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mercredi 23 août 2017

Hollande, l'ancien, met en garde Macron, le moderne

"Il ne faudrait pas demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles," tacle Hollande

L'ancien président de la République s'est défendu d'interférer dans la politique de son ancien ministre

L'air de ne pas y toucher, l'ancien président en échec au point de renoncer à se représenter répondait aux questions des journalistes en marge d'une visite au Festival du film francophone d'Angoulême (Charente), mardi. L’ancien locataire déménagé de l'Elysée s'est prêté de bonne grâce au jeu des questions-réponses avec la presse:
"Si je ne l’avais pas fait, on aurait dit que je sacrifiais pour ne pas laisser les journalistes travailler. Moi, je laisse les journalistes travailler." Première vacherie confraternelle...
François Hollande faisait sa rentrée politique, préparée par son valet Stéphane Le Foll qui s'était approprié, au nom du président déchu, les résultats économiques, largement dus au contexte et pourtant plus qu'ailleurs tardifs en Europe. Lien PaSiDupes : Stéphane Le Foll passe à l'attaque du gouvernement (20 août 2017)

L'ancien président de la République adresse une vigoureuse mise en garde à Emmanuel Macron

A Angoulême, François Hollande s'en est pris à Emmanuel MacronPour la première fois depuis son renoncement à l'Elysée avant la fin de son quinquennat, l'ancien apparatchik sexagénaire fait la leçon à l'ex-banquier trentenaire. "Il ne faudrait pas demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles", a lancé aux journalistes l'ancien chef de l'Etat, mardi 22 août, à l'approche d'une rentrée sous tension.


"Il ne faudrait pas flexibiliser le marché du travail au-delà de ce que nous avons déjà fait, au risque de créer des ruptures. Alors, ce qu'il faut, c'est conforter le mouvement qui est engagé, l'investissement, la consommation, le pouvoir d'achat et éviter toute décision qui viendrait contrarier ce mouvement qui est engagé", estime le de Tulle, assurant son SAV.



Une attaque concertée de la gauche socialiste

Les adversaires politiques d'Emmanuel Macron ont fait écho à Hollande. Avec d'autres acteurs institutionnels, économiques ou sociaux, ils ont justement attaqué le nouveau gouvernement Edouard Philippe, dénonçant la diminution du nombre d'emplois aidés, la hausse de la CSG ou la baisse des APL prévues par leurs successeurs
"François Hollande a la science de l'agenda, ce n'est pas un perdreau de l'année. [...] il a bien soigné sa com' " (Aude Rossigneux, journaliste politique à franceinfo)
Hollande avait promis de ne pas replonger dans le commentaire politique: il avait annoncé son intention de rester en retrait et, le moment venu de participer de nouveau au débat politique, de manifester de la retenue. Il n'aura pas tenu trois mois. L'ancien président ne sait pas tenir ses promesses et il est donc venu interférer avec la rentrée politique du nouveau. 
Pour Franck Bouaziz, journaliste au service économie de Libération, cette sortie témoigne d'un "besoin d'existence" de la part de François Hollande. Second objectif : "susciter des vocations de frondeurs chez certains députés de la République en Marche, qui ont déjà modérément apprécié la réduction des contrats aidés... Est-ce qu'il n'a pas envie de souffler un peu sur les braises ?" a-t-il demandé.
Ce timing malveillant contredit ses propos : il nie toute intention hostile. 
Loin de lui l'idée que cette mise en garde puisse faire du tort à son successeur, assure-t-il, l'air patelin, et que ses propos interviennent précisément alors que le ministère du Travail commence ce mardi à recevoir les partenaires sociaux pour leur présenter les premiers arbitrages relatifs aux ordonnances réformant le Code du travail.

VOIR et ENTENDRE cet échange du faux-cul avec tv5monde, poisseux de complaisance, d'une part, et d'autosatisfaction, de l'autre, mais aussi d'hypocrisie :


François Hollande ambitionne-t-il de devenir l'opposant n°1 d'Emmanuel Macron ?


