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vendredi 28 juillet 2017

Assemblée : l’examen du projet de loi "confiance dans l’action publique" tourne à la cata

Nouvelle foire d’empoigne à l’Assemblée nationale

L’incompétence des élus de la majorité présidentielle bloque l’examen du projet de loi "confiance dans l’action publique", jeudi.

Les députés n'ont plus de mots assez sévères pour qualifier la séance levée à 1 h 30, vendredi 28 juillet : catastrophique", "dramatique", "du jamais vu"… Pas exactement ce que les jeunes novices prétentieux, triés sur le volet par Delevoye et Macron, nous promettaient. L’examen du projet de loi 'confiance dans l’action publique" a viré à la foire d’empoigne au Palais-Bourbon. Des mines défaites s’enfoncent dans la nuit parisienne, atterrées.

Quelques heures plus tôt, les plus optimistes ou allumés ambitionnaient pourtant de terminer l’examen du texte, en deux volets – une loi ordinaire et une loi organique – dans la nuit. En trois jours de débats, les députés n’avaient étudié qu’un tiers des amendements déposés sur ce projet, pilier du début de quinquennat d’Emmanuel Macron. Les travaux avaient été considérablement ralentis par des incidents de séance provoqués par l'amateurisme de vice-présidentes inconscientes de leur incompétence. Liens PaSiDupes: 

Les tensions ont éclaté sur les bancs de l’hémicycle dans la nuit de jeudi à vendredi. 

Au perchoir, l’un des vice-présidents LREM de l’Assemblée, considéré comme l’un des plus solides - a priori, au vu de ses manières cassantes - , Hugues Renson, a lamentablement cafouillé comme plusieurs de ses collègues, novices comme lui dans cet exercice, ajoutant à l'accablement de ses collègues déjà éprouvés ces derniers jours par une série de démonstrations que la parité n'est pas une avancée en soi et qu'il ne suffit pas d'être une femme (Carole Bureau-Bonnard ou Danielle Brulebois) pour faire mieux qu'un homme, fût-il cadre supérieur d'entreprise publique de 39 ans. Renson avait nettement devancé, au premier tour, Jean-François Lamour (28,08 %), son rival républicain, député sortant et ancien ministre : les électeurs sont-ils bons juges ? Interrogé par Le Point, le candidat Renson raillait ceux qui recommandaient de ne pas voter pour Emmanuel parce qu’il ne disposerait pas d’une majorité large et solide, voire compétente et ne voyait aucun inconvénient à une chambre monocolore...
Élu à l'Assemblée, voteriez-vous toutes les lois proposées par le gouvernement ?
Tous les candidats de La République en marche se sont engagés à soutenir le programme présidentiel d'Emmanuel Macron, avec six priorités : la culture et l'éducation ; la valorisation du travail ; la modernisation de l'économie ; la rénovation de la démocratie ; la sécurité ; les relations internationales. C'est sur ces chantiers que nous nous engageons. Mais notre groupe parlementaire laissera la part belle au dialogue et à l'enrichissement des projets de loi. Certains nous disent : "Je voterai ce qui est bon, et pas ce qui n'est pas bon"… Si ce n'était pas déjà le cas, c'est très inquiétant !
A plusieurs reprises cette semaine, François de Rugy, président de l’Assemblée, est apparu en sauveteur, venu reprendre les travaux en main dans des moments de défaillance des président(e)s de séance.
Ainsi, peu après 23 heures jeudi, l’ambiance était à nouveau électrique. Les députés examinaient un point anodin : l’instauration d’un médiateur du crédit pour faciliter le financement des campagnes électorales. Mais la conduite du vote sur un amendement défendu par le MoDem suscita une contestation. Les députés de La France insoumise (LFI), d’abord, se sont indignés de l’attitude du président de séance, tandis qu’Olivier Faure, patron du groupe Nouvelle gauche (ex-PS), cherchant un recours, proposa à la ministre de la Justice d’autoriser un nouveau vote. Nicole Belloubet s’y refusa, ne souhaitant pas "s’immiscer dans le fonctionnement interne de l’Assemblée" : séparation des pouvoirs oblige.

