscitant la compagnie PLM, ligne de chemin de fer Paris-Lyon-Marseille, qui précéda jadis la création de la SNCF. On a compris au vu des parents que la liste orange-bis marche à la vapeur. Le député européen Modem Jean-Luc Benhamias, ainsi que Corinne Lepage, leur ont déjà apporté leur soutien. D'ailleurs, les nouveau-nés espèrent obtenir l'investiture officielle du Modem d'ici mardi prochain, le 5.
    Jean-Luc Bennhamias (53 ans) est ancien député européen des Verts (LIRE PaSiDupes à son sujet- cf. libellé à son nom ci-dessous).
    La 'jupette', Corinne Lepage, 56 ans, fut ministre de l'Environnement sous le gouvernement d'Alain Juppé. Née dans le Calvados et élue de Cabourg, elle se présente maintenant dans le XIIe de Paris, en parachute ventral.

    "Nous sommes ouverts. On tend la main aux centristes qui se sont égarés ces dernières semaines" a déclaré Eric Lafond, entouré notamment d'Anne Pellet et de Christophe Cédat, le tenancier du Café 203 qui est entré en résistance passive contre l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Le Verts Bennhamias s'est mis à la cigarette en passant à la résistance. Il serait désormais favorable au tabagisme passif et aurait accepté d'exposer ses blancs poumons à la soirée orange au "café fumeur" rebelle: la défiance citoyenne, c'est le don de soi... Gilles Vesco, voire aussi Azouz Begag, sont en pourparlers pour figurer sur ce collectif de circonstance de Modem : la cigarette de maïs, ou parfumée à la banane, au choix, sera gratuite sur Lyon. Le 'rasé gratuit' 2008.
    Logiquement compatible donc avec les écolos Verts et avec le PS: Eric l'Orange, enseignant de 35 ans à l'Université, coordonne aussi en heures sup' des travaux d'un club de dirigeants d'entreprises et cumule encore une activité de conseils en libéral…, donnant ainsi du grain à moudre à Sa Cynique Majesté Royal qui, entre deux portes, s'indignait que des enseignants aient des activités rémunérées dans le privé au lieu de se consacrer corps et âme à leurs étudiants!
    Les équipes et le programme seront présentés après l'investiture officielle de la tête de liste: ils n'existent pas encore ! Ils ont les murs, mais ni la camelote, ni les chalands…
    Dans la capitale gastronomique, la gauche prépare aux électeurs une tambouille indigeste... A table !

    jeudi 17 janvier 2008

    Municipales: le jeu malsain d'agences de presse amies

    Ces agences de presse qui font campagne pour le PS
    Les principales agences de presse semblent bien s'être réparti les sujets et le territoire. Paris et Lyon sont attribués en partage à l'abence R******.

    Quoi de plus naturel que cette entente, puisque, sans être monopolistique, l'information est concentrée entre les mains d'un nombre de plus en plus réduit d'agences: les risques de domination de l'information sont plus profonds qu'on ne pense et ne viennent pas d'où on croit ! Les franco-français Marianne, Bayrou et la gauche ne dénoncent, ni ne fustigent ces concentrations, bien que la presse française en soit terriblement dépendante, au point que des journalistes de la presse écrite et orale en reprennent mot pour mot les formulations. C'est une connivence d'une autre ampleur que la promotion pourtant quotidienne d'un avatar de Libération, Rue 89, par le servile et paresseux David Abiker sur France-Info. Le journaliste pointeur est un ex de Big Bang Blog, avec Daniel Schneidermann, mais reste aussi un cumulard éhonté à France 5 et France Inter, pour résorber le chômage!…

    Pour en revenir à l'agence "britannique" de presse R******, le vaste monde est petit. En effet, elle s'est faite croquée en mai 2007 par Thomson Corporation, une agence de presse canadienne qui s'est lancée en 2005 dans le domaine de l'information financière européenne par le rachat de AFX news, une filiale de l'agence de presse française… C'est une garantie de pluralité de la presse qui convient aux syndicats? Le Syndicat National des Journalistes (SNJ-CGT) n'a pas bronché, ni le Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE-CGT) -LIRE absolument l'article Wikipedia dans son intégralité-,

