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vendredi 19 juillet 2019

Affaire de Rugy : qui étaient les journalistes invités ?

Mediapart détient-il vraiment les noms de ses confrères bien en cour

Les journalistes invités aux "fastueux dîners" écolos tardent à se faire connaître...

Le journaliste vedette de Mediapart a enquêté sur l’affaire de Rugy qui a valu la démission du ministre de la Transition écologique. Fabrice Arfi assure détenir une copie du carton d'invitation à l’un des fastueux dîners de François de Rugy. Menus de gala et vins à 500 euros la bouteille y seraient inscrits. En revanche, pas de trace du thème motivant la présence des convives à ces soi-disant symposiums dînatoires.

Suite à ces révélations, Mediapart envisage de dévoiler l’identité des invités. Jean-Michel Aphatie a déjà pris les devants, admettant manger à la gamelle du président de l'Assemblée nationale, au prétexte que sa femme est amie avec sa consoeur de la  presse caniveau à Gala, Séverine Servat, qui a épousé Rugy...

"Il n’y a pas de quoi "fouetter un homard""

Image illustrative de l’article Jean-Michel Aphatie
Certains journalistes ont avoué avoir participé aux dîners, mais qu'il n'y a "pas de quoi “fouetter un homard” ". Un comportement que le journaliste à Mediapart juge indécent. Il estime même que cela abîme l’image de la profession : "Ça renvoie l'image (…) d’une France d'en haut (…) qui fait ça en se justifiant de "pour rester connecté à la France d'en bas" " déplore Fabrice Arfi.

D’autres confirment : ils "racontent que c'étaient des trucs entre amis". 
Résultat de recherche d'images pour "carton invitation de Rugy"
Un argument que le journaliste de Mediapart n’arrive pas à concevoir. Pour leur défense, des amis du couple de Rugy ont clamé qu’ils parlaient politique et de leur métier, au cours de ces rencontres
"C'est pas la question. Là, la question, c'est que c'est un filtre relationnel amical," dénonce Fabrice Arfi.


jeudi 20 octobre 2016

Démission de Valls: sa ministre de l'Éducation est relâchée

Dame Pipi du gouvernement, Najat Vallaud Belkacem se plaint de "bruits de chiottes"  

A propos  d'un dîner secret où Manuel Valls aurait évoqué sa démission


Pas de sot metier 
pour une ministre sociale !
la ministre de l'Education nationale a dénoncé les "bruits de chiottes"...
Suite à la diffusion de la rumeur, l'élégante ministre s'est invitée sur France Info où elle s'est lâchée, provoquant une gastro généralisée dans la presse: de l’art de diffuser le virus en voulant retenir un vent malin. Depuis son passage sur la sellette de la chaîne radio d'Etat, Najat Vallaud-Belkacem traîne dans son sillage un parfum de scandale du fait de son langage coulant, peu compatible avec la fonction de ministre de l'Education. "Cela fait bientôt vingt ans que je fais de la politique et je ne me suis jamais prêtée aux bruits de chiottes qui consistent à raconter des choses qui n'ont pas à être racontées." Il fallait pourtant bien un ministre intime de l’actuel chef du gouvernement socialiste pour porter le pet. 

Ainsi a-t-elle tenté de bloquer la diffusion de l'information, ne réussissant qu'à en alimenter le flot incontrôlé. Najat Vallaud-Belkacem avait ainsi manifesté une vive allergie alimentaire à l’information parue dans Le Figaro de la veille, qui révélait que, lors d’une réunion à Matignon, en présence de ministres aux feuilles d'invitation distribuées au compte-gouttes, le premier ministre n'avait pas dissimulé qu’il pourrait quitter son poste. 

