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jeudi 6 décembre 2018

Le gouvernement sur-joue une "très grande violence" social samedi 8 décembre

Par entêtement et cynisme aussi, le pouvoir pourrait conduire à des émeutes xxl

L'Etat tout-puissant convoque le chaos et ... la mort

L'Elysee a fait savoir que la taxe sur les carburants n'augmenterait finalement pas en 2019
Autrefois hélitreuillé depuis un hélicoptère sur un sous-marin,
Macron ne parle plus, ne se montre plus et se cache
Macron va-t-il transformer le colère citoyenne en rage insurrectionnelle ?
Les Gilets jaunes menacent de réinvestir Paris samedi malgré quelques concessions à court terme du gouvernement et du fait du refus obstiné de Macron de rétablir l'ISF (IFI). Le président a ainsi pris le risque d'"une très grande violence" et de pertes humaines. "Nous avons des raisons de redouter une très grande violence", a fait savoir mercredi soir la présidence. Le 8 décembre, "nous savons que nous aurons des blessés et nous craignons d'avoir des morts parmi nous", explique le syndicat de police Vigi.

Le président Emmanuel Macron a demandé mercredi aux responsables politiques et syndicaux de lancer un "appel au calme"
L'inquiétude de l'exécutif peut paraître surjouée. Surtout, elle implique cyniquement les responsables politiques qui seront incriminés dans le cas d'un déchaînement de violences dans Paris, encore sous le choc des scènes d'émeute vécues samedi 1er décembre. 

Ces images, qui ont fait le tour du monde, ont d'ailleurs porté un coup à l'économie et au tourisme et l'Etat macronien s'est emparé de cet argument pour accabler les "factieux" et discréditer le mouvement pacifique des Gilets jaunes.

Quatre personnes sont mortes et des centaines ont été blessées - de part  et d'autre - en marge des manifestations contre la politique sociale et fiscale du gouvernement, déclenchées le 17 novembre. Et la colère s'étend désormais aux lycéens, aux agriculteurs et aux étudiants.

Jupiter a-t-il renoncé à exercer un pouvoir vertical et solitaire ?

"Le président de la République a demandé aux forces politiques, aux forces syndicales, au patronat, de lancer un appel clair et explicite au calme et au respect du cadre républicain", a déclaré le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, alors que le président n'est plus apparu en public - si ce n'est de nuit, en catimini au Puy-en-Velay, où il a été copieusement hué et insulté et sa voiture prise en chasse.

Pour le porte-parole Griveaux, cet appel s'adresse à "ceux qui font preuve de cynisme, d'opportunisme (...) Inutile de les nommer. Ils se reconnaîtront". Ce membre du gouvernement, comme Sandra Motin, députée LREM de l'Isère plus haut, discrimine les Français et provoque le passage à la haine insurrectionnelle.
"Ce qui est en jeu, c'est la sécurité des Français et nos institutions. Je lance ici un appel à la responsabilité", a pour sa part dit le premier ministre Edouard Philippe devant l'Assemblée nationale. Humblement et piteusement.

Il a aussi affirmé que le gouvernement sera "intraitable" face aux "factieux" et aux "casseurs".
On notera au passage la brutalité de Ruth El Krief, hôtesse maltraitante aux abois, arc-boutée sur sa position menacée de privilégiée sous la critique de la rue pour son mépris de classe:  

Pour tenter de désamorcer la "colère jaune", l'exécutif a reculé mercredi soir, en renonçant pour l'an prochain - 2019 seulement - aux augmentations de taxes sur les carburants. Mais Macron reste inflexible sue l'ISF...
Ces hausses à l'origine prévues pour le 1er janvier sont "annulées pour l'année 2019", a affirmé le ministre de la Transition écologique François de Rugy. Mais les hausses des dernières semaines - 40 centimes par litre de diesel - continueront de peser sur les budgets de plus défavorisés.

Un premier recul mortifiant pour Emmanuel Macron qui, depuis le début de son mandat en mai 2017, s'était fait fort de "garder le cap" et de ne pas céder à la rue. La majorité des manifestants ne lâchent rien, quant à eux, et multiplient blocages et rassemblements parfois violents - quand ils se laissent infiltrer - depuis trois semaines dans tout le pays.
Seuls deux dépôts pétroliers ont été débloqués, tandis que la plupart des "gilets jaunes" dénoncent des "mesurettes" et promettent de poursuivre leur mouvement.

