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mercredi 18 juin 2014

Hollande devra réduire de moitié ses créations de 60.000 postes dans l'Education nationale

Supprimer 30.000 fonctionnaires par an, un sur deux, c’est le voeu de la Cour des comptes

Après le remplacement d'un sur deuxla non-création d'un sur deux  
Hollande contraint de faire du Sarkozy
Les Sages de la rue de Cambon alertent sur les risques de dérives du déficit public, qui pourrait atteindre 4% en 2014
La Cour des comptes a rendu mardi son rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiquesSi elle veut réduire son déficit, la France va devoir réduire le salaire et le nombre de fonctionnaires, assurent les Sages de la rue Cambon. Ces experts recommandent donc de prendre le taureau par les cornes et de tailler dans le gras en supprimant 30.000 postes de fonctionnaires par an et de maintenir le gel du point d’indice. Objectif : réduire le poids d’un poste qui représente 23,2 % de la dépense publique et 13,3 % du PIB.

Les fonctionnaires à la diète ? 
Le socialiste Didier Migaud et ses collègues proposent de ne pas renouveler 30.000 postes de fonctionnaires partant à la retraite par an. Une diminution de 0,5% par an des 5,5 millions de fonctionnaires qui permettrait de dégager 850 millions d’économies supplémentaire par an. La Cour des comptes vise principalement les hôpitaux et les collectivités locales : 20.000 postes doivent disparaître, insiste l’institution. 
Les Sages préconisent aussi le non renouvellement d’un fonctionnaire sur trois partants à la retraite.

La cure d’amaigrissement concerne également l’Etat 

La Cour des comptes estime qu’il est possible de supprimer 10.000 postes dans les ministères en réduisant les effectifs  "non prioritaires", comme la Défense ou l’Economie, et en maintenant stable ceux des "prioritaires", comme l’Education, la Justice ou l’Intérieur. 

Travailler plus, gagner autant 
La Cour des comptes insiste par ailleurs sur la nécessité de continuer à geler le point d’indice considérant ce dernier comme "le levier budgétairement le plus efficace pour agir sur les dépenses de personnel". Toutefois, avec une inflation à seulement 0,5%, son efficacité tend à diminuer, précisent les Sages. Le gouvernement ayant besoin d’effets rapides sur les budgets, la Cour des comptes recommande "le gel temporaire des avancements" des agents publics, la suppression de certaines primes ou la diminution des heures supplémentaires.

La Cour des Comptes suggère également d’augmenter "la durée effective du travail dans les administrations". En effet, selon des études de l'institution, la durée effective du travail des fonctionnaires est inférieure à la durée légale. Elle propose donc "une augmentation du temps de travail effectif de 1 %, soit l'équivalent de la suppression de deux jours de congés, permettrait une économie pour l'ensemble de la fonction publique de 700 millions d'euros en réduisant les recrutements nécessaires". 
Les Sages préconisent également de rétablir "la journée de carence en cas de maladie" afin de réduire les absences dans la Fonction publique. L'abrogation du jour de carence, institué par la droite, ne date que de janvier 2014... 

Après les zigzags de Hollande, le retricotage de Valls ...

vendredi 26 juillet 2013

Lebranchu augmente certains fonctionnaires, à la charge des collectivités

Un fonctionnaire sur deux va être augmenté le 1er janvier, sans frais pour le gouvernement

Les agents de catégorie C auront bien droit à un geste salarial de Marylise Lebranchu,
a-t-elle annonçé aux syndicats, mais à moindre coût pour le gouvernement.

La ministre a confirmé que le gouvernement fera un geste salarial envers plus de deux millions de petits fonctionnaires (2,4 millions)les agents aux revenus les plus modestes, soit environ un fonctionnaire sur deux (47%), dès le 1er janvier 2014.
Selon le journal, les syndicats escomptent un relèvement de 200 à 300 euros par an, sous la forme d’une augmentation de 4 à 6 points d’indice, précise encore le quotidien Les Echos daté du vendredi 26 juillet.

"Foutage " de gueule
La ministre de Hollande ne règle pas les problèmes, du rapprochement des salaires entre privé et public, le gel du point d’indice pendant deux années consécutives jusqu'en 2014 et la hausse du SMIC n’ayant pas arrangé les choses. Cette question ne devrait d’ailleurs pas être abordée avant 2016...
La ministre de la Fonction publique avait déjà évoqué ce geste au micro de BFMTV, le 17 juillet dernier. "Il y a peu de gens dans le privé qui auraient accepté ce qu'ont accepté les fonctionnaires en terme de rémunération", avait-elle alors déclaré.

