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dimanche 20 décembre 2015

Bernard Tapie annonce son retour en politique: pour suppléer au pouvoir socialiste ?

L'ancien ministre compte montrer à Hollande comment combattre le chômage des jeunes

A 72 ans, Bernard Tapie a "décidé de revenir en politique"

Ruiné par la gauche, l'homme explique avoir pris cette décision après le "signal d'alarme" du résultat des régionales. "Personne ne peut contester mes succès passés face au FN, notamment aux européennes de 1994", explique, dans un entretien au JDD publié dimanche 20 décembre, celui dont la liste Energie radicale avait obtenu plus de 12%.

L'homme d'affaire souligne la défaite de la gauche au pouvoir dès le premier tour. "Le pire a été évité grâce au désistement des candidats socialistes, qu'il faut saluer, déclare Bernard Tapie au Journal du Dimanche. Mais en faisant cela, on a, en quelque sorte, 'cassé le thermomètre' pour ne pas montrer qu'on avait de la fièvre."

Un plan contre le chômage des jeunes

L'actionnaire principal du quotidien La Provence estime que, pour contrer le parti de Marine Le Pen, il faut "apporter des remèdes aux causes" des problèmes des électeurs FN. En commençant par s'attaquer au chômage, surtout celui "des jeunes, les plus nombreux à voter FN". En creux, Tapie remue le couteau dans cette plaie de Manuel Valls (PS), son incapacité à redresser la situation aggravée par son prédécesseur socialiste, Jean-Marc Ayrault, malgré sa "détermination" en bandoulière.

En moins d'un mois, Bernard Tapie compte "mettre sur pied, un premier projet pour la remise en activité de tous les 18 à 25 ans", qui sera remis "aux chefs de groupe de l'Assemblée nationale, du Sénat et aux ministères concernés", d'ici à fin janvier.

Bernard Tapie sera-t-il candidat à la présidentielle ? 

Début décembre, dans les colonnes du journal Le Monde, Bernard Tapie se disait
Le Phocea,  ancien voilier de Tapie
"abattu" et "ruiné",
24 heures après l'arrêt de la cour d'Appel de Paris qui lui demande de rembourser 405 millions d'euros 
obtenus en 2008 dans l'affaire Crédit lyonnais-Adidas. Depuis plus de vingt ans, Bernard Tapie estime avoir été trahi par 
son banquier historique, le Crédit lyonnais (rebaptisé CL), dans la revente d'Adidas à l'homme d'affaires Robert-Louis Dreyfus. 
"C'est ahurissant ! La justice me demande de rembourser des sommes astronomiques que je n'ai même pas touchéesJe n'ai pas touché ces 405 millions d'euros, clame Tapie. Pourquoi tant de haine ? Parce que vraiment, quand on lit le jugement, on sent que je leur ai inspiré de la haine aux magistrats". 
Bernard Tapie a d'ores et déjà fait savoir qu'il comptait mener l'affaire devant la cour de Cassation, ce qui ne le dispense toutefois pas de devoir rembourser la somme demandée.
Jean-Claude Gaudin est député-maire (UMP, puis LR) de Marseille depuis... 1995. Il a été réélu en 2001, 2008 et 2014 ! Et les Marseillais n'en veulent pas, dites-vous, Bernard Tapie?


Les grandes manoeuvres de recentrage des battus des régionales pourraient servir l'homme d'affaires. 
Ex-yacht de Bernard Tapie 
Mais, pour l'heure, "chaque chose en son temps, réplique celui qui a été vendeur de téléviseurs, chanteur et animateur de télévision, repreneur d'entreprises en dépôt de bilan (Manufrance, Terraillon et Testut, La Vie claire, Wonder et Donnay), quatre ans député et quatre mois ministre de la Ville de Mitterrand,  patron d’Adidas et président de l’OM.
Et il rappelle ce que la justice ne peut lui retirer. "Personne ne peut contester mes succès passés face au FN, notamment aux européennes de 1994, quand je l’avais ramené, comme je l’avais promis, à 10% des voix. C’est toujours faisable à condition d’adopter les bonnes méthodes." En 1994, sa liste radicale avait drainé 12,03 % des voix, à seulement deux points de la liste du PS conduite par Michel Rocard qui lui voue une rancune tenace.
La politique, ce n'est pas seulement être élu. 
"La seule élection qui me faisait envie, c'était celle de la mairie de Marseille en 1995, pour laquelle on s'est dépêché de me rendre inéligible", poursuit celui qui a tout connu, outre ses poursuites judiciaires qui lui ont barré l'entrée du port de Marseille.

