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mercredi 5 janvier 2011

Courtoisie républicaine: Absence de la CGT aux vœux de Sarkozy

La CGT brillera par son absence


Le PS nous promettait la 'république du respect'.
La CGT supprime la journée de la courtoisie.

A la CGT, les luttes sociales excluent la correction

Bernard Thibault, son secrétaire général, ne saurait livrer une guerre en dentelles. Il doit d'ailleurs donner des gages de sa combativité à ses opposants internes les plus radicaux et rompra avec la tradition républicaine des voeux à l'Elysée. La CGT a annoncé qu'elle allait boycotter demain la traditionnelle cérémonie de vœux du chef de l'État aux forces vives de la nation, morcelée pour la deuxième année consécutive et réduite, en ce qui concerne les syndicats, aux seuls vœux aux partenaires sociaux.

Le combat de rue contre la réforme des retraites passe aux salons de l'Elysée


Malgré les apparences, Thibault refuse de faire la bise au président.

La CGT, 'force vive' en déclin et meurtrie par l'échec de son opposition à la réforme des retraites, verse dans l'anecdotique. Sachant que les estimations les plus optimistes du taux de syndicalisation en France ne dépassent pas 8%, la CGT pratique la fuite en avant et confirme sa rupture avec le président Nicolas Sarkozy élu du suffrage universel avec 53% des votes exprimés. et Bernard Thibault.
Une première [au théâtre des Bouffes-Parisiennes?] qui, pour « l'année 2010 a été marquée par la mobilisation sociale 'unitaire' pour s'opposer à la réforme des retraites fondées sur des bases injustes et inefficaces", soutient ce mercredi la centrale de Montreuil par communiqué et loin des caméras. " Face à ce mouvement d'ampleur exceptionnelle [et contre-productif] de plusieurs mois, soutenu par une très large majorité de la population, qui revendiquait l'ouverture de réelles négociations, ce fut l'intransigeance du coté du président de la République et le dédain à l'égard des positions syndicales sur un choix de société qui conditionne l'avenir pour des millions de salariés", selon les perdants du bras de fer.

Bernard Thibault fait du boudin

La centrale de Montreuil, dirigée par Bernard Thibault, frappe les trois coups de l'année 2011: « C'est dans ce contexte que se présente la cérémonie habituelle des vœux de l'Élysée. Sans nul doute l'encouragement au «dialogue social» et la nécessité de «syndicats forts» seront classiquement présents. La CGT refuse d'apporter son concours à ce simulacre, elle décide par conséquent de décliner l'invitation de la Présidence pour les vœux de 2011 ». Les mauvais perdants manquent à tous leurs devoirs de fair play et de courtoisie.

Bernard Thibault donne des gages à son opposition interne
Par ce coup d'éclat inédit, Bernard Thibault adresse avant tout un message en interne à tous ses opposants qui lui ont souvent reproché ces trois dernières années une forme de collusion avec le chef de l'État.
Xavier Mathieu (ci-contre), le leader CGT des Conti de Clairvaux, l'avait en son temps accusé de passer plus de temps à l'Élysée que dans les manifestations de soutien aux salariés touchés de plein fouet par la crise.
La réforme des retraites n'a rien arrangé. Sa stratégie de dialogue avec la CFDT de François Chérèque et de préservation de l'unité syndicale a conduit Bernard Thibault à ne pas appeler les salariés à se lancer dans une grève reconductible et à modérer, aux yeux des ultra de sa centrale, ses attaques contre le gouvernement.

Bien que tranquille sur son avenir personnel - il a été réélu en décembre 2009 pour un ...quatrième mandat de trois ans et ne souhaite pas, a priori, se représenter après 12 années de pouvoir -, Bernard Thibault cherche donc à convaincre ses troupes de sa loyauté et à les reconquérir, en préparation des combats de 2011.

Une nouvelle version des ex-'avantages acquis' est ainsi en gestation
Thibault a prévenu Xavier Bertrand, le ministre du Travail, que son réseau de syndicats harcèlera les directions d'entreprise tout au long de l'année pour qu'une véritable prise en compte de la pénibilité au travail - basée sur des critères objectifs d'exposition au cours de la carrière à des risques recensés et non sur la définition d'un taux d'incapacité - soit instaurée.

