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vendredi 20 mars 2015

Départementales : voter pour des candidats qui ignorent quelles seront leurs compétences

Les candidats et les électeurs sont merveilleux !

Si l'Etat-PS est crasse, les Français seront-ils de super-républicains ?...

Les formations politiques jouent toutes à colin-maillard
Définies dans le cadre de la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) -toujours en cours d'examen par le Parlement-, les compétences définitives des conseillers départementaux ne seront connues qu'après les élections départementales. Alliés du pouvoir, les écologistes avouent sans honte que les électeurs sont envoyés aux urnes sans savoir quels pouvoirs ils confèrent aux candidats, qui eux-mêmes aspirent - en confiance et sans ambition aveugles - à des fonctions floues, comme il se doit avec Hollande...

Quelle formation arrivera 3e ?
"Proposer des éléments programmatiques à défendre à l'occasion [des prochaines élections] n'a pas été simple: les débats parlementaires sur les compétences de ces départements ne devraient pas être terminés… avant les élections départementales !", confesse, non sans candeur, la préface d'un document interne d'Europe-Écologie les Verts. L'adoption du projet de loi portant sur la NOTRe en première lecture à l'Assemblée nationale permet certes de défricher le sujet, mais le texte doit encore passer en deuxième lecture au Sénat, un parcours législatif qui ne sera pas achevé avant la fin du scrutin. "On ne sait même pas quelles seront les compétences des futurs conseils départementaux qui seront élus à la fin du mois", gronde le patron des députés communistes, André Chassaigne. Le Front de gauche présente néanmoins des candidats.


La peau de chagrin des conseils départementaux

"Contrairement aux déclarations martiales de 2014, les départements ne seront ni dissous ni dévitalisés", s'est satisfait Jean-Luc Laurent, député du Mouvement républicain et citoyen. En effet, la mouture de la loi NOTRe adoptée en 1ère lecture par la majorité parlementaire répartit les compétences entre collectivités territoriales et confirme le maintien du conseil départemental. Cet échelon administratif devait initialement disparaître d'ici 2020 dans le cadre de la réforme territoriale, pour favoriser le transfert de compétences aux régions et simplifier le mille-feuille administratif, mais la porteuse du dossier, Marilyse Lebranchu,  a abandonné en route une partie de la charge.

La forêt des ombres recouvre l'arbre des possibles

Le département conserverait la gestion des routes, des collèges et de l'aide sociale. Les conseillers départementaux devraient donc conserver leurs prérogatives sur la gestion de l'aide sociale, la responsabilité des collèges ou encore l'entretien des routes. 
Mais la fameuse "clause générale de compétence" disparaît avec la prérogative de l'assemblée départementale sur la gestion des transports scolaires. Elle protégeait le département contre les empiétements de l'État et des autres collectivités et lui permettait d'intervenir hors de ses champs d'attribution. Sa suppression prive notamment les conseillers départementaux de leur emprise sur les aides aux entreprises.

Reste à savoir comment les sénateurs, qui ont adopté le texte en première lecture après modifications, s'approprieront cette nouvelle version du texte. Le président du groupe UMP au Sénat, Bruno Retailleau, a souligné mardi que la nouvelle organisation des compétences entre collectivités locales est "marquée par les contradictions et les incohérences".

Et c'est l'Etat-PS quiaccuse l'opposition républicaine de faire monter le FN...

mardi 23 septembre 2014

Le volailler Tilly-Sabco a du plomb dans l'aile

Dans le Finistère, le volailler Tilly-Sabco a été mis en cessation de paiement

Le ministre Montebourg est parti laissant les salariés sur le carreau
Entouré de Bricq, Le Foll, Garot et Lebranchu, élus Bretons,
Ayrault, ex-député-maire de Nantes, avait fait
 la promesse solennelle d'une aide de 15 millions d'euros
en soutien aux entreprises agroalimentaires de la région 
(Matignon, le 16 octobre 2013)
Alors que le redresseur improductif est allé sous d'autres cieux roucouler avec Aurélie Filippetti, autre ministre déterminée, les quelques 340 salariés de l'abattoir breton Tilly-Sabco sont effondrés. A l'issue d'un Comité central d'entreprise qui se déroulait ce lundi matin au siège de l'entreprise à Guerlesquin (Finistère), le PDG du volailler en difficulté, Daniel Sauvaget, a annoncé qu'il est "contraint d'effectuer une déclaration de cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Brest".
"Compte tenu que nous n'avons pas pu conduire à son terme le plan de continuation en cours, (j'ai indiqué) que nous passerions directement en procédure de liquidation et que je sollicitais du tribunal de Commerce de Brest une poursuite d'activité pour permettre l'émergence de projets de reprise les plus aboutis qui permettent de sauver le maximum d'emplois sur le site", a-t-il ajouté. 
Daniel Sauvaget a toutefois précisé dans un communiqué qu'il sollicite une poursuite d'activité "grâce au soutien de son principal client saoudien, le groupe Abbar". En plus des 340 employés, le volailler génère un millier d'emplois induits.
La colère des salariés

