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lundi 8 janvier 2018

LR : la droite républicaine rompra-t-elle avec l'euro-béatitude ?

Wauquiez s'attachera à la refondation de l'Union européenne en 2018

Le nouveau patron de LR se veut plus critique et constructif

Laurent Wauquiez, lors d’une conférence de presse au siège du parti Les Républicains, à Paris, le 13 décembre 2017."Année sans élection ne veut pas dire année sans émotion," a prévenu Brice Hortefeux, député européen et soutien de Laurent Wauquiez. En particulier pour Les Républicains (LR), parti qui s'est remis de psychodrames imaginés ou réels, depuis 2012. En 2018, aucun scrutin n’est inscrit à l’agenda, mais la formation de droite va manier une matière inflammable: l’Europe.

Sujet de débat en interne, entre les europhiles revendiqués d’un côté et les "eurocritiques" patentés de l’autre, entre lesquels certains tracent des voies médianes,
le débat européen devrait animer la vie du parti en prévision des élections européennes de 2019. "La préparation des européennes sera notre principal défi de 2018", confirme Geoffroy Didier, secrétaire général délégué de LR et député européen, alors que le PS ne semble pas en état de mener le combat et que la gauche radicale se cherche une posture rassembleuse, mais cohérente, bien que ses adducteurs aient beaucoup perdu de leur élasticité. Un débat lors duquel L. Wauquiez, nouveau président du parti, va s'efforcer de dégager une ligne critique, mais positive, ce qui devrait relancer le débat, voire favoriser quelques départs sur son aile modérée qui cherche un prétexte pour rejoindre Emmanuel Macron. Cette mise sur la table sera l'occasion pour chacun de clarifier sa position en choisissant son camp.   

Interrogé sur l'état de la droite française, l'ancien ministre a clairement assumé "faire le
choix de ne pas chercher à garder tous ceux qui ont fait le naufrage de ce qu'est la droite aujourd'hui". Et d'ajouter en outre : "Un de mes grands défis est de construire une droite qui tourne le dos aux affaires."

"Je suis un européen convaincu",
 a-t-il martelé, lors d'un entretien au Figaro, le 16 novembre, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, à ceux qui, pour des raisons politiciennes, sur la scène politique et dans la presse partisane, le présentent comme un eurosceptique,  prenant un malin plaisir à déformer sa pensée
"Face à la mondialisation et pour que la France pèse et se protège, il est indispensable de s’adosser à l’Europe qui doit être un bouclier de protection et un moteur de conquête," a-t-il fermement déclaré. Mais ses opposants sont repartis à la charge et ont déjà entrepris de jeter la suspicion sur ses intentions.
L'ancien ministre a pris les devants en posant plusieurs jalons. 
Réformiste, l’auteur du livre polémique "Europe : il faut tout changer" (Odile Jacob, 2014), est conscient de l’importance de l’enjeu. Il s'efforcera de faire comme il l'a annoncé, préconisant ainsi de réduire l’Union européenne à un noyau dur de six membres.

Pour ce faire, le quadragénaire ne renonce pas à "changer le corpus idéologique" de la droitecomme il l’a affirmé dans une autre entretien accordé, celui-là, le 21 décembre, à six quotidiens européens.

Wauquiez y a dénoncé la vision fédéraliste et technocratique de Macron à l'égard de l'UE

<p>Emmanuel Macron "propose toujours plus de ce qui ne marche pas depuis 30 ans", a lancé Laurent Wauquiez, appelant à "tout refonder pour tout sauver".</p>
"Je veux plus d'Europe là où ça va, et moins là où ça ne va pas," a-t-il lancé, pragmatique, le mercredi 20 décembre. 
Laurent Wauquiez a donc vivement dénoncé la "fuite en avant" d'Emmanuel Macron sur l'Union européenne (UE). "L'Europe de Macron est fédéraliste, technocratique. Il veut créer douze nouvelles institutions européennes et quatre nouvelles taxes. C'est une fuite en avant", dénonce le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes dans cet entretien, communiqué par Les Républicains (LR). 
Emmanuel Macron "propose toujours plus de ce qui ne marche pas depuis 30 ans ", poursuit  Wauquiez, en appelant à "tout refonder pour tout sauver".

Le nouveau président des LR souhaite également "une refondation radicale" des accords de Schengen sur la libre circulation au sein de l'Union. "Je ne peux pas accepter que, quand un Etat membre décide de régulariser des irréguliers, cette décision affecte tous les autres États", poursuit-il dans cet entretien donné aux quotidiens Die Welt (Allemagne), The Daily Telegraph (Royaume-Uni), El Pais (Espagne), La Repubblica (Italie), Le Soir (Belgique) et La Tribune de Genève (Suisse).

