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mardi 22 décembre 2015

Déchéance de nationalité : Taubira prend la parole avant Hollande. Et depuis l'étranger ...

Sur la déchéance de nationalité, Taubira prononce la déchéance de Hollande

L'homme qui a deux paroles se fait griller la politesse par une ministre 

C'est depuis Alger que Christiane Taubira est revenue sur la promesse solennelle de François Hollande au peuple français de faire passer la loi sur la déchéance de nationalité pour les binationaux convaincus de terrorisme. 
Ce renoncement de Hollande est une trahison.

La déchéance de nationalité existe déjà au code civil
Edouard Daladier, président du Conseil radical-socialiste, l'a introduite à la veille de la Deuxième guerre mondiale par un décret-loi du 12 novembre 1938 qui prévoit la déchéance de la nationalité des Français naturalisés depuis moins de dix ans, ayant été condamnés à au moins un an de prison. C'est ensuite le gouvernement de la Libération, présidé par le général de Gaulle, qui réforme cette mesure par ordonnance du 17 octobre 1945. 
La déchéance de la nationalité est d'ores et déjà applicable pour le fait d'avoir commis, dans les 10 ans suivant l'acquisition de la nationalité française, un acte criminel ayant entraîné une condamnation à une peine d'au moins cinq années d'emprisonnement ou pour toute une série de faits comme les atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation, une "condamnation pour s'être soustrait aux obligations prévues par le code du service national". Ainsi le binational Daniel Cohn-Bendit tombe-t-il sous le coup de cette loi. 

En 1996, Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur, l'a étendu aux actes terroristes. 
En mai 1995, Alain Juppé est premier ministre et le 11 juillet, l'imam d'une mosquée du 18e arrondissement, Cheikh Abdelbaki Sahraoui est assassiné à Paris: il était le père fondateur du FIS, mouvement islamiste en guerre contre le pouvoir militaire algérien.
  • Le 25 juillet, un
  • attentat par des islamistes algériens fait 8 morts à la station RER Saint-Michel
    , départ d'une vague d'attentats. Jean-Louis Debré, alors ministre de l'Intérieur, annonce la réactivation du plan Vigipirate. Cette série d'attentats oblige le gouvernement à restreindre l'accès aux frontières, revenant sur les Accords de Schengen entrés en vigueur quelques mois plus tôt. 
  • Le 17 août, un nouvel attentat à l'Arc de Triomphe de Parisplace de à l'Étoile, blesse 16 personnes civiles. Le plan Vigipirate est alors relevé au niveau rouge. Le même jour, le gouvernement interdit la publication du livre blanc sur la répression en Algérie publié par le Comité algérien des militants libres de la dignité humaine et des droits de l'homme.
  • Le 26 août, on découvre une bombe sur la ligne du TGV Sud-est près de Lyon.
  • Le 3 septembre, le marché parisien du boulevard Richard-Lenoir est la cible d'un attentat manqué faisant toutefois 4 blessés, déjà dans le XIe arrondissement.
  • Le 7 septembre : dans la région de Lyon, une école juive de Villeurbanne est la cible d'un attentat à la voiture piégée qui fait 14 blessés. 
  • Le 29 septembre, le terroriste islamiste Khaled Kelkal est abattu près de Lyon. Il est membre du Groupe islamique armé (GIA) et le principal responsable de la vague d'attentats commise en France à l'été 1995.
  • Les 6 et 17 octobre, ont également lieu deux nouveaux attentats dans Paris. 
  • Le 3 décembre 1996, un attentat terroriste était commis à Paris, dans la gare de Port Royal, sur la ligne B du RER.
  • L
  • e 16 mars 1998, Elisabeth Guigou, ministre socialiste de la Justice du gouvernement Jospin, fait adopter une loi supprimant la déchéance de nationalité pour les personnes punies de 5 ans d'emprisonnement mais la maintient pour tous les autres motifs de condamnation: terrorisme, atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation, non-respect des obligations du code du service national.
    La déchéance de la nationalité figure aujourd'hui à l'article 25 du code civil.
    La promesse solennel du chef de l'État de la déchéance de nationalité a été prononcée sous le coup de l'émotion, au lendemain des attentats de novembre 2015, donnant lieu à une manifestation de la plus grande solennité républicaine, devant le Congrès réuni à Versailles.

    La ministre Taubira empiète sur les prérogatives de celui qui a deux paroles

    A la suite des assassinats islamistes de masse du 13 novembre, revendiqués le 14 novembre par l'Etat islamique (ou Daesh) - qu'il présente comme une "attaque bénie de Paris contre la France croisée" - et qui ont fait 130 jeunes victimes civiles innocentes à Paris - présentée par Daesh comme "capitale des abominations et de la perversion, celle qui porte la bannière de la croix en Europe" -, le président Hollande a annoncé devant le Congrès son intention de bouleverser le dispositif de la déchéance de la nationalité par une révision constitutionnelle. Le chef de l'Etat était la cible probable des islamistes qui ont tué aux abords du Stade de France: trois terroristes -parce qu'ils se sont "loupés" dans leur tentative- se sont fait exploser, tuant une personne, à quelques dizaines de mètres du président présent parmi les milliers de spectateurs du match France-Allemagne. Hollande a dû être exfiltré de la tribune officielle.