Le mépris de classe de Macron peut mettre le feu au pays
"Les Français ne veulent pas des miettes; ils veulent la baguette au complet", a déclaré Benjamin Cauchy, l'une des figures du mouvement.

Le mouvement a gagné le soutien de la population :  près de huit Français sur dix (78%), estiment que les premières annonces du gouvernement ne répondent pas aux attentes, selon un sondage Elabe qui confirme que l'approbation de la mobilisation reste élevée, avec 72% des Français.

Celui qui disait "entendre" et "comprendre" est en revanche resté sourd sur une autre revendication des "gilets jaunes": le rétablissement de l'Impôt sur la fortune (ISF), qui frappait les ménages les plus fortunés avant d'être supprimé dès son arrivée au pouvoir, en plein mois de juillet 2017. Il a filtré dans l'entourage présidentiel que Macron a déclaré en Conseil des ministres mercredi qu'il ne veut "rien détricoter de ce qui a été fait depuis dix-huit mois". Un entêtement qui le rend d'avance responsable des gestes de colère et de désespoir que la presse dit craindre, surjouant la peur. 

Signe des tensions dans la France profonde, mardi soir au Puy-en-Velay (Haute-Loire, Auvergne), où un bâtiment officiel avait été incendié samedi, le chef de l'Etat a été hué et insulté frontalement au cours de sa visite surprise nocturne. Venu de Paris en avion, il est resté deux heures, sans autre contact avec la population. Et sans plus manifester aucune volonté de pédagogie avec des Gilets jaunes.

L'un des plus connus des "gilets jaunes", Eric Drouet, qui se déroba au débat dans l'émission spéciale de BFMTV, 'Sortir de la Crise' - destinée d'une part à ridiculiser les quatre Gilets jaunes présents face à une Marlène Schiappa frontalement agressive (mais prise en flagrant délit de mensonge) et à un de Rugy, faux-cul et soucieux de son image, et d'autre part, à convaincre de ne pas participer au rassemblement du 8 décembre à Paris, sous la pression de la peur de débordements - mercredi soir animée par Ruth El Krief, tour à tour cinglante et condescendante, et Bruce Toussaint, narquois, a appelé à "retourner à Paris" samedi, "près des lieux de pouvoir, les Champs-Elysées, l'Arc de Triomphe, (la place de la) Concorde". On dit que des blindés de l'Armée les y attendent.

La contestation a gagné les lycéens, qui protestent notamment contre la réforme du baccalauréat. Au lendemain de heurts parfois violents, le fonctionnement de quelque 200 lycées restait perturbé mercredi et des associations lycéennes appelaient à une mobilisation générale à partir de jeudi. 

Certains étudiants commençaient à rejoindre le mouvement. "Les circonstances actuelles dans notre pays font que la violence est en train d'envahir les débats et de faire en sorte que nos lycéens soient mêlés à des contextes dangereux", a averti mercredi soir le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer. Dramatisation de dissuasion ?

Les agriculteurs ont quant à eux annoncé qu'ils manifesteront la semaine prochaine, contre l'"agri-bashing".



dimanche 18 novembre 2018

"Nous poursuivrons la trajectoire prévue", rétorque de Rugy aux Gilets jaunes

Mauvais génie de Macron, de Rugy conserve ses oeillères d'ayatollah de l'écologie

"Nous avons été élus pour régler les problèmes qu’on avait laissés en plan et nous continuerons à le faire sans relâche
"
, défie François de Rugy.

Soutien de plusieurs ministres EELV de Hollande pendant cinq années, le ministre de substitution à Nicolas Hulot à la Transition écologique et solidaire, annonce que le gouvernement restera inflexible sur l’application de la taxe carbone au 1er janvier.
Joint dans l’après-midi ce samedi, François de Rugy dit néanmoins "comprendre" les raisons du mouvement, mais n'en tient pas compte. Quelle différence s'il ne comprenait pas les Français ? "C’est une colère qui vient de loin", analyse finement l'ancien élu Europe Ecologie-les Verts. Mais, se prenant pour le premier ministre, il "assume" ! Le gouvernement ne changera pas de cap, car "il faut se libérer du tout pétrole". Comme du tout nucléaire...