De l'huile bouillante contre les assailants des 35 heures
Il devrait aussi remonter au créneau pour s'opposer à toute modification envisagée ou proposée de la réglementation de la durée du travail, suite aux charges violentes menées contre les 35 heures par Jean-François Copé à l'UMP et Manuel Valls au parti socialiste. "Plutôt que d'apporter des réponses à ses revendications, plusieurs responsables politiques, largement relayés par les media, lancent une attaque en règle sur le temps de travail et les salaires en mettant les 35 heures dans leur ligne de mire", vitupère la centrale dans son isolement de Montreuil. Maintenant "la CGT dénonce avec la plus grande fermeté cette offensive visant une fois encore à culpabiliser les salariés en arguant des coûts excessifs du travail dans notre pays. »
Proche du PCF, la centrale syndicale mobilise avant d'en savoir plus, appelant dans la foulée et à priori « ses organisations et les salariés à résister à toute velléité d'aggravation des conditions de vie et de travail qu'entraînerait la remise en cause des 35 heures dans le public comme dans le privé».

La CGT présente aux Français ses voeux de chaos

Malgré tout ce bruit pour rien en 2010, 2011 risque d'être également chaotique, voire socialement explosive. Promesse de la CGT…

jeudi 4 décembre 2008

Elections prud’homales marquées par une abstention record

Les syndicats représentent 1 salarié seulement sur 4
Les trois quarts des salariés du privé ont boudé les élections prud'homales du mercredi 3 décembre 2008, marquée par une abstention record de 75,25%.
> Le taux de participation aux élections prud'homales de mercredi s'est établi à 25,5% dans le collège "salariés". En revanche, la participation dans le collège "employeurs" s'établit à 31,16%, soit une abstention de 69,78%.
Les salariés représentaient l'immense majorité des électeurs (18,6 millions sur 19,2 millions) appelés à désigner les conseillers prud'homaux chargés de juger les litiges individuels du travail dans le secteur privé.
> Le ministre du Travail, Xavier Bertrand annonce des taux voisins : le taux d’ abstention s'est établi à 74,5%, dans le collège "salariés", soit une très faible participation de 25,5%, précise-t-il ce jeudi matin.
La participation, qui avait déjà chuté de 63,2% en 1979, premières élections prud'homales, à 32,7% en 2002, atteint ainsi son plus bas niveau en 30 ans.

La CGT renforce son avance sur la CFDT, en recul sensible, et FO
  • Les résultats marquent des évolutions notables pour des élections habituellement sans changements spectaculaires.
    La CGT (33,8%), , en première position, a progressé de 1,6 point, devant la CFDT (22,1%) en baisse de trois points, FO (15,9%) en recul de 2,3 points, et la CFTC (8,9%) qui perd relativement peu (0,7 point).
  • La CFE-CGC (8,2%) progresse de 1,2 point parmi l'ensemble des salariés, et ravit à la CFDT la première place chez les cadres avec 27,9% des voix dans la section "encadrement".

    Projections
    > L'UNSA (syndicats autonomes), avec 6,2%, gagne 1,2 point, en cours de rapprochement avec la CFE-CGC, tandis que l'Union syndicale Solidaires, qui comprend les syndicats radicaux SUD, fait plus que doubler son score marginal, de 1,5% à 3,8%. Les "divers" représentent 1%.
    > La CFDT (22,1%), qui peu de temps après les élections de 2002 avait connu une désaffection d'une partie de ses militants en raison de son soutien à la réforme des retraites de 2003, apparaît relativement affaiblie par ce scrutin, mais maintient en fait un écart confortable avec ses poursuivants.
    > FO (15,9%) est en revanche talonnée par l'alliance entre CFE-CGC et UNSA, qui totalisent 14,4% et qui voient dans le résultat un encouragement à leur rapprochement.
  • Du coté des patrons, la participation est en revanche en hausse, à 31,25%, contre 26,6% en 2002.
    Les listes d'union menées par le MEDEF restent largement en tête avec 72,1% des voix (80% en 2002). Les employeurs de l'économie sociale -qui visaient notamment les voix des particuliers employeurs- ont effectué une percée, avec 19% (contre 11,3% en 2002). Les listes diverses totalisent 8,5%.


