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samedi 10 juin 2017

Télématin : Bignolas après Leymergie, un progrès en marche ?

Le "moderne" va faire regretter l'"ancien" 

Le remplaçant se pavanait oisivement sur le plateau de France 2

Laurent Bignolas (56 ans) va succéder à William Leymergie (70 ans) 
à la tête de Télématin, a annoncé France 2, vendredi.
"A la rentrée de septembre, Laurent Bignolas présentera Télématin", a annoncé France 2 dans un communiqué, soulignant que l'émission, "qui rythme [jusqu'ici] la vie d'un téléspectateur sur trois le matin (...) se poursuivra avec l'équipe que William Leymergie a bâtie pendant toutes ces années". Aussi cohérent que Macron qui croit faire du neuf en faisant son marché dans les partis classiques, jusqu'à recruter un premier ministre proche de Juppé, 70 ans.

Leymergie et ses chroniqueurs -queuses soumis(es)
Le gagnant du mercato de France 2 est Laurent Bignolas, responsable CGT dans le groupe France Télévisions, qui a touché à tout sans jamais laisser de trace, divorcé d'une journaliste, Nathalie, et père de deux filles, Lakmé (d'après l'héroïne,  fille d'un brahmane, dans l'opéra de Léo Delibes) et Lorma (du nom d'une population mandingue d'Afrique de l'Ouest, vivant au Liberia). Ex-présentateur - sans diplôme de journalisme - de Faut pas rêver, magazine de reportages créé en 1990, sur FR3, puis France 3 (passé inaperçu pendant dix ans, de 1999 à 2009) et Thalassa, occupe actuellement la matinale de la télé d'info en continu franceinfo, doublon budgétivore de la radio du même nom, et depuis mars, le 06H info, un rendez-vous d'une demie-heure diffusé sur France 2, juste avant Télématin. 
En 2013, après une carrière de fonctionnaire sur la chaîne publique, France 3 ne le licencia pas de Thalassa par email, comme il l'avait affirmé, mais réduisit les activités de ce syndicaliste radical à la seule présentation de son émission sur France Ô. Le présentateur avait menti le 30 avril en polémiquant dans le journal Le Parisien : "La direction de la chaîne m'a informé par email que je n'avais plus ma place à Thalassa. Je n'en veux à personne, la télé, on ne fait qu'y passer mais je suis un peu sur le cul quand même", alors qu'il était toujours salarié. "II a été, préalablement, reçu par le directeur des rédactions de Thalassa et Faut pas rêver qui lui a signifié que le format "Thalassa villes océanes" qu'il présentait une fois par mois [un travail chronophage !] cette saison, n'était pas reconduit à la rentrée de septembre 2013", assura la chaîne publique.
Résultat de recherche d'images pour "magazine Explô"
Sur France Ô, le cégétiste, "journaliste" formé sur le tas et promu avec parrainage syndical, avait arraché le poste de rédacteur en chef d'Explô, un magazine d'aventure : ci-dessous, l'aventurier enregistrait sur la ...dune du Pilat.
Résultat de recherche d'images pour "magazine Explô"Delphine Ernotte remplace un caractériel par un autre.
Sur France 2, le m'as-tu-vu de 1m75 arpentait le studio, l'air désoeuvré, tant il est vrai que la pléthore d'effectifs est caractéristique du service public subventionné par les travailleurs soumis à la redevance audiovisuelle. 

Le dilettante avait pourtant été révélé tel qu'en lui-même, comme c'est souvent le cas dans le service public. 
Il s'était fait remonter les bretelles par un travailleur exigeant du nom d'Albert Dupontel.
VOIR et ENTENDRE le clash entre l'imbécile heureux préféré de Delphine Ernotte et l'artiste, élève d'Antoine Vitez :   