Lucien Weygand ? Un élu socialiste qui a prospéré dans les quartiers nord de Marseille. Lien PaSiDupes - "Les socialistes Bernardini et Weygand, condamnés dans l'affaire de l'OCID par la Cour des Comptes"

Nanti au service des "défavorisés" a donc tout dit et  tout connu. La fortune des affaires. La gloire en politique. Le succès au théâtre. Le triomphe en sport. Puis les mises en examen et les séjours en prison.

mardi 24 novembre 2015

Régionales en PACA: les terroristes ne font pas le jeu des candidats FN, selon le candidat PS

Selon Castaner (PS), ce sont "les candidats FN qui font le jeu des terroristes"...

Le barbu du PS déraisonne


La mise en équation douteuse du candidat socialiste
"Les candidats du FN sont les terroristes de la pensée. Quand Marion-Maréchal Le Pen permet d'opposer les catholiques aux musulmans comme son grand-père l'avait fait avec les juifs, ils font le jeu des terroristes aujourd'hui", poursuit l'ancien directeur de cabinet de Tony Dreyfus, alors maire PS du 10e arrondissement de Paris (celui du bistrot Le Carillon et du restaurant Le Petit Cambodge, frappés par les assassins islamistes des carnages du 13 novembre 2015. )
Marion Maréchal-Le Pen, tête de liste FN en Paca, a en effet déclaré au quotidien Présent, d'inspiration nationale et catholique, que les musulmans "ne peuvent avoir exactement le même rang que la religion catholique" en France. "Il nous faut tout faire pour que cette hypothèse n'existe pas. Tout faire c'est mobiliser le peuple de gauche qui n'a pas envie d'aller voter", a poursuivi ce proche de Manuel Valls, comme il a pu l'être de  Catherine Trautmann, en 1997, ou de Michel Sapin, en 1998.
Castaner
s'est de nouveau prononcé contre une alliance au second tour avec Les Républicains

Le premier ministre Valls, débraillé 
(chemise sortie du pantalon)
est venu apporter le soutien de l'Etat
au candidat PS à sa droite
Alors que sa liste est placée en troisième position derrière le FN et la liste LR-UDI-Modem par les sondages, ce terroriste de la pensée politique a assuré que son adversaire Christian Estrosi, chef de file LR, "a eu souvent un discours plus radical que celui du FN et a commis la faute suprême de banaliser le discours du FN", tandis que lui-même diabolise les électeurs du Front national. "Les Républicains et le Front national, c'est différent, mais les Républicains ont fait le jeu du Front national", a-t-il accusé, tandis que Hollande et Valls appellent à l' "unité nationale" et à un débat digne.

"Il n'est pas aujourd'hui question de s'allier, avec LR, ni demain. Ce serait le mariage de la carpe et du lapin", a affirmé le kamikaze du Parti socialiste, dans sa fuite en avant.

Selon un sondage Ipsos/Sopra Steria publié le 22 novembre et réalisé six jours après les attentats de Paris et Saint-Denis, le FN remporterait les régionales en Paca avec 40% des voix au premier tour et 41% au second devant la liste Les Républicains-UDI-MoDem (30% au 1er tour, 34% au second) et la gauche (25% au second tour). De quoi perdre la raison ! Mais sans doute est-ce aussi l'effet des condamnations de Sylvie Andrieux et Jean-Noël Guérini, ainsi que de la gestion de Michel Vauzelle, PS, président de région sortant.




jeudi 29 octobre 2015

Des magistrats "pervers", "psychopathes": et si Guaino parlait au nom de justiciables ?

L'ancien conseiller de l'Elysée sait de quoi il parle

Henri Guaino a prononcé un réquisitoire sans complaisance contre les magistrats
 partisans qui harcèlent en se murant derrière la loi.
figarofr: Le député des Républicains, Henri Guaino (Yvelines)
Mercredi lors des questions au gouvernement, le député des Yvelines s'est lâché, surprenant les amateurs de langue de bois. Contrairement à ce qui se lit, il ne s'est pas livré à "une violente critique du monde de la justice," dans son ensemble,  mais de certains qui ternissent l'image de la profession par leur militantisme, comme dans nombre d'autres. Or, si on peut s'en prendre aux avocats, dénoncer les agissements d'un petit nombre est tabou, renforçant leur sentiment d'être au-dessus des lois, du fait de leur liberté d'interprétation des textes et de leur indépendance attachée à la séparation des pouvoirs, un principe constamment pris en défaut.

Sa condamnation, la semaine dernière, en est un exemple
Economiste tour à tour chargé de cours à l'ESCP Europe et à l'École normale supérieure de Saint-Cloud (ENS), chargé de mission à la direction du Trésor au ministère des Finances et adjoint au secrétaire général du Club de Paris, puis maître de conférences à l'IEP de Paris et conseiller-maître à la Cour des comptes depuis septembre 2006, sa parole libre porte, mais en fait une cible privilégiée des sectaires de la majorité actuelle qui lui font payer d'avoir été conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, président de la République.
C'est ainsi à 2.000 euros d'amende qu'il a été condamné pour outrage au juge Jean-Michel Gentil. Alors que les avocats finissaient une grève, l'élu des Républicains (LR) a ciblé les "juges infâmes qui rendent des jugements iniques". "Ces comportements deviennent habituels." Non sans malice, mais avec peu de respect de la vérité, la plupart des media ont aussitôt étendu à tous ce qui s'adressait à quelques hyper-actifs.

