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dimanche 20 mars 2016

Le PS n'a "pas d'adversaire préféré" à droite: si c'est Cambadélis qui le dit !

Le PS aurait-il des égards pour Juppé ?

Fallait-il que le Premier secrétaire du Parti socialiste
 apportât cette précision?

Malgré les fortes tensions au sein du parti dont il a la charge, illustrées une énième fois par les débats sur la Loi Travail, Jean-Christophe Cambadélis trouve le temps de s'inquiéter pour ses adversaires politiques, une sollicitude forçant l'admiration, pour donner le change des accusations de proximité entre le gouvernement Valls tendant vers le centre et la tendance Juppé à LR.
Mardi 15 mars sur Twitter, le patron du PS a ainsi publiquement demandé des nouvelles d'Alain Juppé, s'interrogeant sur le silence de l'ancien Premier ministre:
De manière totalement gratuite et agressive, Cambadélis a ainsi dénoncé l'absence supposée de propositions de la part du candidat à la primaire de la droite et du centre. Le socialiste, qui a une idée sur tout, quitte à devoir la nuancer, s'inquiète du silence de son adversaire politique, surtout dans un imbroglio gouvernemental aussi touffu.
Au fond, en assurant que le PS n'a "pas d'adversaire préféré" à droite, Jean-Christophe Cambadélis est désobligeant à l'égard d'Alain Juppé  parce que le maire de Bordeaux est encore le favori des primaires de Les Républicains (LR). 

"Nous avons une droite qui au fond est très unie sur ce qu'elle doit faire," a d'ailleurs lâché lundi le patron du PS, sur Radio Classique, radio privée du Groupe Les Echos, avec le journal Le Parisien, qui dépendent de LVMH, numéro un mondial du luxe.

L'ancien trotskiste fait de la provoc' pré-électorale


Il caricature tour à tour les trois adversaires déclarés.  "Il y en a qui se cachent comme M. Juppé; il y en a qui affirment comme M. Fillon; il y en a qui louvoient comme Bruno Le Maire. Mais à chaque fois il y a le même projet ultralibéral."

A l'heure où le gouvernement Valls fait reculer la social-démocratie au profit du social-libéralisme qu'incarne son ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, Cambadélis déplace les curseurs vers la droite, en maniant l'hyperbole.

Concernant la discrétion médiatique d'Alain Juppé, 
tandis que Hollande n'a que des mots et reculades, le Premier secrétaire du PS affirme qu' "il n'a pas de mots, il n'a pas de phrases, il n'a pas d'avis". "Il y a dans cette attitude une part de mépris". Objectivement!

"Il méprise les concitoyens, estime le socialiste. Il ne veut pas dire ce qu'il pense, exprimer un avis parce qu'il a peur d'une polémique. Or, si on a peur d'une polémique dans une primaire, comment peut-on être candidat à une présidentielle?" a encore polémiqué Cambadélis, pour conclure.

Mais Alain Juppé soi-même riposte à l'offensive socialiste. 
Deux heures plus tard, l'ancien Premier ministre a lui-aussi posté un message sur Twitter dans lequel il dévoile son agenda du jour à l'apparatchik. Il précise que, ce mardi, il était dans la 10e circonscription du Nord pour soutenir le candidat LR qui affrontera le FN au second tour d'une législative partielle. Ce qui inspire ce commentaire au candidat à la primaire :
Qu'a fait le parisien Cambadélis pour éviter la Bérézina du PS aux législatives partielles ? 
En revanche, elle n'a pas échappé à Alain Juppé. Dimanche 13 mars, le candidat PS Alain Mezrag a été éliminé au premier tour avec 11,2% des voix, derrière le candidat LR, Vincent Ledoux, (16,8%) et la candidate FN, Virginie Rosez (25,2%). D'autant que le PS a aussi été éliminé dans la législative partielle de l'Aisne, dès le premier tour, dimanche dernier, recueillant seulement 15,7% des voix.

Cambadélis n'en est pas à sa première attaque d'Alain Juppé.

Encore une fois, à l'université d'été du PS, à La Rochelle en août 2015:

Une vidéo embarrassante, que l'AFP accepte de rendre difficile d'accès...
Le blog va faire son possible pour informer ses lecteurs.

En janvier 2016,  bien qu'
âgé de 64 ans, Cambadélis ne soit pas non plus un jeune premier, il avait encore maltraité le septuagénaire, le qualifiant d'"arrière-grand-père" et de "cheval de retour," avant de finalement... s'excuser piteusement.

  


Chassez les mauvaises manières trotskistes, elles reviennent au galop
En mars 2002, il y a quatre ans, mois pour mois, Lionel Jospin n'avait pas encore de programme qu'il avait déjà un adversaire, le "candidat RPR", comme si "taper" le président sortant était la principale motivation de sa candidature. "Je me bats pour que Jacques Chirac ne soit plus le président de la République," avait-il d'abord expliqué. Deuxième motif, un rien nationaliste: "Je pense que sa réélection ne serait pas une bonne chose pour mon pays." Troisième degré, infâme, cette fois: "Il manque d'énergie. Il a vieilli. L'exercice du pouvoir l'a usé. Il est d'une grande passivité." Cambadélis n'a encore rien inventé... Et de conclure par cette observation: "Il a cannibalisé les autres candidats de droite (à l'élection présidentielle). Il s'en est nourri. Mais il n'a plus de réserve alimentaire." Que ce soit Jospin ou Cambadélis, on ne change pas un trotskiste: trotskiste, un jour; trotskiste toujours. 
Et c'est de bon augure pour Les Républicains: en 2002, Jospin s'est fait éliminer dès le 1er tour... 

