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dimanche 21 mai 2017

Bayrou et Valls célèbrent la mort du PS au même râtelier Macron

Quand Bayrou annonçait "la rupture du Parti socialiste" avec le ralliement de Valls à Macron 

Pour le Béarnais, le divorce est consommé 

Les tontons flingueurs
Le soutien apporté par Manuel Valls à Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle marque "la rupture du Parti socialiste," avait prédit François Bayrou sur BFMTV mercredi 29 mars.
C'est "une division sur le fond", avait insisté le président du MoDem.
"Je sais ce que représente la rupture avec son parti au nom de l'idée qu'on se fait de son pays", lança-t-il, avant de poursuivre : "C'est la rupture du Parti socialiste. C'est le Parti socialiste qui se trouve au rendez-vous de sa division interne, qui n'est pas une division sur les personnes, les ambitions, c'est une division sur le fond". C'est pourtant avec ce PS en ruines que Bayrou comptait s'allier avant l'émergence de l'héritier de Hollande.
"Il y a des années que le PS est divisé, qu'existe un affrontement en son sein, entre deux lignes politiques irréconcialiables", a poursuivi le patron du MoDem, qui a rejoint le camp d'Emmanuel Macron en février.
"Je ne suis pas surpris. Je devine que cette décision a dû être prise au terme d'un débat de conscience. Je sais que ces débats de conscience sont difficiles", a pontifié François Bayrou à propos de ce cas de conscience réglé par l'ex-premier ministre. 

Interrogé sur la réaction de François Fillon, selon qui le candidat d'En Marche! "c'est François Hollande", il a continué à distribuer ses coups de griffes sur Valls: "Toute la gauche l'accuse d'être de droite et toute la droite l'accuse d'être de gauche". "On n'est plus prisonnier des deux camps (...) Les Français vont avoir une autre majorité, une autre proposition politique", a enfin pronostiqué le refoulé de toutes les grandes échéances nationales.

mercredi 29 mars 2017

Le soutien de Valls plonge Macron dans l'embarras

Manuel Valls votera pour Emmanuel Macron dès le premier tour

L'ancien Premier ministre votera pour son ancien ministre de l'Economie 

Le baiser de Judas
Après avoir tergiversé pendant plusieurs semaines, Manuel Valls a finalement mis fin un terme à sa valse hésitation mercredi  29 mars : il ne votera pas pour le candidat socialiste de la "Belle Alliance Populaire" à la présidentielle Benoît Hamon. Interrogé sur BFM TV/RMC sur le fait de savoir s'il allait voter pour le candidat d'En Marche! après avoir progressivement rompu avec le candidat de son camp depuis fin janvier, l'ex-Premier ministre a répondu : "Oui, parce que je pense qu'il ne faut prendre aucun risque pour la République. Donc je voterai pour Emmanuel Macron (...). Je prends mes responsabilités."

"Ce n'est pas un ralliement, c'est le choix de la raison", s'est-il justifié. "Je ne veux pas, le soir du premier tour, que nous nous retrouvions face au choix entre François Fillon et Marine Le Pen (...). Il ne faut prendre aucun risque", a-t-il insisté. 

Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage

"Je n'accepte pas la marginalisation de la gauche de gouvernement", a affirmé son fossoyeur, accusant de son "échec" la stratégie de Benoît Hamon.
Ainsi que l'y contraignait son engagement sur les statuts du scrutin, après sa défaite à la primaire de la gauche, l'ex-locataire de Matignon avait appelé les électeurs à soutenir le gagnant qu'il trahit aujourd'hui. Resté ensuite en retrait de la campagne depuis cette primaire de janvier à laquelle les sondeurs le donnaient favori, il avait néanmoins fait savoir trois mois plus tard, à la mi-avril, qu'il ne parrainerait pas le député des Yvelines, en critiquant ensuite vivement sa campagne. La veille, le député de l'Essonne, qui réunissait pour la troisième fois en un mois ses soutiens parlementaires, avait estimé que la faiblesse du candidat PS, qui est tombé à près de 10% dans les intentions de vote, "nécessit(ait) de prendre ses responsabilités". "Il nous a dit que le vote utile face à Le Pen, c'est Macron", puisque le vote pour le candidat de la droite républicaine est impossible aux cadres du Parti socialiste, rapportait un participant anonyme.

