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vendredi 27 juin 2014

Bernard Kouchner: "dans euthanasie, il y a nazi"

Les rationalistes sont-ils tous aussi légers que Kouchner ? 

L’ancien ministre était interrogé sur  l’euthanasie,

Bernard Kouchner fait allègrement le buzz sur un sujet douloureux
Il a notamment déclaré vouloir arrêter l’utilisation du mot euthanasie. "D'abord n'employons plus jamais le mot "euthanasie",  s'est agacé l'ancien de Médecins sans Frontières et de Médecins du Monde, avant de finalement expliquer: "Déjà, il y a le mot 'nazi' dedans, ce qui n'est pas très gentil. Et puis on a tout de suite l'impression qu'il y a une agression, qu'on va forcer les gens". 

L’ancien ministre a également plaidé pour changer la Loi Leonetti 

Au passage, le médecin médiatisé par le portage d'un sac de riz, a attaqué avec violence l’Ordre des médecins, "qui seront toujours les dernier à évoluer", a-t-il accusé.

VOIR et ENTENDRE Bernard Kouchner sur France Inter:

mardi 8 avril 2014

Déficits publics: cacophonie de Sapin et Montebourg auprès des Allemands à Berlin

Premier couac entre Sapin et Montebourg sur les déficits publics
Les ministres de Valls sont venus à deux et en ordre dispersé 
pour tenter de démontrer le sérieux économique de la France.
 
Ministre allemand hermétique
à la sémantique socialiste française
Lundi, le nouvelle paire de Bercy, le ministre des Finances, Michel Sapin, et le ministre de l'Économie, Arnaud Montebourg, ont rencontré leurs homologues allemands, Wolfgang Schäuble et Sigmar Gabriel dans la capitale, mais sans se croiser de la journée. Ils n'ont même pas pris les mêmes avions de ligne. La faute aux agendas des ministres allemands, accuse Michel Sapin, qui ne semblait cependant pas mécontent de laisser Arnaud Montebourg à l'écart.

À midi, tandis que le premier s'attardait au ministère des Finances, le second déjeunait à l'ambassade de France, à quelques centaines de mètres. "Nous pouvons avoir des personnalités différentes, des manières de s'exprimer différentes et travailler dans une seule direction, au service d'une seule politique", a assuré Michel Sapin. Les deux rivaux avaient même mis en scène leur arrivée conjointe lors du premier Conseil des ministres du gouvernement Valls.
Or, les "conjoints" ont effectué leurs voyages simultanés en solos 
Un voyage le même jour pour la même destination, mais réalisé dans deux avions différents, avec un souci évident d'économie et de sauvegarde de la planète.

Sapin entendait bien faire comprendre que le ministre des Finances était porteur du message principal au gouvernement allemand. Il refusa d'ailleurs de commenter la visite parallèle d'Arnaud Montebourg: "c'est avec Sigmar Gabriel qu'il va discuter". À la veille du discours de politique générale du premier ministre, Manuel Valls, Michel Sapin a présenté à son homologue le pacte de responsabilité en avant-première. Sans rien dévoiler ensuite à la presse, il a plaidé pour un équilibre entre "respect des engagements budgétaires" et "retour de la croissance".

Langue et têtes de bois

Dans l'incapacité d'atteindre les 3% de déficit prévus en 2015,
 la France quémande l'assentiment de Berlin sur une révision du "rythme" de réduction de la dette publique de la France. "Je sais à quel point il faut aller chercher chez l'autre la confiance", a expliqué Michel Sapin dans un parallèle avec la coopération entre la France et l'Allemagne en 1992, quand les deux pays faisaient face à des difficultés économiques.

L'Allemagne accueille avec scepticisme les annonces françaisesLa France "est consciente de ses responsabilités", avait ironiquement déclaré Wolfgang Schäublela semaine dernière . Si un nouveau délai est accordé à Paris, Berlin craint d'envoyer un mauvais signal aux autres économies en crise en Europe. 

