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lundi 15 avril 2019

Les Gilets jaunes blessés sont-ils fichés aux urgences des hôpitaux publics ?

Buzyn couvre-t-elle le fichage par Castaner des Gilets jaunes soignés en hôpital public ?

Au moins un hôpital public parisien fiche les Gilets jaunes accueillis aux urgences, révèle  Priscillia Ludosky, figure des Gilets jaunes.

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C'est un de ses posts sur Facebook qui a donné l'alerte. Sur la photo du registre d'un service d'urgences, on peut lire la mention "manif" dans une colonne.

Priscillia Ludosky met ainsi en garde les manifestants du risque de fichage politique des personnes venant se faire soigner en hôpital public, lors d'une mobilisation des Gilets jaunes. "Hôpital parisien demande à son personnel de signifier sur les fiches de renseignement si la personne arrivée aux urgences vient suite à une manif", a-t-elle posté.

Dailymotion oppose des interdictions troublantes "rappelant les périodes les plus sombres de notre Histoire": 

Voici toutefois le document soumis à une "restriction d'âge" par Dailymotion...


20 Minutes a alors mis en doute l'affirmation de la responsable Gilet jaune, alors que 
Priscillia Ludosky a informé les militants à visage découvert et, qui plus est, en fournissant mieux que l'origine, la preuve de ce qu'elle avance, ce dont se garde la presse, au nom du "secret des sources", dont elle bénéficie sans raison républicaine. 
De son côté, un médecin urgentiste anonymé (à la différence de la lanceuse d'alerte) a expliqué la procédure en cours dans les hôpitaux. Il faut savoir que, dans le régime policier actuel, "quand une personne arrive aux urgences, on crée un dossier administratif, qui comporte notamment les motifs de son arrivée, comme un accident par exemple (...) Il n'y a pas de fichage", assure-t-il néanmoins.

Les inquiétudes partagées par les soignants sur la confidentialité

Néanmoins, le médecin urgentiste masqué note "une forte suspicion que le ministère de l'Intérieur veuille récupérer l'identité des manifestants". 
Une inquiétude partagée par les manifestants et le personnel soignant. Il confie ainsi que lors des manifestations du 8 décembre, SIVIC avait été activé. "C'est une procédure prévue en cas d'attentat ou d'événement grave comme un accident d'avion, qui permet de répondre aux proches demandant des nouvelles des victimes", éclaire-t-il. 
Cette base partagée et sécurisée, Voozanoo, a été développée par Epiconcept en 2002. Voozanoo est un socle applicatif web, sécurisé et Open Source qui permet de créer des bases de données multi-centriques sécurisées dans le domaine de la santé publique et de la recherche. Epiconcept et les applications développées sur la base de Voozanoo sont agréés par le Ministère de la Santé au titre “d’hébergeur de données de santé à caractère personnel” depuis 2012, quand la ministre était socialiste et nommée Marisol Touraine.
Par délibération n°2016-208 du 7 juillet 2016, la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) autorise le ministère des affaires sociales et de la santé à mettre en œuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel ayant pour finalité l’établissement d’une liste unique des victimes d’attentats pour l’information de leurs proches par la cellule interministérielle d’aide aux victimes, intitulé 'SIVIC'. Or, ces données sont alors accessibles au ministère de l'Intérieur.
Troublé par la possibilité de dérive, le milieu urgentiste avait obtenu de la Direction de la santé un recul concernant l'activation du SIVIC. 
"Depuis, il n'a plus été utilisé", assure-t-il désormais, en dépit de cet exemple, dont rien n'indique qu'il est isolé. 

Les urgentistes soulignent donc une "suspicion forte sur le partage de ces informations, comme sur la porosité forte entre certaines directions hospitalières et le ministère de l'Intérieur en la matière".

Martin Hirsch
qui est directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris depuis 2013 et que le médecin urgentiste Patrick Pelloux trouve vertueux a-t-il communiqué sur le sujet ?

samedi 4 août 2018

Arrêts maladie: le patronat comprend sa douleur

Le patronat refuse de passer à nouveau à la caisse

Le 23 septembre 2016, dans Les Echos des Pinault, 
Marisol Touraine assurait avoir "sauvé la Sécurité sociale"...
A elle seule, évidemment pas, mais grâce aux mesures prises en 2010 notamment et aux sacrifices des Français...

VOIR et ENTENDRE la ministre de la Santé de Hollande faire du Michel Sapin - qui prétendit chaque mois, en pleine hausse du nombre de demandeurs d'emploi, que l'inversion de la courbe du chômage était pour le mois d'après dès décembre 2013 - en garantissant que c'était comme si c'était déjà fait.

Nicolas Doze démontre une "fake news":

Victoire ! "Il est probable que le trou de la Sécu n'existe plus en 2020", selon L'Opinion, le 5 juin 2018.

VOIR et ENTENDRE l'enthousiasme du site macronien : 


Miracle ! Selon Les Echos, également le 5 juin 2018, le déficit de la Sécurité sociale pourrait être ramené à seulement 300 millions d'euros cette année, au lieu des 2,2 milliards anticipés.

