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dimanche 20 décembre 2015

Bernard Tapie annonce son retour en politique: pour suppléer au pouvoir socialiste ?

L'ancien ministre compte montrer à Hollande comment combattre le chômage des jeunes

A 72 ans, Bernard Tapie a "décidé de revenir en politique"

Ruiné par la gauche, l'homme explique avoir pris cette décision après le "signal d'alarme" du résultat des régionales. "Personne ne peut contester mes succès passés face au FN, notamment aux européennes de 1994", explique, dans un entretien au JDD publié dimanche 20 décembre, celui dont la liste Energie radicale avait obtenu plus de 12%.

L'homme d'affaire souligne la défaite de la gauche au pouvoir dès le premier tour. "Le pire a été évité grâce au désistement des candidats socialistes, qu'il faut saluer, déclare Bernard Tapie au Journal du Dimanche. Mais en faisant cela, on a, en quelque sorte, 'cassé le thermomètre' pour ne pas montrer qu'on avait de la fièvre."

Un plan contre le chômage des jeunes

L'actionnaire principal du quotidien La Provence estime que, pour contrer le parti de Marine Le Pen, il faut "apporter des remèdes aux causes" des problèmes des électeurs FN. En commençant par s'attaquer au chômage, surtout celui "des jeunes, les plus nombreux à voter FN". En creux, Tapie remue le couteau dans cette plaie de Manuel Valls (PS), son incapacité à redresser la situation aggravée par son prédécesseur socialiste, Jean-Marc Ayrault, malgré sa "détermination" en bandoulière.

En moins d'un mois, Bernard Tapie compte "mettre sur pied, un premier projet pour la remise en activité de tous les 18 à 25 ans"qui sera remis "aux chefs de groupe de l'Assemblée nationale, du Sénat et aux ministères concernés", d'ici à fin janvier.

Bernard Tapie sera-t-il candidat à la présidentielle ? 

Début décembre, dans les colonnes du journal Le Monde, Bernard Tapie se disait
Le Phocea,  ancien voilier de Tapie
"abattu" et "ruiné",
24 heures après l'arrêt de la cour d'Appel de Paris qui lui demande de rembourser 405 millions d'euros 
obtenus en 2008 dans l'affaire Crédit lyonnais-Adidas. Depuis plus de vingt ans, Bernard Tapie estime avoir été trahi par 
son banquier historique, le Crédit lyonnais (rebaptisé CL), dans la revente d'Adidas à l'homme d'affaires Robert-Louis Dreyfus
"C'est ahurissant ! La justice me demande de rembourser des sommes astronomiques que je n'ai même pas touchéesJe n'ai pas touché ces 405 millions d'euros, clame Tapie. Pourquoi tant de haine ? Parce que vraiment, quand on lit le jugement, on sent que je leur ai inspiré de la haine aux magistrats". 
Bernard Tapie a d'ores et déjà fait savoir qu'il comptait mener l'affaire devant la cour de Cassation, ce qui ne le dispense toutefois pas de devoir rembourser la somme demandée.
Jean-Claude Gaudin est député-maire (UMP, puis LR) de Marseille depuis... 1995. Il a été réélu en 2001, 2008 et 2014 ! Et les Marseillais n'en veulent pas, dites-vous, Bernard Tapie?


Les grandes manoeuvres de recentrage des battus des régionales pourraient servir l'homme d'affaires. 
Ex-yacht de Bernard Tapie 
Mais, pour l'heure, "chaque chose en son temps, réplique celui qui a été vendeur de téléviseurs, chanteur et animateur de télévision, repreneur d'entreprises en dépôt de bilan (Manufrance, Terraillon et Testut, La Vie claire, Wonder et Donnay), quatre ans député et quatre mois ministre de la Ville de Mitterrand,  patron d’Adidas et président de l’OM.
Et il rappelle ce que la justice ne peut lui retirer. "Personne ne peut contester mes succès passés face au FN, notamment aux européennes de 1994, quand je l’avais ramené, comme je l’avais promis, à 10% des voix. C’est toujours faisable à condition d’adopter les bonnes méthodes." En 1994, sa liste radicale avait drainé 12,03 % des voix, à seulement deux points de la liste du PS conduite par Michel Rocard qui lui voue une rancune tenace.
La politique, ce n'est pas seulement être élu. 
"La seule élection qui me faisait envie, c'était celle de la mairie de Marseille en 1995, pour laquelle on s'est dépêché de me rendre inéligible", poursuit celui qui a tout connu, outre ses poursuites judiciaires qui lui ont barré l'entrée du port de Marseille.