Une manifestante mortellement blessée, renversée par une automobiliste irascible (de LREM ?), plus de 227 blessés, dont six graves seulement, sur toute la France sont déplorables, mais de telles tensions ne suffisent pas à ramener le pouvoir, ses élus et ses media (CNEWS a passé la journée à manipuler l'opinion), à la raison.

Vous attendiez-vous à un tel bilan lors de cette journée de manifestation ? lui demande Le Parisien,  d'emblée...
FRANÇOIS DE RUGY. C’est un bilan qui est lourd. Dès le début de semaine, j’avais mis en garde contre le risque d’affrontements entre manifestants et automobilistes. Bloquer des ronds-points, manifester sur la route, c’est prendre des risques et en faire prendre aux autres. J’appelle ceux qui choisissent ce mode d’action à bien en sous-peser les conséquences possibles.

Qui a protesté d’après vous ce samedi ?
J’ai vu avant tout l’expression de l’inquiétude profonde des habitants d’une France péri-urbaine prisonnière du tout voiture. C’est une France de l’entre-deux qui n’habite ni à la campagne, ni dans la ville, dont le logement est assez éloigné de son lieu de travail. [décryptage réducteur] Cette France-là a le sentiment [dépréciatif] d’appartenir aux invisibles ["les gens qui ne sont rien" ?] dans le débat politique, elle a le sentiment [impression ?] de n’avoir jamais eu son mot à dire dans les politiques d’urbanisme qui ont favorisé l’étalement péri-urbain et dont les transports en commun ont été le parent pauvre.[faux]

Sans voiture, ces Français ne peuvent se rendre au centre commercial [nécessité de maintenir le commerce au centre des villes], sans voiture, ils ne peuvent emmener les enfants à l’école [il existe des bus], sans voiture, ils ne peuvent aller travailler dans la zone d’activité qui a été construite, à l’écart du centre du bourg [les collectivités territoriales ont créé des réseaux de transport]. 

Ces Français traversent une crise identitaire : face à la mondialisation [et au numérique dont Macron vante les start-ups...], ils ont peur de voir disparaître leur métier, ils redoutent le déclassement pour eux-mêmes [les taxes et impôts grévant leur pouvoir d'achat n'y sont pas étrangers], leurs enfants et leurs petits-enfants.


Que répondez-vous à leur profonde inquiétude du lendemain, pour eux et leur famille ?
Nous avons été élus pour régler les problèmes [non pas à la demande des Français, mais contre eux] qu’on avait laissés en plan   et nous continuerons à le faire sans relâche. Il faut absolument sortir de ce piège du tout voiture [déjà dit], tout pétrole, tout diesel [où ?] dans lequel nous nous sommes enfermés si longtemps [Philippe évoquera une "addiction"...]
Les Français sont conscients de l’urgence du réchauffement climatique : quand dans l’Aude, il est tombé l’équivalent de trois à quatre mois de pluie en quelques heures, pluie qui a fait 13 morts, ce ne sont pas seulement les habitations qui ont été inondées, ce sont des routes, des infrastructures qui ont été emportées. Et ça, ce ne sont pas les assurances qui vont le couvrir, c’est l’Etat [et l'état,  ce sont les contribuables et consommateurs au niveau de vie en perdition !]


Le 1er janvier donc, la taxe carbone augmentera bien ?
En matière de fiscalité écologique, nous poursuivrons la trajectoire prévue. Ne pas le faire serait de l’inconscience. En 1998, le Gouvernement [de Lionel Jospin] avait pris conscience du problème du diesel [l'encouragement à sa consommation a pourtant perduré 20 ans]. Il avait été alors question d’aligner la taxation du diesel sur celle de l’essence, mais il a suffi que les prix du pétrole augmentent pour que l’effort soit abandonné [il n'a pas suffi d'une baisse du brut en octobre dernier pour que les prix suivent à la pompe...]. A l’époque pourtant, seulement un Français sur trois roulait au diesel, alors qu’aujourd’hui, c’est deux sur trois [les derniers moteurs au diesel polluent beaucoup moins et durent longtemps]. Résultat, on a perdu vingt ans. Si la France a élu Emmanuel Macron, c’est bien pour qu’on en finisse avec le statu quo. [Faux]

On a entendu ce samedi dans les rangs des Gilets jaunes : "Macron, démission !" Le président de la République est-il en train de perdre la main ?

