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vendredi 4 janvier 2013

Ségolène Royal prétend avoir refusé le ministère de la Justice

Trierweiler ne préfère-t-elle pas encore Taubira ?

Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes, rongée par les regrets 

Perdue dans ses bottes, elle se mine d'avoir choisi (?) de ne pas accepter le ministère de la Justice. 
Cette position forte place Vendôme l'aurait aidée, explique-t-elle, à réussir son atterrissage, lors de la législative à La Rochelle où le peuple lui a préféré son rival Olivier Falorni, un dissident du PS à Paris, mais candidat légitime dans sa région

La battue de la présidentielle n'est qu'une plaie

L'ex du Président Hollande accumule les vestes (et revers, aussi !) 

Sa descente aux enfers la fait déprimer: elle est aussi vertigineuse que la chute du père de ses enfants dans les sondages.
Elle se croyait chérie de la population, mais se fit battre de six points par Nicolas Sarkozy en 2007.
En 2008 au congrès de Reims, elle confirme sa candidature au poste de premier secrétaire le second tour la donne perdante de 42 voix face à Martine Aubry.
Candidate à la primaire socialiste de 2011, elle n'arrive que quatrième, derrière Arnaud Montebourg, Martine Aubry et François Hollande, avec 6,95 % des voix...
Qui voudrait d'une poisseuse ?

Sa Cynique Majesté Royal entretient la rumeur de son arrivée à la Justice
Interrogée par VSD cette semaine, la refoulée a détecté l'origine de ce borborygme  de lendemain de fêtes dans les salles de rédaction: ce serait "le fait qu'ON m'avait proposé d'être Garde des Sceaux. Mais pourquoi ne pas désigner ce 'ON' ?
"J'ai refusé parce que j'avais dit que je serais candidate à la présidence de l'Assemblée nationale. J'aurais dû accepter: le fait d'être ministre m'aurait aidée à gagner la législative". Telle est son idée du respect des institutions, considérées comme tremplin aux ambitions personnelles.

Qui voudrait d'elle aujourd'hui au gouvernement ? 

Pour la sexagénaire, "l'échéance politique normale pour un remaniement se situe après le scrutin municipal de 2014. Avant, je n'en vois pas l'utilité, ni la justification. Mais ça n'est pas moi qui décide".

"Vous savez, après les élections législatives, j'aurais pu tout arrêter", lâche l'ex-ministre, en guise de test compassionnel. "J'ai au contraire décidé de poursuivre ma carrière politique. Alors évidemment, si l'on juge utile que je rentre dans le dispositif gouvernemental, j'accepterai avec fierté de servir mon pays".

"Au risque de vous paraître immodeste, je considère que j'ai beaucoup de choses à apporter", insiste-t--elle encore.

On ne s'en débarrassera pas comme ça



Royal n'est pas expulsable ?

Elle confirme par ailleurs qu'elle siégera au conseil d'administration de la Banque publique d'investissement pour y représenter l'Association des Régions de France.
Destinée notamment à garantir le financement des PME, cette nouvelle structure bancaire (la loi la créant a été publiée au JO le 1er janvier), "doit être un outil essentiel" pour le "sauvetage" puis "la modernisation du tissu industriel", commente Mme Royal.

"Je n'ai pas décliné l'Institut du Monde Arabe que l'on m'a effectivement proposé de diriger, mais j'ai considéré que je pouvais être encore plus utile ailleurs", déclare-t-elle.

Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée ?
Qui la claquera ?



vendredi 26 octobre 2012

Congrès PS de Toulouse: les aigris contre les ravis

Exhibition en façade et puis plus rien

Les "hommes du président",
"têtes à claques" du stand de tir


A Toulouse, le congrès du PS peine à décoller

es socialistes se sont pourtant donné rendez-vous, sous la pluie de la "ville rose", dans un hangar d'assemblage d'avions gros porteurs. Malgré la symbolique, à l'issue de sa première journée, vendredi 26 octobre, les gradins restent clairsemés en militants, bien loin des 4 000 annoncés et les éléphants assurent le service minimum, avec absence totale d'affiches ou de drapeaux socialistes, tandis que les principaux ministres et Jean-Marc Ayrault sont attendus samedi et qu'Harlem Désir sera investi premier secrétaire dimanche 28 octobre – dans l'indifférence générale.

Le nouvel occupant du poste a été placé là par cooptation

Harlem Désir est le candidat officiel imposé par le locataire de l'Elysée. Il a eu la préférence pour sa soumission à F. Hollande. Court-circuités, les militants lui tiennent donc rigueur de n'avoir eu d'autre choix.
Lien PaSiDupes consacré à la désignation de Désir : " Le PS dévalue son Premier secrétaire coopté par Hollande


Un parti arrivé par surprise et sans ambition, ni objectifs


Oublier le congrès de Reims
La crainte d'un congrès pluvieux, sans enjeu, avec un futur chef désigné et non pas élu, et des instances dirigeantes bouclées en amont, se confirme. Derrière les éléments de langage de la direction vantant "l'unité" et "le rassemblement",  le spectre d'un parti fantôme.Dans aucune fédération ne sont réglées les "affaires"
Lien PaSiDupes sur la mafia socialiste au CG 13 de Guérini: 
 "Vent de révolte" au PS: vague de dissidences socialistes dans les Bouches-du-Rhône 
Lien PaSiDupes sur la fédération du Pas-de-Calais: "PS: deux Kucheida en garde à vue pour abus de biens sociaux "


"Depuis les élections législatives, le parti est vide de sens", regrette un ministre, qui voit dans cette anomalie une explication à la série récente de couacs gouvernementaux, "puisque faute d'un parti fort et audible, c'est à l'exécutif de monter en première ligne pour défendre son action".

Certains responsables ont choisi de donner l'alerte à la paralysie à gauche. 
Dans un discours de près d'une heure, l'amère Royal exhorte l'Elysée à énoncer "un objectif de civilisation" (sic), plutôt qu'à chercher à atteindre "l'objectif financier des 3 %".

Une presse à l'affût: cette bonne cliente fera-t-elle un esclandre ?

Mais la présidente de la région Poitou-Charentes, au centre de toutes les attentions il y a quatre ans au congrès de Reims, lorsqu'elle promettait de rallumer "tous les soleils, toutes les étoiles du ciel", ne fait plus recette. Désormais, la salle l'écoute d'une oreille distraite et l'applaudit poliment. La magie Royal ne semble plus opérer.

