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vendredi 4 janvier 2019

"Gilets jaunes": Macron fait jeter de l'huile sur le feu

Le mouvement "est devenu le fait d'agitateurs" voulant "renverser le gouvernement", estime Griveaux, le porte-parole de son gouvernement

Si ce ne sont pas des insultes au mouvement social, alors qu'est-ce que c'est ?

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Ce pouvoir des "années 30" fait de la provocation
Macron voudrait la radicalisation du mouvement qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Les "gilets jaunes", pour ceux qui restent encore mobilisés [hypothèse reprise en choeur par les media couchés qui s'étonnent d'être indésirables sur les lieux de la contestation] est devenu le fait d'agitateurs qui veulent l'insurrection et, au fond, renverser le gouvernement", a estimé vendredi Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement.

En même temps, le gouvernement se dit "prêt à discuter avec des gens sincères [discrimination entre les bons et les méchants: une curieuse méthode de dialogue] qui ne font pas d'instrumentalisation politique [nouvelle restriction préalable] de la difficulté que connaissent nos concitoyens", a ajouté le malveillant, à la sortie du premier Conseil des ministres de l'année.

Après les "réponses concrètes et rapides" que prétend avoir apporté l'exécutif aux revendications sur le pouvoir d'achat, "ceux qui restent mobilisés" sont désormais engagés "dans un combat politique pour contester la légitimité du gouvernement et du président de la République"n'a pas hésité non plus à lâcher Griveaux, entre hostilité et haine du peuple.

L'ancien socialiste strauss-kahnien leur a encore reproché de "ne pas vouloir participer au 'grand débat national' " et a  au contraire appelé les Français à "y participer activement et à faire entendre leur voix". Si on peut s'interroger sur la volonté de Macron de se comporter en président de tous les Français et sur sa défiance envers eux, Griveaux ne laisse aucune place au doute. 

Interrogé sur le risque que la fermeté à l'égard des "gilets jaunes" toujours mobilisés  radicalise le mouvement, Griveaux a répondu en des termes similaires à ceux de Castaner : "La loi, rien que la loi, toute la loi, et si certains ont des problèmes avec le respect de la loi, ce sont effectivement les personnes les plus radicalisées", a-t-il insisté, distillant les germes de la discorde avec "quelques-uns qui sont habitués des plateaux télés".

"Eux sont dans un combat politique. Ceux-là, qu'ils soient certains d'une chose: force restera à la loi", a insisté Griveaux, très belliqueux et méprisant, jugeant difficile de dialoguer avec ces personnes, avant même l'ouverture du "grand débat" annoncé.

Eric Drouet a eu droit aux fléchettes du porte-parole
Benjamin Griveaux a estimé que ce "gilet jaune" médiatique et controversé, mais aussi harcelé par la préfecture de police de Paris "n'est pas au-dessus des lois". Il a d'ailleurs été interpellé pour la deuxième fois, mercredi soir, près des Champs-Elysées, ce qui fait dire à son avocat que son client subit un "acharnement politique".

Lors du Conseil des ministres, Macron est en outre revenu sur le "tryptique" de ses voeux du 31 décembre: "vérité, dignité et espoir"

Il "a fait le constat que nous avons pris le bon chemin", a répété la Voix de son Maître.

Et si des "éléments peuvent légitimement nous être reprochés", "nous devons aller sans doute encore plus loin dans le changement, être encore plus radicaux dans nos méthodes, nos manières de faire, dans notre style", pour "aller au bout de l'envie de changement des Français, car c'est cette envie qui nous a portés au pouvoir", croit-il.

samedi 28 juillet 2018

SNCF: un incendie en plein grand départ de vacanciers depuis la gare Montparnasse

Un train sur deux à la gare sur l'ouest atlantique : incident ou malveillance ?

Le trafic est perturbé depuis l’incendie d’un transformateur électrique vendredi. 

La SNCF assurera dimanche la circulation d’un train sur deux à Montparnasse, contre deux sur trois samedi.
Après un vendredi et samedi des plus éprouvants pour les voyageurs au départ de la gare Montparnasse, à Paris, il faudra encore s’armer de patience dimanche 29 juillet. Le trafic reste très perturbé ce week-end, justement en plein chassé-croisé estival, comme l'année dernière en pareille circonstance.