Je ne le crois pas. J’entends plutôt l’expression d’une impatience [L'exécutif se dit à l'écoute, mais n'entend pas]. Il y a une attente très forte de résultats [depuis un an et demi...], qu’il est très difficile de satisfaire en l’espace de 18 mois [difficulté ou incapacité ?]. Et ce n’est certainement pas en capitulant devant les difficultés qu’on parviendra à y répondre [l'entêtement y parviendra-t-il ?]. Le conservatisme, l’inertie, ce n’est pas pour ce gouvernement.
 
Dès l’an prochain, 20 % des Français les plus modestes [80% des plus défavorisés ne seront pas assez modestes] auront droit à une "super prime" à la conversion de 4.000 € s’ils veulent acheter un véhicule électrique [dont nul ne sait comment recycler les batteries] ou hybride rechargeable [hors de prix] ou un véhicule moins polluant [Lexus entre 40.900 et 51.600]
Les gros rouleurs non imposables [il faudra réévaluer ces exonérations] pourront aussi bénéficier d’une telle prime quand ils parcourent plus de 60 km par jour pour aller au travail [ou traverser la rue pour changer d'emploi]
Les conducteurs qui co-voiturent des personnes seront récompensés fiscalement [détournement de bénévolat et de solidarité]. Et tous les conducteurs d’une petite cylindrée [3 et 4 CV, genre la Polo] pourront bénéficier d’un barème kilométrique.


Et si le baril flambe à plus de 100 $, comme en 2008 [frappant le quinquennat Sarkozy; il est actuellement à 67 $ pour le Brent de mer du Nord - son plus haut était à 68,28 et son plus bas à 66,06 $], que faites-vous ?
Nous n’en sommes pas là [variation sur 5 jours (entre le 12 et le 16/11 : -3.12%], mais il faut justement maintenir le cap des mesures que nous prenons pour nous libérer de la dépendance au pétrole et donc éviter qu’une telle hausse ne bouscule un jour notre économie.

vendredi 8 septembre 2017

LREM : le député El Guerrab, mis en examen pour agression, intègre pourtant la commission de la défense de l’Assemblée

Rien d'impossible au député de la majorité présidentielle M’jid El Guerrab à l’Assemblée 

Une semaine après qu'il a frappé le responsable socialiste Boris Faure, le franco-marocain est fait membre de la commission de la Défense...

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Député "face à sa conscience"
Le député M’jid El Guerrab, mis en examen pour "violences volontaires avec arme" pour avoir frappé un socialiste à grands coups de casque a été admis à la commission de la ...Défense de l’Assemblée présidée par François de Rugy, selon le Journal officiel du vendredi 8 septembre. 
Le député frappeur est en effet un fervent défenseur du "Slip français", comme on le voit ci-contre...
InséréL'élu du parti du président, La République en marche (LREM), avait été exclus de la commission des Financesconformément au règlement de l’Assemblée nationale, et plusieurs responsables avaient pourtant appelé El Guerrab à démissionner de son mandat dans la 9e circonscription des Français de l’étrangersuite à son altercation à Paris.

Face à sa conscience, El Guerrab se maintient
 

L'élu de la majorité présidentielle avait exprimé des regrets d'avoir envoyé sa victime à l'hôpital. 
Résultat de recherche d'images pour "conscience politique""Si j’étais lui, je serais extrêmement mal; je m’en défendrais [devant] la justice, et si la justice confirmait les faits tels qu’évoqués, tels qu’ils sont reprochés, je pense que je démissionnerais", a notamment déclaré le porte-parole du gouvernement et secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Christophe Castaner, un ex-socialiste, ancien camarade de Boris Faure. 

Toujours président du groupe LREM à l’Assemblée, malgré ses démêlés (au point mort) avec la Justice, Richard Ferrand, a considéré que M'jid El Guerrab est "face à sa conscience" et "ses électeurs" pour la suite de son mandat. 