Une heure plus tard, Jean-Luc Mélenchon et les députés de son groupe quittaient "théâtralement" (selon Le Monde)  l’hémicycle. "Franchement, c’est saoulant. On vous dérange ? Eh bien, débrouillez-vous entre vous", a lancé le chef de file de LFI, tandis que ses collègues rangeaient leurs affaires (et leur panier de commissions).

Fallait-il, comme cela a été le cas les jours précédents, lever la séance à 1 heureou non ? Et tenter d’aller au bout du texte, malgré le désordre tangible et l'absence de sérénité ? A minuit, à la faveur d’une suspension de séance, les présidents de groupe sont tombés d’accord. L’examen du premier projet de loi serait bouclé dans la foulée, avant une reprise des travaux sur le deuxième texte, la loi organique, vendredi.

Suit un nouvel imbroglio quand Hugues Renson fait l'annonce que, conformément à une décision prise par les présidents de groupes en début de semaine, les deux textes ne seront pas votés séparément et que l’adoption définitive n’aura lieu qu’après la fin de l’examen de la loi organique, vendredi.

Cette volte-face provoque la colère des présidents du groupe de gauche comme de droite, Christian Jacob pour Les Républicains (LR) et Olivier Faure pour Nouvelle gauche, excédés, qui veulent que leurs députés puissent voter le premier texte, avant de retourner dans leurs circonscription s vendredi.

Le chef de file des socialistes réclame une réunion immédiate de la conférence des présidents pour rediscuter de la décision prise plus tôt dans la semaine.  On lui oppose que seul François de Rugy est habilité à prendre une telle décision. "Réveillez-le !", commence à clamer la droite. 
On dit le président de l’Assemblée injoignable. "Prenez vos responsabilités !", exhorte alors Christian Jacob à l’attention de Hugues Renson.

Un Parlement à vau-l'eau : où est Richard Ferrand ?

Mais cette fois la majorité a décidé de se montrer inflexible, alors que le président du groupe de la majorité parlementaire semble inexistant. "Le groupe La République en marche (LRM) est éprouvé par la longueur des débats et agacés par l’attitude de l’opposition à son égard," écrit Le Monde ! 

L’un dzs vice-présidents de l'Assemblée, Pacôme Rupin, député novice LREM de Paris âgé de 32 ans, est plaintif : "Il y a une remise en cause permanente de notre autorité, ils essaient de nous enfoncer à la seule fin de nous décrédibiliser." Le jeune diplômé de l'ESSEC que Le Monde présente comme un "jeune entrepreneur" à la tête d'une agence de communication a une expérience de cinq ans dans l’entrepreneuriat social, dans le recrutement, avant de rejoindre le groupe SOS, comme Aurélien Taché... Cf. PaSiDupes :  A l'Assemblée, la majorité présidentielle formatée agace
La majorité, qui avait jusque-là opposé son mutisme dans le rapport de force verbal avec ses adversaires, a décidé de sortir de ses gonds. "Je prends mes responsabilités; la séance se poursuit", annonce Hugues Renson, au perchoir, provoquant le départ des députés LR de l’hémicycle, puis la levée de la séance.

L'esclandre se poursuit en salle des Quatre-Colonnes, sorte de salle des pas perdus pour les députés et les journalistes. L’opposition ne peut mâcher ses mots. Au bord des larmes, la députée socialiste Cécile Untermaier se dit " écœurée" par "l’excès de rigidité" et "l’incompétence" de ses collègues LRM. "C’est catastrophique; j’ai l’impression qu’on abîme l’Assemblée nationale", ajoute-t-elle. "En quinze ans je n’ai jamais vu ça", enchaîne le 'Constructif' Yves Jégo, ex-UDI, ancien aussi aussi vice-président du Parti radical et déserteur de LR. "La question, c’est où est le ministre des relations avec le Parlement [Christophe Castaner]? Où est François de Rugy ? Où est le président du groupe majoritaire, Richard Ferrand ?" interroge-t-il encore, au diapason de députés LR et Nouvelle gauche. "Il n’y a pas de locomotive; l’absence de pilote l’emporte sur le fond des débats."