L'ancien conseiller de Hollande et ministre de l'Economie de Valls a aussitôt reçu le choix du quinquagénaire comme un cadeau empoisonné. 
Macron a réagi sèchement à cette déclaration. "D'abord je le remercie," a-t-il commencé, avec froideur. Je pense que ça traduit ce que j'avais indiqué il y a plusieurs mois, c'est-à-dire que les primaires n'étaient pas en situation de regrouper l'ensemble de la gauche, et cela traduit le fait que les sociaux-démocrates et les femmes et les hommes de gauche responsables sont prêts à s'inscrire dans une démarche qui est la mienne", a assuré Emmanuel Macron sur Europe 1.

Mais Macron a aussitôt tenté de s'affirmer comme l'anti-thèse de Valls 
"pour ce qui est de la démarche et de ce que j'entends conduire, je serai le garant du renouvellement des visages, du renouvellement des pratiques", s'est-il défendu. 

Cela signifie-t-il que vous ne gouvernerez pas avec Manuel Valls si vous êtes élu ? "Vous l'avez compris", a-t-il répondu fermement. Mardi, il avait en effet déjà expliqué qu'il ne compte pas installer d'anciens ministres au sein du gouvernement.

Mais Macron évoque "des visages" et "des pratiques" détestés, sans condamner la politique menée par les gouvernements de Hollande pendant cinq ans.  Valls et Macron, l'un et l'autre, sont précisément les responsables de cette politique menée par Hollande dont plus personne ne veut. 

Hamon vit avec amertume la fronde socialiste

Benoît Hamon disait ne "pas être surpris" par ce qui n'était encore qu'un possible soutien de l'ex-chef du gouvernement à son ancien ministre de l'Économie. "Je crois que cela crée de la déception, de la tristesse (...) Mais je suis un combattant. Je savais bien, en remportant la primaire, que ceux qui avaient échoué n'allaient pas me laisser faire ma campagne tranquillement," avait-il avoué à l'émission de France 2 les '4 Vérités', quelques minutes avant cette déclaration.

"Nous vivons une crise politique, mais aussi une crise morale", qui s'illustre par "un manquement à la parole donnée", a-t-il regretté, dénonçant "un feuilleton destiné à (l)'affaiblir". Les ralliements socialistes sont en effet visiblement programmés pour renforcer chaque jour la position de son collègue du gouvernement, quelques mois de l'été 2014.
"Depuis quelques semaines, s'organisent des ralliements à Emmanuel Macron qui consistent à me planter des couteaux dans le dos", déplorait-il dimanche 26 mars sur la même chaîne de service public qui avait misé sur le frondeur. 

Outre le secrétaire d'État aux Sports Thierry Braillard - en rivalité à Lyon avec Najat Vallaud-Belkacem, un soutien de Hamon - , le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, un proche de Hollande, ou Bernard Poignant, un conseiller intime à l'Élysée, ont en effet annoncé récemment leur ralliement à l'ex-banquier. "Ne pas respecter le verdict des urnes, ça pose problème", a encore lancé Hamon, mercredi matin.


"Je ne demande rien" à Macron, assure Manuel Valls...

Le mal est fait : l'opinion a la confirmation que Macron est l'héritier de Hollande, son François II. 
Le règne de François II fut marqué par une importante crise politique - à partir de l'été 1560, un mouvement de désobéissance civile s'intensifie et plusieurs villes du Midi sont en état d’insurrection - et religieuse au détriment des Protestants sévèrement réprimés et par l'abandon de l'Écosse, du Brésil, de la Corse, de la Toscane, de la Savoie et de la quasi-totalité du Piémont. Face à ...l'Espagne, il est le point de départ de l’affaiblissement de l’influence française en Europe. La Corse, la Savoie ou la Guyane, actuellement secouée par une révolte sociale, reprennent-ils, avec Macron, espoir de voir leur "île" faire sécession ?  

lundi 19 octobre 2015

OPA des migrants d'EELV sur le parti de Bennahmias

Après la rupture avec EELV, de Rugy et Placé lancent l'Union des démocrates et écologistes

Nouveau-né vert placé sous tutelle du PS
L'Union des démocrates et écologistes (UDE) a tenu son congrès fondateur en présence du... premier secrétaire lu Parti socialiste !
Jean-Christophe Cambadélis s'était installé au centre de la photo et Bennahmias sur la marge. Le mouvement proclame son soutien à la politique du gouvernement.