Lucien Weygand ? Un élu socialiste qui a prospéré dans les quartiers nord de Marseille. Lien PaSiDupes - "Les socialistes Bernardini et Weygand, condamnés dans l'affaire de l'OCID par la Cour des Comptes"

Nanti au service des "défavorisés" a donc tout dit et  tout connu. La fortune des affaires. La gloire en politique. Le succès au théâtre. Le triomphe en sport. Puis les mises en examen et les séjours en prison.

lundi 6 janvier 2014

Istres: un candidat UMP face à un front municipal contre le FN

Le Front national a inscrit Istres au tableau de chasse de ses conquêtes aux municipales

L'UMP pourrait remporter la mise sur cette mascarade  de front

  
François Bernardini, l'un des nombreux condamnés en justice du PS, ne décolère pas. Assis dans son bureau, cravate multicolore jurant avec son costume moutarde, le maire (divers gauche) d'Istres, 61 ans, prend le journaliste à témoin : "Je sais pourquoi vous êtes là ! Parce que après les législatives, le FN s'est dit : "Dans cette ville, c'est jouable aux municipales." Mais c'est n'importe quoi : mon bilan est exceptionnel et le FN n'a aucune tradition ici." 
La menace frontiste est telle que son ancien adversaire UMP et le leader local de l'UDI se sont ralliés pour faire barrage à Adrien Mexis, 32 ans (ci-contre), bardé de diplômes, dont Sciences Po. Aixois d'adoption, cet administrateur de la Commission européenne a décidé de s’engager en politique et s’est rapproché de Stéphane Ravier, secrétaire départemental du FN et conseiller municipal du 7e secteur de Marseille. Il peut s’appuyer sur les contacts du leader historique du FN à Istres, José Rodriguez qui préfère aujourd’hui rester en retrait "Il y aura des historiques du Front, mais pas seulement", prévient Adrien Mexis en quête de 42 co-listiers du "Rassemblement bleu marine" dans cette sous-préfecture, un bastion rose et rouge.

"Istres n'est ni Sorgues ni Carpentras, oppose Christophe Borgel, le délégué national aux élections du PS sur la défensive, mais
il y a dans cette ville, un vrai sujet Front national que l'on ne doit pas éluder." Le Parti socialiste a donc été le premier à se positionner, en dépit de l'avis de sa section locale, qui dénonce "la gestion opaque et l'autoritarisme du maire sortant", mais le PS ne présentera pas de liste contre son dissident en 2014.
Dans un communiqué rendu public début décembre 2013, François Bernardini a fait savoir que "le Parti Socialiste, réuni en convention nationale les 6 et 7 décembre, vient de mettre un terme définitif au doute volontairement distillé dans l’esprit des socialistes d’Istres par leur section locale. En officialisant sa décision de ne pas présenter de liste PS à Istres, cette instance nationale démontre clairement sa volonté de faire représenter et gagner la Gauche par le candidat le mieux placé pour y parvenir."
"J’ai donc rencontré en tout premier lieu les responsables locaux du Parti Socialiste pour les inviter à me rejoindre dans la bataille pour Istres. En toute transparence, je leur ai proposé une rencontre avec les services administratifs, leur permettant de comprendre le déficit hérité, de 14 millions d’euros, qu’ils contestent; celle-ci a été déclinée ! Ils devaient, par la suite, poser officiellement, par courrier, les bases d’un accord électoral, afin d’entamer un travail commun ; celui-ci ne m’est jamais parvenu !"
Le PS apparaît donc profondément divisé. Bernardini , qui fustige aujourd'hui sa gestion, mais le PS a pourtant tenu la maison pendant ses années d'affaires politico-judiciaires. Impliqué et relaxé dans l'affaire de la MNEF qui fit condamner Jean-Christophe Cambadélis à six mois d'emprisonnement avec sursis et 20 000 euros d'amendeà la fin des années 1970, Bernardini fut à nouveau impliqué avec Lucien Weygand en mai 1998 par la Chambre régionale des Comptes PACA dans des détournements de fonds d'une association (OCID) pour un montant de 64,775 millions de francs, provenant exclusivement de subventions du Conseil général, à l'exception de 161.695 F de fonds communautaires". Bien que condamné à 18 mois de prison avec sursis, 200. 000 francs d'amende et 2 ans d'inéligibilité, le franc-maçon Bernardini parvient de justesse à se faire élire maire d'Istres, le 18 mars 2001, bien qu'il ait été exclu du PS. François Bernardini doit néanmoins démissionner de la mairie d’Istres en 2002, un mois avant que la Chambre régionale des Comptes de PACA lui demande à nouveau de justifier que les subventions versées par le département à l'OCID étaient d’utilité publique. Bernardini obtient du département des Bouches-du-Rhône, alors présidé par Jean-Noël Guérini, des déclarations d'utilité publique pour les dépenses effectuées par l'OCID, mais le Tribunal administratif de Marseille les annule. En décembre 2009, la Cour des Comptes confirme donc les amendes dues par Bernardini et Weygand.