Les élus ont-ils désormais ce privilège de pouvoir opposer leur conscience à la Justice de leur pays ?


vendredi 28 juillet 2017

Assemblée : l’examen du projet de loi "confiance dans l’action publique" tourne à la cata

Nouvelle foire d’empoigne à l’Assemblée nationale

L’incompétence des élus de la majorité présidentielle bloque l’examen du projet de loi "confiance dans l’action publique", jeudi.

Les députés n'ont plus de mots assez sévères pour qualifier la séance levée à 1 h 30, vendredi 28 juillet : catastrophique", "dramatique", "du jamais vu"… Pas exactement ce que les jeunes novices prétentieux, triés sur le volet par Delevoye et Macron, nous promettaient. L’examen du projet de loi 'confiance dans l’action publique" a viré à la foire d’empoigne au Palais-Bourbon. Des mines défaites s’enfoncent dans la nuit parisienne, atterrées.

Quelques heures plus tôt, les plus optimistes ou allumés ambitionnaient pourtant de terminer l’examen du texte, en deux volets – une loi ordinaire et une loi organique – dans la nuit. En trois jours de débats, les députés n’avaient étudié qu’un tiers des amendements déposés sur ce projet, pilier du début de quinquennat d’Emmanuel Macron. Les travaux avaient été considérablement ralentis par des incidents de séance provoqués par l'amateurisme de vice-présidentes inconscientes de leur incompétence. Liens PaSiDupes: 

Les tensions ont éclaté sur les bancs de l’hémicycle dans la nuit de jeudi à vendredi. 

Au perchoir, l’un des vice-présidents LREM de l’Assemblée, considéré comme l’un des plus solides - a priori, au vu de ses manières cassantes - , Hugues Renson, a lamentablement cafouillé comme plusieurs de ses collègues, novices comme lui dans cet exercice, ajoutant à l'accablement de ses collègues déjà éprouvés ces derniers jours par une série de démonstrations que la parité n'est pas une avancée en soi et qu'il ne suffit pas d'être une femme (Carole Bureau-Bonnard ou Danielle Brulebois) pour faire mieux qu'un homme, fût-il cadre supérieur d'entreprise publique de 39 ans. Renson avait nettement devancé, au premier tour, Jean-François Lamour (28,08 %), son rival républicain, député sortant et ancien ministre : les électeurs sont-ils bons juges ? Interrogé par Le Point, le candidat Renson raillait ceux qui recommandaient de ne pas voter pour Emmanuel parce qu’il ne disposerait pas d’une majorité large et solide, voire compétente et ne voyait aucun inconvénient à une chambre monocolore...
Élu à l'Assemblée, voteriez-vous toutes les lois proposées par le gouvernement ?
Tous les candidats de La République en marche se sont engagés à soutenir le programme présidentiel d'Emmanuel Macron, avec six priorités : la culture et l'éducation ; la valorisation du travail ; la modernisation de l'économie ; la rénovation de la démocratie ; la sécurité ; les relations internationales. C'est sur ces chantiers que nous nous engageons. Mais notre groupe parlementaire laissera la part belle au dialogue et à l'enrichissement des projets de loi. Certains nous disent : "Je voterai ce qui est bon, et pas ce qui n'est pas bon"… Si ce n'était pas déjà le cas, c'est très inquiétant !
A plusieurs reprises cette semaine, François de Rugy, président de l’Assemblée, est apparu en sauveteur, venu reprendre les travaux en main dans des moments de défaillance des président(e)s de séance.
Ainsi, peu après 23 heures jeudi, l’ambiance était à nouveau électrique. Les députés examinaient un point anodin : l’instauration d’un médiateur du crédit pour faciliter le financement des campagnes électorales. Mais la conduite du vote sur un amendement défendu par le MoDem suscita une contestation. Les députés de La France insoumise (LFI), d’abord, se sont indignés de l’attitude du président de séance, tandis qu’Olivier Faure, patron du groupe Nouvelle gauche (ex-PS), cherchant un recours, proposa à la ministre de la Justice d’autoriser un nouveau vote. Nicole Belloubet s’y refusa, ne souhaitant pas "s’immiscer dans le fonctionnement interne de l’Assemblée" : séparation des pouvoirs oblige.

