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jeudi 5 avril 2018

Le racisme de Jean-Vincent Placé, ancien ministre d'origine coréenne

Ce que Jean-Vincent Placé a dit au vigile du bar La Piscine intéresse SOS Racisme et la LDH 

"On n'est pas au Maghreb ici. Je vais te renvoyer en Afrique moi. Tu vas voir !"

Une chose est claire d'ores et déjà : l'ancien ministre potiche de Hollande va nier avoir prononcé ces menaces à caractère raciste. L'ancien secrétaire d'Etat les aurait pourtant lancés, devant témoins, au videur du bar qui tentait de faire sortir cet candidat à la présidence du Sénat (octobre 2014).

Placé, un délinquant connu de la police : en décembre 2013, le Canard Enchaîné dévoila que Placé avait accumulé une centaine d'infractions routières commises avec une voiture de fonction du Conseil régionalsur la période 2004-2010, et qu'il n'avait pas payé ses PV. On parle alors de 18.000 euros d'amendes. En avril 2014, il déclara avoir réglé sa dette citoyenne.

Jean-Vincent Placé est de surcroît accusé d'avoir importuné une jeune femme dans un bar parisien de Saint-Germain-des-Prés

Résultat de recherche d'images pour "JV Placé"Surpris en état d'ivresse, il est placé en garde à vue depuis la nuit dernière. 
Les faits qui lui sont reprochés ne sont pas en lien avec son comportement envers cette femme, du harcèlement sexuel, mais suite aux mots adressés au vigile de l'établissement de la rue Princesse, 5e arrondissement, et à des insultes à agents de police.

La jeune femme aurait été traitée de "sale pute" pour avoir refusé de danser avec lui contre de l'argent avec celui qui était en couple avec Cécile Duflot quand elle devint secrétaire nationale des Verts en 2006.

L
e vigile de La Piscine a dû lui-même appeler les forces de l'ordre pour signaler un client "manquant de respect à une femme," précise Le Parisien. 
La crise de la cinquantaine : il a mal négocié ce virage en mars dernier; il avait 1,16 gramme d'alcool dans le sang.

Le politicien de gauche a été placé en garde à vue pour "outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique, insulte à caractère raciale et violence sans incapacité commise sous l’empire de l’ivresse".

"Je vais te renvoyer en Afrique" 

Résultat de recherche d'images pour "Placé JV sale pute"
Né à Séoul, l'ancien sénateur écologiste de l'Essonne serait-il favorable aux charters de retour au pays ?  Selon une source judiciaire, l'ancien secrétaire d'Etat chargé de la Réforme de l'Etat et de la simplification dans le gouvernement de Manuel Valls aurait déclaré au videur qui tentait de le faire sortir : "On n'est pas au Maghreb ici. Je vais te renvoyer en Afrique moi. Tu vas voir !"  

L'élu d'Europe Ecologie-Les Verts aurait traité de "connards" et de "tocards" les policiers qui l'ont emmené au commissariat
Selon Le Point, Jean-Vincent Placé aurait également lancé à l'un d'entre eux: "Tu sais pas à qui tu parles ?", tentant ainsi d'intimider les fonctionnaires, en évoquant ses "fonctions" politiques et ses "connaissances". 

Résultat de recherche d'images pour "Placé JV sale pute"
Le trafic d'influence est un délit: c'est une forme de corruption. Placé est en effet président-fondateur de l'Union des démocrates et des écologistes (UDE), confédération de partis écologistes, à laquelle a appartenu François de Rugy.

Fait colonel d'un régiment de Dragons parachutistes
-  à titre honorifique ! -Florence Parly va-t-elle le rétrograder ce modèle de réserviste citoyen ? 
Résultat de recherche d'images pour "Placé JV arrogant"
La corvée de chiottes est aussi une idée... Des toilettes sèches pour ce soutien de Benoît Hamon qui l'aurait séduit pour son (tardif) engagement écologiste.
 Schiappa va maintenant devoir voler au secours de la jeune femme ! 
Mais Marlène tarde un peu...

lundi 19 octobre 2015

OPA des migrants d'EELV sur le parti de Bennahmias

Après la rupture avec EELV, de Rugy et Placé lancent l'Union des démocrates et écologistes

Nouveau-né vert placé sous tutelle du PS
L'Union des démocrates et écologistes (UDE) a tenu son congrès fondateur en présence du... premier secrétaire lu Parti socialiste !
Jean-Christophe Cambadélis s'était installé au centre de la photo et Bennahmias sur la marge. Le mouvement proclame son soutien à la politique du gouvernement.

Le divorce des opposants EELV à une alliance avec les écologistes radicaux est officiellement consommé. 