Mais, à la tête de France Télévisions, Ernotte, 50 ans, n'a pas seulement l'art de faire du vieux avec de l'ancien. Par son jeunisme, elle tente de masquer son absence de vision et son sectarisme politique. 
Avant Leymergie, Julien Lepers avait déjà été chassé par une mal-propre, la patronne de France Télévisions, une inconnue venue de France Telecom (devenue Orange), nommée par un partisan, Olivier Schrameck, 66 ans, le patron du CSA, ex-directeur du cabinet de Lionel Jospin et proche du président Hollande. Après avoir animé 8.310 numéros de Questions pour un champion sur France 3, l'animateur a été chassé de l'émission quotidienne dont il avait fait un succès historique, diffusée pour la dernière fois le 19 février 2016. "Je ne savais pas que j’avais fait ma dernière émission," a-t-il avoué.
Il est
remplacé par un petit gabarit, l'insignifiant Samuel Etienne, qui n'a rien pour lui, sauf ses 46 ans.
L'appartenance syndicale est le critère qui prévaut sur la compétence. Bignolas a cru pouvoir s'en tirer en "assumant" son incurie et Ernotte ne lui en a pas tenu rigueur... La faute qui poursuivra Julien Lepers sa carrière durant aura été sa candidature aux législatives de juin 1981, à 32 ans, alors qu'il était animateur de la campagne nationale du RPR. A l'inverse, son activité syndicale a tenu Bignolas la tête hors de l'eau.

La principale chaîne publique avait annoncé au début du mois que William Leymergie (70 ans), qui avait lancé Télématin en 1985, aurait demandé à faire valoir ses droits à la retraite, en se faisant tordre le bras.

Canal+ officialisait le départ de Daphné Bürki de C8, où elle pourrait être remplacée par William Leymergie

Le quotidien Le Parisien et le blog de Jean-Marc Morandini avaient de leur côté annoncé que William Leymergie n'était pas usé pour tout le monde et avait engagé une négociation avec le groupe Canal+ pour reprendre la case du midi sur C8, une information que la chaîne n'avait pas voulu commenter. Ce transfert de l'animateur de Télématin vers le privé est désormais confirmé.

En attendant sa possible arrivée sur C8, le groupe Canal+ a en tout cas officialisé vendredi le départ de Daphné Burki. On peut ne pas la situer, alors précisons qu'elle présentait jusqu'ici l'émission "La Nouvelle Edition" pour la chaîne C8, sur la tranche horaire de la mi-journée, celle-là même dont pourrait donc hériter William Leymergie.
"Après avoir incarné avec succès La Nouvelle Edition sur Canal+, puis sur C8, Daphné Bürki et sa bande ont su très largement fidéliser leur public grâce au contenu et au ton de l'émission mêlant avec talent rigueur journalistique et humour", a salué le groupe audiovisuel privé, dans un communiqué, souhaitant à la présentatrice "une belle réussite" dans "ses futurs projets".

Daphné Bürki, née Daphné de Montmarin, est une ...styliste (chez Dior, groupe LVMH qui habille Brigitte Macron) qui a fait ses débuts télévisés comme chroniqueuse dans diverses émissions sur Canal+, ancienne version socialiste, puis a animé "Les maternelles" sur France 5, avant de retourner sur la chaîne cryptée, où, passée de chroniqueuse à journaliste (sans le diplôme), a successivement présenté "Le Grand Journal" au côté de Michel Denisot, en  septembre ...2012, puis "Le Tube".
A la rentrée 2015, elle s'était vu confier La Nouvelle Edition, initialement diffusée sur Canal+, avant d'être transférée l'an dernier sur C8, la chaîne de TNT gratuite du groupe de télévision.
En septembre 2017, elle arrive sur France 2, à la présentation d'une nouvelle émission d'après-midi. Un itinéraire clairement politico-dépendant...
Elle a eu une fille du musicien Travis [Patrice] Bürki, un membre de l’équipe d'Édouard Baer sur Radio Nova (du groupe Nova Press, société de media fondée en 1972 par Jean-François Bizot, créateur du magazine Actuel, périodique underground disparu) et Paris Première (groupe M6, propriété du RTL group), mais vit désormais avec Sylvain Quimène, lequel a intégré Radio France en 2013, pour devenir chroniqueur musical sur Le Mouv, puis présentateur, avec son collectif Airnadette, d'une émission culturelle hebdomadaire depuis 2016, sur OÜI FM.

vendredi 19 mai 2017

Renouvellement à France Télévisions : pour William Leymergie, Delphine Ernotte cherche un EHPAD

Ernotte va-t-elle apprendre de l'Elysée à tolérer les personnes âgées ?

Après Julien Lepers ou David Pujadas, William Leymergie : 
les seniors n'ont plus la cote qu'à l'Elysée
  
A l'heure du 'mercato' de printemps, France Télévisions renouvelle ses fournisseurs ! Aux commandes de Télématin depuis plus de trente ans sur le service public de France 2 (1985), William Leymergie serait poussé dehors par l'escalier de service vers un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes ou un quelconque cimetière des éléphants du PAF. 