dimanche 19 juillet 2015

"Les primaires risquent d'être un piège" pour Juppé, annonce Bayrou

Le maire de Pau aurait misé sur le mauvais cheval, le maire de Bordeaux

François Bayrou se projette déjà dans la campagne présidentielle à venir

L'équipe des jaunes contre celle des bleus
Le président du MoDem déploie sa stratégie dans les media. Si, par extraordinaire, François Bayrou était élu président de la République en 2017, il serait le premier chef d’Etat élu à sa quatrième tentative, depuis les débuts de la Ve République, selon Valeurs actuelles jeudiMais, alors qu'il soutient Alain Juppé, il confie pourtant également son pessimisme quant à la victoire du maire bordelais à la primaire de droite, en 2016. Dans un entretien cette fois au Journal du Dimanche, il soutient toujours l'ancien Premier ministre Alain Juppé en vue de 2017, mais prévient que "les primaires risquent d'être un piège" et qu'il pourra alors se délier.
Bayrou jure toutefois qu'il a "de l'amitié et de l'estime" pour le maire Les Républicains de Bordeaux et considère aussi "qu'il est le mieux placé dans le grand courant modéré dont la France a besoin". "S'il est candidat, je travaillerai avec lui pour que la France aille mieux et un jour aille bien", affirme le maire de Pau.
Mais, initiées par le PS en France et reprises par la droite pour 2016, les primaires "risquent d'être un piège parce qu'elles remettent le choix du candidat non pas dans les mains du peuple directement, mais dans celles d'un public engagé, militant, partisan, forcément plus virulent que la France réelle, peu en phase avec un candidat modéré et nuancé". Selon lui, les primaires seraient donc "le contraire de nos institutions""Alain Juppé croit qu'il peut surmonter cet obstacle"

"Simplement, si le résultat n'était pas celui que j'espère, je ne serais pas lié par ce choix"


Juppé est prévenu de la solidité de son alliance avec le dirigeant centriste.
"Si, au premier tour (de l'élection présidentielle), il n'y avait sur la table de vote que les bulletins Hollande, Sarkozy, Le Pen, des millions de citoyens français ne trouveraient pas le bulletin qui correspond à leur idée de la France", prétend-il. "Cela est pour moi inenvisageable", lance-t-il, laissant ainsi entendre qu'il pourrait lui-même se présenter.
Pour mémoire, François Bayrou a obtenu 9,1% des voix à la présidentielle de 2012 (18,57 % en 2007), un score qui, contrairement à 2007, ne lui donna pas de poids au second tour. Les millions  de citoyens français qu'il évoque étaient à peine plus de 3 millions, contre moins de 7 millions en 2007: la tendance au redressement de sa courbe personnelle est aussi improbable que celle de l'emploi sous Hollande. 

Personne ne trouve grâce aux yeux de Bayrou

L'ancien ministre transparent de l'Education s'en prend donc  à Sarkozy
Surfant sur la méthode de la presse, dont celle, sympathisante, de Marianne qui soutenait sa candidature, Bayrou  fait le jeu de la gauche, accusant Sarkozy de "jouer perpétuellement l'agressivité et la menace, chercher la division du pays, allumer le feu avec les sujets les plus brûlants". L'ancien chef de l'Etat peut-il changer? "Les hommes peuvent changer, et les poules avoir des dents", ironise le Béarnais, sans agressivité ni esprit de division...

François Hollande n'est pourtant pas mieux servi que les autres, Juppé -sous la menace de sa défection- ou Sarkozy. Est-il "audacieux", comme il s'est lui-même défini le 14 juillet? "J'avoue qu'une telle définition, depuis trois ans, ne m'était jamais venue à l'esprit", raille pareillement l'amer de Pau qui, malgré les apparences contre lui ne cherche pas "la division du pays"...

Merkel a la cote auprès de Bayrou, autant que S. Royal en 2007, mais Angela n'a pas davantage cure de ce soutien. "Angela Merkel, c'est quelqu'un. On voit qu'elle existe, on voit ses convictions, on voit même ses doutes parfois". "Mais quand l'Allemagne apparaît dure et insensible aux difficultés des autres, elle ne fait pas avancer l'ensemble européen : elle risque de s'isoler", considère-t-il au sujet de sa position sur la Grèce. 

Bayrou qui, à 64 ans, n'a toujours pas soigné son indécision chronique, révèle son ambiguïté
Le dirigeant centriste défend la communication de François Hollande mercredi sur un projet d'attentat soi-disant déjoué: "Je ne reprends pas cette critique" de l'opposition sur le comportement médiatique d'appropriation de l'antiterrorisme par le président Hollande "pour les sondages", car "j'ose espérer qu'il avait des raisons plus profondes pour mettre en garde ou pour montrer que l'alerte donnée par les proches est décisive", positive l' "audacieux" Béarnais, se plaçant toutefois, sans aucune certitude, au niveau d'un fol espoir.

L'avenir dira si Hollande, à des fins de propagande personnelle, a fait avorter une enquête antiterroriste en cours, l'instrumentalisant à fond jusqu'à la libération des trois jeunes suspects placés en garde à vue, et si Bayrou reste le dindon au pot des dimanches d'élections.

lundi 13 octobre 2014

UDI: la justice inquiète Yves Jégo à point nommé...

Le patrimoine d'Yves Jégo visé par une enquête

Jégo est justement candidat à la présidence de l'UDI 
Il dénonce une manipulation alors que les adhérents votent depuis quelques jours pour désigner le successeur de Jean-Louis Borloo.