VOIR et ENTENDRE François Lenglet livrer sur RTL une analyse plus précise et moins optimiste:

Août 2018 : le trou de la Sécurité n'a pas bougé

Et le patronat refuse de prendre en charge une partie des indemnités versées en cas d'arrêt maladie, comme l'envisagerait le gouvernement, dans une lettre adressée à Matignon par le Medef, la CPME et l'U2P, en plein été caniculaire.

Selon le journal Les Echos, dont l'optimisme de septembre 2016 interpellait les experts, le gouvernement envisagerait en effet que les entreprises prennent en charge quatre jours d'indemnités journalières pour les arrêts de travail de moins de huit jours.

"Cette perspective ne peut appeler qu'une ferme opposition de la part des entreprises", ont écrit les trois organisations patronales au Premier ministre Edouard Philippe, dans une lettre datée du 31 juillet.
Ce "transfert aux entreprises constituerait une charge nette nouvelle que nous ne pouvons accepter", ont  objecté le Medef, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et aussi l'U2P qui représente les artisans, les commerçants et les professions libérales.

Cette mesure aurait un "impact systémique" et "pèserait nécessairement sur la compétitivité des entreprises, à l’inverse de la politique de baisse des prélèvements obligatoires affirmée par le gouvernement", expliquent les organisations patronales, déjà mises  à contribution pour la mise en oeuvre des prélèvements sur salaires.

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, n'a pas écarté cette possibilité. "C'est normal de discuter de la santé au travail. Il n'y a pas de tabou", a-t-il estimé vendredi sur RTL.
"Il y a une concertation qui est faite par la ministre du Travail (Muriel Pénicaud), par la ministre de la Santé (Agnès Buzyn), avec les employeurs, avec le nouveau président du Medef (Geoffroy Roux de Bézieux), les syndicats", s'est-il défendu.

Le syndicat Force ouvrière (FO) a dénoncé "la recette du gouvernement" qui consiste à "déprotéger, désolidariser, pour satisfaire des objectifs comptables dont les victimes sont de plus en plus nombreuses".

vendredi 23 septembre 2016

Marisol Touraine : " Nous avons sauvé la Sécurité sociale " !

Marisol Touraine nous ment sur la Santé, comme Sapin sur le chômage

Le déficit du régime général sera ramené à 400 millions d'euros en 2017, affirme Marisol Touraine. 

Elle promet aussi 4 milliards d'économies sur l'assurance-maladie. Des nouvelles taxes instaurées sur l'industrie du tabac devraient y aider.

Vous aviez indiqué que le déficit de la Sécurité sociale serait moins élevé que prévu cette année. Qu'en sera-t-il en 2017 ? 
En 2017, le " trou de la Sécu " aura disparu. Le régime général, qui affichait 17,4 milliards de déficit en 2011, sera à 400 millions de l'équilibre. Pour un budget de 500 milliards, c'est l'épaisseur du trait. L'histoire de ce quinquennat, c'est la fin des déficits sociaux, grâce à des réformes de structure pour mieux répondre aux besoins des Français, et ce sont des droits sociaux nouveaux. La droite avait multiplié les franchises et creusé le déficit. Nous aurons sauvé la Sécu. L'équilibre de la Sécurité sociale, ce n'est pas qu'une affaire comptable. C'est un gage de confiance dans l'avenir de la protection sociale face aux risques de la vie. C'est rassurant pour les Français.

Comment se décomposent les comptes ? 
Dès 2016, l'amélioration est forte : 3,4 milliards de déficit, au lieu de 5,2 milliards annoncés en juin. En 2017, trois branches sur quatre seront à l'équilibre, l'assurance-vieillesse dégagera un excédent de 1,6 milliard. Et l'assurance-maladie est en très nette amélioration, avec un déficit qui passe de 4,1 à 2,6 milliards. Cela est dû à des réformes de structure, parfois difficiles, que j'assume [mais surtout F. Fillon, en matière de retraites], car elles ont permis d'améliorer les droits sociaux des Français. Je pense à la création du compte pénibilité [quel est le rapport avec la baisse des dépenses de la Sécu ?], aux départs anticipés à la retraite [les pensions de retraite coûtent d'autant plus], à l'augmentation jusqu'à 1.000 euros par an des prestations familiales pour les plus pauvres, à la généralisation du tiers payant, à la suppression des franchises médicales pour les plus modestes, à l'accès élargi à la CMU, à la hausse du RSA, à la prime d'activité. La droite, elle, polémique-t-elle, annonce la couleur du retour en arrière. [Et la troisième branche ?]

Vous visez les candidats à la primaire... 
Oui, tous les candidats à la primaire annoncent des déremboursements, des franchises et même des amendes pour les malades qui vont aux urgences. Ils jouent sur les peurs, en niant les résultats. Pourquoi continuer à alimenter les inquiétudes sur l'avenir des retraites alors que l'équilibre est rétabli durablement ? Désormais, on ne peut plus brandir l'argument du déficit pour justifier des politiques de régression sociale. La droite, en fait, porte une vision de la société qui privilégie l'assurance privée plutôt que la solidarité [poursuit-elle dans la polémique, pariant que l'avenir ne viendra pas la contredire].

