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mercredi 11 mai 2016

Assemblée: Najat Vallaud-Belkacem provoque le départ des députés de droite

Fébrile, le gouvernement se défoule contre l'opposition de droite

Critiquée, la ministre de l’Education se fait cassante et provoque la colère des députés d'opposition


Membre du gouvernement au bord de la crise de nerfs
Vallaud-Belkacem n'a pas supporté la critique du député LR Alain Suguenot sur ses réformes, mercredi 11 mai. La ministre de l’Education a provoqué un incident de séance, ripostant violemment et provoquant le départ de la plupart des députés de droite, excepté Henri Guaino. 
"Il est vrai que pour beaucoup, vos réformes sont destructrices. Vous n'avez de cesse, Madame la ministre, de vous battre contre tout ce qui représente l'éducation et l'enseignement traditionnels, comme si vous souhaitiez un monde sans mérite ni autorité", a expliqué le député de Côte-d'Or à Najat Vallaud-Belkacem.
VOIR et ENTENDRE la question au gouvernement du député LR :
 
Des députés de droite quittent l'Assemblée après un échange vigoureux avec Najat Vallaud-Belkacem


Ne craignant pas d'entonner la rengaine de la gauche en évoquant l'étalement sur la longueur du précédent quinquennat et sous la pression de la crise économique internationale, la ministre a notamment lancé à l’opposition : "Vous estimez que l’école ces dernières années, l’école française, a été dévalorisée, mais que, dans un fâcheux trouble amnésique, vous oubliez que c’est d’avoir détruit [sic] 80.000 postes d’enseignants (…)" et, sectaire, la Franco-marocaine de reprocher à l'opposition "d’avoir préféré le curé à l’instituteur pour transmettre les valeurs, qui la dévalorisaient."



2006, quand la candidate à la présidentielle 2007,Ségolène Royal, s'en prenait aux enseignants

Lors de sa campagne de 2012, Nicolas Sarkozy avait envisagé le mercredi 8 octobre "que l'on augmente la durée de travail des enseignants", afin que chacun "puisse consacrer 4 ou 5 heures en plus pour aider des enfants dans l'établissement qui ont du mal à suivre". 

La candidate socialiste de 2007 promettait d'alourdir la charge de travail des enseignants.
En 2006, la candidate socialiste en campagne présidentielle annonça en catimini à Angers qu'elle déciderait que les professeurs de collèges devraient assurer 35h de présence pour du soutien individualisé dans leurs établissements scolaires. 
Tout en demandant de ne pas crier l'information sur les toits, elle faisait un amalgame entre l'ensemble et ceux qui peuvent se permettre de donner des cours dans les entreprises privées de soutien scolaire. L'énarque socialiste faisait de la démagogie électoraliste et discriminatoire, ignorant superbement, bien qu'ancienne locataire -à deux reprises- de la Rue de Grenelle, que les enseignants, des universitaires mal rémunérés, appartenant aux classes moyennes et avec enfants ou parents à charge, sans les privilèges fiscaux et avantages financiers (ex: emprunts bancaires à taux très réduits) des parlementaires ou des journalistes, ne sont pas des nantis.

Le président Hollande, son ex-concubin, achète aujourd'hui le vote enseignants avec des promesses d'augmentations de salaires.

Revenons-en à la charge de la ministre de la République, ce 11 mai 2016
"Je retiens de votre question que vous considérez comme juste et méritée l’augmentation du salaire des professeurs d’école mais que
vous nous reprochez de l’avoir réalisée. J’en retiens que vous estimez que l’école ces dernières années, l’école française, a été dévalorisée (cf. supra), mais que, dans un fâcheux trouble amnésique, vous oubliez que c’est d’avoir détruit 80.000 postes d’enseignants (...) et d’avoir préféré le curé à l’instituteur pour transmettre les valeurs, qui la dévalorisaient," a d’abord polémiqué la militante d'un gouvernement aux abois sous la menace d'une motion de censure.

Puis Najat Vallaud-Belkacem a ajouté : "j’en retiens que vous aimez le mérite mais que
rien ne vous choque à voir le déterminisme social l’emporter 100 fois plus que le véritable mérite dans notre école actuelle. Bref, Monsieur le député Suguenot, que votre raisonnement, s’il faut l’appeler ainsi, manque cruellement de cohérence, de lucidité et de bonne foi et j’en suis sincèrement désolée. "


vendredi 28 juin 2013

Hollande refuse de l'admettre: les fonctionnaires sont sa variable d’ajustement budgétaire

Le président socialiste rejette les suggestions de la Cour des Comptes

Les fonctionnaires ne doivent pas être une "variable d’ajustement"
pour assainir les finances de la France
, a assuré le chef de l’Etat en réaction aux suggestions de la Cour des comptes.
Lors d’une conférence de presse ce vendredi après-midi à l’issue du Conseil européen de Bruxelles, le chef de l’Etat a déclaré qu’il " serait trop simple de penser qu’on peut régler le problème des finances publiques de notre pays avec la variable d’ajustement que seraient les fonctionnaires".

