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mardi 23 juin 2020

Municipales à Marseille: de multiples soupçons de fraude, mais combien de preuves ?

Les états-majors des candidats sont débordés à chaque scrutin: de mémoire de Marseillais, la fraude électorale est un sport local bien entretenu

Pas d'élection sans fraude ou soupçons de fraude


La rumeur et la désinformation sont un sport phocéen bien ancré: toutes les municipales à Marseille sont régulièrement agitées par les rumeurs de soupçons de fraude électorale et la gauche essaie encore d'en accuser son adversaire. 

Dernier scandale en date : le 11 juin. 
Cette fois, la rumeur prend sa source à Paris :  l'arrivée du Parisien Denis Olivennes à la tête de l'hebdomadaire Marianne correspond à des rumeurs, à la diffusion desquelles s'associe France 2, concernant des procurations dites simplifiées
Des candidats les Républicains auraient proposé à des électeurs de remplir eux-mêmes des procurations, sans passer par un officier de police judiciaire. C’est formellement interdit. Une enquête préliminaire a été ouverte pour faux et usage de faux. Dans un Ehpad, des personnes âgées auraient signé des procurations à l’insu de leur famille.

La tête de liste, Martine Vassal, n'est pas directement impliquée, mais seul son nom circule: taire les noms des fraudeurs présumés, c'est accréditer l'idée d'un complot et faire porter la casquette à l'héritière de Gaudin.

La rumeur se répand à partir d'initiales transparentes, comme dans un jeu de rôle entre collégiens. Un message est signé "JR VB", des initiales qui ne laissent de place au doute de personne: il s’agit des têtes de liste LR du 11e secteur, le maire Julien Ravier et la députée Valérie Boyer. Depuis, Julien Ravier a écarté son directeur de campagne. Ces (photocopies de) procurations ne peuvent pas formellement être attribuées à un candidat plutôt qu'à un autre mais, parmi les mandataires de ces pensionnaires, les listes d’émargement consultées feraient apparaître les noms de plusieurs proches du successeur annoncé de Valérie Boyer, Julien Ravier, 41 ans, sportif de haut niveau (il court le Marseille-Cassis en 1h30), dont son directeur de cabinet, un élu ou encore la directrice générale des services de sa mairie.
 
Rien de ces rumeurs n'est prouvé et la presse prend toutes les précautions d'usage pour les colporter, avec force conditionnels et des identités non divulguées ou non vérifiées, telle celle du détenteur des 28 procurations. André Sarkissian, assesseur pour La République en marche (LREM) dans le 11e arrondissement décrit des photocopies de procurations, sans récépissé, mises de côté par les assesseurs, dont il est,… jusqu’à la réception d’un SMS leur intimant de les accepter. Or, l'identité de l'auteur de ce SMS n'est pas communiqué...

Plusieurs rumeurs suffisent-elles à faire une preuve et à entacher le scrutin? Une fois installée la candidate écologiste soutenue par toutes les gauches, il sera toujours temps d'admettre que les preuves ne sont pas établies...  Mais c'est ne pas connaître, à Paris, ce qu'est le bon sens marseillais et la capacité de ses électeurs à faire la part des faits et de la galéjade. 

Toujours le même folklore : vol d’urne et électeurs intimidés... 

La droite sortante ne pouvait s'attendre à mieux de la gauche vindicative.
Voila cinq mandats que la mairie reste incarnée par Jean-Claude Gaudin. Il est acteur de la vie politique marseillaise depuis 1965, Gaston Defferre mène une liste socialo-centriste où figure le jeune Marseillais pur jus. A 80 ans, cet ancien député, sénateur, chef de groupe et de parti, ainsi qu'ancien ministre juppéiste cède son siège que convoite la gauche depuis 1995... Pour le reprendre, elle est prête à tout: à des alliances multiples et si diverses qu'elles seraient la promesse d'une gouvernance chaotique, et aussi les inévitables rumeurs.

La fin justifie les moyens de la gauche et ils sont peu vertueux. 
Des fraudes avaient déjà été dénoncées au premier tour des municipales: c'est systématique ! Le 15 mars, trois hommes cagoulés et armés ont surgi dans un bureau de vote, ont tenté de s’emparer d'une urne, mais ont réussi à prendre la fuite: les voleurs appartiennent-ils au camp de la tête de liste écologiste ? 
Dans un autre bureau de vote, un jeune homme - qui n'a pas décliné son identité et on ne la lui a pas demandée - , a débarqué avec 28 procurations.

En réaction aux soupçons, Martine Vassal demande l’annulation de toutes les procurations du second tour. Il suffi de lui donner satisfaction... Mais la liste de toutes les gauches ne semble pas pressée d'appuyer cette requête qui assainirait pourtant le climat sur le Vieux-Port. 

En 1983, Gaston Deferre l’avait emporté face à Jean-Claude Gaudin, malgré des accusations de fraude. Gaudin n'avait pas obtenu gain de cause: Deferre était maire depuis 1953 et ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation, donc grand maître de la carte électorale comme des élections

En 2014, à la tête d'un collectif de dissidents écologistes, de membres d'associations et de personnalités de la société civile, feu Pape Diouf avait dénoncé des électeurs intimidés et une liste d’émargement signée avant l’ouverture d’un bureau de vote. Le scrutin n'avait pas été annulé...

jeudi 27 septembre 2018

Les Régions lancent “l'appel de Marseille” pour plus de libertés locales

Un appel à Marseille, ville symbole de la décentralisation initiée par le socialiste Defferre

1.100 élus départementaux, régionaux ou locaux réclament plus d'autonomie

Martine Vassal, au centre,
présidente de la Métropole
Ils sont rassemblés au palais du Pharo depuis le mercredi 26 septembre au soir et pendant deux jours. Maires, présidents de région, ou présidents de conseils départementaux et tous s'opposent à la re-centralisation en coursIl souhaitent par exemple être en mesure de réfléchir localement à la politique énergétique ou à la politique du logement ou encore à l'apprentissage dont ils ont la responsabilité.