Vendredi vers 11 h 30, un transformateur électrique de RTE a pris feu à Issy-les-Moulineaux, coupant l’alimentation des stations électriques de la gare SNCF, y compris à la station de secours, un comble !

Après une interruption totale en fin de matinée, le trafic a repris très petitement en début d’après-midi avec trois trains au départ et trois trains à l’arrivée par heure gare Montparnasse.

50 % du trafic dimanche

La circulation des trains était encore très perturbée samedi, la SNCF assurant deux tiers des trains vers l’ouest de la France, grâce essentiellement à un délestage d'usagers de Montparnasse vers Austerlitz – gare sur laquelle ont été déroutés certains trains. Les passagers ont ainsi dû se rédiger par leurs propres moyens, en ne disposant que de très peu d'assistance.

Guillaume Pepy tient des propos macroniens

Le PDG de la compagnie ferroviaire, Guillaume Pepy, a assuré samedi matin que le groupe a mis en place un plan de transport de remplacement qui "assure deux tiers des trains sur l’Atlantique", totalisant les arrivées et les départs de Montparnasse ou d’Austerlitz, à une date où la demande de départs dépasse largement les retours.

La veille, la SNCF s’était engagée à faire circuler "au moins " 70 % des 180 TGV prévus au départ de Montparnasse. Et à rembourser 100 % du prix des billets au-delà de trois heures de retard.

La SNCF s'est sur-estimée : sentiment d'hyper-puissance ?

Dimanche, la compagnie nationale ne pouvait tenir ses engagements : seul un train sur deux circulera gare Montparnasse, soit moins que samedi, a annoncé samedi Guillaume Pepy  Rachel Picard, directrice générale de Voyages SNCF. 

Les "premiers de cordée" de la SNCF ont pris conscience, mais un peu tard, que, du même coup, l'atelier de maintenance des rames TGV près de Montparnasse n’est plus alimenté non plus en électricité. "Il y a des rames que l’on ne peut plus sortir parce qu’elles ne sont pas en sécurité pour nos voyageurs. C’est pour ça que la durée de l’incident est critique", a-t-elle expliqué.


La responsabilité de RTE, gestionnaire d’électricité, est pointée

Face à des "contraintes matérielles", la SNCF appelle RTE, le gestionnaire du réseau électrique haute tension, à "agir en urgence" pour rétablir l’électricité à pleine puissance à Montparnasse avant jeudi – date de rétablissement complet prévue par RTE. 
En revanche, Pépy ne remet nullement en question sa compétence : n'est-il pas pourtant de sa responsabilité de déceler les points névralgiques de sur-consommation et de surchauffe, mais aussi d'autant plus vulnérables que perdure le risque d'attentat, qu'il soit islamiste ou syndical ?

G. Pepy a insisté sur la responsabilité du gestionnaire d’électricité RTE dans la panne. Il a dit à plusieurs reprises que son entreprise est victime d’une panne "extérieure à la SNCF". "Nous allons nous tourner vers [lui] pour lui demander de nous indemniser", a-t-il promis, estimant que ces perturbations devraient coûter "quelques millions d’euros" à la SNCF. En fait, la victime n'est ni la SNCF, ni RTE : en toute hypothèse, les Français recevront la facture et peu leur chaut qu'elle émane de l'un ou de l'autre.

La SNCF veut savoir "pourquoi il y a eu cet incendie et pourquoi il n’a pas été possible de rétablir l’alimentation en utilisant un autre itinéraire" électrique, feint-il de s'inquiéter à posteriori.

Si les TGV vers la Bretagne et les Pays de la Loire partent de Montparnasse, les trains en provenance ou à destination du Sud-Ouest sont redirigés vers la gare de Paris-Austerlitz.

Image associée

Les TGV à destination de Tours et Poitiers sont supprimés, les voyageurs sont invités à utiliser les trains Inter-cités depuis Austerlitz.
Vendredi, dans l’allée principale de la gare Montparnasse, des voyageurs faisaient la queue dans l’après-midi devant des chariots où des employés de la SNCF distribuaient des bouteilles d’eau en cette période de canicule.

Les orages seront-ils rendus co-responsables ?