Face à Europe-Ecologie-Les Verts qui, départ après départ, endure le supplice chinois de la goutte d'eau, l'Union des démocrates et écologistes (UDE), ouvertement de "centre-gauche", vient de voir le jour ce samedi. Le mouvement, qui résulte du rassemblement avec le Front démocrate de Jean-Luc Bennahmias et les Ecologistes! de François de Rugy, sera présidé par Jean-Vincent Placé, ci-dessus à la droite de Cambadélis.

En réaction à la "dérive gauchiste" d'EELV, les trois écologistes "frondeurs' ont martelé leur soutien au gouvernement socialiste, dans un discours prononcé sous le contrôle du premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis. "Oui, nous soutenons le gouvernement, oui, nous soutenons (le président) François Hollande. Nous sommes des gens responsables, pragmatiques", a déclaré Jean-Luc Bennahmias devant les 300 personnes rassemblées dans une salle de la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris.

Frondeurs et récidivistes:  "l'écologie a vocation à entrer au gouvernement"

"Des journalistes me disent parfois: "Vous faites ça parce que vous voulez gouverner" (...) Nous assumons pleinement: si nous créons un rassemblement, c'est parce que nous considérons que l'écologie a vocation à entrer au gouvernement", a également admis François de Rugy. Pour y parvenir, la formation explique vouloir dépasser "les clivages de postures, des oppositions factices, des schémas d'hier", et rassembler "dans une maison commune, des progressistes, des écologistes réformateurs et des sociaux-démocrates".


Frondeurs, récidivistes et racoleurs.
Et ce, quitte à intégrer "Chantal Jouanno ou Jean-Louis Borloo", qui seront "bienvenus" s'ils "veulent frapper à la porte", selon Jean-Vincent Placé. En octobre 2012, l'ancienne ministre UMP Chantal Jouanno a rejoint l'UDI de l'ancien ministre Jean-Louis Borloo dont elle avait été la secrétaire d'Etat à l'Ecologie (2009-2010).

Une volonté de débauchage saluée par Jean-Christophe Cambadélis. 

"Vous êtes l'avant-garde du chemin de l'union", a espéré le premier secrétaire du PS samedi. "Bravo pour avoir décidé dès le départ de vous situer du côté de la gauche du réel, la gauche de la transformation écologique et sociale de notre société," a martelé le premier socialiste.

Pour tenter d'affirmer l'indépendance de l'UDE vis-à-vis de l'exécutif, Jean-Luc Bennahmias a toutefois faiblement rappelé à François Hollande sa promesse de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim avant la fin du quinquennat. 

Avant cette officialisation, l'UDE comptait déjà 2.800 adhérents. Parmi eux, les députés Véronique Massoneau, Christophe Cavard, François-Michel Lambert, la sénatrice Aline Archimbaud et une quinzaine d'élus locaux, tous aussi peu visibles dans le paysage politique.

lundi 14 septembre 2015

François de Rugy a créé son propre parti écologiste !

"Ecologistes !" : le nouveau parti lancé par François de Rugy

François de Rugy a quitté Europe Ecologie-Les Verts 
 

Rugy se rêve un destin national...
Le député de Loire-Atlantique s'en va en claquant la porte, au moment de la sortie de son livre "Ecologie ou gauchisme, il faut choisir". Le co-président du groupe écologiste à l'Assemblée nationale a choisi... le dialogue avec le PS, au risque d'apparaître en succursale de la Rue de Solférino.

Le franchisé dénonce une "dérive gauchiste" dans son ex-parti. Son départ est l'illustration des profondes divisions à l'oeuvre dans le parti sur la question des alliances, qu'il s'agisse de liste avec le Front de Gauche ou d'une participation au gouvernement socialiste.
Chef de parti, il pourra se faire recevoir à l'Elysée...

François de Rugy a démissionné d'Europe Ecologie-Les Verts au mois d'août pour cause de dérive gauchiste du parti et pour assouvir son désir du statut de patron. A son propos, Jacques Séguéla aurait pu dire de lui que "si à cinquante ans, on n'a pas une 'start-up', on a quand même raté sa vie"... 

