POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Congrès. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Congrès. Afficher tous les articles

samedi 8 juillet 2017

Cambadélis (PS) : bon débarras, Valls et Hamon !

Les départs de Valls et Hamon favorisent le chantier de "refondation idéologique" du PS

Oubliée et enterrée, la "Belle Alliance Populaire"

Les départs de Manuel Valls et de Benoît Hamon, "clarification par le vide" (cf. ci-contre: Cambadélis en campagne des législatives 2017), favorisent le chantier de "refondation idéologique" du PS, estime le premier secrétaire sortant, Jean-Christophe Cambadélis. 

Le Parti socialiste va désigner une "direction extrêmement resserrée" provisoire de "14 membres"

Elle va être désignée pour piloter la reconstruction du parti de Hollande, annonce J.-C. Cambadélis à quelques heures d'un Conseil national, dans un entretien au Monde où il estime que le PS est "fortement affaibli", mais "pas effondré"

Il n'y aura pas de partisans de Benoît Hamon, "dans un moment incertain, où quelques-uns ont décidé de le suivre et d'autres pas", ajoute-t-il, excluant toute "double appartenance" au PS et au Mouvement du 1er juillet de l'ex-candidat à la présidentielle.

La "clarification par le vide" du "double départ" du PS de Manuel Valls et de Benoît Hamon "offre une opportunité de définir une ligne claire"à ses yeux, car "la refondation idéologique est nécessaire", à l'image du débat "aux Etats-Unis, en Espagne, en Italie et au Royaume-Uni".

Une feuille de route, "élaborée durant l'été et présentée devant un séminaire des directions (parlementaires, bureau national et premiers fédéraux) dans le dernier week-end d'août", sera "votée par les militants la deuxième semaine de septembre", détaille-t-il.

Pour le congrès, le premier secrétaire préconise "février 2018, ni trop tôt ni trop tard", pour "trancher les problèmes importants", sur la ligne politique, "entre l'opposition frontale de La France insoumise et la subordination totale à LRM", sur la question européenne, sur l'organisation.

"Symboliquement, je suis davantage pour quitter Solférino [siège du PS que le parti n'a plus les moyens d'entretenir] que de quitter le terme 'socialiste' ", glisse-t-il, appelant à "muter" et trouvant ainsi qu'"il vaut mieux des portails Internet dans chaque section que des locaux". 

Une responsabilité des hommes

Il épingle à plusieurs reprises Benoît Hamon, comme pour son comportement pendant la campagne ou son départ. "Son chemin, c'est une partie de la jeunesse et l'alliance avec Yannick Jadot et Cécile Duflot. Mais ça ne fait pas un PS refondé, c'est un gros PSU [Parti socialiste unifié]. Il est en train de refonder Europe Ecologie-Les Verts", grince le battu de la législative.

Interrogé sur son bilan à la tête du PS, le premier secrétaire le qualifie de "bilan entravé", par "l'état du pays à notre arrivée, par les pesanteurs de l'appareil, par la compétition pour la future présidentielle" ou "le retard pris dans la reformulation des socialistes, qui se sont endormis sur leurs lauriers puis se sont affaissés et divisés".

Et Manuel Valls et Benoît Hamon "sont à l'image de ce qu'il nous est collectivement arrivé : des démarches individualistes et des stratégies personnelles", selon l'ancien député.

lundi 3 juillet 2017

La France insoumise, poing levé Place de la République, contre le "coup de force" de Macron au Congrès de Versailles

Macron irrite déjà une part importante de républicains, après seulement six semaines

Le parti de Mélenchon s'est donné rendez-vous place de la République à Paris

Après l'intervention fleuve du président à Versailles, boycottée par La France insoumise, les parlementaires de La France insoumise, qui avaient décidé de se "rebeller" et de ne pas se rendre à la convocation du président de la République pour assister à son intervention à Versailles, ont organisé une manifestation à Paris afin de contester ce qu'ils estiment être un "coup de force" d'Emmanuel Macron. 