"On nous a annoncé le dépôt de bilan. Où aller chercher du boulot maintenant puisqu'il n'y en a plus ici ?", lâche, en larmes, Didier Coant, 55 ans, au sortir de la réunion. Depuis 20 ans chez Tilly, dernièrement au "quai d'accrochage", cet ouvrier dont la mère a fait toute sa carrière chez Tilly est effondré. "Si nous on ferme, tous les commerces environnants vont en pâtir. J'aurais aimé finir ma carrière dignement. C'est pas facile à 55 ans".
"J'aurais aimé finir en beauté et pas comme ça, dit aussi Jean-Yves, un éleveur travaillant exclusivement pour Tilly et qui craint lui aussi le dépôt de bilan. 
"Notre travail, c'est toute notre vie. On n'a pas de perspectives, mais vous savez, quand on pousse les gens à bout, vous voyez ce que ça donne", menace Corinne Nicole, la déléguée CGT du groupe, évoquant sans le dire la violente manifestation des producteurs de légumes dans la ville voisine de Morlaix vendredi soir. (lien PaSiDupes)

Si ça ferme, "qu'est ce qui nous restera ? On n'a que ça. Que voulez-vous qu'on fasse? Forcément qu'on va se battre, on va aller jusqu'au bout, on n'a plus rien à perdre. A force on va tous sortir les crocs", assure Jean-Paul Mazé, éleveur finistérien pour Tilly.
Tilly-Sabco en difficulté depuis 2013

Les difficultés de Tilly-Sabco, dont 80% de la production était destinée au Moyen-Orient, principalement à la péninsule arabique, remontent à la suppression en 2013 des aides européennes à l'exportation pour les poulets congelés (les restitutions), qui soutenaient la filière à hauteur de 55 millions d'euros par an. Les deux groupes français Doux - lui-même touché ces deux dernières années par de graves difficultés - et Tilly-Sabco, étaient les derniers en Europe à toucher ces subventions, qui leur permettaient de supporter le différentiel de compétitivité avec le Brésil, leur principal concurrent.

Malgré les 15 millions d'euros d'aide étatique dégagés par la France fin 2013 en faveur de la filière, les difficultés de Tilly ont pris un tour critique cet été quand Nutréa (filiale de la coopérative bretonne Triskalia), principal fournisseur de poussins pour les éleveurs qui envoient leurs poulets à l'abattoir Tilly-Sabco, a cessé de les livrer, faute d'assurances de paiement, compte tenu des difficultés de la filière. Finalement, Tilly-Sabco a pu maintenir une activité réduite en septembre grâce à l'apport de 450 000 poulets par semaine à l'abattoir, soit deux jours de travail hebdomadaires, selon le syndicat CGT.



C'est donc un nouveau coup dur pour l'agroalimentaire breton. Après la liquidation judiciaire de l'abattoir du groupe Doux dans le Morbihan, le volailler Tilly-Sabco, deuxième exportateur de poulets français, avait annoncé en octobre 2013 qu'il devait suspendre sa production de poulets destinés à l'exportation, soit 90 % de son activité, à compter du 4 janvier 2014.

Le 18 juillet 2013,
Bruxelles avait décidé de supprimer les aides à l'exportation (les "restitutions") pour les petits poulets congelés, dont la France restait quasiment la seule bénéficiaire, en premier lieu les groupes Doux et Tilly-Sabco. Ces aides permettaient notamment aux poulets européens de concurrencer les volailles brésiliennes sur la scène internationale. Tilly-Sabco avait alors engagé une procédure en référé pour s'opposer à cette décision. Le groupe a été débouté en septembre.
Tilly-Sabco a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 136 millions d'euros -principalement au Moyen-Orient- et emploie 340 personnes.
Le gouvernement travaille à "maintenir l'activité", assurait Garot
Le gouvernement s'efforce de trouver des solutions pour maintenir l'activité de Tilly-Sabco, avait clamé fin octobre 2013 le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot (PS), en l'absence du ministre de l'Agriculture toujours occupé ailleurs: depuis que ce n'est plus au fonctionnement du cabinet fantôme de Hollande, c'est à sa propagande sur tous les media hexagonaux. "Nous sommes prêts à intervenir sur la base des propositions et demandes précises qu'elle voudra bien nous transmettre", avait-il promis, précisant avoir reçu à plusieurs reprises en  à tête son PDG Daniel Sauvaget.
"Les 15 millions d'euros du plan Bretagne sont notamment destinés à soutenir la filière avicole et les abattoirs", avait-il rappelé. Que reste-t-il de ces 15 millions que les contribuables ont versé au pot ?...


La Bretagne avait placé François Hollande nettement en tête du premier tour de la présidentielle de 2012, avec 31,7% des voix, loin devant Nicolas Sarkozy (25,6%) et Marine Le Pen (13,2%).