"Je pousse un coup de gueule ! Ça suffit !" : Jean-Christophe Cambadélis veut lui aussi réveiller un PS en pleine "tétanie post-électorale". Selon le député de Paris, candidat battu par Désir H. pour le poste de premier secrétaire, il est urgent que le parti passe à la "contre-offensive". "Les militants sont l'arme au pied, ils ne demandent qu'à combattre, mais il faut leur donner un plan de bataille", explique-t-il, jurant bien sûr vouloir "avant tout aider Harlem".

Même le modéré maire de Lyon Gérard Collomb ne cache pas son inquiétude, estimant qu'"il est temps de faire des choix et de lever les ambiguïtés". Philosophe, G. Collomb rappelle, avec Sénèque, qu'"il n'est pas de bon vent pour qui ne sait où il veut aller". Le "vent de révolte" serait-il tombé ?

Désir H. sous pression, attendu au tournant

Des bisous,
en plus des impôts...
Les appels répétés pour un cap plus clair et mobilisateur concernent de manière subliminale François Hollande, sont indirectement adressés à son homme de main du PS, Harlem Désir. 

L'ancien meneur de SOS-Racisme n'a jamais reçu la confiance populaire.


Harlem,
Désir PS d'Obama



Sans jamais aucun mandat électif direct, il est devenu au fil des années  député européen discret mais travailleur. 
Sa base l'attend au virage du changement promis. Il est donc sous pression, car  sa légitimité n'est pas acquise. Or, il ne lui sera pas naturel de convertir sa hargne, voire sa haine, d'opposant systématique en assainissement, en "redressement productif" et en consensus. Le premier discours de l'usurpateur en chef des socialistes, dimanche, est particulièrement attendu.


Les maso vont se surtaxer ?
Le petit soldat Harlem saura-t-il se transformer en capitaine Désir du pédalo Hollande, et des P'tit gars de la Marine en marinière du gouvernement Z-ayrault, comme l'y exhortent ses camarades socialistes ?

Désirdavenir Royal en campagne lors des primaires socialistes avait encore eu tout faux: soi-disant féministe, la présidente PS de la région Poitou-Charentes n'avait-elle pas déclaré: "Ce n'est pas plus mal que ce soit une femme qui soit élue pour faire le ménage"? Un ange passe !

Vendredi, c'est en fait Désir H. qui a revêtu son uniforme trop grand, déclarant, martial, que le nouveau PS "va faire pack autour du gouvernement".
Désir H. a donc commencé par clamer son allégeance à ses maîtres !

lundi 24 septembre 2012

PS: un Premier secrétaire nommé Désir, et non pas élu

Harlem Désir, "pur" produit du stalinisme socialiste



Le PS repart,
mais sur de mauvais rails



La sortante n'était déjà pas un modèle de démocratie


Martine Aubry quittera la tête du PS fin octobre au profit du numéro 2, Harlem Désir. Entre joie et déception, le règne de la première secrétaire a été parsemé d'épines et de coups tordus.

Novembre 2008
Cette date hante toujours les esprits socialistes. Au congrès de Reims, Martine Aubry est portée à la tête du PS à l'issue du deuxième tour de l'élection, juste devant sa rivale Ségolène Royal. Mais la joie est de courte durée: le scrutin est "salissant", car l'écart avec Royal n'est que de... 42 voix, selon les premières estimations. 
La présidente du Conseil général de Poitou-Charentes et ses partisans soupçonnent un bourrage des urnes et réclament alors un nouveau vote. Ils contestent la validité du scrutin, arguant que des erreurs ont été relevées dans plusieurs fédérations.

Au moins était-elle - peu ou prou - sortie des urnes
Mais les embrouilles continuent...


Mai 2011 - Son pacte secret dit de Marrakech avec DSK se brise à New York. 
Stupeur le 15 mai 2011. Dominique Strauss-Khan menotté est emmené par la police américaine: il est accusé du viol d'une femme de chambre noire immigrée à l'hôtel Sofitel de New-York, le favori des sondages à l'élection présidentielle 2012 voit sa carrière politique se fracasser. 

Adieu veaux, vaches et cochons: l'amère Aubry, qui a conclu à Marrakech un pacte secret avec DSK, prévoyant qu'un seul d'entre eux sera candidat à la fonction suprême, est barrée pour Matignon. C'est seulement le 28 juin 2011 qu'Aubry officialise sa candidature aux primaires socialistes.


Le 9 octobre 2011, pour le premier vote ouvert aux non-adhérents du PS, 2,9 millions de personnes désignent le candidat qui affrontera Nicolas Sarkozy.  

A l'issue de ce premier tour, Martine Aubry accuse 9 points de retard sur François Hollande. Elle durcit le ton et multiplie les salissures de son rival: "gauche molle", "quand c'est flou, y a un loup"... Le 16 octobre, le député de Corrèze remporte le deuxième tour avec 56,57% des voix. Largement battue, Martine Aubry entend le glas de ses ambitions et sonne le rassemblement. Face aux caméras, elle s'affiche main dans la main avec Hollande, sourire crispé aux lèvres. 

Et voilà que la sexagénaire se retire et que sa succession se complique

La Ch'tite Brochen-Aubry avait exercé son autorité sans partage et la totalitaire s'était flattée d'avoir remis de l'ordre dans la maison, mais elle était détestée.Tout l'été, la patronne entretint le suspense: quitterait-elle oui ou non son Kremlin de la rue de Solférino ? Au terme de longues tractations avec Jean-Marc Ayrault, elle accepte qu'Harlem Désir soit désigné comme son successeursoutenu par plusieurs ministres importants et le président Hollande qui trouve en lui un matamore plus faible que lui encore. Les socialistes ne prendront pas le risque de nouvelles tricheries dans les fédérations...  
Le poulain de la lilloise, Jean-Christophe Cambadélis, est renvoyé à l'écurie. Et la vieille rosse à la réforme: donnera-t-elle jamais de la viande halal ?  Martine Aubry s'épanche toutefois sur son avenir. "Je suis et serai toujours militante", affirme t-elle  à la Rochelle.

Or, Harlem Désir, candidat coopté face à Jean-Christophe Cambadélis, avait remis en cause sur BFMTV le mode de désignation du futur premier secrétaire du Parti socialiste pendant sa campagne.