Un brin crispée, la ministre avait commencé par émettre un premier bruit incongru sur les dissensions gouvernementales épisodiquement évoquées par la presse: "Qu'il y ait des rendez-vous entre ministres pour évoquer la politique gouvernementale, cela devrait rassurer tout le monde, n'est-ce pas ?" avait-elle commenté, derrière un rire jaune comme une ligne. Consciente de prendre encore un vent sur ce coup-là, en guise de diversion, Najat Vallaud-Belkacem  se tourna vers son interlocuteur de France Info, et finit par décréter qu’il fallait plutôt poser la question à "ceux qui s'expriment sous le sceau de l'anonymat [et du secret des sources, cher aux journalistes] (pour qu'ils puissent) raconter leurs âneries". La ministre avait du mal à digérer le fuitage dans cette honorable presse, experte en témoignages anonymes et en caméras cachées comme en papier toilette et en serpillières, voire en harcèlement et en ventouses à WC, façon Elise Lucet ou Jean-Jacques Bourdin, côté Messieurs. 

Fallait-il que le secret soit à ce point intime pour que Valls s'entourât de 10 convives...
Pour Mitterrand devisant avec Roland Dumas, le b-a ba de la politique, c'est qu'un secret partagé par plus de deux personnes n’est plus un secret. L'affaire du dîner secret du bras cassé de Matignon prend l'allure pitoyable d’un remake - low-cost- de la Cène. Ils n'étaient pourtant pas douze, mais seulement neuf et le premier ministre à ce dîner et au moins un ou une de ses fidèles disciples est un traître. 
Qui dans la liste est le suspect ? 
Outre Manuel Valls, étaient conviés, Najat Vallaud-Belkacem (Éducation nationale), Bernard Cazeneuve (Intérieur), Patrick Kanner (Ville), Laurence Rossignol (Familles), Myriam El Khomri (Travail), Jean-Jacques Urvoas (Justice), Clotilde Valter (Formation professionnelle), Pascale Boistard (Personnes âgées), Juliette Méadel (Aide aux victimes) et Jean-Marie Le Guen (Relations avec le Parlement). 
Le colon irritable de Manuel Valls s'est encore tordu à l'annonce de la fuite et il a envoyé Najat Vallaud-Belkacem chercher le remède miracle à France Info, mais une fois de plus, la ministre s’est prise les pieds dans le tapis de la communication de crise. Jamais en effet elle ne dément l’information, alors qu’il lui suffisait de dire: "Tout cela est faux, le journal qui a rapporté cette information a été intoxiqué". Au contraire, la ministre opte pour la pire des contre-attaques. D'abord, elle confirme que le dîner a bien eu lieu et ensuite, elle dénonce la taupe, qui raconte "des choses qui n’ont pas à être racontées". Au final, la communication de la ministre a validé l’information livrée par Le Figaro: un dîner a bien eu lieu et il s'y est dit des choses hautement confidentielles entre ministres sélectionnés. Un tri sélectif vivement ressenti par les ministres discriminés. 

Si elle est méchante, la ministre binationale n'est pas très maligne


Vallaud-Belkacem n'a pas coupé le coup à la rumeur de la démission du premier ministre, ce qui fragilise l'action gouvernementale. Tandis que le président de la République et les ministres, dont le premier, passent leur temps en campagne présidentiellela gestion au quotidien du pays est abandonnée entre les mains de leurs conseillersune fin de règne livrée au gré des flots. 

Ce n'est un secret pour personne que Manuel Valls est agité par l'ambition.
Vallaud-Belkacem n'a pas coupé le coup à la rumeur de sa démission et la personne qui a parlé court toujours. La ministre, une ex-porte-parole du gouvernement Ayrault gère à la Patrice Evra la communication de Valls et son "dîner secret". En 2010, l’opinion eut connaissance du huis-clos de Patrice Evra à la mi-temps du match de Coupe du Monde opposant les Bleus au Mexique. Tandis que des Français indignés apprenaient qu’Anelka avait injurié le sélectionneur Raymond DomenechEvra, capitaine des Bleus à la dérive, mit toute son énergie, les jours suivants l'incroyable épisode de la grève des joueurs à Knysna, à supputer sur "la taupe" qui aurait raconté aux journalistes ce qui ne devait pas sortir des vestiaires de l’équipe de France
La sottise de l'un, Evra, et de l'autre, Najat Vallaud-Belkacem, s'équivalent. Admettre que la Taupe, la Balance, le Petit rapporteur, le Corbeau est recherché(e), c’est acter l'authenticité du huis-clos ou du projet de démission, qu’il s’agisse du vestiaire des Bleus ou du dîner secret de Matignon. 
En bref, ces erreurs de communication relèvent de la faute politique. Les socialistes qui vivent trop entre eux, coupés de leur base qui les rejette, bavardent et se chamaillent. En cela, ils n'ont rien à envier aux élus d'Europe Ecologie-les Verts... 