Des soupçons pèsent sur le patrimoine du député centriste Yves Jégo
qui fait l’objet d’une enquête préliminaire, ouverte en septembre 2013 par le Parquet de Paris. Les enquêteurs s’attachent notamment à expliquer une plus-value de près de 300.000 euros réalisée par Yves Jégo quand il a revendu en 2007 et 2008 ses parts dans une société d’édition qu’il avait fondée en 2000, précise Le Parisien, mais dont le chifrre d'affaires n'a jamais été étincelant.

Autre soupçon, sur l’achat d’un appartement
Cet appartement a été acquis sans apport personnel, moyennant 1,2 million d’euros, ce que réfute Yves Jégo, qui a expliqué l’avoir financé pour partie par emprunt auprès de la Société générale, pour partie par un apport de 300 000 euros.

Yves Jégo a dénoncé des "accusations violentes et sans fondement"
A qui profite le crime ?
Il souligne qu'elles interviennent "comme par hasard à l’heure du choix pour les militants de l’UDI". Les adhérents UDI votent depuis quelques jours pour désigner le président de la formation centriste. Yves Jégo est un des quatre candidats avec Jean-Christophe Fromantin, Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde.

A propos de sa plus-value sur la revente de parts, Yves Jégo a expliqué sur son compte Facebook qu' "en 2008, l’un des associés ayant souhaité acheter [ses] parts pour devenir majoritaire, celles-ci ont été estimées à 300.000 euros par les comptables de l’entreprise". Un montant qui, selon lui, "a fait l’objet d’une inscription régulière dans [sa] déclaration de patrimoine et d’un règlement de près de 80.000 euros d’impôts". 
"Or, la transaction n’a jamais été soldée, compte tenu des difficultés que l’entreprise a alors connues. Il n’y a donc eu à cette occasion aucun enrichissement", assure Yves Jégo qui évoque au contraire un "investissement [...] à perte". Comment donc a-t-il bien pu financer l'achat de son appartement?

Concernant l’achat de son appartement, il a expliqué l’avoir revendu en 2010, les charges "s’étant révélées d’un montant plus élevé que prévu". Ce qui n'explique pas la provenance des fonds à l'achat et souligne l'incapacité de l'ancien ministre comme gestionnaire.

La justice "indépendante" de ce pays a un talent exceptionnel pour peser sur la politique en salissant ses acteurs.
Une enquête préliminaire peut se terminer par une citation directe devant un tribunal correctionnel ou par un classement sans suite. Dans cette dernière hypothèse, le mal serait fait !

vendredi 24 janvier 2014

Primaire à l'UMP: l'ancien président Sarkozy a-t-il acquis une légitimité de fait?

Présidentielle 2017: le prochain candidat devra-il être issu de primaires?

Le débat est ouvert à l'UMP sur l'obligation, ou non
,
 
F.Fillon, N. Sarkozy, A. Juppé
pour l'ancien chef de l'Etat de participer aux primaires décidées par le parti pour la primaire de 2017. 

Bernadette Chirac renforce l'idée d'un retour de Nicolas Sarkozy
Pressée de questions mercredi par Europe 1 sur le retour du prédécesseur de François Hollande à l'Elysée, l'ex-Première dame a fini par répondre, laconiquement mais fermement, d'un "évidemment !"

Laurent Wauquiez n'a pas tardé à manifester un agacement poli 
Dans un entretien avec Le Figaro publié jeudi, l'ex-ministre UMP s'est exclamé qu'il' "adore l'humour de Mme Chirac et sa capacité à mettre les pieds dans le plat sans en avoir l'air"
"Nicolas Sarkozy reste évidemment une référence pour notre famille. La question de son retour se posera en son temps", a toutefois nuancé le député-maire du Puy-en-Velay.

Wauquiez, favorable à une primaire UMP pour tous, en 2015

En novembre 2013, le député UMP de Haute-Loire s'est déclaré favorable à l'organisation d'
une primaire en 2015, au lieu de 2016, pour désigner le candidat du mouvement à la prochaine présidentielle. "Oui, tout ce qui peut permettre d'aboutir plus rapidement à de l'unité au sein de notre famille politique est positif", a-t-il déclaré au journal Le Parisien. 

"Avancer la primaire pour qu'on ne traîne pas cette guerre d'ego pendant encore de trop longs mois, cela va dans le bon sens", insiste-t-il. 
Cette idée d'avancer la primaire est défendue par Alain Juppé, ancien Premier ministre qui, pour sa part, souhaiterait la voir organisée "début 2016", jugeant également que la compétition entre les différents candidats UMP pour 2017 "pourrit l'atmosphère".

Pour L. Wauquiez, "les primaires sont un système moderne, bien préférable aux combines d'arrière-cour. Pour autant, je ne suis pas naïf:
je refuse que certains prennent en otage le principe des primaires pour faire barrage à Nicolas Sarkozy. Les primaires ont un seul but: construire une nouvelle offre politique et associer notre électorat à la désignation du candidat".
Alain Juppé et Laurent Wauquiez sont de possibles candidats à ce scrutin interne, même si ni l'un ni l'autre ne s'est encore clairement engagé dans ce sens.

lundi 11 juin 2012

Le président Hollande a-t-il fait pression sur Falorni en faveur de son ex-concubine ?

"François Hollande a fait savoir clairement à Olivier Falorni ..."



L'objet de toutes les ambitions,
outre le luxe de l'Hôtel de Lassay...



Les lendemains de scrutins qui déchantent

Aux cent coups depuis sa mise en difficulté au premier tour des législatives,  l'amère Royal elle-même raconte, ce lundi 11 juin dans la matinée en marge d'un porte-à-porte dans un quartier populaire de La Rochelle, qu'elle intrigue à Paris pour faire éliminer son petit rival.