Sur les réseaux sociaux, le leader du parti Jean-Luc Mélenchon a conspué le discours du président

Mélenchon a prévenu de son refus de participer au meeting de Versailles

VOIR et ENTENDRE
le député insoumis justifier son abstention (ennui mortel):


VOIR et ENTENDRE le chef d'entreprise  antilibéral Eric Coquerel [LFI) expliquer en quoi cette mascarade, "pharaonique" à tous égards (mise en scène, contenu et coût), est intolérable :



"Interminable pluie de truismes à Versailles".
Faux marbre, bonapartisme surjoué, européisme bêlant, ennui mortel", a commenté Jean-Luc Mélenchon au nom de La France insoumise sur son compte Twitter. 


Des parlementaires du parti communiste (PCF) avaient, quant à eux, appelé à un rassemblement en parallèle à l'intervention du président 
réaffirmant leur ferme intention de ne pas "cautionner la dérive monarchique du pouvoir".
Le PCF avait appelé "le Tiers-État" à manifester devant l'hôtel de ville de Versailles pendant le Congrès réuni par Macron.
Prenant une référence directe à la Révolution de 1789, le Parti communiste écrit :
Contre le coup de force institutionnel de Macron, manifestons à Versailles Lundi à 14h. Le Tiers-État se donnera rendez-vous à Versailles pour protester contre le coup de force institutionnel d'Emmanuel Macron.
Quelques minutes avant cette annonce, Jean-Luc Mélenchon et ses camarades députés de la France insoumise dénonçaient des "franchissements de seuil dans la direction pharaonique de la monarchie présidentielle" depuis l'entrée en fonction d'Emmanuel Macron.
Sur son mur Facebook, le député de Seine-Maritime Sébastien Jumel écrit :
"Nous n’irons pas à Versailles adouber le monarque présidentiel. Nous n’irons pas à Versailles pour valider le court-circuit du travail de l’Assemblée, à la veille du discours de politique générale du Premier ministre et du vote de confiance au gouvernement— ou de défiance – qui doit s’en suivre après débat. Ce n’est pas respectueux de l’Assemblée nouvellement élue et un mauvais présage sur le rôle dévolu aux parlementaires dans cette législature qui s’ouvre."
Macron 1er prend ombrage de la révolte républicaine
C’est devant tout le Parlement réuni en Congrès qu’Emmanuel Macron s’est exprimé ce lundi 3 juillet. Tout le Parlement ? Non,  ont décidé de boycotter le discours de celui qu’ils critiquent pour son côté "monarchique".

Dans son discoursEmmanuel Macron a sermonné les députés communistes rassemblés devant l'hôtel de ville de Versailles, les députés de la France insoumise  sur la place de la République à Paris et les quelques élus UDI, PS ou LR, entrés en résistance. Le chef de l’Etat a sévèrement dénoncé "la désertion" de ces députés qui ont préféré boycotter le Congrès. Avant de les accuser ainsi, Emmanuel Macron avait moqué leur "conception vague" de leur rôle de député et dénoncé leur "arrogance doctrinaire" ou leur "sectarisme" :
Si la considération et la bienveillance que cela traduit à l’égard du Parlement apparaissent pour certains comme une dérive condamnable, c’est sans doute qu’ils ont de leur rôle de parlementaire et du rôle du président de la République une conception vague que masque mal l’arrogance doctrinaire ou le sectarisme.
Puis, s’appuyant sur l’Abbé (Emmanuel) Sieyes, penseur et acteur de la Révolution française, et Honoré-Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, autre figure de la Révolution de 1789, Emmanuel Macron a renchéri :
"Il est toujours préoccupant que des représentants du peuple se soustraient aux règles de la Constitution qui les a fait élire. Sieyes et Mirabeau ne désertèrent pas, je crois, si promptement le mandat que leur avait confié le peuple. Le président de la République doit fixer le sens du quinquennat et c’est ce que je suis venu faire devant vous.
Le député LFI, bras droit de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, a visiblement écouté les propos présidentiels. Aussi a-t-il tweeté une réplique instantanée au chef de l’Etat :
Maladroite référence historique qui trahit l'inconscient du Président.. Sieyes et Mirabeau siégeaient devant le Roi ! 