Le nom des absents importe autant que celui des suspects. 
A ce dîner de cons, soi-disant organisé pour "évoquer la politique gouvernementale", manquent par exemple Le Drian, Le Foll et Ségolène Royal, numéro 3 du gouvernement. Soient la Défense, l’Agriculture (et porte-parolat) et l’Economie. C'est dire leur importance dans l'esprit des conjurés, à l'approche de la présidentielle. Pour les deux premiers, Matignon peut brandir l’alibi agenda. Le Drian devait être quelque part dans le monde. Ou à buller en Bretagne. Le Foll devait dîner avec des ministres étrangers en charge de l’agriculture. C'est fout ce qu'au gouvernement on passe de temps à manger (et à digérer au Parlement). Mais le troisième larron ? Royal avait sa soirée de libre si l’on en croit son agenda officiel. Or, elle n’était pas conviée. Les confidences ne sont pas pour la mégère. Et comme dirait Martine Aubry, s'il y a du flou dans cet épisode, c'est qu'il y a un loup.

Valls ne dispose donc que d’un aveu implicite, celui de Najat Vallaud-Belkacem. Que reste-t-il de la confiance entre un premier ministre et ses ministres favoris qui brisent la loi du silence.  Les bruits de Najat Vallaud-Belkacem sur France Info sont loin de vider "les chiottes" de Valls, la rumeur va se répandre comme du lisier.

Entre les repas, comme Macron, Manuel Valls jure fidélité à Hollande. "Jamais je ne ferai de chantage à la démission", répète-t-il à l’envi. Dont acte. S’agissant de sa possible démission, au vu de ce que l’on sait, pour le moment, Manuel Valls fait du Audiard: il ne menace pas, il évoque.

Ce mic-mac remonte en fait à mars 2016 et au projet de loi travail. 
Et alors, aujourd'hui et depuis les "confessions" de Hollande ("Un président ne devrait pas dire ça", ni le penser: il y insulte la justice pourtant respectable depuis la révélation de son "mur des cons") aux journalistes du quotidien ("sérieux") Le Mondequ'entend-elle dans les chiottes de Matignon, la Dame Pipi du gouvernement ?

jeudi 9 juillet 2015

Dîner de cons: le juge exploite la malveillance de Fillon au profit de Jouyet

Fillon débouté: relaxe pour le secrétaire général de l'Elysée et les journalistes socialistes du Monde

Le Parquet a estimé que les journalistes du Monde étaient... de bonne foi 
 
Jean-Pierre Jouyet et les deux journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ont été relaxés des accusations de diffamation ce jeudi par le juge "indépendant" du tribunal correctionnel de Paris, suivant les recommandations du Parquet, donc de la ministre Christiane Taubira.

En novembre dernier, les journalistes avaient écrit dans les colonnes du quotidien du soir de la triade d'hommes d'affaires socialistes, également propriétaires du groupe Le Nouvel Observateur (2013), Xavier Niel (propriétaire de Free et  du Monde, qui déclara: "Quand les journalistes m’emmerdent, je prends une participation dans leur canard et après ils me foutent la paix"), Pierre Bergé (ex-compagnon du couturier Yves Saint-Laurent, soutien financier de Ségolène Royal en 2007) et Matthieu Pigasse (ancien des cabinets ministériels de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius, banquier "de gauche" et conseiller de Ségolène Royal: sans dépassement de frais de campagne !) et dans leur livre 'Sarko s'est tuer', que, lors d'un déjeuner le 24 juin 2014, François Fillon a demandé à son ami Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de la présidence, que l'Elysée intervienne sur la justice contre l'ancien président pour empêcher son retour. C'est précisément L'Obs qui a diffusé des bonnes feuilles du livre 'Sarkozy s'est tuer' des journalistes du Monde...