    Son projet, élaboré sous l'effet de la peur et dans la précipitation, était présenté comme ferme et radical
    Il devait consister à supprimer la condition des dix ans après la naturalisation et de la rendre possible même pour toute personne ayant acquis la nationalité française, y compris par le droit du sol, en cas de participation à des actes liés au terrorisme islamiste. Cette décision devait donc avoir une portée considérable, son champ d'application potentiel étant considérablement étendu à toute personne étrangère devenue française. 
    Cette annonce à chaud du chef de l'État s'est  faite dans un cadre inhabituel, devant le Congrès réuni à Versailles, et dans contexte exceptionnel, à la suite d'une vague terroriste à Paris. La gravité de l'annonce faite, la force du message, l'ampleur supposée de la réforme proposée apportaient une réplique à la hauteur de l'agression subie par la France

    Or, les Français apprennent aujourd'hui 23 que le président de la République recule
    Le président de tous les Français renonce à sa réforme sous la pression idéologique de protestataires du Parti socialiste et de ses alliés. En se reniant ainsi, le président socialiste ne se livre pas à une énième reculade ordinaire. La mesure constituait une promesse solennelle de protection de la population, devant  les deux Chambres des représentants du peuple, le Congrès, instance républicaine suprême dans la tradition française. Ce jour-là, le président s'adressait à la République. Ce jour-là, ses paroles étaient écrites avec le sang des Français et retentissent plus que jamais comme une désertion, au même titre que celle de Dany-le-rouge. 

    Un mois plus tard, sous la pression des idéologues de son parti, des groupuscules et des media gauchistes, le "président normal" jette l'opprobre sur la fonction.

    Avec l'obsession de rétablir son image "de gauche" -fortement écornée par la politique socio-libérale menée par Emmanuel Macron sous la conduite de Manuel Valls- ce chef de l'Etat par défaut, toute honte bue, retourne sa veste et foule aux pieds l'engagement pris devant la France meurtrie. Le président de tous les Français n'a-t-il d'autre préoccupation que la reconquête des siens  et sa réélection en 2017 ? A la faveur des attentats (et de leur récupération) et de l'"état d'exception" qu'il a décrété et qu'il envisage de prolonger sous le vocable d' "état d'urgence", fusse au prix d'assignations à résidence discriminatoires et anti-républicaines ?

    Sa propre ministre de la justice, ex-autonomiste guyanaise, la très controversée Christiane Taubira lance aujourd'hui que cette mesure n'aurait eu qu'une "portée symbolique". Un président lucide, maître de ses nerfs (comme de ses troupes) et responsable ne se donne pas en spectacle pour brandir devant la Nation des mesures... emblématiques. Mais alors, pourquoi avoir annoncé cette réforme constitutionnelle devant le Congrès, en des circonstances aussi tragiques? Pourquoi la ministre de fracture sociale a-t-elle gardé le silence? Pourquoi est-elle allée le briser en Algérie qui, en 1995, a exporté en France ses difficultés internes avec ses islamistes?

    Les comportements de l'exécutif sont gravissimes


    La volte-face présidentielle de ces derniers jours est alarmante. Elle donne le sentiment d'une dénégation de toute idée d'intérêt national et de tout respect du deuil des Français. Rétrospectivement, les simagrées et mimiques du président lors des commémorations qu'il affectionne aux Invalides et autres lieux d'hommage apparaissent cruellement cyniques. La politique ne serait plus livrée qu'au jeu des postures narcissiques et des intérêts personnels. 

    Le 16 novembre, au-delà de l'imaginable (et de l'honorable), le président Hollande jouait un rôle: celui du garant de la sécurité des Français face au danger terroriste, mais avant tout celui d'un président vain et sans foi. Car un mois plus tard, la girouette a viré sous l'emprise des groupuscules d'idéologues. Le garant des institutions de la France a courbé l'échine devant les ONG supranationales sans illégitimité aucune, telle Amnesty international. Ce second rôle lui va certes comme un gant médical à la vaseline. Mais comment s'étonner après un tel exemple, que la parole politique n'ait plus aucun sens pour les abstentionnistes ?
    Cette attitude est révélatrice, d'une part de la dérobade d'un chef de l'Etat incapable d'assumer ses actes, d'autre part de la primauté donnée à une influence extérieure, celle de l'Algérie, sur la nation française devant laquelle l'engagement a été pris, à la surprise générale, sans que personne ne lui demande rien.