Guaino a motivé ses griefs.  
"Écoutes incontrôlées,
perquisitions sans raison, 

violations du secret de l'instruction, du secret professionnel des avocats,

instrumentalisation de la presse, 

instructions à charge, 
mises en examen injustifiables, 
mépris de la Constitution, mépris de la loi, mépris des victimes, 
abus de pouvoir". 
Autant d'éléments déjà soulevés par plusieurs personnalités d'opposition, notamment du fait de la succession d'affaires qui visent Nicolas Sarkozy, sur la base de simples soupçons et sans preuves qui aient jamais permis une seule condamnation "Voilà le visage d'une justice qui ne mérite plus son nom", a commenté l'ancien conseiller élyséen qui dit "s'inquiéter pour nos libertés".
En septembre 2014, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a condamné la France pour avoir conservé les données d'infractions classées sans suite dans l'ancien fichier des infractions constatées (STIC), objet de nombreuses critiques.La CEDH a estimé qu'il s'agissait d'une violation du droit au respect de la vie privée. Le plaignant avait été placé en garde à vue en 2008 à la suite d'une violente altercation avant d'être libéré puis convoqué pour une médiation pénale. Celle-ci se solda par un classement sans suite de l'affaire.
Si on demande à Me Eric Dupond-Moretti si notre pays est toujours "le pays des droits de l'Homme", l'avocat affirme que le France est "le plus condamné par Strasbourg, juste derrière la Turquie". En 2014, l'Etat français a été épinglé à 17 reprises pour violation d'au moins l'un des articles de la Convention européenne des droits de l'Homme. Elle se classe derrière la Russie, la Turquie et la Roumanie.
Guaino développe.
"L'indépendance de la justice ne donne pas au juge le droit de juger selon ses caprices, ses préjugés, ses rancœurs". "Dans la magistrature, comme partout ailleurs, il y a des gens qui honorent leurs fonctions. Il y a aussi des pervers, des psychopathes, des militants aveuglés par leur idéologie", a dénoncé le député. "Des gens à qui l'ivresse de leur toute puissance fait perdre tout discernement", a-t-il encore mis en garde. Pour l'élu comme pour de trop nombreux justiciables, le corps de la magistrature est "dévasté par le syndicalisme et le corporatisme", allusion au 'mur des Cons' du Syndicat de la magistrature (SM, classé très à gauche et recelant des "juges rouges"). 
Et le député de s'inquiéter que la gauche fait de ce corps "'une clientèle" électorale.


J.-N. Guérini et Sylvie Andrieux ne sont pas là pour se sentir gênés



Face à ces critiques, c'est le premier ministre qui s'est levé des bancs du gouvernement pour répondre, amaigri, fragile et léger, la garde des Sceaux, Christiane Taubira étant actuellement en Guyane pour des obsèques. "Je ne peux pas accepter dans cet hémicycle les mots que vous avez utilisés", a grondé Manuel Valls. Le premier ministre s'est ensuite perdu dans des considérations sur la "séparation des pouvoirs" dont il s'est fait le garant (!) et qui impose "le respect de l'indépendance, des hommes et des femmes qui font la magistrature" et ce au nom "des valeurs de la République". Sauf que la réalité dépasse la fiction des textes, comme le souligne la CEDH. 


Dans une réponse brève, et alors que la majorité présidentielle s'était levée au signal pour fustiger Henri Guaino, l'irascible Manuel Valls a "conjuré" l'élu LR sur un ton paternaliste: "Abandonnez ce discours, reprenez vos esprits et revenez sereinement dans le cadre de la République: le respect des pouvoirs". Autant de notions qui sont précisément bafouées.

Quant aux parlementaires de la majorité, ils ont aussitôt investi Twitter.Pour le célèbre Yann Galut (aile gauche du PS), qui ne se pose pas de questions, "le député Guaino pète les plombs en direct". "Charge inadmissible et incroyablement violente de Guaino contre les magistrats. Même les députés (de droite) regardent leurs godasses", a imaginé le député EELV de Paris, Denis Baupin, époux Cosse Emmanuelle.
Remis de son malaise de 2012,
Patrick Vignal (PS, élu du vertueux département de l'Hérault) s'est dressé en procureur général, contestant le vote républicain des citoyens,: "Que fait un élu comme Henri Guaino dans cet hémicycle ?"
Ce Vignal (ci-contre) n'a-t-il pas été témoin de la "pizza connection" du sénateur Robert Navarro ?  Proche de Hollande et de Georges Frêche, R. Navarro, exclu du PS, est mis en cause dans un dossier d'abus de confiance, touchant aux frais de fonctionnement de la fédération PS de l'Hérault. Il lui est notamment reproché des frais de bouche élevés et injustifiés à la charge du parti, avec plus de 40.000 euros dépensés dans une pizzeria en moins de trois ans.