Oui, explique-t-elle, elle a passé et reçu de nombreux coups de fil, ce dimanche 10 juin, sitôt connus les résultats qui la placent en tête du premier tour dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime, mais en position délicate, défiée en duel par un dissident légitime du PS sur la circonscription où l'arriviste s'est faite parachuter, depuis les Deux-Sèvres, sans passer par les primaires - cas unique - alors qu'elle aurait été élue sur son fief d'origine, tenu au chaud par Delphine Batho...

Parmi les interlocuteurs dont elle peut se prévaloirl'intrigante cite Martine Aubry, François Hollande, Jean-Michel Baylet pour les radicaux et Jean-Marc Ayrault.



Salon des Saisons,
de l'Hôtel de Lassay,
résidence des présidents de l'Assemblée



Et l'agence de presse française rapporte que Marie-sEGOlène Royal livre par le menu la conversation qu'elle assure avoir eu avec François Hollande.

Selon elle, le président de la République aurait vertement sermoné Olivier Falorni, qui refuse de se désister en sa faveur :

[Hollande] a fait savoir clairement [à Falorni] qu'il y a des règles en politique,auxquelles elle ne s'est pas pliée, puisqu'elle a a eu le privilège d'une investiture sans compétition, depuis Paris

Qu'il ne [peut] pas se prévaloir de son soutien;

Qu'il [faut] respecter le suffrage universel, même si elle-même s'est faite dispenser de primaires, zappant ainsi les militants;

Que je suis la seule candidate de la majorité présidentielle,

Et qu'on ne peut pas laisser se mélanger des voix de la majorité présidentielle avec des voix sarkozystes."

A relever que ce lundi 11 juin dans la matinée, la ministre Marisol Touraine, invitée de RTL, avait pourtant appelé à laisser François Hollande hors de tout débat sur les élections législatives :

"Je ne sais pas si c'est du ressort du président de la République de s'engager dans les batailles législatives" [...]
"Les affaires législatives sont, en général, du ressort du parti et en l'occurence de la première secrétaire du parti.
Je pense que Martine Aubry est en mesure de s'exprimer avant même que le conseil national se réunisse."


jeudi 12 avril 2012

Hollande, le candidat qui a peur de se mouiller

Inapproprié et improbable, il est insupportable à plus d'un


Les Français sont saisis du doute Hollande

Vous lèveriez-vous
pour Flamby ?


D’où vient ce vague malaise qui entoure la campagne de François Hollande ? 

Pourquoi avons-nous cette sensation que le député de Corrèze  est partout sans être présent ?
Les rares hollandolâtres auraient une explication : alors que Nicolas Sarkozy poursuit un objectif tout en collant  à la situation en temps réel, le substitut de la dernière heure au socialiste  Dominique Strauss-Kahn est toujours à la remorque de Nicolas Sarkozy et donc dans le coup d’avant,  en retard d'un métro.
C’est une des caractéristiques de sa psychologie de rondouillard, lent et paresseux, d'apparence bonhomme mais naturellement velléitaire : dans ses affrontements, il marque l’adversaire à la culotte et son incapacité à se projeter en avant le pousse à attendre qu'il commette une erreur. Le candidat socialiste est une curiosité du paysage politique. Il refuse la tyrannie de l’instant, n'est  réactif qu' à l’après: tout le contraire de l'homme politique pour qui gérer, c'est prévoir.

Ce couche-tôt est l'incarnation des 35 heures de la Ch'tite Aubry.
Il n’est jamais vraiment dans l'action immédiate, dans le temps présent. D’où cette image de  Sarkozy en négatif , portrait en noir et blanc d'un président sortant en technicolor  et écran panoramique,  sur tous les fronts, à Bruxelles ou New York quand on le croit à Parisle matin et en région l'après-midi. Hollande, c'est le notable de province sous la IIIe République quand Sarkozy est l'entrepreneur qui met en pratique ses grands projets de jeunesse.
 
Mais pourquoi diable ce passif s'est-il laissé entraîner en ce combat douteux ?
Au cours des primaires du PS, face à la Ch'tite Brochen-Aubry, la comploteuse de Marrakech , Hollande s'est engagé  sans y croire dans ce combat et le candidat par défaut ne s'est imposé que sur fautes de la maire de Lille.
D'un naturel paisible, il fuit la castagne et ses amis de la rue de Solférino doivent relancer le diesel chaque matin et le stimuler sans cesse. Le rassemblement de la gauche aurait amplement suffi à remplir sa vie, en près de onze années comme premier secrétaire. Mais il sait qu'il y a  échoué, que l'opposition n'a jamais été aussi dispersée et que les militants ont choisi le plus inadapté qui soit.
Si la crise le portait au pouvoir, ce serait encore à son corps défendant.

Cet passager ne peut créer ni émotion ni enthousiasme, puisqu’il a traversé la vie en étranger au monde. Le citoyen électeur n’est jamais dans le film, mais à côté.  Après son show du Bourget, il y a cru un instant et a pris les postures de chef, tels qu'ils apparaissaient à la télévision sous la IVe. Puis ses vieux travers ont repris le dessus et il s'est réfugié  dans ses habitudes de nonchalance. Inconsciemment, il a de nouveau enfilé  son costume de père tranquille, de mari dominé par sa concubine. Car il ne s'engagerait pas davantage pour la France et se laisserait diriger par son entourage et la rue, convaincu de partager le pouvoir en déléguant démocratiquement, mais en s'en laissant imposer par le dernier qui aura parlé.