Le Fonds de solidarité vieillesse reste néanmoins dans le rouge... N'est-ce pas erroné de parler d'équilibre ? 
Le déficit du FSV sera stabilisé à 3,8 milliards d'euros en 2016 et en 2017, sachant qu'en période de sortie de crise [supportée par le précédent quinquennat], les dépenses de solidarité pour les retraites sont plus élevées. Mais regardons le chemin parcouru : en 2011, le déficit du régime général était de 17,5 milliards, nous l'aurons réduit de 17 milliards sous ce quinquennat] 
La dette sociale a commencé de diminuer depuis 2015 et elle sera plus faible fin 2017 que fin 2011. Et cela, j'insiste, grâce à des réformes structurelles : allongement de la durée de cotisation pour les retraites, modulation des allocations familiales en fonction du revenu, réorganisation hospitalière sans précédent via les groupements hospitaliers de territoire, meilleure maîtrise du prix des médicaments...

Une grande partie de la gauche ne semble pas partager ce diagnostic et considère que François Hollande a mené une politique de droite... 
Ce qu'annonce la droite n'a rien à voir avec ce que nous avons fait [la question évoque ici les critiques de la gauche !]. Ce procès n'a pas de sens. La période électorale qui s'ouvre va nous permettre de mettre en valeur ce bilan [Puisse la présidentielle sourire au PS au pouvoir !]. Le président de la République saura aussi évoquer les exigences qui sont les siennes pour l'avenir. Vu le grand bond en arrière que nous proposent les candidats de la droite - retraite à taux plein à 70 ans, suppression du tiers payant, disparition des hôpitaux de proximité, etc. -, il n'y aura pas photo ! Les programmes qui sont proposés, c'est l'irresponsabilité budgétaire et la régression sociale. [Touraine faisait campagne pour un candidat dont elle n'était pas sûre qu'il se représente... Même sa 'fake news' sur le comblement du trou de la Sécu ne lui faisait pas peur]

Le retour à l'équilibre est conditionné à des hypothèses de croissance assez optimistes... 
Le scénario économique est le même que celui que nous connaissons cette année. On me disait la même chose l'an dernier à la même époque, et nous avons fait mieux que prévu.

Il n'y aura donc selon vous aucun besoin de mener une nouvelle réforme des retraites ? 
Aucune ne s'impose aujourd'hui pour des raisons financières. Et puis, la réforme des retraites que j'ai portée va continuer de s'appliquer : la durée de cotisation augmentera avec l'espérance de vie, tout en permettant à ceux qui ont travaillé jeunes et dans des conditions pénibles de partir plus tôt.

Michel Sapin a indiqué que 1,5 milliard d'euros d'économies supplémentaires devront être trouvées sur les régimes sociaux. Comment seront-elles réalisées ? 
Il s'agira d'économies de gestion des caisses de Sécurité sociale, de mesures de lutte contre la fraude, de recettes nouvelles (notamment sur le tabac).

La Cour des comptes craint un dérapage des dépenses d'assurance-maladie en 2017... 
Chaque année la Cour tire la sonnette d'alarme et chaque année nous faisons mieux que prévu [le même argument est multi-usage]. Les réformes structurelles, moi, je ne me contente pas d'en parler, je les fais. Sur l'assurance-maladie, nous aurons réalisé 12 milliards d'économies en trois ans, avec 4 milliards d'économies nouvelles en 2017. Mais nous avons décidé de relever l'objectif de dépenses à +2,1 % l'année prochaine, car je veux pouvoir donner à la communauté des professionnels de santé une reconnaissance financière pour leurs efforts. Les médecins libéraux vont voir le prix de la consultation augmenter [sans que le trou de la Sécu ne se creuse !]. Les revalorisations à l'hôpital sont engagées : elles passent par le point de la fonction publique et des hausses en fonction des carrières, de 250 à 500 euros par an pour un infirmier, jusqu'à 480 euros pour un aide-soignant. Par ailleurs, un plan d'investissement pour l'hôpital va être lancé, dont une première tranche de 250 millions sera débloquée l'année prochaine.


Vous prévoyez certes 4 milliards d'économies, mais celles-ci sont toujours difficiles à identifier... 
Les efforts sont réels par rapport à la tendance naturelle de hausse des dépenses. Les économies attendues sur la mutualisation des achats hospitaliers, la promotion des génériques, le développement de la chirurgie ambulatoire, la maîtrise des prescriptions d'actes afin d'éviter la redondance... sont précisément chiffrées.

Comment ferez-vous face à l'arrivée des traitements innovants contre le cancer, après ceux contre l'hépatite C ? 
L'innovation est une chance pour les Français, et une source de transformation majeure de notre système de santé. Nous généralisons la télémédecine dans tous les territoires. Pour financer dans la durée les traitements innovants, nous allons créer un fonds pour l'innovation médicale [30 millions d'euros pour l'innovation organisationnelle : lissés par le développement de la chirurgie ambulatoire ?] qui permettra de lisser les pics de dépense. Nous pourrons ainsi accompagner la montée en puissance des nouveaux traitements, dont le bénéfice est majeur, en particulier contre le cancer, l'hépatite C, etc. Ce fonds sera doté de 800 millions d'euros à sa création, dont 200 millions seront dépensés dès 2017 pour absorber le choc de l'arrivée des immunothérapies contre le cancer. Ce fonds devra se reconstituer au fil des ans.