Après l'annonce de l'éviction du journaliste David Pujadas, 52 ans, du 20 Heures ce mercredi 17 mai, William Leymergie70 ans, autre figure emblématique de la chaîne,  devrait bientôt faire ses cartons. Un effet de l'appel du candidat Macron au renouvellement de la vie publique... 

Leymergie n'aurait pas été mis au placard
Après trente-deux ans d'incrustation  autoritaire à la présentation de l'émission matinale phare de France 2, puis à la production également (à compter de 1990)le cumulard William Leymergie - en négociations depuis plusieurs semaines avec Vincent Bolloré - pourrait être recueilli sur C8 -groupe privé Canal+ nouveau- et placé dans la case du midi, actuellement occupée par La Nouvelle Edition de Daphné Bürki, en septembre prochain. 
Le moment n'est pas au sacrifice des Bordelais: de même que Macron en rodage politique est en recherche de Juppéistes en état de marche et prêts à resservir à sa formation, de même Bolloré voit-il dans un recyclage de Leymergie une opportunité de professionnalisation des cadres de son groupe décimé, à défaut de "renouvellement" et de revitalisation. 

"C'est lui qui part, ce n'est pas France 2 qui le met dehors", fait dire Delphine Ernotte 

"Un départ en toute conscience", affirme une source proche de la direction. 
Pour le remplacer, France 2 aurait déjà pensé à un factotum, le touche-à-tout Bruce Toussaint, présentateur de C dans l'air et C Polémique sur France 5. Un bon à tout, bon à rien serait donc un choix judicieux puisque que le journaliste a déjà été aux manettes des matinales de Canal + et d'i-télé (Cnews), au temps du positionnement socialiste du groupe.

Bien que quadragénaire, Toussaint pourrait attirer une cible plus jeune et redresser les audiences, espère-t-on contre toute attente puisque, malgré ses rondeurs, c'est un homme, genre qui n'est pas particulièrement 'politiquement correct' en période de dictature de la parité. Un peu en berne depuis l'émergence des chaînes d'information en continu -au profit des seniors en demande de répétition - , les audiences  des matinales pourraient reprendre sur le service public avec Toussaint, dès Hallowe'en... 

L'information reste toutefois à confirmer puisque Bruce Toussaint pourrait vouloir se gonfler en reprenant la présentation de C à vous, suite au départ d'Anne-Sophie Lapix pour le JT.

Abandon 
au gouvernement Philippe d'une politique familiale pour tous 

Ironie de l'histoire
Pour sa Matinale, il avait organisé plusieurs trains à thème, dont le "train d'Alzheimer"...


Des associations se sont inquiétées mercredi du nombre de catégories de Français laissés pour compte : aucun ministère (ou secrétariat d'État) n'est dédié aux personnes âgées, à la famille ou aux femmes."Le respect de tous les âges". 
L'AD-PA  s'est dite "interloquée" de voir qu'"aucun ministre, et pas même un secrétaire d'État, ne représente les retraités et personnes âgées", une "erreur majeure qui doit être corrigée avant les élections législatives". "Vouloir soutenir la jeunesse est indispensable pour notre pays, mais doit se faire dans le respect de tous les âges", a estimé l'association des directeurs de maisons de retraite et services à domicile.

mardi 15 mars 2016

La pétaudière de France 2 mise au jour par une présentatrice météo

Tout le monde commande, mais qui fait le boulot pour lequel il est payé à France 2 ?

Le coup de sang en direct de la présentatrice météo de Télématin

Samedi 12 mars, Nathalie Rihouet présentait le bulletin météo dans l’émission "Télématin" sur France 2 quand les téléspectateurs ont été témoins d'un "léger dysfonctionnement", selon la presse qui se nourrit de télévision: "c'est la faute à l'informatique!", à moins que ce ne soit une défaillance humaine et, qui sait, une malveillance... 

Cette presse du buzz accuse bille-en-tête N. Rihouet d'avoir, à cette occasion "décidé de régler ses comptes avec les équipes techniques," sauf qu'une réaction sous le coup de la colère ne peut être qualifiée de 'décision'. Bien que visiblement empêchée de travailler dans des conditions professionnelles, la présentatrice météo est la cible de cette presse qui a pour principe de prendre le parti de l'institution ou du plus grand nombre contre l'individu, malmené, maltraité, voire victime, à moins qu'une raison politicienne ou syndicale n'intervienne: parti-pris idéologique, motif social ou pression de l'opinion.  