Lundi, le ton avait changé. "La France est sur un très bon chemin", a assuré le ministre des Finances allemand, tout en se disant diplomatiquement "convaincu" par les explications françaises. "On ne se donne pas des notes l'un l'autre", a-t-il commenté. Du côté de Michel Sapin, on s'est officiellement félicité, après la rencontre, d'un climat de "compréhension" qui pourrait, s'il se concrétise, faciliter les discussions avec la Commission européenne. "Est-ce que cela se fera sans difficultés? Elles font partie du chemin", a raconté le ministre des Finances, qui rencontrera à la fin de la semaine les représentants de la Commission.
Arnaud Montebourg ne compte pas laisser le monopole du débat à Michel Sapin. 
"La question des comptes publics est accessoire par rapport à la croissance", a-t-il en revanche estimé à i-télé depuis Berlin, quitte à brouiller le message global. En parallèle à la visite du ministre des Finances, qui avait été prévue seule dans un tout premier temps, le ministre de l'Économie a paradé pour marquer son existence: avant de s'entretenir avec Sigmar Gabriel, il a rencontré des chefs d'entreprise, puis des économistes, dont Peter Bofinger, économiste auprès du "conseil des sages" qui épaule le gouvernement allemand.
Montebourg a survolé un champ large de questions: politique industrielle, politique européenne, politique énergétique… Il a notamment plaidé pour une approche "économique et non sociétale" des questions énergétiques. Il a aussi répété sa résolution à une réorientation européenne: "Notre objectif est que l'Europe change et bouge." Montebourg veut être partout, sûr de porter le message de la gauche française.

Les deux ministres de Bercy 
tiennent des propos discordants

Moins d'une semaine après avoir été nommés à la tête de Bercy, Michel Sapin et Arnaud Montebourg tiennent déjà
des propos aux tonalités bien différentes sur les déficits publics.
Ils ne devaient parler que d'une seule voix. "Nous sommes deux jambes pour faire avancer le même corps", disait Arnaud Montebourg au sujet de la direction bicéphale de Bercy, confiée à un ancien ministre du Redressement productif incapable d'empêcher les fermetures d'usines et à Michel Sapin, ancien ministre du Travail 
impuissant à faire reculer le chômage mais devenu ministre des Finances et des comptes publics. 

Un premier signe d'incompatibilité d'humeurs du couple ?  

"Pas du tout, tout va bien entre les deux", nie au Scan l'entourage du ministre de l'Economie et du Redressement productif. "Rien d'autre que l'envie pour d'aucuns de repérer un signe de dysfonctionnement", polémique-t-ils.

Les comptes publics tenus par Sapin ? "Accessoires", selon Arnaud Montebourg 
La dysfonctionnement vient pourtant bel et bien de Bercy. Interrogé depuis l'Allemagne par i-Télé, 
Montebourg a néanmoins estimé que les déficits publics peuvent détruire des emplois: "La question des comptes publics est accessoire par rapport à la croissance. La croissance, c'est elle qui créé les emplois. Les comptes publics, ça ne crée aucun emploi, ça peut même en détruire. C'est le message que j'adresse à mes amis allemands."

Problème. Quelques heures auparavant, Sapin vantait les efforts de la France pour tenir ses engagements sur la question des déficits. Le nouveau ministre des Finances est venu vendre les réformes "difficiles" que doit exposer mardi le premier ministre devant l'Assemblée nationale.

S'imaginant en "Schäuble français", le Sapin de nos forêts a garanti la "poursuite de la remise en ordre des finances publiques", soulignant que la France a déjà fait "des efforts considérables", si improductifs soient-ils, et va les "amplifier", mais pas à n'importe quel prix. 


Deux délais n'y ont pas encore suffi
La France s'est engagée à ramener son déficit public sous la barre de 3% du PIB l'an prochain. Un défi auquel plus personne ne croit, le déficit public français ayant atteint 4,3% en 2013. Mais ce "nouveau" gouvernement continue sur sa lancée des mensonges: en reprenant les mêmes, Hollande  espérait-il qu'ils fassent leur auto-critique ?


vendredi 14 mars 2014

Déni de mensonge: Taubira conduit la gauche morale au cynisme d'Etat

La gauche morale se dit républicaine, mais  se croit tout permis, avec la complicité de ses réseaux de presse et d'associations 

Si le politique s'embarrasse peu de morale, la gauche brandit toutefois éthique et déontologie à tout-va 

Elle s'en dit la garante et la protectice en dépit du rappel du sociologue Julien Freund (L'essence du politique) qu'un bonne dose de machiavélisme se trouve toujours au fondement de la pensée et de l'action publiques. Malgré ses hauts cris, la majorité socialo-écolo actuelle est en train de rappeler aux uns et de démontrer aux autres qu'un socialiste tel que Hollande est en totale incapacité de réaliser le grand écart qu'il promet. 