En fin de journée vendredi, des orages ont également mis en évidence la fragilité des réseaux, entraînant des problèmes d’alimentation électrique, qui ont également perturbé la circulation dans les gares de l’Est et du Nord à Paris et sur plusieurs lignes de RER et du Transilien, selon la SNCF.
Ainsi, une chute de la foudre sur des installations dans le secteur de Versailles a-t-elle contraint la SNCF à interrompre la circulation en fin de soirée sur une partie du RER C et de la ligne N du transilien ainsi que sur la totalité de la ligne U, selon le site Internet SNCF Transilien. La gauche radicale n'est pas maîtresse de la foudre. Alors, Jupiter ? Ou son bras armé, Benalla ?

SNCF et RTE n'ont pas appris de leur expérience passée

L’an dernier, déjà à la gare Montparnasse, véritable point noir identifié, le trafic avait été paralysé ce même week-end de chassé-croisé, en raison d’une panne électrique de signalisation. 
Ca changeait un peu des dégradations de catenaires dont était soupçonnée l'extrême gauche pendant le quinquennat Sarkozy. Après trois jours de grandes perturbations et des dizaines de milliers de passagers perturbés, le réseau vieillissant avait néanmiins été pointé du doigt.

En décembre 2017, c'était le tour de Macron. Un incident informatique sur un poste d’aiguillage avait laissé des milliers de voyageurs sans transport à ...Montparnasse.


mercredi 23 août 2017

Hollande, l'ancien, met en garde Macron, le moderne

"Il ne faudrait pas demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles," tacle Hollande

L'ancien président de la République s'est défendu d'interférer dans la politique de son ancien ministre

L'air de ne pas y toucher, l'ancien président en échec au point de renoncer à se représenter répondait aux questions des journalistes en marge d'une visite au Festival du film francophone d'Angoulême (Charente), mardi. L’ancien locataire déménagé de l'Elysée s'est prêté de bonne grâce au jeu des questions-réponses avec la presse:
"Si je ne l’avais pas fait, on aurait dit que je sacrifiais pour ne pas laisser les journalistes travailler. Moi, je laisse les journalistes travailler." Première vacherie confraternelle...
François Hollande faisait sa rentrée politique, préparée par son valet Stéphane Le Foll qui s'était approprié, au nom du président déchu, les résultats économiques, largement dus au contexte et pourtant plus qu'ailleurs tardifs en Europe. Lien PaSiDupes : Stéphane Le Foll passe à l'attaque du gouvernement (20 août 2017)

L'ancien président de la République adresse une vigoureuse mise en garde à Emmanuel Macron

A Angoulême, François Hollande s'en est pris à Emmanuel MacronPour la première fois depuis son renoncement à l'Elysée avant la fin de son quinquennat, l'ancien apparatchik sexagénaire fait la leçon à l'ex-banquier trentenaire. "Il ne faudrait pas demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles", a lancé aux journalistes l'ancien chef de l'Etat, mardi 22 août, à l'approche d'une rentrée sous tension.


"Il ne faudrait pas flexibiliser le marché du travail au-delà de ce que nous avons déjà fait, au risque de créer des ruptures. Alors, ce qu'il faut, c'est conforter le mouvement qui est engagé, l'investissement, la consommation, le pouvoir d'achat et éviter toute décision qui viendrait contrarier ce mouvement qui est engagé", estime le de Tulle, assurant son SAV.



Une attaque concertée de la gauche socialiste

Les adversaires politiques d'Emmanuel Macron ont fait écho à Hollande. Avec d'autres acteurs institutionnels, économiques ou sociaux, ils ont justement attaqué le nouveau gouvernement Edouard Philippe, dénonçant la diminution du nombre d'emplois aidés, la hausse de la CSG ou la baisse des APL prévues par leurs successeurs
"François Hollande a la science de l'agenda, ce n'est pas un perdreau de l'année. [...] il a bien soigné sa com' " (Aude Rossigneux, journaliste politique à franceinfo)
Hollande avait promis de ne pas replonger dans le commentaire politique: il avait annoncé son intention de rester en retrait et, le moment venu de participer de nouveau au débat politique, de manifester de la retenue. Il n'aura pas tenu trois mois. L'ancien président ne sait pas tenir ses promesses et il est donc venu interférer avec la rentrée politique du nouveau. 
Pour Franck Bouaziz, journaliste au service économie de Libération, cette sortie témoigne d'un "besoin d'existence" de la part de François Hollande. Second objectif : "susciter des vocations de frondeurs chez certains députés de la République en Marche, qui ont déjà modérément apprécié la réduction des contrats aidés... Est-ce qu'il n'a pas envie de souffler un peu sur les braises ?" a-t-il demandé.
Ce timing malveillant contredit ses propos : il nie toute intention hostile. 
Loin de lui l'idée que cette mise en garde puisse faire du tort à son successeur, assure-t-il, l'air patelin, et que ses propos interviennent précisément alors que le ministère du Travail commence ce mardi à recevoir les partenaires sociaux pour leur présenter les premiers arbitrages relatifs aux ordonnances réformant le Code du travail.