Vers deux heures du matin, un dialogue s’improvise entre Olivier Faure et Pacôme Rupin. 
"A chaque fois, il y a un groupe qui teste le président de séance", peste le débutant. "On n’a plus l’âge", lui rétorque O. Faure, le chef de file des socialistes, qui ajoute : "Où sont les gens qui connaissent le règlement ?" 

"On ne va pas se laisser impressionner", réplique le jeune inconscient macronisé. 


Stéphane Séjourné
Dans la nuit, un soutien leur est tombé du ciel, de l’Elysée. "L’opposition qui teste la résistance de la majorité en multipliant les incidents de séance. Technique bien connue politique à l’ancienne" déclarait, dans un tweet, 
Stéphane Séjourné, 32 ans (ci-contre à gauche et à droite avec I. Emelien, debout), conseiller politique de mauvaise foi auprès du président de la République et d'astreinte à l'Elysée, socialiste passé par le cabinet de Jean-Paul Huchon et le ministère de l'Economie occupé par Macron, puis chargé du maillage territorial du mouvement En marche!, de la récolte des parrainages aux investitures aux législatives et de la sélection des novices, en tandem avec Jean-Paul Delevoye. Un paire d'enfer...

Pour "donner sa chance" au premier ministre Edouard Philippe et dans un contexte où de nombreux députés juppéistes affichaient leur volonté d’être "constructifs" dans leur travail, jamais une majorité présidentielle n'aura atteint ce niveau d'incompétence. Niée, de surcroît.

mardi 15 mars 2016

La pétaudière de France 2 mise au jour par une présentatrice météo

Tout le monde commande, mais qui fait le boulot pour lequel il est payé à France 2 ?

Le coup de sang en direct de la présentatrice météo de Télématin

Samedi 12 mars, Nathalie Rihouet présentait le bulletin météo dans l’émission "Télématin" sur France 2 quand les téléspectateurs ont été témoins d'un "léger dysfonctionnement", selon la presse qui se nourrit de télévision: "c'est la faute à l'informatique!", à moins que ce ne soit une défaillance humaine et, qui sait, une malveillance... 

Cette presse du buzz accuse bille-en-tête N. Rihouet d'avoir, à cette occasion "décidé de régler ses comptes avec les équipes techniques," sauf qu'une réaction sous le coup de la colère ne peut être qualifiée de 'décision'. Bien que visiblement empêchée de travailler dans des conditions professionnelles, la présentatrice météo est la cible de cette presse qui a pour principe de prendre le parti de l'institution ou du plus grand nombre contre l'individu, malmené, maltraité, voire victime, à moins qu'une raison politicienne ou syndicale n'intervienne: parti-pris idéologique, motif social ou pression de l'opinion.  

Cet acharnement partisan de la presse sur Nathalie Rihouet se vérifie par une formule insidieuse de type insinuation, comme  "fraîchement nommée à la tête du service de la chaîne". Jalousie interne, machisme refoulé ou critique de la nouvelle gouvernance, en la personne de Vincent Meslet, directeur exécutif de France 2, également 'fraîchement nommé' par la très contestée Delphine Ernotte. Les réseaux de Michel Drücker, animateur star de la chaîne, ne seraient-ils pas mobilisés depuis que la nouvelle direction a annoncé une politique de renouvellement et que l'animateur a parlé de "racisme de l'âge"?