François Bernardini, le maire sortant divers gauche, vient d'accrocher à son tableau de chasse son ancien adversaire UMP, Alain Aragneau. 
Le maire sortant a inauguré son QG de campagne en présence d'un petit nombre d’Istréens et d’élus, de l’UMP Alain Aragneau au communiste Michel Colson, en passant par l’UDI Olivier Mayor ou le socialiste Patrice Gouin, chacun "avec ses propres sensibilitésn sa propre histoire, sa propre identité", rangés derrière Bernardini.
L’UMP Alain Aragneau, un gaulliste qui milite depuis 35 ans dans cette ville de près de 44.000 habitants sur la rive ouest de l'étang de Berre, avait passé la main, mais il figurera sur la liste Bernardini. Le maire sortant a également rallié le président du groupe d'opposition au conseil municipal, l'UDI Olivier Mayor que son parti venait d'investir. 
"J'ai voulu rassembler du Front de gauche à l'UMP en passant par les socialistes qui ne voulaient plus me parler. C'est d'autant plus original que ce sont tous des opposants qui m'ont tapé dessus", reconnaît Bernardini, qui avoue une "petite jouissance". 
"Cette stratégie n'est pas dictée par la crainte du FN", assure-t-il, mais par "une vision partagée" de la métropole Aix-Marseille. Le PS ne présente pas de liste face à lui, mais ces ralliements ne passent pasle secrétaire de section locale, Lionel Jarema, vient de demander à son parti de se positionner sur ce qu'il appelle "le gloubi boulga" politique istréen!

Bernardini sent pourtant fort le soufre 

Il fut dans les années 1990 l'homme fort du Parti socialiste dans les Bouches-du-Rhône. D'ex-patron du PS local, il est devenu premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône de 1990 à 2000, conseiller général des Bouches-du-Rhône de 1988 à 1998, député des Bouches-du-Rhône de mai 1992 à avril 1993, député européen de 1994 à 1999 et conseiller régional Provence-Alpes-Côte d'Azur en 1998,  cet incontournable est réélu à la mairie d'Istres en mars 2008, après avoir été condamné pour abus de confiance, notamment à cinq ans d'inéligibilité et démis de ses mandats
Il fut ainsi le prédécesseur de Jean-Noël Guérini à la fédé et au conseil général.

Course au strapontin
Le ralliement d'Aragneau a aussi déclenché l'indignation de l'UMP qui l'a aussitôt suspendu. 
"Quand on a dénoncé pendant des années les pratiques douteuses de Bernardini, son système clientéliste et totalitaire entretenu à coup de subventions et de prébendes, rien ne justifie ce ralliement contre nature si ce n'est la course au strapontin", dénonce Michèle Vasserot, responsable UMP dans la circonscription. "Les électeurs sont déboussolés", observe-t-elle. 