Le divorce des opposants EELV à une alliance avec les écologistes radicaux est officiellement consommé. 

Face à Europe-Ecologie-Les Verts qui, départ après départ, endure le supplice chinois de la goutte d'eau, l'Union des démocrates et écologistes (UDE), ouvertement de "centre-gauche", vient de voir le jour ce samedi. Le mouvement, qui résulte du rassemblement avec le Front démocrate de Jean-Luc Bennahmias et les Ecologistes! de François de Rugy, sera présidé par Jean-Vincent Placé, ci-dessus à la droite de Cambadélis.

En réaction à la "dérive gauchiste" d'EELV, les trois écologistes "frondeurs' ont martelé leur soutien au gouvernement socialiste, dans un discours prononcé sous le contrôle du premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis. "Oui, nous soutenons le gouvernement, oui, nous soutenons (le président) François Hollande. Nous sommes des gens responsables, pragmatiques", a déclaré Jean-Luc Bennahmias devant les 300 personnes rassemblées dans une salle de la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris.

Frondeurs et récidivistes:  "l'écologie a vocation à entrer au gouvernement"

"Des journalistes me disent parfois: "Vous faites ça parce que vous voulez gouverner" (...) Nous assumons pleinement: si nous créons un rassemblement, c'est parce que nous considérons que l'écologie a vocation à entrer au gouvernement", a également admis François de Rugy. Pour y parvenir, la formation explique vouloir dépasser "les clivages de postures, des oppositions factices, des schémas d'hier", et rassembler "dans une maison commune, des progressistes, des écologistes réformateurs et des sociaux-démocrates".


Frondeurs, récidivistes et racoleurs.
Et ce, quitte à intégrer "Chantal Jouanno ou Jean-Louis Borloo", qui seront "bienvenus" s'ils "veulent frapper à la porte", selon Jean-Vincent Placé. En octobre 2012, l'ancienne ministre UMP Chantal Jouanno a rejoint l'UDI de l'ancien ministre Jean-Louis Borloo dont elle avait été la secrétaire d'Etat à l'Ecologie (2009-2010).

Une volonté de débauchage saluée par Jean-Christophe Cambadélis. 

"Vous êtes l'avant-garde du chemin de l'union", a espéré le premier secrétaire du PS samedi. "Bravo pour avoir décidé dès le départ de vous situer du côté de la gauche du réel, la gauche de la transformation écologique et sociale de notre société," a martelé le premier socialiste.

Pour tenter d'affirmer l'indépendance de l'UDE vis-à-vis de l'exécutif, Jean-Luc Bennahmias a toutefois faiblement rappelé à François Hollande sa promesse de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim avant la fin du quinquennat. 

Avant cette officialisation, l'UDE comptait déjà 2.800 adhérents. Parmi eux, les députés Véronique Massoneau, Christophe Cavard, François-Michel Lambert, la sénatrice Aline Archimbaud et une quinzaine d'élus locaux, tous aussi peu visibles dans le paysage politique.

dimanche 15 février 2015

Les déraillements de Hollande plus fréquents que les arrachages de caténaires

Le chef de l'Etat a parfois la langue qui fourche 

C'est fou comme les caténaires sont fragiles pour les départs en vacances
Ligne Paris-Brest
Une rupture de caténaire dans le tunnel sous la Manche a perturbé la circulation des navettes automobile et poids lourds dans les deux sens et le trafic des trains Eurostar le lundi 9 février, a indiqué le Centre régional d'informations et de coordination routière français (CRICR)
Les trains Eurostar reliant Bruxelles et Londres, et Paris et Londres, ont d'abord eu droit à un problème de signalisation. Puis, une partie du tunnel sous la Manche a dû être fermée en raison de la panne d’un train, a indiqué Jasmien Roelens, porte-parole chez Eurostar. "Les trains doivent circuler sur une voie."   (lien PaSiDupes 2008)