Hypocrite, parce que Désir accepte au final d'être nommé et non pas élu !

VOIR et ENTENDRE
Désir 'H', comme Hypocrite:

Depuis longtemps les militants ne bronchent plus
Cambadélis est rentré dans le rang et pas un seul de ces démocrates socialistes, des "citoyens vigilants", n'a moufté:
 visiblement, le goulag sème toujours la terreur.

mercredi 14 mars 2012

Dirigeants socialistes et morale politique sont incompatibles

L'embarras de Lionel Jospin interpelé sur Canal+ le 30 août 2010



Aubry et Jospin,
Royal et Hollande,
Désir et Destot:
belle brochette (?) de
socialistes pervers et pervertis




A propos de Petits Meurtres Entre Camarades, livre d'un journaliste de Libération, journal "indépendant" supporter affiché de Hollande, David Revault d’Allonnes, le journaliste Jean-Michel Aphatie faisait dans le "Grand Journal" la démontration que les dirigeants socialistes ne sont pas fondés à parler de morale en politique. L'ancien premier ministre Lionel Jospin, médusé, eut beaucoup de mal à répondre.

VOIR et ENTENDRE la confrontation de Jospin avec les turpitudes du vertueux PS:


Morale politique et dirigeants socialistes... par Veronique-Miquelly

vendredi 17 février 2012

Législatives PS: tricherie présumée à la succession de Julien Dray

Encore une primaire entachée d'irrégularités


Dray tente d'écarter son fils Malek Boutih de la succession


Le divorce s'engage lorsque Julien Dray demande au PS de geler la circonscription.
Le cofondateur de SOS racisme dit vouloir se donner le temps de la réflexion, car il craint de "briguer le mandat de trop". Mais il ne renonce pas non plus. Le hic ? Son ancien "fils le plus proche" (l'Express) a toujours eu des vues sur le siège, une fois son "père" éjecté.

Boutih se déclare plus légitime dans les colonnes du Nouvel Obs.
"Je suis adhérent de la fédération de l'Essonne depuis 20 ans. Naturellement, j'ai envie d'être candidat dans cette circonscription. J'ai milité sur le terrain dès 1988. J'ai implanté l'équipe de Julien Dray au niveau local. Les gens me connaissent. Les militants me font confiance. Je veux bousculer tous ses vieux crocodiles. Il faut laisser la place aux nouvelles générations."


"Dans la cité, les jeunes l'ont surnommé Malek Bounty"
Et il ne recule devant rien.
Début décembre, il envoie une lettre à la direction du PS, accusant Julien Dray de fraude électorale. Dans sa dénonciation, il réclame la suspension par le PS de son ancien mentor. "Malek Boutih est en perdition. Je suis triste de le voir réduit à cela, mais je ne le laisserai pas entraîner les militants et la 10e circonscription dans sa chute. Je n'ai évidemment rien à me reprocher" avait alors rétorqué l'intéressé, un brin énervé.

Pour trancher dans le vif et ne pas ébruiter cette nouvelle affaire de fraude en pleine campagne présidentielle, le PS décide début janvier d'exclure Julien Dray de la course. L'équipe de la Ch'tite Brochen-Aubry décide de réserver la circonscription à un "candidat de la ...diversité" et de soumettre la désignation de celui-ci au vote des militants.

Mais Dray ne se laisse pas effacer
Malek Boutih croit avoir gagné la partie quand Fatima Ogbi présente sa candidature. Selon Le Nouvel Obs, Dray est alors soupçonné de manigancer son retour: si son adjointe gagne, avec Julien Dray comme suppléant, elle pourrait lui laisser sa place une fois élue. "Ce n'est qu'une rumeur! Mon suppléant est un adjoint au maire d'une commune de l'Essonne. Et cela ne changera pas", rétorque Fatima Ogbi.

Et la victime du Premier secrétaire Brochen-Aubry redouble de combativité pour ne pas se laisser écraser par le favori de la patronne du PS. "Boutih n'est pas militant à Grigny, seulement adhérent. Ici, il ne vient jamais, les trois quart des gens de la section ne le connaissent pas. Et dans la cité, les jeunes l'ont surnommé Malek Bounty, parce qu'il est blanc à l'intérieur", stigmatise la candidate.

Comment le fils veut tuer le père
La violence des rivalités contraste avec la force de la relation passée des frères ennemis. "C'est l'incompréhension. Ils passaient leurs vacances et jouaient au poker ensemble. Malek est le parrain du fils de Julien", observe Fodé Sylla, lui aussi ex-patron de SOS racisme.
"Il y a plusieurs cercles autour de Julien, et Malek était le seul qui faisait partie de tous", ajoute un autre proche dans Libération. "J'étais son homme de confiance. Tout ce que je sais, c'est lui qui me l'a appris", confirme même au Monde Malek Boutih.

Les deux hommes se connaissent depuis 1984, et l'arrivée de Boutih à SOS racisme, fondé un an plus tôt par Julien Dray avec le concours de François Mitterrand. À l'instar de nombreux autres jeunes, Dray le trotskiste le formera au militantisme. Ils se suivront au PS, en soirée et dans les salles de ciné. Peut-on résumer la fin de trente ans d'amitié par une querelle politique ? "C'est une affaire psychologiquement dure et politiquement compliquée", explique à Libé la sénatrice Laurence Rossignol, qui pris son envol depuis le nid de Dray. L'ambition, elle ne peut imaginer ce que c'est, puisqu'ils ne pensent qu'à défendre les intérêts des défavorisés, pensait jusqu'ici la population.

Vers un marchandage ministère ou présidence de l'Ile de France ?
Ce n'est pas la première fois que le gourou Julien Dray s'attire l'hostilité de ses anciens adeptes. "Il exerce une sorte d'emprise sur eux. Il forme les gens. Mais paraît se satisfaire ensuite de les bloquer", accuse dans Le Monde Olivier Leonhardt, ancien assistant parlementaire de Dray et maire de Sainte-Geneviève-des-Bois. Aurait-il eu à souffrir du sadisme de Juju Dray ? "On ne tourne pas la page Dray. On l'arrache" va jusqu'à nous confier un dirigeant socialiste anonyme qui ne veut pas se faire éclater les deux genoux.
Raquel Garrido maintenant dans l'équipe de campagne du trotskiste Jean-Luc Mélenchon, François Delapierre, directeur de campagne du candidat des communistes, ou encore Sergio Coronado, directeur de campagne d'Eva Joly, candidate des altermondialistes d'Europe Ecologie..., tous sont d'anciens poulains de SOS racisme qui lui ont tournés le dos et acceptent à peine de lui adresser la parole dans les couloirs de l'Assemblée.