Cet acharnement partisan de la presse sur Nathalie Rihouet se vérifie par une formule insidieuse de type insinuation, comme  "fraîchement nommée à la tête du service de la chaîne". Jalousie interne, machisme refoulé ou critique de la nouvelle gouvernance, en la personne de Vincent Meslet, directeur exécutif de France 2, également 'fraîchement nommé' par la très contestée Delphine Ernotte. Les réseaux de Michel Drücker, animateur star de la chaîne, ne seraient-ils pas mobilisés depuis que la nouvelle direction a annoncé une politique de renouvellement et que l'animateur a parlé de "racisme de l'âge"?

Nathalie Rihouet a eu un coup de sang ? 
"Malheureusement pour elle, son micro était resté ouvert", lit-on sous la plume d'une journaliste anonyme. Et ce n'est pas elle qui est aux manettes... Qui -pour mettre N. Rihouet dans l'embarras- a donc délibérément diffusé cette manifestation d'indignation? Technicien syndiqué ou chef d'édition menacé? 
Il reste que le public a pu l’entendre lâcher une grossièreté à l’antenne.  Malaise pour la présentatrice météo de France 2, note la presse superficielle qui s'en prend à la partie visible, ou audible, de l'affaire et fait l'impasse sur les fautes professionnelles qui ont marqué la prestation de la présentatrice météo. 
VOIR et ENTENDRE la scène qui met la présentatrice mal à l'aise, si justifiée sur le fond que puisse être sa réaction: 
A la vérité , le gros mot prononcé est devenu anodin, au regard de "putain" ou "enculé(e)" qui émaillent la plupart des émissions sportives ou de variété, intentionnellement, pour faire jeune et libéré. Ainsi, également le samedi, Laurent Ruquier et ses invités de 'On n'est pas couché' n'ont pas un langage plus châtié: les grossièretés ne sont pas exceptionnelles comme à Télématin, mais fusent dès 23h00.

Nathalie Rihouet n’est plus à présenter. Depuis maintenant 23 ans, elle présente les bulletins météo de France 2, notamment dans l’émission "Télématin". C’est également elle qui avait animé le bulletin météo du premier journal télévisé de La Cinq (une tare ?), aujourd’hui France 5, présenté par Jean-Claude Bourret en 1987. La présentatrice météo n’avait alors que 22 ans. Avec une carrière aussi longue, Nathalie Rihouet gravit les échelons, si ce n'était au mérite, ce serait à l'ancienneté. Elle a été promue à la tête du service météo de la chaîne le mois dernier. Nathalie Rihouet - une femme - succède ainsi à Philippe Verdier, licencié en novembre dernier à la suite d’une publication d’un livre climato-sceptique controversé. Son appréciation, bien qu' 'alternative' du réchauffement climatique supposé, n'est pas 'politiquement correcte'...

LE problème est celui du laisser-aller de France 2

Faut-il que le redevable habille
journalistes et consultants  référents? 
Surtout, France 2 fait des choix budgétaires très discutables, inspirés par l'idéologie dominante imposée par le SNJ (Syndicat National de Journalistes) très marqué à gauche et proche de la CGT. Cette chaîne publique se plaint sans cesse d'un manque de rentrées publicitaires, mais elle bénéficie pourtant de la redevance audiovisuelle, d'exclusivités juteuses (singulièrement dans le sport -lui-même très sponsorisé  parrainé), du seul fait de sa position de service public, et d'une politique d'investissement juteux dans des productions culturelles variées, dont cinématographiques. 
Si ses choix sont parfois politiquement orientés vers des produits moins vendeurs, du fait d'options idéologiques militantes et moins rentables, ce sont les instances décisionnaires qui sont en cause et qu'il faut rappeler à l'ordre, pour une gestion moins partisane et plus saine, qui combattrait la gabegie liée aux privilèges des vedettes de la chaîne et des syndicats de l'entreprise publique.  