Cette coup bas de François Hollande marque son retour, fût-ce par personne interposée: Stéphane Le Foll qu'on dit prêt à prendre les commandes du PS, sous la tutelle de son maître...

"Le président Hollande a raison de se rappeler au bon souvenir du président Macron. [...] C'est normal qu'il revienne en disant 'Attention, la politique que j'ai mené pendant cinq ans porte ses fruits aujourd'hui. Il ne faudrait pas que le président Macron oublie tout ce que j'ai fait pour lui'. The boss is back." a décrypté Christophe Madrolle, secrétaire général de l’UDE (Union des démocrates et des écologistes de Placé et de Rugy), élu de Marseille et ancien soutien de François Hollande.
Hollande fait fi du "manque de décence" que lui reproche l'entourage d'Emmanuel Macron. L'ex-président veut sa revanche: il n'a pas supporté que l'exécutif lui reproche un héritage malheureux : cette dette de 8 milliards d'euros avancée par le Président et ses proches pour tenter de justifier les "coups de rabot" appliqués un peu partout. Selon Hollande, "ça va mieux !" et c'est grâce à lui...

Dépourvu de tout mandat électif et en recherche d'emploi, à 63 ans,
François Hollande tire la couverture à lui, jusqu'à s'approprier les derniers résultats économiques favorables pour rappeler au fondateur d'En Marche ! que sa politique a porté ses fruits. Sauf que son ministre de l'Economie et des finances, c'était Macron. 

Ventripotent et face grasse, teint rubicond et cheveu au naturel, sans teinture jais, le refoulé n'hésite pas à inviter Emmanuel Macron à inscrire son action dans la continuité de la sienne.

mardi 25 février 2014

Mennucci, le "fada" des municipales à Marseille

Patrick Mennucci (PS) : "Je changerai le destin de Marseille"

Mennucci, candidat PS à la mairie de Marseille,  était l'invité de France Info, parce qu'il reccueille deux élus du Modem sur ses listes
Il a le look Defferre.
A-t-il la carrure?
Interrogé mardi matin sur l'arrivée de deux du Modem marseillais sur ses listes socialistes, Jean-Luc Bennhamias, girouette socialiste passée par le MoDem le temps d'une législature, et Christophe Madrolle, , Patrick Mennucci assure qu'il a promis du renouveau en échange.
"Je leur ai promis que je changerai le destin de Marseille, je ne suis pas là pour donner Marseille comme un pompon au Président de la république ou au PS. Je suis là pour changer la ville."   

Mennucci tue le père


Ses attaques ciblent Jean-Noël Guérini, l'ancien patron de la fédération PS des Bouches-du Rhône, sénateur et président du Conseil général, mis en examen dans plusieurs affaires de marchés publics. 
Patrick Mennucci l'accuse de faire le jeu du maire UMP sortant, en "ayant fomenté" une liste présentée par les radicaux de gauche.

"
Il ne me fait pas peur, Jean-Noël Guérini pour moi n'est plus au PS, puisqu'il fait la campagne de Jean-Claude Gaudin (le sénateur-maire de Marseille)."
Mais les Marseillais n'ont pas oublié qu'aux élections municipales de 2008, Mennucci était directeur de campagne de Jean-Noël Guérini... 
Né porte-flingue, il dirige aussi la campagne d'un "parachuté" dans le sud-est aux élections européennes, le très controversé Vincent Peillon.

Mennucci fricotte

Ratissant large et sans état d'âme, 
il laisse la porte ouverte à Pape Diouf, ancien journaliste de L'Humanité, tacle Jean-Noël Guérini à qui il doit tout et veut toujours vendre le stade Vélodrome. Selon le candidat socialiste à la mairie de Marseille, la candidature en solo de Pape Diouf, ne pose pas problème. Patrick Mennucci se dit prêt à accueillir à tout moment l'ancien président de l'OM dans son équipe. En revanche, 

Le Vélodrome : la vente en projet
Patrick Mennucci assure que le coût du Vélodrome de Marseille est très important pour le budget de la ville, "il aura pesé 500 millions d'euros".
" Quand on va au stade, on ne se demande pas si la chaise appartient à la mairie ou à l'OM. "
La vente figure toujours au programme de campagne du candidat socialiste et il estime que le club et sa propriétaire "ont les moyens" de l'acheter.