Une heure plus tard, Jean-Luc Mélenchon et les députés de son groupe quittaient "théâtralement" (selon Le Monde)  l’hémicycle. "Franchement, c’est saoulant. On vous dérange ? Eh bien, débrouillez-vous entre vous", a lancé le chef de file de LFI, tandis que ses collègues rangeaient leurs affaires (et leur panier de commissions).

Fallait-il, comme cela a été le cas les jours précédents, lever la séance à 1 heureou non ? Et tenter d’aller au bout du texte, malgré le désordre tangible et l'absence de sérénité ? A minuit, à la faveur d’une suspension de séance, les présidents de groupe sont tombés d’accord. L’examen du premier projet de loi serait bouclé dans la foulée, avant une reprise des travaux sur le deuxième texte, la loi organique, vendredi.

Suit un nouvel imbroglio quand Hugues Renson fait l'annonce que, conformément à une décision prise par les présidents de groupes en début de semaine, les deux textes ne seront pas votés séparément et que l’adoption définitive n’aura lieu qu’après la fin de l’examen de la loi organique, vendredi.

Cette volte-face provoque la colère des présidents du groupe de gauche comme de droite, Christian Jacob pour Les Républicains (LR) et Olivier Faure pour Nouvelle gauche, excédés, qui veulent que leurs députés puissent voter le premier texte, avant de retourner dans leurs circonscription s vendredi.

Le chef de file des socialistes réclame une réunion immédiate de la conférence des présidents pour rediscuter de la décision prise plus tôt dans la semaine.  On lui oppose que seul François de Rugy est habilité à prendre une telle décision. "Réveillez-le !", commence à clamer la droite. 
On dit le président de l’Assemblée injoignable. "Prenez vos responsabilités !", exhorte alors Christian Jacob à l’attention de Hugues Renson.

Un Parlement à vau-l'eau : où est Richard Ferrand ?

Mais cette fois la majorité a décidé de se montrer inflexible, alors que le président du groupe de la majorité parlementaire semble inexistant. "Le groupe La République en marche (LRM) est éprouvé par la longueur des débats et agacés par l’attitude de l’opposition à son égard," écrit Le Monde ! 

L’un dzs vice-présidents de l'Assemblée, Pacôme Rupin, député novice LREM de Paris âgé de 32 ans, est plaintif : "Il y a une remise en cause permanente de notre autorité, ils essaient de nous enfoncer à la seule fin de nous décrédibiliser." Le jeune diplômé de l'ESSEC que Le Monde présente comme un "jeune entrepreneur" à la tête d'une agence de communication a une expérience de cinq ans dans l’entrepreneuriat social, dans le recrutement, avant de rejoindre le groupe SOS, comme Aurélien Taché... Cf. PaSiDupes :  A l'Assemblée, la majorité présidentielle formatée agace
La majorité, qui avait jusque-là opposé son mutisme dans le rapport de force verbal avec ses adversaires, a décidé de sortir de ses gonds. "Je prends mes responsabilités; la séance se poursuit", annonce Hugues Renson, au perchoir, provoquant le départ des députés LR de l’hémicycle, puis la levée de la séance.

L'esclandre se poursuit en salle des Quatre-Colonnes, sorte de salle des pas perdus pour les députés et les journalistes. L’opposition ne peut mâcher ses mots. Au bord des larmes, la députée socialiste Cécile Untermaier se dit " écœurée" par "l’excès de rigidité" et "l’incompétence" de ses collègues LRM. "C’est catastrophique; j’ai l’impression qu’on abîme l’Assemblée nationale", ajoute-t-elle. "En quinze ans je n’ai jamais vu ça", enchaîne le 'Constructif' Yves Jégo, ex-UDI, ancien aussi aussi vice-président du Parti radical et déserteur de LR. "La question, c’est où est le ministre des relations avec le Parlement [Christophe Castaner]? Où est François de Rugy ? Où est le président du groupe majoritaire, Richard Ferrand ?" interroge-t-il encore, au diapason de députés LR et Nouvelle gauche. "Il n’y a pas de locomotive; l’absence de pilote l’emporte sur le fond des débats."

Vers deux heures du matin, un dialogue s’improvise entre Olivier Faure et Pacôme Rupin. 
"A chaque fois, il y a un groupe qui teste le président de séance", peste le débutant. "On n’a plus l’âge", lui rétorque O. Faure, le chef de file des socialistes, qui ajoute : "Où sont les gens qui connaissent le règlement ?" 