mercredi 1 avril 2015

Bouches-du-Rhône: la mafia socialiste fait de la résistance autour de J.-Noël Guérini

La défaite de la gauche pose le problème de l'après-Guérini

Les électeurs ont fait le ménage, mais comment emporter les encombrants à la déchetterie ? 
Guérini se cramponne

Les Marseillais ont réussi là où Montebourg a échoué. Maintenant, les candidats PS à la succession de Guérini s'étripent sur le tas d'immondices laissé par le patron déchu du PS départemental, alors que le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a affirmé de Paris qu'il refuse toute alliance avec la Force du 13, parti créé par Guérini. Or, la fédération des Bouches-du-Rhône n'a présenté que 17 binômes sur les 29 cantons et 8 d'entre eux font partie des 23 conseillers généraux sortants qui ont signé un appel au rassemblement autour de... Guérini dans une alliance "majorité sortante PS-Front de gauche-Force du 13-PRG". Mais, depuis 2011, le premier secrétaire de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, un certain Jean-David Ciot, est un otage de... Jean-Noël Guérini et poursuivi en correctionnelle et relaxé pour détournement et recel de fonds publics. 
Lors des municipales 2014, certains candidats de Force du 13 de Guérini ne s'étaient vus opposer aucun adversaire socialiste ou furent désignés sans vote, si bien que le rôle du parti socialiste national est plus qu'ambigu.


A Marseille, le président sortant du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône,  Jean-Noël Guérini, doit annoncer ce matin s'il est à nouveau candidat à sa succession ou pas… Le suspense est assez faible car, s'il a été réélu conseiller départemental dans son canton du Panier, à Marseille, ses fidèles ont été décimés. Ils se limitent désormais à treize conseillers sur les 58 de l'assemblée départementale.
On ne voit pas très bien comment il pourrait trouver une majorité même si, dans le passé, il a su convaincre les élus communistes [Arles (N. Koukas est fonctionnaire territorial et Aurore Raoux, professeur des écoles), Gardanne (Rosy Inaudi, EELV, et Claude Jorda, Front de gauche) et Martigues où les élus Gérard Frau n'est autre qu'un ancien employé de la mairie communiste et ex-assistant parlementaire du député PCF, Gaby Charroux et Evelyne Santoru-Joly, première-adjointe de la maire PCF de Port-de-Bouc. 
Hier matin, un compte twitter de La Force du 13 indiquait que le parti de Guérini ne présenterait pas de candidat. Mais un démenti immédiat était posté en dénonçant un faux compte. En attendant la nouvelle de son retrait, puis de son intervention ce mercredi, avaient buzzé sur twitter.

Jean-David Ciot avait annoncé qu'un candidat socialiste serait présenté à la présidence du département, mais son nom est d'abord resté inconnu puisqu'aucun vote des militants n'a été organisé. Or, Benoît Payan et Henri Jibrayel, deux élus socialistes anti-guérinistes, avaient annoncé dès dimanche soir qu'ils seraient candidats à la candidature. "Nous avons eu une réunion à la fédération socialiste entre conseillers départementaux élus. J'ai proposé ma candidature de renouvellement, mais aucune décision n'a été prise. Les "guérinistes" se sont ensuite accordés pour que ce soit Jacky Gérard [conseiller général du canton de Lambesc] qui soit candidat à la présidence et Frédéric Vigouroux président du groupe…" raconte Benoît Payan, qui du coup a retiré sa candidature. "Le système se défend pour conserver ses pré carrés. Aucun enseignement n'est tiré. Le PS porte une part de responsabilité dans cette débâcle électorale pour avoir fermé les yeux sur des accords ambigus [de nombreux binômes étaient formés entre un candidat socialiste et un autre de Force du 13], mais c'est Guérini qui porte la plus grande responsabilité!" accuse-t-il.

Les poubelles sont enfin passées

J.C. Gaudin, sénateur-maire UMP
de Marseille, et  Martine Vassal
Avec une majorité absolue de 32 conseillers départementaux élus sous les couleurs de l'UMP-UDI, la présidence du département ne peut échapper à l'UMP Martine Vassal. D'ailleurs, depuis dimanche, le "bateau bleu", l'immeuble de la collectivité, les deux derniers étages surtout, est en déménagement …
Et si Guérini devait se présenter, trois socialistes (Benoit Payan, Henri Jibrayel et Josette Sportiello) ne voteraient pas pour lui, pas plus que les deux écologistes, ni les cinq communistes qui devraient également présenter un candidat.

