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mercredi 11 octobre 2017

Raquel Garrido accablée par de nouvelles révélations sur ses revenus non déclarés à l’Urssaf

La porte-parole de Mélenchon n’a pas transmis la déclaration de ses revenus pour l'année 2016

L'élue de La France Insoumise nie.

Raquel Garrido est à nouveau mise à nu par le Canard Enchaîné. 
Dans son numéro paru mercredi, l’hebdomadaire anarchiste affirme que l’avocate "n'a pas déclaré un sou de revenu à l’Urssaf en 2016". L'avocate franco-chilienne a ainsi été l’objet d’une "contrainte" de 6.113 euros à régler à l'organisme en mars 2016. 
Les avocats libéraux cotisent au RSI (régime social des indépendants) pour la protection sociale obligatoire des travailleurs indépendants, artisans, industriels et commerçants et professions libérales et pas seulement maladie, et à la caisse nationale des barreaux français (CNBF) pour leur retraite.

La juriste insoumise est-elle frappée de 'phobie administrative?
Malgré cet avertissement, Raquel Garrido aurait à nouveau oublié ses devoirs. Le 28 septembre, l’administration lui a rappelé ses obligations dans un courrier. "Nous ne sommes pas en possession de votre déclaration de revenus professionnels et de vos cotisations personnelles et obligatoires", déclare la lettre, citée par le Canard. En conséquence, l’avocate est désormais soumise à une "taxation d’office".

Raquel Garrido assure que "ces documents sont caducs ou erronés"

Résultat de recherche d'images pour "cORBIERE gARRIDO melenchon"Au journal dit 'satirique', la Franco-chilienne assure que, "contrairement à ce qu'imagine le Canard, ce n'est pas parce que je me suis mise en règle il y a dix jours : je suis à jour de mes obligations déclaratives de 2015 depuis des mois". 
La porte-parole de Mélenchon assure être désormais "à jour" - sous la contrainte - de ses "obligations déclaratives sur les revenus de 2016" et "de tous (ses) paiements URSSAF".
Les 29 URSSAF régionales (unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales) sont des organismes privés chargés d'une mission de service public, le "recouvrement" du régime général de la ...sécurité sociale. C'est-à-dire que Garrido s'était libérée des ses obligations de financement solidaire du régime général de la Sécurité sociale (régime de l'Assurance-chômage, Autorités organisatrices des transports, Fonds national d'aide au logement, fonds de solidarité vieillesse, CMU, régime retraite complémentaire, etc…).
Il n'empêche que Garrido fut dirigeante étudiante de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France – Indépendante et démocratique) et vice-présidente de l'association SOS Racisme...
Cette belle âme, une bonne cliente des plateaux de radio et de télévision, est inscrite depuis 2011 au barreau de Paris où elle est spécialisée dans le droit de la presse. Elle n'a pas trop galéré pour se constituer une clientèle : cofondatrice du Parti de gauche en 2008, elle est conseil juridique de Jean-Luc Mélenchon, notamment dans les contentieux face à Marine Le Pen, Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet et Alain Juppé. Elle est également l'avocate de Maryline Mélenchon, fille du camarade Jean-Luc. 
Le Canard n'épargne pas l'épouse Corbière (LFI) sur sa moralité

Dans le même article, l’hebdomadaire d'extrême gauche revient sur l’affaire des cotisations non réglées à la Caisse des retraite des avocats (CNBF), révélée dans son édition du 4 octobre.  Un communiqué de la CNBF avait affirmé que cette information sur Garrido (mot espagnol qui équivaut aux adjectifs élégant ou riche !) était "inexacte". 
Avec une cruelle ironie, le Canard mis en cause reconnaît une "inexactitude" sur l’intitulé des impayés. Il ne s’agissait pas de "cotisations sociales", mais de "32.215 euros de contribution aux droits de plaidoirie" dues à la caisse de retraite par la militante Insoumise. Un fac-similé du document l’atteste.