La France et les Français ont-ils besoin d'une potiche ?


La situation internationale ne permet pas que le prochain président  se contente d'inaugurer les chrysanthèmes

La campagne l'oblige à courir les salles des fêtes et les plateaux de télévisions, mais il donne à nouveau l’impression de flotter, ou plutôt de ronronner. Comme si cette phase interminable du premier tour l’ennuyait cruellement. Notre souci n'est pas de savoir ce qu'il faut faire de lui. Qu'il retourne donc au Palais Bourbon, puisqu'il ne pourra plus être avocat: l'Ordre  refuse désormais que n'importe qui revête la robe. Aucun prévenu ne voudrait d'ailleurs de lui comme avocat.
 
Un fantoche à l'Elysée ?
Le candidat Hollande est conscient de cette "désincarnation", de cette "virtualisation" de sa personne. Depuis la rafraîchissante apparition  à la télévision de Philippe Poutou, le candidat trotskiste du NPA, l'ersatz socialiste sent  plus que jamais la naphtaline.

Lors des primaires, la concurrence avait  mis en garde les militants contre ce sous-produit. Il n'a aucune expérience gouvernementale et son long séjour Rue de Solférino ne lui a pas apprté l'autorité et le respect que cofère cette fonction. A cet article frelaté dont il n'a rien tiré et qui promet maintenant la lune sous un emballage opaque, le PS a donc tenté d'opposer  un président "violemment", voire brutalement, incarné et un bilan déprécié. Du prétendant "normal" et "mou", elle a en revanche dressé le portrait plaisant d'un candidat à la figure retouchée,  teint et amaigri, et au projet maquillé comme une voiture volée, qui paraît aussi neuf qu'un compteur trafiqué dont les kilomètres de dette publique auraient été remis à zéro et qui donnerait donc l'espoir de grandes virées insouciantes.  Les congés payés de 1936 ?

La "fraise des bois" est l'antithèse du Sarkozy tripal

Résultat, les électeurs ont du mal à ne pas pressentir un désastre socialiste à l'espagnole ou à la grecque.
A force de ressortir la lampe d'Aladin Mitterrand et de rêver un avenir en noir et blanc et aux contours flous, Hollande fait s’évaporer son projet dans les nues et ça sent fort le fumeux. En anti-Sarko, François Hollande n'incarne aucun Moi, ni émoi, rien. Il est désespérément transparent. Entre notable discrédité  pour sa gestion de la Corrèze et père de famille absent et dominé. Ce profil satisfait visiblement l'entourage socialiste avide de pouvoir et de privilèges, mais qu'auraient les Français à y gagner ? 

Ce candidat est le dernier entre tous qui pouvait séduire la jeunesse dont il voudrait recueillir les suffrages: même l'agressive septuagénaire déjantée ou l'ex-socialiste révolutionnaire adopté par les communistes captent mieux l'attention. L’enthousiasme, la passion, l’exultation, ce n'était déjà pas Jospin qui pouvait les incarner, mais ce sera encore pour une autre fois. Le choix socialiste de l'eau tiède préfigure le concours de l'Eurovision: la musique et les paroles sont à ch*er   gerber. 


Puisque, dès le départ, il n'a  provoqué aucune illusion, François Hollande ne pourrait certes décevoir, s’il gagnait.
Il ne pourrait que nous surprendre, mais serait-ce en bien ? Connaissant en outre les méthodes  arrogantes et la moralité de son grossier entourage prêt à tout, qui est assez fou pour prendre ce risque ?

 

vendredi 17 février 2012

Législatives PS: tricherie présumée à la succession de Julien Dray

Encore une primaire entachée d'irrégularités


Dray tente d'écarter son fils Malek Boutih de la succession


Le divorce s'engage lorsque Julien Dray demande au PS de geler la circonscription.
Le cofondateur de SOS racisme dit vouloir se donner le temps de la réflexion, car il craint de "briguer le mandat de trop". Mais il ne renonce pas non plus. Le hic ? Son ancien "fils le plus proche" (l'Express) a toujours eu des vues sur le siège, une fois son "père" éjecté.

Boutih se déclare plus légitime dans les colonnes du Nouvel Obs.
"Je suis adhérent de la fédération de l'Essonne depuis 20 ans. Naturellement, j'ai envie d'être candidat dans cette circonscription. J'ai milité sur le terrain dès 1988. J'ai implanté l'équipe de Julien Dray au niveau local. Les gens me connaissent. Les militants me font confiance. Je veux bousculer tous ses vieux crocodiles. Il faut laisser la place aux nouvelles générations."


"Dans la cité, les jeunes l'ont surnommé Malek Bounty"
Et il ne recule devant rien.
Début décembre, il envoie une lettre à la direction du PS, accusant Julien Dray de fraude électorale. Dans sa dénonciation, il réclame la suspension par le PS de son ancien mentor. "Malek Boutih est en perdition. Je suis triste de le voir réduit à cela, mais je ne le laisserai pas entraîner les militants et la 10e circonscription dans sa chute. Je n'ai évidemment rien à me reprocher" avait alors rétorqué l'intéressé, un brin énervé.

Pour trancher dans le vif et ne pas ébruiter cette nouvelle affaire de fraude en pleine campagne présidentielle, le PS décide début janvier d'exclure Julien Dray de la course. L'équipe de la Ch'tite Brochen-Aubry décide de réserver la circonscription à un "candidat de la ...diversité" et de soumettre la désignation de celui-ci au vote des militants.