Mais de là à ériger le machiavélisme en système, il y a un pas qu'il est fort dangereux de franchir! Et pourtant le pouvoir actuel l'a, à de multiples occasions, franchi, en érigeant quasiment en dogme, le "mentir vrai" que l'on croyait être l'apanage du poète ou des peintres impressionnistes. Certains y excellent, tels Cécile Duflot, Harlem Désir ou Bruno Le Roux, en pâte épaisse et fauve et au couteau. Les dernières palinodies d'une ministre innommable en charge de la Justice soulignent, que la mesure est comble. 

Les éléments de langage de "l'exemplarité" et du "respect de l'indépendance de la justice" destinés à l'enfumage des masses, dense et répété  ad nauseam, sont en fait apparu comme autant de ces antiphrases, dont parle Aldous Huxley dans Le Meilleur des Mondes, appelant le ministère de la Guerre, "Ministère de l'Amour". Un tel cynisme est la manifestation à la fois du manque total de respect de la gauche pour le peuple des électeurs soumis à manipulation et l'évidence  une vérité fort simple: la gauche morale (ou prétendue telle) a fait son temps.

Cette entreprise de manipulation des esprits n'est pas sans conséquences  
si, comme on peut l'espérer, les esprits avertis et le bon sens populaire en ont pris conscience à l'étalage d'une telle somme de contre-vérités. Mais c'est néanmoins quand il y a confusion des mots que les choses et les sentiments risquent fort de s'obscurcir. Les implosions du type "cause toujours, tu m'intéresses", ou les explosions: "dies irae, dies illa", et les divers "ras le bol" en sont les expressions les plus fréquentes. 
Menteuse rouge de colère parmi les menteurs roses, Christiane Taubira nie ses mensonges, mais c'est finalement sous la pression des faits et des documents qu'elle a elle-même brandis sous les téléobjectifs qu'elle veut bien condescendre à admettre qu'elle s'est trompée dans les dates...

Les menteries de madame Taubira sont le fourier de l'abstention populaire. Compris en son sens large, il sera la réaction du mépris du peuple vis-à-vis du pouvoir et des diverses institutions qui le représentent.

Ampleur du mépris du peuple  

Le taux d'abstention sera la sanction immédiate du détournement, sans vergogne, de l'état de droit. L'électorat pourrait rejeter ce devoir de penser et d'agir, d'une manière péremptoire, dogmatique, idéologique, en fonction d'une conception pré-établie de ce que doit être l'individu, la société et le monde en général, selon Max Weber. Hollande se fait le fossoyeur de cette "logique du devoir être" qui était le propre du discours socialisant du XIXème siècle et dont le PS au pouvoir était jusqu'ici le conservateur-en-chef.

L'ersatz de DSK à l'Elysée n'a d'autre substitut que la rhétorique de l'empathie saint-sulpicienne, 
les prêchi-prêcha tiers-mondialisants et les tartufferies sociales égalitaires, dont font commerce la ministre en charge de la justice "des humbles contre les puissants", en surenchère permanente avec le matamore au noir soucil froncé de la place Beauvau, ainsi que la porte-parole pincée du gouvernement en charge des droits des "genres" indifférenciés, mais aussi des femmes. Ils nous assènent leurs injonctions dogmatiques, leur ré-éducation stalinienne des masses et leur édification d'un monde nouveau, comme autant d'avancées. Autant de faux-nez, en vérité, de leur duplicité dont l'évidence, maintenant, crève les yeux. Pertes d'emploi et de pouvoir d'achat: austérité, pour les uns, misère pour les autres.

Contre l'avis d'une large part de la population, le gouvernement mène ainsi de front une politique de ré-éducation des masses, une normalisation- moralisation de certains comportements dits discriminés (les homosexuels, les polygames ou les bienheureux sous cannabis) et de stigmatisation-pénalisation d'autres comportements, tout autant discriminés d'ailleurs (les relations sexuelles tarifés, les excès en tout genre: vitesse, cigarette, internet, diesel, eau, gaz, électricité, sel, etc). Au nom du devoir être et de la morale bien sûr.