"C'est la démonstration que le clivage UMPS et même UMPC est totalement factice. Ils ne pensent qu'à leurs destins personnels. Cette municipalité me fait penser à une République bananière", souligne Adrien Mexis. Ce fonctionnaire de l'Union européenne, qui a enseigné à Sciences Po à Paris et à Aix-en-Provence, mise sur le ras-le-bol des Istréens pour le "système Bernardini ne profitant qu'à un petit nombre de gens s'accaparant l'argent public"
Et sur les scores du FN à Istres aux dernières élections: 27,33 % au premier tour de la présidentielle et 45,83 % au deuxième tour des législatives. "On verra le moment venu si le Dr Leban prend ses responsabilités pour faire tomber le système Bernardini", conclut Mexis.

La tâche du candidat investi par l'UMP, le Dr Michel Lebanpourrait néanmoins s'en trouver facilitée entre extrémisme et corruption.
Ce radiologue qui exerce à Istres n'est pas un parachuté. 
Né en Algérie, il a fait ses études au fameux lycée Thiers de Marseille, a obtenu son diplôme à la faculté de médecine marseille et fait son internat à Montpellier. Michel Leban, conseiller municipal d'Istres depuis 1995, est le choix de la base. 


lundi 9 juillet 2012

Les socialistes Bernardini et Weygand, condamnés par la Cour des Comptes

Affaire de l'OCID : Bernardini et Weygand sont condamnés à payer 

Le PS des Bouches-du-Rhône hors-la-loi 

La Cour des comptes a rejeté hier la requête en appel de François Bernardini et Lucien Weygand

D'appel en appel, les élus socialistes continuaient de refuser de s'acquitter de
l'amende solidaire de 56 653 euros à laquelle ils avaient été condamnés dans l'affaire dite de l'OCID (Office de communication et d'information départemental)
Entre 1990 et 1992 et sous leur responsabilité, cet organisme chargé de promouvoir l'image du département des Bouches-du-Rhône avait dépensé plus de 9,5 millions d'euros dans des subventions "irrégulièrement extraites de la caisse publique", selon les termes de la Cour des Comptes à Paris.

Le 18 juin 1997, la Chambre régionale des Comptes avait transmis des éléments au Parquet d'Aix en Provence: le docteur Jacques Siffre (ancien maire) et François Bernardini étaient alors mis en examen pour ingérence, détournement de fonds publics, abus de confiance et abus de biens sociaux. C'est tout !


Le maire socialiste d'Istres, François Bernardini (ci-dessus), avait mis en cause l'impartialité du président de la Chambre régionale des Comptes lors de la toute première procédure ayant abouti à une condamnation en 1998. A l'époque, ce dernier s'était vu refuser par le département des subventions demandées par des associations dans lesquelles il exerçait "des fonctions". 
Une pratique qui n'est pas sans rappeler celle de Sylvie Andrieux entre Marseille et le Conseil régional de PACA dirigé par Michel Vauzelle (PS). Mme Andrieux est fille du sénateur SFIO puis PS Antoine Andrieux, a pris pour attaché parlementaire Roland Balalas, fils de Théo Balalas, ex-FN et ex-OAS, lequel est toujours responsable des adhésions à la " fédé " socialiste des Bouches-du-Rhône. A-t-il encore facilité les échanges avec le FN, lors des dernières législatives ?

Mennucci, Christophe Masse (deuxième sur la gauche de la photo), fils de Marius Masse, petit-fils de Jean Masse, arrière-petit-fils de Marius Masse. A ses côtés, Samia Ghali, députée des quartiers nord. A droite de Guérini, Sylvie Andrieux, fille d’Antoine Andrieux et nièce de sénatrice PS. Et à ses côtés, Henri Jibrayel, père de Sébastien Jibrayel


Quelques vidéos montrent le vide sidéral de leur pensée politique :
Samia Ghali (maire du huitième secteur de Marseille depuis mars 2008 ET vice-présidente du conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur de 2004 à 2010  ET conseillère municipale depuis 2001 ET sénatrice des Bouches-du-Rhône depuis 2008)
Ont-ils tous pris des cours de langue de bois chez Franck Lepage ? 