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault comptait quatre Bretons : Jean-Yves Le Drian à la Défense, Marylise Lebranchu à la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, Stéphane Le Foll né au Mans mais fils d'un instituteur breton des Monts d'Arrée, à l'Agriculture, et Benoît Hamon à l'Économie.
En avril 2014, le gouvernement Valls comportait encore quatre Bretons, pour changer: Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Le Brestois d'origine Benoît Hamon était passé au ministère de l'Education, Marylise Lebranchu conservait son ministère de la Décentralisation et de la Fonction publique et S. Le Foll était tellement bon qu'il était maintenu à l'Agriculture...
Les députés PS du Finistère sont Jean-Jacques Urvoas (Quimper) et Marilyse Lebranchu députée pour la circonscription de ...Morlaix et de ...Guerlesquin (1997-2012), une intime de la Ch'tite Aubry et donc se réclamant de la "gauche sociale"...

jeudi 29 mai 2014

2,2 millions de fonctionnaires bénéficieront d'une baisse des cotisations salariales

Pour faire mieux passer sa réforme, Marylise Lebranchu graisse la patte des fonctionnaires

La ministre de l'austère Valls annonce un nouveau coup de piston en direction de la fonction publique

Une proche de Martine Aubry
creuse la dette publique
La ministre de la Décentralisation, Marylise Lebranchu, a annoncé la baisse des cotisations salariales pour 2,2 millions d’agents de la fonction publique. On ne fait pas mieux pour stimuler le zèle réformateur des fonctionnaires progressistes.

Le gouvernement plie devant des manifestants

Ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, Marylise Lebranchu a annoncé mercredi 28 mai un allègement dégressif des cotisations salariales pour les agents de la fonction publique payés entre 1 et 1,5 fois le SMIC, en plus de la sécurité de l'emploi. 

Ce cadeau aux frais de la collectivité fait suite à la mobilisation de plusieurs dizaines de milliers de fonctionnaires qui ont revendiqué, le 15 mai, la levée du gel de leur salaire.

Le financement de cette dépense publique reste flou 
Cette revalorisation des revenus des agents viendra alourdir la prochaine loi de finances rectificatives, et son application à partir du 1er janvier 2015 ne manquera pas d'accroître la dette publique à rembourser par la génération à venir. Elle doit être présentée en Conseil des ministres le 18 juin.

Selon les syndicats acteurs de cet accroissement de la dépense publique, cette hausse devrait produire une augmentation des salaires de 50 à 588 euros par an.

Lebranchu vient en outre d'autoriser la création de 31.000 postes de fonctionnaires territoriaux... Lien PaSiDupes
Elle est conviée au dîner entre femmes ministres offert par Ségolène Royal, ce soir. Lien PaSiDupes

 

mercredi 28 mai 2014

Ségolène Royal organise un dîner de ...copines ministres !

Les Ségollande ne connaissent ni l'austérité, ni la décence

La ministre de l'Ecologie reçoit ce mercredi soir ses collègues ministres pour un dîner "convivial" entre femmes


S. Royal n'invite pas à son domicile.  
Elle recycle l'idée de Martine Aubry qui initia cette tradition féministe au printemps 1998 et aux frais de la République, quand la croissance n'était pas un aussi lourd souci pour les travailleuses. Alors en charge des Affaires sociales, elle réunissait les femmes de l'équipe Jospin. Peut-être payait-elle en revanche ses billets SNCF... Lien

Royal n'invite pas des défavorisées
La radicale Christiane Taubira, l'aubryste Marylise Lebranchu, Najat Vallaud-Belkacem,  Aurélie Filippetti et les millionnaires Marisol Touraine et George Pau-Langevin jugent équitable et décent de se faire régaler dans les salons du boulevard Saint Germain lors d'un dîner convivial sans ordre du jour particulier,"  sans aucune raison républicaine et "juste", donc. 
"On évitera de parler de travail", a  même décidé Ségolène Royal qui promet un "moment sympathique et détendu", ce qu'on peine à imaginer, vu le contentieux de la battue de 2007 avec la plupart: elle s'interdit de casser un os de la ministre de la Culture et de sucer la moelle du tweet par lequel Filippetti la met en cause.

L'ex-concubine de Hollande va donc mieux
C'était elle qui, il y a seulement trois jours,  déplorait qu' "un électeur sur quatre a[it] voté pour un parti violemment anti-européen". 
Pourvu que l'appétit lui revienne avant ce soir.

"Ça ne sert à rien", la retoque une invitée...



S. Royal se prend-elle pour la première dame ?
C'est la ministre guyanaise qui lui a glissé cette peau de banane. "L'idée m'est venue en discutant avec Christiane Taubira des attaques dont elle fait l'objet", se justifie Ségolène Royal, sensible à leur impopularité commune, mais inconsciente du traquenard dans lequel la garde des Sceaux l'a attirée. 

Seule Sylvia Pinel marquera son indignation par son absence
Les participantes s'engagent à organiser le rendez-vous  successivement et à intervalles réguliers, ce qui n'est pas du goût de S. Pinel, selon Le Parisien.

Quant aux secrétaires d'État, elles n'ont pas été invitées par l'ancienne candidate à l'élection présidentielle. Elles devraient l'être ultérieurement, car on ne mélange pas les torchons et les serviettes.