Se substitue-t-il aux mécanismes législatifs de régulation des prix des médicaments ? 
Non, nous allons reconduire les mécanismes de régulation existants en 2017.

La Cour des comptes pointe la dégradation de l'accès aux soins dentaires... 
J'ai demandé à l'Assurance-maladie il y a plusieurs semaines de négocier de nouvelles règles avec les dentistes. Je lancerai l'année prochaine un plan national pour renforcer l'accessibilité des soins dentaires. Je veux plafonner le tarif des prothèses et revaloriser les soins conservateurs. J'espère que la négociation qui vient de s'ouvrir permettra d'aboutir, sinon j'assumerai mes responsabilités.

Seuls 17 % des Britanniques fument, contre près d'un tiers des Français. Avez-vous été suffisamment loin dans la lutte contre le tabagisme ? 
S'il y a bien un combat que j'ai porté, c'est la lutte contre le tabagisme. Le paquet neutre est là et sera vraiment visible le 1er janvier après la période de transition dans les bureaux de tabac. J'ai promu l'information et la prévention, j'ai triplé l'aide au sevrage tabagique pour certaines populations... En novembre, nous lançons la campagne " mois sans tabac ", inspirée des méthodes anglo-saxonnes, où chacun encourage son voisin pour arrêter de fumer. En 2017, nous allons rapprocher la fiscalité du tabac à rouler de celle des cigarettes, ce qui augmentera le prix de 15 %.

Des députés de la majorité réclament une forte hausse du prix des cigarettes... 
Ils m'ont dit leur satisfaction avec cette mesure sur le tabac à rouler. J'ajoute que nous allons créer une taxe sur le chiffre d'affaires des distributeurs. Elle rapportera 130 millions par an, qui iront au nouveau fonds de lutte contre le tabagisme.

lundi 29 décembre 2014

Grève des médecins: leur ministre refuse de les entendre

Marisol Touraine affirme qu'elle ne cèdera pas

"Il y a un discours et la réalité du terrain"

La deuxième semaine de grève des généralistes et spécialistes contre le projet de loi santé du gouvernement a été marquée par l’entrée de SOS Médecins dans le mouvement. Dans un entretien avec le Journal du dimanche (JDD), le président de l’association, Dominique Ringard, revient sur les raisons de leur bataille.

Pourquoi SOS Médecins a [-t-il] rejoint la grève des médecins libéraux?
Nous avons des revendications en commun. Sur le tiers payant, par exemple. Dans l’absolu, nous ne sommes pas contre, car on le pratique énormément (30% des patients de SOS Médecins bénéficient de la couverture maladie universelle), mais nous nous opposons à sa généralisation. Cela revient clairement à fonctionnariser les médecins libéraux et rend les choses vraiment complexes. Les médecins ne seraient alors plus payés directement par le patient mais par la sécurité sociale et la mutuelle. Il faut pourtant savoir qu’il y a entre 600 et 800 mutuelles en France, que les impayés existent et que les démarchent prennent du temps… Un médecin déjà surchargé de travail n’a pas forcément le temps de vérifier si le remboursement a bien été effectué. Mais nous avons également d’autres revendications : on s’oppose à l’idée de supprimer les consultations libérales de nuit.

Cette prise de décision dépend-elle des directeurs d’agences de santé (ARS)?
En effet, elle passe par ces gouvernants. On se bat contre le pouvoir laissé aux directeurs des agences régionales de santé. Ils prennent souvent des décisions aberrantes. Cette nouvelle loi de santé va aggraver cette situation déjà critique. Officiellement, dans la région Nord-Pas-de-Calais et à Nancy (Lorraine), il n y’a plus de médecins de garde entre minuit et 8h. Si votre enfant fait une laryngite à 2h du matin, vous allez devoir patienter aux Urgences, souvent bondées. Les directeurs préfèrent supprimer les médecins et que tout le monde se retrouve à l’hôpital. Nous sommes foncièrement contre cela. Ce n’est même pas une question économique car si le patient a besoin d’une ambulance pour se rendre aux Urgences, cela représente presque cinq fois le coût du passage d’un médecin! Ce sont des décisions prises sans penser au coût global des soins et qui vont à l’encontre du bon sens. La réforme territoriale ne va rien arranger car des régions jusque-là épargnées vont être touchées.
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"Le gouvernement prend note mais rien ne bouge"

