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jeudi 26 janvier 2017

Istres: un porte-char, un camion et un tractopelle de l'armée de l'Air ont disparu

Ce matériel volé à la base militaire d’Istres reste introuvable depuis douze jours

L'armée de l'Air a constaté le vol entre le 13 et le 17 janvier
Istres : un camion militaire volé mi-janvier reste introuvable

Les autorités militaires recherchent toujours les deux énormes engins et le mystère reste entier à Istres (Bouches-du-Rhône). Ce mega vol d'un camion de marque Renault Premium, équipé d’une remorque porte-char sur laquelle se trouvait un tractopelle Terex TL210 appartenait au 25e Régiment du Génie de l’Air basé à Istres a eu lieu dans la nuit du 14 au 15 janvier dernier. Il ne sera constaté avant le 17.

Au moment des faits, le camion et la remorque étaient stationnés en dehors de la base aérienne 125.
Bien que ce convoi soit d’une taille particulièrement impressionnante avec plus de 10 mètres de long, le camion et l’engin de chantier n’ont toujours pas été retrouvés malgré l’enquête de la gendarmerie de l’Air.
 
Le rôle du Génie de l’Air est notamment la participation à la défense d'une base aérienne.

L'état d'urgence permet les vols mais ne facilite pas les recherches

La piste d'un trafic d'engins de chantier privilégiée. 
Le signalement de ce véhicule a été transmis à toutes les unités de police et de gendarmerie de l’Hexagone afin d’aider les enquêteurs à le retrouver, surtout dans le contexte d’attentats au camion-bélier commis l'an dernier, à Nice le 14 juillet - lorsqu'un camion conduit par un terroriste islamiste a fauché mortellement 86 personnes - et à Berlin le 19 décembre. Au point zéro des investigations, les autorités - et donc les enquêteurs de la gendarmerie de l’Air - se refusent à envisager la piste terroriste. En cette période de primaire socialiste, elles poussent en avant l'hypothèse d’un trafic d’engins de chantier à destination de l’étranger (le Mali ou la Syrie). L'Etat-PS n'écarte pas non plus l'idée un vol commis par des membres du... grand banditisme.
La base aérienne 125 a particulièrement sécurisée...
L’implantation historique, dès 1962, du centre d’essais en vol de Snecma sur la base aérienne d’Istres au centre de la direction générale de l’Armement (DGA), a permis le développement des moteurs de tous les avions de combat de Dassault Aviation (Mirage F1, Alphajet, Mirage 2000, Rafale) et dernièrement et jusqu’en 2012, celui du TP400 de l’A400M d’Airbus.
Au cours de l’exécution de l’actuelle Loi de Programmation Militaire (LPM), seulement 26 exemplaires du Rafale seront livrés aux forces aériennes françaises. Aussi, les marges de manoeuvre sont limitées pour l’armée de l’Air, qui a dû revoir ses plans. 

A la BA 125 d'Istres est basé l'escadron de défense sol-air 1/950 (Crau) qui est précisément "en dehors de la base aérienne 125", comme indiqué précédemment, sans autre détail...
Vu le manque d’indices qui permettraient de retracer la piste du véhicule, la gendarmerie de l’Air a demandé l’appui des policiers et des gendarmes de France en leur faisant parvenir le signalement des véhicules qui ont disparu. Face à un vol d’une telle ampleur, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian est particulièrement humilié, mais la presse aux ordres n'a pourtant pas ébruité l'affaire.


En effet, le 25e régiment du génie de l'air reste en guerre
Depuis 2013 au Mali, dans le cadre de l'opération Serval : accompagnement et soutien des forces militaires françaises sur les pistes de Bamako, Mopti-Sévaré, Gao, Kidal et Tessalit; 2013-2014 - Centrafrique, dans le cadre de l'opération Sangaris : améliorations sur la piste et les parkings de l’aéroport international de Bangui et aménagements du camp militaire de M'Poko (intégré à l'aéroport);en 2014 au Tchad, dans le cadre de l'opération Épervier (devenue opération Barkhane le 1er août 2014): travaux d'extension de la zone militaire de l'aéroport de N'Djamena;2014 au Niger, dans le cadre de l'opération Barkhane, agrandissement de la zone militaire de l'aéroport international de Niamey; réfection et extension, à partir du 5 novembre 2014, de la piste de Madama pour permettre le poser d'avions de transport tactique. Différentes unités du génie sont chargées de la piste et de l'édification de la base, dont le 25e RGA. La fin des travaux est prévue pour le printemps 2015, puis reportée au 1er juillet 2015.


Super Le Drian a ordonné une enquête de commandement auprès de l'Inspection générale des Armées, dans le but d'identifier d'éventuels dysfonctionnements ou risques pouvant peser sur le fonctionnement des armées. L'Inspection est composée de généraux des trois armées (Terre, Air, Marine), de la Gendarmerie nationale et de la Direction générale de l'armement.

Or, la base aérienne d'Istres accumule les négligences

pamas-20160925Après le vol d’explosifs, commis en juillet 2015, dans le dépôt de Miramas, tout proche, dans la nuit du 20 au 21 septembre, des armes ont été dérobées  sur la base aérienne 125 d’Istres. Le vol aurait "essentiellement" concerné des "armes de poing", mais, a priori, aucun munition n’aurait été dérobée. 

