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lundi 30 juin 2014

EELV: Duflot et Placé sont arrivés au point de rupture (bis*)

Leur affrontement, selon Le Monde: "Les chemins de Duflot et Placé se séparent"

Lors de leur conseil fédéral de la mi-juin, l'heure était à la recomposition chez les écolos 
 
Les Thénardier se font la gueule
En signant un texte intitulé "Rebondir", les écolos radicaux proches de Cécile Duflot consommaient une rupture politique avec Jean-Vincent Placé. La fin de "la Firme", disent certains: ni recomposition silencieuse, ni séparation politique par consentement mutuel entre Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé, surnommés "les Thénardier" des Verts ou la "Firme". 

C'est de divorce dont il est question. "Maintenant il y a deux firmes", sourit un dirigeant du parti. Qui poursuit : " C'est comme dans un couple, il vaut mieux se séparer quand on est en bons termes." En somme, avec le départ des écologistes du gouvernement, le parti est désormais divisé entre ceux qui s'en félicitent et ceux qui le regrettent. La fracture n'est pas nouvelle. Ce qui est nouveau, c'est que ces forces s'organisent et se comptent. Quelques mois après le Congrès de Caen, les alliances internes se défont et se refont.

Depuis ce congrès qui n'en est pas un, ce texte "Rebondir" circule largement en interne. 

Les Thénardier
Ses signataires avaient prévu de se retrouver, en marge du Conseil fédéral puis en "séminaire" dans un gîte près de Nantes, les 5 et 6 juillet prochain. Initié par David Cormand, le n°2 du parti et par Marine Tondelier (membre de la direction du parti), le texte est signé par des proches de Cécile Duflot dont Stéphane Sitbon-Gomez, par l'ancien ministre Pascal Canfin, par l'ex-chef des écolos,Pascal Durand, ou encore par des parlementaires comme Esther Benbassa (Azelma)Danielle Auroi (Éponine) ou Yannick Jadot.

Les écologistes radicaux veulent afficher leur penchant pour l'extrême gauche

On peut y lire une forme de réponse à J.-V. Placé et F. de Rugy, les patrons des sénateurs et députés écolos, qui ont récemment signé une tribune commune avec le leader de "l'aile droite" du parti, Jean Desessard. "Les électeurs écologistes n’ont pas été convaincus par la sortie du gouvernement survenue après les municipales", écrivait le trio dans Libération après les résultats des Européennes. "S'il peut y avoir des regroupements d'idées, il faut les favoriser. L'accord avec une partie de l'aile gauche que voulait faire Cécile Duflot lors du Congrès à Caen, elle le fait une fois sortie du gouvernement. La majorité a éclaté. Placé et Duflot ne sont plus sur la même ligne", explique aujourd'hui Desessard.

Un membre du courant d'Eva Joly et de Julien Bayou se dit intéressé par la démarche de "Rebondir" 
Mais il demande à voir : "Il n'y a pas de souci à ce que la majorité se recompose. Mais si c'est pour entériner juste une petite pause entre Duflot et Placé, nous n'avons pas besoin de ça. Les parlementaires font les choses dans leur coin et le parti aussi. Cosse se retrouve un peu coincée." "Les équilibres du dernier Congrès sont déjà obsolètes mais on ne remet pas
en cause Emma Cosse", souligne Marine Tondelier, cheville ouvrière de "Rebondir".

Ces mêmes radicaux qui ont pactisé avec le PS justifient la sortie du gouvernement

"Nous avons assisté à l’abandon des enjeux écologistes", assurent-ils. Ils poursuivent: "Après le choc des municipales et le profond rejet des politiques menées que ce scrutin a révélé, nous avons déploré le choix du maintien du cap précédent par François Hollande. Dès lors, nous avons considéré que la participation gouvernementale n’était plus possible pour les écologistes car elle aurait été en contradiction avec nos principes et nos valeurs."
"Depuis trop longtemps, la différence entre la Droite et la Gauche traditionnelle réside dans la manière d’utiliser les marges de manœuvre budgétaires octroyées par les quelques points de croissance de l’économie. Avec la fin de la croissance, on constate que les différences entre les deux principales forces politiques disparaissent aux yeux des Français-es", pointe ce texte.