Concrètement, qu’est ce qui est mis en place pour les malades jusqu’à mercredi?
Quelque 1.000 médecins de nos 64 structures SOS Médecins ont été réquisitionnés. Il y avait tellement de patients que les gardes des grévistes ont été augmentées : jusqu’à mercredi, toutes nos antennes seront réquisitionnées, certaines en journée et la nuit, d’autres seulement la nuit. Les Urgences ont été engorgées et à SOS Médecins, le téléphone n’arrête pas de sonner [contrairement aux éléments de langage du gouvernement relayés par une certaine presse]. Les fêtes de fin d’année représentent une période extrêmement chargée. Dans l’Oise par exemple, la réquisition était prévue seulement le soir mais les médecins sont finalement venus dès 8h du matin. Il y a un discours et il y a la réalité du terrain.
i-télé n'a pas non plus utilisé
ses caméras cachées...
Le gouvernement reste pour le moment sourd à vos revendications?
On demande à ce  que la ministre revoie les choses : le gouvernement prend note mais rien ne bouge. Nous, nous sommes prêts à rencontrer Marisol Touraine. Elle assure que cette grève n’entraîne "aucune difficulté particulière" et que la fréquentation des urgences est "stable". Mais s’il n’y avait vraiment aucun problème, toutes les structures SOS Médecins ne seraient pas réquisitionnées massivement comme c’est le cas aujourd’hui. Je trouve ça inquiétant.

"Personne n’arrête d’être malade entre minuit et 8h !"

Demandez-vous le retrait total de ce projet de loi?
Nous voulons simplement que le projet, avant d’être examiné au Parlement en avril, soit aménagé et qu’il prenne compte de nos revendications, qui nous semblent justes et légitimes. On veut continuer à travailler 24h/24 comme on le fait depuis 48 ans, à aller voir des patients chez eux pour les soigner [ce que souhaitent les malades eux-mêmes]. Les populations les plus démunies vont clairement être les plus impactées, tout le monde n’a pas une voiture pour se rendre à l’hôpital. Dans la réalité, personne n’arrête d’être malade entre minuit et 8h !

Le pouvoir socialiste n'écoute pas non plus les patients

Combien de temps 
le mouvement va-t-il encore durer ?
Nous espérons pouvoir rencontrer Marisol Touraine [que le président n'a pas réquisitionnée pour entendre les médecins], mais nous nous battrons pour nos causes jusqu’à ce qu’elles soient entendues. La ministre doit recevoir le 12 janvier des représentants de généralistes. Nous verrons ce qui en sort car le ministère assure que la réforme reste "ouverte à tous les aménagements possibles".
 
Le syndicat médical MG-France appelle à la fermeture des cabinets le 6 janvier, nous [SOS Médecins] les suivrons. Car si le mouvement devait se terminer le 31 décembre, la contestation ne s’arrêtera pas. Nous allons nous battre pour nos patients et le bien de notre profession.

mardi 21 octobre 2014

Se faire vacciner en grande surface: une avancée ?

Les pharmaciens pourront-ils bientôt vacciner ?
Le projet de loi santé de Marisol Touraine considère que Leclerc ou Carrefour pourrait assurer un meilleur service de santé, que votre pharmacien de proximité, notament en matière de vaccination. Les risques éventuels d'allergie n'entreraient plus en ligne de compte que des pharmaciens en ce que la santé coûterait moins cher.

Vers un service de santé "low cost"
Dans cette optique d'un service de santé à deux vitesses, les plus défavorisés se poirraient se mettre entre les mains des hypermarchés, voire des supérettes.
Se faire vacciner par votre pharmacien de quartier - où d'ailleurs -, cela pourrait être possible dès 2015. Le projet de loi santé de Marisol Touraine prévoit d'autoriser en urgence les pharmaciens à pratiquer ce type d'acte, en lien avec le médecin traitant. Mais ce sera toujours ce dernier qui pourra prescrire le vaccin. Bilan : un remboursement de visite obligatoire au médecin prescripteur mais, vu la logique comptable du gouvernement socialiste, le risque - à plus ou moins brève échéance - de la suppression du remboursement de l'acte infirmier. 

Couvrir 95% des Français est un faux argument.
L'objectif affiché est de faire du vaccin un consommable comme le préservatif. notamment pour les personnes qui vivent dans des déserts médicaux, principalement les ruraux. Couvrir à terme 95% des Français est loin d'être le cas aujourd'hui chez les adolescents et les adultes, si l'on se rapporte aux données de l'Institut de veille sanitaire. Par exemple, concernant la grippe, seuls 50% des plus de 65 ans se vaccinent, alors que l'objectif est d'atteindre les 75% de couverture vaccinale. Or, la responsabilité de la vaccination appartient aux parents.

Des économies certaines. 

Passer par un pharmacien coûtera moins cher qu'une consultation chez le médecin traitant, si elles ne s'aditionnent plus... La rémunération du pharmacien de grande surface n'est pas encore fixée. Mais le tarif devrait être aux alentours de 10 euros - c'est ce que fait payer aujourd'hui un infirmier qui pratique un vaccin - contre 23 euros en passant par un généraliste, passage pourtant toujours obligatoire.

Quels vaccins ? Pour l'instant, on ignore le nombre et le nom des vaccins qui seront concernés par cette "délégation" aux pharmaciens de deuxième catégorie qui accepteraient de former un "sous prolétariat", parce qu'ils n'ont pas les moyens d'acheter leur propre officine ou ne peuvent hériter d'un parent, selon le ministère de la Santé. L'union des syndicats de pharmaciens d'officine affirme que le vaccin contre la grippe en fera parti.