"Je suis d'une nouvelle époque, je ne sais pas pourquoi ils lui en veulent. Tout ce que je peux dire, c'est que moi il m'a toujours laissé beaucoup de responsabilité. Il fait attention à moi, il est affectif, mais il n'est pas paternaliste", assure quant à elle Fatima Ogbi.

Le jeu des chaises musicales reprend
À un tournant crucial de sa carrière, l'intrigant reste pour le moment tapi dans l'ombre et se fait rare désormais dans les media. Certains murmurent qu'il attend une victoire de la gauche et un éventuel ministère, ou une passation de pouvoir entre Jean-Paul Huchon et lui à la tête de l'Ile-de-France, aux prochaines élections régionales.


Culture socialiste de la tricherie, culture inférieure ?...

Des soupçons de bourrage d'urnes entachent la désignation du candidat à la succession de Julien Dray aux prochaines législatives à Grigny-Sainte-Geneviève: une "poignée" de votes a bloqué la régularité du dépouillement dans la 10e circonscription de l'Essonne, ce vendredi.

La démocratie a des ratés au PS
Jeudi soir, une primaire devait départager les postulants (ceux que ce pauvre Montebourg appelle des "impétrants" !) à la succession de Julien Dray, député PS sortant qui ne se représente pas, à la suite de ses nombreuses affaires de justice.

La triche - élevée au rang de science politique - n'a pas permis à la commission électorale du PS réunie ce vendredi de trancher entre l'ex-président de SOS racisme Malek Boutih et Fatima Ogbi, la suppléante de Julien Dray, que la direction du PS désavoue.

La commission fait obstacle à la candidate de Julien Dray
Ils refont en Essonne le coup du congrès de Reims où la maire de Lille et l'amère Royal se déchirèrent !


Jeudi soir, Boutih a clairement revendiqué la victoire après avoir devancé sa rivale d'une courte tête à la fin du dépouillement (154 voix contre 151). Mais à la suite d'un recours de dernière minute de l'ancien président de SOS Racisme, neuf bulletins n'ont pas été comptabilisés, provoquant la colère du camp d'en face. La commission électorale devait décider ce vendredi si elle ouvrait les dits bulletins - ce qui aurait pu donner la victoire à Fatima Ogbi - ou si elle validait le premier résultat favorable à Boutih.

A ce jour, les commissaires ont décidé de ne rien faire...
Les bulletins n'ont pas été ouverts, ce qui redonne espoir à Malek Boutih. "Il n'y a pas vainqueur officiel à cette primaire pour l'instant, confie un membre de la commission électorale. Il y aura une investiture mardi."

"Touche à mon pote"
Le feuilleton - qui se déroule sous fond de tensions vives entre Julien Dray et son ex-"pote" Malek Boutih - continue: suite au prochain numéro !

Tricherie ordinaire, indécision permanente.

lundi 5 septembre 2011

Les rouages du PS ont un grain: sEGOlène Royal

La battue de 2007 rêve de faire mieux en 2012

I have a dream ('Je rêve', en picto-charentais)

La présidente de la Région Poitou-Charentes aimerait bien créer la surprise à la primaire du PS et rebattre les cartes du PS.

La picto-charentaise joue la carte de la confiance et de la détermination
Désirdavenir Royal se voulait sûre d'elle-même et positivait, le week-end dernier, à l'université d'été de La Rochelle. « Je serai en tête à l'issue du premier tour de la primaire.» Relevant le nouveau défi des mauvais sondages qui ne cessent de la figer au troisième rang, largement derrière François Hollande et Martine Aubry, la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes se défend d'être près de perdre ses étriers.

Elle veut interférer dans le duel Hollande-Aubry
Ségol'haine Royal peut-elle compter sur une bavure de l'un de ses adversaires, l'un surpris en train de sniffer ou l'autre ivre morte dans le fossé ? Dans son camp, on veut croire à la rumeur et lui accorder son pardon...

Ne garde-t-elle pas un souvenir enchanté du fameux congrès de Reims en 2008 ?...
A cette époque, les premiers sondages ne la plaçaient pas du tout en position favorable: le 28 septembre, cette année-là, une étude de l'entreprise commerciale de sondages IFOP présenta comme un fait scientifique que seulement 18 % des personnes interrogées souhaitaient que Sa Cynique Majesté Royal soit désignée premier secrétaire du PS. Loin derrière Martine Aubry (22 %) et Bertrand Delanoë (44 %), l'homme qui faisait à ce moment-là figure de favori. La suite lui a appris qu'il fallait garder espoir, puisque lors du vote des motions au congrès, la troisième des savantes estimations de l'IFOP arriva en tête avec 29 % des voix contre 25 % à Delanoë et 24 % à Aubry. C'est même la troisième d'alors qui trouva les moyens de coiffer tout le monde sur le poteau. D'un cheveu coloré.

Au second tour, alors que les experts du PS annonçaient un excellent report des voix de Hamon sur Aubry, Royal tutoya la barre des 50 %, et peut-être l'aurait-elle escamotée s'il n'y avait eu quelques arrangements avec la démocratie dans certaines fédérations vertueuses du PS !
Est-ce donc à dire que, pour arriver à ses fins, l'éternelle candidate s'apprête à recourir aux mêmes méthodes que la Ch'tite Aubry d'alors ? Encore faudrait-il qu'elle n'ait pas tout verrouillé...

C'est donc cet exploit que rêve de répéter Désirdavenir Royal les 9 et 16 octobre, jours des deux tours de la primaire. Au cas contraire, son score lui permettra de jouer les arbitres de la primaire. Elle sait qu'elle détient en effet les clés de ce scrutin et Martine Aubry et François Hollande veillent d'ailleurs à tenir la serrure bien huilée. « On la ménage », confirme un lieutenant de François Hollande, le père de ses enfants.