La piste terroriste n'était évidemment pas envisagée, mais aucune avancée de l'enquête n'est plus signalée.

jeudi 29 octobre 2015

Sivens: qui a fait disparaître la sculpture dédiée à Fraisse ?

Qu'est devenu la sculpture-hommage à Rémi Fraisse, 

La stèle en mémoire de Rémi Fraisse a été retirée dans la nuit de mardi à mercredi
 
La sculpture de 1,8 t et de plus de 2 m de haut s'est volatilisée. 
Erigée par des inconnus dans la nuit du 19 au 20 octobre à Sivens (Tarn) en hommage à Rémi Fraisse, tué il y a un an par une grenade offensive lancée par un gendarme et qui a enflammé un combustible dissimulé dans le sac à dos du "jeune  botaniste" qui n'était visiblement pas venu herboriser... Elle représentait une main en pierre de Castries sur laquelle est posée la planète Terre en roues de charrette de bois cerclées d'acier. Sous la stèle disparue, on pouvait lire: " Nous, humains, enfants de la terre, continuons le combat pour la vie."

"Elle a été enlevée cette nuit", a indiqué mercredi matin le lieutenant-colonel Sylvain Rénier, commandant du groupement de gendarmerie du Tarn. Des ayatollahs verts instrumentalisent l'écologie que leurs activistes radicalisent pour déstabiliser l’Etat et son prétendu "fascisme". Cette accusation de l'extrême gauche internationaliste est reproduite ici et là où il y a de la violence depuis Malik Oussekine (tué en 1986, lors de violentes manifestations contre la loi Devaquet et à qui la ville de Carhaix à érigé une stèle) et trouve ses stratèges chez les gauchistes qui ont aussi falsifié l’affaire Méric, autre militant d’extrême gauche, membre de l’Action antifasciste Paris-Banlieue (des antifa) et de Solidaires Étudiant-e-s (dont le noyau est la Fédération SUD Étudiant, des révolutionnaires trotskistes), à la suite de leurs rixes habituelles avec des Jeunesses nationalistes révolutionnaires d'extrême droite.

Dimanche dernier, des dizaines de militants étaient venues rendre hommage à Rémi Fraisse devant cette sculpture,
pour le premier anniversaire de sa mort.
Installée sur une propriété privée par un groupe d'activistes proches du militant qui s'était présenté comme "La Pelle Masquée", un réseau qui se consacre à la lutte contre la prospection par téléphone, portant atteinte à notre vie privée.
"Ce monument, avait-il déclaré, rend hommage à la mémoire de Rémi Fraisse tombé sous les tirs des gendarmes il y a un an et à toutes celles et ceux qui continuent à lutter pour l'environnement et l'humanité." 

L'oeuvre déparait-elle l'environnement naturel ?

Si la vue de la stèle peut paraître déplacée dans cet environnement, le fait que le monument ait été retiré "n'est pas une infraction", a précisé le lieutenant-colonel Rénier, et "il n'y a pas eu de plainte déposée". 

"La seule infraction est le fait que la stèle ait été
installée sur une propriété privée," propriété de la CACG (Compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne). 
Cette société est maître d'ouvrage délégué du projet de barrage contesté dans la zone humide du Testet riche en biodiversité, situé dans la forêt de Sivens, mais barrage utile aux agriculteurs de la zone. 
La CACG "avait envisagé un temps de déposer une plainte"indique le haut responsable de la gendarmerie, après la découverte de la sculpture. A la CACG, la responsable de la communication n'a pas souhaité polémiquer.

dimanche 22 mars 2015

Essonne: mise en examen d'un policier proche du ripou présumé du 36 quai des Orfèvres dénoncé pour un autre vol

Un collègue balance le ripou présumé du 36

Un policier de la sûreté départementale de l'Essonne
(de Guedj et Valls) a été entendu
Vendredi et pendant quarante-huit heures, les enquêteurs de l'inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, ont interrogé un proche de Jonathan Guyot - policier de la brigade des stupéfiants incarcéré depuis août 2014 pour le vol de 52 kg de cocaïne dans les saisies.  Il a été relâché sans poursuite après avoir fourni des renseignements qu'il avait jusqu'ici recelés. 

L'ex-policier des stups aurait déjà dérobé de la drogue à sa brigade 
Les investigations se poursuivent tous azimuts dans l'affaire du vol de 52 kg de cocaïne, au cours de l'été dernier dans les locaux de la prestigieuse police judiciaire parisienne située au 36, quai des Orfèvres à Paris. 
Or, fin janvier, un autre policier a avoué aux juges d'instruction que l'ex-policier des stups lui avait demandé, au mois d'avril 2014, de "vendre de la drogue" pour son compte. En fonction au commissariat du XIXe arrondissement et en poste à la brigade de nuit,  Patrick B., 31 ans, a accablé le principal mis en cause" en fournissant des informations sur ses agissements.