Parole de prof d’histoire au banquier.

mardi 22 décembre 2015

Déchéance de nationalité : Taubira prend la parole avant Hollande. Et depuis l'étranger ...

Sur la déchéance de nationalité, Taubira prononce la déchéance de Hollande

L'homme qui a deux paroles se fait griller la politesse par une ministre 

C'est depuis Alger que Christiane Taubira est revenue sur la promesse solennelle de François Hollande au peuple français de faire passer la loi sur la déchéance de nationalité pour les binationaux convaincus de terrorisme. 
Ce renoncement de Hollande est une trahison.

La déchéance de nationalité existe déjà au code civil
Edouard Daladier, président du Conseil radical-socialiste, l'a introduite à la veille de la Deuxième guerre mondiale par un décret-loi du 12 novembre 1938 qui prévoit la déchéance de la nationalité des Français naturalisés depuis moins de dix ans, ayant été condamnés à au moins un an de prison. C'est ensuite le gouvernement de la Libération, présidé par le général de Gaulle, qui réforme cette mesure par ordonnance du 17 octobre 1945. 
La déchéance de la nationalité est d'ores et déjà applicable pour le fait d'avoir commis, dans les 10 ans suivant l'acquisition de la nationalité française, un acte criminel ayant entraîné une condamnation à une peine d'au moins cinq années d'emprisonnement ou pour toute une série de faits comme les atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation, une "condamnation pour s'être soustrait aux obligations prévues par le code du service national". Ainsi le binational Daniel Cohn-Bendit tombe-t-il sous le coup de cette loi. 

En 1996, Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur, l'a étendu aux actes terroristes. 
En mai 1995, Alain Juppé est premier ministre et le 11 juillet, l'imam d'une mosquée du 18e arrondissement, Cheikh Abdelbaki Sahraoui est assassiné à Paris: il était le père fondateur du FIS, mouvement islamiste en guerre contre le pouvoir militaire algérien.
  • Le 25 juillet, un
  • attentat par des islamistes algériens fait 8 morts à la station RER Saint-Michel
    , départ d'une vague d'attentats. Jean-Louis Debré, alors ministre de l'Intérieur, annonce la réactivation du plan Vigipirate. Cette série d'attentats oblige le gouvernement à restreindre l'accès aux frontières, revenant sur les Accords de Schengen entrés en vigueur quelques mois plus tôt. 
  • Le 17 août, un nouvel attentat à l'Arc de Triomphe de Parisplace de à l'Étoile, blesse 16 personnes civiles. Le plan Vigipirate est alors relevé au niveau rouge. Le même jour, le gouvernement interdit la publication du livre blanc sur la répression en Algérie publié par le Comité algérien des militants libres de la dignité humaine et des droits de l'homme.
  • Le 26 août, on découvre une bombe sur la ligne du TGV Sud-est près de Lyon.
  • Le 3 septembre, le marché parisien du boulevard Richard-Lenoir est la cible d'un attentat manqué faisant toutefois 4 blessés, déjà dans le XIe arrondissement.
  • Le 7 septembre : dans la région de Lyon, une école juive de Villeurbanne est la cible d'un attentat à la voiture piégée qui fait 14 blessés. 
  • Le 29 septembre, le terroriste islamiste Khaled Kelkal est abattu près de Lyon. Il est membre du Groupe islamique armé (GIA) et le principal responsable de la vague d'attentats commise en France à l'été 1995.
  • Les 6 et 17 octobre, ont également lieu deux nouveaux attentats dans Paris. 
  • Le 3 décembre 1996, un attentat terroriste était commis à Paris, dans la gare de Port Royal, sur la ligne B du RER.
  • L
  • e 16 mars 1998, Elisabeth Guigou, ministre socialiste de la Justice du gouvernement Jospin, fait adopter une loi supprimant la déchéance de nationalité pour les personnes punies de 5 ans d'emprisonnement mais la maintient pour tous les autres motifs de condamnation: terrorisme, atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation, non-respect des obligations du code du service national.
    La déchéance de la nationalité figure aujourd'hui à l'article 25 du code civil.
    La promesse solennel du chef de l'État de la déchéance de nationalité a été prononcée sous le coup de l'émotion, au lendemain des attentats de novembre 2015, donnant lieu à une manifestation de la plus grande solennité républicaine, devant le Congrès réuni à Versailles.