On voit mal Sylvie Andrieux militer pour des constructions sociales en faveur des gens du voyage à Endoume





Sylvie Andrieux, une élue des quartiers défavorisés,
mais qui vit à Marseille à l'abri des incivilités,
dans ce gentil petit pavillon au bord de la Méditerranée
tourné  certes vers le Maghreb..
.


Quand elle veut La Provence n'est pas très loquace 

La Provence résulte de la fusion du Provençal et du Méridional, deux journaux qui appartenaient à… Gaston Defferre ! Le quotidien a donc ses préférés...
"Des fonctions" comme celles de Bernardini peuvent être difficilement auto-censurées. Mais la presse nationale aux ordres fait l'impasse et le quotidien régional en situation de quasi-monopole se limite au "minimum syndical"...

Le cumul des mandats était alors l'un des plus lourds qui soit

Le maire socialiste d'Istres était conseiller général des Bouches-du-Rhône (1988-1998), député européen (1994-1999), conseiller régional Provence-Alpes-Côte d'Azur (1998), président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône ( mars 1998- juin 1998), avant de céder la place au socialiste Jean-Noël Guérini en raison de premiers démêlés avec la justice. Guérini avait hérité de son oncle, Jean-Christophe Guérini, le fief électoral du quartier du Panier. Encore un exemple de transmission héréditaire de charges électorales.

Et ce n'est pas tout: également vice-président du Syndicat d'agglomération nouvelle (SAN) Ouest Provence, l'intercommunalité de Fos-sur-Mer,
Bernardini avait été exclu du PS pour s'être présenté aux municipales d'Istres en 2001 contre un candidat investi par son parti.

Elu maire, il avait abandonné son mandat fin 2002 après
une condamnation à cinq ans d'inéligibilité dans un dossier d'abus de confiance.
Il avait été réélu en 2008.

Enfin, F. Bernardini est un ex-patron de la Fédération PS des Bouches-du-Rhône (1990 à 2000)... 
Son successeur n'est autre que Jean-Noël Guérini. Ils ont occupé les mêmes fonctions: patron de la puissante Fédération PS des Bouches-du-Rhône et Président du Conseil Général. Et les détracteurs de ces deux mafieux du PS "vertueux" seraient malveillants ? 

F. Bernardini polémiquait sur la procédure initiale 
Selon lui, elle aurait été viciée depuis l'origine 
Par conséquent, elle devait faire tomber toutes les condamnations survenues dans cette affaire jusqu'à aujourd'hui. Les juges de la Cour des Comptes de la rue Cambon, à Paris, ont jugé comme leurs confrères de PACA. Malgré les multiples recours, "le jugement de gestion de fait est passé en force de chose jugée et les motifs sont à la fois exacts et suffisants", a conclu la Cour des comptes.

La Provence épargne totalement Lucien Weygand

Cet élu de  Marseille fait partie de ces nombreux socialistes qui se font élire dans les quartiers nord islamisés et zones de non-droit, mais qui fuient  leurs circonscriptions défavorisées comme la peste pour perpétuer leurs dynasties familiales dans les zones les plus calmes de la cité phocéenne.
Le canton de La Rose (sic), pendant 29 ans (1973 à 2002) eut Lucien Weygand  pour conseiller général PS. Il est le fils de Félix Weygand, lui aussi cadre socialiste de Marseille. Et de 2002 à aujourd'hui, le conseiller général de la Rose (et conseiller municipal) est Félix Weygand (à ne pas confondre avec son grand-père !), PS, qui succéda à son papa, Lucien Weygand.
En 1997, Lucien Weygand, alors président PS du Conseil Général (1973-2002), refusa d'inscrire à l'ordre du jour du conseil général la question de la démission d'office de François Bernardini.