Pour la visite officielle de Hollande au Maroc   
le pays de Najat Vallaud-Belkacem pavoise
de drapeaux... hollandais: logique !
Le hasard a fait que le vendredi 13, le TGV Paris-Brest est tombé en panne, perturbant le trafic ferroviaire toute la journée pendant plusieurs heures. Les 500 passagers du TGV sont restés bloqués pendant près de quatre heures en pleine campagne à cause d'une panne d'alimentation. Vers 9 heures ce matin, le train s'est arrêté brusquement à hauteur de Laval (Mayenne). Les services de la SNCF ont essayé en vain de rétablir le courant. "On a une quinzaine de kilomètres de lignes caténaires qui ont été dégradés suite à l'arrachage de la caténaire par la motrice", assure le chef d'escadron Terryn de la gendarmerie de Laval. Le train a dû être tracté jusqu'à la gare la plus proche et les passagers ont été acheminés vers leur destination finale par des TER. Ce vendredi, jour de départs en vacances, la plupart des trains au départ de Paris vers la Bretagne ont dû être détournés par Nantes.

Et le cerveau de Hollande ne perd pas le contrôle de sa langue seulement aux vacances

Jeudi, François Hollande a commis une boulette. Après que ses conseillers ont passé une nuit blanche de négociations sur l'Ukraine à Minsk, c'est Hollande qui s'est réveillé l'esprit embrumé au moment de s'exprimer sur les ventes de Rafale. Outre ses vagues commentaires en "il y a", "nous devons" et "il faut", le moment des précisions a été aussi chaotique que la zone-tampon entre les rebelles ukrainiens de Kiev et les Ukrainiens russophone de l'Est.

On le savait piètre économiste et piteux historien, mais il ne vaut pas mieux en géographie:  
 il ne s'est pas tout bêtement embrouillé dans des lignes frontières, mais a confondu l'Asie et le Proche Orient, l'Inde et l'Égypte. L'Elysée va maintenant avoir du mal à convaincre que les employés de Dassault Aviation lui doivent la vente de 24 avions Rafale. Bruno Le Roux et Michel Sapin pourraient s'y risquer: ils volent en escadrille... 
La "gauche molle" que la planète nous envie aura-t-elle eu tout loisir de récupérer des heures de sommeil pour conclure avec l'Inde qui poursuit des négociations avec l'entreprise française ? Et si seulement les ringards Mamère et Cosse d'EELV - qui dénigrent l'expertise des ingénieurs et techniciens et la vente de ce fleuron de la technologie française - pouvaient rester au hangar!   

Monsieur P'tite Blague a toujours près un nouveau sketch 
La Banque centrale européenne "complote", Sarkozy "prisonnier innocent" ou encore cette vente de Rafale en Inde: voici le recueil des lapsus de François Hollande depuis son élection à la présidence de la République.

Hollande explique que ce qui le fatigue, c'est l'espoir: l'attente est longue en effet pour les chômeurs...

mardi 8 juillet 2014

Conférence sociale: ouverture malgré la rupture du dialogue "social" avec Valls

Les absences de la CGT et FO consacrent l'échec de Hollande

La conférence sociale se poursuit ce mardi à Paris, malgré le refus des principaux syndicats de cautionner la démarche du gouvernement.
Th. Lepaon (CGT) et J.C Mailly (FO) côte à côte
L'absence de ces deux grands syndicats n'empêchera pas le gouvernement Valls de lancer les négociations pour combattre le chômage, déclaré grande "cause nationale" lors de la première journée par François Hollande.

La CFTC tacle le boycottage CGT et FO, "emprunté au patronat"
Le président de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), Philippe Louis, a jugé mardi "contre-productifs" les refus de la CGT et de FO de participer à la conférence sociale, soulignant toutefois que leur absence "peut ressembler" à un camouflet pour François Hollande.
Interrogé sur Radio Classique, il a "reproché au patronat d'avoir lancé cette mode de l'oukase".

La FSU menace de quitter les discussions pour montrer ses exigences
Proche de la CGT, la FSU, première organisation syndicale de la fonction publique d'État, pourrait quitter la conférence sociale si elle n'est pas satisfaite des réponses apportées par le gouvernement à ses questions sur le service public notamment, a menacé mardi Bernadette Groison, secrétaire générale du syndicat.
"Nous allons dans chacune des tables rondes poser nos questions sur le dialogue social, la contrainte budgétaire, les services publics et la fonction publique, et au regard des réponses qui nous seront apportées, nous verrons si nous restons à cette conférence sociale ou si nous en partons."
"Si nous partons, il ne faudra pas que le gouvernement s'imagine que c'est anodin ou un simple signe de rupture, ce sera le signe d'une exigence forte de la FSU", a prévenu Bernadette Groison.