A la recherche de "convergences" 

Mélenchon-Duflot-Aubry
Refusant aussi bien une nouvelle "gauche plurielle" qu'un repli identitaire, les signataires sont à larecherche de "convergences" sans faire du PS l'allié privilégié. "Nous proposons donc de rechercher des convergences, avec toutes celles et ceux qui veulent encore croire qu'un changement est possible, quelle que soit leur appartenance partisane et leur engagement militant, et sans chercher à revendiquer a priori la conduite d'une alternative."

Parmi les axes qui doivent guider une convergence possible, on trouve "l'abandon de la monarchie républicaine au profit d'un régime parlementaire" avec "l'exigence de la proportionnelle"
Autre axe : passer "d’une société de 'l'avoir' à une société de 'l’être'". "Le modèle de croissance du 20e siècle n’est pas la solution, mais il est le problème." Deux thèmes qui peuvent les rapprocher du Parti de Gauche de Mélenchon, même si une telle alliance n'est jamais clairement énoncée encore. 

* Bis pour information: cet article a été bloqué une première fois -sans préavis, ni commentaire- par un démocrate bienveillant et partisan de la liberté d'expression à la soviétique...

vendredi 27 juin 2014

Interdit écologique: Royal part en croisade contre les sacs plastiques

Diktat écolo: Royal veut bannir les sacs plastiques non dégradables: 
quid des emballages?

Le sac plastique sera biodégradable ou ne sera pas en 2016, selon Ségolène Royal


Cachez ces sacs plastique
que le ministre de l'Economie 

PS  ne saurait voir !
La ministre de l'Écologie a déposé un amendement adopté mercredi soir qui propose de remplacer les sacs par des cabas ou des chariots à roulettes. Les représentants commerçants ne décolèrent pas et demandent le retrait du texte.

Après trois mois au gouvernement, Ségolène Royal continue sur la voie de l'écologie de l'interdit.
La "remise à plat" de l'écotaxe, l'opposition au gaz de schiste et la sortie du nucléaire, toutes les décisions de la nouvelle ministre de l'Écologie agitent l'opinion. Elle relâche le vieux serpent de mer de l'interdiction  des sacs plastiques non réutilisables dans les magasins dès 2016.

Un amendement déposé par la ministre a été adopté mercredi en soirée 
en Commission du développement durable à l'Assemblée lors de l'examen du projet de loi sur la biodiversité. 

La consommation de sacs plastiques distribués dans les grandes surfaces en France est déjà tombée de 10,5 milliards à 700 millions de 2002 à 2011. Un nombre qui devait de toute façon continuer à baisser, avant même la mise en place, le 1er janvier dernier, d'une taxe d'environ six centimes par sac. Mais "près de 5 milliards de sacs de caisse en matière plastique à usage unique et plus de 12 milliards de sacs dits 'fruits et légumes' sont encore distribués dans les commerces" chaque année. 
À la place des sacs plastiques, l'amendement propose donc des "sacs réutilisables quelle que soit leur matière" ou "d'autres modes de transport des marchandises, comme par exemple des cabas ou des chariots".
Les points de vente se voient donc interdire la distribution aux Français des sacs à usage unique, qu'ils soient gratuits ou payants, distribués en caisse ou en magasin.




VOIR et ENTENDRE   Pascal Durand, député européen EELV, estimer que  "l'interdiction des sacs plastiques est une excellente nouvelle":


Cette annonce Royal coûterait environ 300 millions d'euros aux commerçants

La ministre renonce en effet à la prévention par la pédagogie et suscite l'irritation de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution et l'Union nationale des syndicats de détaillants en fruits, légumes et primeurs à propos des 144 millions pour les sacs de fruits et légumes, 100 millions pour les sacs de caisse et 40 millions pour les sacs comptoir. 
"Cette mesure entraînera une hausse des prix, notamment des fruits et des légumes. Une telle inflation sur des produits alimentaires de première nécessité est un frein supplémentaire à la consommation", expliquent les deux organisations qui appellent le Parlement à supprimer cette mesure. "Entamer encore le pouvoir d'achat des Français, dans le contexte économique actuel, est irresponsable", ajoutent-elles.