    Les conditions dans lesquelles l'abandon du projet a été annoncé sont stupéfiantes. 
    En visite en Algérie, la ministre Taubira est allée démonter devant une radio algérienne la promesse solennelle du président aux Français. Cette légèreté gouvernementale met en évidence la volonté prioritaire de la gauche de donner des assurances à la communauté algérienne sur la sécurité des franco-algériens face au terrorisme. Nous assistons ici à l'effondrement de la notion d'indépendance nationale sous la pression de l'idéologie internationaliste sans-frontières et communautariste.
    La sincérité de Hollande s'appréciera à sa volonté de supprimer la possibilité d'une double appartenance  nationale: les étrangers doivent assainir leur situation et les civils Français, victimes de terroristes islamistes masqués, doivent savoir qu'ils ne peuvent pas être exécutés par leurs voisins djihadistes français, des bi-nationaux.

    lundi 14 septembre 2015

    Rétropédalage: l'Allemagne rétablit les contrôles de migrants à ses frontières

    Submergée de migrants, l'Allemagne prend peur

    "Inaction" de l'UE face à l'afflux continu de dizaines de milliers de migrants 


    Sémantique : de clandestins (illégaux), 
    on a fait des "migrants" sympas, 
    puis des "réfugiés" politiques accueillis à bras ouverts;
    et, à l'expérience, retour au statut de "réfugiés économiques"...
    C'est le prétexte invoqué par l'Allemagne pour justifier lundi sa décision de suspendre provisoirement suspendre la libre-circulation en Europe et aussi pour faire pression sur les états-membres à la veille d'une réunion à Bruxelles consacrée à la répartition des migrants.

    Le vice-chancelier, Sigmar Gabriel, a estimé lundi sur le site internet du Parti-social démocrate allemand, dont il est président, que l'Allemagne pourrait avoir à accueillir jusqu'à un million de réfugiés en 2015, largement au-delà des 800.000 migrants jusqu'alors envisagés par Berlin.

    Sans concertation, les contrôles ont repris aux frontières allemandes 

    Dès l'aube à Freilassing, bourgade bavaroise à la frontière autrichienne, des bouchons monstres se sont formés en raison de la réintroduction dimanche soir des contrôles frontaliers. L'objectif de Berlin est de tenter de juguler l'arrivée en masse de migrants en Allemagne, destination finale de nombre d'entre eux, notamment des Syriens, qu'ils fuient la guerre ou cherchent des conditions de vie meilleures.

    Les haies d'honneurs ont cessé à Munich. 
    La ville avait fait fait la Une des media en accueillant les clandestins à bras ouverts. Moins de deux semaines plus tard, proche de la saturation, la ville SPD, Verts et LGBT se replie face au déferlement de 63.000 réfugiés qui ont traversé les Balkans et l'Europe centrale. Au cours de la seule journée de samedi, quelque 13.000 demandeurs d'asile ont été comptabilisés, autant que le précédent record du 6 septembre.

    "L'inaction européenne dans la crise des réfugiés a aussi conduit entre-temps l'Allemagne aux limites de ses capacités", a expliqué le vice-chancelier Sigmar Gabriel, l'adjoint social-démocrate d'Angela Merkel, au quotidien allemand Tagesspiegel de lundi. Le problème "n'est pas en premier lieu le nombre de réfugiés mais la rapidité avec laquelle ils arrivent", tempère-t-il.

    La compagnie allemande du rail Deutsche Bahn a néanmoins indiqué avoir repris lundi à 05h00 GMT (07H00 locale) ses liaisons avec l'Autriche, suspendues la veille, excepté sur le tronçon Munich-Salzbourg, qui passe par Freilassing, en raison de présence de personnes non-identifiées sur la voie.

    Un temps intéressée par l'afflux de la main d'oeuvre dont elle manque, l'Allemagne s'était jusqu'à présent fait l'avocat des migrants fuyant les conflits, estimant à 800.000 le nombre de demandeurs d'asile attendus cette année et faisant pression sur ses partenaires européens pour qu'ils accueillent aussi des réfugiés.

    Berlin milite pour un retour à une stricte application des règles européennes 

    Les règles européennes prévoient que les demandes d'asile doivent être déposées dans le premier pays d'entrée de l'UE, une norme suspendue par l'Allemagne en faveur des Syriens. A la différence de la France et du Royaume-Uni, l'Allemagne n'a jamais exercé de mandat sur la Syrie et n'a donc aucun lien historique avec sa population. 

    Dans sa décision de contrôler ses frontières, l'Allemagne a  entraîné des pays amis, au premier rang desquels les pays de l'Est qui rejettent depuis des semaines l'idée allemande de quotas de répartition des réfugiés entre les 28 membres de l'UE.

    Partisan d'une politique très stricte face à l'afflux de migrants, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, a salué la décision "nécessaire" de Berlin. Prague a annoncé le renforcement des contrôles à sa frontière avec l'Autriche, tout comme la police hongroise.