Peut-on imaginer que Cazeneuve invite les ministres machos à dîner entre mecs ?


mercredi 18 décembre 2013

Intégration : en mentant, Hollande nous manque de respect

Hollande substitue le mouvement associatif aux élus 

François Hollande a botté en touche 

face à la polémique suscitée par les rapports sur la politique d’intégration

Il affirme que ces propositions, révélés en exclusivité par Valeurs actuelles dès le 5 décembre , ne reflétent "pas du tout la position du gouvernement".

Valeurs Actuelles apporte la preuve de ses mensonges

Le locataire de l'Elysée a juste encore un trou de mémoire

Il a oublié que ce travail a été mené sous la tutelle de plusieurs ministères, qu’une des lettres de mission a été signée, le 5 août dernier, par… Manuel Valls et Marylise Lebranchu, et que Jean-Marc Ayrault lui-même avait confirmé sa "volonté de construire une nouvelle approche de la politique d’intégration en conformité avec les préconisations du rapport Tuot ".

Combien d'élus de la nation ?
Tous membres d'associations. Un rapide survol des personnalités ayant travaillé à ces rapports ou ayant été auditionnées permet d’ailleurs d’écarter définitivement la piste de l’ "accident" :

de Jacqueline Costa-Lascoux, qui trouva la charte de la laïcité de V. Peillon "une démarche très positive", est ex-présidente de la Ligue de l’enseignement, bras militant de l’action du Ministère de l’Éducation nationale, soutenue par la FCPE et confédération d'associations françaises d'éducation populaire et laïque qui participa avec le SNI (Syndicat national des instituteurs devenu SNU-ipp) à la création du Cartel d’action laïque (les CAL) et qui agglomère toujours une nébuleuse de réseaux sportifs (UFOLEP) ou culturels (Anacej ou Animafac) autour de la jeunesse (CISP) ;

à Salah Amokrane, coordonnateur de l’association Tackticollectif et fondateur du parti de gauche Motivé-e-s, mouvement de gauche alternative fondé en 2001 à Toulouse autour des musiciens du groupe Zebda;

en passant par Jamel Oubechou, ancien conseiller d’Hubert Védrine, président de l’association Génériques, association spécialisée dans l’histoire et la mémoire de l’immigration en France et en Europe et président de l’Institut des cultures d’islam, installé à la Goutte d'Or, qui a pour ambition de faire émerger à Paris un lieu dédié à la création et la diffusion des cultures contemporaines en lien avec le monde musulman,

ou Bruno Laforesterie, président de l’association Hip-Hop Citoyens, ancien directeur de la radio Générations et ancien conseiller de Hollande, tous, ou presque, sont issus des milieux associatif, universitaire, droit-de-l’hommiste, culturel… 

Ce "peuple de gauche" défini par le think tank Terra Nova.

Hollande avait promis de favoriser le mouvement associatif
Mais au point de le substituer au Parlement, est-ce républicain et constitutionnel ?


samedi 2 novembre 2013

Manifestation de Quimper: quand Lebranchu fait monter la pression

L'équivoque Lebranchu "espère qu'il n'y aura pas de violences"...

Lebranchu canalise mal
son trop-plein de haine
Elle comptait que la suspension de l'écotaxe suffirait à stopper la révolte bretonne. 

De dépit, la ministre de la Réforme de l'Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique , une proche de la Ch'tite Martine Brochen-Aubry, est passée en mode "gare à la casse" et joue la carte de la peur. 

Marylise Lebranchu répondait aux questions de Jean-Pierre Elkabach, sur Europe 1:

Vous êtes ministre et élue bretonne. Que dites-vous aux manifestants qui vont défiler demain à Quimper malgré la suspension de l'écotaxe? 
Je pensais que cette manifestation n'aurait plus lieu, parce qu'elle suivait celle de Pont de Buis, où on disait écotaxe, écotaxe. Il n'y a plus de sujet pour l'instant [Christian Troadec, maire de Carhaix, un des initiateurs de la manifestation du 2 novembre, déclarait pourtant: l'écotaxe "reste le problème de l’emploi en Bretagne"]. Il faudrait se mettre autour de la table pour savoir ce qu'on va faire maintenant , en terme de plan d'avenir pour la Bretagne , que le Premier Ministre a annoncé pour le 15 décembre, de soutien à l'industrie agroalimentaire qui a des sinistres, et pour laquelle il faudrait penser reconversion industrielle. Je vois que des syndicats appellent à une autre manifestation ailleurs. J'espère surtout qu'il n'y aura pas de violences.

Il y a des craintes de débordements du côté du ministère de l'Intérieur. Vous aussi, vous craignez ce genre d'événements?