    La ministre Taubira empiète sur les prérogatives de celui qui a deux paroles

    A la suite des assassinats islamistes de masse du 13 novembre, revendiqués le 14 novembre par l'Etat islamique (ou Daesh) - qu'il présente comme une "attaque bénie de Paris contre la France croisée" - et qui ont fait 130 jeunes victimes civiles innocentes à Paris - présentée par Daesh comme "capitale des abominations et de la perversion, celle qui porte la bannière de la croix en Europe" -, le président Hollande a annoncé devant le Congrès son intention de bouleverser le dispositif de la déchéance de la nationalité par une révision constitutionnelle. Le chef de l'Etat était la cible probable des islamistes qui ont tué aux abords du Stade de France: trois terroristes -parce qu'ils se sont "loupés" dans leur tentative- se sont fait exploser, tuant une personne, à quelques dizaines de mètres du président présent parmi les milliers de spectateurs du match France-Allemagne. Hollande a dû être exfiltré de la tribune officielle.

    Son projet, élaboré sous l'effet de la peur et dans la précipitation, était présenté comme ferme et radical
    Il devait consister à supprimer la condition des dix ans après la naturalisation et de la rendre possible même pour toute personne ayant acquis la nationalité française, y compris par le droit du sol, en cas de participation à des actes liés au terrorisme islamiste. Cette décision devait donc avoir une portée considérable, son champ d'application potentiel étant considérablement étendu à toute personne étrangère devenue française. 
    Cette annonce à chaud du chef de l'État s'est  faite dans un cadre inhabituel, devant le Congrès réuni à Versailles, et dans contexte exceptionnel, à la suite d'une vague terroriste à Paris. La gravité de l'annonce faite, la force du message, l'ampleur supposée de la réforme proposée apportaient une réplique à la hauteur de l'agression subie par la France

    Or, les Français apprennent aujourd'hui 23 que le président de la République recule
    Le président de tous les Français renonce à sa réforme sous la pression idéologique de protestataires du Parti socialiste et de ses alliés. En se reniant ainsi, le président socialiste ne se livre pas à une énième reculade ordinaire. La mesure constituait une promesse solennelle de protection de la population, devant  les deux Chambres des représentants du peuple, le Congrès, instance républicaine suprême dans la tradition française. Ce jour-là, le président s'adressait à la République. Ce jour-là, ses paroles étaient écrites avec le sang des Français et retentissent plus que jamais comme une désertion, au même titre que celle de Dany-le-rouge. 

    Un mois plus tard, sous la pression des idéologues de son parti, des groupuscules et des media gauchistes, le "président normal" jette l'opprobre sur la fonction.

    Avec l'obsession de rétablir son image "de gauche" -fortement écornée par la politique socio-libérale menée par Emmanuel Macron sous la conduite de Manuel Valls- ce chef de l'Etat par défaut, toute honte bue, retourne sa veste et foule aux pieds l'engagement pris devant la France meurtrie. Le président de tous les Français n'a-t-il d'autre préoccupation que la reconquête des siens  et sa réélection en 2017 ? A la faveur des attentats (et de leur récupération) et de l'"état d'exception" qu'il a décrété et qu'il envisage de prolonger sous le vocable d' "état d'urgence", fusse au prix d'assignations à résidence discriminatoires et anti-républicaines ?