Une communauté d'intérêts rassemble les deux candidates

Les deux féministes partagent les seconds rôles derrière Hollande


La Ch'tite Aubry doit donc culbuter le favori.
Ils étaient tous dans l'esquive permanente et elle a dû se battre pour arracher des débats, concède un proche de Ségol'haine Royal. On les a obtenus quand Martine Aubry a vu que c'était aussi dans son intérêt.
Mais il faut pourtant avouer que sa capacité à débattre n'a pas sauté aux yeux des téléspectateurs de l'émission On n'est pas couché de Ruquier: même entre filles, elle n'a pas même impressionné les deux santons en jupons.

François Hollande ménage son ancienne compagne
Favori des sondages, il ne pense plus qu'au second tour et à l'après-primaire, quand il faudra conclure des accords avec ces drôles de dames et panser les plaies des socialistes. C'est pourquoi le président du Conseil général de Corrèze fait le gracieux, non sans ironie toutefois: « Ségolène Royal a toujours raison, vous le savez bien. »
Une explosion du réacteur Royal leur paraît improbable
Le risque nucléaire les fait même sourire. « Elle a des voix, bien sûr, concède un allié de Martine Aubry. Mais ce sont des gens qui ne se déplaceront pas pour aller voter, les jeunes et les gens issus des milieux populaires», lance-t-il avec une assurance condescendante.
Chez François Hollande, on fait en effet le compte de tous ceux qui ont quitté l'armée Royal pour trouver asile sous son aile, depuis les élus (Vincent Peillon, Gérard Collomb, François Rebsamen...) jusqu'à ceux qui paradaient dans l'équipe de la campagne présidentielle. Ils sont persuadés que l'hémorragie est trop forte pour que la candidate puisse s'en relever.

L'amère Royal se croit en capacité de transformer l'essai de 2006

Ne décrocha-t-elle pas l'investiture du PS pour la présidentielle de 2007, contre toute attente, à la trompe et à la barbe des éléphants. Un fin stratège Royal se prend à rêver à son tour: il l'imagine dans l'état d'esprit du maréchal Foch lors de la bataille de la Marne en 1914: « Mon centre cède, ma droite recule. Situation excellente, j'attaque ! » Et l'esprit de Désirdavenir Royal de battre la campagne...

Elle bourre les canons jusqu'à la gueule
Elle insiste ainsi sur les augmentations d'impôts que la maire de la métropole transfère sur la communauté urbaine de Lille ! « Elle a les idées claires, elle sait ce qu'elle veut pour le pays », commente un partisan, son bras droit, le député de la Mayenne Guillaume Garot.

Elle ne se prive pas non plus d'attaquer la Corrèze, le département que préside François Hollande, son ex-compagon, affirmant qu'il est l'un des plus endettés de France ! Flamby 1er refuse pourtant de se frotter à celle qui fera manger le vainqueur de la primaire dans sa main. Que donnerait donc un rencontre avec un partenaire aussi mou et fuyant ?

Tous les mois, elle réunit ses experts au sein des « universités populaires participatives » où elle n'écoute pourtant toujours pas, mais où elle pousse les idées, toujours iconoclastes, de son think tank. Elles tranchent avec les propositions plus classiques de ses principaux concurrents, au risque de se marginaliser.

La rebelle brushée compte en outre sur les débats télévisés pour vulgariser ses idées et obliger ses rivaux à faire de la surenchère, au point de les pousser à l'erreur.
La méthode est donc simple et peu innovante
Réchauffer la recette de 2006 à feu doux, tout en agitant doucement son expérience à la tête d'une collectivité locale. « La Ségolène Royal de 2011 n'est plus la même que celle de 2006, assure un de ses proches qui préfère toutefois rester anoyme. Elle a gagné en densité, en surface politique.» A tout bien considérer, si la bientôt sexagénaire a pris en largeur et en épaisseur, la flatterie est celle d'un malotru !

Aubry fait du Royal pour lui prendre ses voix

Depuis le temps des exploits et des bourdes de la candidate vétérante, les enquêtes de popularité ne l'ont pas gâtée non plus. « Elle est, parmi les politiques, celle qui suscite le plus fort rejet chez les électeurs », constate en effet un observateur de la vie politique.

Ce constat incite l'amère Royal à se faire tout sucre et à miser sur la force de son réseau militant. Il a certes perdu de sa vigueur au cours de sa traversée du désert, mais ce noyau dur de ces kamikazes est son socle unique.
Elle compte bien le mobiliser le 10 septembre, à Montreuil, en organisant un grand rassemblement, la fête de la Fraternité fête de la République, destiné à montrer ses muscles. Les bodybuilders de Royal parient sur le réseau de correspondants locaux de la patronne pour aller faire du porte-à-porte, en province comme en banlieue, terre électorale où les tablettes de chocolat peuvent prétendre impressionner encore.
Mais si le scrutin d'octobre reste confiné aux militants socialistes, ses chances sont faibles. Et pourrait-elle encore créer la surprise, si elle arrivait à rattraper par la manche une partie de ceux qui ont voté pour elle en 2007 (17 millions de voix) ? Rien n'est moins sûr: ils ont déjà payé !

Peu imaginatifs, ses adversaires ringards la copient
Ils n'ont pas la même capacité de visibilité et savent que les soutiens de Royal forment le dernier carré de fidèles, prêts à tout jusqu'au bout. Le début de la campagne de la primaire montre qu'ils savent utiliser d'autres armes.
Pire, en s'invitant à un débat de partisans de Hollande à l'université d'été de La Rochelle, la maire de Lille a joué la partition de l'amère de Melle. Et en décidant d'aller lundi dernier à Marseille parler des enjeux de la sécurité, un thème de prédilection de Nicolas Sarkozy, le jour de la venue du ministre de l'Intérieur Claude Guéant dans la cité phocéenne, Martine Aubry a fait du Royal. « On veut lui siphonner ses voix », explique un finaud de l'entourage de la Ch'tite Brochen-Aubry.

Quand la Royal lancera-t-elle ses navires ?
Pendant que le raseur pensait à la course présidentielle en se rasant, depuis 2007, elle fourbissait ses armes. Elle n'en peut plus désormais. Elle a en effet deux revanches à prendre et elles n'attendent plus à force de refroidir: contre la Ch'tite Aubry qui l'a spoliée en 2008 et contre l'appareil socialiste dirigé par François Hollande qui n'ont eu de cesse de l'écarter.