"On attaque enfin le gras du problème"
(Nicolas Mouchnino, chargé de mission énergie 
et environnement de l'UFC-Que choisir)



A l'inverse, la mesure a été bien accueillie par les associations de consommateurs. 
"On attaque enfin le gras du problème, répond Nicolas Mouchnino, chargé de mission énergie et environnement de l'association de consommateurs, l'UFC-Que choisir, très marquée à gauche, qui, dès 2003, avait réclamé -et obtenu- des mesures drastiques pour réduire le nombre de sacs plastiques non dégradables. Même si les mentalités ont changé depuis le début des années 2000 sous l'impulsion des pouvoirs publics soutenus par certaines groupes comme Leclerc ou Carrefour, il existe encore des poches de résistance de la part des acteurs de la grande distribution. Tous les produits bioplastiques ne sont, par exemple, pas biodégradables. Et ceux biodégradables ne sont pas forcément écologiques".

Ségolène Royal fait de la surenchère sur Bruxelles 

Fin novembre, la Commission européenne avait adopté une proposition visant à imposer aux États membres de l'Union européenne de réduire fortement leur consommation de sacs plastique jetables. Ségolène Royal ne fait donc qu'aller plus loin. L'UFC-Que choisir espère désormais qu'il en sera de même pour les prospectus publicitaires. "Ce sera plus compliqué à faire passer auprès des sociétés», déclare Nicolas Mouchnino.


VIDÉO - «L'interdiction des sacs plastiques est une excellente nouvelle», juge Pascal Durand, député européen EELV.

dimanche 15 décembre 2013

Européennes : EELV garde ses vieux et laisse la génération montante

EELV repart comme en 2009 avec José Bové et Pascal Durand

Les altermondialistes confirment les anciens


José Bové sera la tête de liste d'EELV dans le Sud-Ouest aux élections européennes.pour les élections européennes organisées en France, le 25 mai. Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a rendu public samedi ses têtes de listes, à l'issue de son conseil fédéral. 

Un conservatisme affligeant

Ils reprennent les mêmes et recommencent
En Ile-de-France, c'est sans surprise Pascal Durand, l'ancien secrétaire national débarqué du parti, qui a été recasé à Strasbourg. Il sera escorté d'Eva Joly (70 ans) et d'Anny Poursinoff (63 ans).
Joseph Bové (dit José, 61 ans) sera la figure de proue d'EELV dans le Sud-Ouest

Yannick Jadot sera la tête de liste dans l'Ouest et Karima Deli dans le Nord. Sandrine Bélier sera dans l'Est, Michèle Rivasi dans le Sud-Ouest, Clarisse Heusquin dans le Centre. Pour l'Outre-Mer, c'est Yvette Duchemann qui a été désignée. 

La liste a été adoptée à un score stalinien de 81,34% des voix exprimées, selon une information publiéesur le site Internet d'EELV.


EELV ne mise plus que sur 6 candidats éligibles, au lieu de 16

Le parti, qui avait connu un succès inattendu aux européennes de 2009,
faisant jeu égal avec le PS avec plus de 16% des voix et 14 eurodéputés, puis 16 par la suite, ne compte pas en effet renouveller la performance: l'expérience du pouvoir à fait tomber quelques illusions dans l'électorat. 
Il mise désormais plutôt sur six candidats éligibles au Parlement européen, voire "huit à dix", si les résultats étaient meilleurs que prévus. 

Le PS a déjà adopté ses listes aux élections européennes
Harlem Désir, premier secrétaire désigné, se testera sans risques en conduisant celle en Ile-de-France. Comme en 2009, il sera accompagné de la fabiusienne Pervenche Berès, eurodéputée sortante qui a sauvé sa place, et de Guillaume Balas, proche de Benoît Hamon et élu de la région francilienne, en 3e position.

Le ministre de l'Education Vincent Peillon la liste dans le Sud-EstUne fois élu à Strasbourg, il démissionnera pour rester ministre du gouvernement. et Sylvie Guillaume prendra alors sa place.

Dans le Nord-Ouest,
Gilles Pargneaux, eurodéputé, patron de la fédération du Nord et proche de Martine Aubry, conduira la liste.

Dans la circonscription Ouest, il aura fallu de longues négociations pour qu'Isabelle Thomas, proche du courant de Benoît Hamon, soit désignée comme tête de liste. Surprise, le numéro 2 est Emmanuel Maurel, animateur de l'aile gauche du PS, qui souhaitait conduire la liste Sud-Ouest.