VOIR et ENTENDRE le bouffon socialiste:

Jean Leymarie (France Info) passe sous silencel'intention du candidat Mennucci de faire de Marseille une ville "gay friendly"...

Mennucci est aveuglé par le sectarisme et l'ambition


 MUCEM, l'un des 50 musées
les plus visités dans le monde 
Il faut être de mauvaise-foi et à Paris pour aller dire que Gaudin, c'est l'immobilisme, car les Marseillais savent que Gaudin a métamorphosé la ville. 
Le tram et le métro, ce n'est pas la gauche, la rénovation des quartiers de la gare Saint-Charles ou de la République, la création du MUCEM, de la Villa Méditerranée ou du Musée Regards de Provence et Marseille Provence Capitale européenne de la culture 2013, c'est qui ?


samedi 22 février 2014

Municipales 2014: la négociation entre Diouf et le Modem fait plouf dans le Vieux-Port

Le MoDem a rompu les discussions avec Pape Diouf
Municipales à Marseille: le Modem et Pape Diouf ne discutent plus
"Nous avons mis un terme aux discussions samedi soir, après avoir fait le constat que nous n'étions pas dans la même logique de rassemblement. Il n'y aura pas de mariage", a déclaré le secrétaire général adjoint du parti centriste. Pape Diouf, ex-journaliste à L'Humanité, ancien président éphémère de l'OM est en effet candidat de division à la mairie de Marseille, avec lequel le MoDem avait envisagé une liste commune. 
"Il n'y aura pas de mariage, mais il n'y a pas d'animosité. Je lui souhaite bonne chance", a déclaré Christophe Madrolle, secrétaire général adjoint du parti centriste et élu communautaire à Marseille, confirmant une information du quotidien La Provence

C'est fini. Après avoir envisagé une liste commune, le MoDem a annoncé ce dimanche une rupture des discussions  avec Diouf. Il ne reste plus au cheval de Troie du PS qu'à se rallier à Mennucci dès le premier tour... 


Diouf a-t-il seulement un programme? Sur le fond du déroulement de la campagne, sur le positionnement au second tour, tout est flou. Nous pensons que la candidature de Pape Diouf devient une simple candidature de témoignage qui ne représente pas grand chose", a ajouté Madrolle, estimant que la "dimension groupusculaire citoyenne prend le pas sur le reste"
Classé à gauche, l'ancien président de l'OM a annoncé officiellement sa candidature le 3 février, assurant vouloir "changer la donne" à Marseille et promettant un collectif citoyen "tournant le dos à toute démarche politique". 

"Où sont, dans ce rassemblement, les forces économiques et culturelles de la ville' ?
Où sont ceux et celles qui font réellement Marseille'", demande encore le responsable du MoDem, alors que Pape Diouf doit présenter ses listes lundi.

Un sondage Ifop pour 20 Minutes et i-télé rendu public le 9 février ne le crédite que de 4% des intentions de vote. 
Le maire sortant Jean-Claude Gaudin (UMP) est par ailleurs donné gagnant au second tour.

lundi 30 septembre 2013

MoDeM vs UDI: Bayrou va-t-il absorber Borloo ?

UDI-Modem, recomposition à hauts risques au centre 

Au centre
, l'état des forces est à l'avantage de Jean-Louis Borloo et de l'UDI. 
Mais François Bayrou n'hésitera pas à lancer une OPA. 