Taubira qui rit...
Dès lors, les gesticulations, dérobades, vérités successives et confusion mentale de Christiane Taubira, locataire au petit vélo de la place Vendôme appartiennent à ce que Nietzsche nommait une "sécrétion de moraline" et font apparaître l'aspect peu ragoûtant d'un ministère dont l'essence serait d'être, justement, au-dessus de tout soupçon. Mais Hollande l'a confié à une ex-indépendantiste et idéologue hystérique, comme il a livré le budget et la levée de l'impôt à un fraudeur fiscal, Jérôme Cahuzac, exilé en Suisse, à Singapour et sur l'île de Man.

Le bon sens populaire ne supporte pas qu'on mente "comme un arracheur de dents". 
Taubira qui pleure !
La p'tite dame se comporte comme une enfant écervelée, voire instable, tour à tour ricanante et hurlante. Ces comportements de caractérielle ont des effets dévastateurs sur les institutions. En particulier le fait, que par un processus de saturation, le moralisme au pouvoir, celui de l'exemplarité de la gauche morale s'inverse en son contraire, et soit reconnu pour ce qu'il est, un cynisme plus ou moins pataud, mais non moins aveuglant et insupportable, en ce qu'il ajoute d'incohérence aux promesses et aux exigences d'efforts et de sacrifices imposés aux Français, sans qu'ils sachent à quoi ils servent.
  
Les dénégations successives de madame Taubira assorties d'affirmations de sa haute tenue morale, ne sont pas sans rappeler le fameux argument du chaudron dont parle Freud: "Je t'ai rendu le chaudron; d'ailleurs il était troué, et surtout, je ne te l'ai jamais emprunté"! On peut appliquer un tel "raisonnement" pathologique aux diverses et contradictoires péripéties de la communication ministérielle.

Les soutiens qui lui arrivent de la majorité gouvernementale ne servent pas sa défense. Ainsi l'écologiste radicale Cécile Duflot tient-elle des propos bien peu édifiants pour une ministre du Logement. A propos des écoutes téléphoniques illégales sur Sarkozy, Duflot rejette l'idée d'un complot de la gauche contre l'ex-président,  mais la magouilleuse ne revient pas sur la négociation secrète qu'elle a menée pour arracher à Martine Aubry des circonscriptions de députés EELV éligibles aux dernières législatives, au détriment de candidats socialistes, notamment de la diversité. Aujourd'hui, elle se déclare amatrice des "maladresses et de l'honnêteté" de Taubira !
VOIR et ENTENDRE la ministre altermondialiste, Cécile Duflot, défendre Taubira en lançant anathèmes et injures d'une rare virulence aveugle contre Copé et ses "méthodes de voyou":


Il est heureux que de telles divulgations verbales incitent à la lucidité.
Elles suscitent cette belle innocence de l'enfance que rappelle Andersen en son conte judicieux et décapant, "Les habits neufs de l'empereur", dans lequel, à l'opposé de l'obséquieuse et hypocrite courtisanerie des puissants, "l”enfant éternel", qui sommeille dans la sagesse populaire, rappelle à bon escient que "le Roi est nu". Et en l'occurrence, ils sont "Tous à poil !"

Il est toutefois urgent que l'enfant qui sommeille en chaque électeur ouvre un oeil le 23 mars et le second, le 30. 

mercredi 6 novembre 2013

Restructuration chez Alstom : 1.300 emplois supprimés en Europe

1.300 "postes" supprimés en Europe

Odieuse sémantique
Le point de vue du naze de l'Elysée
"Le groupe industriel français annonce une "accélération" de ses économies"
Comment l'en blamer ?...
"Avec l’objectif d’atteindre 1,5 milliard de réductions de coûts d’ici avril 2016". N'est-ce point louable ?... 

La presse participe à cette manipulation de l'opinion 
"Ce sont près 1.300 "postes" qui sont supprimés". Ce seraient des "emplois" que ce serait plus grave mais, par chance, la gauche devrait  donc (peut-être) parvenir à éviter les drames humains: puisque l'annonce est faite en "postes", depuis mai 2012, les destructions d'emplois ne sont plus à prendre au tragique. 

Et puis, de même que les statistiques ne prennent plus jamais en compte les dix dernières années plutôt que les seuls dix-huit derniers mois, de même
le nombre de postes destruits est désormais annoncé à l'échelle européenne. Faut-il en croire que les Français sont épargnés?