"Nous n'étions que tous les deux, il [Jonathan Guyot] m'a fait comprendre qu'il cherchait des sorties, donc des moyens de sortir de la came. Il n'a pas précisé les produits, ni les quantités, rapporte Patrick B. Je me suis demandé ce qui se passait, à quoi il jouait. Mais, pour moi, il était aux stups et il voulait se faire de l'argent. [...] J'ai répondu que je n'étais pas intéressé par cela, que j'avais d'autres projets dans la vie."

L'informateur pose toutefois les questions qui tuent
Et Patrick B. va plus loin : "Jonathan m'a dit qu'il avait environ un demi-kilo d'herbe de cannabis et environ 1 kg de résine de cannabis à faire partir, poursuit-il. J'espérais la moitié des gains, mais rien n'a été évoqué. Evidemment, il m'avait bien dit que je toucherais quelque chose. Je lui ai aussi demandé si on ne risquait pas de se faire attraper. Il m'a dit que c'était tranquille et sans risque. Qu'il n'y avait qu'un peu de matière. Il ne m'a pas dit d'où la drogue provenait. Cependant, je me doutais qu'il l'avait obtenue d'une manière ou d'une autre, de par son travail. En termes d'échantillon, il m'a filé une belle barrette de 10-12 g. Je vous avoue que j'ai essayé de trouver des clients par le biais de mes tontons [indicateurs]. Il m'a fallu environ une semaine pour me rendre compte que c'était un très mauvais plan de jouer à ça. C'était trop risqué: je suis quand même fonctionnaire de police. Je lui ai dit que c'était mort. Après cela, il ne m'a plus jamais sollicité."

Les policiers font alors le lien avec un autre vol déjà commis dans les locaux de la brigade des stups, entre le 21 mars et le 17 avril 2014. 

A l'époque, 130 g de cocaïne, 1,2 kg de résine de cannabis et 1.200 € en argent liquide, saisis au cours d'une affaire, avaient subitement "disparu"... "Maintenant, je fais le rapport entre ce vol et la proposition de Jonathan, entre les quantités et les dates, tout porte à croire que ça correspond", concède encore Patrick B. qui a été mis en examen avant d'être placé sous contrôle judiciaire.

Pendant ses auditions, Jonathan Guyot a également "chargé" plusieurs de ses ex-collègues de la brigade des stups. Entendu de nouveau au début du mois de février par les juges d'instruction, le brigadier, surnommé John, mais aussi Raptor ou encore Guillotine, a avancé l'idée que 
Jonathan Guyot, ex-policier 
de la brigade des stups
des "policiers du 36 voulaient le piéger", avant de donner le nom du groupe auquel ils appartenaient. Il a accablé ses anciens partenaires en expliquant qu'il avait entendu, pendant l'affaire de la saisie des 52 kg de cocaïne, des gardés à vue dire que certains pains avaient été dérobés. Jonathan Guyot a affirmé qu'au cours de la même opération ses ex-collègues "ont découvert la somme de 60.000 €". Mais il a sous-entendu lors de l'instruction que certains d'entre eux auraient dérobé une partie des sommes saisies.

S'il nie toujours le vol qui lui est reproché, Jonathan Guyot a présenté des excuses à sa femme et à ses proches : "J'ai accéléré ma mort et j'ai entraîné mes proches avec moi, reconnaît-il. Je leur ai fait faire des choses que je regrette et qui, aujourd'hui, me portent préjudice."

lundi 18 août 2014

Grand banditisme à Paris: un prince saoudien se fait braquer...

250.000 euros volés dans le convoi de limousines

Huit "personnes" ont mis la main sur un véhicule d'un convoi parti de l'ambassade saoudienne


Le ministre de l'Intérieur était d'astreinte
pendant les vacances du gouvernement
Il contenait une forte somme d'argent liquide et des documents bénéficiant de la protection diplomatique et consulaire.
Des hommes armés de fusils d'assaut - pour ne pas dire des kalachnikovs du 9.3 - ont attaqué le convoi d'un prince saoudien dimanche, vers 21h15, au nord de Paris, avant de réussir à prendre la fuite.

Les malfaiteurs auraient forcé l'une des voitures du convoi

Il était en route pour l'aéroport du Bourget, mais a dû s'arrêter sur le bas-côté du périphérique, au niveau de Porte de la Chapelle. Les hommes, qui n'ont pas tiré une seule balle, se seraient ensuite emparés du véhicule, relâchant un peu plus loin les trois passagers qui se trouvaient à bord.

Leur butin est estimé à près de 250.000 euros, et comprendrait d'importants documents diplomatiques, selon les victimes. Personne n'a été blessé. La brigade de répression du banditisme a été chargée de l'enquête.

Lolo Fabius va devoir présenter ses excuses, pardon, ses regrets! Un socialiste ne connaît rien aux excuses. Pas même sur des questions d'insécurité.
Sa pochette blanche en est toute chiffonnée !

vendredi 1 août 2014

Des œuvres "perdues" de l’Élysée retrouvées en vente sur eBay

Mediapart avait vendu la mèche sur son propre site

650 œuvres du Mobilier national ont été "perdues", mais pas pour tout le monde

L’inventaire de l'institution chargée de meubler les bâtiments officiels de la République a fait apparaître des pertes inattendues. On savait, depuis les révélations de Mediapart, que le mobilier de la République pouvait, parfois, subir les attaques de chiens présidentiels, comme ce fut le cas avec celui de François Mitterrand, mais on sait également aujourd’hui que les prédateurs à quatre pattes ne sont pas les seuls: il faut compter d'autres aux dents également longues.