Fin août, le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, a estimé sur TF1 que la famille centriste va parvenir à se réunir, en citant le président du Modem François Bayrou, "le dernier qui manque" à l'approche des élections européennes et municipales. Depuis, après des années de dénigrements réciproques, les deux centristes se gardent bien de toute déclaration susceptible de compromettre leurs Pacs. Pour l'heure,  Bayrou nie toute animosité envers Borloo.

L'alliance promet d'être belle avant de virer à l'aigre, car François Bayrou entend bien prendre l'ascendant sur Borloo. Pour sortir de son  mortel isolement, le Béarnais a une carte à jouer et il entend bien la jouer. Il a déjà entamé un marathon politique qui laisse  Jean-Louis Borloo sur place

"Je n'ai pas une mentalité de force d'appoint," a prévenu Bayrou 
"Tu as une occasion en or de réaliser une OPA sur le centre !" glissa Robert Rochefort au président du MoDem, en août, et François Bayrou se déclara désormais "critique à l'égard du gouvernement". Il venait d'engager  avec Borloo une partie de poker menteur. "Un excellent joueur de poker comme lui ne peut penser qu'à ça, juge Maurice Leroy, son porte-parole aux présidentielles de 2002 et de 2007 - et son sparring-partner sur les tapis verts.
La captation de la totalité de l'héritage centriste vise à servir une nouvelle, et certainement dernière, candidature, en 2017. 

La présidentielle, "l'unique élection qui permette de changer le pays"
, a toujours été son ultime horizon. "Il veut y aller, quitte à devenir le Laguiller du centre !" renchérit Leroy, ex-bayrouiste, aujourd'hui borlooiste.
Selon le député UDI Yves Jégo, l'ancien ministre de l'Education nationale  relativise ses échecs successifs: "il a quelque chose que personne n'a chez nous : 5 millions de Français qui ont voté pour lui". 

Sarnez conteste déjà la légitimité de Borloo: "On a la marque et Bayrou est l'incarnation du centre." Si Bayrou assure s'être défait de cette obsession élyséenne, il sait aussi que les centristes de toutes obédiences auront besoin de se mettre d'accord sur un candidat et d'inscrire dans le marbre son mode de sélection. 
Le multirécidiviste Bayrou tient la corde. "Je n'ai pas une mentalité de force d'appoint", lâche le président du MoDem, dans un instant de franchise qui en dit long sur ses intentions: "truster" le centre et le représenter -sans partage- dans quatre ans. Bayrou n'a jamais supporté de ne pas être n°1.

Il a imaginé la forme d'une primaire à la sauce béarnaise
Réunir les militants dans un grand stade et compter les mains levées. L'agrégé de lettres y trouvera sans risque la consécration d'un sacre, si populiste soit-il... Aux premières réunions de projet de la "joint-venture" centriste, il a proposé de la baptiser "Udem". Plus MoDem qu'UDI. 

Pas dupe, l'équipe Borloo a dit niet... 

Pour l'heure, le MoDem fait encore pâle figure face aux milliers d'adhérents de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), à sa soixantaine de parlementaires et à son aisance financière. Le parti est contraint de louer la moitié de son siège dans le VIIe arrondissement de Paris, de licencier le chauffeur historique de son président, et n'a quasiment plus d'élus. 
Mais le David a un gros avantage pour se transformer en Goliath: "On a la marque et François est l'incarnation du centre". Marielle de Sarnez, fidèle de la première heure, a lâché le morceau, tandis que Borloo, par contraste, n'a jamais été clair dans son orientation. "Ce ne sont pas les mêmes, souligne un ami de Bayrou. L'un est constant et tenace ; l'autre, cyclothymique et velléitaire."