"Le Canard insiste, alors que la CNBF a fait un démenti", se plaint Raquel Garrido à l'AFP. 
"Il était totalement faux de dire que je n'avais jamais payé de cotisations ou de droits de plaidoiries depuis six ans, c'est-à-dire depuis ma prestation de serment". 
L'hebdomadaire "n'avance aucun document prouvant leurs dires sur ce point", estime l'Insoumise. La candidate du Front de gauche aux législatives de 2012 dans la 2e circonscription des Français établis hors de France (arrivée 4e - en Amérique Latine - avec 8,6 % des voix) assure que "le document produit ne correspond pas à la réalité".
Rendez-vous mercredi prochain : Le Canard se fait en effet du blé en distillant ses informations sur plusieurs semaines...
Le couple Garrido-Corbière vit toujours en ...HLM
Résultat de recherche d'images pour "cORBIERE gARRIDO"
Depuis plusieurs semaines, la chroniqueuse de l'émission 'Les Terriens du dimanche' sur C8 est au coeur de multiples affaires. La juriste internationale 
Raquel Garrido dénonce pourtant une forme d' "acharnement" (de classe" ?).Ainsi, ce mardi 10, le site Buzzfeed publia un nouvel article embarrassant pour le couple qu'elle forme avec le député Alexis Corbière (France insoumise).Elu en juin, le député Corbière (LFI) avait promis qu’il quitterait l’appartement HLM qu’il occupe depuis 2003 avec sa compagne et trois de leurs enfants. D'après Buzzfeed, plus de trois mois après son élection, le couple vit toujours dans ce logement social de 80m2 situé dans le XIIe arrondissement de Paris, contre un loyer de 1.200 euros environ. Une HLM est en effet une habitation à loyer modéré qui bénéficie d'un financement public partiel, direct (subvention) ou indirect... Il n’y a rien d’illégal à cela, si ce n’est que la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) demande, depuis 2009, aux élus et ministres de ne plus occuper des logements initialement voués à des ménages modestes.
Buzzfeed affirme que les courriers adressés au couple sont restés lettre morte. 
Résultat de recherche d'images pour "cORBIERE gARRIDO"
Au point que la RIVP a dû faire appel à un huissier. Du jamais vu. Alexis Corbière se défend : "Cette lettre n'appelait aucune réponse et il faudrait peut-être que je trouve un logement d'abord. (...) Je suis en train de chercher un logement mais, avec une famille de trois enfants, ça ne se fait pas en claquant des doigts." 

Faites ce que je dis, pas ce que je fais.
Un couple politique d'extrême gauche est au-dessus de l'éthique sociale.

vendredi 23 septembre 2016

Marisol Touraine : " Nous avons sauvé la Sécurité sociale " !

Marisol Touraine nous ment sur la Santé, comme Sapin sur le chômage

Le déficit du régime général sera ramené à 400 millions d'euros en 2017, affirme Marisol Touraine. 

Elle promet aussi 4 milliards d'économies sur l'assurance-maladie. Des nouvelles taxes instaurées sur l'industrie du tabac devraient y aider.

Vous aviez indiqué que le déficit de la Sécurité sociale serait moins élevé que prévu cette année. Qu'en sera-t-il en 2017 ? 
En 2017, le " trou de la Sécu " aura disparu. Le régime général, qui affichait 17,4 milliards de déficit en 2011, sera à 400 millions de l'équilibre. Pour un budget de 500 milliards, c'est l'épaisseur du trait. L'histoire de ce quinquennat, c'est la fin des déficits sociaux, grâce à des réformes de structure pour mieux répondre aux besoins des Français, et ce sont des droits sociaux nouveaux. La droite avait multiplié les franchises et creusé le déficit. Nous aurons sauvé la Sécu. L'équilibre de la Sécurité sociale, ce n'est pas qu'une affaire comptable. C'est un gage de confiance dans l'avenir de la protection sociale face aux risques de la vie. C'est rassurant pour les Français.