    Hollande en a profité pour s'aligner sur Merckel.  "C'est faute de leur respect [des règles européennes] que l'Allemagne a décidé d'établir temporairement des contrôles à ses frontières", a accusé le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

    La Commission européenne a jugé que cette annonce "souligne l'urgence" de parvenir à un plan européen de répartition.

    Un compromis semble difficile à trouver
    La réunion extraordinaire des ministres de l'Intérieur de l'UE à Bruxelles lundi risque de ne pas déboucher sur des mesures concrètes et consensuelles. Nombre de pays repoussent l'idée même de quotas obligatoires d'accueil, du fait de leurs capacités économiques et de leur petite population.

    L'Autriche se classe au 13e rang mondial pour son PIB par habitant (8.600.000 habitants) et la Hongrie au 57e rang pour environ 10 millions d'habitants, alors que la France arrive au 20e pour 66.320.000 habitants et l'Allemagne en 18e position pour 81.000 000 habitants.
    Alimentée par la guerre de religion en terres d'islam, le "printemps arabe" et la misère au Moyen-Orient et en Afrique, la crise migratoire n'enregistre aucun signe de ralentissement. Au contraire, 5.809 migrants sont entrés en Hongrie dimanche, un nombre record avant la date fatidique du 15 septembre à partir de laquelle Budapest veut rendre hermétique sa frontière avec la Serbie (et du même coup de la Macédoine - deux états tampons extérieurs à l'UE mais demandeurs d'adhésion - sur la route menant de Turquie en Allemagne, via la Bulgarie, laquelle est membre de l'UE depuis 2007.

    La presse joue de l'émotion suscitée par les drames 

    Suite à la suspension de facto des accords de Schengen sur la libre-circulation à la frontière germano-autrichienne, l'Allemagne a déployé  plusieurs centaines de policiers dès dimanche soir pour contrôler systématiquement voitures et passants. 
    Dans la nuit, la police a ainsi arrêté au moins un passeur, transportant huit Syriens dans sa camionnette. Toujours dimanche, 34 personnes, dont quatre bébés et 11 enfants, sont morts noyés en Méditerranée, dans le naufrage de leur embarcation au large de l'île grecque de Farmakonis, à 15 kilomètres des côtes turques.

    La Grande-Bretagne a quant à elle annoncé lundi la nomination d'un sous-secrétaire d'État aux réfugiés, au moment où le Premier ministre David Cameron visitait un camp de réfugiés au Liban. Londres avait promis d'accueillir 20.000 Syriens en cinq ans.

    Le Brésil et le Vénézuela ouvrent leurs frontières aux Syriens



    Le Brésil accueille à "bras ouverts" les réfugiés syriens, selon la présidente Dilma Rousseff, lundi, alors que ils constituent le plus grand groupe de réfugiés  actuellement présents dans le pays. Les religions non chrétiennes sont pratiquées par 3,2 % de la population: Rousseff entend y remédier !

    Quant au Venezuela, il se dit prêt à en accueillir 20.000 Syriens. Or, les immigrés colombiens sont devenus les bouc-émissaires de la crise économique au Vénézuela, Caracas a décidé fin août dernier de fermer sa frontière avec la Colombie... Aussi inconcevable que cela puisse paraître de la part du successeur d'Hugo Chavez, Nicolás Maduro - tout marxiste-léniniste puis  révolutionnaire bolivarien du "Parti socialiste unifié du Vénézuela" qu'il soit - pratiquerait-il les contrôles au faciès ?


    samedi 15 novembre 2014

    Refus du Sénat de "moduler" les allocations familiales, c'est-à-dire les ...couper à certains

    Politique de natalité: le Sénat s'oppose à une discrimination entre familles autochtones et immigrées

    Les familles indigènes protégées des familles prolifiques de colonisation?
    A la différence du vote positif des députés des villes, 
    les représentants au Sénat de la France profonde ont supprimé la modulation des allocations familiales pour les revenus élevés voulue par les godillots de la majorité présidentielle, dans le cadre du projet de maîtrise de budget de la Sécurité sociale.
    Contre ce projet gouvernemental, les sénateurs ont adopté dans la nuit de vendredi à samedi 
    une série d'amendements de suppression déposés par la majorité de droite (UMP et centristes), mais aussi par des sénateurs de gauche, comme les groupes Communiste, républicain et citoyen (CRC) et écologiste, ou la socialiste Marie-Noëlle Lienemann.

    Au final, l'Assemblée imposera ses orientations

    Le texte fera l'objet, le 18 novembre, d'une commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) chargée de trouver une version commune aux deux chambres.

    En cas de désaccord des parlementaires, c'est l'Assemblée, qui devrait rétablir la modulation des allocations, qui aura le dernier mot.