"Une page se tourne enfin! Espérons que Martine Vassal mettra en œuvre ce qu'elle a promis: plus de transparence, un règlement clair pour l'attribution de l'aide aux communes et des financements clairs et connus par le public. Ce sera un bienfait pour la république", estime un porte-parole du collectif Renouveau PS13, dont le porte-parole est Pierre Orsatelli, Orsatelli - de mèche avec la magistrate Laurence Vichnievsky, elle-même partenaire de Patrick Mennucci pour les élections municipales de 2014 -, partisan d'un changement d'ère et du départ des socialistes "guérinistes" pour la Force du 13 de manière à pouvoir reconstruire un nouveau PS.

jeudi 26 mars 2015

Marseille: contre Guérini, J.-Ch. Lagarde se rallie finalement au vote blanc recommandé par Sarkozy

Le "ni-ni" de Sarkozy convainc l'UDI dans les Bouches-du-Rhône

"A Marseille, lorsque M. Guérini se retrouve face à un candidat du FN, nous appelons à voter blanc"

Jean-Christophe Lagarde a expliqué la stratégie de l'UDI, ce jeudi sur RFI. "Nous souhaitons une alternance face au Parti socialiste, mais nous ne voulons pas que cette alternance se fasse au profit de l'extrême droite, parce que ce serait encore pire. On appelle à utiliser le bulletin républicain pour faire barrage à l'extrême droite", explique le président de l'UDI.

Mais "dans cette élection, il n'y a qu'une seule exception (...), c'est à Marseille (avec) M. Guérini", a souligné le député de Seine-Saint-Denis. Cette "exception", le président de l'UDI la justifie par "les soupçons" qui pèsent sur le président sortant socialiste du Conseil général des Bouches-du-Rhône, même si, précise-t-il, "la présomption d'innocence doit être respectée".

Jean-Noël Guérini est en effet mis en examen dans plusieurs affaires, notamment pour association de malfaiteurs dans une affaire de marchés publics présumés truqués.


Le frère du président (ex-PS) du Conseil général, l’entrepreneur Alexandre Guérini (ci-contre), est également mis en examen dans une affaire des marchés public présumés truqués

lundi 23 mars 2015

Départementales: la politique de Valls sanctionnée; l'UMP reprend la tête, devant le FN

La politique et les vociférations de Valls divisent et  coulent la gauche, comme le pays 

La droite domine, le FN s’enracine, le PS trébuche: la droite est sortie largement en tête du premier tour des départementales

Le FN, à plus de 25%, s'est non seulement affirmé comme la deuxième force politique du pays, mais il est qualifié dans plus d'un canton sur deux.
Dans 43 départements (sur 98 où avait lieu le scrutin), le FN arrive en tête. Outre ses bastions du Sud-Est ou du Nord/Nord-Est, il termine premier jusque dans les Côtes d'Armor (19%). Surtout, après 8 élus dès le premier tour, il sera présent au second dans près de 1.100 cantons sur environ 1.900 encore à pourvoir.

Le FN en tête dans les Bouches-du-Rhône. L'ancien homme fort du PS local, Jean-Noël Guérini, recule devant la forte poussée du Front National du fait des casseroles judiciaires qu'il traîne depuis des années avec la complicité d'une justice indulgente du même coup sanctionnée par les électeurs:  plusieurs candidats de sa majorité ont été éliminés dès le premier tour. De ce fait, le FN est en tête du département avec 33,5% des suffrages et n'est absent que dans un seul des 29 cantons au second tour.

La gauche a en revanche souffert de la politique de Valls, contestée au sein du PS qui est sur le point de perdre une trentaine de Conseils généraux dimanche prochain, soit autour de 50% puisqu'il en détenait 61.
A un peu plus de 21%, le résultat du PS est certes largement au-dessus de son score catastrophique (14%) des Européennes de 2014, selon une totalisation partielle du ministère de l'Intérieur, mais son arrogance avec le Front de gauche et les écologistes risque de priver la gauche d'un grand nombre de présidences départementales, alors que celle-ci détenait 61 départements.
Le Nord, forteresse socialiste perdue. 
Symbole du revers national, le Nord, qui compte le plus grand nombre de cantons et qui est un bastion de la gauche, est d'ores et déjà perdu. Pour le PS de Martine Aubry et des affaires de corruption, le premier tour annonce une débâcle dimanche, à deux ans de l'élection présidentielle de 2017. Ne garder qu'une vingtaine de départements correspondrait au scénario du pire redouté par l'exécutif, alors que Valls s'est démultiplié, venant vociférer jusqu'à Lille (Carvin, le 18 mars).
En Corrèze, l'atmospère est tendue
La Corrèze pourrait revenir à droite

Si Tulle est gavée de crédits déversés depuis Paris et repue de textos, appels et visites, le chef de l'Etat -parachuté dans le Limousin en 1981- n'a pu que constater la progression de la droite dans son fief électoral menacé de bascule. Avec 49,85% des suffrages, le maire de Tulle, protégé de Hollande, rate son élection au premier tour. Et en Corrèze, malgré une participation en hausse à 63,12%, la soirée est encore plus morose pour le PS. La droite, elle, a déjà gagné 4 cantons. Le socialiste Gérard Bonnet, président sortant du Conseil général, est contraint à un second tour.