    Sa propre ministre de la justice, ex-autonomiste guyanaise, la très controversée Christiane Taubira lance aujourd'hui que cette mesure n'aurait eu qu'une "portée symbolique". Un président lucide, maître de ses nerfs (comme de ses troupes) et responsable ne se donne pas en spectacle pour brandir devant la Nation des mesures... emblématiques. Mais alors, pourquoi avoir annoncé cette réforme constitutionnelle devant le Congrès, en des circonstances aussi tragiques? Pourquoi la ministre de fracture sociale a-t-elle gardé le silence? Pourquoi est-elle allée le briser en Algérie qui, en 1995, a exporté en France ses difficultés internes avec ses islamistes?

    Les comportements de l'exécutif sont gravissimes


    La volte-face présidentielle de ces derniers jours est alarmante. Elle donne le sentiment d'une dénégation de toute idée d'intérêt national et de tout respect du deuil des Français. Rétrospectivement, les simagrées et mimiques du président lors des commémorations qu'il affectionne aux Invalides et autres lieux d'hommage apparaissent cruellement cyniques. La politique ne serait plus livrée qu'au jeu des postures narcissiques et des intérêts personnels. 

    Le 16 novembre, au-delà de l'imaginable (et de l'honorable), le président Hollande jouait un rôle: celui du garant de la sécurité des Français face au danger terroriste, mais avant tout celui d'un président vain et sans foi. Car un mois plus tard, la girouette a viré sous l'emprise des groupuscules d'idéologues. Le garant des institutions de la France a courbé l'échine devant les ONG supranationales sans illégitimité aucune, telle Amnesty international. Ce second rôle lui va certes comme un gant médical à la vaseline. Mais comment s'étonner après un tel exemple, que la parole politique n'ait plus aucun sens pour les abstentionnistes ?
    Cette attitude est révélatrice, d'une part de la dérobade d'un chef de l'Etat incapable d'assumer ses actes, d'autre part de la primauté donnée à une influence extérieure, celle de l'Algérie, sur la nation française devant laquelle l'engagement a été pris, à la surprise générale, sans que personne ne lui demande rien.

    Les conditions dans lesquelles l'abandon du projet a été annoncé sont stupéfiantes. 
    En visite en Algérie, la ministre Taubira est allée démonter devant une radio algérienne la promesse solennelle du président aux Français. Cette légèreté gouvernementale met en évidence la volonté prioritaire de la gauche de donner des assurances à la communauté algérienne sur la sécurité des franco-algériens face au terrorisme. Nous assistons ici à l'effondrement de la notion d'indépendance nationale sous la pression de l'idéologie internationaliste sans-frontières et communautariste.
    La sincérité de Hollande s'appréciera à sa volonté de supprimer la possibilité d'une double appartenance  nationale: les étrangers doivent assainir leur situation et les civils Français, victimes de terroristes islamistes masqués, doivent savoir qu'ils ne peuvent pas être exécutés par leurs voisins djihadistes français, des bi-nationaux.

    jeudi 26 mars 2015

    Congrès de la FNSEA: sifflets pour Manuel Valls et Stéphane Le Foll déguisés en... vert

    Les simagrées de Valls ne passent pas auprès des paysans

    Le premier ministre s'était pourtant affublé d'une écharpe verte...


    Valls visiblement accablé
    à Saint-Etienne ce soir
    Même à Saint-Etienne, Manuel Valls en vert n'est pas crédible: il met clairement  le monde paysan en crise. Quand ce n'est pas lui qui vocifère, il se fait huer.

    Le Premier ministre était, ce jeudi 26 mars, au congrès national de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA). Escorté de son ministre intermittent de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, l'homme des basses besognes, il s'est fait recevoir.

    Les deux compères ont été copieusement sifflés
    Ministre de l'Agriculture rejeté par le secteur agricole et habitué à être conspué, Le Foll a adressé depuis l'estrade aux exploitants assemblés un petit signe de la main provocateur.

    VOIR et ENTENDRE ce moment capté par les caméras de France 3 Rhône-Alpes :


    On aura observé que, cette fois, c'est son pied droit qui était pris d'un tremblement irrépressible: pour ce spécialiste de la répression et après l'agitation nerveuse incontrôlable de sa main gauche à l'Assemblée nationale, ce manque de maîtrise corrobore le diagnostic d'un état de grande fatigue psychologique. 