La 'Théorie des cercles concentriques'
Le chef de parti réactive par ailleurs sa "théorie des cercles" concentriques, distinguant les six pays fondateurs, l'Eurozone, et le périmètre actuel de l'Union. 
"Je ne vois pas comment on pourrait durablement construire le continent européen en tournant le dos au Royaume-Uni", met-il en outre en garde, autant qu'il prévient, à propos de la Catalogne, qu'"en aucun cas l'Union européenne ne doit donner le sentiment qu'elle peut accepter l'éclatement de pays et encourager des autonomies".

Laurent Wauquiez, dont la décision d'installer une crèche dans l'hôtel de région qu'il préside a été contrariée par la justice administrative, estime par ailleurs que "la laïcité à la française" ne peut être exportée au niveau européen. Évoquant "les racines chrétiennes", il estime qu'"on est aujourd'hui dans une rupture historique avec des flux d'immigration massifs qui posent des difficultés d'intégration qui, potentiellement, peuvent emporter notre pays". 

mercredi 18 octobre 2017

Borne nie avoir annoncé "des fermetures de gares ou de lignes TGV", mais...

Des fuites à grande vitesse, plus rapides que les annonces 

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a démenti mercredi avoir annoncé des fermetures de gares ou de lignes TGV

La ministre s'est fait prendre de vitesse. 
"Je n'ai jamais annoncé qu'il y aurait des fermetures de gares ou de lignes TGV", a déclaré E.Borne, interpellée à ce sujet lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, alors que le gouvernement vient de lancer une réflexion sur la "refondation" du modèle ferroviaire français.

Mais elle a prévenu que "ce choix collectif (du TGV) a un coût"... 
Il n'y a pas de fumée sans feu. "On ne peut pas tout à la fois vouloir un TGV qui va partout, des billets moins chers, et demander à la SNCF de payer des péages très chers pour faire circuler ces trains sur les lignes à grande vitesse", a ajouté la ministre.

L'économie et les populations des régions ne seront pas frappées ?
"C'est une question de cohérence, indispensable à la pérennité d'un modèle dans lequel nous avons investi et auquel nous sommes attachés", a cette poursuivi cette ancienne directrice du cabinet de Ségolène Royal au ministère de l'Écologie .

Jean-Cyril Spinetta a été chargé d'un "chantier stratégique" de "refondation" de notre  modèle ferroviaire

Il y a anguille sous roche... 
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Les premiers TGV ne passaient pas
entre les quais...
Lundi, le gouvernement a missionné l'ex-PDG d'Air France-KLM  sur cette refondation.

Il s'agira d'abord de "préciser la stratégie de desserte par le transport ferroviaire à horizon 2030", notamment d'identifier "les segments sur lesquels les efforts doivent être renforcés afin de mieux répondre aux attentes", ainsi que de déterminer "le modèle de desserte à privilégier" pour les trains à grande vitesse, selon sa lettre de mission.

Utiliser des TGV pour desservir de nombreuses gares - en dehors des métropoles régionales - pèse sur la ...rentabilité, avait souligné Borne, sujet de débat de longue date opposant SNCF, élus locaux et usagers. 

"On a un sujet dont il faut être conscient, c'est que 
les dessertes fines du TGV ont un effet non négligeable sur le modèle économique du TGV", avait alors martelé la ministre. "Si on prend un parallèle avec l'aérien, on ne dessert pas Brive en (Airbus) A380", avait lâché la parisienne.

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Après la désertification médicale des campagnes, l'isolement fin des régions...

samedi 8 juillet 2017

Cambadélis (PS) : bon débarras, Valls et Hamon !

Les départs de Valls et Hamon favorisent le chantier de "refondation idéologique" du PS

Oubliée et enterrée, la "Belle Alliance Populaire"

Les départs de Manuel Valls et de Benoît Hamon, "clarification par le vide" (cf. ci-contre: Cambadélis en campagne des législatives 2017), favorisent le chantier de "refondation idéologique" du PS, estime le premier secrétaire sortant, Jean-Christophe Cambadélis. 

Le Parti socialiste va désigner une "direction extrêmement resserrée" provisoire de "14 membres"

Elle va être désignée pour piloter la reconstruction du parti de Hollande, annonce J.-C. Cambadélis à quelques heures d'un Conseil national, dans un entretien au Monde où il estime que le PS est "fortement affaibli", mais "pas effondré"

Il n'y aura pas de partisans de Benoît Hamon, "dans un moment incertain, où quelques-uns ont décidé de le suivre et d'autres pas", ajoute-t-il, excluant toute "double appartenance" au PS et au Mouvement du 1er juillet de l'ex-candidat à la présidentielle.