Odieuses excuses autrefois irrecevables

Un méli-mélo de mesures 
Confronté à un environnement morose et à une chute de ses commandes (-22 % à fin septembre), Alstom a décidé d'accélérer son plan d'économie en cédant des actifs et en supprimant près 1.300 postes
L'objectif annoncé, ce mercredi, par le Pdg Patrick Kron, est de réaliser 1,5 milliard d'euros d'économies par an à l'horizon 2016.

Le groupe, spécialisé dans les transports et la production d'énergie, table sur une croissance de certains marchés plus faible qu'attendue ...justement "il y a 18 mois" et exactement ! 

Pour autant, ce plan intervient alors que ses résultats au premier semestre (décalé de mars à septembre) sont meilleurs que ceux anticipés par les analystes, pendant la campagne présidentielle, précisément... Même si le bénéfice a reculé de 3% à 375 millions d’euros, le chiffre d’affaires est resté stable à 9,73 milliards.

"Essentiellement en Europe". Ou notamment en France?...
Quant aux coupes dans les effectifs,  le détail des sites concernés n'a pas été dévoilé: les consignes de transparence ne sont plus ce qu'elles devaient être. Le groupe va tailler dans ses effectifs dans "un certain nombre d'activités d'Alstom Thermal Power (centrales électriques, plus de 40% du chiffre d'affaires), l'informatique et les coûts centraux". Pour Patrick Kron, son PDG, ces programmes de suppression de postes sont déjà engagés depuis quelques semaines et "sont en cours de réalisation"
"Est-ce qu'il y en aura d'autres, on verra; je ne veux certainement pas vous les annoncer avant d'en parler avec les partenaires sociaux, mais nous allons ajuster notre outil industriel où et quand il faut, au rythme correspondant à nos besoins", a prévenu Patrick Kron. Fin 2012, le groupe comptait environ 93 000 salariés, dont près de 60% en Europe. 
Alstom, emploie 93.000 personnes dans le monde, dont 18.000 en France.

Le plan d’économies intègre également un plan de cession d’actifs non stratégiques
de 1 à 2 milliards d’euros d’ici fin 2014. La vente d’une participation minoritaire à des partenaires industriels ou financiers de sa branche transport. "Cela va permettre d’accroître la flexibilité financière et de renforcer la mobilité stratégique tant pour le groupe que pour Alstom Transport", explique un communiqué du groupe. Ce mercredi matin, après l'annonce de ce plan, le titre d'Alstom enregistrait des pics avec des hausses spectaculaires de plus de 7%. 

En 2003, à l'arrivée de Patrick Kron, 60 ans et major de Polytechnique, le groupe Alstom, comptant actuellement parmi les leaders énergétiques et ferroviaires européens, frôlait la faillite. Le stratège, avec l’aide de l’Etat, a concouru au sauvetage de l’entreprise.

Et où en est le redressement de la courbe de l'emploi? Montebourg se sent-il concerné et envisage-t-il d'aider à la manoeuvre avec deux sachets de croissants?

mercredi 26 juin 2013

F. Hollande brade les parts de l'Etat dans les entreprises publiques

Ventes d'actifs publics : "Pas de privatisations", prétendent les ministres

Le gouvernement a assuré ce mardi le service après-vente du projet gouvernemental de vente de participations de l'Etat dans des entreprises publiques, annoncé dimanche soir par Jean-Marc Ayrault. Après Pierre Moscovici, lundi, Michel Sapin, Stéphane Le Foll et Benoît Hamon ont tous les trois défendu d'une même voix ce "désengagement". Jouant sur les mots, l'Etat socialiste parle d'une meilleure utilisation des marges de manoeuvre de l'Etat plutôt que de "privatisations". 

Mais la sémantique gouvernementale ne trompe plus personne
Attention à ne rien brader, a en effet prévenu Jean-Louis Borloo (UDI), tandis que Marine Le Pen (FN) dénonce une décision "absurde".

Hamon : "Céder sans remettre en cause l'influence de l'Etat"

Sur France Info, le ministre délégué à l'économie sociale et solidaire, Benoît Hamon, a ainsi défendu le plan d'investissements présenté par François Hollande et minimise le désengagement de l'Etat d'un certain nombre d'entreprises publiques : "Si aujourd'hui on cède 1% ou 2% d'une société, sans remettre en cause ni l'influence de l'Etat au conseil d'administration, sans privatiser, sachant que cet argent va aller à de l'investissement, servir la stratégie d'un état pilote et stratège, on retrouve une capacité d'intervention qu'on avait perdue..." Mais "si c'était de la privatisation, je me serais exprimé", a-t-il aussitôt assuré, se berçant toutefois d'illusions sur son poids au gouvernement, voire au PS.