Mais Dray ne se laisse pas effacer
Malek Boutih croit avoir gagné la partie quand Fatima Ogbi présente sa candidature. Selon Le Nouvel Obs, Dray est alors soupçonné de manigancer son retour: si son adjointe gagne, avec Julien Dray comme suppléant, elle pourrait lui laisser sa place une fois élue. "Ce n'est qu'une rumeur! Mon suppléant est un adjoint au maire d'une commune de l'Essonne. Et cela ne changera pas", rétorque Fatima Ogbi.

Et la victime du Premier secrétaire Brochen-Aubry redouble de combativité pour ne pas se laisser écraser par le favori de la patronne du PS. "Boutih n'est pas militant à Grigny, seulement adhérent. Ici, il ne vient jamais, les trois quart des gens de la section ne le connaissent pas. Et dans la cité, les jeunes l'ont surnommé Malek Bounty, parce qu'il est blanc à l'intérieur", stigmatise la candidate.

Comment le fils veut tuer le père
La violence des rivalités contraste avec la force de la relation passée des frères ennemis. "C'est l'incompréhension. Ils passaient leurs vacances et jouaient au poker ensemble. Malek est le parrain du fils de Julien", observe Fodé Sylla, lui aussi ex-patron de SOS racisme.
"Il y a plusieurs cercles autour de Julien, et Malek était le seul qui faisait partie de tous", ajoute un autre proche dans Libération. "J'étais son homme de confiance. Tout ce que je sais, c'est lui qui me l'a appris", confirme même au Monde Malek Boutih.

Les deux hommes se connaissent depuis 1984, et l'arrivée de Boutih à SOS racisme, fondé un an plus tôt par Julien Dray avec le concours de François Mitterrand. À l'instar de nombreux autres jeunes, Dray le trotskiste le formera au militantisme. Ils se suivront au PS, en soirée et dans les salles de ciné. Peut-on résumer la fin de trente ans d'amitié par une querelle politique ? "C'est une affaire psychologiquement dure et politiquement compliquée", explique à Libé la sénatrice Laurence Rossignol, qui pris son envol depuis le nid de Dray. L'ambition, elle ne peut imaginer ce que c'est, puisqu'ils ne pensent qu'à défendre les intérêts des défavorisés, pensait jusqu'ici la population.

Vers un marchandage ministère ou présidence de l'Ile de France ?
Ce n'est pas la première fois que le gourou Julien Dray s'attire l'hostilité de ses anciens adeptes. "Il exerce une sorte d'emprise sur eux. Il forme les gens. Mais paraît se satisfaire ensuite de les bloquer", accuse dans Le Monde Olivier Leonhardt, ancien assistant parlementaire de Dray et maire de Sainte-Geneviève-des-Bois. Aurait-il eu à souffrir du sadisme de Juju Dray ? "On ne tourne pas la page Dray. On l'arrache" va jusqu'à nous confier un dirigeant socialiste anonyme qui ne veut pas se faire éclater les deux genoux.
Raquel Garrido maintenant dans l'équipe de campagne du trotskiste Jean-Luc Mélenchon, François Delapierre, directeur de campagne du candidat des communistes, ou encore Sergio Coronado, directeur de campagne d'Eva Joly, candidate des altermondialistes d'Europe Ecologie..., tous sont d'anciens poulains de SOS racisme qui lui ont tournés le dos et acceptent à peine de lui adresser la parole dans les couloirs de l'Assemblée.

"Je suis d'une nouvelle époque, je ne sais pas pourquoi ils lui en veulent. Tout ce que je peux dire, c'est que moi il m'a toujours laissé beaucoup de responsabilité. Il fait attention à moi, il est affectif, mais il n'est pas paternaliste", assure quant à elle Fatima Ogbi.

Le jeu des chaises musicales reprend
À un tournant crucial de sa carrière, l'intrigant reste pour le moment tapi dans l'ombre et se fait rare désormais dans les media. Certains murmurent qu'il attend une victoire de la gauche et un éventuel ministère, ou une passation de pouvoir entre Jean-Paul Huchon et lui à la tête de l'Ile-de-France, aux prochaines élections régionales.


Culture socialiste de la tricherie, culture inférieure ?...

Des soupçons de bourrage d'urnes entachent la désignation du candidat à la succession de Julien Dray aux prochaines législatives à Grigny-Sainte-Geneviève: une "poignée" de votes a bloqué la régularité du dépouillement dans la 10e circonscription de l'Essonne, ce vendredi.

La démocratie a des ratés au PS
Jeudi soir, une primaire devait départager les postulants (ceux que ce pauvre Montebourg appelle des "impétrants" !) à la succession de Julien Dray, député PS sortant qui ne se représente pas, à la suite de ses nombreuses affaires de justice.

La triche - élevée au rang de science politique - n'a pas permis à la commission électorale du PS réunie ce vendredi de trancher entre l'ex-président de SOS racisme Malek Boutih et Fatima Ogbi, la suppléante de Julien Dray, que la direction du PS désavoue.

La commission fait obstacle à la candidate de Julien Dray
Ils refont en Essonne le coup du congrès de Reims où la maire de Lille et l'amère Royal se déchirèrent !


Jeudi soir, Boutih a clairement revendiqué la victoire après avoir devancé sa rivale d'une courte tête à la fin du dépouillement (154 voix contre 151). Mais à la suite d'un recours de dernière minute de l'ancien président de SOS Racisme, neuf bulletins n'ont pas été comptabilisés, provoquant la colère du camp d'en face. La commission électorale devait décider ce vendredi si elle ouvrait les dits bulletins - ce qui aurait pu donner la victoire à Fatima Ogbi - ou si elle validait le premier résultat favorable à Boutih.