VOIR et ENTENDRE cet échange du faux-cul avec tv5monde, poisseux de complaisance, d'une part, et d'autosatisfaction, de l'autre, mais aussi d'hypocrisie :


François Hollande ambitionne-t-il de devenir l'opposant n°1 d'Emmanuel Macron ?


Cette coup bas de François Hollande marque son retour, fût-ce par personne interposée: Stéphane Le Foll qu'on dit prêt à prendre les commandes du PS, sous la tutelle de son maître...

"Le président Hollande a raison de se rappeler au bon souvenir du président Macron. [...] C'est normal qu'il revienne en disant 'Attention, la politique que j'ai mené pendant cinq ans porte ses fruits aujourd'hui. Il ne faudrait pas que le président Macron oublie tout ce que j'ai fait pour lui'. The boss is back." a décrypté Christophe Madrolle, secrétaire général de l’UDE (Union des démocrates et des écologistes de Placé et de Rugy), élu de Marseille et ancien soutien de François Hollande.
Hollande fait fi du "manque de décence" que lui reproche l'entourage d'Emmanuel Macron. L'ex-président veut sa revanche: il n'a pas supporté que l'exécutif lui reproche un héritage malheureux : cette dette de 8 milliards d'euros avancée par le Président et ses proches pour tenter de justifier les "coups de rabot" appliqués un peu partout. Selon Hollande, "ça va mieux !" et c'est grâce à lui...

Dépourvu de tout mandat électif et en recherche d'emploi, à 63 ans,
François Hollande tire la couverture à lui, jusqu'à s'approprier les derniers résultats économiques favorables pour rappeler au fondateur d'En Marche ! que sa politique a porté ses fruits. Sauf que son ministre de l'Economie et des finances, c'était Macron. 

Ventripotent et face grasse, teint rubicond et cheveu au naturel, sans teinture jais, le refoulé n'hésite pas à inviter Emmanuel Macron à inscrire son action dans la continuité de la sienne.

jeudi 9 juillet 2015

Dîner de cons: le juge exploite la malveillance de Fillon au profit de Jouyet

Fillon débouté: relaxe pour le secrétaire général de l'Elysée et les journalistes socialistes du Monde

Le Parquet a estimé que les journalistes du Monde étaient... de bonne foi 
 
Jean-Pierre Jouyet et les deux journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ont été relaxés des accusations de diffamation ce jeudi par le juge "indépendant" du tribunal correctionnel de Paris, suivant les recommandations du Parquet, donc de la ministre Christiane Taubira.

En novembre dernier, les journalistes avaient écrit dans les colonnes du quotidien du soir de la triade d'hommes d'affaires socialistes, également propriétaires du groupe Le Nouvel Observateur (2013), Xavier Niel (propriétaire de Free et  du Monde, qui déclara: "Quand les journalistes m’emmerdent, je prends une participation dans leur canard et après ils me foutent la paix"), Pierre Bergé (ex-compagnon du couturier Yves Saint-Laurent, soutien financier de Ségolène Royal en 2007) et Matthieu Pigasse (ancien des cabinets ministériels de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius, banquier "de gauche" et conseiller de Ségolène Royal: sans dépassement de frais de campagne !) et dans leur livre 'Sarko s'est tuer', que, lors d'un déjeuner le 24 juin 2014, François Fillon a demandé à son ami Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de la présidence, que l'Elysée intervienne sur la justice contre l'ancien président pour empêcher son retour. C'est précisément L'Obs qui a diffusé des bonnes feuilles du livre 'Sarkozy s'est tuer' des journalistes du Monde...