Aujourd’hui, Nathalie Rihouet est devenue une figure forte de la chaîne. Chaque jour, elle annonce les prévisions de la Météo nationale, mais ce matin-là, le temps est soudain passé à l'orage, parce que c'était samedi, qu'un technicien était absent ou que l'ambiance au travail le samedi est plus relâchée qu'à l'accoutumée.
En cause, un "dysfonctionnement" lors de sa chronique. Malgré les perturbations de son travail et le manquement du service technique au respect du public, Nathalie Rihouet avait réussi à garder son calme tout au long de sa prestation durant laquelle elle affiche même un grand sourire. La raison de son énervement, quant à elle, reste encore floue. 
Pourquoi la presse cancanière professionnelle ne s'étend-elle pas sur les causes profondes du malaiseplutôt que sur ses conséquences minimes 
Delphine Ernotte doit s'attaquer aux dysfonctionnements et à la gabegie de la chaîne et ne pas se contenter d'un lifting.

vendredi 28 septembre 2007

France 2 aux mains de la CGT: le syndicat cafarde

France 2 contribue au réchauffement de la planète publique
On connaissait la pratique de la mise au placard et du lynchage ; voici celle tout aussi radicale de l’étouffement : on stragule hardi petit et de bon matin, à la télévision de service public…
Le climat délétère qui règne à France Télévisions est largement dû aux luttes intestines de pouvoir. Vivement le temps des gastros qui purifiera tout ça ! Radicale, la CGT se livre à toutes les attaques virales pour conserver sa position dominante et les coups bas se multiplient. La CGT se régale en effet à accabler actuellement William Leymergie, un patron, donc coupable de tous les maux. L’organisation syndicale fait également front derrière le chroniqueur de Télématin, Jean-Philippe Viaud (ci-dessus), pour une excellente raison puisqu’il s’est fait agresser physiquement, mais aussi pour une raison un peu légère, qui consiste à penser que les minorités sexuelles ont toujours raison. Il faut voir…

La CGT dicte sa loi et c’est donc intolérable.
Dans les cas politiques récents. La campagne présidentielle a été l’occasion d’une purge.
Béatrice Schönberg, née en 1953 de parents… hongrois et épouse de Jean-Louis Borloo, avait été harcelée par les syndicats et avait du ‘choisir’ d’arrêter la présentation du « 20 heures » après dix années de bons et loyaux services (1997-2007). Le 25 février 2007, elle fut contrainte de quitter son poste jusqu'à la mi-mai 2007 pour éviter toute polémique durant la campagne présidentielle 2007. La CGT a accepté qu’elle effectue son retour, mais recyclée dans une autre benne de France 2.
Marie Drücker, une autre victime du MacCarthisme de gauche, ensuite. La CGT a accepté, comme prévu avec France 3, qu’elle revienne aux commandes du « Soir 3 ». La journaliste, compagne de François Baroin, alors ministre de l'Outre-Mer avait ‘choisi’ (‘politiquement correct’ = PC) , le 13 décembre 2006, de renoncer à la présentation de Soir 3 durant toute la durée de la campagne présidentielle, soit du 23 février au 7 mai.
La consonance de leurs deux noms respectifs est-il un facteur aggravant ?
Mais aussi dans le cas particulier de Leymergie. Vous lui auriez donné le bon dieu sans confession? Plusieurs incidents ont déjà été signalés concernant l'attitude tyrannique de William Leymergie, avant que le maître de Télématin n’en vienne donc aux mains, en serrant Jean-Philippe Viaud à la gorge, au point qu’il s’est évanoui et a dû être réanimé par les pompiers de France Télévisions qui sont intervenus pour placer la victime sous assistance respiratoire pendant quelques minutes. Comment peut donc naître et se développer cette barbarie ? William Leymergie était déjà dans le collimateur des syndicats de France Télévisions où l'on parle de son autoritarisme et de méthodes humiliantes à l'égard des collaborateurs. Il y a quelques mois, France Télévisions avait déjà dû intervenir face aux protestations de collaborateurs de Télématin licenciés abusivement de leur point de vue. La direction avait alors soutenu le présentateur.
Leymergie a pourtant un passif plutôt salé que la ménagère de moins de 50 balais ne soupçonne pas. Maintenant, elle sait… « Ça fait plusieurs fois, explique Luc Deléglise, délégué syndical CGT croque-mort, qu’on dénonce ses comportements aberrants à l’égard des techniciens et des chroniqueurs. » Aberrants ? De l’avis général, Leymergie se comporte en despote. Maryse Richard, déléguée syndicale SNJ, membre du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), confirme : « De nombreux collaborateurs de Télématin sont partis à cause des pressions qu’il exerce. Il pousse les gens à bout intellectuellement [à peine croyable] et aujourd’hui physiquement. » Et d’ajouter un commentaire personnel : « Il doit avoir un problème avec le pouvoir, car il manage ses troupes avec une incroyable violence verbale et morale. » Christian Fruchard, caméraman à France 2 et membre du CHSCT, a « des souvenirs d’engueulades très vives entre Leymergie et des réalisateurs, il monte très très vite ».
Depuis des années, plusieurs salariés se sont ouverts du comportement de Leymergie auprès du CHSCT et des instances syndicales, qui ont ensuite alerté la direction. En vain. « Il est producteur d’une tranche matinale qui pèse 40 % de parts de marché, grince Luc Deléglise, c’est l’argument de la direction. » Pour Maryse Richard, France 2 a tout fait pour que ces histoires ne fassent pas de vague : « Est-ce que la direction a incité les plaignants à changer de poste pour que ça n’aille pas en justice et que ça ne devienne pas public ? Peut-être France 2 a-t-elle négocié leur silence… »
Si la direction ne bouge pas, les syndicats sont résolus à faire appel à l’inspection du travail. « Aucune sanction n’a été prise après le pétage de plombs de Jean-Luc Delarue, sous prétexte que ça s’était passé en dehors de France 2, rappelle avec malignité Maryse Richard, mais là, dans le cas de Leymergie, ils ne peuvent plus se retrancher derrière ça : aujourd’hui, un salarié a été blessé. »