    Les municipales sont actuellement très largement du ressort de l'agence française. L'anglo-canadienne s'y consacre assez peu mais la répartition à l'amiable semble lui autoriser la couverture de grandes villes! La concurrence marche à fond...
    A Lyon, l'agence R****** fait état de sondages CSA qui nous refait le coup des présidentielles, avec probablement la même réussite. Avec TNS Sofres, aucun institut de sondage n'avait autant entretenu l'illusion Royal et aussi longtemps. A la municipale, c'est donc tout naturellement que le candidat Perben est défavorisé tandis que le bilan du socialiste Collomb est affiché positif sans que le programme de l'UMP ne soit pris en compte.
    C'est ignorer la psychologie lyonnaise qui exprime peu ses états d'âme et qui préfère la discrétion d'un Perben bien en phase à l'esbroufe d'un Gérard Collomb qui s'est déjà passablement compromis. Bien qu'au Parti socialiste il ait fait figure de fidèle de Dominique Strauss-Kahn, il a viré sa cuti pour devenir l'un des premiers soutiens déclarés de Marie-sEGOlène Royal lors de la campagne des élections présidentielles de 2007. De qui est-il devenu le fidèle? De Delanoë, contre Désirdavenir Royal?...
    Cette enquête CSA crédite les listes de Gérard Collomb, allié aux Verts, au PRG et au PC -sans rancunes-, de 48% des voix au premier tour contre 37% aux listes UMP conduites par l'ancien ministre Dominique Perben. Certes, le sénateur-maire PS Collomb aimerait empocher les 7% de voix d'Azouz Begag, qui a embarqué bien plus de Lyonnais mais les a abandonnés au milieu du gué (il a renoncé le 6 décembre 2007), et ne cracherait pas sur les 4% de l'extrême-gauche et les 4%.du Front national. Se laisseront-ils absorber? Ce n'est pas gagné. Le CSA veut le croire en prédisant un écart de 11 points à sept semaines, sans faire les comptes.
    Les électeurs de M. Geourjon investi par le MoDem préféreront-ils Collomb à l'UMP Dominique Perben, le 9 mars, alors qu'un accord du MoDem semblait possible avec la droite? Suite au retrait de la vie politique d'Anne-Marie Comparini, les Lyonnais voteront-ils comme le voudrait Bayrou?
    A Paris, la même agence anglo-canadienne prend le prétexte qu'une rumeur développée par …Le Canard Enchaîné pour se livrer à des supputations. La rumeur est dans la presse de gauche une technique d'information dont elle use et abuse au nom de l'éthique professionnelle. Selon l'honorable Canard, la candidate de l'UMP, choisie par les militants l'an dernier au terme d'un processus de primaire, aurait menacé d'abandonner la tête de liste après les voeux du président Nicolas Sarkozy aux parlementaires, pendant lesquels il se serait adressé à de nombreuses reprises à Bertrand Delanoë. Le Canard ne prétend pas pour autant que le Président aurait ignoré la dame.
    "Regardez moi dans les yeux", a-t-elle demandé à un journaliste qui l'interrogeait sur le fondement de cette rumeur, bien que l'origine en soit connue! "Ah, vous n'osez pas ? Mais regardez-moi! Ai-je la tête d'une femme qui jette l'éponge?" Le Canard Enchaîné apprécie les femmes candidates, mais pas toutes: le beau sexe, tout à coup, n'est plus un critère suffisant! En revanche, le Canard Enchaîné reste les palmes dans la fange de la rumeur et s'y vautre: c'est son milieu naturel…
    La vérité dont il s'agit de détourner les Parisiens, c'est que le projet municipal de Françoise de Panafieu a la volonté de "faire plonger Paris dans le XXIe siècle", tandis que le socialiste Bertrand Delanoë a transformé la capitale en une ville "des très aisés et des très aidés" tout en développant le clientélisme, c'est-à-dire la dépendance d'un nombre imposant de familles au système socialiste.

    L'agence R****** persiste aussi dans l'information généraliste et partisane à base de sondages dont chacun sait pourtant ce qu'il faut en penser. Cette fois, elle demande aux Français de faire confiance à un sondage LH2 à paraître dans un quotidien non suspect de sympathies pour le pouvoir, puisque ça existe, … Libération, pour croire qu'une très large majorité des Français se déclarerait contre l'engagement de Nicolas Sarkozy dans la campagne pour les élections municipales: c'est ainsi qu'on fabrique l'opinion et surtout en la figeant dans des idées du passé. Nicolas Sarkozy a indiqué mardi qu'il s'engagerait dans cette campagne "à la place qui est celle du président de la République", jugeant le concept d'élection dépolitisée "absurde". Que le Premier secrétaire du PS ait été -un peu- le concubin de la candidate du PS, c'est tout autre chose...

    A noter, à l'attention cette observation selon François Miquet-Marty (LH2, ex-Louis Harris) selon qui, "de manière générale, plus de la moitié (56 %) des sondés qui citent un candidat pensent pouvoir changer d’avis". Ce que Le Canard Enchaîné ne peut ignorer: de quoi jeter le discrédit sur ce qu'il présente comme de l'information et dont ses lecteurs potaches s'amusent.
    Voilà une agence (R******) qui doit manquer d'effectifs puisqu'elle doit compter sur la presse nationale française pour militer. Libération et le Canard Enchaîné font-ils partie de cette presse aux ordres, dénoncée par la gauche et l'équipe Bayrou-Marianne?
    Mise en garde des lecteurs du Parisien et amateurs de sondages
    Suite à l'élection présidentielle 2007, 20 mars 2007, la commission des sondages fait publier dans Le Parisien du jour, une note dénonçant « une erreur manifeste » commise par l’institut de sondage CSA qui, selon elle, fausserait les résultats des enquêtes publiées dans ce même journal les 16 et 19 mars. La commission critique en particulier les procédures de redressement statistique utilisées par l’institut même si ce dernier maintient ses conclusions inchangées.