La désignation dans la
circonscription du Sud-Ouest d'une tête de liste membre du Parti radical de gauche (PRG) est une autre surprise. Son nom est encore inconnu, mais ce devrait être une femme, parité globale oblige. L'affaire ne s'est pas faite sans mal. M. Maurel rejeté localement comme tête de liste, ce devait être théoriquement Eric Andrieu, eurodéputé sortant et proche de Vincent Peillon, qui devait être désigné. Mais M. Andrieu a fait les frais des équilibres internes et ne sera que numéro 2. "C'est une manière de dire à Peillon qu'il était un peu trop gourmand et que ses revendications posaient problème à beaucoup de monde", décrypte un responsable du PS.

Les places éligibles dans six mois sont chères, on le voit, tant le scrutin de mai s'annonce difficile pour un PS impopulaire
dans un climat anti-européen fort. Lors des précédentes élections, en 2009, les socialistes n'avaient réalisé que 16 % des voix, envoyant seulement quatorze eurodéputés au Parlement de Strasbourg. Rien n'indique pour l'instant qu'ils fassent mieux en 2014.

L'UMP publiera ses têtes de liste le 21 janvier.

Au final, ils seront 72 députés représentant les huit circonscriptions de la France métropolitaine et de l'Outre-mer au Parlement européen, pour cinq ans.

vendredi 8 novembre 2013

Le Foll conduit les Bonnets rouges à une nouvelle manifestation le 30 novembre

Le collectif déplore l'absence de réponses du gouvernement aux problèmes des   Bretons 

Les Bonnets rouges ne désarment pas.
 

Le collectif antifiscal breton a prévenu vendredi à Quimper qu'il préparait une nouvelle manifestation pour le 30 novembre, "quelque part en Bretagne", à 15 heures. Une annonce qui intervient à l'issue de la rencontre avec les ministres   à Rennes. A cette occasion, les opposants à l'impôt écologique ont fait la connaissance d'un certain Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture en jachère depuis dix-huit mois, et ont découvert que l'Agroalimentaire dont les emplois sont détruits par centaines depuis plusieurs mois a un ministre délégué du nom de Guillaume Garot, l'escort boy de Ayrault lors de ses déplacements. Ils ne se sont pas laissé impressionner par un ronflant "pacte d'avenir" pour la région.
Face "à l'absence de réponses du gouvernement aux problèmes des Bretonnes et des Bretons, le collectif pour l'emploi ‘Vivre, décider et travailler en Bretagne' a acté le principe d'un nouveau grand rassemblement, grave et pacifique", dont le lieu sera précisé dans les prochains jours, a indiqué Thierry Merret, président de la FDSEA du Finistère et membre du collectif.

Les manifestants de Carhaix ne veulent pas rester sur un échec
Les altermondialistes et le Front de gauche n'avaient mobilisé que 600 personnes dimanche à Carhaix. Bien qu'Europe Écologie-Les Verts soit à l'origine de la fiscalité écologique qui met le feu à la Bretagne, Pascal Durand, secrétaire national d' (EELV) était présent à Carhaix pour assurer que "dans la crise qui frappe la Bretagne, les écologistes sont aux côtés des salariés."
"Il y aura aussi entre-temps diverses actions qui seront menées pour attirer l'attention du gouvernement et dire que, de toute façon, les Bretons ne céderont pas", a précisé Christian Troadec, le maire extrémiste de gauche de Carhaix, lui aussi membre du mouvement. Ces actions seront "pacifiques", a assuré l'élu.

L'extrême gauche a aussi  critiqué le pouvoir en place

"Il y a un gouvernement qui ne veut pas entendre et qui est juste là avec des mesurettes, qui recycle ses mêmes idées". "Quand vous entendez la comparaison des sommes entre Marseille, 3 milliards d'euros pour un plan transport interne et intramuros [annoncé vendredi par Jean-Marc Ayrault], et qu'en même temps, on nous refuse ici des moyens de développement, (...) franchement on se moque de nous", s'est-il indigné. 
Outre le milliard d'euros du pacte d'avenir déjà annoncé par Ayrault le 16 octobre dernier, l'Etat s'engage à débloquer une aide d'urgence de 4 millions d'euros pour Tilly-Sabco. Parmi les annonces du jour, l'enveloppe du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) sera doublée dans la future PAC (2014-2020), passant de 175 à 368 millions d'euros sur ...sept ans pour l'ensemble de la Bretagne. "Stéphane Le Foll et Guillaume Garot ne sont pas venus en Bretagne les mains vides, commente Le Télégramme...