Ce qui laisse encore à Nicolas Sarkozy un peu de temps devant lui pour aider les Français.


mardi 30 août 2011

Primaire: Rocard flingue Ségol'haine Royal, candidate éternelle

Michel Rocard ne varie pas sur "la plus expérimentée" des candidates

Royal serait-elle la plus à même de gagner la présidentielle ?

Lors de l'émission Le Grand Journal de Canal+, M. Rocard a déclaré cette semaine: Ségolène Royal ? "J'espère que non parce que je ne crois pas à ses capacités pour cette fonction et je pense qu'elle ne sera pas élue", a-t-il répondu.

Comme on lui faisait remarquer que, reléguée au 3e rang, la présidente de Poitou-Charentes pensait , quant à elle, pouvoir gagner, il a rétorqué : "Nous sommes dans une société de libre expression, le droit de dire n'importe quoi est un droit fondamental de la personne humaine"...

Michel Rocard frappait déjà fort en janvier 2008.

Dans une tribune au vitriol froidement intitulée « Halte au meurtre » publiée dans le journal Libération, l'ancien Premier ministre socialiste de François Mitterrand revenait sur les raisons de la crise du Parti Socialiste. Sans idées, sans leader, le Parti est anesthésié depuis des années. Pire, selon lui, la prise de contrôle du parti par la Gelée Royal ruinerait les chances de victoire du PS aux prochaines élections.
Rocard enfonçait le clou
« Cette candidate avenante et charismatique n'a à l'évidence pas les capacités nécessaires aux responsabilités qu'elle postule. Elle représente une certitude de défaite, au prix en plus d'une très grave crise dans le Parti », assènait le clairvoyant Michel Rocard, catégorique et féroce.

Rappelant que « la crise s'est lourdement aggravée sous le mandat de François Hollande, et qu'elle est due pour l'essentiel au fait que le PS n'est plus capable de tenir un discours cohérent », Michel Rocard estimait en 2008 que le prochain premier secrétaire du PS devra avoir « comme mandat dominant, sinon exclusif, d'amener le parti à accoucher d'un projet ».
Mais le congrès de Reims a accouché de Brochen-Aubry, aux forceps et le problème reste entier.


En décembre 2010, la picto-charentaise lui inspirait toujours une profonde horreur
Michel Rocard confiait encore, dans un entretien accordé cette fois à Nice-Matin , qu'il "n'aime pas" la candidature aux primaires socialistes de l'amère Royal.
"Je ne crois pas qu'elle soit capable de faire ce métier, mais c'est son droit de citoyenne de vouloir se présenter", ajouta l'ancien Premier ministre (1988-1991).
A l’élection présidentielle de 2007, l'éléphant socialiste se serait réjoui que que la présidente de région Poitou-Charentes n'ait pas été élue face à Nicolas Sarkozy.

dimanche 12 décembre 2010

Municipales: le Nouveau Centre enlève Noisy-le-Sec à la gauche

Le maire sortant PS cède son siège à la majorité

L'opposition paie-t-elle son harcèlement polique et ses mouvements syndicaux intempestifs ?


Dans le département PS de la Seine-Saint-Denis, région PS d'Ile-de-France

La liste de la droite emmenée par Laurent Rivoire (NC) a remporté dimanche la municipale partielle de Noisy-Le-Sec (Seine-Saint-Denis) au second tour avec 54,72% des suffrages, face à celle de la gauche conduite par Gilles Garnier (PCF) qui en a obtenu 45,28%, mais qui était pourtant conseiller général du canton de Noisy-le-Sec depuis 2001 et vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, depuis 2008.
La liste NC-UMP de Laurent Rivoire gagne avec près de 700 voix d’avance sur la liste de gauche (PC-Verts-PS) de Gilles Garnier (PC). Elle remporte ainsi 30 sièges, celle de Gilles Garnier neuf. Le taux de participation s'est élevé à 40,11%.

Les réformes sont-elles aussi impopulaires que l'affirme la gauche ?
La liste de la majorité, qui comporte le fils de Nicole Rivoire, ancien maire (MoDem) de 2003 à 2008, est applaudie par les acteurs politiques Nouveau Centre et UMP du département, les maires du Raincy: Eric Raoult (UMP), de Villemomble: Patrice Calmejane (UMP), de Drancy: Jean-Christophe Lagarde (NC).
"C'est une belle victoire, je voulais avant tout aller au-delà des clivages politiques en me concentrant sur le local, le message semble être bien passé auprès des électeurs", s'est réjoui L. Rivoire.

Le président du Conseil général de Seine-Saint-Denis n'est autre que Cloclo Bartolone (PS), celui qui n'est jamais responsable de rien de ce qui ne va pas: ainsi en est-il de ses 'emprunts toxiques'... Lien PaSiDupes

Alda Pereira Lemaitre, maire PS battue

Née en 1965 au Portugal et membre du Parti Socialiste, elle aura fait un passage éclair à la maire de Noisy-le-Sec entre 2008 et 2010. Engagée dans la lutte contre le racisme, elle prit part à la création de SOS Racisme. Conseillère financière dans une banque, mère de trois enfants et militante associative à la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), elle meubla un congé parental en publiant différents ouvrages pour les plus jeunes entre 2001 et 2003. Coordinatrice départementale de l'association de soutien à Désirdavenir Royal en 2007, elle avait pris la tête d'une liste de rassemblement de la gauche en mars 2008. On y trouvait la députée PS Élisabeth Guigou, soutenue par les Verts, le Parti radical de gauche ainsi que le Mouvement républicain et citoyen. Elue, elle reçut les félicitations du gouvernement socialiste portugais. En effet, outre la nationalité française, elle possède également celle de son pays natal.

Son échec de décembre 2010 est clairement celui de la motion E
Intitulée « L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes » au Congrès de Reims, les signataires de cette motion sont désavoués. Elle était la fusion des contributions présentées par Ségol'haine Royal, Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini (frère d'Alexandre: lien PaSiDupes), Frédéric Léveillé et Gaëtan Gorce, dont le premier signataire était Gérard Collomb, et qui rassemblait aussi Jean-Louis Bianco, Malek Boutih, Julien Dray, Aurélie Filippetti, Guillaume Garot, Hélène Mandroux (maire de Montpellier), Vincent Peillon, Jean-Jack Queyranne, François Rebsamen, Najat Vallaud-Belkacem et Manuel Valls.
L'édile socialiste avait mis fin au système de cantine gratuite instauré par les mairies de droite de Seine-Saint-Denis. Après deux années de confrontation aux réalités, ni le maire, ni ses soutiens ne sont parvenus à éveiller l'imaginaire de la population.