La "clarification par le vide" du "double départ" du PS de Manuel Valls et de Benoît Hamon "offre une opportunité de définir une ligne claire"à ses yeux, car "la refondation idéologique est nécessaire", à l'image du débat "aux Etats-Unis, en Espagne, en Italie et au Royaume-Uni".

Une feuille de route, "élaborée durant l'été et présentée devant un séminaire des directions (parlementaires, bureau national et premiers fédéraux) dans le dernier week-end d'août", sera "votée par les militants la deuxième semaine de septembre", détaille-t-il.

Pour le congrès, le premier secrétaire préconise "février 2018, ni trop tôt ni trop tard", pour "trancher les problèmes importants", sur la ligne politique, "entre l'opposition frontale de La France insoumise et la subordination totale à LRM", sur la question européenne, sur l'organisation.

"Symboliquement, je suis davantage pour quitter Solférino [siège du PS que le parti n'a plus les moyens d'entretenir] que de quitter le terme 'socialiste' ", glisse-t-il, appelant à "muter" et trouvant ainsi qu'"il vaut mieux des portails Internet dans chaque section que des locaux". 

Une responsabilité des hommes

Il épingle à plusieurs reprises Benoît Hamon, comme pour son comportement pendant la campagne ou son départ. "Son chemin, c'est une partie de la jeunesse et l'alliance avec Yannick Jadot et Cécile Duflot. Mais ça ne fait pas un PS refondé, c'est un gros PSU [Parti socialiste unifié]. Il est en train de refonder Europe Ecologie-Les Verts", grince le battu de la législative.

Interrogé sur son bilan à la tête du PS, le premier secrétaire le qualifie de "bilan entravé", par "l'état du pays à notre arrivée, par les pesanteurs de l'appareil, par la compétition pour la future présidentielle" ou "le retard pris dans la reformulation des socialistes, qui se sont endormis sur leurs lauriers puis se sont affaissés et divisés".

Et Manuel Valls et Benoît Hamon "sont à l'image de ce qu'il nous est collectivement arrivé : des démarches individualistes et des stratégies personnelles", selon l'ancien député.

jeudi 19 mai 2016

La France ne tient plus sa place en Europe

La France de Hollande régresse et tire l'Europe vers le bas

En France, l'Union européenne est vécue comme un repoussoir et, à l'heure du Brexit, il serait question de refonder l'Europe, sans que nul sache comment 

La seule évocation de l'Europe fait bailler d'ennui, quand elle ne déclenche pas l'hostilité de ceux qui rendent l'Union responsable de tous leurs maux: pour les blessés de la vie, elle est devenue un abcès de fixation. Le Front national s'est engouffré depuis longtemps dans la brèche, sans communiquer la moindre indication crédible de l'intérêt d'une sortie de l'euro tant vantée dans son programme. Depuis des années, il est gagné d'avance pour les dirigeants politiques de se défausser sur Bruxelles, comme pour Hollande de tout mettre sur le compte du précédent quinquennat, pour éviter d'avoir à répondre de leurs actes ou de leurs arbitrages.

Le président socialiste a commencé par sous-estimer la gravité de la crise économique internationale, et optimiste impénitent, le dilettante a peu à peu déserté le rôle primordial traditionnellement réservé au président français dans le concert européen : impuissant à imposer à l'Allemagne un "pacte de croissance" fondé sur l'idée d'une politique de relance ou inconsistant sur le dossier des migrants, la rigidité et la ringardise de son idéologie ont aussitôt irrité, puis son absence de vision a plombé la marche de ses partenaires et l'illisibilité de sa pensée, associée à la mollesse de sa détermination, a fait de la France un partenaire transparent.

"Je veux réorienter la construction européenne", clamait le candidat de 2012 parmi ses 60 engagements

Or, le capitaine de pédalo ne parvient plus qu'à s'accrocher aux flotteurs et se fait larguer par Angela Merkel qui décide seule, sans consulter son voisin. A la veille des commémorations de Verdun, et du "mano en la mano" de François et Angela pour les cameras, l'Harmony of the seas franco-allemand n'est plus que coquille de noix au caniveau et Nicolas Sarkozy a beau jeu de dire, comme il le fait cette semaine dans Le Monde, que Barack Obama, quand il se rend en Europe, s'arrête à Londres pour s'entretenir avec Cameron, à Berlin pour discuter avec Merkel, mais saute l'étape de Paris…

L'U.-E. peut-elle regagner le coeur des Français ?