Une addition salée pour les collectivités

Le coût de cette mesure pourrait être inférieur à 200 millions d’euros pour l’Etat, indiquent Les Echos. 

En revanche, pour
les collectivités locales, qui comptent beaucoup d'agents de catégories C dans leurs effectifs (76%), la facture risque d’être plus salée. Elle pourrait s’élever à 600 millions d’euros.
Or, le mardi 12 février, le gouvernement a annoncé qu'il baissera de trois milliards d'euros les dotations aux collectivités locales, soit deux fois plus que prévu...

vendredi 28 juin 2013

Hollande refuse de l'admettre: les fonctionnaires sont sa variable d’ajustement budgétaire

Le président socialiste rejette les suggestions de la Cour des Comptes

Les fonctionnaires ne doivent pas être une "variable d’ajustement"
pour assainir les finances de la France
, a assuré le chef de l’Etat en réaction aux suggestions de la Cour des comptes.
Lors d’une conférence de presse ce vendredi après-midi à l’issue du Conseil européen de Bruxelles, le chef de l’Etat a déclaré qu’il " serait trop simple de penser qu’on peut régler le problème des finances publiques de notre pays avec la variable d’ajustement que seraient les fonctionnaires".

Dans son rapport publié jeudi, la juridiction présidée par le socialiste Didier Migaud ouvre des pistes pour trouver les 28 milliards d’économies nécessaires d’ici à 2015. Sans attendre passivement que la reprise de la croissance gagne l'Europe depuis les Etats-Unis, où certains observerait un frémissement.  
Côté dépenses, la Cour avance des propositions précises pour réaliser "l’effort particulièrement vigoureux exigé". Elle estime qu’il faut recourir à un " freinage à effet immédiat" : gel du point d’indice des fonctionnaires jusqu’en 2015, sous-indexation des prestations sociales, etc. 
La Cour ne voit pas comment éviter des mesures chocs pour la gauche : notamment la suppression de 10.000 postes de fonctionnaires, l’augmentation de 2 heures par semaine de la durée travaillée des agents publics. Les 37 heures sont un casus belli du côté syndical.

Engagement à stabiliser les effectifs

"Qu’est-ce que je demande aux fonctionnaires ? C’est de
ne pas avoir d’augmentation du point d’indice", a rappelé François Hollande qui minimise que ce sera 
la troisième année consécutive... "Cela a été déjà le cas en 2012 et en 2013. Il y aura des négociations qui vont s’ouvrir pour 2014", a-t-il souligné, sans promettre un éventuel rattrapage après cure d'amaigrissement. Selon son commentaire, "c’est un sacrifice important" qui revient à économiser près de 800 millions d’euros. "Les fonctionnaires ne sont pas exonérés de l’effort, bien au contraire", a-t-il insisté, tout en admettant -avec désinvolture- que "c’est sans doute la catégorie qui au travail a eu le moins de retour en terme de pouvoir d’achat" ces dernières années.

Hollande déshabille Pierre pour habiller Paul

Invité à prendre la mesure des ses engagements inconsidérés en faveur de l'Education et donc de dire en clair s’il envisage de réduire le nombre d’agents publics, le président de la République a réaffirmé son engagement de stabiliser les effectifs. "J’ai veillé à ce que tous les emplois qui sont créés dans l’Education nationale soient compensés par des non remplacements dans les autres administrations", a-t-il dit. 
Hollande s'aligne sur la politique de redéploiement de Nicolas Sarkozy, qui lors d'un déplacement en Lozère en juin 2011, s'était lui aussi engagé à "sanctuariser" le premier degré. Hollande minimise aujourd'hui l'économie due au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, en vigueur sous la présidence de son prédécesseur (sauf en partie dans l'Education nationale, la justice et la police), affirmant qu'elle ne rapportait que 500 millions sur un an, mais beaucoup plus sur 37 années cumulées. Alors que la crise dure et qu'en quatre ans, entre 2008 et 2012, Sarkozy avait renoncé à pourvoir 150.000 postes de fonctionnaires partis en retraite, est-il responsable de créer 7.000 postes dans l'Education à la rentrée 2013, et 13.000 nouveaux fonctionnaires par an ?
"Il s’agirait, si on voulait trouver les moyens de réduire substantiellement le déficit, de se séparer d’une fonction publique. Je ne l’accepterai pas, les Français pas davantage ".
<br>Les Français accepteront-ils que leurs enfants après eux supportent la charge de la dette publique entretenue par la majorité présidentielle
En leur nom !

mercredi 30 janvier 2013

Hollande installe un malaise chez les fonctionnaires

Une première journée d’action nationale du public, jeudi

Hollande a sacrifié 5 millions de fonctionnaires 


Ils ne veulent plus se laisser prendre 
par Hollande


Les serviteurs de l’Etat se rappelleront à son bon souvenir par des grèves et des manifestations lancées dans la fonction publique par la CGT, FSU et Solidaires. FO et la CFDT ne sont pas de la partie...