Voici ce qu'a déclaré le secrétaire général de l'Élysée, selon les deux journalistes :
En gros, son discours c'était de dire : 'Mais tapez vite ! Tapez vite !' […]

Et puis il me dit : 'Mais Jean-Pierre, t'as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir ?' Alors moi, je reviens voir le président [François Hollande], je lui dis : 'Voilà ce qu'a dit Fillon, c'était très intéressant, tout le machin…' Puis je lui dis : 'Ce qu'il demande, c'est taper vite.' Il (Hollande) me dit : 'Oui mais, taper vite, comment ? On peut pas, c'est la justice.' Je lui dis : 'Je te le fais pas dire, c'est ce que je lui ai dit [à Fillon]'.
Gérard Davet et Fabrice Lhomme vont plus loin dans leur livre. Ils interrogent Jean-Pierre Jouyet sur son ressenti par rapport à la requête de l'ancien Premier ministre. "Il voulait me faire passer vraiment le message : il était très choqué de ce qu'il avait vu. Et je connais Fillon, il n'aime pas Sarkozy, mais enfin, je ne l'ai jamais vu quand même balancer sur des affaires, estime le secrétaire général de l'Élysée, cité par Le Monde. […] Et après, la deuxième partie du déjeuner, c'était pour me faire passer : 'Mais agissez ! Agissez ! Faites le truc.'"

La responsabilité du secrétaire général de l'Elysée ne peut être retenue

Certains enregistrements ne font pas preuve... 
Dans les hautes sphères politiques, on s'enregistre sans retenue ni vergogne. P. Buisson enregistre Sarkozy et le président Hollande fait écouter les téléphones portables de l'ex-président Sarkozy... 
 
Le déjeuner entre Fillon et Jouyet a bien eu lieu. Les deux compères du journal Le Monde affirment détenir un enregistrement dans lequel on entend Jean-Pierre Jouyet évoquer ce rendez-vous à l'Elysée du 24 juin dernier avec François Fillon. Les deux hommes se connaissent bien, puisque Jean-Pierre Jouyet a été "ministre d'ouverture" dans le gouvernement Fillon, comme secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. Aucun des deux ne nie qu'ils ont bien déjeuné ensemble. Un intermédiaire entre les protagonistes était présent: Antoine Gosset-Grainville, ancien directeur-adjoint du cabinet de François Fillon à Matignon, et proche de Jean-Pierre Jouyet. Jouyet affirme que l'initiative de la rencontre est venue de Fillon, mais l'ex-premier ministre et Antoine Gosset-Grainville soutiennent le contraire. 
Selon les deux journalistes du Monde, François Fillon et Jean-Pierre Jouyet ont parlé des affaires judiciaires liées à Nicolas Sarkozy. Alors que l'ex-premier ministre nie avoir eu une telle conversation, Jean-Pierre Jouyet a fini par le reconnaître après plusieurs versions différentes. Selon le secrétaire général de l'Elysée, François Fillon lui aurait demandé d'intervenir pour accélérer le cours des affaires judiciaires qui visent Nicolas Sarkozy. L'ex-premier ministre aurait particulièrement insisté sur les 500.000 euros de pénalités payés par l'UMP à l'issue de la présidentielle de 2012, alors qu'ils concernaient le dépassement par le candidat Sarkozy du plafond autorisé des frais de campagne. A l'UMP, certains estiment que c'était à Nicolas Sarkozy de les payer sur ses fonds personnels. On pouvait aussi faire appel  à droite à des équivalents de Niel, Pigasse et Bergé... 
"Fillon m'a dit texto 'Jean-Pierre, c'est de l'abus de bien social. C'est une faute personnelle. [Nicolas Sarkozy] n'avait rien à demander à l'UMP, de payer tout ça' ", rapporte Jean-Pierre Jouyet aux journalistes du Monde. Toujours selon ce récit, le député de Paris aurait expliqué à Jouyet: "Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir?" F. Fillon nie catégoriquement avoir tenu ces propos, et avait déposé une plainte en diffamation contre les deux journalistes.