    2017:  1 Français sur 10 sera musulman
    La Chambre haute a désapprouvé les députés qui ont acquiescé au gouvernement en adoptant des amendements socialistes prévoyant qu'à partir de juillet 2015, les allocations familiales de base seront divisées par deux (à 65 euros environ) à partir de 6.000 euros de revenus mensuels pour un foyer avec deux enfants, et par ...quatre (à 32 euros environ) à partir de 8.000 euros de revenus. Et ces seuils augmenteraient de 500 euros par enfant supplémentaire. 
    Une atteinte à la politique nataliste du pays. Le taux de natalité des "Françaises" serait en effet de 1,8 enfant par femme, contre 8,1 enfants pour les "musulmanes".
    VOIR et ENTENDRE ce film présenté  par le cardinal Peter Turkson lors du synode sur la "Nouvelle évangélisation" qui se tenait à Rome en octobre 2012 (version sous-titrée français):
    Version originale en anglais:



    Le PS favorise l
    'immigration de peuplement, 

    une colonisation arabo-musulmane qui ne dit pas son nom.
    A moins qu'il ne cherche à encourager les naissances dans les quartiers d'immigrés et de clandestins, au détriment des couches endogènes de la population.

    Le PS constitue une menace pour la France dans le vieil affrontement entre Islam et chrétienté.

    vendredi 14 novembre 2014

    François Fillon promet de la fermeté sur l'immigration

    François Fillon présente ce vendredi ses idées pour une "immigration maîtrisée"

    L'ancien Premier ministre planche toujours sur "ses propositions pour la France"
     
    Candidat déclaré à la primaire UMP en vue de la présidentielle de 2017, François Fillon est soupçonné dans l'affaire Jouyet où le n° 2 de l'Elysée tente de l'impliquer avec le concours des journalistes du Monde, Lhomme et Davet, mais il fait son retour sur le terrain dans les Alpes-Maritimes, démontrant qu'il n'est pas prêt de craquer face "aux tentatives de déstabilisation" dont il est actuellement l'objet.

    Le membre de la troïka provisoire à la tête de l'UMP, Fillon a choisi l'épineux thème de l'immigration, dans une ville frontalière de l'Italie et lieu de passage des clandestins. Dans Le Figaro Magazine de ce vendredi, il a déjà donné la primeur des grandes lignes des idées qu'il doit développer lors de sa visite dans le Sud-Est.

    Faire de l'immigration "une politique d'Etat"

    Partisan d'une "immigration maîtrisée", François Fillon veut "qu'on inscrive dans la Constitution le principe que notre politique d'immigration dépend de la capacité d'accueil et d'intégration de la France".
    L'ancien Premier ministre "propose que le Parlement organise un débat chaque année sur la politique nationale d'immigration, sur le nombre d'immigrés que nous pouvons accueillir, des quotas annuels, en clair, les qualifications professionnelles qu'on veut privilégier et les régions du monde vers lesquelles on veut se tourner".
    "Je veux que la politique d'immigration devienne, au même titre que la politique économique ou de défense, une politique d'Etat", affirme-t-il encore, en estimant que le nombre de nouveaux immigrés arrivant chaque année en France doit être "beaucoup plus faible"que les quelque 200.000 recensés.

    Rendre les politiques sociales de la France "moins attractives"
     
    Avec un taux de chômage "le plus élevé de tous les pays européens et une situation économique et sociale très dégradée, nous ne sommes pas en mesure d'offrir un travail, un logement, un accès à toutes les prestations sociales à tous ceux qui aspirent à s'installer sur notre territoire", argumente-t-il. "Il y a une nécessité absolue: rendre moins attractives les politiques sociales de notre pays". Il propose donc "qu'on ne puisse avoir accès ni aux prestations d'aides sociales, ni aux allocations familiales, ni aux aides au logement moins de deux ans après l'arrivée régulière sur le territoire"

    Autre mesure préconisée: "la refonte totale de l'hébergement des demandeurs d'asile" - ce qui implique de "généraliser la rétention administrative" - la suppression de l'Aide médicale d'Etat (AME), dont la situation, "avec presque un milliard d'euros de dépenses", est "insupportable".

    Pour la mise en place de "quotas"

    "Dans certaines parties de notre territoire vivent un nombre très important de personnes étrangères ou d'origine étrangère avec les risques de plus en plus évidents de développement d'un communautarisme totalement contraire à ce qui fonde la République", affirme-t-il également.
    En conséquence, François Fillon se prononce clairement pour l'instauration de "quotas" fixés par le Parlement, pour lesquels il faudra autoriser les statistiques d'origine (nationalité, origine géographique...). Il précise que le débat au Parlement sera "bien sûr" suivi d'un vote.

    François Fillon souhaite également renforcer les "conditions de toute l'immigration familiale", qui doit être "conditionnée à une véritable évaluation des perspectives d'intégration de la famille en France".