En mai, les deux tiers des salariés du public (ce qui inclut aussi les employés des entreprises publiques) ont voté pour le candidat de la gauche. Dans le déni de la crise et la haine du président sortant, Hollande promettait alors des " perspectives salariales " et la fin de la RGPP, cette fameuse révision générale des politiques publiques, synonyme sous Sarkozy du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Coup d'arrêt brutal des mesures démagogiques, passés la création symbolique d'un 1.000 de postes dans l’Education à la rentrée, le retour à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler jeunes et la suppression du licenciement pour cause de refus de mobilité quand le poste d’un agent est supprimé.

Du côté des effectifs, le compte n'y est pas

Après l'engagement de créer 65 000 postes durant le quinquennat, il y a les lendemains qui déchantent : les coupes drastiques programmées (Défense, malgré la guerre au Sahel, Finances, Ecologie…), quitte à proroger largement la règle du un sur deux tant fustigée ! Les socialistes critiques du quinquenat précédent tentent au pouvoir de tenir l’objectif d’une stabilisation du nombre de fonctionnaires. 

Les trois principaux points de friction opposant syndicats et gouvernement
François Hollande a promis des postes supplémentaires dans trois secteurs prioritaires : l’enseignement, la sécurité et la justice. Comment les irresponsables, prêts hier à tout pour tromper l'électorat, pourraient-ils maintenant financer ces embauches en période de réductions budgétaires obligées ? Toute création de poste est gagée par… la suppression d’un emploi dans d’autres administrations.

Lesquelles? Dans les ministères non prioritaires, telles la Défense ou les Finances. Au total, 12.298 postes vont disparaître cette année. 
Entre les créations et les suppressions de postes, il y aura donc 2317 fonctionnaires d’Etat en moins. La gauche poursuit la cure d’amaigrissement engagée par la droite. " Dans certains ministères, on ne remplace pas deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite. C’est plus que sous Sarkozy ! " s’agace Jean-Marc Canon, des fonctionnaires CGT.
Mais comment le candidat Hollande a-t-il osé faire miroiter des promesses qu'il savait impossibles à satisfaire ?


Les rémunérations 

Du côté des rémunérations, c’est toujours le gel polaire. Pour coller à l’évolution du SMIC (+ 0,3% en janvier), le gouvernement vient de remonter 4,60 € brut par mois le traitement minimum que touchent les agents les moins bien payés. Une aumône que les syndicats jugent humiliante. 

Car le point d’indice, lui, reste inchangéServant de base de calcul à la rémunération des agents, cet indicateur est inchangé depuis 2011. 
Une hausse de 1% se traduirait e effet par un coût de 700 M€ pour l’Etat… Impossible si le gouvernement veut maîtriser la masse salariale et réduire les déficits.
Les fonctionnaires réalisent que le candidat Hollande les a froidement trompés en toute connaissance de cause.

Les congés maladie 

Lorsqu’un fonctionnaire tombe malade, son premier jour de congé maladie n’est plus indemnisé. Voté sous Sarkozy sous la pression de la crise et entré en application le 1er janvier 2012, pour aligner le public sur le privé, ce jour de carence reste en travers de la gorge de nombre d’agents. " Les députés de gauche n’avaient pas de mots assez durs pour décrier la mesure. Aujourd’hui, on n’entend plus la gauche au pouvoir sur cette question ", gronde Jean-Marc Canon, de la CGT. 
La "gauche sociale" n'est pas à la hauteur des espoirs suscités
Le cégétiste n'est pas tendre qui insiste sur la déception: " Le jour de carence cristallise toute la déception des fonctionnaires par rapport à ce gouvernement de gauche. " 


A la CFDT, le politique prime sur le social:  Brigitte Jumel se place du côté du manche et justifie le retrait des promesses de l'exécutif: " Marylise Lebranchu tergiverse beaucoup sur ce sujet car cela coûterait 200 M€ et cela aurait des conséquences politiques importantes ". 

Contacté à plusieurs reprises afin de connaître les évolutions à attendre sur ce dossier, le ministère de la Fonction publique reste évasif, car " ces sujets font l’objet de réunions régulières dans le cadre de l’agenda social avec les organisations syndicales ".

A l'agenda, le rendez-vous  de demain est dans la rue.