Tout prouverait, selon la presse et la justice "indépendantes", que Sarkozy serait intervenu en faveur du juge Gilbert Azibert, candidat à un poste de prestige à Monaco, mais rien n'indique en revanche que l'Elysée est intervenu auprès de la justice à la requête de Fillon... Quand il faut démontrer que Nicolas Sarkozy aurait sollicité, en 2014, le haut magistrat par l’intermédiaire de son avocat Me Thierry Herzog "pour tenter d’influer sur une décision" de la Cour de cassation le concernant dans l’affaire Bettencourt, la justice socialiste valide la procédure de mise en examen de Nicolas Sarkozy... Or, à la fin, ni l’ex-président ni Gilbert Azibert n’a pas obtenu le poste convoité. En revanche, jeudi 7 mai 2015, la cour d’Appel de Paris a validé l’essentiel de la procédure ayant mené à la mise en examen de l’ancien chef de l’Etat, à l’été 2014, décision dont N. Sarkozy avait mis en doute l’impartialité politique. Ce dernier et son avocat doivent se pourvoir en cassation.

Quoi qu'il en soit, une affaire, celle des écoutes téléphoniques, est illégalement instrumentalisée pour en ouvrir une autre: une enquête préliminaire sur les pénalités payées par l'UMP a été ouverte le 2 juillet, une semaine après le fameux déjeuner. a été ouverte le 2 juillet, une semaine après le fameux déjeuner. Le Parquet a tenu à se justifier en assurant que son enquête a été ouverte "au vu des seuls éléments portés à sa connaissance par les commissaires aux comptes de l'UMP". 

Selon les journalistes du Monde, Jean-Pierre Jouyet a bel et bien fait part de leur conversation à l'Elysée. "Quand Fillon m'a dit ça, j'ai dit, tiens, oui, on pourrait peut-être simplement signaler le machin… Mais François [Hollande] m'a dit: ‘Non, non, on ne s'en occupe pas.' "Une ligne de défense renouvelée dans son communiqué relayé par l'agence de presse officielle: "J'ai fait part à mes interlocuteurs [lors du déjeuner du 24 juin] du fait que la présidence de la République ne pouvait rien s'agissant de cette procédure relevant de la justice", se contente-t-il d'affirmer péremptoirement. "J'ai également rappelé que, depuis mai 2012, il n'y a plus aucune intervention de la présidence de la République dans une procédure judiciaire.N. Sarkozy aurait en revanche pu tout dans l'affaire Azibert.

Déterminé à laver son honneur, l'ancien Premier ministre, concurrent de Nicolas Sarkozy pour la candidature des Républicains (ex-UMP) pour la présidentielle de 2017, a nié qu'
il s'était jamais livré à de tels procédés, ni avait envisagé de le faire. 
Jeudi, François Fillon a réagi à la relaxe de la partie adverse sur son blog. 
"Les propos tenus par Mr Jouyet et exploités par deux journalistes ont été reconnus diffamatoires, écrit-il. Le tribunal a constaté que mes adversaires n'ont rapporté aucune preuve que je les avais tenus. Leurs allégations étaient, à l'évidence, vides et viles. 
La justice a saisi des prétextes techniques pour éviter de condamner le principal collaborateur du président de la République pour ses mensonges."

Auprès des juges, François Fillon a pâti de son humour morbide

L'ancien premier ministre avait été invité à dire lequel de ses concurrents il aimerait expédier dans la stratosphère, l'espace de temps de la campagne, et FiIlon avait révélé ses mauvais sentiments la veille du jugement, sur France info.  Le député Les Républicains de Paris a pris le temps de la réflexion avant de lâcher sa réponse en forme de rébus : "Il faut des capacités physiques exceptionnelles pour aller dans la station spatiale internationale. Et il ne faut pas être trop grand, il faut être très sportif". Une description dans laquelle on ne peut reconnaître Alain Juppé.

Les relations entre l'ex-chef de l'Etat et son premier ministre pendant cinq ans se sont tendues depuis que Fillon
 s'est porté candidat à la primaire de LR et notamment depuis novembre dernier et la révélation de ce déjeuner de cons à l'Elysée.