On me dit la même chose. Globalement, on a des retours nous disant qu'un certain nombre de groupes sont déjà sur place, et ont l'intention de faire de cette manifestation quelque chose d'un peu plus violent qu’on ne pourrait malheureusement l'espérer. On nous a parlé de groupe mariage pour tous [Manif pour Tous?], extrêmes, etc. J'espère que ceux qui ont appelé à la manifestation, et ils ne sont plus très nombreux maintenant [30.000] puisqu'il y a une sorte de contremanifestation à Carhaix [600 manifestants auprès de Jean-Luc Mélenchon, selon la préfecture], j'espère qu'ils sauront éviter et prévenir si jamais ce genre de groupe présent à Quimper [ceux de Carhaix, syndicats (CGT , Solidaires et FSU) et partis politiques de gauche radicale (Front de gauche, NPA, EELV, dont Pascal Durand ou le député européen Yannick Jadot, ex-Greenpeace) ne sont pas stigmatisés] faisait autre chose que manifester. 

Vous aussi, vous appelez au calme?

J'ai toujours appelé au calme ! Je n'ai jamais cru que la violence pouvait régler quoique ce soit dans une démocratie [pour ce gouvernement, toute manifestation est désormais une violence]. Je pense que quand on casse beaucoup [un a priori douteux], et qu'il y a de grosses factures d'argent public derrière, car il faut réparer, on perd aussi des possibilités de subventions. [Lebranchu exploite le postulat selon lequel tout manifestant est violent] De plus, la violence n'est pas un acte politique. [Si les opposants sont violents a priori, et si on applique le théorème de Lebranchu, leur manifestation n'est donc ni politique ni hostile au pouvoir. CQFD?]

Hier, Tilly Sabco a annoncé qu'il va arrêter d'exporter du poulet vers l'étranger. Il y a 1.000 emplois en jeu à court terme, selon la direction. Elle appelle le gouvernement à la rescousse. Que pouvez-vous faire pour Tilly Sabco? 
Sur ce dossier, il s'agit de ma plus grande incompréhension. Il s'agit d'exporter du poulet, essentiellement vers le Moyen et le Proche Orient. Il y avait ce qu'on appelle les restitutions, c'est-à-dire une subvention à l'exportation pour se battre qui était versée par l'Europe. On savait tous depuis longtemps que cette subvention allait s'arrêter, parce que c'est de l'argent européen, donc public, donné à des entrepreneurs. Depuis des semaines, il y avait des discussions avec le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, et Guillaume Garrot. Une enveloppe est à disposition [montant?] aide publique interdite par l'U-E...; il faut savoir comment aider cette entreprise en respectant les règles de la concurrence. Bref, j'avoue que sur ce point particulier, je ne comprends pas ce qui s'est passé hier dans cette entreprise.[Lebranchu parle sans savoir et se mélange les pattes de poule pondeuse en batterie]


Vous pensez qu'il y a une part de responsabilité de la direction?
 

Je suis une femme politique, il y a en face de moi un chef d'entreprise que je respecte, je pense [restriction d'une fielleuse] qu'il respecte aussi les politiques. Je ne comprends pas, il y a une incompréhension compte tenu de tout ce qui a d'ores et déjà été proposé, et naturellement, il faut bien réfléchir pour éviter d'être appelé à rembourser des aides publiques au titre de la concurrence.


Hier, on a vu les images du démontage du portique de Pont de Buis, le dernier portique encore debout dans le Finistère. N'est-ce pas un signal désastreux, une sorte de capitulation?

Il y a deux choses dans cette affaire. D'une part, la taxe sur les poids-lourds: il y a bien longtemps que tout le monde pense qu'il faut la faire [novembre 2019, le Parlement de droite vote l'instauration d'une taxe carbone à compter de 2010], pour des raisons d'écologie, mais aussi pour des raisons fortes, on a envie de transporter autrement, le transport ferroviaire... Il y aura toujours des camions en Bretagne en revanche, car c'est une péninsule. [Ce n'est pas non plus la Corse!] Il y a plusieurs volets. Il y a le volet Ecomouv, ce contrat qui a été passé entre l'ancien gouvernement et l'entreprise, et dont on ne voulait pas vraiment parler, car c'est toujours délicat de dire "C'est la faute des autres".


Mais pourquoi le découvre-t-on maintenant?
 

Non, on ne le découvre pas. Mais fallait-il monter, comme ça, devant des micros de radio, pour dire "Ils ont signé un contrat" [on le dit sans le dire, en faisant parler d'autres: c'est la méhode "sale mec" pratiquée par Hollande]. Est-ce que c'est la peine de mettre toujours en cause ceux qui ont travaillé avant. On a essayé de ne pas trop le faire. [sic! Plus faux-cul, tu meurs. En même temps, c'est délicat, après 18 mois de pouvoir sans partage].

C'est ce qu'a dit le ministre Le Foll... On finit par le dire, parce qu'il y a 800 millions d'euros de dédits si on ne fait pas cette écotaxe. Il y a des portiques, notamment en Bretagne, dont je pense qu'ils ne servent pas à grand-chose, parce qu'il y a des échangeurs tous les 2 kilomètres et demi, ce n'est pas une autoroute, c'est une 4 voies. Je pense qu'il y avait d'autres moyens à mettre en place si cette écotaxe voyait le jour. C'est vrai qu'on a été emprisonnés dans un contrat partenariat public-privé, qui coûte trop cher à la France. [Au final, ce n'est pas si difficile de dire "C'est la faute des autres"...]