Voici ce qu'a déclaré le secrétaire général de l'Élysée, selon les deux journalistes :
En gros, son discours c'était de dire : 'Mais tapez vite ! Tapez vite !' […]

Et puis il me dit : 'Mais Jean-Pierre, t'as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir ?' Alors moi, je reviens voir le président [François Hollande], je lui dis : 'Voilà ce qu'a dit Fillon, c'était très intéressant, tout le machin…' Puis je lui dis : 'Ce qu'il demande, c'est taper vite.' Il (Hollande) me dit : 'Oui mais, taper vite, comment ? On peut pas, c'est la justice.' Je lui dis : 'Je te le fais pas dire, c'est ce que je lui ai dit [à Fillon]'.
Gérard Davet et Fabrice Lhomme vont plus loin dans leur livre. Ils interrogent Jean-Pierre Jouyet sur son ressenti par rapport à la requête de l'ancien Premier ministre. "Il voulait me faire passer vraiment le message : il était très choqué de ce qu'il avait vu. Et je connais Fillon, il n'aime pas Sarkozy, mais enfin, je ne l'ai jamais vu quand même balancer sur des affaires, estime le secrétaire général de l'Élysée, cité par Le Monde. […] Et après, la deuxième partie du déjeuner, c'était pour me faire passer : 'Mais agissez ! Agissez ! Faites le truc.'"

La responsabilité du secrétaire général de l'Elysée ne peut être retenue

Certains enregistrements ne font pas preuve... 
Dans les hautes sphères politiques, on s'enregistre sans retenue ni vergogne. P. Buisson enregistre Sarkozy et le président Hollande fait écouter les téléphones portables de l'ex-président Sarkozy... 
 
Le déjeuner entre Fillon et Jouyet a bien eu lieu. Les deux compères du journal Le Monde affirment détenir un enregistrement dans lequel on entend Jean-Pierre Jouyet évoquer ce rendez-vous à l'Elysée du 24 juin dernier avec François Fillon. Les deux hommes se connaissent bien, puisque Jean-Pierre Jouyet a été "ministre d'ouverture" dans le gouvernement Fillon, comme secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. Aucun des deux ne nie qu'ils ont bien déjeuné ensemble. Un intermédiaire entre les protagonistes était présent: Antoine Gosset-Grainville, ancien directeur-adjoint du cabinet de François Fillon à Matignon, et proche de Jean-Pierre Jouyet. Jouyet affirme que l'initiative de la rencontre est venue de Fillon, mais l'ex-premier ministre et Antoine Gosset-Grainville soutiennent le contraire. 
Selon les deux journalistes du Monde, François Fillon et Jean-Pierre Jouyet ont parlé des affaires judiciaires liées à Nicolas Sarkozy. Alors que l'ex-premier ministre nie avoir eu une telle conversation, Jean-Pierre Jouyet a fini par le reconnaître après plusieurs versions différentes. Selon le secrétaire général de l'Elysée, François Fillon lui aurait demandé d'intervenir pour accélérer le cours des affaires judiciaires qui visent Nicolas Sarkozy. L'ex-premier ministre aurait particulièrement insisté sur les 500.000 euros de pénalités payés par l'UMP à l'issue de la présidentielle de 2012, alors qu'ils concernaient le dépassement par le candidat Sarkozy du plafond autorisé des frais de campagne. A l'UMP, certains estiment que c'était à Nicolas Sarkozy de les payer sur ses fonds personnels. On pouvait aussi faire appel  à droite à des équivalents de Niel, Pigasse et Bergé... 
"Fillon m'a dit texto 'Jean-Pierre, c'est de l'abus de bien social. C'est une faute personnelle. [Nicolas Sarkozy] n'avait rien à demander à l'UMP, de payer tout ça' ", rapporte Jean-Pierre Jouyet aux journalistes du Monde. Toujours selon ce récit, le député de Paris aurait expliqué à Jouyet: "Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir?" F. Fillon nie catégoriquement avoir tenu ces propos, et avait déposé une plainte en diffamation contre les deux journalistes.