La gauche unie a implosé

A gauche, la déception est immense, alors que l'union s'était refaite

  • Pourtant, Jean-Paul Garnier, directeur de campagne de Gilles Garnier a déclaré: "Nous n'avions pas prévu ça, nous ne pensions pas nécessairement l'emporter, mais envisagions tout de même une élection plus serrée".
  • "La campagne pour nous faire perdre a sans doute été plus efficace que celle pour faire gagner M. Rivoire, et puis la dynamique était du côté de la droite, il faut l'admettre", a ajouté Gilles Garnier, maire-adjoint de Noisy-le-Sec.
  • Pour Alda Pereira-Lemaître, maire (PS) sortante, c'est "avant tout un sentiment de gâchis qui domine, de tristesse et de colère". Au PS, la colère est une vertu ! "En 2008 nous avons été unis et nous avions arraché la ville à la droite, espérons que nous saurons de nouveau l'être en 2014", a espéré l'auteure de livres pour enfants.

    La maire socialiste 'sortie' accuse ses partenaires de gauche

    "Ceux qui ont provoqué ces élections partielles doivent assumer leurs responsabilités à présent [Les Verts et le Front de gauche], espérons que les dirigeants nationaux sauront en tirer les conséquences en vue de 2012, seule l'union nous permettra d'envisager la victoire", a conclu l'imaginative Mme Pereira-Lemaître.

    Noisy-le-Sec a été communiste de 1959 à 2003, avant de passer au centre à la faveur d'une élection partielle, puis au PS en mars 2008. L’élection municipale partielle est intervenue après l'implosion en septembre de la majorité municipale de Noisy-le-Sec, ville de 39.000 habitants. Vingt des 30 élus Verts et communistes de la majorité, sur un total de 39 conseillers, avaient démissionné du conseil, dans un climat très tendu. Pomme de discorde, la maire socialiste sortante, Alda Pereira-Lemaître, avait été reléguée au second tour de décembre 2010 en 4e position.
  • mercredi 16 septembre 2009

    Fraudes au PS: Sapin désapprouve l'acharnement de l'amère Royal

    Ce proche des Ségollande veut que le PS tourne la page

    La battue a mis en demeure Martine Aubry mardi soir de chercher "la vérité" au sein du PS et a exigé des "sanctions" en interne, dans l'hypothèse où les fraudes présumées lors de l'élection de Martine Aubry à la tête du PS seraient avérées.
    Toutes ces précautions langagières révèlent les incertitudes de la plaignante dont l'obsession consiste à nuire au Premier secrétaire: l'amère de Melle ne cherche qu'à faire payer sa victoire à la maire de Lille.

    Or, après Jack Lang (lien PaSiDupes), le député socialiste de l'Indre, Michel Sapin, a plaidé mercredi matin pour que les ségoléniens mettent fin à la polémique autour de fraudes éventuelles lors de l'élection du Premier secrétaire du PS. "Ça ne sert à rien de passer le plat", a-t-il lancé sur Canal+.

    Michel Sapin a estimé que la "vérité" avait "été établie au moment" du Congrès de Reims. Une enquête a été menée, a-t-il souligné, "et tout cela ne sert à rien, si ce n'est à abîmer Ségolène Royal elle-même et le Parti socialiste", a ajouté le secrétaire national à l'Economie.

    Le député a rejeté toute idée de poursuites judiciaires après la parution du livre "Hold-uPS, arnaques et trahisons" (Ed. du Moment), selon lequel la courte victoire de Martine Aubry a été entachée de fraudes lors du scrutin de novembre dernier.

    Michel Sapin donne à la mauvaise perdante une leçon de démocratie

    Le parcours de Michel Sapin (1952) vaut bien celui de Sa Cynique Majesté Royal:
    ministre de l'Économie et des Finances (dans le gouvernement Pierre Bérégovoy en 92- 93) et ancien président de la Région Centre. Sa parole compte donc tout autant que celle de larrogante.
    "On ne fait pas de la politique devant la justice, on la fait devant les citoyens. Il faut arrêter", a-t-il souhaité.
    Jugeant que l'attitude actuelle de l'amère Royal traduit une "grande fragilité (...) politique", M. Sapin a conseillé à l'ancienne candidate à l'élection présidentielle de "sortir les bons plats", c'est-à-dire "les sujets qui intéressent les Français".

    Il est vrai que la tambouille socialiste sent plutôt l'avarié.

    mardi 15 septembre 2009

    Marginalisation: des ségoléniens tournent le dos à l'amère Royal

    Dernière émancipée en date: Aurélie Filipetti

    Les temps se font durs pour Sa Cynique Majesté Royal

  • Ses finances sont au plus bas
    Depuis que son protecteur, le multi-milliardaire de luxe, Pierre Bergé, se lasse de l'entretenir à fonds perdus, le dépôt de bilan menace.(Lire PaSiDupes)

  • La désertion politique décîme les rangs ségoléniens

    Jean-Pierre Mignard reprend sa liberté.
    L'avocat, président de l'association pompe à fric et dispensateur de la bonne parole Royal, a quitté la présidence de l'association. Dans un entretien avec Médiapart, le parrain de deux de ses quatre enfants dressait de son expérience un bilan mitigé.«Nous n'avons pas réussi à dépasser les frontières du PS», notait-il. Selon lui, «sans doute que Désirs d'avenir est partagé entre le soutien à la candidature de Ségolène Royal et la volonté de porter des idées de transformation, que par ailleurs elle porte. C'est à la fois un avantage et une limite, car le mouvement existe à travers sa leader, mais on peut être d'accord avec les idées sans être d'accord avec la candidature de Ségolène Royal.»

    Les barons locaux lui tournent le dos
    L'obstibation de l'amère Royal à saisir les tribunaux sur les fraudes du Congrès de Reims, un an après les faits, n'a réussi qu'à indisposer ses partisans. « Et si les fraudes sont avérées, voir ce qu'il en advient ensuite dans le cadre d'un contentieux électoral», s'inquiètent-ils.