Des pharmaciens au rabais devront être formés à la vaccination des populations xogènes. "Le Portugal a franchi le pas il y a six ans. Aujourd'hui, 80% de ses pharmaciens vaccinent, notamment contre la grippe", se félicite Philippe Gaertner, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France. Pas question, évidemment, de vacciner devant tout le monde, au comptoir! Les défavorisés ne sont pas des sous-hommes... Le pharmacien devra prévoir un espace de confidentialité dans son officine. 
Tout est pour le mieux



mercredi 25 septembre 2013

Nicolas Bedos, autre fils de... socialiste en garde à vue

Après les fils  Fabius et Touraine, 
celui de Guy Bedos

Nicolas Bedos, humoriste et chroniqueur de l'émission On n'est pas couché
Bon sang ne saurait mentir
Placé  en garde à vue dans la nuit de lundi à mardi pour conduite en état d'ivresse, il avait une nouvelle fois "insulté des policiers", selon des sources proches de l'enquête, confirmant ainsi une information du Point.fr.
"Il avait un taux d'alcoolémie un peu élevé et il a donc été placé en cellule de dégrisement après son arrestation", a précisé une des sources. A la sortie de la cellule de dégrisement, il sera placé en garde à vue pour "outrages", a-t-elle assuré.

Nicolas Bedos, 33 ans, a été contrôlé avec 1,66g d'alcool dans le sang, après être tombé de son scooter.

Un récidiviste
L'humoriste avait été condamné en juillet 2012 pour "injures publiques" envers les policiers, lors d'une émission sur Canal + diffusée en janvier 2011, comme dotés du "QI d'un poulpe mort". On ne saurait dire si l'argent de papa lui a permis d'obtenir son brevet des collèges...
Lors de cette émission, l'odieux gosse de riche avait raconté avoir passé deux nuits en cellule de dégrisement avec des "flics odieux", comparant notamment les policiers travaillant de nuit à des "abrutis, voyous en uniforme, racailles tombées du bon côté". 
Le ministère de l'Intérieur avait porté plainte après ces débilités.

mardi 10 septembre 2013

Le fils de Marisol Touraine en prison à la ...Santé pour extorsion de fonds

Thomas Fabius flambeur, Thomas Hollande entretenu, mais Gabriel Touraine au pain sec ! 

Maman est l'une des neuf millionnaires du gouvernement socialiste


La maman, ministre PS millionnaire
Grand banditisme au gouvernement 
Le fils de la ministre Marisol Touraine vient d'être incarcéré après une condamnation à une peine de prison ferme pour "extorsion de fonds" et " séquestration". Gabriel Reveyrand de Menthon, 22 ans, fils de l'ex-ambassadeur de France au ...Mali, Michel Reveyrand de Menthon, et de l’actuelle ministre des Affaires sociales et de la Santé, a été écroué au tout début du mois de septembre à la prison de la Santé à Paris. Sous les barreaux, le jeune voleur est éligible à la nouvelle "contrainte pénale".

Le père, ami du Tchad
Cette incarcération fait suite à sa condamnation, au mois de mars dernier, à trois ans de prison ferme par les juges de la 10e chambre correctionnelle du tribunal de Paris. Aucun appel n’avait été déposé.

Gabriel n'a pourtant pas été élevé à Marseille
L’affaire remonte au 2 mai 2011, pendant la campagne présidentielle...
La presse aurait-elle fait une rechute d'auto-censure de l'information sur les turpitudes des vertueux socialistes ?

Ce jour-là, vers 11h30, 
le fils de l’ex-présidente du Conseil général d’Indre-et-Loire est l'un des deux inconnus, visages encagoulés et munis d’une arme de poing factice,  qui s'en prennent à une faible femme de 59 ans, à  son domicile du XIIIe arrondissement. Les deux hommes menacent la victime avant de vouloir la bâillonner.
"Ils voulaient aussi m’attacher les mains, raconte la sexagénaire. Ils m’ont demandé ma carte bancaire. Je leur ai donné avec le code mais je me suis trompée, sous le coup de l’émotion. L’un d’entre eux est parti à la Poste pour faire un retrait au distributeur. Pendant ce temps-là, son complice me pointait le canon de son arme sur la tempe… Quand il a fini par revenir, il n’était pas très content parce que ça n’avait pas marché. Je leur ai alors dit que j’avais un peu d’argent chez moi, puis ils sont partis."

Gabriel Reveyrand de Menthon, alors âgé de 19 ans, et son complice font main basse sur 990 €. La vieille dame dépose plainte. Saisis de l’affaire, les enquêteurs du 3e district de police judiciaire (DPJ) ne tardent pas à remonter la piste du fils de l’actuelle ministre de la Santé. "Ils ont extrait une photo de la vidéosurveillance de la banque dans laquelle un des deux auteurs de cette agression a tenté de faire un retrait. Ce cliché a été montré au gardien de l’immeuble de la victime, confie une source proche du dossier. Ce dernier a reconnu le fils de Marisol Touraine qui possède un appartement dans un immeuble voisin de celui de la victime."