Tout prouverait, selon la presse et la justice "indépendantes", que Sarkozy serait intervenu en faveur du juge Gilbert Azibert, candidat à un poste de prestige à Monaco, mais rien n'indique en revanche que l'Elysée est intervenu auprès de la justice à la requête de Fillon... Quand il faut démontrer que Nicolas Sarkozy aurait sollicité, en 2014, le haut magistrat par l’intermédiaire de son avocat Me Thierry Herzog "pour tenter d’influer sur une décision" de la Cour de cassation le concernant dans l’affaire Bettencourt, la justice socialiste valide la procédure de mise en examen de Nicolas Sarkozy... Or, à la fin, ni l’ex-président ni Gilbert Azibert n’a pas obtenu le poste convoité. En revanche, jeudi 7 mai 2015, la cour d’Appel de Paris a validé l’essentiel de la procédure ayant mené à la mise en examen de l’ancien chef de l’Etat, à l’été 2014, décision dont N. Sarkozy avait mis en doute l’impartialité politique. Ce dernier et son avocat doivent se pourvoir en cassation.

Quoi qu'il en soit, une affaire, celle des écoutes téléphoniques, est illégalement instrumentalisée pour en ouvrir une autre: une enquête préliminaire sur les pénalités payées par l'UMP a été ouverte le 2 juillet, une semaine après le fameux déjeuner. a été ouverte le 2 juillet, une semaine après le fameux déjeuner. Le Parquet a tenu à se justifier en assurant que son enquête a été ouverte "au vu des seuls éléments portés à sa connaissance par les commissaires aux comptes de l'UMP". 

Selon les journalistes du Monde, Jean-Pierre Jouyet a bel et bien fait part de leur conversation à l'Elysée. "Quand Fillon m'a dit ça, j'ai dit, tiens, oui, on pourrait peut-être simplement signaler le machin… Mais François [Hollande] m'a dit: ‘Non, non, on ne s'en occupe pas.' "Une ligne de défense renouvelée dans son communiqué relayé par l'agence de presse officielle: "J'ai fait part à mes interlocuteurs [lors du déjeuner du 24 juin] du fait que la présidence de la République ne pouvait rien s'agissant de cette procédure relevant de la justice", se contente-t-il d'affirmer péremptoirement. "J'ai également rappelé que, depuis mai 2012, il n'y a plus aucune intervention de la présidence de la République dans une procédure judiciaire.N. Sarkozy aurait en revanche pu tout dans l'affaire Azibert.

Déterminé à laver son honneur, l'ancien Premier ministre, concurrent de Nicolas Sarkozy pour la candidature des Républicains (ex-UMP) pour la présidentielle de 2017, a nié qu'
il s'était jamais livré à de tels procédés, ni avait envisagé de le faire. 
Jeudi, François Fillon a réagi à la relaxe de la partie adverse sur son blog. 
"Les propos tenus par Mr Jouyet et exploités par deux journalistes ont été reconnus diffamatoires, écrit-il. Le tribunal a constaté que mes adversaires n'ont rapporté aucune preuve que je les avais tenus. Leurs allégations étaient, à l'évidence, vides et viles. 
La justice a saisi des prétextes techniques pour éviter de condamner le principal collaborateur du président de la République pour ses mensonges."

Auprès des juges, François Fillon a pâti de son humour morbide

L'ancien premier ministre avait été invité à dire lequel de ses concurrents il aimerait expédier dans la stratosphère, l'espace de temps de la campagne, et FiIlon avait révélé ses mauvais sentiments la veille du jugement, sur France info.  Le député Les Républicains de Paris a pris le temps de la réflexion avant de lâcher sa réponse en forme de rébus : "Il faut des capacités physiques exceptionnelles pour aller dans la station spatiale internationale. Et il ne faut pas être trop grand, il faut être très sportif". Une description dans laquelle on ne peut reconnaître Alain Juppé.

Les relations entre l'ex-chef de l'Etat et son premier ministre pendant cinq ans se sont tendues depuis que Fillon
 s'est porté candidat à la primaire de LR et notamment depuis novembre dernier et la révélation de ce déjeuner de cons à l'Elysée.

La justice de Taubira est donc... incorruptible
"Le procédé qui consiste à me prêter la volonté de m'appuyer sur les plus hautes autorités de l'État pour faire pression sur l'autorité judiciaire est méprisable. La manœuvre est grossière", écrivait Fillon.
La 17e Chambre ne peut que confirmer.

lundi 8 juin 2015

Affaire Bettencourt: sous serment, la juge Prévost-Desprez nie toute fuite

Le parjure et le secret des sources consacrent le mensonge légal ?