Nathalie Rihouet a eu un coup de sang ? 
"Malheureusement pour elle, son micro était resté ouvert", lit-on sous la plume d'une journaliste anonyme. Et ce n'est pas elle qui est aux manettes... Qui -pour mettre N. Rihouet dans l'embarras- a donc délibérément diffusé cette manifestation d'indignation? Technicien syndiqué ou chef d'édition menacé? 
Il reste que le public a pu l’entendre lâcher une grossièreté à l’antenne.  Malaise pour la présentatrice météo de France 2, note la presse superficielle qui s'en prend à la partie visible, ou audible, de l'affaire et fait l'impasse sur les fautes professionnelles qui ont marqué la prestation de la présentatrice météo. 
VOIR et ENTENDRE la scène qui met la présentatrice mal à l'aise, si justifiée sur le fond que puisse être sa réaction: 
A la vérité , le gros mot prononcé est devenu anodin, au regard de "putain" ou "enculé(e)" qui émaillent la plupart des émissions sportives ou de variété, intentionnellement, pour faire jeune et libéré. Ainsi, également le samedi, Laurent Ruquier et ses invités de 'On n'est pas couché' n'ont pas un langage plus châtié: les grossièretés ne sont pas exceptionnelles comme à Télématin, mais fusent dès 23h00.

Nathalie Rihouet n’est plus à présenter. Depuis maintenant 23 ans, elle présente les bulletins météo de France 2, notamment dans l’émission "Télématin". C’est également elle qui avait animé le bulletin météo du premier journal télévisé de La Cinq (une tare ?), aujourd’hui France 5, présenté par Jean-Claude Bourret en 1987. La présentatrice météo n’avait alors que 22 ans. Avec une carrière aussi longue, Nathalie Rihouet gravit les échelons, si ce n'était au mérite, ce serait à l'ancienneté. Elle a été promue à la tête du service météo de la chaîne le mois dernier. Nathalie Rihouet - une femme - succède ainsi à Philippe Verdier, licencié en novembre dernier à la suite d’une publication d’un livre climato-sceptique controversé. Son appréciation, bien qu' 'alternative' du réchauffement climatique supposé, n'est pas 'politiquement correcte'...

LE problème est celui du laisser-aller de France 2

Faut-il que le redevable habille
journalistes et consultants  référents? 
Surtout, France 2 fait des choix budgétaires très discutables, inspirés par l'idéologie dominante imposée par le SNJ (Syndicat National de Journalistes) très marqué à gauche et proche de la CGT. Cette chaîne publique se plaint sans cesse d'un manque de rentrées publicitaires, mais elle bénéficie pourtant de la redevance audiovisuelle, d'exclusivités juteuses (singulièrement dans le sport -lui-même très sponsorisé  parrainé), du seul fait de sa position de service public, et d'une politique d'investissement juteux dans des productions culturelles variées, dont cinématographiques. 
Si ses choix sont parfois politiquement orientés vers des produits moins vendeurs, du fait d'options idéologiques militantes et moins rentables, ce sont les instances décisionnaires qui sont en cause et qu'il faut rappeler à l'ordre, pour une gestion moins partisane et plus saine, qui combattrait la gabegie liée aux privilèges des vedettes de la chaîne et des syndicats de l'entreprise publique.  

Aujourd’hui, Nathalie Rihouet est devenue une figure forte de la chaîne. Chaque jour, elle annonce les prévisions de la Météo nationale, mais ce matin-là, le temps est soudain passé à l'orage, parce que c'était samedi, qu'un technicien était absent ou que l'ambiance au travail le samedi est plus relâchée qu'à l'accoutumée.
En cause, un "dysfonctionnement" lors de sa chronique. Malgré les perturbations de son travail et le manquement du service technique au respect du public, Nathalie Rihouet avait réussi à garder son calme tout au long de sa prestation durant laquelle elle affiche même un grand sourire. La raison de son énervement, quant à elle, reste encore floue. 
Pourquoi la presse cancanière professionnelle ne s'étend-elle pas sur les causes profondes du malaiseplutôt que sur ses conséquences minimes 
Delphine Ernotte doit s'attaquer aux dysfonctionnements et à la gabegie de la chaîne et ne pas se contenter d'un lifting.