Interpellé le 12 octobre 2011, le fils de Marisol Touraine passe rapidement aux aveux. 
"Il a expliqué, au cours de son procès, qu’il avait fait ça parce qu’il devait rembourser une dette, poursuit la victime. J’ai été très choquée par toute cette histoire, même s’ils n’ont pas exercé de violences physiques à mon encontre. Je connaissais ce garçon de vue depuis de nombreuses années. Marisol Touraine m’a adressé une petite lettre dans laquelle elle m’a présenté ses excuses." 
Outre une peine de prison ferme — son complice a également écopé de trente mois de détention —, Gabriel Reveyrand de Menthon a aussi été condamné à verser à sa victime 3.000 € au titre de son préjudice moral et 990 € pour son préjudice matériel. "Ma cliente attend aujourd’hui d’être indemnisée", rappelle Me Emmanuel Raskin, l’avocat de la victime.

Sollicitée hier lundi, Marisol Touraine a fait répondre par son Cabinet qu'elle n'a " aucun commentaire" à faire sur cette affaire. 
L’avocate de son fils, Me Sophie Coupry, n’a pas donné suite à nos appels.
Le dialogue et la communication ne sont pas ce qu'en dit le sombre Ayrault.

Vol de voiture et consommation de cannabis non condamnés 

La vie chez  les aristos-bobos-socialos n'est pas un long fleuve tranquille
Le site internet du Point s'est fait l'écho la semaine dernière de l'étrange vol de la 407 de la ministre Marisol Reveyrand de Menthon-Touraine dans le XIIIe arrondissement. Volée dans la nuit du 30 au 31 août, elle a été retrouvée dès le lendemain non loin de son domicile.
Si ce n'est qu'entre temps, le véhicule avait été contrôlé en stationnement par la police, les clefs sur le contact avec deux jeunes passagers à bord qui avait décliné une fausse identité, tandis que selon les policiers flottait une forte odeur de cannabis à l'intérieur de l'habitacle
Le fils de la ministre interrogé par la police avait alors décrit un scénario rocambolesque auquel les enquêteurs n'avaient pas adhéré.

lundi 12 novembre 2012

Marisol Touraine est une menace pour les étudiants en médecine

Les conditions de travail des jeunes médecins  ne sont pas respectées... 

La concertation bloque
malgré les  promesses
du candidat Hollande
" Soixante heures environ. C'était une petite semaine…"
Vendredi, Marié était amère en quittant son service de cardiologie d'un hôpital de province. Celle qui débute ce lundi devrait être encore plus "petite". 

Comme beaucoup d'internes, Marie manifestera à Paris. 
Reçus vendredi au ministère de la Santé, les jeunes médecins n'ont pas été satisfaits par leur entretien avec Marisol Touraine. 

Absence de consultation des jeunes 
"D'abord, nous n'avons pas été associés aux négociations sur les dépassements d'honoraires", explique Etienne Pot, porte-parole de l'Inter-syndicat national des internes des hôpitaux (Isnih), qui regroupe 15.000 des 21.000 internes de France. 

"Surtout, ce sont nos conditions de travail qui posent problème…"

Du travail nuit et jour 

Pour détailler le problème, le syndicat avait emapporté au ministère l'enquête réalisée en septembre sur les conditions de travail de 7.500 internes
"20 % avouent qu'ils ne peuvent pas respecter le repos de sécurité après leur garde, affirme Etienne Pot. C'est un problème pour eux. Et surtout pour les atients…
Après chaque garde, les internes doivent, selon la loi, s'arrêter de travailler durant onze heures. "Lors de mon dernier stage, je n'ai pas pu le faire une seule fois", témoigne Marie.

Le docteur Jean-Marie Le Guen a encore dû avoir une poussée de tension. 
Ce député PS est maire-adjoint de Paris, chargé de la Santé publique et des relations avec l’AP-HP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris). Il a même présidé le Conseil d’Administration de l’AP-HP de juin 2008 à juin 2010.Quel motif foireux va-t-il encore invoquer pour excuser sa non-application des textes: 3 ans aux responsabilités n'ont pas suffi...

Ces jeunes-là n'ont pas l'oreille de Hollande
Marisol Touraine s'est contentée d'envoyer une circulaire. 
Elle a fait une piqûre de rappel de la loi aux agences régionales de santé (ARS). 


L'Isnih réclame la possibilité de sanctionner les établissements et les chefs de service. Marie admet que ses patients ne sont pas à l'abri d'une erreur de prescriptions: "Quand on bosse 36 heures non-stop, c'est dangereux ! "

C'est la méthode Touraine pour combattre la désertification des campagnes et reconstituer le tissu de la Santé en France ?



lundi 13 août 2012

Pendant les fermetures d'usines, Montebourg est à la plage

"Les fermetures d'usine se multiplient, la colère gronde"

Les élections présidentielles sont passées


Les syndicats d'ArcelorMittal positivent:
la "flamme de l'espoir" traverse symboliquement Florange, le 26 juillet 2012


Et c'était le titre du Monde, le 8 mars 2012, en campagne avec le PS

Depuis l'arrivée du socialiste Hollande à l'Elysée, les destructions d'emplois s'accélèrent.