Sous serment, la magistrate a nié en bloc la 
violation du secret professionnel

Isabelle Prévost-Desprez, juge poursuivie
dans l'affaire Bettencourt,
escortée du juge Christophe Régnard (USM) 
Le tribunal correctionnel de Bordeaux jugeait encore lundi un nouveau volet de la trouble affaire Bettencourt. A l'ouverture de son procès, la magistrate Isabelle Prévost-Desprez a formellement nié avoir violé le secret professionnel dans l'enquête sur l'affaire, dont elle fut un temps chargée, avant d'en être dessaisie.
5.000 euros d'amende ont été requis contre la magistrate. 

Le procureur Gérard Aldigé a requis une peine de 5.000 euros d'amende contre Isabelle Prévost-Desprez. "Les charges sont nombreuses et accablantes. Tout ramène à elle et les preuves reposent sur l'existence de faits matériellement établis", a lancé le procureur Aldigé dans un réquisitoire cinglant contre la juge.

Accusée de  faute professionnelle


Marie-Eve Malouines (présidente 
de 'La Chaîne parlementaire' depuis 
le 6 mai... 2015) entourée 
de Sylvain Courage 
(L'Obs, propriété de Niel, Bergé, Pigasse, 
déjà propriétaires du journal Le Monde
et Jacques Follorou (Le Monde), à droite
La présidente de la 15e chambre correctionnelle de Nanterre est notamment soupçonnée d'avoir divulgué, dans des échanges téléphoniques, les détails d'une perquisition au domicile de Liliane Bettencourt, le 1er septembre 2010, relatée le jour même dans Le Monde - journal officieux du Parti socialiste - par le journaliste (d'investigation!) Jacques Follorou (ci-contre, CFJ), avec qui la magistrate avait cosigné un livre quelques mois plus tôt.

Isabelle Prévost-Desprez "conteste absolument" avoir commis un tel délit, passible d'un an de prison et 15.000 euros d'amende. Quand le procureur, goguenard, s'étonne de ses contacts téléphoniques répétés avec une vingtaine d'organes de presse
elle répond -avec insolence- qu'à sa connaissance, il n'est pas encore interdit de parler à un journaliste en France. Elle affirme par ailleurs n'avoir eu que des "discussions personnelles" avec Jacques Follorou (spécialiste de la justice pour i-télé, groupe Canal+), "un ami" journaliste de longue date. De combien d'autres fuites le journaliste "d'investigation" du Monde avait-il déjà été le bénéficiaire ?
Isabelle Prévost-Desprez était chargée d’un supplément d’information dans l’affaire Bettencourt, alors même que le procureur Courroye enquêtait sur les soupçons d’abus de faiblesse au détriment de la milliardaire. Or, le 1er septembre 2010, l'ancien ministre du président François Mitterrand, délégué auprès du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Georges Kiejman, alors avocat de Liliane Bettencourt, découvrit avec stupeur dans Le Monde que les policiers, sur ordre de la magistrate, étaient en train de perquisitionner chez sa cliente.

Certaines coïncidences accablent la juge. 
Comme ce SMS que la juge a envoyé à un journaliste du Monde, sept minutes seulement après le début de la perquisition chez Liliane Bettencourt. Un peu plus d'une heure plus tard, le quotidien mettait en ligne son premier article sur le sujet. Pour sa défense, Isabelle Prévost-Desprez met en cause toute la hiérarchie policière qui était aussi au courant, selon elle, et susceptible de fuiter, mais aussi le personnel de Liliane Bettencourt. Tous, sauf elle !