A ce jour, les commissaires ont décidé de ne rien faire...
Les bulletins n'ont pas été ouverts, ce qui redonne espoir à Malek Boutih. "Il n'y a pas vainqueur officiel à cette primaire pour l'instant, confie un membre de la commission électorale. Il y aura une investiture mardi."

"Touche à mon pote"
Le feuilleton - qui se déroule sous fond de tensions vives entre Julien Dray et son ex-"pote" Malek Boutih - continue: suite au prochain numéro !

Tricherie ordinaire, indécision permanente.

samedi 10 décembre 2011

Présidentielle 2012: polémique socialiste sur les frais de campagne

Le retour du boomerang socialiste

A son tour, l'UMP saisit la commission des comptes de campagne

Le coût des débats de la primaire PS à France Télévisions, c'est pour qui ?
Les socialistes vertueux sont chez eux dans les service public et comptaient squatter France Télévisions pendant plusieurs semaines avec la complicité du SNJ, mais aux frais de la princesse, les contribuables nantis, comme défaforisés !
L'UMP interpelle la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, puisque le CNCCFP ne s'est spontanément posé aucune question.... Le parti présidentiel voudrait donc savoir si les frais de mobilisation du service public et de retransmission à des heures de forte audience ne devaient pas être imputés au compte de la campagne de François Hollande.

Le parti présidentiel a formulé ses griefs dans un courrier au président de cette commission François Logerot.
" Je me permets de saisir la CNCCFP, afin de déterminer si, dans le cadre de cette primaire, les dépenses engagées par les chaînes de télévision et de radio doivent ou non être intégrées dans le compte de campagne du candidat socialiste", écrit le secrétaire national UMP en charge de la communication, Franck Riester.
" En effet, l'ensemble des moyens techniques et humains mis à la disposition du Parti socialiste par les chaînes de télévision et de radio, afin d'assurer sa promotion dans le cadre de ces primaires, semblent constituer un apport en nature qui a profité in fine au candidat investi par le PS ", ajoute F. Riester, également député UMP de Seine-et-Marne.


Réponse du berger UMP à la bergère PS

Le 30 novembre, deux socialistes inconscients, le mandataire de la campagne de François Hollande, Daniel Vaillant, et le président de la commission de contrôle financier du PS, Pascal Terrasse, avaient initié le débat et saisi la Commission nationale des comptes de campagne sur les frais de déplacement du président en exercice "qui relèvent d'actes de propagande", selon eux. Le PS


Socialistes amateurs d'assistanat
"C'est à se demander si ce subterfuge n'a pas été inventé pour masquer le coût de l'organisation des primaires socialistes", raille F. Riester. Il estime "qu'une seule émission spéciale de plateau de service public audiovisuel représente un coût de l'ordre de 150.000 à 250.000 euros
".

Au total quatre débats télévisés ont été organisés pendant la primaire PS des 9 et 16 octobre derniers.

L'équité bénéficiera-t-elle au parti présidentiel ?
Les décisions du Conseil constitutionnel ou, en 2007, celles de la CNCCFP ont admis comme dépenses électorales remboursables, des dépenses réalisées avant la déclaration officielle ou l'investiture du candidat", rappelle le président du CNCCFP (depuis 2005), autorité administrative indépendante (1990).

Dans son courrier, M. Logerot, un ancien premier président de la Cour des comptes (2001-2004), rappelle que la Commission n'est pas apte "à apprécier les motifs, les objets et les modalités" des déplacements présidentiels, ni à juger "de l'utilisation des fonds publics mis à sa disposition"

lundi 14 novembre 2011

Primaires: Aubry avait offert un ministère à Montebourg

Le coup de pied de l'âne Montebourg




Montebourg dégaine et tire à vue:
c'est le kärcher du PS...



Le troisième homme règle ses comptes

Dans l'affaire Guérini, Montebourg avait réclamé la tête du président socialiste mafieux du Conseil général des Bouches-du-Rhône. Mais Martine Brochen-Aubry l'avait désavoué, préférant se ménager les bonnes grâces du baron régional.
Lien PaSiDupes: "Aubry choisit Guérini, le mafieux, contre Montebourg, l'accusateur public"

Aujourd'hui favorable à Hollande, le petit député de Saône-et-Loire fait quelques révélations "salissant" un peu plus la méchante image de l'amère de Lille qui n'avait déjà pas besoin de cela, ajouté à ses injures à la majorité et à son "pacte" secret dit de Marrakech, avec Dominique Strauss-Kahn.

Montebourg étale le linge sale socialiste sur la place publique

Le député socialiste a indiqué lundi 14 novembre que la seconde du premier tour marchandait les ministères qu'elle ne possédait pas. Martine Brochen-Aubry lui avait en effet proposé un porte-feuille de ministre en échange d'un ralliement à sa candidature au second tour des primaires du PS.
Arnaud Montebourg précise que " les discussions politiques " ne leur avaient pas permis de parvenir à un accord d'entre-deux tours.


Le député de Saône-et-Loire déballe
A la question " Est-il vrai que Martine Aubry, dans l'entre-deux-tours de la primaire, vous a proposé un poste de ministre ? ", Montebourg ne se cache pas sur France Inter : " Je crois que c'était assez clair. Oui ".
Et d'insister: " Ce que je peux dire, c'est que la discussion n'a pas été suffisamment politique avec Martine Aubry. Quelle orientation politique ? Comment allons-nous traiter la question du système financier aujourd'hui, qui est en train de brider les démocraties ? Ce sont des questions fondamentales et là-dessus, il était très difficile d'avancer avec Martine ", a-t-il ajouté, en guise de coup de grâce.