Reconstitution de ligue dissoute
 
Les premières universités d'été de l'UDI, à Poitiers, à la mi-septembre, n'ont pas clarifié les lignes. "C'était un bon Borloo le samedi, un très mauvais le dimanche", soupire un sénateur déconcerté du Nouveau Centre. Les ralliés de l'ancien maire de Valenciennes restent perplexes. Ses volte-face à la présidentielle et à la mairie de Paris l'ont privé d'allégeances indéfectibles. "Ce rapprochement est possible parce que beaucoup, à l'UDI, veulent un vrai chef et que François a l'étoffe d'un leader", soutient une proche de Bayrou. Certains de ses anciens compagnons de route esquisseraient volontiers un rapprochement avec lui, à la recherche d'une stabilité.
Certes, pour avoir choisi Hollande, Bayrou devra affronter les blâmes, mais il pense avoir trouvé la parade : "Entre le premier tour et le second, des millions de Français ont fait comme moi." 

Hervé Morin a déjà laissé de côté rancune et reproches. "On s'est revus et on s'est reparlé comme si on s'était quittés la veille. Il y avait de la curiosité et du plaisir", raconte le président du Nouveau Centre. Une même passion équestre a été le prétexte à un appel de Bayrou en plein coeur de l'été. Et Morin, tout à sa volonté de ne pas se faire doubler par Borloo, n'a pas abrégé la conversation...

Voici déjà Bayrou au centre du jeu. 

Reconstitution de ligue dissoute.
 
Les deux hommes fixent ensemble des éléments de langage pour la "clarification", que l'ex-député colporte ici et là en gage de sa bonne foi de converti : Bayrou est désormais un opposant à François Hollande, qu'on se le dise. Dans les faits, après sept ou huit entretiens avec le président - c'est son propre décompte - il ne lui a plus parlé "depuis quatre mois". 
Hervé Morin, qui n'excluait pas une nouvelle tentative en 2017, ne voit dorénavant rien de "dramatique" à soutenir François Bayrou. Tout, plutôt que d'envisager son ennemi juré Jean-Christophe Lagarde, député maire de Drancy (Seine-Saint-Denis), en porteur d'un flambeau élyséen. 
Il n'a évidemment pas échappé à Bayrou que ce petit monde se déteste cordialement et qu'il pourrait en tirer un avantage certain jouer de ces rivalités. "Je les ai tous vus, se félicite-t-il, à l'exception de Jean-Christophe Fromantin." La précision n'est pas anodine : le député maire de Neuilly (Hauts-de-Seine) caresse aussi un rêve présidentiel. Bayrou a identifié tous ses rivaux, y compris les moins nuisibles, pour mieux les neutraliser. 

A Pau, Bayrou n'a pas le droit de caler au démarrage
Il pourrait gagner par KO ou par abandon, aussi. Mercredi 11 septembre: devant quelques convives, Jean-Louis Borloo se présente en berger d'un centre enfin réunifié, l'aboutissement d'une "mission" qu'il s'est assignée en fondant l'UDI. A 62 ans, va-t-il passer la main? "Cela ne signifie pas que j'aie la tentation de Venise", précise-t-il. Si l'exil n'est pas imminent, la lassitude perce, selon les partisans de Bayrou qui assurent que le retour de Bayrou, à 62 ans également, serait une opportunité pour lui de laisser une boutique qu'il n'aurait plus envie, selon eux, de tenir. L'avocat serait débarrassé d'un marigot de jeunes ambitieux qu'il ne parvient pas à dompter et dont Bayrou aurait vite fait de régler leurs comptes. 

Bayrou n'est pas homme à s'encombrer. 
Il ne fera pas grand cas des réserves des quelques gauchisants du MoDem, Christophe Madrolle et Jean-Luc Bennahmias. Rien, en revanche, ne sera possible s'il perd la bataille de Pau, en mars 2014. "Je n'ai pas le droit de me planter", disait-il au début de l'été. Après quelques hésitations, il devrait se présenter, ne serait-ce que pour marquer un peu plus sa différence avec un Borloo rétif au combat. 