L'Essonne de Valls vacille. Le département de la grande couronne parisienne pourrait basculer à droite, après avoir déjà connu une hécatombe aux municipales. La gauche avait alors perdu les villes de Viry-Châtillon, les Ulis ou encore Palaiseau. Le scrutin s'annonce serré entre la gauche, en place depuis 1998, et la droite menée par G. Tron, tandis que le Front national entend jouer les trouble-fête au second tour.

"Les conditions d'un basculement massif en faveur de la droite et du centre sont réunies"
L'ancien président Nicolas Sarkozy s'en est félicité et renouvelle la consigne du "ni-ni" de l'UMP pour le deuxième tour, à savoir ni FN, ni PS dans les cantons où la droite est éliminée.
Après les municipales de 2014, le premier parti d'opposition remporte un nouveau succès pour le premier rendez-vous électoral de N. Sarkozy depuis son accession à la présidence de l'UMP.

La gauche sera d'ores et déjà éliminée de 500 cantons au second tour

L'institut Opinionway a publié des projections fondées sur 71 départements "probablement à droite", 19 "probablement à gauche" - soit une perte des 2/3 - et 3 "sans majorité" (Pas-de-Calais, Vaucluse, Seine-Maritime), à l'issue du second tour dimanche prochain.
Jean-Marie Le Guen, un proche du premier ministre, diffuse les éléments de langage de Matignon pour qui la politique gouvernementale de Valls ne serait pas responsable de l'échec du pouvoir aux départementales, le quatrième. "Une centaine que nous aurions pu remporter, en raison de la division de la gauche", a raconté le secrétaire d'Etat. Mais la division est la conséquence des choix politiques de Valls, mais aussi de son arrogance avec ses alliés et ses tonitruants anathèmes sur tous ses opposants.

Selon les estimations de l'"institut" Ipsos, les listes investies par l'UMP ont obtenu 32,5%. Les listes ayant le soutien du PS emporteraient elles 24%. Le Front de gauche est crédité de 6,5% des suffrages, tandis qu'EELV émarge à seulement 1,9%.
L'ensemble de la gauche, qui pointait à 34% au soir des Européennes, a plutôt mieux résisté qu'annoncé: les sondeurs avaient amplifié la menace FN (crédité de 30%) et dramatisé une déroute dans le sillage des municipales et des européennes de 2014, tandis qu'à l'instigation de Matignon, ils ont marginalisé la droite républicaine. Au final, la stratégie des manipulateurs de l'opinion a donc créé l'effet escompté: minimiser la poussée du FN et la gamelle de la gauche. A ceci près que l'opposition de droite a sereinement capitalisé sur les promesses non tenues et les outrances des uns et des autres. 

Un maquillage des résultats par "blocs"

Cette intox technique permet de gonfler un score cumulé de 36,2% pour la gauche -escamotant les querelles des frondeurs, les portes claquées par les radicaux Verts ou les attaques du Front de gauche - contre 36,5% pour le bloc de droite, selon une présentation fallacieuse du ministère à la faveur de la nuit, vers 02h00. Car ce coude-à-coude apparent est en réalité purement théorique et ne devrait pas empêcher un revers électoral, en raison des divisions, selon les politologues.

Ainsi, quatre fois plus de candidats de droite étaient élus dès le soir du premier tour. 220 candidats de droite (soit 110 binômes) avaient par exemple déjà été élus au premier tour, 56 de gauche, 8 FN et 6 divers.

La presse de lundi évoque une "fessée monumentale" du PS et ne peut nier une "vague bleue" (UMP-UDI) plutôt que "bleu Marine (FN) qui a déferlé sur le premier tour.

La campagne du second tour

Débat sur le 'ni-ni' à droite 
Le score du Front national (25,35%, selon les derniers décomptes du ministère vers 02h00), nettement inférieur aux 30% gonflés par plusieurs entreprises commerciales de sondages, peut être exploité comme un encouragement par Manuel Valls. Mais, en arrivant au 3e rang, le Premier ministre qui s'était promis de l'abattre à coups de  matraque, a échoué à maintenir le parti de Marine Le Pen derrière le PS. "Quand on mobilise les Français, ça marche", s'est félicité cet adepte de la méthode Coué qui n'est pas à une contre-vérité près.
Le directeur du département opinion chez Harris Interactive  n'est pas de reste dans la manipulation. "Objectivement, chacun peut vraiment se réjouir." Et Jean-Daniel Lévy de citer le PS "parce que notamment le surplus de mobilisation leur a permis de passer la barre des 20%" ! 