    Manuel Valls a tenté d'amadouer l'assistance
    Dans son discours, Manuel Valls a évoqué les enjeux environnementaux de l'agriculture de demain. Une tentative de séduction d'éventuels agriculteurs écolos à deux jours des élections départementales.

    Il a d'ailleurs promis "d'alléger les procédures, aujourd'hui trop lourdes et trop longues" pour l'installation d'une exploitation. Il a aussi annoncé, rapporte Le Progrès, la tenue d'une table ronde entre la filière porcine et la grande distribution, le 31 mars prochain.
    Manuel Valls a lancé:
    "La grande distribution doit accepter des hausses de prix au moment où il y a des éleveurs qui sont en train de crever." 
    Demain, devant les grandes surfaces, il réclamera des efforts aux agriculteurs.

    dimanche 30 novembre 2014

    Sarkozy porté à la tête de l'UMP par deux adhérents sur trois

    La campagne pour la primaire peut commencer

    Participation record
    Plus de la moitié des adhérents UMP ont voté samedi et désigné Nicolas Sarkozy président de l'UMP, avec 64,5% des voix, a annoncé la haute autorité du parti, chargée d'organiser et de contrôler l'élection. Le nouvel élu a promis sur son compte Facebook de tendre la main à ses rivaux, en particulier, Bruno Le Maire, qui a obtenu 29,18% des voix avec les soutiens d'Alain Juppé, François Fillon et de l'appareil du parti dirigé par ses deux parrains et Jean-Pierre Raffarin. Tout dépité, Le Monde résume l'amertume de la presse, titrant "Bruno Le Maire, la victoire en perdant"..., après avoir fait campagne en qualifiant d'exception française le retour d'un président sortant.

    La mobilisation des militants (58,1%), "d'un niveau inégalé dans l'histoire de notre mouvement, est la meilleure réponse à deux années de querelles internes et de divisions", écrit Sarkozy, en allusion à la guerre Copé-Fillon qui aurait pu faire imploser l'UMP fin 2012. 58,1% de plus de 268.000 adhérents de l'UMP c'est davantage qu'en 2004 (53,29%) et 54,35% en 2012.
    Le scrutin a été marqué par des cyber-attaques sans conséquences mais qui ont conduit l'UMP à porter plainte
    .

    Le nouveau patron du principal parti d'opposition rencontrera "les principaux responsables de (sa) famille politique dès lundi

    Nicolas Sarkozy s'attachera à "créer les conditions du plus large rassemblement". "Une autre histoire commencera pour lui le 29 novembre", disait son conseiller Pierre Giacometti pendant cette difficile campagne interne. Seule certitude, Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, qui fut son directeur de campagne, sera le prochain directeur général du parti. 

    Ce vote "marque un nouveau départ" pour l'UMP, ajoute le nouvel élu. Mais l'AFP donne le ton de l'Elysée aux organes de presse, citant "certaines sources" anonymes UMP "en off" qui lui auraient déclaré qu'il s'agissait là d'"un très mauvais score pour Sarkozy. Il n'est pas le roi du pétrole !", ce qui sera l'élément de langage officiel repris par la presse. Le Huffington Post fait parler on ne sait qui (le "secret des sources"!) : "Lorsque Nicolas reviendra, ce sera un raz-de-marée qui emportera tout sur son passage." Cette prédiction si souvent entendue dans la bouche des sarkozystes avant le retour de leur champion s'est elle vérifiée samedi soir? Pas vraiment", raconte sur le site socialiste Geoffroy Clavel,  lequel parle néanmoins ce matin d'" élection sans surprise de Nicolas Sarkozy"... En prétendant respecter la déontologie de la presse? Pas vraiment...