"L'écotaxe est un symbole flagrant de l'injustice de l'État"
Christian Troadec a ensuite réaffirmé l'une des revendications du mouvement: "le maintien de l'emploi et de l'outil industriel". "Il faut à tout prix qu'on ait des vraies mesures, des vrais moyens, des vrais outils d'accompagnement de l'industrie et de l'emploi en Bretagne", a-t-il martelé. 
Le collectif a aussi renouvelé sa revendication "du maintien de la gratuité des routes en Bretagne". "L'écotaxe est un symbole flagrant de l'injustice, de la gabegie et de l'incompréhension de l'État", a estimé Olivier Le Bras, délégué FO de la société d'abattage de porcs Gad SAS et membre des Bonnets rouges.

Cinq radars ont été détruits en Ille-et-Vilaine dans la nuit précédant la venue de la paire de ministres.
Le collectif a fait savoir qu'il n'en était pas responsable. "Les Bonnets rouges, s'ils restent mobilisés, ne sont pas responsables des actes de dégradation commis ces derniers jours et que beaucoup souhaitent attribuer à notre mouvement", a assuré François Helias, un transporteur. 
De nombreux radars avaient déjà été sabotés dans la région ces dernières semaines et cinq portiques écotaxe détruits ou démontés.

mardi 22 octobre 2013

Leonarda cristallise l'opposition des Verts au président Hollande

Durand demande l'arrêt des expulsions de mineurs et Placé rappelle les étudiants dans la rue

Le secrétaire national d'EELV a relancé l'affaire Leonarda 

Briefing de Durand par Duflot
Le jeudi 17 octobre sur France Info, l'altermondialiste Pascal Durand a demandé le retour de la collégienne Rom kosovare, interpellée au cours d'une sortie scolaire et expulsée avec sa famille par Manuel Valls, et l'arrêt des expulsions de mineurs par le président Hollande. 

"On n'avait pas besoin d'expulser cette famille, c'est une erreur, une faute. Il faut la faire revenir maintenant. Et je pense que le gouvernement grandirait à le faire", affirma Pascal Durand. 
Et le secrétaire national d'EELV s'agaça quand on lui parla d'application de la loi : "Vous pouvez m'expliquer tout ce que vous voulez sur la loi. Vous n'arriverez jamais à me démontrer que faire descendre un gamin d'un bus scolaire pendant une visite avec ses camarades de classe, que ça c'est la loi".

"Imaginez ce que la gauche aurait dit si c'était Sarkozy..."
Et il insiste : "Imaginez ce que la gauche aurait dit si ça avait été Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux ou Eric Besson qui arrête un bus scolaire, qui l'oblige à se garer sur un parking pour faire descendre une élève, l'emmener et l'expulser. Dans quel monde vit-on? C'est indécent. La méthode est intolérable".

Et de façon plus large, le secrétaire national d'EELV souhaite la libre circulation des personnes, donc l'abolition de toutes frontières et par conséquent la fin des expulsions de mineurs : "Il y a plus de 40 [clandestins] mineurs expulsés l'année dernière alors qu'ils sont scolarisés en France. Il faut arrêter ça. Il ne faut pas que Leonarda soit l'arbre qui cache une forêt qui n'est pas très belle en ce moment". Les gauchistes ont une détestation de l'automne mais une prédilection pour les printemps qui chantent...

EELV rappelle à Hollande ses promesses

Pascal Durand attend maintenant "
que le président de la République indique quelles sont les politiques publiques qu'il veut mettre en place en matière d'intégration, d'éducation, de non-discrimination. Le candidat François Hollande avait fait une excellente lettre en mars 2012, à quelques semaines de son élection au collectif Rom. Et il expliquait à quel point il fallait modifier les conditions dans lesquelles on traitait ces populations immigrées en France. Je demande simplement au président de la République de respecter les engagements souscrits devant les Français dans le cadre de sa campagne électorale. Là en tout cas son ministre de l'Intérieur ne les a pas fait respecter".