"On ne va pas se laisser impressionner", réplique le jeune inconscient macronisé. 


Stéphane Séjourné
Dans la nuit, un soutien leur est tombé du ciel, de l’Elysée. "L’opposition qui teste la résistance de la majorité en multipliant les incidents de séance. Technique bien connue politique à l’ancienne" déclarait, dans un tweet, 
Stéphane Séjourné, 32 ans (ci-contre à gauche et à droite avec I. Emelien, debout), conseiller politique de mauvaise foi auprès du président de la République et d'astreinte à l'Elysée, socialiste passé par le cabinet de Jean-Paul Huchon et le ministère de l'Economie occupé par Macron, puis chargé du maillage territorial du mouvement En marche!, de la récolte des parrainages aux investitures aux législatives et de la sélection des novices, en tandem avec Jean-Paul Delevoye. Un paire d'enfer...

Pour "donner sa chance" au premier ministre Edouard Philippe et dans un contexte où de nombreux députés juppéistes affichaient leur volonté d’être "constructifs" dans leur travail, jamais une majorité présidentielle n'aura atteint ce niveau d'incompétence. Niée, de surcroît.

lundi 14 septembre 2015

François de Rugy a créé son propre parti écologiste !

"Ecologistes !" : le nouveau parti lancé par François de Rugy

François de Rugy a quitté Europe Ecologie-Les Verts 
 

Rugy se rêve un destin national...
Le député de Loire-Atlantique s'en va en claquant la porte, au moment de la sortie de son livre "Ecologie ou gauchisme, il faut choisir". Le co-président du groupe écologiste à l'Assemblée nationale a choisi... le dialogue avec le PS, au risque d'apparaître en succursale de la Rue de Solférino.

Le franchisé dénonce une "dérive gauchiste" dans son ex-parti. Son départ est l'illustration des profondes divisions à l'oeuvre dans le parti sur la question des alliances, qu'il s'agisse de liste avec le Front de Gauche ou d'une participation au gouvernement socialiste.
Chef de parti, il pourra se faire recevoir à l'Elysée...

François de Rugy a démissionné d'Europe Ecologie-Les Verts au mois d'août pour cause de dérive gauchiste du parti et pour assouvir son désir du statut de patron. A son propos, Jacques Séguéla aurait pu dire de lui que "si à cinquante ans, on n'a pas une 'start-up', on a quand même raté sa vie"... 

Le nouveau chef a livré le nom de sa création, mardi soir à Ouest-France. Baptisé "Ecologistes !",
Le logo du nouveau parti « écologistes ! ». ce parti pourrait toutefois susciter la même polémique qu'à la naissance de Les Républicains, s'il est vrai qu'à lui tout seul, ce nouveau-né ne représente pas tous les écologistes.
Qui sont d'ailleurs les premiers membres de ce mouvement ?
Le 2 septembre François de Rugy, co-président du groupe des députés écologistes à l’Assemblée et Jean-Vincent Placé, président des sénateurs écologistes, lui aussi démissionnaire d’EELV, avaient rencontré Jean-Luc Bennahmias pour jeter les bases d’un nouveau mouvement écologiste dissident d'EELV. Le nom alors évoqué était L’Union des démocrates et écologistes (UDE).
Mais, le 8, Rugy a finalement annoncé le lancement de ce parti et présenté son logo bleu et vert. Mais, dans les media, le député de Loire-Atlantique a déjà pris l'ascendant sur les co-fondateurs de son parti, le sénateur Jean-Vincent Placé et l'ancien député européen du MoDem, Jean-Luc Bennahmias, président du Front démocrate, dont les adhérents ne sont pas vraiment des personnalités de premier plan,  le député François-Michel Lambert, Emmanuelle Bouchaud, vice-présidente de la région Pays de la Loire, Yves Paccalet (conseiller régional de Rhône-Alpes), Anne Camus (conseillère régionale de Bretagne) et de Jean Daniel, vice-président de la région Limousin.