Pour Stéphane Le Foll, interrogé sur RTL, cette vente de la participation de l'Etat dans certaines entreprises publiques vient compléter le plan d'investissement et la mobilisation de l'épargne, essentiels pour "préparer l'avenir, pour qu'on sorte la France de la crise, qu'on prépare sa mutation en investissant, en faisant en sorte que l'appareil politique français retrouve du dynamisme et du punch": c'est beaucoup miser sur 1% ou 2% d'actifs publics ! "L'investissement qui devrait être naturel, un élément de reconstitution de l'appareil de production, ne s'est pas réalisé. Il faut réinvestir", assure-t-il, afin de "faire face à la compétition, à la compétitivité et maintenir l'emploi". Et le ministre de l'Agriculture de conclure : "Si on fait 9 milliards et demi d'investissement, on fait 0,5% de PIB."

"Est-ce ce que l'argent d'aujourd'hui est bien utilisé ? (...) C'est ça la question qui est posée. Ce n'est pas dépenser plus, c'est dépenser mieux", a déclaré sur Europe 1 Michel Sapin, le ministre du Travail, interrogé à la fois sur le plan d'investissements et sur le désengagement de l'Etat.

Harlem Désir (PS) : "Il n'y aura pas de privatisations"

Sur BFMTV et RMC, le premier secrétaire du PS Harlem Désir était également dans le déni. Reprenant le même élément de langage, il maintenait  en mai que "céder des actifs, ce n'est pas forcément privatiser. En l'occurrence, il n'y aura pas de privatisation". "Il s'agira d'utiliser la recette de la vente de parts dans certaines sociétés industrielles pour investir dans de grands plans d'avenir : le numérique, la transition écologique", a poursuivi Harlem Désir qui n'envisage pas que ces recettes soient diapidées. "L'Etat peut décider qu'il peut être intéressant de céder quelques pour cent dans des entreprises industrielles sans mettre en cause sa capacité à y garder une influence", a martelé le patron désigné du PS, parti godillot.

"Ces cessions ne serviront pas à financer le fonctionnement du budget de l'Etat ou à combler le déficit", s'est-il hasardé à assurer.
Cependant, il ne faudra pas, dit-il, de désengagement de l'Etat dans des entreprises "où il y a des enjeux de service public", comme la SNCF ou La Poste. Il a évoqué en revanche Renault ou France Telecom.

Borloo : "C'est de la cavalerie financière"

Président de l'UDI, Jean-Louis Borloo a en revanche mis en garde mardi contre le fait de "brader" des participations de l'Etat dans des entreprises publiques, et contre de la "cavalerie" financière. "Maintenant, on brade," a déploré l'ancien ministre centriste sur i-télé. "Comme s'il y avait de l'argent caché dans les participations !" "Quand vous vendez des participations, vous perdez des dividendes à venir", a prévenu le député du Nord. "C'est de la cavalerie, en réalité".

Le Pen : une décision "absurde"

"Après avoir bradé l'immobilier de l'Etat, vendant pour une bouchée de pains casernes, écoles, hôpitaux, bâtiments historiques, le gouvernement, dans la lignée des précédents, s'apprête à réduire encore davantage le peu de parts qu'il lui reste dans des sociétés pourtant stratégiques ou de service public," a dénoncé de son côté Marine Le Pen (FN) dans un communiqué. 

Le gouvernement Ayrault reproduit "fidèlement la politique du gouvernement Jospin
qui fut celui qui privatisa le plus sous la Ve République", relève-t-elle. "Cette politique à courte-vue", poursuit la dirigeante frontiste, "diminue les capacités d'intervention de l'Etat dans l'économie, déjà fortement limitées par les carcans européens. Elle affaiblit les entreprises concernées, brutalement soumises à l'appétit d'actionnaires prédateurs souvent étrangers", "elle affecte l'impératif de contrôle des activités stratégiques" et "pénalise le service public".

dimanche 9 juin 2013

Changement socialiste: "Quand on vit plus longtemps, on peut travailler plus longtemps"

Après 2012: Touraine foule la doxa PS aux pieds

"Tout le monde devra participer" à l’effort

Mythe...
Hollande avait été élu sur la retraite à 60 ans...