Ce vendredi 1er août, Le Figaro nous apprend que certains objets ont été mis en vente sur Internet. Voici ce qu’écrit le quotidien :

De son côté, le ministère de l’Intérieur a repéré, sur eBay, des objets de la manufacture de Sèvres, issus de l’Élysée : un attaché militaire, en poste dans les années 1950, avait pris l’habitude de les offrir. Cinquante ans plus tard, des assiettes ont donc refait surface.
Selon le rapport annuel de la Cour des comptes, 32 œuvres des musées nationaux et 625 meubles du Mobilier national sont considérés comme "non vus", après les derniers inventaires effectués à l’Élysée entre 2007 et 2009.

"Sous la pression du ministère de la Culture, des plaintes sont désormais déposées en cas de disparition : elles sont même répertoriées sur son site dans un catalogue baptisé… Sherlock !", écrit encore Le Figaro.

Pas sûr que cela suffise. Comme le note le député PS René Dosière, "à l’Élysée, la gestion des entrées et des sorties est artisanale". Il ajoute :

Lorsqu’on dresse un inventaire, le Mobilier national n’a pas les mêmes chiffres que l’Élysée, qui n’a pas les mêmes chiffres que la Commission de récolement, liée au ministère de la Culture. Bref, c’est la pagaille.
Qui sont les indélicats?

Il aura fallu que Nicolas Sarkozy fasse détacher un conservateur du Mobilier national aux collections de l'Élysée et du fort de Brégançon. En principe, c'est lui et lui seul qui peut déplacer des meubles ou des objets. Il doit signaler la casse éventuelle, les besoins en réparation, etc. On sait que les meubles anciens, lorsqu'ils sont utilisés, sont fragiles. En dépit des précautions, il y a toujours des dégradations. La Cour rappelle d'ailleurs qu'il y a environ 500.000 euros de frais d'entretien et de restauration par an sur le mobilier des résidences présidentielles: une source de résorption du déficit public. Cela paraît beaucoup, mais en cas de besoin, tout est refait selon les règles de l'art, avec des matériaux spécifiques. Ce qui ne va pas, en revanche, c'est que, contrairement aux ministères ou aux ambassades, l'Élysée n'a pas de cadre juridique pour son mobilier.
Dans les ministères, les procédures sont très explicites: on ne peut pas emprunter ou rendre un meuble au Mobilier national selon ses désirs. Tout est fiché. D'ailleurs, si une disparition est constatée, des plaintes sont systématiquement déposées. 

Mais aucun meuble n'a été brisé à l'Elysée, dément le Mobilier national

Rue89 reconnaît que c'est le démenti "le plus surréaliste du moment". Il est vrai que ces quelques lignes ont de quoi faire sourire: le Mobilier National, prestigieuse institution qui a pour mission de meubler les bâtiments officiels de la République française, a précisé sur Facebook qu'aucun mobilier n'a été détruit lors d'une éventuelle scène de ménage entre François Hollande et sa concubine, Valérie Trierweiler, à l'Elysée.

lundi 28 juillet 2014

Nouvelle hausse des impôts indirects: 5,2% à La Poste

La Poste autorisée à augmenter ses tarifs en 2015

Hollande et Valls diront qu'ils n'y sont pour rien


Le gendarme de la régulation a endossé la responsabilité du gouvernement, vendredi. D'autant que cette hausse des tarifs de La Poste sera bien supérieure à l'inflation. Elle entrera en vigueur le 1er janvier 2015.

A quel prix seront les timbres et les colis? 
Si la nouvelle grille reste encore secrète, La Poste prépare les esprits en annonçant le feu vert de l'Autorité de régulation des télécommunications (Arcep) pour revaloriser ses tarifs compte tenu de ses difficultés financières

Plombée par  la chute des volumes de courrier et son incapacité à se réformer, La Poste avait demandé de pouvoir appliquer une hausse annuelle équivalente à l'inflation, majorée de 3,5% - contre seulement 1% jusqu'ici. 

Le 25 juillet, l'Arcep a annoncé sa validation de la demande de La Poste afin d'"assurer la pérennité du service universel" et de "donner à La Poste les moyens d'engager la transformation de son modèle de développement". 

Cet encadrement des tarifs postaux porte sur une période de quatre ans, de 2015 à 2018, se basant sur une augmentation annuelle moyenne des tarifs de 3,5 points au-dessus de l'inflation (pour laquelle l'Arcep a retenu un taux moyen de +1,7% sur la période) "soit une évolution nominale de 5,2%" au total, détaille l'autorité. 

Mais La Poste avait également, en raison de ses difficultés financières, demandé à pouvoir "consommer une partie significative de sa marge de manoeuvre tarifaire en début de période d'encadrement", c'est-à-dire pratiquer dès janvier 2015 une augmentation supérieure à celle prévue pour une seule année. 

L'Arcep a décidé d'instaurer un "plafond annuel", qui permet à l'entreprise d'utiliser dès le 1er janvier 2015 jusqu'à 50% de l'enveloppe globale prévue sur l'ensemble des quatre ans. 