    Pour que l'immigration cesse d'être "une charge", les immigrés potentiels doivent savoir "à l'avance que l'on ne peut pas débarquer en France et aller tout de suite au guichet, chercher des aides sociales, des aides au logement et des allocations familiales", poursuit l'ancien chef du gouvernement de 2007 à 2012.

    Un nouveau traité de Schengen ?

    Pour lutter contre l'immigration illégale, "il faut un nouveau traité de Schengen", "un Schengen, avec la création d'un corps de gardes-frontières européens", souligne encore François Fillon.

    Pour le Front national, "les Français ne doivent pas être dupes". "Cette course derrière les idées du Front National est le symptôme d’une caste aux abois, prête à toutes les manipulations pour revenir dans le cœur des Français.

    "Jugeant que François Fillon est "en quête d'identité", le PS a dès jeudi raillé ces propositions: "En pleine polémique, l'ancien Premier ministre et candidat aux primaires de l'UMP, François Fillon essaie de sortir la tête de l'eau en s'affirmant -comme c'est original- sur la question de l'immigration". "Allons Monsieur Fillon, ironise le communiqué socialiste, puisqu'il est question d'identité heureuse, pourquoi ne pas trouver la vôtre?"
    A sujet grave dans le vécu quotidien des Français, de Menton à Calais, légèreté polémique de la réponse socialiste. 

    mardi 22 octobre 2013

    Leonarda cristallise l'opposition des Verts au président Hollande

    Durand demande l'arrêt des expulsions de mineurs et Placé rappelle les étudiants dans la rue

    Le secrétaire national d'EELV a relancé l'affaire Leonarda 

    Briefing de Durand par Duflot
    Le jeudi 17 octobre sur France Info, l'altermondialiste Pascal Durand a demandé le retour de la collégienne Rom kosovare, interpellée au cours d'une sortie scolaire et expulsée avec sa famille par Manuel Valls, et l'arrêt des expulsions de mineurs par le président Hollande. 

    "On n'avait pas besoin d'expulser cette famille, c'est une erreur, une faute. Il faut la faire revenir maintenant. Et je pense que le gouvernement grandirait à le faire", affirma Pascal Durand. 
    Et le secrétaire national d'EELV s'agaça quand on lui parla d'application de la loi : "Vous pouvez m'expliquer tout ce que vous voulez sur la loi. Vous n'arriverez jamais à me démontrer que faire descendre un gamin d'un bus scolaire pendant une visite avec ses camarades de classe, que ça c'est la loi".

    "Imaginez ce que la gauche aurait dit si c'était Sarkozy..."
    Et il insiste : "Imaginez ce que la gauche aurait dit si ça avait été Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux ou Eric Besson qui arrête un bus scolaire, qui l'oblige à se garer sur un parking pour faire descendre une élève, l'emmener et l'expulser. Dans quel monde vit-on? C'est indécent. La méthode est intolérable".

    Et de façon plus large, le secrétaire national d'EELV souhaite la libre circulation des personnes, donc l'abolition de toutes frontières et par conséquent la fin des expulsions de mineurs : "Il y a plus de 40 [clandestins] mineurs expulsés l'année dernière alors qu'ils sont scolarisés en France. Il faut arrêter ça. Il ne faut pas que Leonarda soit l'arbre qui cache une forêt qui n'est pas très belle en ce moment". Les gauchistes ont une détestation de l'automne mais une prédilection pour les printemps qui chantent...

    EELV rappelle à Hollande ses promesses

    Pascal Durand attend maintenant "
    que le président de la République indique quelles sont les politiques publiques qu'il veut mettre en place en matière d'intégration, d'éducation, de non-discrimination. Le candidat François Hollande avait fait une excellente lettre en mars 2012, à quelques semaines de son élection au collectif Rom. Et il expliquait à quel point il fallait modifier les conditions dans lesquelles on traitait ces populations immigrées en France. Je demande simplement au président de la République de respecter les engagements souscrits devant les Français dans le cadre de sa campagne électorale. Là en tout cas son ministre de l'Intérieur ne les a pas fait respecter".

    Les reproches étaient jusqu'ici adressés à Hollande qui a tardé à rendre son jugement de Salomon et ses sondages se confirment au plus bas historique, mais Manuel Valls, quant à lui, détourne maintenant les critiques sur le préfet et les services de police... Les syndicats apprécieront-ils que la police aux ordres serve de  bouc émissaire? 

    Duflot, Europe Ecologie-les Verts, se maintient au gouvernement

    "C'est pas le moment qu'il y ait moins d'écologistes au gouvernement"
    S'il est mécontent de l'action du ministre de l'Intérieur, le secrétaire national d'EELV - encore pour quelques semaines - ne souhaite pas pour autant que les écologistes quittent le gouvernement et raisonne.

    L'opposition altermondialiste s'enkyste au gouvernement."Est-ce que c'est en quittant un navire qu'on peut le faire changer de cap ? Il faut qu'on reste et qu'on travaille. Tout n'est pas à jeter. C'est pas le moment qu'il y ait moins d'écologistes au gouvernement. La réalité c'est qu'il en faudrait plus".