Les critères d’appréciation, de part et d’autres, laissent à désirer : le producteur qui fait de l’audience pourrait se comporter de manière irresponsable et alarmante, tandis que la CGT le condamnerait pour la raison suffisante qu’il est patron sur son émission. Tout font le camp, à commencer par l’éthique.

Malsain, tout ça ! La CGT sert-elle les intérêts de l’entreprise publique et veille-t-elle par conséquent à la sauvegarde des emplois ou recherche-t-elle à envenimer les situations pour profiter du mal qu’elle génère? France 2 réalise aujourd'hui 16 à 18 % d'audience hebdomadaire. Que deviennent les 23% de notre redevance audiovisuelle attribués à cette chaîne que le personnel s’applique à couler ?

La nouvelle grille de cette chaîne ne promet pas grand-chose de bon. Passé le Tour de France, hormis d’une part et ponctuellement le mercredi 19 septembre, avec le téléfilm Monsieur Joseph, avec Daniel Prévost dans le rôle titre, qui a prouvé que les fictions françaises font de l'audience quand elles ne singent pas certaines excellentes séries américaines, et d’autre part, seule sur la durée, la blanche détective Lilly Rush (Kathryn Morris), pas franchement hexagonale, et pas même noire ni beur, France 2 s’enfonce.
Deux semaines après son arrivée catastrophique dans la grille des programmes, les 60 secondes du Colisée, présenté par Olivier Minne ont dû changer de titre pour éviter le naufrage (4 à 6 % de parts de marché). Depuis l'encéphalogramme reste plat, ou presque (7 % de PdM), pour 60 secondes pour rire, mélange de La Classe et du Petit théâtre de Bouvard. A 19h, le retour de la bande à Ruquier, aseptisée, s'est faite dans une indifférence polie malgré de nouveaux chroniqueurs et un nouveau titre d'émission, On n'a pas tout dit. Avec une moyenne de 12 à 13 %, l'émission de l'amuseur militant a provoqué de aigreurs, hauts le cœurs et autres renvois. Il est désormais très loin de ses années fastes quand sa précédente émission, On a tout essayé, flirtait avec les 20 % de part de marché. Et dans le sillage, le journal de 20 Heures ne réussit que très rarement à dépasser les 20 % de PdM (parts de marché). Le dimanche à midi, France 2 Foot est à terre. Quand Daniel Bilalian, le patron du service des sports du groupe, avait pour objectif "minimum" 25 % de part de marché, le magazine de football arraché 24 millions d'euros à TF1 n'en rassemble que 17 %. Sans parler d'une seconde partie sans réel intérêt et donc peu suivie (12 % PdM). Et un peu plus tard, les soirées cinéma du dimanche ne font pas le poids face aux blockbusters programmés par TF1. Enfin, côté fictions, Fais pas-çi, fais pas-ça, le samedi à 19 h, a du mal à trouver son public. Mais pour la première fois depuis sa création, cette série novatrice a dépassé les 10 % d'audience, le 22 septembre. Et la série estivale La Prophétie d'Avignon n'a eu de cesse de perdre des téléspectateurs pour finir, mardi 18 septembre, à 14 % de PdM.
La ‘défiance citoyenne’ pourrait s’exercer sur ce type de télé-réalité…