Bras de fer avec le procureur Courroye.
Lhomme et Arfi 
Pour expliquer les poursuites dont elle fait l'objet, Isabelle Prévost-Desprez a longuement insinué lundi que l'ambiance qui régnait en 2010 au tribunal de Nanterre était détestable. A son corps défendant. Une lutte d'influence que l'ancien procureur Philippe Courroye, aujourd’hui avocat général à Paris, et certains membres du parquet aurait mené à l'époque contre les magistrats du siège, sur fond d'amitiés politiques avec le pouvoir sarkozyste, assure Isabelle Prévost-Desprez, juge tranquille et sans haine, à lire l'AFP, mais alors présidente de la 15e chambre correctionnelle de Nanterre et son ennemie intime...
Arfi et Plenel
"Glaçant", raconte Fabrice Arfi, journaliste d'investigation (!) du... site trotskiste, Mediapart, qui avec son confrère... Fabrice Lhomme, à l'origine de "révélations" fuitées sur l'affaire Woerth-Bettencourt
Le 29 mai 2015, à la suite de l'acquittement d'Eric Woerth, Benoît Hamon (ex porte-parole du Parti socialiste) exprimera ses "regrets" de l'avoir accusé (certains socialistes ne connaissent pas les "excuses". Claude Bartolone (président actuel de l'Assemblée) lui présentera ses excuses. Mais aucune excuse ni regret des journalistes dits d'investigation.

Ce dossier est parti d'une plainte de Me Georges Kiejman, alors avocat de Liliane Bettencourt, pour "violation du secret professionnel". Une plainte déposée le jour même de cette perquisition chez l'héritière de L'Oréal, dans une procédure dont la magistrate de Nanterre avait la charge. Dès le lendemain, le procureur Courroye diligentait une enquête pour trouver la source des fuites publiées par Le Monde dans l'article signé de Jacques Follorou et de... Gérard Davet (ci-contre), ennemi juré de l'UMP (Les Républicains): on retrouve ce journaliste dans les affaires des carnets Rondot de l'affaire Clearstream (avec Hervé Gattegno), Karachi, Bettencourt ou encore Bygmalion.
Dans l'affaire du "dîner de cons", quand François Fillon aurait demandé au bras droit de F. Hollande l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet de "taper vite" sur Sarkozy, on apprend que "tous les mois, Davet et Lhomme viennent voir François Hollande depuis le début du mandat, il y a une confiance qui s'est établie entre eux. Le président leur raconte tout, dit tout, ouvre les vannes parce que le deal qu'ils ont passé, c'est que rien ne sorte avant 2017" où les deux journalistes doivent publier un ouvrage sur le quinquennat, explique un haut membre de l'exécutif. Selon lui, le chef de l'Etat ne peut pas ne pas avoir été au courant (Lien)Le centriste François Bayrou n'a pas non plus mâché ses mots, estimant qu'en gardant ce secrétaire général de l'Elysée à ses côtés, François Hollande "couvrait", voire "inspirait", des manipulations.

L'avocat de la juge, Me François Saint-Pierre, qui compte demander sa relaxe mardi, défend l'idée que que la plainte de Me Kiejman "visait de manière explicite le dessaisissement" d'Isabelle Prevost-Desprez d'une procédure qui s'intéressait alors aux liens entre la milliardaire et le financement de l'UMP, parti du président de l'époque Nicolas Sarkozy. Autrement dit, le but de la plainte aurait été d'écarter la juge Prévost-Desprez du dossier, ce qui ne répond en rien à l'accusation d'organisation de fuites, sous couvert de la protection des sources de la presse. 

Aucune des allégations à répétition -qualifiées de 'révélations' par la presse à charge- sous la signature de Davet, Follorou ou Lhomme n'a été validée par un tribunal. Un temps mis en examen pour abus de faiblesse, Nicolas Sarkozy a obtenu en 2013 un non-lieu dans cette affaire.

dimanche 9 novembre 2014

Affaire Jouyet: après avoir nié, le bras droit de Hollande crache le morceau

Le secrétaire général de l'Elysée admet avoir menti 

Il a bien eu une conversation avec François Fillon à propos du scandale Bygmalion
dans lequel Nicolas Sarkozy est soupçonné.
Jean-Pierre Jouyet a confirmé ce dimanche les informations révélées par deux journalistes du Monde, selon lesquelles François Fillon a sollicité l'Elysée par son intermédiaire, pour accélérer les poursuites judiciaires ciblant Nicolas Sarkozy. Jusque là, il avait pourtant nié les faits.