Comment se décomposent les comptes ? 
Dès 2016, l'amélioration est forte : 3,4 milliards de déficit, au lieu de 5,2 milliards annoncés en juin. En 2017, trois branches sur quatre seront à l'équilibre, l'assurance-vieillesse dégagera un excédent de 1,6 milliard. Et l'assurance-maladie est en très nette amélioration, avec un déficit qui passe de 4,1 à 2,6 milliards. Cela est dû à des réformes de structure, parfois difficiles, que j'assume [mais surtout F. Fillon, en matière de retraites], car elles ont permis d'améliorer les droits sociaux des Français. Je pense à la création du compte pénibilité [quel est le rapport avec la baisse des dépenses de la Sécu ?], aux départs anticipés à la retraite [les pensions de retraite coûtent d'autant plus], à l'augmentation jusqu'à 1.000 euros par an des prestations familiales pour les plus pauvres, à la généralisation du tiers payant, à la suppression des franchises médicales pour les plus modestes, à l'accès élargi à la CMU, à la hausse du RSA, à la prime d'activité. La droite, elle, polémique-t-elle, annonce la couleur du retour en arrière. [Et la troisième branche ?]

Vous visez les candidats à la primaire... 
Oui, tous les candidats à la primaire annoncent des déremboursements, des franchises et même des amendes pour les malades qui vont aux urgences. Ils jouent sur les peurs, en niant les résultats. Pourquoi continuer à alimenter les inquiétudes sur l'avenir des retraites alors que l'équilibre est rétabli durablement ? Désormais, on ne peut plus brandir l'argument du déficit pour justifier des politiques de régression sociale. La droite, en fait, porte une vision de la société qui privilégie l'assurance privée plutôt que la solidarité [poursuit-elle dans la polémique, pariant que l'avenir ne viendra pas la contredire].

Le Fonds de solidarité vieillesse reste néanmoins dans le rouge... N'est-ce pas erroné de parler d'équilibre ? 
Le déficit du FSV sera stabilisé à 3,8 milliards d'euros en 2016 et en 2017, sachant qu'en période de sortie de crise [supportée par le précédent quinquennat], les dépenses de solidarité pour les retraites sont plus élevées. Mais regardons le chemin parcouru : en 2011, le déficit du régime général était de 17,5 milliards, nous l'aurons réduit de 17 milliards sous ce quinquennat] 
La dette sociale a commencé de diminuer depuis 2015 et elle sera plus faible fin 2017 que fin 2011. Et cela, j'insiste, grâce à des réformes structurelles : allongement de la durée de cotisation pour les retraites, modulation des allocations familiales en fonction du revenu, réorganisation hospitalière sans précédent via les groupements hospitaliers de territoire, meilleure maîtrise du prix des médicaments...

Une grande partie de la gauche ne semble pas partager ce diagnostic et considère que François Hollande a mené une politique de droite... 
Ce qu'annonce la droite n'a rien à voir avec ce que nous avons fait [la question évoque ici les critiques de la gauche !]. Ce procès n'a pas de sens. La période électorale qui s'ouvre va nous permettre de mettre en valeur ce bilan [Puisse la présidentielle sourire au PS au pouvoir !]. Le président de la République saura aussi évoquer les exigences qui sont les siennes pour l'avenir. Vu le grand bond en arrière que nous proposent les candidats de la droite - retraite à taux plein à 70 ans, suppression du tiers payant, disparition des hôpitaux de proximité, etc. -, il n'y aura pas photo ! Les programmes qui sont proposés, c'est l'irresponsabilité budgétaire et la régression sociale. [Touraine faisait campagne pour un candidat dont elle n'était pas sûre qu'il se représente... Même sa 'fake news' sur le comblement du trou de la Sécu ne lui faisait pas peur]

Le retour à l'équilibre est conditionné à des hypothèses de croissance assez optimistes... 
Le scénario économique est le même que celui que nous connaissons cette année. On me disait la même chose l'an dernier à la même époque, et nous avons fait mieux que prévu.

Il n'y aura donc selon vous aucun besoin de mener une nouvelle réforme des retraites ? 
Aucune ne s'impose aujourd'hui pour des raisons financières. Et puis, la réforme des retraites que j'ai portée va continuer de s'appliquer : la durée de cotisation augmentera avec l'espérance de vie, tout en permettant à ceux qui ont travaillé jeunes et dans des conditions pénibles de partir plus tôt.

Michel Sapin a indiqué que 1,5 milliard d'euros d'économies supplémentaires devront être trouvées sur les régimes sociaux. Comment seront-elles réalisées ? 
Il s'agira d'économies de gestion des caisses de Sécurité sociale, de mesures de lutte contre la fraude, de recettes nouvelles (notamment sur le tabac).