Si La Poste indique "prendre acte" de la décision de l'Arcep, les augmentations précises et les tarifs demeurent inconnues: "Les nouvelles grilles tarifaires vont désormais être élaborées pour une mise en application le 1er janvier 2015; elles feront l'objet d'une communication au plus tard deux mois avant leur entrée en vigueur". 

L'Arcep convient que son feu vert à l'évolution des prix "constitue une hausse tarifaire sensible" mais estime également qu'elle "paraît compatible avec le principe d'abordabilité des offres du service universel" avant d'enchaîner que "s'agissant des ménages, la hausse ne devrait toutefois pas peser significativement sur leur budget: la consommation moyenne en services postaux par an et par ménage est de l'ordre de 46 euros". 

Commentant cette annonce, la CGT, premier syndicat du groupe, a jugé que La Poste et l'Etat actionnaire majoritaire, "s'apprêtent à faire les poches des Français".

La Poste est-elle une pétaudière  ?

Une rocambolesque affaire d'archer crée un malaise.
Un archet égaré dans les circuits postaux il y a deux ans, d’une valeur de 3500€, a été mis aux enchères cette année sur internet… par la Poste elle-même. Une boule puante pourrit l'atmosphère et SUD, le syndicat trotskiste du  NPA, n'y est cette fois pour rien, a priori.
Les media posent les questions qui fâchent : "Des employés de La Poste indélicats auraient-ils dérobé l’objet?" se demande Le Figaro, "La défiance de certains à l’égard de La Poste ne risque pas de diminuer avec ce genre d’histoire", commente Le Nouvel Obs, "Gonflée La Poste!" s’insurge 20 Minutes… La Poste n'est plus ce qu'elle était. 

La Poste met en cause la clientèle
Elle assure en effet qu’ "à aucun moment, au cours des échanges avec le service clients, la valeur de l’archet n’a été mentionnée". La Poste alourdit encore la barque, plombant un peu plus son image. La vieille dame indigne ajoute même "qu’elle n’est pas spécialiste de l’estimation des objets trouvés"... Celle qui fut une institution se déconsidère pour de multiples raisons, dont la légèreté de son comportement et de l'évaluation de la gravité des faits (suspicion de vol: comment l’objet "perdu" s’est-il retrouvé dans une cyber-vente aux enchères de La Poste…). La Poste n’a visiblement pas pris la mesure de sa responsabilité: nempathie envers la victime, ni aucune esquisse d’excuse.

S'il faut sauver La Poste, encore faut-il qu'elle le mérite 
Et les syndicats qui la co-gèrent - la CGT (29%), SUD (22%) et FO (18%) - refusent leur part de responsabilité. Bien au contraire, ils font monter ce sentiment que les responsables, ce sont les autres: la direction de cette société anonyme, mais aussi les usagers, puisque cette SA bénéficie de capitaux publics: la contribution fiscale de certains, lesquels subissent la double peine de l'impôt direct et de l'impôt indirect.

lundi 19 mai 2014

Avis de recherche d'un fourgon de police perdu

La police ne retrouve plus son fourgon

Le véhicule porté disparu appartient à une compagnie de 
Vaucresson
Prière de lui rapporter. Il était en opération sur une autoroute fréquentée des Hauts-de-Seine, lorsque Nanard Cazeneuve l'a perdu de vue.  

Il reste introuvable depuis une dizaine de jours et la compagnie des CRS de Vaucresson se désespère. A-t-il été égaré ? Les policiers sont-ils victimes d'un vol ? Seule certitude, aujourd'hui personne ne sait où se trouve le panier à salade de la CRS.

Un véhicule même pas banalisé 

Ce gros fourgon de CRS ne peut pourtant passer inaperçu. Il sert à patrouiller sur l'autoroute, à signaler les accidents avec ses gyrophares et ses grandes flèches lumineuses oranges. Il est du type Trafic Renault, dûment siglé "police". Il se serait mystérieusement volatilisé alors qu'il était garé dans une enceinte ...sécurisée, sur le parking de la compagnie. Mieux encore: aucune trace de sa dernière sortie ne figure sur le registre de la caserne.
 
Le fourgon inscrit au fichier national des voitures volées. 
Les fourgons de police ne livrent plus
les poulets à domicile, ni inversement
Depuis dix jours, plus le temps passe, plus le ministère de l'Intérieur est embarrassé et ridiculisé. Les CRS espèrent qu'il s'agit "juste" d'un petit oubli, d'une étourderie: un policier stagiaire qui n'aurait pas reçu les ordres et contre-ordres, qui aurait perdu le nord ou qui se serait trompé d'unité. La hiérarchie craint "juste" que ce fourgon ait servi à un hold-up de poulet halal. 
Ainsi, les CRS  ont dû se résoudre à aller enfler les statistiques nationales des voitures volées… une innovation de la maison Poulaga pour un véhicule aux couleurs de la police. Comment voulez-vous que Taubira respecte La Marseillaise

dimanche 6 avril 2014

Seine-Maritime: un gang de jeunes tortionnaires démantelé près de Rouen

Dans le fief de V. Fourneyron, ex-ministre socialiste des Sports et de la Jeunesse

Une effroyable affaire de sadisme juvénile,
rapportée par Paris-Normandie ce samedi. 