    "La volonté de renouveau devra être entendue et respectée", a de son côté défié Bruno Le Maire qui, malgré un tiers des votes et selon les partisans de Juppé, prend désormais de l'ascendant sur les autres quadras de l'UMP comme Nathalie Kosciusko-Morizet, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez ou François Baroin.

    Quant à Hervé Mariton (6,32%), il s'est félicité "d'avoir rassemblé 10.000 voix", bien qu'il ait disposé "de beaucoup moins de moyens et bien moins d'exposition médiatique" que ses "concurrents", notamment le poulain de l'écurie Juppé-Fillon.

    "Toutes les conditions sont réunies pour que notre famille politique soit rassemblée au service de la France", l'a assuré l'ancien président du mouvement Jean-François Copé, dont la démission forcée en juin dernier  a provoqué cette nouvelle élection pour cause d'affaire Bygmalion présumée.

    La presse hollandienne reprend de plus belle ses attaques


    La presse socialiste ne dissimule pas sa hargne. La campagne des deux derniers mois a en effet montré un Sarkozy déterminé, dont l'énergie ne semble pas avoir été entamée par la semi-retraite qu'il s'est imposée. Alors, L'Obs du propriétaire des sanisettes titre "Sarkozy : une victoire sans gloire, une autre histoire commence", Le Monde estime que " Le Maire vole le Graal du renouveau à Nicolas Sarkozy" mais les amis des voleurs ne publient que les tweets et photos favorables au candidat du triumvirat, le Huffington Post -associé au journal Le Monde- considère que "Nicolas Sarkozy sort plus abîmé que prévu de sa campagne de réélection" et, après avoir milité pour Bruno Le Maire et le triumvirat, notamment Juppé que la gauche juge à sa portée, Le Parisien a le sentiment que c'est "une bonne nouvelle" pour le PS! Jusqu'au Figaro qui affirme que " Sarkozy fait moins bien qu'en 2004": rappelons que ses rivaux étaient Christine Boutin (5,82 %) et Nicolas Dupont-Aignan (9,10 %) lequel annonça sa candidature à l’élection présidentielle de 2007, mais dut renoncer dès octobre 2005, faute d’avoir pu rassembler les 500 signatures d’élus nécessaires.

    La presse socialiste militante n'a de cesse d'assurer que si Sarkozy garde la cote auprès des militants, l'ancien président susciterait toujours la défiance de la gauche et des sympathisants de droite qui lui préféraient son futur concurrent à la primaire,Alain Juppé, tant qu'il se tenait en réserve et avant qu'il ne soit élu à la tête de l'UMP. Le maire de Bordeaux avait senti monter le danger et avait pris l'offensive en provoquant le public venu entendre Sarkozy qu'il était supposé accueillir. Il s'était fait huer sur ses terres, s'attirant en outre les reproches de nombre d'électeurs de la droite, mais le soutien de la presse hollandienne.

    Autre rival de Sarkozy manifestant ses aigreurs,
     François Fillon a quant à lui affirmé qu'il ne renonce pas, prévenant que "l'union n'est pas la soumission""Un grand parti moderne accepte la différence ! Pour ma part, je défendrai mes convictions et poursuivrai le travail engagé pour bâtir un véritable projet de redressement de la France", a lancé l'ancien Premier ministre, également candidat à la primaire de 2016 et facteur de divisions, malgré les mauvais draps dans lesquels il s'est plongé avec l'affaire Jouyet qui fait apparaître qu'il a bien incité le secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet, à "taper vite" contre Nicolas Sarkozy pour accélérer les enquêtes en cours. Comble de malheurs, dans l'affaire Bettencourt qui a conduit au non-lieu de Sarkozy, la comptable qui portait des accusations contre lui, a été mise en examen sur des soupçons de "faux témoignage"...