Le dialogue n'est pas rompu malgré le boycottage de FO, selon Mailly 
Comme la CGT, FO a décidé lundi de ne pas assister au deuxième jour de la conférence sociale réunissant gouvernement et partenaires sociaux, a déclaré sur France 2 que le dialogue social est "interrompu aujourd'hui mais il n'est pas rompu".
"On a voulu dire: "attention, vous prenez un drôle de chemin, un chemin qui est dangereux pour l'économie, un chemin qui est dangereux pour le social, un chemin qui est dangereux pour la démocratie, ça s'appelle l'austérité.""
"J'espère que ça va servir comme un petit électrochoc du côté des pouvoirs publics", a poursuivi le secrétaire général de Force ouvrière, qui estime avoir "réussi à marquer le coup".

Marine Le Pen : "les salariés ne se sentent pas représentés"

La présidente du Front National Marine Le Pen a jugé sur i-télé (groupe Canal+) les syndicats "complices"des choix politiques des gouvernements successifs et "discrédités" car ils ont "accepté le modèle" économique de l'UE.
"Que les syndicats boycottent la Conférence sociale, ça tombe bien, les salariés boycottent les syndicats depuis des années car ils ne se sentent absolument pas représentés."
Jugeant la "représentation syndicale complètement bloquée depuis la fin de la deuxième guerre mondiale", Marine Le Pen a estimé qu'il faut "permettre à n'importe quel syndicat de se créer comme n'importe quel parti politique".

Mise en cause de 
Valls, sa ligne et sa méthode 

Lundi, devant la presse, 
Jean-Claude Mailly (FO) a dénoncé "un vrai bug dans le dialogue social". A l'issue d'une réunion à huis clos avec François Hollande, le numéro 1  de FO a expliqué la décision de son syndicat de ne pas participer mardi à la seconde journée de la Conférence sociale par les "désaccords sur le pacte de responsabilité" et les "déclarations intempestives du Premier ministre" Manuel Valls sur les seuils sociaux dans les entreprises et la simplification du code du travail, et par le sentiment "qu'il y avait un vrai bug dans le dialogue social". Il a dit avoir le sentiment que le président de la République "regrette un peu" cette décision, "qu'il est un peu ennuyé".

Manuel Valls fait preuve de mépris à l'égard des syndicats.
Le secrétaire général de FO a répondu : "Quand vous prenez des décisions, que vous annoncez des choses et que vous ne consultez pas (...) j'appelle ça du mépris." 
Il a dû se justifier de la durée des entretiens à huis clos des partenaires sociaux avec François Hollande et Manuel Valls. "Il a fallu attendre que toutes les organisations patronales félicitent le gouvernement pour les initiatives prises, ce qui n'a pas été le cas des syndicats".
"Le dialogue social fait des bugs". "Ça a été vrai le 31 décembre quand le président de la République annonce le pacte de responsabilité sans consulter les organisations syndicales, et rebelote avec le Premier ministre. C'est deux gros bugs", a-t-il insisté.

Sept tables-rondes axées sur l'emploi, le pouvoir d'achat, l'éducation ou encore la réforme territoriale, seront animées par neuf ministres. 

Outre le patronat, 
les syndicats réformistes (CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa) seront présents, tout comme la FSU, qui signale toutefois que les discussions sont "très mal engagées".


lundi 7 juillet 2014

La conférence "sociale" ouvre alors que bloque le dialogue avec les intermittents ou la SNCM

Les principaux syndicats contestent la ligne et la méthode Valls
La CGT et FO s'orientent vers un refus partiel
Alors qu'en deux ans le président socialiste ouvre la troisième conférence sociale du quinquennat ce lundi: à l'ordre du jour de ces deux journées de négociations, le pacte de responsabilité, le contexte socio-économique est plus que défavorable avec l'explosion du chômage et de fortes tensions sociales, notamment à la SNCM ou le climat est aux heurts plutôt qu'à la concertation, les syndicats les plus conservateurs accusent le gouvernement de céder aux injonctions du patronat. La grand-messe annuelle s'ouvrira lundi en début d'après-midi au palais d'Iéna par un discours du président de la République qui aura auparavant entendu les partenaires sociaux dans un débat centré sur le pacte de responsabilité.