La Cour des comptes craint un dérapage des dépenses d'assurance-maladie en 2017... 
Chaque année la Cour tire la sonnette d'alarme et chaque année nous faisons mieux que prévu [le même argument est multi-usage]. Les réformes structurelles, moi, je ne me contente pas d'en parler, je les fais. Sur l'assurance-maladie, nous aurons réalisé 12 milliards d'économies en trois ans, avec 4 milliards d'économies nouvelles en 2017. Mais nous avons décidé de relever l'objectif de dépenses à +2,1 % l'année prochaine, car je veux pouvoir donner à la communauté des professionnels de santé une reconnaissance financière pour leurs efforts. Les médecins libéraux vont voir le prix de la consultation augmenter [sans que le trou de la Sécu ne se creuse !]. Les revalorisations à l'hôpital sont engagées : elles passent par le point de la fonction publique et des hausses en fonction des carrières, de 250 à 500 euros par an pour un infirmier, jusqu'à 480 euros pour un aide-soignant. Par ailleurs, un plan d'investissement pour l'hôpital va être lancé, dont une première tranche de 250 millions sera débloquée l'année prochaine.


Vous prévoyez certes 4 milliards d'économies, mais celles-ci sont toujours difficiles à identifier... 
Les efforts sont réels par rapport à la tendance naturelle de hausse des dépenses. Les économies attendues sur la mutualisation des achats hospitaliers, la promotion des génériques, le développement de la chirurgie ambulatoire, la maîtrise des prescriptions d'actes afin d'éviter la redondance... sont précisément chiffrées.

Comment ferez-vous face à l'arrivée des traitements innovants contre le cancer, après ceux contre l'hépatite C ? 
L'innovation est une chance pour les Français, et une source de transformation majeure de notre système de santé. Nous généralisons la télémédecine dans tous les territoires. Pour financer dans la durée les traitements innovants, nous allons créer un fonds pour l'innovation médicale [30 millions d'euros pour l'innovation organisationnelle : lissés par le développement de la chirurgie ambulatoire ?] qui permettra de lisser les pics de dépense. Nous pourrons ainsi accompagner la montée en puissance des nouveaux traitements, dont le bénéfice est majeur, en particulier contre le cancer, l'hépatite C, etc. Ce fonds sera doté de 800 millions d'euros à sa création, dont 200 millions seront dépensés dès 2017 pour absorber le choc de l'arrivée des immunothérapies contre le cancer. Ce fonds devra se reconstituer au fil des ans.

Se substitue-t-il aux mécanismes législatifs de régulation des prix des médicaments ? 
Non, nous allons reconduire les mécanismes de régulation existants en 2017.

La Cour des comptes pointe la dégradation de l'accès aux soins dentaires... 
J'ai demandé à l'Assurance-maladie il y a plusieurs semaines de négocier de nouvelles règles avec les dentistes. Je lancerai l'année prochaine un plan national pour renforcer l'accessibilité des soins dentaires. Je veux plafonner le tarif des prothèses et revaloriser les soins conservateurs. J'espère que la négociation qui vient de s'ouvrir permettra d'aboutir, sinon j'assumerai mes responsabilités.

Seuls 17 % des Britanniques fument, contre près d'un tiers des Français. Avez-vous été suffisamment loin dans la lutte contre le tabagisme ? 
S'il y a bien un combat que j'ai porté, c'est la lutte contre le tabagisme. Le paquet neutre est là et sera vraiment visible le 1er janvier après la période de transition dans les bureaux de tabac. J'ai promu l'information et la prévention, j'ai triplé l'aide au sevrage tabagique pour certaines populations... En novembre, nous lançons la campagne " mois sans tabac ", inspirée des méthodes anglo-saxonnes, où chacun encourage son voisin pour arrêter de fumer. En 2017, nous allons rapprocher la fiscalité du tabac à rouler de celle des cigarettes, ce qui augmentera le prix de 15 %.

Des députés de la majorité réclament une forte hausse du prix des cigarettes... 
Ils m'ont dit leur satisfaction avec cette mesure sur le tabac à rouler. J'ajoute que nous allons créer une taxe sur le chiffre d'affaires des distributeurs. Elle rapportera 130 millions par an, qui iront au nouveau fonds de lutte contre le tabagisme.