    Cerise sur le gâteau, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a lui proposé avec malice à N. Sarkozy de débattre avec lui. Kosta, son nom de révolutionnaire trotskiste, est-il l'élu de la base, comme Sarkozy, pour se placer sur un pied d'égalité avec celui qui a rassemblé deux militants sur trois sur son nom, alors qu'il a été quant à lui coopté par l'Elysée ? 
    Si, selon un sondage Ifop pour le JDD publié dimanche, 40 % des Français - lesquels ne sont pas susceptibles de voter pour le candidat de l'UMP! - pensent que son nouveau patron n'est pas encore à même de gagner en 2017, 43% des sympathisants de droite pensent qu'il est mieux placé qu'Alain Juppé dont le candidat à la présidence de l'UMP, Bruno Le Maire, n'a pas atteint la barre des 30%.
    Vers 21h30, Nicolas Sarkozy s'est rendu dans son QG, rue du docteur Lancereaux (Paris VIIIe), sans faire de déclarations mais visiblement décontracté et accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy. NKM, Laurent Wauquiez, Luc Chatel puis David Douillet l'ont rejoint quelques instants plus tard. Il est reparti au bout d'une heure sans faire de déclaration. Tandis que les partisans de Bruno Le Maire festoyaient malgré l'état des finances du parti, le nouveau président avait prévenu qu’il ne s’exprimerait pas au soir de la victoire, aux résultats "nets" comme les a qualifiés Alain Juppé, le vrai perdant, préférant se réserver pour le 20h de TF1 dimanche.

    jeudi 9 août 2012

    La "règle d'or" s'impose à Hollande avec l'accord du Conseil Constitutionnel

    Feu vert constitutionnel à la règle d'or budgétaire  


    Angela Merkel et F. Hollande,

    à Reims en juillet 2012



    Le président socialiste ne pourra se retrancher derrière un refus du Conseil constitutionnel 


    Celui-ci a donné jeudi son feu vert à la règle d'or budgétaire imposée par le nouveau traité européenne,
    une contrainte que refusait le candidat François Hollande.

    Il  se voit épargner une révision constitutionnelle incertaine sur un sujet qui divise le Parlement. Bon gré, mal gré,
    il devra donc inscrire dans le droit français la règle d'or qui l'oblige à limiter à 0,5% du PIB le déficit public, via une simple loi organique.


    Prenant "acte" de la décision, F. Hollande a aussitôt demandé au gouvernement de préparer rapidement la ratification du traité. Le Premier ministre avait évoqué la fin septembre pour ces votes.

    VOIR et ENTENDRE le candidat F. Hollande nier les avancées réalisées par Nicolas Sarkozy et la majorité présidentielle, s'accrochant aux "euro-bonds" et niant ses peurs de la "règle d'or", face à Thierry Guerrier en août 2011 sur Europe 1:

    Les Sages du Palais Royal s'étaient réunis jeudi pour leur dernière séance d'avant les vacances, avec à leur menu deux dossiers copieux: le "traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire" et le premier acte budgétaire du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, la Loi de Finances rectificatives (LFR).

    Nicolas Sarkozy était absent, ne pouvant être juge et partie.


    Hollande a fait perdre un an à la France, rappelle Valérie Pécresse


    L'ancienne ministre 
    UMP  du Budget Valérie Pécresse  a fustigé   les "atermoiements" de François Hollande  et du Parti socialiste sur la règle d'or du fait de leur opposition à la règle d'or débattue au Parlement l'été dernier. "Le gouvernement du président François Hollande fait fausse route sur le pacte budgétaire. Il en fait une question juridique ou pire politicienne - dans ses relations avec les Verts ou le Front de gauche", déclare l'élue par communiqué.

    L'ancienne ministre pousse le pouvoir socialiste à l'action

    "
    La France doit s'engager solennellement et rapidement aux yeux de tous dans la voie du redressement budgétaire et de la réduction de la dette, mais aussi des réformes de compétitivité qui seules ramèneront la croissance. Une règle d'or -de préférence constitutionnelle- doit être votée au plus vite par le Parlement, assez de temps perdu !", poursuit-elle.
     

    Le pouvoir socialiste 
    craint toujours d'afficher sa faiblesse en convoquant le Parlement en Congrès, alors qu'il faut une majorité qualifiée de trois cinquièmes pour modifier la Constitution.