Le nouveau chef a livré le nom de sa création, mardi soir à Ouest-France. Baptisé "Ecologistes !",
Le logo du nouveau parti « écologistes ! ». ce parti pourrait toutefois susciter la même polémique qu'à la naissance de Les Républicains, s'il est vrai qu'à lui tout seul, ce nouveau-né ne représente pas tous les écologistes.
Qui sont d'ailleurs les premiers membres de ce mouvement ?
Le 2 septembre François de Rugy, co-président du groupe des députés écologistes à l’Assemblée et Jean-Vincent Placé, président des sénateurs écologistes, lui aussi démissionnaire d’EELV, avaient rencontré Jean-Luc Bennahmias pour jeter les bases d’un nouveau mouvement écologiste dissident d'EELV. Le nom alors évoqué était L’Union des démocrates et écologistes (UDE).
Mais, le 8, Rugy a finalement annoncé le lancement de ce parti et présenté son logo bleu et vert. Mais, dans les media, le député de Loire-Atlantique a déjà pris l'ascendant sur les co-fondateurs de son parti, le sénateur Jean-Vincent Placé et l'ancien député européen du MoDem, Jean-Luc Bennahmias, président du Front démocrate, dont les adhérents ne sont pas vraiment des personnalités de premier plan,  le député François-Michel Lambert, Emmanuelle Bouchaud, vice-présidente de la région Pays de la Loire, Yves Paccalet (conseiller régional de Rhône-Alpes), Anne Camus (conseillère régionale de Bretagne) et de Jean Daniel, vice-président de la région Limousin.

Ecologistes! Le parti compte donc deux élus... Mais la danseuse de François de Rugy se positionne comme un parti de centre gauche, réformiste et écologiste et son ambition de regrouper les déçus de la ligne politique d'EELV pourrait lui attirer des réfugiés qu'il accueillait "à bras ouverts". Les sympathies que de Rugy entretient avec le MoDem de Bayrou qui a pactisé avec Alain Juppé, candidat à l'investiture Les Républicains (LR) à la présidence de la République, comme son désir de partenariat avec le Parti socialiste ne peuvent que brouiller l'image du petit nouveau, né aux forceps.


Rugy a expliqué au quotidien régional que le mouvement "a vocation à rassembler d'autres personnes qui sont éparpillées dans la nature", "qui ont quitté EELV" et ceux qui "ne se reconnaissaient pas dans la ligne d'EELV...



jeudi 4 décembre 2008

Elections prud’homales marquées par une abstention record

Les syndicats représentent 1 salarié seulement sur 4
Les trois quarts des salariés du privé ont boudé les élections prud'homales du mercredi 3 décembre 2008, marquée par une abstention record de 75,25%.
> Le taux de participation aux élections prud'homales de mercredi s'est établi à 25,5% dans le collège "salariés". En revanche, la participation dans le collège "employeurs" s'établit à 31,16%, soit une abstention de 69,78%.
Les salariés représentaient l'immense majorité des électeurs (18,6 millions sur 19,2 millions) appelés à désigner les conseillers prud'homaux chargés de juger les litiges individuels du travail dans le secteur privé.
> Le ministre du Travail, Xavier Bertrand annonce des taux voisins : le taux d’ abstention s'est établi à 74,5%, dans le collège "salariés", soit une très faible participation de 25,5%, précise-t-il ce jeudi matin.
La participation, qui avait déjà chuté de 63,2% en 1979, premières élections prud'homales, à 32,7% en 2002, atteint ainsi son plus bas niveau en 30 ans.

La CGT renforce son avance sur la CFDT, en recul sensible, et FO
  • Les résultats marquent des évolutions notables pour des élections habituellement sans changements spectaculaires.
    La CGT (33,8%), , en première position, a progressé de 1,6 point, devant la CFDT (22,1%) en baisse de trois points, FO (15,9%) en recul de 2,3 points, et la CFTC (8,9%) qui perd relativement peu (0,7 point).
  • La CFE-CGC (8,2%) progresse de 1,2 point parmi l'ensemble des salariés, et ravit à la CFDT la première place chez les cadres avec 27,9% des voix dans la section "encadrement".

    Projections
    > L'UNSA (syndicats autonomes), avec 6,2%, gagne 1,2 point, en cours de rapprochement avec la CFE-CGC, tandis que l'Union syndicale Solidaires, qui comprend les syndicats radicaux SUD, fait plus que doubler son score marginal, de 1,5% à 3,8%. Les "divers" représentent 1%.
    > La CFDT (22,1%), qui peu de temps après les élections de 2002 avait connu une désaffection d'une partie de ses militants en raison de son soutien à la réforme des retraites de 2003, apparaît relativement affaiblie par ce scrutin, mais maintient en fait un écart confortable avec ses poursuivants.
    > FO (15,9%) est en revanche talonnée par l'alliance entre CFE-CGC et UNSA, qui totalisent 14,4% et qui voient dans le résultat un encouragement à leur rapprochement.
  • Du coté des patrons, la participation est en revanche en hausse, à 31,25%, contre 26,6% en 2002.
    Les listes d'union menées par le MEDEF restent largement en tête avec 72,1% des voix (80% en 2002). Les employeurs de l'économie sociale -qui visaient notamment les voix des particuliers employeurs- ont effectué une percée, avec 19% (contre 11,3% en 2002). Les listes diverses totalisent 8,5%.