Pour cette bataille municipale, François Bayrou a été très sensible au soutien public d'Alain Juppé. Pas seulement parce qu'il partage avec lui un voisinage aquitain et une amitié de longue date, mais parce qu'il a déjà bâti dans un coin de cerveau une suite à sa main-mise sur le centre : à défaut de l'emporter en 2017, s'imposer en Premier ministre
Il a espéré ce lot de consolation avec Hollande, il veut y arriver avec Juppé à l'Elysée. Quand on évoque l'hypothèse, Bayrou ricane, regard fuyant, et ne veut rien "confirmer", "infirmer", ni "valider". Plus tacticien que stratège, il manoeuvrera à vue, au gré des flots.

  

mercredi 30 juin 2010

Des voix s'élèvent: Aubry livre le PS à Mélenchon et Hamon

Bayrou regrette les renoncements d'Aubry

Qu'est-ce qui fait sortir Bayrou de sa retraite?

Les cadres du MoDem dénoncent l'attitude «régressive» du PS sur les retraites

Malgré les échecs successifs du MoDem aux élections depuis 2007, Bayrou croit opportun de tenter un retour au centre du jeu politique.

D'un côté, des appels du pied de l'UMP
, puis de l'Élysée lui sont autant de déodorants aux narines de l'électorat de centre droit.

De l'autre, le débat sur la réforme des retraites - que son parti déclare «inévitable» - confirme les profondes divisions entre courants du PS. Ces divisions le rendraient de plus en plus fréquentable également aux yeux de l'électorat de centre gauche. L'ancien candidat malheureux aux présidentielles de 2002 et 2007 juge donc le moment venu de fustiger la posture de Martine Aubry, la faisant fonction de premier secrétaire du PS, concernant le débat sur les retraites

La ligne d'Aubry, «c'est la ligne Mélenchon»!

A chacune de ses interventions depuis deux semaines, le centriste moribond passe de la pommade à DSK, Michel Rocard, Manuel Valls, ou encore Gérard Collomb, dont il dit se «sentir proche». À l'inverse, Bayrou ne manque pas de fustiger «la direction du PS, qui a choisi une ligne qui n'est pas responsable» .
La majorité a de nouveau quelques qualités.
«Ce que les Français entendent aujourd'hui du PS, c'est qu'on pourrait se passer de cette réforme ! Or, si on ne réussit pas à conduire cette réforme à son terme, on met le pays en danger», a-t-il expliqué samedi devant ses cadres.

Le PS penche à gauche du côté où il va tomber


Sa première vice-présidente, Marielle de Sarnez, qui l'été dernier avait fait des grâces à Europe Ecologie et tenté un rapprochement avec le socialiste Vincent Peillon, en est aujourd'hui pour ses frais. Elle partage l'analyse de Bayrou sur le PS. «Tous ceux qui espéraient que le PS pouvait changer et défendre un projet plus moderne et plus ouvert sont aujourd'hui dans la déception. En réalité, ce mouvement politique est le lieu de deux approches différentes. L'une, réformiste et responsable. L'autre, régressive et, au bout du compte, mensongère», analyse-t-elle.

Les derniers mohicans changent de ton
Un avis partagé par l'eurodéputée Nathalie Griesbeck pour qui «Martine Aubry se radicalise à gauche, voire à l'extrême gauche». Pour cette ancienne de l'UDF, «ce qui distingue le MoDem du PS, c'est que, nous, nous avons une position réaliste et progressiste».
Bien qu'issu des Verts, Christophe Madrolle estime que «les propositions du PS sont injustes socialement et reposent sur des calculs politiciens». Pour lui, «Aubry cajole son électorat le plus gauchiste».

Le MoDem se rapproche de la majorité par étapes

Mais si les cadres du MoDem critiquent la direction du PS, ils ne louent pas les vertus de projet gouvernemental pour autant. Certes, ils approuvent le passage de l'âge légal à 62 ans, mais ils critiquent aussi bien «l'injustice» de certaines mesures, comme celles portant sur «la pénibilité» ou «la volonté de déplacer de 65 à 67 ans l'âge de départ à la retraite sans pénalisation pour les carrières incomplètes».
Samedi, à l'unanimité, ils ont ainsi voté un projet en neuf points, qui conditionnera, à l'automne, le soutien ou non de leurs parlementaires au texte de la majorité.
Prochaine étape à la rentrée.

lundi 25 janvier 2010

Régionales: le MoDem de Bayrou se vide

Bayrou a le « réveil républicain » difficile

Le MoDem a subi une nouvelle fuite défection avant les élections régionales.
Un proche de François Bayrou, le sénateur Nicolas About, président du groupe centriste au Parlement, a décidé de rejoindre la liste UMP de Valérie Pécresse en Ile-de-France dès le premier tour.