    Jean-Vincent Placé (EELV) relance les étudiants 

    Triade Duflot-Joly-Placé
    Placé invite les lycéens à se "mobiliser" encore pour Leonarda 
    Alors qu'à la faveur des vacances l'exécutif espérait que les propos mi-figue, mi-raisin d'un président hypocrite et "inhumain" auraient pu mettre un point final au mouvement des lycéens, la polémique Leonarda perdure et le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé remet de l'huile sur le feu en appelant les lycéens à poursuivre leur mobilisation. La relance hostile est d'autant plus  politiquement grave qu'elle se fonde sur les déclarations du Premier secrétaire du PS et du secrétaire général qu'il a désigné lui-même à la tête du PS...

    "Ce n'est pas généreux, ce n'est pas un bon équilibre". C'est ainsi que Jean-Vincent Placé a jugé ce mardi matin sur RTL la proposition samedi de François Hollande d'accueillir Leonarda et elle seule. "Il faut se mobiliser", dit-il sur une chaîne nationale, avant d'encourager les lycéens, "oui, bien sûr", à manifester à nouveau. Une invitation aux étudiants à poursuivre le mouvement lycéen suspendu par les vacances de la Toussaint.

    Quarteron Joly-Désir-Duflot-Durand
    Et le sénateur écologiste de s'aligner sur les déclarations du Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, qui avait demandé samedi que tous les enfants de cette famille Dibrani puissent étudier en France. Une déclaration rendue publique  une heure après l'intervention du président de la République. "Je n'ai pas un mot à rajouter" assure cyniquement Jean-Vincent Placé.  

    Ces discordances entre l'exécutif et le PS devraient être au coeur de vifs débats ce matin à la réunion des chefs de la majorité à Matignon, puis lors de celle du groupe socialiste à l'Assemblée. Et peut-être surtout ce soir au bureau politique du PS.

    mardi 5 mars 2013

    L'Italie dirige ses clandestins tunisiens vers la France

    Manu Valls ne contrôle plus rien
    Les clandestins tunisiens débarqués à Lampedusa sont réorientés par l'Italie vers la France.



    C'est vrai qu'ils nous aiment...


    VOIR et ENTENDRE le reportage de Sept à Huit sur TF1:



    A sa façon, le ministre de l'Intérieur de Hollande justifie son accueil à bras ouverts


    Lien PaSiDupes - " Valls dénonce "un fascisme islamique" en Tunisie " : Ghannouchi déclare son pays "insulté"  

    Alors pourquoi ne pas l'importer en France, terre d'asile...

    Reste aux Français à verser au pot de la solidarité sociale et du rééquilibrage budgétaire... 
    La contribution des blonds aux cheveux blancs ne sera pas de trop.

    Elle sera tellement verteuse qu'elle sera "juste" !

    jeudi 23 juin 2011

    La démondialisation, dernière lubie de Nono Montebourg


    La mondialisation est stigmatisée, mais la solution est-elle dans son contraire ?

    Les paradoxes de la démondialisation

    Le mot est à la mode.
    Il est brandi en étendard par un candidat à la primaire socialiste [Montebourg], niché dans des écrits de penseurs de droite, en couverture d'un mensuel très à gauche et au coeur du programme du Front national, approuvé dans les sondages... Les gouvernements veulent l'appliquer aux hommes, en réécrivant les accords de Schengen pour limiter leur liberté de circulation, et aux idées, en filtrant Internet. Démondialisation ! Cette expression nouvelle qui recouvre un vieux concept provoque un tel engouement qu'elle mérite un examen attentif.

    D'abord, qu'est-ce que la démondialisation ?
    Comme son étymologie l'indique, c'est l'action de ne plus rendre mondial, de faire redevenir national ou local. Qu'est-ce qui doit redevenir local ? Comme nous parlons économie, il s'agit de la production et de ses « facteurs » qui jouent à saute-mouton avec les frontières : marchandises, hommes, capitaux et idées. Ce qui débouche sur un premier paradoxe. Le mot a été forgé il y a un peu moins d'une décennie par Walden Bello, un sociologue philippin formé aux Etats-Unis très cité en France (sa bio sur Wikipédia est plus longue en français qu'en anglais), autrement dit... par un symbole de la mondialisation qui entend la dénoncer ! Nombre de militants de la démondialisation des marchandises et des capitaux sont d'ailleurs d'ardents défenseurs de la liberté de circulation des hommes et des idées. Seule l'extrême droite va jusqu'au bout de la logique, prônant un repli généralisé sur le pays.