Les reproches étaient jusqu'ici adressés à Hollande qui a tardé à rendre son jugement de Salomon et ses sondages se confirment au plus bas historique, mais Manuel Valls, quant à lui, détourne maintenant les critiques sur le préfet et les services de police... Les syndicats apprécieront-ils que la police aux ordres serve de  bouc émissaire? 

Duflot, Europe Ecologie-les Verts, se maintient au gouvernement

"C'est pas le moment qu'il y ait moins d'écologistes au gouvernement"
S'il est mécontent de l'action du ministre de l'Intérieur, le secrétaire national d'EELV - encore pour quelques semaines - ne souhaite pas pour autant que les écologistes quittent le gouvernement et raisonne.

L'opposition altermondialiste s'enkyste au gouvernement."Est-ce que c'est en quittant un navire qu'on peut le faire changer de cap ? Il faut qu'on reste et qu'on travaille. Tout n'est pas à jeter. C'est pas le moment qu'il y ait moins d'écologistes au gouvernement. La réalité c'est qu'il en faudrait plus".

Jean-Vincent Placé (EELV) relance les étudiants 

Triade Duflot-Joly-Placé
Placé invite les lycéens à se "mobiliser" encore pour Leonarda 
Alors qu'à la faveur des vacances l'exécutif espérait que les propos mi-figue, mi-raisin d'un président hypocrite et "inhumain" auraient pu mettre un point final au mouvement des lycéens, la polémique Leonarda perdure et le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé remet de l'huile sur le feu en appelant les lycéens à poursuivre leur mobilisation. La relance hostile est d'autant plus  politiquement grave qu'elle se fonde sur les déclarations du Premier secrétaire du PS et du secrétaire général qu'il a désigné lui-même à la tête du PS...

"Ce n'est pas généreux, ce n'est pas un bon équilibre". C'est ainsi que Jean-Vincent Placé a jugé ce mardi matin sur RTL la proposition samedi de François Hollande d'accueillir Leonarda et elle seule. "Il faut se mobiliser", dit-il sur une chaîne nationale, avant d'encourager les lycéens, "oui, bien sûr", à manifester à nouveau. Une invitation aux étudiants à poursuivre le mouvement lycéen suspendu par les vacances de la Toussaint.

Quarteron Joly-Désir-Duflot-Durand
Et le sénateur écologiste de s'aligner sur les déclarations du Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, qui avait demandé samedi que tous les enfants de cette famille Dibrani puissent étudier en France. Une déclaration rendue publique  une heure après l'intervention du président de la République. "Je n'ai pas un mot à rajouter" assure cyniquement Jean-Vincent Placé.  

Ces discordances entre l'exécutif et le PS devraient être au coeur de vifs débats ce matin à la réunion des chefs de la majorité à Matignon, puis lors de celle du groupe socialiste à l'Assemblée. Et peut-être surtout ce soir au bureau politique du PS.

dimanche 29 septembre 2013

Duflot met le souk d'EELV à l'Elysée

Cécile Duflot contamine l'Élysée

La peste prend le dessus sur le choléra


Les socialistes n'en peuvent plus du harcèlement des Verts: de l'ultimatum de Pascal Durand à la dernière invective de la ministre du Logement sur la politique de Manuel Valls, notamment à l'égard des Rom.

Les Verts quittent le gouvernement, sixième épisode. 
Après la violente attaque de Cécile Duflot sur Manuel Valls jeudi dans la polémique qui les oppose sur les clandestins venus de Roumanie et de Bulgarie, la question de la présence des écolos dans la majorité n'a pas tardé à se poser à nouveau, mais cette fois directement à François Hollande. Le président de la République ne devait pas intervenir dans l'immédiat.

"Pas de commentaire", esquivait-on piteusement à l'Élysée. François Hollande devrait attendre lundi et profiter d'un déplacement à Cherbourg sur le thème des énergies marines renouvelables pour glisser un mot sur le sujet. Car chez les socialistes, qu'ils soient à l'Élysée, à Matignon, au gouvernement, au Parlement, Rue de Solferino ou à la base, une petite phrase tourne en boucle: "Ça a assez duré !"