Le sénateur MoDem des Yvelines annonce dans une tribune publiée lundi par Le Figaro qu'il se met "en congé" du MoDem pour rejoindre les listes UMP aux régionales, où il figurera en quatrième position dans les Yvelines.
"La campagne qui s'ouvre ne peut se résumer à une simple lutte politicienne", explique Nicolas About qui, plus loin, ajoute que les élections régionales "sont bien plus qu'un énième tour d'échauffement en vue des échéances présidentielles".
"Enfermé dans une posture d'opposition systématique au gouvernement, le MoDem délaisse chaque jour un peu plus l'esprit de proposition et d'action, qui est pourtant au coeur de l'identité centriste, au profit d'une logique de protestation pure et simple", dénonce-t-il.

La saignée du MoDem

Le mouvement centriste a aussi vu cinq de ses membres de Charente-Maritime rallier les listes socialistes emmenées par Sa Cynique Majesté Royal, présidente sortante de la région Poitou-Charentes, alors que François Bayrou, président du MoDem, avait réitéré le refus de toute alliance au premier tour le 14 mars et fustigé l'action du gouvernement.

Cette défection intervient six mois après celle du sénateur Michel Mercier, trésorier du MoDem, qui a rejoint les rangs de la majorité et le gouvernement.

Christophe Madrolle se sent tout seul

Le délégué national du MoDem et numéro deux sur la liste Provence-Alpes-Côte d'azur fustigent ceux qui, selon lui, "préfèrent un strapontin bien chaud au sein de l'UMP ou du PS quand d'autres veulent porter bien haut les couleurs humanistes, démocratiques et écologistes".

mercredi 10 juin 2009

MoDem : "Cohn-Bendit est un salopard aux méthodes staliniennes"

C’est Bayrou, qui fustige le pédophile, qui a tort ?

Dans un entretien accordé ce mardi à Libération, Daniel Cohn-Bendit dit avoir appris il y déjà quelques semaines que François Bayrou s'intéressait à son livre Le Grand bazar, où il évoquait en 1975 sa sexualité partagée avec des enfants. Et donc ses propres expériences de nature pédophile, au temps de son expérience d’aide-éducateur à Francfort!

A l'origine de cette fuite subalterne et "minable", au moment des Européennes 2009, on trouverait, selon lui, Christophe Madrolle, ex-Verts passé au MoDem, qui nie absolument et dénonce une nouvelle tentative de déstabilisation à l'encontre des centristes. Où est le problème.
Vous avez dit ‘complaisance’ ?
Il semble bien que les actes dénoncés soient en fait plus graves et accablent gravement le meneur des Verts. Une certaine presse militante protège le présumé innocent qui –autant qu’il est possible- se serait amendé. L’omerta pratiquée par une certaine gauche est d’autant plus insupportable qu’elle se veut vertueuse et que la sous-ministre Royal prétendait protéger la jeunesse des violences en tous genres.

Depuis 2001, la classe politique et les media sont complices.


Ils ne peuvent plus fermer les yeux, car la journaliste allemande Bettina Röhl, fille de l’ancienne terroriste Ulrike Meinhof, membre de la Fraction armée rouge, avait alors révélé ce qui était jusqu’alors resté confidentiel, en publiant sur Internet des extraits de l’ouvrage afin d’affaiblir le député européen.
« Les écrits restent. » et
Daniel Cohn-Bendit en fait l’expérience. France Soir publie en effet des pièces à conviction et Bayrou n’est donc pas seul à s’intéresser au sujet.