    Les indépendantistes Guérini et Collomb

  • Les élus de la puissante fédération des Bouches-du-Rhône ont notamment été échaudés par cette menace. «Vous croyez que Jean-Noël Guérini (le chef des socialistes locaux) a envie que la justice vienne regarder comment marche la fédération des Bouches-du-Rhône», expliquait l'un d'eux en marge du conseil national du PS qui a avalisé les résultats. Pour autant, démarché individuellement pour entrer à la direction du PS, Guérini n'a pas donné suite , mais reste aux abords. Il était toutefois absent du meeting de Marseille organisé par Vincent Peillon, à la différence de Patrick Mennucci.
  • Le maire de Lyon Gérard Collomb s'est éloigné de Royal après le parachutage de Vincent Peillon dans la circonscription sud-est lors des Européennes. L'élu du Rhône empêché de placer un des ses proches en position éligible, a vivement protesté, et appellé à rejeter les listes. Ségolène Royal avait pris ses distances vis-à-vis de son combat.

    Les indépendants Peillon, Assouline, Rebsamen
  • Vincent Peillon a pris son envol en organisant le courant des proches de sa patronne, l'espoir à gauche. La battue avait fait le calcul stratégique de ne pas s'impliquer dans les batailles d'appareil et c'est prinicpalement autour de lui qu'elle avait concentré la machine de guerre contre les aubrystes. Il fit le boute-feu au Congrès de Reims (du 14 au 16 novembre 2008), mais, lors de la réunion du courant à Marseille, se montra à la tribune entouré de Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie), Marielle de Sarnez (MoDem) et Robert Hue (PCF).
  • Son insignifiant collègue de l'ex-NPS, David Assouline, se laissa aisément entraîner dans son sillage.
  • Le sénateur-maire de Dijon, François Rebsamen, est une meilleure prise, parce qu'expert de l'appareil socialiste et numéro 2, même si ce fut au temps d'un autre mou, François Hollande, dont il fut notamment secrétaire national aux fédérations.
    François Rebsamen, ancien co-directeur de campagne de Royal, la candidate battue à la Présidentielle, a lui aussi marqué ses distances à l'occasion de la contestation des votes par l'aigrie du Poitou-Charentes. Dans la même exhortation, il l'appela plutôt à "se tourner vers l'avenir". Mais la pseudo-rénovatrice aigrie ne peut manifestement de se détacher de son passé.

    Les trentenaires délaissent la quinqua

    La battue et rebattue misait sur eux. Ne comptait-elle pas les manipuler plus facilement du fait de leur grandes ambitions et de leur petite expérience ? Ils n'auront pas été plus fiables que les militants achetés à bas prix.
  • Quand l'éléphante préférait la chair fraîche
    Il y a seulement un an, la « dream team » Royal rêvait encore. Delphine Batho (35 ans), Aurélie Filipetti (35 ans) et Najat Belkacem (31 ans) présentaient sa motion au conseil national qui se tenait le 23 septembre 2008. C'e n'était que de la manipulation psychologique, doublée de l'instrumentalisation des trois femmes en état de grâce: le moyen pour la candidate à la prise du PS de ringardiser ses adversaires qui se présentèrent entourés des apparatchiks de la vieille garde.
    Aurélie Filipetti en faisait partie, mais elle a, elle aussi, pris ses distances depuis.

    La jeunesse appelle la jeunesse
  • Manuel Valls passe à son compte
    Le député-maire d'Evry n'avait pas ménagé son soutien à la catastrophique Royal au congrès de Reims, jusque dans la contestation des résultats. Le soir du vote d'élection de la première secrétaire, n'avait-il pas appellé à revoter, puis à saisir les tribunaux.
    Il a depuis repris sa liberté. D'abord en annonçant sa candidature à des primaires, une stratégie peu compatible avec un soutien à sa patronne. Il assuma ensuite ses désaccords, comme il devait plus tard assumer ses remarques racistes (sans que le MRAP ne bronche)...

    -> Le député Valls, favorable à la taxe carbone, vient d'estimer qu'il faut "refuser tout populisme dès qu'on touche à la fiscalité" et critiquée vivement la démagogue Royal, dans une tribune de La Tribune du vendredi 4 septembre 2009.
    Dès février 2009, Manu Valls avait affiché publiquement ses distances sur Europe 1: il n'est «ni royaliste ni aubryste», seulement vallseur, en toute modestie.

    ->Selon lui et une majorité de socialistes, Royal doit «offrir aussi le visage d'un leader apaisé qui rassemble et pas uniquement qui suscite la polémique et qui provoque le débat, comme c'est le cas aujourd'hui à travers ce déplacement en Guadeloupe». En décidant de poursuivre ses vainqueurs socialistes en justice, l'amère Royal s'aliène encore une portion du PS.

  • -> Enfin, Valls a enfin vivement critiqué l'amère Royal, doutant «qu'elle soit la candidate écologiste qu'elle prétend incarner».

  • La députée de Lorraine danse avec Valls (1962)

    Tandis que David Assouline, Aurélie Filipetti ou Najat Belkacem intégraient la direction du PS, Vincent Peillon et Manuel Valls gardaient leur indépendance. Voici que ce dernier séduit Aurélie Filipetti.
  • Venue des Verts, Aurélie Filipetti (1973) quitte le vermoulu et choisit le bois vert.
    => Est-il insupportable de rester associée à l'amère Royal ?
    Aurélie Filipetti a tout simplement refusé de représenter l'amère Royal à l'université d'été du PS de La Rochelle, fin août dernier.

    Comparons
    les deux documents ci-dessous:
  • Reste les dépendants: Batho et Bianco sont dans le bâteau de Ségo

  • C'est le premier cercle autour de Sa Cynique Majesté Royal. Au premier rang, on compte la petite Batho. Ancienne présidente de la FIDL en 1990 (organisation lycéenne indépendante !) et proche de Julien Dray, qui a aujourd'hui maille à partir avec la justice, Batho a été placé par Ségo dans sa circonscription des Deux-Sèvres, parce que, dans son insignifiance, elle ne représente aucun danger. Elle est la porte-parole servile de la présidente de Poitou-Charentes.

  • Jean-Louis Bianco (1943)...
    Incasable, et donc encore à son côté malgré son âge avancé, on trouve également le député des Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Louis Bianco. Vieux connaisseur des arcanes du parti, il fut notamment secrétaire général de l'Elysée de 1982 à 1991. C'était il y a 20 ans...

    L'ambition Royal: faire du neuf avec du branlant