    Déclarations de meneurs syndiaux
    > "Je suis déçu", a reconnu sur Europe 1 le secrétaire général de la CFDT François Chérèque. Il reconnaît que le soutien à la réforme des retraites a pu "jouer un rôle" mais estime cependant que son syndicat n'est pas désavoué pour autant.
    > "C'est un message clair des salariés en direction des pouvoirs publics et du patronat pour que leurs droits soient respectés et leur situation améliorée, dans un moment où tout est fait pour leur faire payer la crise", a dit dans un communiqué la CGT.
    L'échec de l'appel à la mobilisation des salariés aux urnes est dénoncé par la CGT. "On a toute une série d'anomalies qui feraient scandale s'il s'agissait d'élections politiques", a dit à la presse son patron, Bernard Thibault.
    > Le scrutin marque aussi un changement chez les employeurs, les syndicats du patronat traditionnel, MEDEF, CGPME et UPA regroupés dans l'UDE obtenant tout de même 72,1% des suffrages, mais en baisse sensible devant l'AESS, en faveur d'une "économie solidaire" qui obtient 19%, soit 7,7 points de plus qu'en 2002.

    Le système des Prud’hommes

    > 19,2 millions d'électeurs étaient invités à élire les conseillers prud'homaux qui tranchent chaque année quelque 200.000 litiges entre salariés et employeurs en France.
    Le scrutin était un test alors que s'amorcent plusieurs réformes importantes comme celle de La Poste et surtout celle de la représentativité syndicale voulue par Nicolas Sarkozy.
    Le système actuel n'accorde une "présomption irréfragable" de représentativité qu'aux cinq centrales CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC, qui sont les interlocuteurs représentatifs dans les négociations.
    Les autres syndicats doivent prouver leur représentativité par branche d'activité.

    > Plus de 14.500 conseillers siègent dans 210 conseils. Cinquante pour cent des affaires traitées concernent la rupture du contrat de travail et 40% des problèmes de rémunération.
    Environ 70% des décisions font l'objet d'un appel mais les décisions de première instance sont confirmées dans près de 70% des cas.

    Exégèses syndicales

  • Les leaders syndicaux attribuent l'abstention, en partie à un défaut de communication… gouvernementale, et au fait que l'élection ne se déroule pas systématiquement dans l'entreprise.
    Xavier Bertrand s'est montré à cet égard ouvert à une généralisation du vote sur le lieu de travail pour les prochains prud'homales, en précisant qu'il "semblerait que là où un bureau de vote a été installé dans l'entreprise, le taux de participation a régulièrement dépassé les 50%" .

  • Bémol à cette explication
    La généralisation du vote par correspondance et l'introduction du vote par Internet à Paris, aurait dû endiguer les pertes de participation enregistrées depuis l’origine des élections prud'homales en 1979. Cette baisse confirmée à chaque élection montre qu'il y a "un problème", a souligné Jean-Claude Mailly (FO).
  • Bien que la pression de l’entreprise puisse être une explication à cette désaffection, "les salariés ne sont pas prêts à se mobiliser pour une élection qui a lieu en dehors de l'entreprise", a affirmé François Chérèque (CFDT). Donc, dedans ou dehors, le problème ne se situe pas là, sauf en termes d’excuses. Il regrette aussi l'absence de "campagne forte", laquelle dépend pourtant largement des syndicats eux-mêmes !
    Pour Jacques Voisin (CFTC), "rien n'a été fait pour que cette élection ait la place qu'elle mérite". Ce qui n’est pas le reproche retenu par la CGT !

    > Bernard Thibault (CGT) s'est félicité de la progression de son organisation qui marque un "inversement de tendance" par rapport à la baisse qu'elle enregistrait depuis 1979. Mais, par chance, les élections prud'homales n'ont pas toujours lieu sur le lieu de travail, car Thibault a regretté de "nombreuses anomalies" dans le vote...Elles ont bien dû profiter à un syndicat plus qu’à un autre… Contestation sur 102 ou 4 voix ?
  • Sur fond de crise économique, les syndicats contestataires, CGT, voire violent et non représentatif, Sud, ont progressé en France au détriment des modérés, lors de ce scrutin national pour former les juridictions tranchant les conflits du travail.
    La portée de cette observation est cependant réduite par la très faible participation d'un quart seulement des inscrits, la plus faible depuis l'origine de ces élections en 1979.
    La CGT voit cependant ce vote comme un "message des salariés" au pouvoir politique, et Sud estime qu'il conforte la voie vers un "syndicalisme de lutte".

    >
    A noter enfin (cf. tract ci- contre) que le CNT fait de la contre- publicité aux élections prud’homales républicaines.