M. Le Pen avait des raisons d'afficher sa satisfaction, saluant "l'exploit" de dépasser le score des européennes (24,86%), qui l'autorisait à se poser en "premier parti de France". Or, le parti frontiste gagne près de 10 points par rapport aux cantonales de 2011.

Tous les responsables de la gauche aux abois ont appelé à faire barrage à l'extrême droite
Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, exige  "la réciproque" à droite.
Mais, arrivée en tête,  l'UMP reste fidèle à sa politique du "ni-ni", tandis qu'au centre, Jean-Christophe Lagarde, président de son principal allié, l'UDI, et Marielle de Sarnez (MoDem, combien de divisions?) ont appelé à "faire barrage à l'extrême droite" avec un "bulletin républicain". Alain Juppé (UMP) avait jugé un peu plus tôt que "la seule force d'alternance" était l'alliance de la droite et du centre.Le nouveau maire de Pau (Modem) a lui aussi invoqué les "valeurs" pour justifier son opposition au "ni-ni". C'est ainsi que le tandem François Bayrou - Alain Juppé a permis que la gauche conserve tout le Sud-Ouest...
Pour sa part, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a reconnu un "risque d'un basculement massif des départements", qui "annonce une large victoire de la droite et de l'extrême droite". 

Relativisant le  score pitoyable de son parti, Emmanuelle Cosse, la patronne d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), a reproché au gouvernement et au PS d'être "responsables de la désunion autour d'eux".

Parmi les personnalités politiques candidates, le radical de gauche Jean-Michel Baylet a été réélu dès le premier tour dans le Tarn-et-Garonne, tout comme le socialiste Henri Emmanuelli dans les Landes, Patrick Devedjian (UMP, Hauts-de-Seine) ou Eric Ciotti, le président UMP sortant du Conseil général des Alpes-Maritimes.
Le ministre des Sports Patrick Kanner (Nord), les secrétaires d'Etat socialistes André Vallini (Isère) et Ségolène Neuville (Pyrénées-Orientales) sont en revanche en ballottage.

La participation des électeurs, qui avoisine les 49%, est nettement supérieure aux Européennes de mai 2014 (57,5%) et des cantonales de 2011 (55,7%).

lundi 2 mars 2015

Marignane: un mort dans les Bouches-de-Rhône où Valls a montré les muscles

La sécurité ne dépend pas d'un froncement de sourcil de Valls

Un super préfet pour le département de Jean-Noël Guérini
(ex-PS)


Septembre 2012: accompagné de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, avait installé le nouveau préfet des Bouches-du-Rhône, Jean-Paul Bonnetain, 62 ans, a été officiellement installé à son poste vendredi matin à Marseille par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, accompagné de de la ministre de la Justice Christiane Taubira. "C'est un homme de terrain, pragmatique, fin connaisseur des questions de sécurité, qui a toutes les compétences et qualités pour relever une mission difficile qui le passionne déjà", avait assuré Manuel Valls devant un parterre d'élus, de magistrats, de policiers et de gendarmes. 
Ses pouvoirs seraient étendus (de Nice à Montpellier, notamment) par rapport à ceux de son prédécesseur et on allait voir ce qu'on allait voir...
"Nous n'allons pas capituler; il faut que ça s'installe dans les têtes que
l'Etat ne s'en va pas, que l'Etat est revenu", avait clamé de son côté la ministre de la Justice, l'illustre Christiane Taubira...

Février 2013: "Si je viens régulièrement à Marseille, c'est pour suivre cette priorité que je me suis fixée: assurer la tranquillité à laquelle les Marseillais aspirent", avait commenté Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, en inaugurant avec le sénateur-maire Jean-Claude Gaudin le nouveau centre de supervision de la vidéosurveillance mis en place par la ville.

Vauzelle, Valls, Mennucci (derrière) 
et Vallaud-Belkacem (février 2015)
Mars 2013: Au lendemain d'une fusillade à la kalachnikov qui avait fait deux morts et un blessé en plein cœur de la cité des Bleuets, dans le XIVe arrondissement de Marseille, Manuel Valls avait claironné l'envoi de deux escadrons de gendarmerie mobile et deux compagnies républicaines de sécurité dans les quartiers sensibles de la Cité phocéenne, notamment pour lutter contre les homicides. Soit un renfort d'environ 240 policiers et gendarmes supplémentaires pour appuyer les forces de l'ordre de la ville. "Un renfort de ce type nous donne un sentiment de déjà vu puisqu'il a déjà imaginé par d'anciens ministres de l'Intérieur sans que cela ne règle le problème", avait prévenu David Olivier Reverdy, représentant du syndicat Alliance Police nationale pour la zone Méditerranée. Et les dernières mesures prises par Christiane Taubira, visant à trouver une alternative à la prison, n'étaient pas de nature à les rassurer.