La brigade criminelle de la Sûreté départementale a démantelé un véritable gang de onze jeunes, âgés de 15 à 20 ans, suspectés d'avoir mis en coupe réglée une cité entière de Petit-Quevilly, une ville de l'agglomération de Rouen, dont Valérie Fourneyron était la députée-maire jusqu'en 2012.  

Pendant plus de deux années, entre janvier 2012 et le début de cette année
Un juge d'instruction vient de les mettre en examen pour "tentative d’homicide", "séquestration ", "extorsion aggravée" et "vol avec violences". Six d'entre eux, composant le noyau dur du groupe, ont été mis sous les verrous, les autres ont été placés sous contrôle judiciaire.

Le meneur du groupe est un mineur de 17 ans connu de la justice et de la police qui, jusqu’à son interpellation, vivait avec sa mère et ses frères dans l’un des immeubles de la cité. Affublé par ses copains du nom d’une célèbre marque de gâteau, l’adolescent donnait les ordres et prenait une large part dans les exactions. Un autre mineur, âgé lui de 15 ans, semblait également être un élément dominant au sein du gang. La Criminelle l’a arrêté dans un foyer situé dans le Nord de la France. Quelques heures plus tôt, il venait de planter un coup de couteau à un éducateur, après s’être battu avec un autre pensionnaire.
Dans la cité quevillaise, les habitants, au courant des faits et qui acceptent de se confier, se disent « bien contents » du dénouement. 

Un gang de barbares s’est acharné sur des personnes vulnérables

Des victimes isolées ou déficientes mentales
De janvier 2012 au début de l'année 2014, ces jeunes barbares a fait vivre "un véritable calvaire à une dizaine d’habitants", rapporte le journal. Le mode opératoire était toujours le même. Les jeunes bourreaux s'introduisaient au domicile des victimes, des personnes le plus souvent isolées ou souffrant de déficience mentale, pour la plupart placées sous curatelle, puis finissaient par s'y installer durablement, comme dans de véritables squats où elles étaient insultées, humiliées, séquestrées, battues,

Selon les faits rapportés par Paris-Normandie, les malheureux locataires de cette cité HLM étaient ensuite "insultés, humiliés, séquestrés, battus". Cigarettes écrasées sur le corps, coups de batte de baseball, crânes rasés de force, aspersions d'urine : des sévices physiques et psychologiques qui mettent en cause les autorités locales et les services sociaux, comme le système scolaire.
 
Ces jeunes sauvages se sont de surcroît livrés à des vols, des extorsions de cartes bancaires et des dégradations. Ils vivaient donc au-dessus de leurs moyens, sans intriguer le voisinage. "Si les faits sont avérés, nous avons affaire à des voyous ! Des sauvageons ! Des dégénérés !", a commenté une source judiciaire, citée par le quotidien.

Mineurs et majeurs encourent la Cour d’assises et jusqu’à 25 années de réclusion criminelle.
Dans l’attente de leur procès, six des onze suspects ont été écroués en maison d’arrêt par un juge des Libertés et de la Détention; les autres ont été placés sous contrôle judiciaire.

vendredi 27 décembre 2013

L'humoriste Mustapha El Atrassi dans une affaire de vol et d'insultes

Un agent SNCF porte plainte contre l’humoriste El Atrassi

La disparition d’un téléphone portable est à
 l’origine de l’affaire, dimanche dans un TGV Paris-Évian

Le vol signalé par son propriétaire, les contrôleurs se mettent en quête du portable en le faisant sonner. Quelques minutes plus tard, le téléphone est localisé sur l’amie de Mustapha El Atrassi, qui aurait confié l’avoir trouvé. D’après l’entourage du comique, le smartphone était sur sa cuisse, sans intention manifeste de le dissimuler et "encore moins de le voler." L’histoire aurait pu s’arrêter là dimanche. Mais la vedette aurait pris la mouche, bien qu'a priori assoupie au moment de l’échange entre son amie et les agents SNCF. 
Insultes ? Menaces ? Le ton serait en tout cas suffisamment monté pour motiver un dépôt de plainte contre l’humoriste.

"C’est quelque chose qui a été monté en épingle à partir de rien"
"Ridicule" Mustapha El Atrassi prend l’incident de haut par l’intermédiaire de son producteur .  "C’est quelque chose qui a été monté en épingle à partir de rien. Mustapha est sur scène depuis l’âge de 11 ans [où le travail des enfants est-il autorisé?]. S’il veut quelque chose, il peut l’acheter lui-même, il n’attend rien de personne ! [Sinon du public?] Ce n’est certainement pas un voleur", défend Nicolas Demare, bien qu'il n'avance aucune preuve factuelle.  En vacances dans sa belle-famille dans la région d’Évian, le comique, qui n’a pas souhaité réagir directement, ne serait en tout cas "pas plus perturbé que ça, par cette histoire très bête." Toujours moins que la victime du vol... 