lundi 28 juillet 2014

Nouvelle hausse des impôts indirects: 5,2% à La Poste

La Poste autorisée à augmenter ses tarifs en 2015

Hollande et Valls diront qu'ils n'y sont pour rien


Le gendarme de la régulation a endossé la responsabilité du gouvernement, vendredi. D'autant que cette hausse des tarifs de La Poste sera bien supérieure à l'inflation. Elle entrera en vigueur le 1er janvier 2015.

A quel prix seront les timbres et les colis? 
Si la nouvelle grille reste encore secrète, La Poste prépare les esprits en annonçant le feu vert de l'Autorité de régulation des télécommunications (Arcep) pour revaloriser ses tarifs compte tenu de ses difficultés financières

Plombée par  la chute des volumes de courrier et son incapacité à se réformer, La Poste avait demandé de pouvoir appliquer une hausse annuelle équivalente à l'inflation, majorée de 3,5% - contre seulement 1% jusqu'ici. 

Le 25 juillet, l'Arcep a annoncé sa validation de la demande de La Poste afin d'"assurer la pérennité du service universel" et de "donner à La Poste les moyens d'engager la transformation de son modèle de développement". 

Cet encadrement des tarifs postaux porte sur une période de quatre ans, de 2015 à 2018, se basant sur une augmentation annuelle moyenne des tarifs de 3,5 points au-dessus de l'inflation (pour laquelle l'Arcep a retenu un taux moyen de +1,7% sur la période) "soit une évolution nominale de 5,2%" au total, détaille l'autorité. 

Mais La Poste avait également, en raison de ses difficultés financières, demandé à pouvoir "consommer une partie significative de sa marge de manoeuvre tarifaire en début de période d'encadrement", c'est-à-dire pratiquer dès janvier 2015 une augmentation supérieure à celle prévue pour une seule année. 

L'Arcep a décidé d'instaurer un "plafond annuel", qui permet à l'entreprise d'utiliser dès le 1er janvier 2015 jusqu'à 50% de l'enveloppe globale prévue sur l'ensemble des quatre ans. 

Si La Poste indique "prendre acte" de la décision de l'Arcep, les augmentations précises et les tarifs demeurent inconnues: "Les nouvelles grilles tarifaires vont désormais être élaborées pour une mise en application le 1er janvier 2015; elles feront l'objet d'une communication au plus tard deux mois avant leur entrée en vigueur". 

L'Arcep convient que son feu vert à l'évolution des prix "constitue une hausse tarifaire sensible" mais estime également qu'elle "paraît compatible avec le principe d'abordabilité des offres du service universel" avant d'enchaîner que "s'agissant des ménages, la hausse ne devrait toutefois pas peser significativement sur leur budget: la consommation moyenne en services postaux par an et par ménage est de l'ordre de 46 euros". 

Commentant cette annonce, la CGT, premier syndicat du groupe, a jugé que La Poste et l'Etat actionnaire majoritaire, "s'apprêtent à faire les poches des Français".

La Poste est-elle une pétaudière  ?

Une rocambolesque affaire d'archer crée un malaise.
Un archet égaré dans les circuits postaux il y a deux ans, d’une valeur de 3500€, a été mis aux enchères cette année sur internet… par la Poste elle-même. Une boule puante pourrit l'atmosphère et SUD, le syndicat trotskiste du  NPA, n'y est cette fois pour rien, a priori.
Les media posent les questions qui fâchent : "Des employés de La Poste indélicats auraient-ils dérobé l’objet?" se demande Le Figaro, "La défiance de certains à l’égard de La Poste ne risque pas de diminuer avec ce genre d’histoire", commente Le Nouvel Obs, "Gonflée La Poste!" s’insurge 20 Minutes… La Poste n'est plus ce qu'elle était. 