Depuis ce mardi matin 9 juin, Christophe Madrolle, bras droit de Jean-Luc Bennahmias, tête de liste MoDem dans le Sud-Est, ne décolère pas contre Daniel Cohn-Bendit.

  • Dans une interview parue dans Libération, le leader des radicaux Verts affirme en effet avoir été prévenu par Christophe Madrolle "il y a deux ou trois semaines" de l'intérêt que portait François Bayrou au livre Le grand bazar, écrit en 1975 et dans lequel Daniel Cohn-Bendit évoque sa sexualité avec des enfants. Des écrits qui ont servi de déclencheur à la très médiatique altercation entre Bayrou et Cohn-Bendit sur le plateau de l'émission A vous de juger, jeudi 4 juin sur France 2.
    "Le matin, j'ai senti que [Bayrou] était prêt à tout. Pour être honnête, la puce à l'oreille m'a été mise par Christophe Madrolle, qui est un copain et qui est au MoDem. Il m'a dit: 'Dany, il se renseigne sur toi. Il a ton bouquin sur son bureau'", raconte le chef des pastèques rouges à Libération.
  • "Je démens formellement ce qui est écrit dans le journal, s'insurge Christophe Madrolle au téléphone de LEXPRESS.fr. Daniel Cohn-Bendit cherche à nous faire péter les plombs en racontant n'importe quoi [avec le soutien complaisant de la presse décidemment bien morale…] Ses propos sont diffamatoires et scandaleux. En plus de son bon score, il veut continuer à casser le MoDem ; on dirait qu'il cherche des prises de guerre en débauchant les écologistes comme Corinne Lepage ou Bennahmias!"

    Daniel Cohn-Bendit et Christophe Madrolle se connaissent pourtant depuis quinze ans, assure lexpress.fr. Avant de suivre Jean-Luc Bennahmias au MoDem en 2007, le second était le responsable départemental des Verts des Bouches-du-Rhône. Les deux hommes se sont également beaucoup vus au Parlement Européen, où Bennhamias est élu depuis 2004.

    Christophe Madrolle reconnaît toutefois avoir parlé récemment à Cohn-Bendit, mais sa version de la discussion est sensiblement différente de celle de Libération. Lui-même très peu sensibilisé au problème de la pédophilie, Madrolle argumente. "Je lui ai dit que ses propos sur Bayrou touché par la Vierge n'étaient pas dignes de lui. Moi, j'ai une règle: la confrontation politique n'empiète ni sur le champ du religieux, ni sur la question de la sexualité..." Les « jeunes » enfants n’ont plus qu’à se débrouiller. Madrolle dit toujours croire en François Bayrou.

    Madrolle a-t-il contacté Daniel Cohn-Bendit depuis la publication de l'entretien dans Libération? "Oui, je l'ai appelé et je l'ai pourri. Je lui ai dit qu'il était un salopard avec des méthodes staliniennes."
    Contactée par LEXPRESS.fr, l'attachée de presse de Daniel Cohn-Bendit n'a pas répondu à ses appels.

    En 2001, Libération vola au secours de Cohn-Bendit en lui donnant l’occasion de réinterpréter ses aveux de 1975 : «Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème», écrit-il notamment. Interrogé par Libération en 2001, Cohn-Bendit avait donné le change et expliqué que «prétendre que je suis pédophile est une insanité. La pédophilie est un crime […] contre lequel il faut se battre». Il avait aussi déclaré que ces lignes étaient «aujourd’hui inaudibles, mal écrites», mais, «me situant au carrefour du gauchisme, je reprenais dans ce livre tous les débats de l’époque sur le communisme, l’éducation, la violence. Et la sexualité». (site Libération du …06/06/2009
    )
    La libération des moeurs au détriment des enfants: où est le problème? Le "devoir de mémoire" s'applique-t-il à l'esclavage sexuel des enfants et à l'émancipation sexuelle de Mai 68 ?