"Un incident verbal" avec l’humoriste Mustapha El Atrassi a justifié le dépôt d'une plainte en début de semaine, rapporte la SNCF.
Après des débuts en France aux côtés de Laurent Ruquier, comme chroniqueur chroniqueur dans les émissions On va s'gêner sur Europe 1 ou On a tout essayé et On n'est pas couché sur France 2, le franco-marocain se produit actuellement au Splendid.

La journaliste et animatrice Anne-Élisabeth Lemoine, 43 ans, alors en couple avec l'animateur de 28 ans, porta plainte contre lui en 2007 pour coups et blessures.


Aucune information sur les suites données au vol présumé du portable
Une plainte a-t-elle été déposée?


mercredi 11 septembre 2013

Favoritisme: Christiane Taubira a-t-elle fait pression sur la justice ?

Rétention d'information:  Mediapart, le Canard et Libération n'en ont rien dit... 

Le  pire n'apparaît pas au casier de Taubira 
L'ancienne et la nouvelle:
E. Guigou fait la bise à Taubira
La  garde des Sceaux  vient de réaliser la pire audience de l’émission Des paroles et des actes, sur France 2, le 5 septembre.

E
n accéléré et par surprise, la ministre de la Justice a fait passer par la force un texte qui autorise le mariage entre personnes du même sexe, mettant ainsi l'institution du mariage et le Code Civil en péril.

La garde des Sceaux s'apprête maintenant à proposer des peines de substitution pour les personnes condamnées à moins de cinq ans de prison


Une révélation de Valeurs Actuelles

Taubira et Touraine copinent
pendant les débats
Taubira a une haute idée de l'indépendance de la justice
Si on remonte douze années en arrière,  alors qu'elle était députée de Guyane, Christiane Taubira avait tenté de faire annuler la condamnation d’un de ses fils pour complicité de vol par le tribunal de Bourges, avec dispense de peine

Est-ce ce qui s'appelle du trafic d'influence?
Dans un document en date du 5 février 2001 que Valeurs actuelles a pu consulter, elle demandait de faire procéder à une "annulation" (sic) de ladite condamnation. Motif : "À chaque fois qu’il subit un contrôle d’identité, la consultation du fichier provoque sa conduite au commissariat." 
Comme en avril 1999, où un épisode analogue avait, dit-elle, conduit des passants à venir témoigner en sa faveur. 

Lebranchu manifeste ici avec Hollande
devant son ancien ministère en 2007
pour être reçue par R. Dati,
sachant qu'elle est en Chine!
On ignore si Mme Taubira avait obtenu satisfaction de Marylise Lebranchu, alors ministre de la Justice de Jospin et actuellement ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique...
Lebranchu aura à coeur d'éclaircir cette affaire.
A moins qu'elle refuse de communiquer, comme c'est le cas de Marisol Touraine à propos de son fils -le jeune Gabriel Reveyrand de Menthon-Touraine- emprisonné pour extorsion de fonds et séquestration d'une vieille dame... Comme sa maman, il est à la Santé !

"Selon que vous serez puissant ou misérable
 les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."
Jean de la Fontaine

Du laxisme à l'auto-défense: un bijoutier tue son braqueur à Nice

Le commerçant était attaqué pour la deuxième fois

Après Colombes, Nice, autre ville UMP ciblée, comme Marseille

Un bijoutier a dû se protéger en ouvrant le feu sur ses agressurs armés. L'un des deux braqueurs qui venaient de le dépouiller ce mercredi matin à Nice est resté sur le carreau. L'autre a été placé en garde à vue. 

L'attaque s'est déroulée vers 9 heures à quelques mètres de la bijouterie "La Turquoise", située rue d'Angleterre, au centre de Nice.

Le malfaiteur abattu est âgé d'une vingtaine d'années

Il est décédé au sol, au niveau de la rue d'Italie, après plusieurs minutes de massage cardiaque.

Trois ou quatre coups de feu en pleine matinée
Les  coups de feu ont été tirés en pleine rue, derrière l'église Notre-Dame, mettant en danger les passants. Des témoins ont affirmé avoir vu le bijoutier poursuivre à pied deux "hommes" sur un scooter.

Une version contredite par le fils du bijoutier qui explique que son père a tiré depuis la bijouterie. 
Des images de videosurveillance auraient également filmé la scène. Selon les premiers éléments de l'enquête, le bijoutier venait d'être cambriolé par les deux hommes. Il leur a ouvert le coffre et donné des bijoux. Un fois les braqueurs sortis de la boutique, le commerçant - depuis la boutique ou plus loin - a ouvert le feu avec son pistolet automatique 7.65.

Le malfaiteur abattu avait deux armes sur lui.
Le passager du scooter a été touché. Il est tombé du deux-roues, tandis que le conducteur prenait la fuite, abandonnant son complice et une partie du butin trouvé sur sur lui. 
La piste du deux-roues, un T-Max, a été perdu au niveau du boulevard Carlone à Nice.

La victime a été placée en garde à vue
Le bijoutier a été placé ce mercredi en garde à vue pour "homicide volontaire". Agé de 67 ans, son identité a été publiée, tandis que celle du voleur a été dissimulée.