Ecologistes! Le parti compte donc deux élus... Mais la danseuse de François de Rugy se positionne comme un parti de centre gauche, réformiste et écologiste et son ambition de regrouper les déçus de la ligne politique d'EELV pourrait lui attirer des réfugiés qu'il accueillait "à bras ouverts". Les sympathies que de Rugy entretient avec le MoDem de Bayrou qui a pactisé avec Alain Juppé, candidat à l'investiture Les Républicains (LR) à la présidence de la République, comme son désir de partenariat avec le Parti socialiste ne peuvent que brouiller l'image du petit nouveau, né aux forceps.


Rugy a expliqué au quotidien régional que le mouvement "a vocation à rassembler d'autres personnes qui sont éparpillées dans la nature", "qui ont quitté EELV" et ceux qui "ne se reconnaissaient pas dans la ligne d'EELV...



jeudi 16 octobre 2014

Taxation des sociétés autoroutières: Royal remet les gaz

Michel Sapin n'est pas audible sur la difficulté à mettre en place cette taxation 

La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal  persiste et signe vendredi 
Elle relance l'idée d'une taxation des profits des sociétés d'autoroutes, alors que le FN réclame leur renationalisation
"Ce qui est prévu, c'est, dans le cadre du dispositif actuel et de la mise en évidence des profits autoroutiers - et donc du prix trop élevé qui a été payé par les usagers d'une certaine façon -, qu'il y ait un prélèvement sur ces profits autoroutiers qui n'impacte absolument pas le péage autoroutier", a polémiqué la ministre populiste, surenchérissant dans l'opinion.

"Soit cela se fait de façon contractuelle avec les sociétés d'autoroutes, soit il faut un dispositif législatif, qui reste à mettre au point", a ajouté M.-S. Royal, qui parle plus vite qu'elle n'agit.  Elle répliquait ainsi  en marge du débat à l'Assemblée sur son projet de loi de transition énergétique aux députés de plusieurs bords qui se sont élevés contre la suspension sine die du péage de transit poids lourds annoncée jeudi. 

Royal sème la zizanie au gouvernement 

Depuis Washington, Michel Sapin a pointé la difficulté d'une taxation des sociétés autoroutières, prônée par Mme Royal, en raison de la solidité des contrats de concession signés par ces groupes.

Devant les présidents de région, le Premier ministre  a pourtant nié vendredi tout "propos contradictoire" entre Royal et Sapin, et Manuel Valls a de nouveau défendu vendredi la suspension de l'écotaxe car "cela ne sert à rien de persister dans l'erreur".

Royal concède que Sapin "a raison, ça n'est pas évident" de taxer les sociétés autoroutières, mais en profite pour se façonner une image de "dame de fer". "C'est la raison pour laquelle il faut les mettre autour de la table et leur dire: maintenant il y a un intérêt national qui est en jeu, les Français ont besoin de justice dans la répartition" des efforts, d'après la ministre.

Le ministre des Finances s'était déjà exprimé son scepticisme en mai quant à la solution évoquée par Mme Royal de mettre à contribution les sociétés d'autoroute. "Si on crée une fiscalité particulière sur ces sociétés autoroutières, c'est prévu dans le contrat, il faut que ça soit compensé", avait-il déclaré.

Des parlementaires relancent leur demande d'une nouvelle délibération sur l'écotaxe 

Or, la gelée Royal s'y oppose, estimant qu'"il n'y a pas besoin d'un nouveau vote étant donné que c'est suspendu et que la loi prévoyait l'application au plus tard en décembre 2015".
"En revanche, s'il y a des solutions pour trouver les financements complémentaires, et notamment une solution législative pour que les profits autoroutiers contribuent aux travaux d'infrastructures sans augmenter le péage autoroutier", alors elle y travaillera.

Le coprésident du groupe écologiste à l'Assemblée, François de Rugy, a jugé vendredi que la suspension de l'écotaxe "mérite un vote" pour "jouer carte sur table et voir comment on bouche le trou financier". Il soupçonne  le gouvernement de "jouer la montre et de pratiquer la politique de l'autruche".

La dernière version de l'écotaxe, le péage de transit poids lourd voté cet été dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2014, est
également visée par le FN. Le vice-président du FN a en effet dénoncé "un nouvel écran de fumée qui masque la création d'une nouvelle taxe sur les sociétés d'autoroute". Evoquant samedi la suspension de l'écotaxe, Florian Philippot propose de "re-nationaliser progressivement".