Valls peut-il faire encore longtemps sans la CGT et FO ?

Le Premier ministre clôturera la rencontre comme si de rien n'était mardi.
Il fixera la feuille de route sociale de l'année à venir, sans tenir compte des syndicats récalcitrants, alors que les pseudos rebelles de l'Assemblée se sont rangés, le gouvernement sera omniprésent. 
Neuf ministres présideront mardi matin sept tables rondes, axées en particulier sur l'emploi et le pouvoir d'achat. Mais des menaces de boycottage planent sur la rencontre : les mesures annoncées mercredi par Manuel Valls, notamment sur la pénibilité, qui répondent aux voeux du patronat, mais à la demande des syndicats, ont mis le feu aux poudres.


Quand Hollande se prend un râteau de la CGT

Thierry Lepaon, numéro un de la CGT, syndicat d'extrême gauche, a annoncé qu'il participera finalement à la réunion lundi avec François Hollande - car "débattre avec le président de la République est un acte républicain" -, mais il a conditionné sa participation mardi aux réponses que le gouvernement apportera aux revendications de la CGT. 
"Il n'est pas question de cantonner les syndicats dans un rôle de figuration", a prévenu Thierry Lepaon qui a pris "contact" avec ses homologues de FO et de la CFDT. Dans une lettre adressée au numéro un de la CGT en réponse à sa demande de clarification, le président Hollande a affirmé que "le dialogue social est la meilleure voie possible pour le redressement" du pays et que celui-ci est basé sur "le respect de tous les partenaires sociaux". Thierry Lepaon n'a pas été "rassuré" par cette courrier.
"Chacun est libre et a le sens des responsabilités", raconte Michel Sapin. L'enjeu pour tous, c'est de porter leurs propositions et de voir leurs propositions retenues", estime-t-on au ministère du Travail. 

Mais le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, est dans le même état d'esprit que son homologue de la CGT. Il participera à la rencontre avec le président Hollande, mais pour la journée de mardi il "n'exclut rien". La direction de FO "décidera de sa position lundi, mais ce dont je suis sûr, c'est qu'on marquera le coup, d'une manière ou d'une autre", a-t-il dit. "Notre comportement ne peut plus être le même que celui qui était prévu avant la déclaration de Manuel Valls", a-t-il expliqué.

La CFDT maintient son allégeance au gouvernement
L'Union syndicale Solidaires avait déjà annoncé jeudi le boycottage de la rencontre : "La grande conférence sociale pour l'emploi... sans social et sans emploi, ce sera sans nous !"
Le gouvernement pourra en revanche compter sur la présence de la CFDT qui suce la roue de Hollande et ne communique pas. "La CGT nous a contactés", mais "nous avons expliqué que notre stratégie est de pousser pour obtenir des contreparties au pacte de responsabilité. Nous n'allons pas quitter la conférence", a affirmé Véronique Descacq, numéro deux de la CFDT.
"Nous misons toujours sur le dialogue social comme la clé de voûte capable pour mener des changements profonds dans le pays. La conférence sera une occasion de mesurer que c'est toujours possible", a-t-elle parié.

Le syndicat socialiste ne sait plus à quel saint se vouer
Les mesures annoncées par le Premier ministre avaient d'abord suscité la colère spontanée du leader de la centrale, Laurent Berger, qui avait dénoncé un "coup porté" au dialogue social. Mais il a fini par retourner à la soupe.

Après avoir brandi la menace d'un boycottage, les organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) se sont ravisées
Elles se disent aujourd'hui satisfaites des annonces du Premier ministre. D'autres seront également présentes : UNAPL, FNSEA, UDES.

Valls promet un "bilan" des engagements

Dans un contexte particulièrement défavorable, plombé par les errements politiques du président Hollande, un deuxième premier ministre en deux ans, et une croissance atone, un chômage record touchant 3,38 millions de familles (sans compter l'Outre-mer qui fait grimper la courbe à 6 millions) et sur fond de conflits sociaux, les marins de la SNCM ou les intermittents du spectacle, le gouvernement table sur le pacte de responsabilité pour sortir le pays de l'ornière.