N'aurait-on pas pu éviter toutes ces tensions en anticipant le malaise? Le gouvernement n'a-t-il pas fait semblant de ne pas voir?
 
On ne peut pas dire ça, car il y avait déjà un "rabais" de 50% pour la Bretagne [consenti par le pouvoir précédent], on avait exclu les camions laitiers, qui vont ramasser le lait, on s'était posé la question des transports infrarégionaux [outre les transports fluvial et maritime]. Donc, il y avait quand même beaucoup de dossiers en cours de proposition. Et le vendredi avant la manifestation qui a été brutale et violente, l'ensemble des acteurs économiques et l'UMP ont décidé de ne pas siéger à cette concertation qu'ouvrait le préfet de région au nom du Premier Ministre. Je trouve que ça, ce n'est pas bien [pour Lebranchu, l'un UDI présent compte pour du beurre breton]. Dans la mesure où on continue à concerter, choisir des chaises vides et aller dans la rue, ça n'a jamais réglé les problèmes. Le Premier Ministre a pris une décision courageuse, qui est de dire "J'ajourne, je suspends, car je n'arrive pas à négocier. Je suis un responsable politique qui prend effectivement ce risque de suspendre et d'avoir ces 800 millions d'euros à payer, même si je ne l'espère pas."

Il y a un risque pour ces 800 millions?
 
Il y a un risque pour les deux premiers mois, car il y a un risque de mise en place. Mais ce n'est pas l'essentiel. L'essentiel, c'est : comment se fait-il que des gens responsables désertent des tables de négociations pour aller dans la rue. Il y avait un député UMP en tête de manifestation. Il n'avait pas voté l'écotaxe, mais il avait voté le budget, le PPP,... Bref ! Il y a quelque chose qui ne va pas dans cette attitude. Et j'espère que, maintenant qu'il y a eu ce grand geste de la part du Premier Ministre, il y aura de l'autre côté de la responsabilité.

Le gouvernement essaie de gagner du temps...
 
On essaie de négocier une sortie heureuse pour tout le monde, et économiquement fiable.

Le gouvernement recule sur la taxation de l'épargne, il gère comme il peut le dossier Leonarda, ... Quand on est ministre de la Fonction publique, et qu'on doit porter une réforme importante sur le statut des fonctionnaires, est ce qu'on se sent suffisamment forte et soutenue?
 
Oui, sinon, je n'aurais pas déposé le projet de loi sur la réécriture du statut, pour rendre leur dignité aux fonctionnaires, qui ont souvent été maltraités, et qui étaient sortis un peu blessés d'un certain nombre de discours qui avaient été tenus, pour travailler avec eux sur l'efficience de l'action publique [ce n'est déjà plus "délicat de dire "C'est la faute des autres"], et puis pour avoir ce texte sur la déontologie, sur les conflits d'intérêts, et sur le droit d'alerte. Parce que nos lanceurs d'alerte sont importants. On a vu un certain nombre d'affaires dans lesquelles nos fonctionnaires lanceurs d'alerte pourraient arrêter plus vite les choses, je pense notamment à la fraude fiscale [les quartiers font monter dans les tours !] et à d'autres sujets. Je me sens soutenue parce que j'ai une feuille de route qui est claire de la part du Premier Ministre et du Président de la République [à la différence de ses collègues désavoués?]. Je n'ai pas de souci : c'est une action publique au XXIe siècle, qui soit juste, efficace, forte. 


Dans d'autres dossiers, la feuille de route était claire, mais au dernier moment, François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont reculé. Est-ce que vous ne vous dites pas : "S'il y a des manifestations de fonctionnaires, je ne serai pas soutenue et je n'y arriverai pas" ?
Je retourne la question : qu'aurait-on dit si un Premier Ministre, en accord avec le Président de la République, les parlementaires socialistes et les ministres bretons, s'était entêtés en disant "Je ne veux pas entendre parler d'ajournement ni de discussions". On aurait dit quoi? Qu'il n'était pas responsable... Je pense que ça a été un geste de responsabilité, pas un geste de recul. Et malheureusement, quand on a hérité de cette taxe... Je le rappelle quand même, parce que la critique est aisée, que la mesure a été signée le 4 mai 2012, et publiée le 6 mai 2012, pour un contrat préparé en octobre 2011. Je pense que ceux qui ont fait ça doivent faire preuve de solidarité, ils sont responsables... [Lebranchu est tranquille. Si l'exécutif abandonne son projet de statut en rase campagne bretonne, ce sera aussi un geste de responsabilité du gouvernement  et non pas un geste de recul...]

Vous attaquez la droite ce matin...
Non, je n’attaque pas que la droite… (Elle se reprend.) Oui, vous avez raison. Pas la peine de faire de la langue de bois. Mais faire preuve de responsabilité... Parce qu'appeler à des manifestations quand le Premier ministre a déjà ouvert la porte des négociations, je ne suis pas sûre que ce soit une responsabilité assumée.