    Déclarations de meneurs syndiaux
    > "Je suis déçu", a reconnu sur Europe 1 le secrétaire général de la CFDT François Chérèque. Il reconnaît que le soutien à la réforme des retraites a pu "jouer un rôle" mais estime cependant que son syndicat n'est pas désavoué pour autant.
    > "C'est un message clair des salariés en direction des pouvoirs publics et du patronat pour que leurs droits soient respectés et leur situation améliorée, dans un moment où tout est fait pour leur faire payer la crise", a dit dans un communiqué la CGT.
    L'échec de l'appel à la mobilisation des salariés aux urnes est dénoncé par la CGT. "On a toute une série d'anomalies qui feraient scandale s'il s'agissait d'élections politiques", a dit à la presse son patron, Bernard Thibault.
    > Le scrutin marque aussi un changement chez les employeurs, les syndicats du patronat traditionnel, MEDEF, CGPME et UPA regroupés dans l'UDE obtenant tout de même 72,1% des suffrages, mais en baisse sensible devant l'AESS, en faveur d'une "économie solidaire" qui obtient 19%, soit 7,7 points de plus qu'en 2002.

    Le système des Prud’hommes

    > 19,2 millions d'électeurs étaient invités à élire les conseillers prud'homaux qui tranchent chaque année quelque 200.000 litiges entre salariés et employeurs en France.
    Le scrutin était un test alors que s'amorcent plusieurs réformes importantes comme celle de La Poste et surtout celle de la représentativité syndicale voulue par Nicolas Sarkozy.
    Le système actuel n'accorde une "présomption irréfragable" de représentativité qu'aux cinq centrales CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC, qui sont les interlocuteurs représentatifs dans les négociations.
    Les autres syndicats doivent prouver leur représentativité par branche d'activité.

    > Plus de 14.500 conseillers siègent dans 210 conseils. Cinquante pour cent des affaires traitées concernent la rupture du contrat de travail et 40% des problèmes de rémunération.
    Environ 70% des décisions font l'objet d'un appel mais les décisions de première instance sont confirmées dans près de 70% des cas.

    Exégèses syndicales

  • Les leaders syndicaux attribuent l'abstention, en partie à un défaut de communication… gouvernementale, et au fait que l'élection ne se déroule pas systématiquement dans l'entreprise.
    Xavier Bertrand s'est montré à cet égard ouvert à une généralisation du vote sur le lieu de travail pour les prochains prud'homales, en précisant qu'il "semblerait que là où un bureau de vote a été installé dans l'entreprise, le taux de participation a régulièrement dépassé les 50%" .

  • Bémol à cette explication
    La généralisation du vote par correspondance et l'introduction du vote par Internet à Paris, aurait dû endiguer les pertes de participation enregistrées depuis l’origine des élections prud'homales en 1979. Cette baisse confirmée à chaque élection montre qu'il y a "un problème", a souligné Jean-Claude Mailly (FO).
  • Bien que la pression de l’entreprise puisse être une explication à cette désaffection, "les salariés ne sont pas prêts à se mobiliser pour une élection qui a lieu en dehors de l'entreprise", a affirmé François Chérèque (CFDT). Donc, dedans ou dehors, le problème ne se situe pas là, sauf en termes d’excuses. Il regrette aussi l'absence de "campagne forte", laquelle dépend pourtant largement des syndicats eux-mêmes !
    Pour Jacques Voisin (CFTC), "rien n'a été fait pour que cette élection ait la place qu'elle mérite". Ce qui n’est pas le reproche retenu par la CGT !

    > Bernard Thibault (CGT) s'est félicité de la progression de son organisation qui marque un "inversement de tendance" par rapport à la baisse qu'elle enregistrait depuis 1979. Mais, par chance, les élections prud'homales n'ont pas toujours lieu sur le lieu de travail, car Thibault a regretté de "nombreuses anomalies" dans le vote...Elles ont bien dû profiter à un syndicat plus qu’à un autre… Contestation sur 102 ou 4 voix ?
  • Sur fond de crise économique, les syndicats contestataires, CGT, voire violent et non représentatif, Sud, ont progressé en France au détriment des modérés, lors de ce scrutin national pour former les juridictions tranchant les conflits du travail.
    La portée de cette observation est cependant réduite par la très faible participation d'un quart seulement des inscrits, la plus faible depuis l'origine de ces élections en 1979.
    La CGT voit cependant ce vote comme un "message des salariés" au pouvoir politique, et Sud estime qu'il conforte la voie vers un "syndicalisme de lutte".

    >
    A noter enfin (cf. tract ci- contre) que le CNT fait de la contre- publicité aux élections prud’homales républicaines.