Conscients que la nature, et encore plus la politique, a horreur du vide, les Républicains tentent de colmater les voies d'eau. Le parti organisait donc, ce mercredi 18 avril, une journée de travail sur l'Europe dont l'état des lieux débouche sur des lignes de force et des idées nouvelles. Sur le constat, tous soulignent la nécessité d'une refondation (Nicolas Sarkozy) ou d'un nouveau départ (Alain Juppé). Bruno Le Maire tente de faire entendre sa différence et s'inspire de David Cameron pour proposer un référendum, mais sans pour autant énoncer clairement la question qui serait posée aux électeurs. Nicolas Sarkozy n'a pas de mots assez durs sur Schengen, ce qui annonce un programme sans concessions ni failles. Pas avant juillet, malgré l'impatience des commentateurs mal disposés à l'égard des Républicains.
VOIR et ENTENDRE
Alors, à l'heure où les sondages britanniques semblent montrer une avancée des opposants au Brexit, les nombreux candidats à la primaire de la droite s'attachent à préparer des solutions innovantes pour s'attaquer à un sujet sérieux : en finir avec le désamour des Français pour l'Europe.
 

mercredi 3 septembre 2014

Créations de postes à Education nationale: actées, mais non pourvus !

Vallaud-Belkacem enfume l'opinion sur les créations de postes promises 

Mais le SNES 
ne cache pas son inquiétude sur l’effet "assez nul" sur le terrain
Les profs de mathématiques (et autres), 
espèce en voie de disparition ?
" Les 60.000 postes sont actés, a lancé mercredi avec aplomb Najat Vallaud-Belkacem, la nouvelle ministre de l'Education nationale respectueuse des Français, en marge de l’université d’été de la Conférence des présidents d’université (CPU). Je ne les laisserai pas remettre en cause. L’éducation est la priorité budgétaire de ce gouvernement et il faut qu’elle le reste." Des propos de nature à rassurer les syndicats d’enseignants sur les intentions de la nouvelle ministre de l’Education nationale, après les interrogations qu’ils avaient exprimées dans la foulée de la nomination du nouveau gouvernement.

Las, les co-gestionnaires du ministère dénoncent l'embrouille. 
L’effet des créations de postes engagé depuis l’arrivée de François Hollande a été "assez nul", en tout cas "peu sensible sur le terrain", selon Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du SNES, le syndicat dominant du second degré. Car " la moitié des postes créés a servi à financer la décharge des stagiaires - c’est une bonne chose, mais on ne peut pas parler de moyens nouveaux. A la rentrée 2015, cela sera fini. Mais, pour l’instant, on doit financer la réforme des stagiaires."

 "On n’a pas pourvu tous les postes"

Au SNES, Frédérique Rolet pointe la crise du recrutement. Ainsi, l'enseignement aurait perdu tout pouvoir d'attraction et la ministre n'en aurait aucune conscience ? Le double-jeu de l'exécutif mène les jeunes en pédalo: Hollande leur fait des promesses, mais il ne fait rien pour les tenir: trop coûteuses, mais tellement séduisantes...

Le cumul des déficits de recrutement pour 2012 et 2013 se monte, selon le syndicat, à 7.000 postes. Ces 7.000 emplois existent au budget, affirme le SNES, mais "il n’y a pas eu les recrutements pour les pourvoir". Ces 7.000 postes "non consommés" pourraient monter à 10.000 l’an prochain "si on ne prend pas très vite à bras-le-corps cette question de la crise du recrutement et si le phénomène se poursuit".
 
On aurait alors "un affichage de 54.000 postes créés [dans l’enseignement scolaire] et 10.000 emplois qui passeraient à la trappe", prévient Frédérique Rolet. Pour juguler la crise du recrutement, le syndicat insiste sur le développement de l’aide aux étudiants et la revalorisation salariale des enseignants.

Les propos du SNES rappellent le rapport de la Cour des Comptes de mai dernier. La haute juridiction financière considérait ainsi que, pour la rentrée 2013, sur les 8.781 emplois d’enseignants prévus dans la loi de Finances, seuls 5.159 avaient été réalisés

Les comptables de l'Etat concluait à "un écart à la prévision de 3 622 équivalent temps plein (ETP), écart qui souligne les difficultés importantes de prévision du ministère". Surtout, les emplois manquent sur l’école primaire, affirmait la Cour : "Ce n’est pas cohérent avec la priorité affichée pour l’enseignement primaire dans la loi de refondation" de l’école.

L'engagement présidentiel de création de 60.000 postes dans l’Education nationale était clairement menacé fin mars 2014, déjà. Le gouvernement doit trouver de quoi économiser 50 milliards d’euros d’ici 2017, comme l’a demandé François Hollande et au cabinet de Bernard Cazeneuve, le ministre du Budget, on assurait désormais avoir trouvé où opérer des baisses de dépenses. Dans la ligne de mire, les fonctionnaires et une promesse en particulier, celles faites à l'Education nationale... 