Le secrétaire général de l'Elysée a avoué non seulement avoir invité François Fillon au restaurant Ledoyen, mais aussi que François Fillon lui aurait bien parlé de l'affaire Bygmalion et des pénalités liées au dépassement du plafond des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. "J'ai déjeuné le 24 juin dernier, à titre privé, avec François Fillon et Antoine Gosset-Grainville, une relation commune."
"François Fillon m'a fait part de sa grave préoccupation concernant l'affaire Bygmalion. Il s'en est déclaré profondément choqué (...) Il a également soulevé la question de la régularité du paiement des pénalités payées par l'UMP pour le dépassement des dépenses autorisées dans le cadre de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy", a ajouté Jean-Pierre Jouyet, après avoir démenti jeudi toute intervention de l'ex-Premier ministre auprès de lui concernant les affaires judiciaires de Nicolas Sarkozy. 

Le déjeuner qui fait vomir la France

L'Elysée a bien tendu un piège à Fillon lequel nie être tombé dedans
Le secrétaire générale de l'Elysée a précisé avoir "fait part à mes interlocuteurs du fait que la présidence de la République ne pouvait rien s'agissant de cette procédure relevant de la justice. Fillon doit donner sa version sur le plateau du 20h de Claire Chazal sur TF1. C'est la parole du numéro 2 de l'Elysée contre celle de l'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy... 

L'opération visait à donner à croire que Hollande ne se mêlerait pas de poursuites judiciaires 
"J'ai également rappelé que, depuis mai 2012, il n'y a plus aucune intervention de la présidence de la République dans une procédure judiciaire," fait valoir Jouyet, celui qui dit blanc le vendredi et noir le dimanche. 

mercredi 28 mai 2014

Ségolène Royal organise un dîner de ...copines ministres !

Les Ségollande ne connaissent ni l'austérité, ni la décence

La ministre de l'Ecologie reçoit ce mercredi soir ses collègues ministres pour un dîner "convivial" entre femmes


S. Royal n'invite pas à son domicile.  
Elle recycle l'idée de Martine Aubry qui initia cette tradition féministe au printemps 1998 et aux frais de la République, quand la croissance n'était pas un aussi lourd souci pour les travailleuses. Alors en charge des Affaires sociales, elle réunissait les femmes de l'équipe Jospin. Peut-être payait-elle en revanche ses billets SNCF... Lien

Royal n'invite pas des défavorisées
La radicale Christiane Taubira, l'aubryste Marylise Lebranchu, Najat Vallaud-Belkacem,  Aurélie Filippetti et les millionnaires Marisol Touraine et George Pau-Langevin jugent équitable et décent de se faire régaler dans les salons du boulevard Saint Germain lors d'un dîner convivial sans ordre du jour particulier,"  sans aucune raison républicaine et "juste", donc. 
"On évitera de parler de travail", a  même décidé Ségolène Royal qui promet un "moment sympathique et détendu", ce qu'on peine à imaginer, vu le contentieux de la battue de 2007 avec la plupart: elle s'interdit de casser un os de la ministre de la Culture et de sucer la moelle du tweet par lequel Filippetti la met en cause.

L'ex-concubine de Hollande va donc mieux
C'était elle qui, il y a seulement trois jours,  déplorait qu' "un électeur sur quatre a[it] voté pour un parti violemment anti-européen". 
Pourvu que l'appétit lui revienne avant ce soir.

"Ça ne sert à rien", la retoque une invitée...



S. Royal se prend-elle pour la première dame ?
C'est la ministre guyanaise qui lui a glissé cette peau de banane. "L'idée m'est venue en discutant avec Christiane Taubira des attaques dont elle fait l'objet", se justifie Ségolène Royal, sensible à leur impopularité commune, mais inconsciente du traquenard dans lequel la garde des Sceaux l'a attirée. 

Seule Sylvia Pinel marquera son indignation par son absence
Les participantes s'engagent à organiser le rendez-vous  successivement et à intervalles réguliers, ce qui n'est pas du goût de S. Pinel, selon Le Parisien.

Quant aux secrétaires d'État, elles n'ont pas été invitées par l'ancienne candidate à l'élection présidentielle. Elles devraient l'être ultérieurement, car on ne mélange pas les torchons et les serviettes.

Peut-on imaginer que Cazeneuve invite les ministres machos à dîner entre mecs ?