10 février 2015: Valls, promu premier ministre, avait cette fois mis l’accent sur le volet social du plan de sécurité et de cohésion sociale, 
bâti pour la ville par l’ancien gouvernement Ayrault à l’automne 2013. "Les barrières doivent tomber !"

VOIR et ENTENDRE
 le premier ministre vanter la sécurité retrouvée:

Un homme tué à la kalachnikov au p'tit déj...

Un "homme" a été abattu à la boulangerie "Le Fournil de la barque' à 7h45 sur une grande avenue à la sortie de Marignane, à deux pas de l'aéroport, en direction de la commune voisine de Châteauneuf-les-Martigues. Le décès de la victime n'est pas survenu immédiatement. Les clients présents dans le commerce au moment de l'attaque sont en état de choc, sans assistance psychologique. 
Une habitante a témoigné du climat de terreur qui règne parfois dans les Bouches-du-Rhône. "Il y a un an, j'étais dans un autre salon du coin et j'ai été agressée avec cagoule, pistolet sur la tempe. A un moment donné, il y a un ras le bol, on se dit 'mais qu'est-ce qui se passe? Qu'est-ce qu'on fait?" Une vidéo existe à l'antenne, mais BFMTV ne la rend pas accessible sur le Net...

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'opération aurait été menée par quatre "hommes" qui se trouvaient à bord d'une Seat Ibiza. L'un d'entre eux serait sorti de la voiture pour se rendre sur la terrasse de l'établissement et faire feu. Les quatre individus ont ensuite pris la fuite.
L'artisan-boulanger a fait part de sa stupéfaction: "Ça fait trois ans que je suis ici, c'est très calme, il n'y a pas risques, rien du tout. Ça nous a surpris," assure le commerçant...

L' "homme" visé était âgé de 36 ans. Il est connu des services de police pour des faits de petite et moyenne délinquance, notamment liés au trafic de stupéfiants. Selon l'un des clients de la boulangerie, la victime était un habitué des lieux. Il prenait son café tous les matins, au même endroit, à l'entrée de la terrasse.

Une riveraine rapporte que 4 ou 5 coups de feu auraient été tirés. Un "homme" habillé d'un sweat orange aurait ensuite sauté par-dessus le grillage de la terrasse de la boulangerie et se serait enfui.

Un petit tour de Valls et les règlements de compte continuent

Marseille avec vue sur La Castellane
Si la piste du règlement de comptes devait se confirmer, il s'agirait du 3e depuis le début de l'année dans les Bouches-du-Rhône présidées par le socialiste Jean-Noël Guérini. 

Le dernier en date a eu lieu le 1er février à Gignac-la-Nerthe (PS), lorsqu'un homme de 25 ans a été tué de plusieurs rafales de fusil d'assaut. Son assassin n'a pas été arrêté.

Le premier avait eu lieu dans la nuit du 14 au 15 janvier dans une cité des quartiers nord de Marseille connue pour être un important centre de trafic de stupéfiants, plus précisément à La Castellane, aux alentours de 10h15 quelques heures avant le passage du Monsieur Muscle de Matignon. Intruse en cette zone de non-droit, la police a été visée lors de l'intervention, mais c'est un "homme" de 25 ans qui avait été abattu à la kalach d'une balle dans la tête. Selon Bernard Cazeneuve, 7 kalachnikovs et plusieurs kilos de drogue auraient été retrouvés. 

"Nous avons été 'rafalés' à notre arrivée sur place", a déclaré Pierre-Marie Bourniquel, directeur départemental de la sécurité publique, qui était dans l'une des trois voitures prises pour cible et "clairement identifiées comme étant des voitures de police", précisant que personne n'a été blessé. Malgré la présence de Superman sur place, et l'entrée  dans la cité des hommes du GIPN  à bord d'un véhicule blindé vers midi, le/les tueur(s) courent toujours. Henri Jibrayel, député PS de Marseille, a vivement réagi après les tirs de kalachnikov, dénonçant "un état de non-droit à la Castellane" à Marseille où se dresse le Conseil général socialiste.
VOIR et ENTENDRE une habitante confier son ras-le-bol de la violence, mais sa colère contre l'inaction du pouvoir a été coupée, ce qui s'appelle "auto-censure":

Saisie de l'enquête, la PJ de Marseille devrait faire d'autant plus diligence que la zone aéroportuaire est d'autant plus surveillée que le pays reste placé en alerte maximale Vigipirate attentats...
VOIR et ENTENDRE la sénatrice Samia Ghali (PS) confirmer que la population vit "la peur au ventre": 

Pour information, des coups de feu ont également éclaté ce lundi après-midi dans le quartier de Beaulieu, à Poitiers, PS (Vienne), et trois personnes ont été blessées, dont une grièvement, rapportent plusieurs médias locaux.

Il n'est pas certain que Manu vienne se montrer à Marseille ou à Poitiers pour sa campagne des Départementales, mais le maire PS d'Istres, François Bernardini, est prêt à tout pour le recevoir...