Un lourd contentieux de guérilla

Il y avait déjà eu la
polémique sur la fiscalité verte dans le budget 2014 (septembre 2013), le coup de colère après le limogeage de Delphine Batho (juillet 2013), le coup de semonce des parlementaires écolos votant unanimement contre le projet de loi sur l'enseignement supérieur (mai 2013), les mises en garde face au rapport Gallois (novembre 2012), l'opposition à la ratification du traité budgétaire européen (septembre 2012)… À chaque fois, les Verts s'étaient posé la question du maintien de Cécile Duflot et de Pascal Canfin au gouvernement. Sans suite. 
Cohérent? "Ni plus ni moins que d'habitude. On les connaît, on fait avec. Ils ont plus besoin de nous que nous n'avons besoin d'eux", soupirait récemment un député socialiste anonyme.

Menaces sur le pacte social 

Cette fois, Cécile Duflot est plus concrète: plus altermondialiste qu'écolo, c'est une activiste. En accusant Manuel Valls d'avoir mis "en danger le pacte républicain" sur les Rom, la ministre du Logement a implicitement rappelé le texte qui justifie la présence des écolos dans la majorité: l'accord de gouvernement passé entre le PS et Europe Écologie-Les Verts. Signé à l'époque entre Martine Aubry et Cécile Duflot, ce texte ne parle pas explicitement du dossier des Rom. En revanche, dans sa partie consacrée à "améliorer la vie quotidienne des Français", en réaction au discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, les deux formations politiques dénoncent "la stigmatisation de certaines catégories de population" qui a "affaibli notre pacte social". Pour les socialistes et les écologistes, "la promesse républicaine, c'est l'égalité réelle des citoyens. Nous lutterons donc sans relâche contre toutes les formes de discrimination".

"En 2013, une ministre ça agit, ça ouvre sa gueule et ça ne démissionne pas " décrète Cécile Duflot, ministre du Logement.
Dès lors que Cécile Duflot juge Manuel Valls hors pacte républicain et somme François Hollande de trancher, c'est la place des Verts au sein du gouvernement qu'elle lui demande de conforter, contre Manuel Valls, ou d'infirmer en la limogeant. "En 2013, une ministre ça agit, ça ouvre sa gueule et ça ne démissionne pas", prévenait Cécile Duflot il y a un mois aux journées de rentrée des Verts.

Jusqu'à présent, le président de la République préférait maintenir les Verts dans sa majorité pour bénéficier d'une assise plus large que celle du seul PS et du petit PRG. Jusqu'à quand? Selon un sondage OpinionWay pour Metro, près de 70 % des Français jugent qu'Europe Écologie-Les Verts ne propose pas d'"alternatives politiques".
Duflot sera-t-elle limogée ?
Pour constater que nul n'est indispensable.

mercredi 25 septembre 2013

L'ex-socialiste Noël Mamère quitte les Verts, sans les quitter

Plus Verts que nature, Mamère un pied dedans, l'autre dehors

La "république bananière" Europe Ecologie-les Verts

Est-ce qu'il change de chaussettes?
Notre parti ne produit plus rien. Il est pris dans ses calculs et dans ses clans". Noël Mamère, député-maire de Bègles (Gironde), a annoncé aujourd'hui, dans un entretien au Monde, qu'il a décidé de quitter Europe Ecologie-Les Verts (EELV), le parti qu'il a "représenté à la présidentielle de 2002". "C'est une page qui se tourne. Je pars sans regret, sans émotion particulière", a-t-il ajouté.

"Nous sommes devenus un syndicat d'élus."
Il a toutefois indiqué qu'il souhaitait rester au sein de groupe écologiste à l'Assemblée Nationale. "A moins qu'on ne me le demande, je ne vois pas pourquoi je quitterais le groupe", a-t-il déclaré. Du moins jusqu'aux prochaines municipales, en 2014. S'il est réélu à la mairie de Bègles, Noël Mamère a affirmé qu'il abandonnerait son mandat de député: "Je me sens plus utile dans ma ville de Bègles qu'à l'Assemblée."

Le député de Gironde assure que "les vrais patrons sont ceux qu'on appelle "la firme" : Cécile Duflot et ses amis. Même si Cécile Duflot est une bonne ministre, elle n'a pas lâché la direction des Verts. Mais ces derniers ne se sont pas créés pour être soumis au bon vouloir d'un clan. C'est le contraire de ce que défendent les écologistes".