La justice de Taubira est donc... incorruptible
"Le procédé qui consiste à me prêter la volonté de m'appuyer sur les plus hautes autorités de l'État pour faire pression sur l'autorité judiciaire est méprisable. La manœuvre est grossière", écrivait Fillon.
La 17e Chambre ne peut que confirmer.

mercredi 25 février 2015

Salon de l'agriculture: Sarkozy, très détendu, raille les propos malveillants de Hollande

Eh bien, tu l'as revu, Sarkozy ?

Nicolas Sarkozy a renoué avec l'épreuve de fond du gigantesque Salon de l'agriculture,

toujours dans la course, après deux ans d'absence, au rendez-vous incontournable des politiques, à moins d'un mois des élections départementales.
Il a commencé sa visite ce mercredi par le stand de Filouse, la vache de race Rouge Flamande mascotte de ce cru 2015. 

Arrivé peu après 9 heures, l'ancien président de la République n'a pu résister à une première boutade, en référence à une petite phrase que François Hollande avait lancée au Salon en 2013. A une petit fille qui demandait : "Il est où, Nicolas Sarkozy?", l'actuel chef de l'Etat avait cyniquement répondu : "Tu ne le verras plus". Ce matin, le patron de l'UMP interroge en s'adressant à la cantonade : "Qui a dit ça ?" Un journaliste répond : François Hollande. "Encore une promesse non tenue", conclut, ironique, l'ex-président avec gourmandise, avant de croquer une fraise de Marmande. 

Le Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis n'a pas pu se retenir de réagi dans les deux heures qui ont suivi, s'agaçant sur Twitter que Nicolas Sarkozy soit "obsédé" par le locataire de l'Elysée. L'ancien trotskiste coopté à la tête du PS aimerait pouvoir croire ce qu'il raconte:


En campagne en... Corrèze
Dans les allées du Salon, l'ancien chef de l'Etat est très entouré, par les journalistes et des officiers de sécurité, qui entourent aussi le trésorier de l'UMP Daniel Fasquelle et le représentant de la Droite forte Guillaume Peltier
A la reconquête d'un électorat fidèle à Jacques Chirac, mais de plus en plus tenté par le vote le Front national, Sarkozy en profite pour annoncer un déplacement en Corrèze, le fief chiraquien devenu terre électorale de François Hollande, d'ici au 22 mars, premier tour des élections départementales. 

Les expolitants réservent au président de l'UMP un accueil bienveillant 

Dès son arrivée au Salon, il s'était laissé aller à une déclaration d'amour à leur adresse : "Les agriculteurs, ce sont des gens que j'aime beaucoup. (...) C'est gens passionnés. Ils ne demandent qu'une seule chose c'est qu'on leur reconnaisse leur savoir-faire et qu'on leur accorde un prix qui leur permette de couvrir leurs charges. Ils veulent travailler et vivre de leur travail, franchement, ce sont des valeurs que je comprends."

Marine Le Pen, "je ne veux pas en parler"
Interrogé sur Marine Le Pen, qui visitera le SIA jeudi, Nicolas Sarkozy rétorque : "Cette dame, je ne veux pas en parler. C'est un symptôme, pas la solution." Le Front national est donné en tête des intentions de vote au premier tour des élections départementales, selon un récent sondage. 

Carla et les McDo
Au gré de sa déambulation, l'ancien président s'arrête au stand McDonald's. Petit confidence au passage sur les goûts de Carla : "Je rentre, elle demande : Achète-moi un Mac en passant et ça lui fait plaisir. C'est vrai ce que je dis, je vous assure." Pas sûr que Cambadélis apprécie les goûts simple de l'ex-Première dame... Café à la main, Nicolas Sarkozy préfère, quant à lui, goûter un macaron.

Fort de son expérience, le président Sarkozy distille aussi ses conseils à un étudiant, avant un déjeuner de travail avec le président de la FNSEA, Xavier Beulin, et des responsables agricoles,  "L'échec, c'est pas un problème: ce qui est un problème c'est de rater une opportunité. Tu vas en connaitre des échecs, j'en ai connus, c'est la vie."
VOIR et ENTENDRE Sarkozy stimuler un étudiant:  
Un président très attendu et détendu.

mercredi 23 juillet 2014

SNCF: incendie suspect dans un poste d'aiguillage à Vitry-sur-Seine

Gare d'Austerlitz : le trafic totalement bloqué reprend peu à peu

L
a SNCF avait totalement stoppé le trafic depuis mercredi matin
en raison d'un incendie dans un poste de circulation à Vitry-sur-Seine, sur la "ceinture rouge " de Paris.
Interrompu depuis mercredi matin, le trafic des trains en gare d'Austerlitz a commencé à reprendre en soirée avec la mise en place de quatre trains à destination d'Orléans, a annoncé la SNCF.  "C'est une première éclaircie, on y va très doucement", a-t-il ajouté.