    Pourquoi faudrait-il une démondialisation ?
    En centrant le propos désormais sur les marchandises, la réponse est simple : l'emploi mal payé des pays pauvres tue l'emploi mieux payé des pays riches. L'ouverture des pays longtemps plongés dans la glace communiste, Chine en tête, a fait débouler des centaines de millions d'hommes et de femmes prêts à travailler pour trois fois rien. C'est un vieil argument, que l'on trouvait déjà dans le livre « Le Péril jaune » paru en... 1901. Ici vient le deuxième paradoxe : la plupart de ceux qui prônent la démondialisation des marchandises le font au nom de la solidarité. Mais la solidarité devrait au contraire nous amener à aller plus loin encore dans l'ouverture.[ Au secours !] Soyons ici pragmatiques, en laissant de côté les économistes incapables de donner un message clair sur la question. Tous les pays qui ont émergé ces dernières décennies ont fait jouer le levier de la mondialisation, de la Corée du Sud au Brésil en passant par la Chine. [Au détriment de l'Occident] Aucun de ceux qui sont restés submergés par la pauvreté n'a su ou pu le faire. Et dans les pays émergents, même si les inégalités explosent, le pouvoir d'achat d'une large partie de la population augmente. [Pendant que la crise financière submerge la Grèce] Jamais 600 millions de Chinois n'auraient pu s'acheter un téléphone mobile du temps de Mao. La solidarité, c'est l'ouverture des frontières. [Au détriment des solidaires vertueux!] Sauf à limiter son champ à l'intérieur des frontières - ce que seul le Front national, à nouveau, ose faire ouvertement.

    Comment, ensuite, mettre en oeuvre cette démondialisation ?
    La réponse, à nouveau, est simple [sic !]: le gouvernement doit installer des « écluses » à l'entrée du pays ou plutôt de l'Union européenne. Le mot qui revient à droite comme à gauche est plus joli que les anciennes barrières douanières, tout comme la logique réciprocité sonne mieux que le rébarbatif protectionnisme. La contradiction, ici, ressort magnifiquement dans le livre du PS Arnaud Montebourg : il faut « obliger le consommateur à acheter plus cher pour soutenir le pouvoir d'achat ». Chacun sait pourtant que c'est la baisse des prix qui augmente le pouvoir d'achat ! [Et les destructions d'emplois augmentent-elles le pouvoir d'achat ?] Pour être juste, Arnaud Montebourg précise qu'il s'agit du pouvoir d'achat des salariés producteurs. Mais si le but est d'organiser un transfert de ressources entre salariés et inactifs (retraités, chômeurs...), il y a d'autres moyens plus efficaces que les écluses, comme la TVA sociale. Et moins coûteux. [Les classes moyennes apprécieront...]

    Car c'est l'angle mort des militants de la démondialisation :
    ce retour en arrière coûterait très, très cher. D'abord parce que les pays visés réagiraient à leur tour. La Chine pourrait par exemple décider de ne plus acheter à Airbus, à Areva et à PSA. Ensuite parce que les chaînes de production sont désormais éclatées aux quatre coins du monde. Selon les calculs de l'OCDE, les exportations françaises sont composées pour plus du quart de produits auparavant importés. Dans ces conditions, la pose des écluses relèverait d'une incroyable mécanique de précision pour faire le tri, sauf à tout taxer et à provoquer une énorme flambée des prix. [Resteraient les trois-quarts] On ne fabrique par exemple plus de téléviseurs en Europe. [En sommes-nous incapables, si la guerre concurrentielle aux coûts de production est engagée ?] Enfin, les entreprises soumises à une concurrence moins forte seraient moins efficaces. [Paradoxal !]

    Et pourtant... la démondialisation est promise à un bel avenir.
    Quand il faut envoyer un e-mail en Inde pour faire baisser la climatisation dans une salle de réunion londonienne d'une grande banque anglaise, on est allé trop loin dans la mondialisation, pour reprendre l'expression de Valéry Giscard d'Estaing. Ce retour vers le national et le local ne doit pas passer par des écluses gouvernementales, mais par des décisions d'entreprise, prises pour au moins trois raisons. Primo, les chaînes de production de plus en plus longues sont aussi de plus en plus fragiles, comme l'ont montré des événements récents aussi différents que le tsunami japonais, les explosions de Fukushima, le printemps arabe, l'éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull, l'épidémie de grippe A (H1N1) ou la faillite de la banque Lehman Brothers. Secundo, les écarts de salaire se réduisent. Au rythme actuel, les pays émergents auront perdu l'atout des bas salaires en 2017, selon les calculs de Patrick Artus, l'économiste en chef de la banque Natixis. Tertio, les coûts du transport vont fatalement augmenter avec l'inéluctable hausse des coûts de l'énergie. Les gouvernements pourraient aussi finir par prendre des mesures pour protéger l'environnement, comme un bannissement du fret aérien. Effet massif garanti ! Le retour au local, oui. Mais au nom de l'efficacité et de la solidarité mondiale.

    Ecrit par Jean-Marc VITTORI, éditorialiste aux « Echos » :
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