La colère est-elle tombée ? Le 27 juillet, Le Monde titrait : " La mesure de Hollande contre la fermeture des usines bientôt appliquée ?" Le 23 juillet, après trois mois de gouvernance PS sans partage, le quotidien socialiste est certes interrogatif (voire un brin impatient), mais se projette toujours dans l'avenir, sans colère aucune.
Cette mesure miracle hollandienne consiste à contraindre un industriel à examiner les propositions de reprise, quand il se désengage d'un site. Mais que voit-on, que Le Monde ne voit pas ?
Ce texte de loi avait recueilli le soutien des ouvriers de l'usine ArcelorMittal de Florange. Pour une raison simple : Hollande avait fait sienne la revendication des syndicats du site. Or, la mise en garde de Lionel Nesta, directeur adjoint au département innovation et concurrence, à l'OFCE, n'a pas été prise en compte: "Empêcher la fermeture d'une usine a un effet bénéfique sur l'emploi à court terme. Cela peut sauver des emplois et on ne peut que s'en réjouir quand c'est le cas", avait expliqué ce chercheur, spécialisé sur les questions de dynamique industrielle. "Mais pour autant, cette mesure n'est qu'un effet d'annonce, car elle ne représente pas un projet de réindustrialisation sur le long terme", avait jugé Lionel Nesta. Ce dernier soulignant que les délocalisations ne concernent qu'une minorité d'emplois fermés en France. 

Hâtons-nous lentement

A l’issue de la réunion du vendredi 27 juillet à Bercy, les syndicats ont annoncé que 400 à 500 millions d’euros d’investissements étaient nécessaires à la relance des hauts-fourneaux de Florange. Selon le rapport dirigé par Pascal Faure et soumis le vendredi 27 juillet à Arnaud Montebourg, le site de Florange (filière chaude et froide) serait " viable, fiable et rentable ". Le communiqué de presse issu du ministère souligne la nécessité d’un " investissement rapide et significatif ", afin de ne pas compromettre l’avenir du site.
 

Or, depuis, c'est le silence radio le plus épais au ministère: le redresseur Montebourg est à la plage ! Officiellement, il passera dix jours avec ses deux enfants à  Montret, un trou où se situe sa maison  (surnommée avec justesse  "le cul de Saône-et-Loire"), jusqu'à la " fête de la rose" du "pâtre grec" (ci-contre, en 1982) à Frangy-en-Bresse, le 19 août, avec la participation de sa voisine en Bourgogne, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la santé, en vedette américaine. Selon les syndicats, le ministre s’est engagé à tenir une nouvelle réunion pendant la première quinzaine de septembre, afin de faire le point sur l’avancée de la situation.

Montebourg invente le "redressement négatif"




Nono a mieux à faire que de s'occuper du redressement positif 

Le jeune Rastignac avait baptisé son chien "Ubu", nous révélait en 2011 l'hebdo où sévit toujours la concubine du président dilettante... Le quinqua a conservé  une inconscience juvénile.

Les destructions d’emplois ne font plus la Une. Pourquoi ?


Le 13 novembre l’INSEE annonçait 5 500 emplois détruits et le 12 août 2012 la révision donnait, excusez du peu, 80 700, soit plus de 1500 % d’erreur. Un rapport de 1 à 15 ! (Le Monde

Quelle peut être la crédibilité d’un institut qui commet de telles erreurs ?

Cette nouvelle de mauvais augure démontre que la destruction d’emplois a atteint les petites structures, les entreprises de moins de 10 salariés. Elles avaient mieux résisté avant le tandem Hollande-Montebourg, sinon l'INSEE aurait fait une projection dans les estimations. Mais Nono Montebourde prolonge sa sieste sous les cocotiers. 


Dans son article, Le Monde assure évidemment que le chômage " n’a pas cru tant que cela au 3e trimestre"
, depuis que la gauche est au pouvoir. Si on veut bien croire que l'INSEE n'est pas inféodé, la raison de cet aveuglement est simple: les emplois détruits sont des CDI qui ont été en partie compensés par de l’interim, donc de la précarité non volontaire.

Perdre 80 000 emplois, cela ne semble plus être une information et ce d’autant que seulement 5 500 avaient été annoncés.

Naviguez dans la carte et cliquez sur les points pour plus d'information sur les fermetures annoncées et effectves d'emploi, en métropole, comme en outre-mer.
En bleu, les points où la destruction d'emplois n'est pas encore confirmée.
En rouge, les entreprises ayant fermé ou réduit le nombre d'employés. 
Selon Trendeo, au cours de la même période, il y a eu création de 75 000 postes. Soit un solde positif, au premier semestre 2012, d'environ 10 000 emplois supplémentaires. 
  Je ne fais rien et ça fait du bien."
Mais, à la rentrée, ça va faire mal  !




Art bourguignon: Saône-et-Loire,
 Anzy-le-Duc, ancienne église de la Trinité,
Hollande-Zayrault-Montebourg
 



Allez, bonnes vacances, bourriquet !