Dans son rapport publié jeudi, la juridiction présidée par le socialiste Didier Migaud ouvre des pistes pour trouver les 28 milliards d’économies nécessaires d’ici à 2015. Sans attendre passivement que la reprise de la croissance gagne l'Europe depuis les Etats-Unis, où certains observerait un frémissement.  
Côté dépenses, la Cour avance des propositions précises pour réaliser "l’effort particulièrement vigoureux exigé". Elle estime qu’il faut recourir à un " freinage à effet immédiat" : gel du point d’indice des fonctionnaires jusqu’en 2015, sous-indexation des prestations sociales, etc. 
La Cour ne voit pas comment éviter des mesures chocs pour la gauche : notamment la suppression de 10.000 postes de fonctionnaires, l’augmentation de 2 heures par semaine de la durée travaillée des agents publics. Les 37 heures sont un casus belli du côté syndical.

Engagement à stabiliser les effectifs

"Qu’est-ce que je demande aux fonctionnaires ? C’est de
ne pas avoir d’augmentation du point d’indice", a rappelé François Hollande qui minimise que ce sera 
la troisième année consécutive... "Cela a été déjà le cas en 2012 et en 2013. Il y aura des négociations qui vont s’ouvrir pour 2014", a-t-il souligné, sans promettre un éventuel rattrapage après cure d'amaigrissement. Selon son commentaire, "c’est un sacrifice important" qui revient à économiser près de 800 millions d’euros. "Les fonctionnaires ne sont pas exonérés de l’effort, bien au contraire", a-t-il insisté, tout en admettant -avec désinvolture- que "c’est sans doute la catégorie qui au travail a eu le moins de retour en terme de pouvoir d’achat" ces dernières années.

Hollande déshabille Pierre pour habiller Paul

Invité à prendre la mesure des ses engagements inconsidérés en faveur de l'Education et donc de dire en clair s’il envisage de réduire le nombre d’agents publics, le président de la République a réaffirmé son engagement de stabiliser les effectifs. "J’ai veillé à ce que tous les emplois qui sont créés dans l’Education nationale soient compensés par des non remplacements dans les autres administrations", a-t-il dit. 
Hollande s'aligne sur la politique de redéploiement de Nicolas Sarkozy, qui lors d'un déplacement en Lozère en juin 2011, s'était lui aussi engagé à "sanctuariser" le premier degré. Hollande minimise aujourd'hui l'économie due au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, en vigueur sous la présidence de son prédécesseur (sauf en partie dans l'Education nationale, la justice et la police), affirmant qu'elle ne rapportait que 500 millions sur un an, mais beaucoup plus sur 37 années cumulées. Alors que la crise dure et qu'en quatre ans, entre 2008 et 2012, Sarkozy avait renoncé à pourvoir 150.000 postes de fonctionnaires partis en retraite, est-il responsable de créer 7.000 postes dans l'Education à la rentrée 2013, et 13.000 nouveaux fonctionnaires par an ?
"Il s’agirait, si on voulait trouver les moyens de réduire substantiellement le déficit, de se séparer d’une fonction publique. Je ne l’accepterai pas, les Français pas davantage ".
<br>Les Français accepteront-ils que leurs enfants après eux supportent la charge de la dette publique entretenue par la majorité présidentielle
En leur nom !

dimanche 9 juin 2013

Changement socialiste: "Quand on vit plus longtemps, on peut travailler plus longtemps"

Après 2012: Touraine foule la doxa PS aux pieds

"Tout le monde devra participer" à l’effort

Mythe...
Hollande avait été élu sur la retraite à 60 ans...

Mais quand la ministre des Affaires sociales et de la Santé évoque la prochaine réforme des retraites,
la gauche se sent flouée. 
La ministre de Hollande est formelle, en effet, et la base éléctorale de Hollande en est toute retournée, au premier rang de laquelle, les fonctionnaires !

Touraine aligne d'insupportables éléments de langage
"La réforme des retraites ne peut pas être une réforme purement comptable. Il faudra proposer des mesures de justice et déquité. Nous savons [maintenant] que des efforts sont nécessaires, mais ils devront être partagés par tous. Et c’est cela une réforme juste"... 
Qu'est-ce qui manque à l'arsenal sémantique: et ça va passer dans l'opinion, ce foutage de gueule ? 
Faites chauffer la vaseline médiatique...

Quand on découvre qu'au PS, faire de la pédagogie signifie ré-éduquer

... et réalité !
Elle continue de défendre la piste de l'allongement de la durée de cotisation : "Quand on vit plus longtemps, on peut travailler plus longtemps. C’est une mesure plus juste que d’autres."

Dans son immense "bravitude", Touraine passe le mistigri aux partenaires sociaux

"Cette option sera sur la table de la concertation avec les partenaires sociaux, tout comme sera sur la table la situation des femmes, de ceux qui ont eu des métiers plus pénibles ou des carrières hachées"...


Marisol Touraine mobilise les anti-européens français

La ministre de Ayrault  estime en outre que "Bruxelles n’a pas à nous dicter le contenu de nos politiques".
Diviser pour régner, au détriment de l'idée européenne et de la paix sociale en France.