La Poste met en cause la clientèle
Elle assure en effet qu’ "à aucun moment, au cours des échanges avec le service clients, la valeur de l’archet n’a été mentionnée". La Poste alourdit encore la barque, plombant un peu plus son image. La vieille dame indigne ajoute même "qu’elle n’est pas spécialiste de l’estimation des objets trouvés"... Celle qui fut une institution se déconsidère pour de multiples raisons, dont la légèreté de son comportement et de l'évaluation de la gravité des faits (suspicion de vol: comment l’objet "perdu" s’est-il retrouvé dans une cyber-vente aux enchères de La Poste…). La Poste n’a visiblement pas pris la mesure de sa responsabilité: nempathie envers la victime, ni aucune esquisse d’excuse.

S'il faut sauver La Poste, encore faut-il qu'elle le mérite 
Et les syndicats qui la co-gèrent - la CGT (29%), SUD (22%) et FO (18%) - refusent leur part de responsabilité. Bien au contraire, ils font monter ce sentiment que les responsables, ce sont les autres: la direction de cette société anonyme, mais aussi les usagers, puisque cette SA bénéficie de capitaux publics: la contribution fiscale de certains, lesquels subissent la double peine de l'impôt direct et de l'impôt indirect.

vendredi 30 mai 2008

PS : Hollande admet qu’il ne maîtrise rien

Hollande demande aux socialistes d'oublier leurs querelles
Le quotidien Le Monde accueille encore Hollande dans une de ses tribunes. Flamby 1er a-t-il longtemps galéré pour que le quotidien lui fasse à nouveau de la place ? L’ex de ce premier secrétaire en partance, comme son parti, ne gémissait-elle pas que l’opposition n’a pas tous les organes de presse à sa botte ? Il s’en faut de peu…





Chaque militant socialiste, comme Ayrault à propos du gouvernement, s’impatiente :
« Ce qui m'intéresse, ce sont les résultats »…





Le futur ex-premier secrétaire du PS se dégage de toute responsabilité et invite les socialistes à mettre de côté leurs rivalités pour poser les questions de fond.Ainsi souscrit-il à l'analyse de Cambadélis: le PS est une "pétaudière" ! (Lire Pasidupes)

Si François Hollande considère que le choix du candidat à l'élection présidentielle de 2012 ne doit pas se faire avant fin 2010, il lâche un instant le gouvernement pour se tourner vers ceux dont il a la responsabilité: "D'ici là, c'est un travail collectif que nous devons mener sur le projet et sur les modalités du rassemblement de la gauche." Et çà commence quand, après dix ans aux manettes?

Le recadrage du premier secrétaire, qui ne briguera pas sa propre succession lors du congrès du parti en novembre, intervient alors que des présidentiables socialistes comme Désirdavenir Royal, Bertrand Delanoë ou Martine Aubry, ont commencé à croiser le fer.
"L'unité est un combat, tant la propension aux querelles - parfois tactiquement entretenues - est récurrente", écrit François Hollande, qui croit pouvoir se vanter "d'avoir su les surmonter", en toute incohérence avec ce qui précède !

La tâche du suivant sera donc de réaliser ce que lui-même n’a pas été en capacité de faire. "La première qualité de mon successeur sera d'y parvenir sur la base d'une ligne politique cohérente présentée par une majorité regroupant, autour d'un contrat, ceux qui pensent tout simplement la même chose", ajoute-t-il. Hollande connaît donc la méthode ?
Le sage fixe la feuille de route. Lors du congrès, les socialistes devront "mener les débats nécessaires mais aussi (...) les clore par une décision qui s'impose à tous", recommande-t-il. "La discipline de vote - celle issue des délibérations des instances représentatives des adhérents et a fortiori des militants eux-mêmes - est la première condition de la crédibilité du PS." Les exemples des municipales à Orly ou de la cantonale dans le Pyu-de-Dôme pourront-ils servir de références ?