Mais après avoir répété en juin sur France Info sa détermination à ne pas céder aux cheminots, avoir jugé que le mouvement des intermittents " à bout de souffle" et avoir annoncé que la gauche "peut mourir", Manuel Valls a promis de procéder à un "bilan" des engagements pris par le patronat - tout en négociant avec - en matière d'emploi et d'investissement avant de lui accorder de nouvelles aides dans le cadre du pacte. 

La conférence sera d'ailleurs l'occasion de "faire le point" sur les avancées dans les branches professionnelles. L'apprentissage devrait être un autre sujet fort. 

Plus cynique que Valls et la gauche, tu meurs...
"Je dis aux organisations patronales, la balle est dans votre camp", leur a-t-il lancé jeudi, alors que les négociations dans les branches professionnelles sur le pacte sont encore balbutiantes du fait de syndicats hostiles au dialogue.  La conférence doit donner le coup d'envoi de négociations sur la modernisation du dialogue social...

La conférence sera d'ailleurs l'occasion de "faire le point" sur les avancées dans les branches professionnelles. L'apprentissage devrait être un autre sujet fort. 

lundi 30 juin 2014

EELV: Duflot et Placé sont arrivés au point de rupture (bis*)

Leur affrontement, selon Le Monde: "Les chemins de Duflot et Placé se séparent"

Lors de leur conseil fédéral de la mi-juin, l'heure était à la recomposition chez les écolos 
 
Les Thénardier se font la gueule
En signant un texte intitulé "Rebondir", les écolos radicaux proches de Cécile Duflot consommaient une rupture politique avec Jean-Vincent Placé. La fin de "la Firme", disent certains: ni recomposition silencieuse, ni séparation politique par consentement mutuel entre Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé, surnommés "les Thénardier" des Verts ou la "Firme". 

C'est de divorce dont il est question. "Maintenant il y a deux firmes", sourit un dirigeant du parti. Qui poursuit : " C'est comme dans un couple, il vaut mieux se séparer quand on est en bons termes." En somme, avec le départ des écologistes du gouvernement, le parti est désormais divisé entre ceux qui s'en félicitent et ceux qui le regrettent. La fracture n'est pas nouvelle. Ce qui est nouveau, c'est que ces forces s'organisent et se comptent. Quelques mois après le Congrès de Caen, les alliances internes se défont et se refont.

Depuis ce congrès qui n'en est pas un, ce texte "Rebondir" circule largement en interne. 

Les Thénardier
Ses signataires avaient prévu de se retrouver, en marge du Conseil fédéral puis en "séminaire" dans un gîte près de Nantes, les 5 et 6 juillet prochain. Initié par David Cormand, le n°2 du parti et par Marine Tondelier (membre de la direction du parti), le texte est signé par des proches de Cécile Duflot dont Stéphane Sitbon-Gomez, par l'ancien ministre Pascal Canfin, par l'ex-chef des écolos,Pascal Durand, ou encore par des parlementaires comme Esther Benbassa (Azelma)Danielle Auroi (Éponine) ou Yannick Jadot.

Les écologistes radicaux veulent afficher leur penchant pour l'extrême gauche

On peut y lire une forme de réponse à J.-V. Placé et F. de Rugy, les patrons des sénateurs et députés écolos, qui ont récemment signé une tribune commune avec le leader de "l'aile droite" du parti, Jean Desessard. "Les électeurs écologistes n’ont pas été convaincus par la sortie du gouvernement survenue après les municipales", écrivait le trio dans Libération après les résultats des Européennes. "S'il peut y avoir des regroupements d'idées, il faut les favoriser. L'accord avec une partie de l'aile gauche que voulait faire Cécile Duflot lors du Congrès à Caen, elle le fait une fois sortie du gouvernement. La majorité a éclaté. Placé et Duflot ne sont plus sur la même ligne", explique aujourd'hui Desessard.

Un membre du courant d'Eva Joly et de Julien Bayou se dit intéressé par la démarche de "Rebondir" 
Mais il demande à voir : "Il n'y a pas de souci à ce que la majorité se recompose. Mais si c'est pour entériner juste une petite pause entre Duflot et Placé, nous n'avons pas besoin de ça. Les parlementaires font les choses dans leur coin et le parti aussi. Cosse se retrouve un peu coincée." "Les équilibres du dernier Congrès sont déjà obsolètes mais on ne remet pas
en cause Emma Cosse", souligne Marine Tondelier, cheville ouvrière de "Rebondir".