La subite découverte du SNES est-elle honnête?

Juillet 2014: "Les profs de mathématiques en voie de disparition?", selon Le Monde. Belkacem ne lit pas Le Monde? L'éducation nationale ne parvient pas à recruter suffisamment d'enseignants dans cette discipline. Un tiers des postes ouverts restent non pourvus après les résultats du dernier concours des professeurs certifiés. Sur les 1.243 postes à pourvoir, seuls 836 candidats ont été admis... 
Ne nous a-t-on pas dit pourtant que le lauréat de la médaille Fields pour 2014 est françaisArtur Ávila? Petite omission de la presse stalinienne aux ordres: le jeune génie est Brésilien d'origine et n'est arrivé en France qu'en 2003, recruté au CNRS à 23 ans, après avoir été formé au Brésil et au Canada.

lundi 7 avril 2014

Valls, locataire de Matignon, est intolérant

Chouchou  est allergique au gluten ! 

A la différence des Français, Valls n'est pas au pain sec
 

A peine nommé, les premiers effets du remaniement se font déjà sentir dans les cuisines de Matignon. S'il ne compte pas y loger, Manuel Valls compte visiblement en faire sa cantine. Mais Chouchou ne sera pas facile à nourrir. Valls a chamboulé les habitudes des cuisiniers de l'hôtel de la rue de Varennes: il ne peut manger ni pain, ni pâtes, ni gâteaux, mais par ailleurs, il n'aime pas non plus le poisson et ne mange que de la viande rouge, révèle Le Figaro, lundi 7 avril. Un grand fauve ? 

Sa communication n'a guère évolué. En juin 2007, avant lui, Montebourg menait la fronde, se présentant déjà en "jeune lion" contre les "éléphants" du PS. Aurélie Filippetti avait abandonné l'utopie trotskyste pour rejoindre les Verts, avant d'entrer dans le sillage de Ségolène Royal, aux côtés de Montebourg et autres jeunes arrivistes qui oeuvraient à une "refondation " du parti, tels Vincent Peillon, qui avait fait ses débuts politiques en 1992 au sein du cabinet du président de l'Assemblée Nationale Henri Emmanuelli, ou Gaëtan Gorce, un ancien conseiller de François Mitterrand, qui décida même de quitter le bureau national en signe de désaveu du secrétaire général, François Hollande. A 30 ans, battue à Lyon lors des législatives, Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole de Ségolène Royal, monta aussi dans le train de la refondation, comme Delphine Batho, Benoît Hamon, David Assouline et les républicains métissés Malek Boutih ou Razzye Hammadi. Combien d'entre eux se serrent aux côtés de Hollande et lui ajustent le noeud de cravatte?...
A la faveur de la défaite de Ségolène Royal, Manuel Valls monta sur le devant de la scène médiatique. Les claques ont du bon pour Valls qui vient de profiter de celle que le corps électoral vient d'administrer aux municipales à Ayrault. Le député-maire d'Evry voulait faire table rase du passé pour avancer: "Nous sommes au bout d'un cycle : une grande partie des idées de gauche se sont épuisées," clamait-il en 2007. Promettant de rebaptiser le PS et virulent à l'égard de François Hollande, il n'avait qu'une obsession: réaliser "le big bang intellectuel" du PS. Il est aujourd'hui à la tête d'un "gouvernement de combat" où il va devoir passer des paroles aux actes et "faire du Valls", selon le défi que lui a lancé Hollande ! 
Christiane Taubira, députée de Guyane et ancienne candidate du Parti Radical de gauche soutenait Valls à la primaire socialiste. A la mi-juin, pour gravir le mont Beuvray, Arnaud Montebourg était accompagné de 300 de ses fidèles. Parmi eux, un ex-conseiller de Jospin, Aquilino Morelle, et le député Christian Paul, qui, lui, avait néanmoins fait le choix de soutenir Martine Aubry... Ce sont ceux-là qui pétionnnent aujourd'hui contre les ex-"jeunes lions".

Le quotidien affirme que l'ancien ministre de l'Intérieur n'aime pas le poisson, et ne jure que par la viande rouge. Plus problématique encore, Manuel Valls est "allergique", ou, plus probablement, intolérant, au gluten, une protéine que l'on retrouve dans des céréales comme le seigle, l'avoine, l'orge et surtout le blé, prédominant dans notre alimentation. "Il n'aura donc pas droit aux grands traditionnels de la pâtisserie française, tarte citron-meringuée, Paris-Brest ou autre Saint-Honoré", écrit Le Figaro.