La carrière politique de Lucien Weygand, construite sur le logement social, s'est développée dans l'ombre de G. Defferre.
Né dans le quartier villageois de St. Just, Lucien Weygand a fait sa carrière politique dans le 16ème canton de Marseille, mitoyen de son village natal et comprenant les quartiers de Malpassé, Montolivet, La Rose, St. Mitre et St. Jérôme, mais conseiller municipal de 1959 à 1983 et maire du 1er secteur (1er, 4ème, 13ème, 14ème) de 1983 à 1989 et enfin, conseiller régional depuis 1974. Lucien Weygand devient président PS du Conseil général des Bouches-du-Rhône (1989-1998) et
Mais sa compétence s’est construite essentiellement sur le terrain du social et de l’assistance, puisque Weygand a été un des membres fondateurs de la fédération Léo Lagrange à Marseille et vice-président national de Léo Lagrange dans les années 1970. Il est donc adjoint aux œuvres sociales de 1971 à 1977 et président du Bureau d’Action Sociale. Lucien Weygand régnait en maître sur l’attribution de logements sociaux dans son territoire. On peut même dire qu’il a façonné sa carrière sur ce territoire.

Après la défaite des socialistes aux élections cantonales de 1979, Weygand adresse un rapport confidentiel à Gaston Defferre dans lequel il fait le constat d’une politique clientélaire qui n’a plus la même efficacité. Et tout en écrivant qu’il " paraît évident que l’on doit mettre à disposition des élus quelques moyens de satisfaire leurs électeurs, ou cesser ce type de pratiques ", il demande au maire de relancer les politiques municipales en matière d’amélioration des services publics. Les années 80 marquent donc une inversion de la tendance en matière de redistribution des ressources, avec la baisse des ressources disponibles en matière de logements et d’emplois publics. Sans qu’il y soit mis fin, le clientélisme change de nature.

Charles-Emile Loo, Marius Masse, la famille Guérini et Lucien Weygand sont quelques-uns de ces chefs de clientèle, élus locaux sans réelle envergure nationale, mais incontournables dans leur territoire.


La Cour des Comptes a rejeté le dernier recours qu'il avait engagé avec Bernardini.

Les deux élus socialistes continuaient de refuser, on le sait, les remboursements des sommes qui leur avaient été imposées dans l'affaire dite de l'Office de communication et d'information départemental (OCID), entre 1990 et 1992, mais la justice les a rattrapés.
"Les motifs sont à la fois exacts et suffisants", a jugé la Cour des comptes. 

Un règlement de comptes de Michel Vauzelle remontant à 1998
En 1998, au centre des querelles se joua une lutte d'influence pour le contrôle du Conseil général des Bouches-du-Rhône, occupé depuis 1989 par Lucien Weygand, mais dans la ligne de mire de François Bernardini, patron de la puissante fédération socialiste du département.  Cet amateur de thrillers américains, pénalisé par plusieurs affaires judiciaires, comptait profiter du renouvellement partiel des conseillers généraux pour prendre la place de "Lulu", 64 ans il y a 14 ans. Soutenu par Laurent Fabius, son protecteur parisien, et Sylvie Andrieux, députée PS de Marseille, Bernardini a refusé à Weygand des places éligibles à ses partisans sur la liste des régionales et la deuxième position pour lui-même sur celle des sénatoriales de septembre 1998. Weygand a donc claqué la porte. "François Bernardini pense que c'est le Parti socialiste qui doit diriger la vie politique et les institutions [depuis Paris], s'insurge le président du Conseil général. Moi, je pense que ce rôle revient aux élus."  

Weygand parla alors d'une liste "alternative" à celle de Vauzelle et non "concurrente", l'ancien marchand d'articles de pêche, roublard, se gardant bien de dire sur quelle ligne il tirerait lors de l'élection du président, au lendemain du scrutin régional. "Je n'ai plus à tenir compte de ce que dit le PS, puisqu'il m'a mis hors parti, observe-t-il. Quand on ne peut avoir de majorité politique, on doit obtenir des majorités techniques. Il n'y a pas une route, une crèche ou un lycée qui soit de droite ou de gauche." 
Ces luttes internes au panier à crabes auraient-elles eu des retombées judiciaires avec le retour de la gauche au pouvoir et  le concours de la Cour. ?