La semaine dernière, Noël Mamère avait déjà affirmé que si EELV restait au gouvernement, il partirait. "On ne peut pas accepter d'être soumis en permanence. Politiquement c'est suicidaire", avait-t-il ajouté.

Ce nouveau coup d'éclat intervient le jour de l'adoption en Conseil des ministres du
projet de loi de finances 2014 que Noël Mamère avait appelé à ne pas voter, et deux jours après que Pascal Durand ait dû annoncer qu'il ne pourrait se représenter à la tête d'EELV.

Une décision qui ajoute la chienlit au chaos

Le roquet Rugy
A droite, la petite chose de Duflot
 et exécuteur de ses basses besognes
Le co-président du groupe EELV à l'Assemblée voit dans la décision de Noël Mamère "une décision regrettable. Mais c'est le fruit d'un cheminement personnel", mais "ce n'est pas un mouvement collectifs'empresse-t-il d'ajouter  sur BFMTV.
"On est habitués aux déclarations tonitruantes de Noël Mamère, a-t-il charclé, avant d'assurer que "ce sont des déclarations personnelles et souvent excessives", au lendemain du débarquement de Pascal Durand, à la demande du sombre Ayrault et du président qui affirme qu' "Impossible de travailler avec des gens comme ça"(lien France Info
Et quand de Rugy raisonne, ça sonne comme ça: "Il a été élu sur la base d'un accord avec le PS en juin 2012 [avec lequel Mamère est en désaccord depuis l'origine], mais critique le travail d'EELV sur la stratégie collective de travailler avec le gouvernement[ce qui est son droit le plus strict dans un parti démocratique et républicain...]. Et puis il annonce qu'il va rester dans le groupe écologiste à l'Assemblée, ce qui prouve qu'il se sent toujours écologiste. [de Rugy admet que c'est à la fois l'état d'esprit et le fonctionnement d'EELV qui posent problèmes]. Moi, je vais continuer à travailler à l'Assemblée avec Noël Mamère sur les projets de loi," assure le patron du "syndicat d'élus".

Invité sur RTL,
Nicolas Hulot a dit ne pas savoir si Noël Mamère avait "tort ou raison".
Mais le parti "doit se demander pourquoi il n'a pas réussi à rencontrer la société" et a transformé, à la présidentielle de 2012, "l'or en plomb", a-t-il ajouté. 

Il revient dans Le Figaro sur les turpitudes altermondialistes

Hulot rappelle que lors la désignation du candidat du parti à la présidentielle de 2012, campagne où, de "gentille petite dame" sa rivale, Eva Joly, devient "dure" et "méprisante", où dès sa déclaration de candidature "les flèches empoisonnées fondent" sur lui, et où il passe son temps à se "justifier" sur les sponsors de sa fondation et ses positions passées plutôt favorables au nucléaire.

De son côté,
Daniel Cohn-Bendit a dit comprendre sa décision de quitter le parti. 
Autre cacique de la pétaudière verte et lui-même démissionnaire en 2012 du parti des écolos radicaux, Daniel Cohn-Bendit rejoint les propos de Noël Mamère. "Je partage le ras le bol sur le fonctionnement, le clanisme, les couples terrifiants qui règnent sur EELV", a-t-il déclaré sur Europe 1. 


Denis Baupin, 
vice-président EELV de l'Assemblée Nationale et critique modéré du gouvernement, estime  en revanche  que son collègue de l'Assemblée "se trompe de combat", il ajoute hâtivement en guise d'arrêt de mort "Je regrette qu'il décide d'abandonner le combat, il y a besoin de toutes les forces écologistes". 

A noter que ce député est le compagnon d'une vice-présidente du Conseil régional d’Ile-de-France, celle chargée du ...logementEmmanuelle Cosse (1974), une proche de Cécile Duflot, ministre du Logement de Hollande, candidate féministe à la succession de Pascal Durand, ex-militante de la FIDL et ancienne présidente d'Act Up-Paris (1999-2001) association activiste de lutte contre le sida (1989), qui recourt à l'illégalité et à la désobéissance civile, mais est subventionnée: outre 100.000 euros de la Fondation Pierre Bergé, 131.500 euros de laboratoires pharmaceutiques, empoche 45.000 euros de la région Ile-de-France et 302.354 euros des ministères.