Mais qui visez-vous précisément?
Je vous parlais des parlementaires UMP bretons, qui ont claqué la porte du Préfet de Région, ce n'est pas très républicain ! Je salue à côté de cela le député Benoit qui est venu  [une note est parvenue à  Lebranchu pour rectifier l'injustice] et qui était le seul député ayant soutenu l'ancienne majorité à la table ronde que le Premier Ministre a tenu à faire avec tous les parlementaires bretons. [Bilan?] [Lebranchu fait l'impasse sur la cacophonie au gouvernement qui met l'UMP dans l'embarras: le ministre de l'Agriculture et chef du "Cabinet noir" de harcèlement de Sarkozy, Stéphane Le Foll, avait pourtant estimé sur i>TÉLÉ que l’on ne pouvait "pas revenir un arrière"].

Est-ce que comme Marine Le Pen, vous avez été troublée par les images des otages à leur descente d'avion? 
J'ai été très émue comme beaucoup de gens.[politique de l'émotion] Je suis troublée par les propos de Marine Le Pen. Je trouve qu'il y a là quelque chose de terrible, parce que j'aurais attendu d'une responsable politique qu'elle parle du père de celui qui a été tuéet qui ne reviendra jamais [Philippe Verdon, novembre 2011], du fait qu'être enfermé 3 ans, c'est quelque chose de terrifiant, de terrible, de très lourd.  Je pense que quand il y a des otages emprisonnés, c'est une partie de la France qui est emprisonnée.[Que ne parle-t-elle du père de Diane Lazarevic, Serge, qui est toujours détenu dans le désert malien?]. Et je pense qu'au nom de cette République, on n'a pas le droit à ce commentaire. [Hollande a-t-il joué un quelconque rôle positif dans cette libération ?]


Mais sur les images, les otages n'ont pas l'air complètement à l'aise face aux caméras [pas même souriants et heureux de leur libération, pour deux d'entre eux]. Est ce qu'on n'aurait pas mieux fait de leur épargner cette scène-là? Auriez-vous accepté de ne pas être présent avec vos équipes sur le lieu de l'arrivée?

Je pense que ce n'est pas de notre responsabilité... Vous avez raison. C'était compliqué, c'est toujours compliqué, entre ce qu'on doit aux citoyens, dire "Je suis revenu et je remercie la République et tous les gens qui ont soutenu", et l'extrême difficulté de s'exprimer. C'était un moment extrêmement dur, et j'ai trouvé qu'il y avait quelque chose de profondément humain, émouvant sur ces personnes qui n'étaient libres que depuis quelques heures. C'est vrai qu'on rêve d'un retour dans le silence, et dans le silence familial.

Vous êtes proche de Martine Aubry. Est-ce que vous vous dites qu'elle manque au gouvernement en ce moment, en ces temps troublés?
 
Quand on est responsable politique, on ne passe pas son temps à se demander ce qu'on pourrait faire autrement que ce qu'on fait en ce moment. Je pense qu'il faut être complètement engagé dans ce qu'on est en train de faire. C'est très difficile, et franchement, si je m'amusais à ça, je ne serais peut-être pas digne du poste qu'on m'a confié.

Elle ne parle pas de ça en ce moment?
 
Quand nous nous téléphonons, ce n'est pas à ce sujet. Elle est solidaire, je le sais, des difficultés que nous traversons. Elle en a aussi dans sa ville, beaucoup. [Si elle était battue aux municipales de 2014, que deviendrait celle qui n'est pas même députée: ministre, sans aucun mandat électif ?... C'est le non-cumul poussé jusqu'à l'absurde].


vendredi 20 septembre 2013

Les "ringards" du Sénat se rebellent contre Lebranchu, Valls et Public Sénat

Les papys bravent la répression et chahutent Valls

Vives tensions autour de la création d'une métropole marseillaise
Les élus à majorité socialistes qui refusent de mutualiser leurs ressources sont presque tous opposés à la loi, à l'exception du sénateur-maire Jean-Claude Gaudin: 109 contre 119 d’entre eux, sont opposés à cette réforme.
C’est dans ce contexte que Roland Povinelli, 72 ans, sénateur PS des Bouches-du-Rhône (Allauch), qui a  sans doute confondu l'hémicycle avec le virage Nord du Vélodrome, prévient dans les couloirs du Sénat qu'il "va mettre le feu" pendant la discussion sur le projet.
Quelques instants plus tard, la foire d'empoigne continue. La sénatrice PS et candidate aux primaires municipales Samia Ghali et la ministre Marylise Lebranchu s'opposent vivement entre deux portes du Sénat. 

Les sénateurs socialistes ont le style
Samia Ghali et Marylise Lebranchu s'invectivent 
Alors que les sénateurs lui reprochent de ne pas avoir été reçus à Matignon, la ministre de la Décentralisation profite d'une pause pendant la séance plénière pour chercher un terrain d'entente avec les sénateurs socialistes des Bouches-du-Rhône opposés à son projet de métropole. 
La chaîne Public Sénat montre les élues à la sortie d'une réunion improvisée dans une salle du groupe socialiste, réunion apparemment sans issue. "Tais-toi un peu, OK", finit alors par aboyer Lebranchu. "Parle-moi autrement, attend, ministre ou pas j’en ai rien à foutre moi", réplique Ghali, élue des quartiers nord, là où l'élue PS Sylvie Andrieux détournait l'argent de PACA et où les dealers s'entre-tuent.