Des navettes ferroviaires ont été mises en place entre Juvisy et Saint-Martin d'Etampes, Juvisy et Dourdan, Juvisy et Versailles-Chantiers et entre Massy-Palaiseau et Pont de Rungis. Des cars sont également prévus entre Choisy-le-Roi et Pont de Rungis, avec la desserte des gares intermédiaires.
Par ailleurs, la SNCF recommande à ses usagers souhaitant se déplacer entre Paris et Juvisy à emprunter la ligne D du RER. Pour aller vers Massy Palaiseau ou Pont de Rungis Aéroport d'Orly, les voyageurs sont invités à prendre les trains de la ligne B du RER.

Le trafic reste perturbé 

En dehors de ces quatre trains, le trafic reste interrompu dans les deux sens de circulation pour tous les trains du RER C, les trains Intercités et les TER Centre à destination ou en provenance de Paris Austerlitz. L'entreprise tablait sur une reprise de la circulation mercredi après-midi, mais "l'importance des travaux provoqués par l'incendie du poste de circulation de Vitry-sur-Seine conduisent SNCF à prolonger l'arrêt de toutes ses circulations jusqu'en fin de journée au départ et à l'arrivée de Paris Austerlitz", avait-elle expliqué dans un communiqué. 
En attendant la reprise totale du trafic, la SNCF invite les voyageurs à modifier leur voyage ou à utiliser des moyens de substitution. La situation devrait rester très perturbée jeudi.

Un violent incendie

Un important incendie s'est déclaré vers 4h30 dans la nuit de mardi à mercredi au poste d’aiguillage des Ardoines à Vitry-sur-Seine (94), en banlieue sud de Paris. Les dégâts occasionnés ont contraint la SNCF à interrompre totalement le trafic au départ et à l'arrivée de la gare d'Austerlitz, ainsi que le trafic du RER C dans les deux sens de circulation entre Paris-Austerlitz et Juvisy (Essonne) et entre Paris-Austerlitz et Massy-Palaiseau (Essonne).

Le 12 juillet 2013, le jour du déraillement à Brétigny-sur-Orge, la SNCF a été confrontée à un acte de malveillance sur le même axe Paris-Limoges. 
En cause: le démontage d’une "éclisse", le même type de pièce qu’à Brétigny-sur-Orge. Une locomotive du groupe nucléaire Areva, qui circulait à vitesse réduite, a déraillé à proximité du lieu-dit du Pradelet, à 30 km au nord de Limoges, où Areva entrepose de l’uranium appauvri provenant de Pierrelatte, où se trouve une partie du complexe nucléaire de Tricastin. L’uranium appauvri y est transporté dans des conteneurs acheminés en train. Un mystérieux groupe antinucléaire avait revendiqué le sabotage dans un communiqué envoyé au quotidien "Populaire du Centre". Au moment du déraillement, aucun transport d’uranium n’était toutefois en cours. La SNCF avait déposé plainte pour "mise en danger de la vie d’autrui" et Areva avait  pour sa part déposé une plainte contre X pour sabotage. Dans l’affaire de Brétigny-sur-Orge, une éclisse est également à l’origine du drame qui a fait 6 morts et une trentaine de blessés.
Le 23 décembre 2013 à Drancy (Seine-Saint-Denis), un train qui transportait également des matières radioactives a déraillé dans la gare de triage de Drancy.

Or, en 2008, un petit livre vert de 125 pages, sorte de bréviaire anarchiste, a été découvert par des enquêteurs chez des activistes présumés de l'ultra-gauche dans le cadre de l'enquête sur les dégradations des voies ferrées. Publié en mars 2007 "L'Insurrection qui vient" est signé d'un "collectif invisible" qui se présente comme "une tendance de la subversion présente"