Mais quand la ministre des Affaires sociales et de la Santé évoque la prochaine réforme des retraites,
la gauche se sent flouée. 
La ministre de Hollande est formelle, en effet, et la base éléctorale de Hollande en est toute retournée, au premier rang de laquelle, les fonctionnaires !

Touraine aligne d'insupportables éléments de langage
"La réforme des retraites ne peut pas être une réforme purement comptable. Il faudra proposer des mesures de justice et déquité. Nous savons [maintenant] que des efforts sont nécessaires, mais ils devront être partagés par tous. Et c’est cela une réforme juste"... 
Qu'est-ce qui manque à l'arsenal sémantique: et ça va passer dans l'opinion, ce foutage de gueule ? 
Faites chauffer la vaseline médiatique...

Quand on découvre qu'au PS, faire de la pédagogie signifie ré-éduquer

... et réalité !
Elle continue de défendre la piste de l'allongement de la durée de cotisation : "Quand on vit plus longtemps, on peut travailler plus longtemps. C’est une mesure plus juste que d’autres."

Dans son immense "bravitude", Touraine passe le mistigri aux partenaires sociaux

"Cette option sera sur la table de la concertation avec les partenaires sociaux, tout comme sera sur la table la situation des femmes, de ceux qui ont eu des métiers plus pénibles ou des carrières hachées"...


Marisol Touraine mobilise les anti-européens français

La ministre de Ayrault  estime en outre que "Bruxelles n’a pas à nous dicter le contenu de nos politiques".
Diviser pour régner, au détriment de l'idée européenne et de la paix sociale en France.

mercredi 15 mai 2013

De "contractions" et "replis" à la récession: ils nous ont bien menés en pédalo !

L'économie française s'est "contractée" de 0,2% au 1er trimestre, selon la version de Reuters

Marre de la sémantique foireuse des socialistes 

"L'économie française s'est contractée de 0,2% au premier trimestre 2013 après une autre contraction révisée à 0,2% au quatrième trimestre 2012, selon les premiers résultats des comptes nationaux trimestriels publiés mercredi par l'INSEE.

Ces deux chiffres négatifs en succession signifient qu'elle a démarré 2013 en récession." Pourquoi ne pas la titrer en clair ? Il ne manque plus que d'affirmer que la faute est celle du précédent président !

D'autres malhonnêtes  de la presse fainéante reprennent la désinformation de ce titre: Le Nouvel Observateur, Capital, 

Plus sournois que les autres, Libération titre : " Allemagne: la croissance repart doucement au premier trimestre ... "

Cerise sur le flamby, Bayrou "pas surpris" appelle à "l'unité nationale"

En revanche, lci.tf1,France Inter et Le Point ne brouillent pas le message et ne font pas de dissimulation: La France entre en récession ", bien qu'elle le soit de fait depuis plusieurs mois et au su de tous. 


Mais, à la vérité: " La France a commencé 2013 en récession", titre Le Monde, La Tribune et Le FigaroLa France est entrée en récession début 2013"Le Monde y mettant toutefois un bémol, la qualifiant de "technique" !

Bercy nous a donc trompés pendant cinq mois. France Info l'avoue implicitement ce matin: " La France officiellement en récession  "

Pour le premier trimestre
2013, 23 économistes prévoyaient en moyenne un recul de 0,1% du PIB, leurs estimations allant de -0,3% à +0,1%.


De surprenants ajustements de prévisions




En première estimation, l'INSEE avait annoncé une baisse de 0,3% du produit intérieur brut du 4e trimestre 2012. Dans le même temps, l'institut a dû revoir à la baisse le chiffre du troisième trimestre (+0,1% au lieu de +0,2%) pour au final confirmer que la croissance de l'ensemble de 2012 a été nulle.

Celle de 2011 est en revanche sensiblement revue à la ...hausse (+2,0% contre +1,7%), après la présidentielle !


La contribution de la demande intérieure finale (hors stocks) à la croissance du premier trimestre a été négative de 0,1 point, alors que celle de la variation des stocks a été positive de 0,1 point. 

Le commerce extérieur y a également "contribué négativement" à hauteur de 0,2 point.
La ministre Nicole Bricq est-elle capable de le booster ?