La violence des propos appelle des ZSP
, des territoires géographiques souffrant plus que d'autres d'une insécurité quotidienne et d'une délinquance enracinée.

La vidéo ressort, alors que la primaire socialiste oppose six candidats: l'objectif est-il de nuire à Samia Ghali pour servir les intérêts de la ministre, Marie-Arlette Carlotti ?

Les sénateurs  et sa région marseillaises sont restés des révolutionnaires

Les élus des Bouches-du-Rhône ont donc manifesté leur opposition devant le Sénat
, comme Samia Ghali, candidate aux primaires pour les municipales 2014 à Marseille, Sophie Joissans et Bruno Gilles, UMP, alors Jean-Noël Guérini était absent, mais solidaire du mouvement.

Dans l'après-midi, Jean-Claude Gaudin a rappelé à la tribune du Sénat que,
pour Marseille Provence 2013, l’ensemble des communes de la métropole participaient à l’événement. "Allez, un peu d’espoir, un peu de confiance!", a-t-il exhorté dans l’hémicycle quasiment vide. 
La sagesse du grand âge? "Merci monsieur le président pour ces dix minutes marseillaises", lâche alors le président de séance, avant de laisser la place au Lyonnais et pour le coup plus discret Gérard Colomb.

En septembre, Valls se fait à son tour maltraiter au Sénat

Ministre métrosexuel
à la calvitie galopante masquée
Le moins que l’on puisse dire est que le Sénat n’a pas déroulé le tapis rouge à Manuel Valls, venu défendre le non-cumul des mandats. Ceux qui, au sein même du groupe PS, refusent le texte avaient déserté les rangs, laissant l’hémicycle à la droite.
Manuel Valls a été chahuté au Palais du Luxembourg le 18 septembre par des sénateurs de la majorité présidentielle comme de l’opposition farouchement contre ce projet de loi. Dans la nuit, par 211 voix pour et 83 contre, ils ont d’ailleurs voté 3 amendements qui laissent  expressément, aux sénateurs la possibilité d'exercer, en plus de leur mandat de parlementaire, un mandat exécutif local: maire, président ou vice-président de Conseil général ou de Conseil régional.pour leur permettre de conserver un mandat local et le contact avec la réalité.
Le Sénat a voté en faveur du non-cumul des mandats pour les députés, mais pas pour les sénateurs eux-mêmes !
25 sénateurs socialistes et alliés ont voté  ces amendements, conformément à la position de leur président François Rebsamen qui a toujours défendu une spécificité du mandat de sénateur, et 51 pour, suivant l'avis du gouvernement.
VOIR et ENTENDRE l'analyse par Eric Zemmour  du risque que le non-cumul fait peser sur la réprésentation démocratique:

Public Sénat au coeur de la tourmente
Un bandeau insolent, apparu sur les écrans de Public Sénat, a fait bondir plusieurs sénateurs de leurs fauteuils. "Des ringards à l'offensive" a en effet été diffusé mercredi durant le journal de 22 heures. "Nous pouvons demander à une chaîne que nous finançons qu'elle nous respecte", a lancé, indigné, le sénateur radical de gauche François Fortassin (RDSE), tandis que l'UMP François-Noël Buffet, et d'autres de ses collègues demandaient au président du Sénat, Jean-Pierre Bel (PS), d'envoyer à Public Sénat un "droit de réponse".

Faut-il déclarer le Sénat Zone de Sécurité Prioritaire?
Les caméras de Public Sénat ont saisi sur le vif des échanges musclés entre Marylise Lebranchu, la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, et des sénateurs de PACA avec lesquels, jeudi 30 mai, elle devait se pencher sur le premier volet de l’acte III de la décentralisation, qui concerne la création d’un échelon métropolitain.

"Il n'y a jamais eu d'intention maligne" prétend le patron de Public Sénat
A l'inverse, le socialiste David Assouline, défendant "la liberté de la presse" rappelait que "Public Sénat n'est pas l'organe officiel du Sénat". "Laissons donc les opinions s'exprimer !", s'est-il exclamé.

Face au tollé, le président de la chaîne, Gilles Leclerc a été contraint de s'expliquer à l'antenne, chose "rare", a-t-il précisé. "Un titre en effet a été mal compris, ici dans cette maison, je le comprends", a-t-il reconnu, tout en soulignant que ce titre «entre guillemets» émanait "d'un propos rapporté par un sénateur il y a quelques jours» et qu' "il n'y a jamais eu d'intention maligne". "La chaîne n'a jamais manqué de respect vis-à-vis du Sénat", a-t-il assuré.

La violence des propos appelle des ZSP
, des territoires géographiques souffrant plus que d'autres d'une insécurité quotidienne et d'une délinquance enracinée.

Puisque la contestation des élus s'étend de Marseille à Paris, pourquoi  un "pacte national" pour le Sénat, comme à  Marseille?