La gastronomie française va aussi pâtir de la gauche 

Valls n'a pas appris 
à porter les aliments à la bouche.
Mais s'il ne sait pas lever le coude, 
Chouchou a le petit dogt en l'air...
Arrivé à Matignon en 2009, le chef étoilé Christophe Langrée a, par le passé, expliqué que François Fillon"aimait tout", et que Jean-Marc Ayrault lui avait "fait confiance" dès sa prise de fonction, note le quotidien.

On savait  par Nicole Bricq
 que les cuisines de Matignon étaient jusqu'ici moins "dégueulasses" que celles de l'Élysée.
"J'ai dit à Brigitte (épouse Ayrault) que, franchement, la maison Matignon, y a pas photo. A l'Elysée c'était pas du tout… Non, c'était dégueulasse. Il faut le dire, il faut le dire", avait-elle lâché, sans réaliser la présence de nombreux micros. Un compliment irresponsable à la "maison Matignon" dont Valls a déjà entrepris de détruire la réputation. Prémonitoire du traitement qu'il réserve à la "maison France" ? 
Comme aux syndicalistes de la CFDT à Bercy, à Matignon, Montebourg devra fournir les viennoiseries... 

mercredi 13 mars 2013

Ecole: le projet Peillon mobilise l'opposition

Le PS serre les rangs, bien qu'en désaccord sur les rythmes scolaires

La droite s'est dressée contre le projet de loi dit de "refondation" de l'école.
Sa sérénité, le philosophe Peillon,
en crise à l'Assemblée

Après le "redresseur" Montebourg,
voici le "refondateur" Peillon,
aussi improductif l'un que l'autre

L'opposition l'estime "idéologique" et "bavard", mardi à l'Assemblée, alors que des socialistes se disent satisfaits d'une "rupture" de politique, toutefois jugée insuffisante par le Front de Gauche.

L'article 1er du projet  Peillon a concentré l'offensive de l'opposition dans la soirée. Il reprend les termes d'un rapport annexé définissant "la programmation des moyens et les orientations" de l'Education nationale, qui engage  les budgets de la nation sur cinq ans, mais en réalité pour 45 ans, avec la création de 60.000 postes  promise par le candidat Hollande durant la campagne présidentielle.

du Vincent Peillon, déjà vive lors de la séance des questions au gouvernement, 

Lors de la séance des questions, le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, avait fustigé "les vociférations" de la droite, en réponse à Dominique Nachury (UMP), qui a dénoncé une "désorganisation du temps scolaire" avec le retour à la semaine de 4,5 jours dans le primaire.

De leur côté, les orateurs socialistes se sont succédés pour défendre le texte et ont utilisé leur temps de parole pour polémiquer sur la politique éducative de la droite lorsqu'elle était au pouvoir. "La droite dit que cette réforme est insuffisante: que n'a-t-elle fait pendant dix ans !", a lancé aux journalistes , en des termes incompréhensibles, le président du groupe PS, Bruno Le Roux. Il incriminait le non-renouvelement d'un poste sur deux des enseignants partant à la retraite et les suppressions de postes visaient alors à réduire la dette publique que le gouvernement Zayrault ne parvient pas aujourd'hui à juguler, faisant endosser son remboursement aux générations à venir. 

A la gauche du PS, Jérôme Guedj, a trouvé "la droite un peu piteuse et un peu péteuse aussi parfois". L'ancien trotskiste réagissait aux reproches de l'ancien ministre UMP Benoist Apparu, lundi, selon lequel le ministre socialiste "a laissé passer une chance historique de refonder l’école", qui aurait dû passer par une réforme du statut des enseignants et des établissements scolaires.

De l'avis des écologistes, le passage du projet à l'Assemblée devra permettre de "bouger un peu plus notamment sur l'expérimentation pédagogique, la notation, le redoublement". La revendication de la suppression du redoublement -lequel permet encore à certains éléments  en difficultés de se ressaisir, vise en fait à réaliser des économies budgétaires.

Les députés de l'opposition ont présenté une première série d'amendements

Ils concouraient à la suppression de cet article
, jugeant "inutile" le rapport annexé, mais la majorité les a tous rejetés
L'ensemble du texte fait l'objet de plus de 1.400 amendements ont été déposés.

Certains consistent à éliminer la poésie des termes de la casse
De même qu'en matière d'emploi, le gouvernement intoxique en effet les travailleurs en parlant de "sécurisation", ou  embobine les élus des collectivités territoriales avec son "pacte de confiance et de responsabilité", de même l'Etat prétend "refonder" l'école, une ambition jugée disproportionnée et trompeuse par la droite, qui propose "d'organiser", simplement ! 
A l’UDI, Rudy Salles, qualifie d'ailleurs le texte de "bavard" et considère que "le titre de ce projet promet plus que son contenu ne tient".