Ces mêmes radicaux qui ont pactisé avec le PS justifient la sortie du gouvernement

"Nous avons assisté à l’abandon des enjeux écologistes", assurent-ils. Ils poursuivent: "Après le choc des municipales et le profond rejet des politiques menées que ce scrutin a révélé, nous avons déploré le choix du maintien du cap précédent par François Hollande. Dès lors, nous avons considéré que la participation gouvernementale n’était plus possible pour les écologistes car elle aurait été en contradiction avec nos principes et nos valeurs."
"Depuis trop longtemps, la différence entre la Droite et la Gauche traditionnelle réside dans la manière d’utiliser les marges de manœuvre budgétaires octroyées par les quelques points de croissance de l’économie. Avec la fin de la croissance, on constate que les différences entre les deux principales forces politiques disparaissent aux yeux des Français-es", pointe ce texte.

A la recherche de "convergences" 

Mélenchon-Duflot-Aubry
Refusant aussi bien une nouvelle "gauche plurielle" qu'un repli identitaire, les signataires sont à larecherche de "convergences" sans faire du PS l'allié privilégié. "Nous proposons donc de rechercher des convergences, avec toutes celles et ceux qui veulent encore croire qu'un changement est possible, quelle que soit leur appartenance partisane et leur engagement militant, et sans chercher à revendiquer a priori la conduite d'une alternative."

Parmi les axes qui doivent guider une convergence possible, on trouve "l'abandon de la monarchie républicaine au profit d'un régime parlementaire" avec "l'exigence de la proportionnelle"
Autre axe : passer "d’une société de 'l'avoir' à une société de 'l’être'". "Le modèle de croissance du 20e siècle n’est pas la solution, mais il est le problème." Deux thèmes qui peuvent les rapprocher du Parti de Gauche de Mélenchon, même si une telle alliance n'est jamais clairement énoncée encore. 

* Bis pour information: cet article a été bloqué une première fois -sans préavis, ni commentaire- par un démocrate bienveillant et partisan de la liberté d'expression à la soviétique...

samedi 22 février 2014

Municipales 2014: la négociation entre Diouf et le Modem fait plouf dans le Vieux-Port

Le MoDem a rompu les discussions avec Pape Diouf
Municipales à Marseille: le Modem et Pape Diouf ne discutent plus
"Nous avons mis un terme aux discussions samedi soir, après avoir fait le constat que nous n'étions pas dans la même logique de rassemblement. Il n'y aura pas de mariage", a déclaré le secrétaire général adjoint du parti centriste. Pape Diouf, ex-journaliste à L'Humanité, ancien président éphémère de l'OM est en effet candidat de division à la mairie de Marseille, avec lequel le MoDem avait envisagé une liste commune. 
"Il n'y aura pas de mariage, mais il n'y a pas d'animosité. Je lui souhaite bonne chance", a déclaré Christophe Madrolle, secrétaire général adjoint du parti centriste et élu communautaire à Marseille, confirmant une information du quotidien La Provence

C'est fini. Après avoir envisagé une liste commune, le MoDem a annoncé ce dimanche une rupture des discussions  avec Diouf. Il ne reste plus au cheval de Troie du PS qu'à se rallier à Mennucci dès le premier tour... 


Diouf a-t-il seulement un programme? Sur le fond du déroulement de la campagne, sur le positionnement au second tour, tout est flou. Nous pensons que la candidature de Pape Diouf devient une simple candidature de témoignage qui ne représente pas grand chose", a ajouté Madrolle, estimant que la "dimension groupusculaire citoyenne prend le pas sur le reste"
Classé à gauche, l'ancien président de l'OM a annoncé officiellement sa candidature le 3 février, assurant vouloir "changer la donne" à Marseille et promettant un collectif citoyen "tournant le dos à toute démarche politique". 

"Où sont, dans ce rassemblement, les forces économiques et culturelles de la ville' ?
Où sont ceux et celles qui font réellement Marseille'", demande encore le responsable du MoDem, alors que Pape Diouf doit présenter ses listes lundi.

Un sondage Ifop pour 20 Minutes et i-télé rendu public le 9 février ne le crédite que de 4% des intentions de vote. 
Le maire sortant Jean-Claude Gaudin (UMP) est par ailleurs donné gagnant au second tour.