Et le Lao-Tseu de la rue de Solférino laisse un message à la postérité : "On ne peut
prétendre vouloir lutter contre l'individualisme qui ronge notre société et l'installer au coeur de notre propre formation politique", confie-t-il, en guise de testament politique.

Lao-Tseu ?

Ce ténébreux philosophe est considéré comme le fondateur du taoïsme, et l'un des personnages mythiques de la Chine ancienne, tout comme Confucius. Le tao vise à épurer l'homme et à le conduire vers la juste voie et la vertu. L'une de ses doctrines principales est celle du non-agir qui doit inciter l'humain à ne pas dépenser d'énergie inutilement.

samedi 17 mai 2008

Couac au PS : le parti est « une pétaudière » !

La candidature de Désirdavenir Royal divise les socialistes
C'est maintenant officiel. Le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, a affirmé samedi que "le PS se transforme en véritable pétaudière", réagissant à l'annonce faite la veille par Sa Cynique Majesté Royal qu'elle était prête à prendre la direction du parti.
Qu'est-ce qu'une 'pétaudière'?
On l'a compris, c'est le PS, c'est à dire une assemblée où règne le désordre, faute de discipline.Le taulier est donc le responsable de cette confusion. Or, Sa Sereine Majesté Royal aspirerait à devenir la mère maquerelle de cette pétaudière-là: peut-on imaginer la blanche colombe dans ce rôle ?

"L'ordre juste, c'est juste le désordre", au PS
Nicolas Sarkozy les avait pourtant mis en garde dans son Discours de Nice (30/03/07). Sa citation irait comme un gant de boxe à l'amère Royal. Son ex-concubin, le taulier, est responsable, mais pas coupable.Pour autant, il pourrait poursuivre Camba en justice pour diffamation...
Désirdavenir est quant à elle rodée et à l'aise: la pétaudière a certainement été son quotidien pendant des années de vie commune, si on en croit les témoignages anonymes. Cambadélis "ne réussira pas à me déstabiliser", a-t-elle dû lui rétorquer.
"Rien n'est respecté au sein du Parti socialiste, ni le calendrier, ni les militants, ni aucune des décisions qui sont prises", a-t-il déclaré sur France Info, rappelant que la date pour le dépôt des contributions a été fixée au 1er juillet.
"Tout se résume à une bataille des ego", a ajouté Jean-Christophe. Cambadélis.

La présidente de la région Poitou-Charentes a annoncé vendredi lors d'une réunion publique à Paris qu'elle serait candidate au poste de premier secrétaire, "si les militants le jugent utile", lors du congrès de Reims au mois de novembre.
Cambadélis pourrait donc faire la police Rue de Solférino et jouer des poings avec l’amère Royal. Ancien trotskiste (OCI), cet élégant socialiste surnommé 'Kostas', d'origine grecque, né en 1951 à ...Neuilly-sur Seine, n'aime pourtant pas le désordre !
Kostas, dit aussi 'le Grec', n'a jamais eu d'activité professionnelle connue mais bénéficia d'un emploi fictif au sein de la mutuelle étudiante MNEF entre 1991 et 1995, pour lequel il aurait touché 620 500 francs (94 580 euros) d'une filiale de la MNEF, au titre d'une activité permanente de conseil. Le 2 juin 2006, reconnu « coupable de recel d'abus de confiance », il est condamné, à six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende, dans l'affaire des emplois fictifs de la MNEF, par la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Cette peine n'est assortie d'aucune interdiction d'exercer un mandat politique.
Rappelez-vous aussi comment il avait fallu s’interposer entre Dominique de Villepin qu’il menaça en pleine Assemblée Nationale…
Attendons-nous au passage
du couac
au KO !