Le chef des députés UMP, Christian Jacob, est sur la même ligne: cet afflux d'amendements n'est "pas le fait du hasard" contre un projet "bavard, créant 60.000 postes que rien ne justifiait, recréant les IUFM et ne s'occupant pas de l'échec scolaire".

Co-auteur d'un "contre-rapport Peillon" et de propositions, Jean-Frédéric Poisson a dénoncé la vision "laïcarde, socialiste et assumée" du ministre, ne voyant dans son projet qu'"un ou deux points positifs, comme la priorité au primaire ou le développement du numérique" s'ils sont bien appliqués.

Pour sa part, Nathalie Kosciusko-Morizet a estimé à la tribune que "ce dont l'école a besoin, ce n'est pas de restauration, mais d'une véritable réforme", dans un plaidoyer -discutable- pour "l'autonomie" des établissements.

Devant les journalistes, le président de l'UDI Jean-Louis Borloo s'est dit "triste et déçu" face à un projet ne répondant pas aux sujets cruciaux -statut des enseignants, alternance, orientation-, et se contentant d'"un saupoudrage de postes". Lien lexpress.fr

Plus radicaux, les députés du Front de gauche vont "vraisemblablement" s'abstenir, considérant que ce texte "ne va pas assez loin", notamment sur la scolarisation avant 3 ans ou le pré-recrutement des enseignants.

La séance, qui aurait dû se prolonger jusqu'à 01h30, a été suspendue à minuit faute d'une prise en compte responsable des prévisions météorologiques publiées près d'une semaine à l'avance: il fallait permettre au personnel de l'Assemblée (qui circule en taxis !) de prendre les transports en commun, à cause des chutes de neige pourtant annoncées par Météo-France qui a fait son travail en émettant des mises en garde à moyen terme.

L'examen du projet reprend mercredi après-midi, avec la suite de l'examen de l'article 1er, et devrait durer jusqu'à la fin de la semaine.

Et la question de la réforme des rythmes scolaires est dissociée
Pour permettre de légiférer par décrets !
Le démocrate Peillon a visiblement de gros problèmes avec sa majorité...


dimanche 14 juin 2009

La débâcle du PS fait ressortir Désirdavenir Royal du frigo

Elle reprend espoir au surlendemain des Européennes

Depuis la débâcle socialiste aux élections européennes, l’amère Royal n'avait pas mot dit dit mot.

Ce n'est pourtant pas le respect ou l'honneteté qui étouffe Sa Cynique Majesté Royal: relisons avant toute chose un article de PaSiDupes consacré à la duplicité de la socialiste qui invita à voter Cohn-Bendit (Europe Ecologie)aux Européennes.

Pas un commentaire, pas un conseil : un silence qui se voulait lourd de sens. Tandis que la Rue de Solferino était en ébullition, la battue de la présidentielle avait adopté la posture de…Nicolas Sarkozy: attendre, analyser pour comprendre au mieux le vote des Français. Mais conscient que ce mutisme pouvait surprendre, son camp décida d’envoyer ses lieutenants les plus proches, comme Delphine Batho, au-devant de la presse.

Etouffer Aubry d’un baiser

Muette depuis la catastrophe électorale de dimanche dernier, la présidente de la région Poitou-Charentes s'est exprimée ce mardi pour assurer Martine Aubry de son entière et pleine collaboration.
Dans le même temps, Désirdavenir Royal entend oeuvrer au mieux pour la prise refondation du Parti socialiste. Malgré cela, le premier secrétaire du PS devrait envoyer sa rivale se faire voir ailleurs en la nommant au poste de vice-présidente de l'Internationale socialiste, poste itinérant qu'elle convoitait : les voyages

Rebondissement

Alors qu'un Conseil national se tient à huis clos dans un hôtel parisien, Sa Cynique Majesté Royal resurgit sur le devant de la scène. Sur son site associatif cloné (qui reçoit les dons…), on apprend en effet que la présidente de la région Poitou-Charentes a rencontré Martine Aubry mardi 9 au matin. "Elles ont décidé de se consulter régulièrement et en direct pour agir dans l'intérêt de leur famille politique. Ségolène Royal a dit à Martine Aubry qu'elle pouvait compter sur son soutien complet pour toutes les initiatives qu'elle prendra pour la transformation radicale du Parti socialiste", explique ce texte. Quoi qu’en dise le directeur de Libération sur France Info, après le cuisant revers de dimanche dernier, Martine Aubry a donc décidé de faire un pas vers sa soeur ennemie. En effet, avant le scrutin, le PS considérait que moins de 20% constituerait un revers grave, malgré ses 14%, il faut un Laurent Joffrin pour faire une cuisine indigeste qui additionne les 14 élus d’Europe Ecologie à ceux du PS et assurer que ça fait plus que les 29 de la majorité présidentielle…