Les dépenses de consommation des ménages ont également diminué
de 0,1% sur le dernier trimestre. Leur pouvoir d'achat s'est en effet sensiblement ..."contracté" ! Et la pression fiscale sur les classes moyennes n'est-elle pas une entrave à la consommation ? Quant à Benoît Hamon, n'est-il pas un ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire et à la Consommation d'une part un peu frêle pour une charge aussi ronflante et, d'autre part, très inquiétant par ses propos radicaux ?
Vision positive:
Hollande est-il vraiment si volontaire ?

L'investissement s'est "replié" de 0,9%

Hollande ne parvient pas à l'encourager puisqu'il est en baisse pour le cinquième trimestre consécutif. Le recul de l'investissement des entreprises non financières atteignant 0,8%. Les attaques -violentes et incessantes- de Montebourg contre l'entreprise n'y sont évidemment pas étrangères.

L'acquis de croissance pour 2013, à savoir le niveau de l'ensemble de 2013 si la croissance des trois derniers trimestres étaient nulle, se situe à -0,3%.




Reuters clame que "La France maintient sa prévision de croissance pour 2013 à 0,1% du PIB", selon le ministre de l'Economie après la publication de chiffres confirmant son entrée en récession mercredi .
"Nous maintenons à la fois l'objectif de croissance 2013 et la perspective d'inversion de la courbe du chômage", a déclaré Pierre Moscovici qui mettait en cause "l'environnement de la zone euro" à la sortie du conseil des ministres. "Je suis persuadé (...) que nous aurons dans la suite de l'année 2013 une reprise de la croissance", a maintenu Pierre Moscovici.

Ce gouvernement de bras cassés croit que l'économie est soumise à des cycles et attend donc la sortie du tunnel...

La conjoncture internationale n'explique pas tout.


jeudi 18 avril 2013

Hollande ne parvient pas à réduire la dette publique

Le gouvernement se résigne

Hollande crée des formules bizarres qui interpellent et font pschitt.

Ainsi, en réaction aux accusations de "ridicule" et de "démagogie" de la droite, le PS a d'abord inventé le  le "choc de transparence" et, à l'automne, avec le rapport Gallois, Hollande compta sur un "choc de compétitivité", et le blanchiment de fraude fiscale de son ministre du Budget inspira   cette fois à François Hollande un "choc de moralisation", tandis qu'aux petites entreprises, il vient de promettre  un " choc de simplification " administrative.

Pareillement, monsieur Choc a longtemps espéré voir refluer ce taux d'ici 2014

Monsieur Patate-Big Daddy BioShock
En vain: la recette des mots creux est indigeste.
La dette publique de la France atteindra en effet un pic record à 94,3% du produit intérieur brut (PIB) l'an prochain et ne devrait s'améliorer qu'en 2015, selon les nouveaux engagements du gouvernement présentés mercredi en Conseil des ministres.
Soit un an plus tard que prévu initialement.

Dans le détail, la dette passera de 90,2% du PIB en 2012 à 93,6% en 2013 (au lieu de 91,3% dans les précédentes prévisions), selon le "programme de stabilité" préparé par Bercy à l'adresse de la Commission européenne. 
Après le 'choc' de 2014, elle devrait reculer à 92,9% en 2015 et jusqu'à 88,2% en 2017, pour la présidentielle: ça tombe à pic ! 
C'est en tout cas l'espoir de l'exécutif et de François Hollande qui assurait fin mars à ce sujet: "Je sais ce que je veux faire". Un effort qui implique de nouvelles hausses d'impôts malgré les promesses de stabilité fiscale...



Lundi déjà, le journal Les Echos devançait les estimations publiques du gouvernement mais positivait : si les prévisions se sont dégradées, cela ne fait "pas bouger d'un iota les marchés", sur lesquels la France continue d'emprunter à des taux historiquement bas, selon la formule consacrée, séduisante aussi, mais non pas éternelle. 

D'ailleurs, en tablant sur une baisse du PIB de 0,2% en 2013, l'OFCE se montre plus pessimiste que le gouvernementmais également que le FMI
L'Observatoire français des conjonctures économiques anticipe une reprise très molle en 2014 en raison des multiples plans d'austérité en Europe.
VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze,  le 17 avril 2013,  préconiser un ..."choc de confiance":


Le prochain sera-t-il le "choc de la rue" ?