Le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi dénonce l'insécurité grandissante en France:
"La mort d’un homme est toujours une tragédie (...) Mais il faut malgré tout comprendre la situation. Les commerçants vivent dans l’angoisse de subir un braquage ou une agression, souvent pour quelques centaines d’euros, partout en France", établissant en outre un parallèle avec la mort récente à Marignane d'un retraité qui avait tenté de barrer la route à deux braqueurs.
Quant au député et président du Conseil général UMP, Eric Ciotti, il interpelle également le gouvernement. "Je tiens à faire part de ma plus vive émotion suite au braquage qui s’est produit ce matin à Nice. L’enquête permettra d’établir les conditions exactes dans lesquelles s’est déroulée véritablement cette fusillade.(...) Je comprends les réactions et témoignages des commerçants et bijoutiers azuréens qui vivent désormais dans la peur de l’agression", écrit le président du Conseil général des Alpes-Maritimes.
"Le fait qu’un commerçant, victime de plusieurs actes délictueux, soit amené à faire l’usage de son arme à feu démontre, hélas, la perte de confiance de bon nombre de nos concitoyens dans les institutions qui doivent les protéger. (...) Le complice du braqueur tué ce matin doit être activement recherché pour être présenté au plus vite à l’autorité judiciaire et répondre ainsi de ses actes. 
Je demande enfin à [ce] que le Gouvernement prenne toutes les dispositions utiles pour assurer la sécurité et la tranquillité des commerçants des Alpes-Maritimes, victimes de la recrudescence des vols et des agressions armées", conclut Eric Ciotti.

Le bijoutier faisait face à un deuxième cambriolage en un an
La bijouterie "La Turquoise" avait été la cible d'un cambriolage à la disqueuse en septembre 2012. Les malfrats avaient découpé le rideau métallique avec l'engin et avaient ensuite forcé la porte. ils ont enfin brisé trois vitrines pour faire leur razzia, à 4h00 du matin. Le préjudice avoisinerait 25.000 euros.
Les auteurs ont depuis été condamnés, mais  restent néanmoins anonymes.

Pour mémoire

Christian Estrosi avait pris un arrêté "anti-attroupement" quartier Notre-Dame, lieu du drame actuel"Afin de diminuer les actes malveillants, les incivilités et le sentiment d'insécurité", et avec pour objectif de "protéger la circulation dans l'espace public."
Cet arrêté, qui cible les rues d'Angleterre, de Suisse, d'Italie, Trachel et de Belgique, expliquait-il, donnera la possibilité aux forces de l'ordre de verbaliser et d'évacuer les regroupements portant atteinte à la tranquillité, la sécurité ou la salubrité publiques. Cet arrêté concerne les plages horaires de 7 h à 10 h et de 17 h jusqu'à minuit.
Le maire justifiait ainsi cette décision : "Avec les messages de laxisme adressés depuis des mois par le gouvernement, et notamment la Garde des Sceaux, la délinquance augmente et les incivilités explosent. En février à Nice, les atteintes aux personnes sont en hausse de 15,90 %, les coups et blessures volontaires de 33 %, les cambriolages de 15 %, les vols à la tire de 30 %, ceux avec violence de 10 % et ce malgré les effets des 762 caméras de vidéo-protection que j'ai mises en place. "
Et d'ajouter : "Les Niçois sont exaspérés par ces personnes qui se regroupent et stagnent pendant des heures en occupant abusivement les trottoirs de la ville et en les empêchant de circuler librement. À partir du moment où une dizaine d'individus gênent par leur présence et leurs petits trafics la vie des Niçois dans une rue, il est de ma responsabilité de donner les compétences nécessaires aux forces de l'ordre pour faire cesser cette situation. Comme je l'ai fait avec l'arrêté anti-mendicité, l'arrêté interdisant la consommation d'alcool sur la voie publique, l'arrêté sur les épiceries de nuit ou encore le couvre-feu des mineurs, je souhaite donner un outil de plus à ma police municipale."

Lorsque, le 5 mai 2009, Christian Estrosi avait déposé une proposition de loi visant notamment à "renforcer la lutte contre les violences de groupes", le Syndicat de la Magistature (SM, gauchiste) avait piloté l'action du collectif Liberté Égalité Justice (CLEJ), un rassemblement de syndicats et d'organisations contre les dérives sécuritaires. Avec DAL, la LDH, le PCF, la FSU et la FCPE, le NPA, les Verts (EELV) et le PS, etc... ils avait dénoncé la création de ce délit, évoquant une"résurgence aggravée de la tristement fameuse 'loi anti-casseurs', est à la fois totalement inutile pour lutter contre la délinquance et très dangereuse pour les libertés publiques."

JJ Urvoas, penché sur Taubira,
lors du débat sur le mariage homo
Le socialiste Jean-Jacques Urvoas écrivait en 2009: "Nous avons développé nos convictions : contre les zones de non-droit : la police de quartier, contre l’impunité : la sanction immédiate, contre les violences juvéniles : la prévention précoce, contre la loi du silence : de nouvelles protections sur les victimes."
Aujourd'hui, président de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République de l'Assemblée nationale,
Urvoas dispose d'une majorité dans toutes les instances pour faire avancer ses idées: qu'avec Manuel Valls,  après 16 mois de pouvoir sans partage, il passe à l'action...