=> Lors de ce Conseil national, la maire de Lille devrait par ailleurs annoncer le lancement "d'Etats généraux de la refondation", qui passent par une nouvelle organisation de la direction.
Pierre Moscovici, Manuel Valls ou Vincent Peillon pourraient ainsi prendre davantage de poids au sein de l'appareil en vue de préparer au mieux les prochaines échéances électorales. Mais, afin de ne pas s'aliéner une part des sympathisants du parti, Martine Aubry ne pouvait pas ignorer l’amère Royal et se résolut à la caser vice-présidence de l'Internationale socialiste où elle pourra se constituer un album photos pour 2012…

lundi 3 décembre 2007

Elections : Bayrou fait mieux que Poutine…

Président du MoDem avec 96,8 % des votants, contre 63% !
Vladimir Bayrou a été plébiscité.
Il a élu président du Mouvement démocrate (MoDem) avec 96,8 % des votants.
Sur 3.933 votants, les bulletins blancs et nuls ont été au nombre de 125, a annoncé le sénateur Philippe Arnaud. François Bayrou, seul candidat, a recueilli 3.808 voix, a-t-il ajouté. Les participants au Congrès avaient voté samedi après-midi à bulletins secrets.
M. Bayrou, 56 ans, qui dirigeait l'UDF depuis 1998, avait porté samedi sur les fonts baptismaux le Mouvement démocrate (MoDem), dont il veut faire un "commando de transformation de la société française". Il pourrait s'entendre avec la LCR de Besancenot... Le Béarnais est élu à la tête du MoDem un an jour pour jour après sa déclaration de candidature à la présidentielle de 2007.
"Vous êtes la seule force de renouveau dans la vie politique française", a assuré François Bayroou aux milliers de personnes (5.600 inscrits selon le MoDem) réunis en congrès, parmi lesquelles Corinne Lepage, présidente du parti écologiste Cap 21, et le député européen Jean-Luc Benahmias (ex-Vert). Le "troisième homme" de la présidentielle (18,57% des voix) a salué "la suite de cette extraordinaire aventure, dont l'objet était de proposer aux Français une approche nouvelle du destin de leur pays".
"Un immense espoir s'est fait entendre à l'occasion de l'élection présidentielle, maintenant nous devons faire de cet espoir un projet", a lancé François Bayrou. "Entre le pouvoir actuel - dont beaucoup commencent à mesurer que les promesses qu'il avait faites sont très éloignées de la réalité - et un PS qui représente un puissant réseau d'élus mais qui n'a plus de message compréhensible pour les Français, il y a beaucoup d'interrogations, de lassitude et peut-être de désespérance", a-t-il ajouté. Son nouveau parti revendique "entre 50.000 et 60.000 adhérents. A 20 € la carte, ou à 15 ?
"Le chemin que nous avons choisi, c'est d'offrir au pays non pas un ‘ni gauche ni droite’, car je n'aime pas le ‘ni ni’ (formule qu’il va répétant ici et là), mais un dépassement de la gauche et de la droite dans un nouveau projet politique", a-t-il poursuivi. Il a caractérisé ce projet par les "trois R : rassemblement, renouvellement, refondation démocratique".

Cette ferveur militante contrastait avec les nombreuses défections d'élus centristes intervenues depuis six mois, que M. Bayrou a imputé à de la "servilité" et aux "effluves de l'odeur des maroquins" ministériels.
Le 'commando' MoDem ne compte plus que trois députés avec le départ de Thierry Benoit (Ille-et-Vilaine), confirmé vendredi lors de l'ultime congrès de l'UDF qui a voté à la quasi-unanimité son absorption par le nouveau parti.
Du côté des sénateurs en revanche, "27 sur 30" se sont affiliés au MoDem, selon leur chef de file Michel Mercier, qui souhaite cependant garder le sigle UDF pour le groupe au Sénat. "Certains sénateurs se sont affiliés au MoDem par enthousiasme, d'autres parce qu'ils n'avaient nulle part où aller", a admis devant quelques journalistes le président du conseil général du Rhône, avant de partir dès la fin de matinée pour le pot de départ du commandant des pompiers de son village. En jeep ou en char ?
Souvent critiqué par des élus et militants pour son mode de gouvernance jugé "non démocratique", F. Bayrou, seul candidat à la présidence du MoDem, a toutefois été élu à l'issue d'un vote à bulletins secrets organisé samedi après-midi. Il a consacré plus de quatre heures au débat sur le projet de statuts du MoDem. Ils ont été adoptés dans l'après-midi par un vote à main levée (c'est plus sûr, comme au syndicat SUD !), "à l'unanimité moins deux votes contre et deux abstentions".

Poutine en bave d'envie...