Hollande était-il mieux disant ?
" Cette question n'a jamais été évoquée avec François Hollande ", a-t-il assuré. Une révélation pas forcément bonne pour l'image de la maire de Lille.
Le député avait donc apporté son soutien à François Hollande pour le second tour, non seulement " à titre personnel ", mais aussi bénévole: à titre gracieux, sans retour, par bonté d'âme...
Rien que pour régler son affaire à l'amère de Lille !

samedi 29 octobre 2011

Martine Aubry devrait démissionner, estime Nadine Morano

Le premier secrétaire du PS refuse de tirer les conclusions des primaires ...citoyennes !



Alors, comme ça,

la rénovation,

c'est pour quand ?




La 'démocrate' Aubry reprend la direction du PS, comme si rien ne s'était passé

Martine Aubry bafoue le vote citoyen
La candidate désavouée par le résultat final a annoncé qu'elle reprenait bien ses fonctions de premier secrétaire du Parti socialiste.
Harlem Désir peut donc retourner à la niche fiscale.

Soutien de François Hollande, le député Julien Dray demande un rééquilibrage des forces à l'intérieur de la direction.
Malgré la déconfiture de la maison Aubry dimanche 16 octobre face à la "gauche molle" de François Hollande, Martine Aubry trouve tout à fait légitime de conserver son poste à la tête du PS: elle a décidé d'autorité de retrouver dès le lundi 17 son bureau de la Rue de Solférino, que son intériméraire zélé, Harlem Désir, avait investi.son dépôt de candidature le 28 juin dernier, avec détermination et arrogance.
L'intéressée l'a elle-même annoncé après avoir " chaleureusement salué la victoire " de François Hollande, désormais candidat du PS à la présidentielle de mai 2012. Ce retour à son poste de la candidate par défaut aux primaires socialistes était prévu depuis son entrée en campagne, en cas de défaite, comme de victoire, puisque la sordide affaire de moeurs de Dominique Strauss-Kahn avait rompu leur "pacte de Marrakech".

La maire de Lille a immédiatement reçu l'appui de l'ex-premier ministre Laurent Fabius, un des ses soutiens pendant
la primaire
. " Martine Aubry a mené une campagne extrêmement combative, elle s'est confirmée comme une femme d'État, elle va reprendre la direction du PS et le mot d'ordre, maintenant, c'est l'union, le rassemblement ", a-t-il déclaré. Elle " reste la première secrétaire du PS et il n'y a pas de victoire possible sans le PS. Je ne doute pas, les connaissant l'un et l'autre, que le rassemblement sera là ", a-t-il présumé.
Son suspicieux vainqueur manie l'ironie

De son côté, dans un discours formel sur le perron de la Rue de Solférino et devant les militants socialistes, le vainqueur du second tour a salué d'une part la "dignité" de sa rivale malheureuse, mais Hollande l'a d'autre part remerciée d'avoir mis le parti "totalement à la disposition du candidat"...

Or, connaissant sa méfiance à l'égard des policiers grâcieusement mis à sa disposition par l'Etat pour sa protection rapprochée, la remarque ne manque pas de sel à l'endroit de la comploteuse du "pacte de Marrakech' et auteure du traficotage du congrès de Reims.
" J'ai besoin de l'unité, du rassemblement, d'un parti socialiste solidaire", a-t-il souligné. Evoquant l'injure de la Mère Tape-dur à l'encontre de la "gauche molle", il a, non sans humour, ajouté : "Pendant trois ans, elle a été notre première secrétaire et je sais par expérience ce que cette fonction exige de don de soi .

Bilan des gracieusetés officielles
:
" Il ne peut pas y avoir deux équipes en concurrence..."
Tout bonhomme qu'il veuille paraître, Hollande, revendique donc le contrôle du Bureau national: totalitaire ?
Hollande fait s'élever une voix discordante

Le candidat investi s'est toutefois fait entendre au sein des socialistes sur le retour de Martine Aubry à son poste de première secrétaire.

Le député Julien Dray, soutien de François Hollande, a plaidé dimanche soir pour un changement à la tête du PS.
" La campagne, elle se dirige depuis le parti. La leçon de 2007, c'est qu'il faut qu'il y ait osmose entre le candidat et la direction du parti. Il ne peut pas y avoir deux équipes en concurrence (...), a-t-il jugé sur i-Télé.
Il va même plus loin: " Il faut qu'il y ait un rééquilibrage à l'intérieur de la direction qui permette justement que les équipes se fondent pour qu'il y ait effectivement osmose ".
La majorité ne partage pas la conception socialiste de démocratie
A droite, la déléguée générale de l'UMP aux élections, Nadine Morano, a estimé que Martine Aubry doit "démissionner" de ses fonctions, après avoir subi " un désaveu des militants et des sympathisants . " Arrivée en seconde position, elle qui avait dit de François Hollande qu'il était l'homme du système, l'homme flou qui lui a laissé le PS à l'état de cadavre à la renverse, on ne voit pas aujourd'hui comment elle pourrait faire avec honnêteté intellectuelle sa campagne ", a argumenté la ministre de l'Apprentissage.

ENTENDRE la déléguée générale de l'UMP aux élections :

Nadine Morano dit clairement ce que les décrypteurs des media s'abstiennent d'exprimer...

Les mauvais parieurs

Ils ont misé sur le mauvais cheval et doivent rendre leur tablier
: Lien PaSiDupes

Nombre d'entre eux ont atteint l'âge de la retraite à 60 ans
.
Parmi eux, Laurent Fabius (65 ans)
et la Ch'tite Brochen-Aubry (61 ans)...