Image associée"Ce n’est pas un combat pour avoir des petits budgets," a expliqué Renaud Muselier, ci-dessus au centre. Les présidents de Régions, ont organisé un "rassemblement des élus pour les libertés locales" en ouverture de leurs travaux ce mercredi au Pharo à Marseille. Ils ont le soutien de l’Association des Départements de France et de l’Association des maires de France. Tous ont boycotté, en juillet, la conférence nationale des territoires pour protester contre une "recentralisation massive" depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron.


Présence de ministres

Pour essayer de défendre la position du gouvernement, 
plusieurs ministres ou secrétaires d'Etat, comme Elisabeth Borne (Transports), Jean-Michel Blanquer (Education) ou encore Frédérique Vidal (Enseignement supérieur) sont attendus

Edouard Philippe a assisté à ce congrès.


mercredi 21 février 2018

Les hôpitaux de Marseille ont obtenu une aide d'urgence de 9 millions d'euros

Les hôpitaux de Marseille auront les moyens de rattraper le retard accumulé

Jean-Claude Gaudin, 
Renaud Muselier et Martine Vassal 
ont pu faire l'annonce après une entrevue avec la ministre de la Santé

"La ministre nous a confirmé que le gouvernement portera une attention toute particulière à l'APHM (...). Elle nous a annoncé que nous sommes en droit d'attendre le montant maximum possible", ont annoncé dans un communiqué commun le sénateur-maire de Marseille,  le président du Conseil régional et  la présidente du département, tous Les Républicains. 
L'AP-HM, troisième groupe hospitalier de France, compte parmi les établissements les plus endettés de l'Hexagone et mise sur un plan de modernisation cofinancé par l'Etat.
Fin janvier, ce projet avait été déclaré éligible par le Comité interministériel de performance et de la modernisation de l'offre de soins (Copermo), ce qui ouvre, selon l'Agence régionale de santé (ARS), "la perspective de reconfigurer et de rénover d'ici 2024 l'ensemble des services d'hospitalisation et de consultation des hôpitaux de la Timone, de la Conception et de Nord".
 
Le gouvernement a affecté une aide d'urgence de 9 millions d'euros à l'Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille, ont-ils annoncé mardi.
L'ARS Paca a pris la décision d'allouer, à titre exceptionnel, une dotation de 7,5 millions d'euros destinée à financer une première phase d'investissement prioritaire.

Les élus marseillais ont également insisté auprès d'Agnès Buzyn sur "l'inégalité existante quant à l'indemnité de résidence, qui est appliquée pour Lyon et Paris, mais pas pour Marseille". L'AP-HM verse chaque année 8,5 millions d'euros à ses agents pour les aider à se loger, mais l'Etat ne remboursait pas cette prime aux CHU de Marseille, à la différence  des CHU de Paris et de Lyon, villes socialistes.

Les syndicats évoquent des craintes de suppressions de personnels comme condition de la réalisation de ce plan de modernisation, mais Renaud Muselier, Martine Vassal et Jean-Claude Gaudin se sont félicités de ce déblocage d'une situation inégalitaire voulue par les instances socialistes et se sont réjouis de surcroît que la ministre ait "donné son accord de principe pour une visite à Marseille".

mercredi 1 avril 2015

Bouches-du-Rhône: la mafia socialiste fait de la résistance autour de J.-Noël Guérini

La défaite de la gauche pose le problème de l'après-Guérini

Les électeurs ont fait le ménage, mais comment emporter les encombrants à la déchetterie ? 
Guérini se cramponne

Les Marseillais ont réussi là où Montebourg a échoué. Maintenant, les candidats PS à la succession de Guérini s'étripent sur le tas d'immondices laissé par le patron déchu du PS départemental, alors que le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a affirmé de Paris qu'il refuse toute alliance avec la Force du 13, parti créé par Guérini. Or, la fédération des Bouches-du-Rhône n'a présenté que 17 binômes sur les 29 cantons et 8 d'entre eux font partie des 23 conseillers généraux sortants qui ont signé un appel au rassemblement autour de... Guérini dans une alliance "majorité sortante PS-Front de gauche-Force du 13-PRG". Mais, depuis 2011, le premier secrétaire de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, un certain Jean-David Ciot, est un otage de... Jean-Noël Guérini et poursuivi en correctionnelle et relaxé pour détournement et recel de fonds publics. 
Lors des municipales 2014, certains candidats de Force du 13 de Guérini ne s'étaient vus opposer aucun adversaire socialiste ou furent désignés sans vote, si bien que le rôle du parti socialiste national est plus qu'ambigu.


A Marseille, le président sortant du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône,  Jean-Noël Guérini, doit annoncer ce matin s'il est à nouveau candidat à sa succession ou pas… Le suspense est assez faible car, s'il a été réélu conseiller départemental dans son canton du Panier, à Marseille, ses fidèles ont été décimés. Ils se limitent désormais à treize conseillers sur les 58 de l'assemblée départementale.
On ne voit pas très bien comment il pourrait trouver une majorité même si, dans le passé, il a su convaincre les élus communistes [Arles (N. Koukas est fonctionnaire territorial et Aurore Raoux, professeur des écoles), Gardanne (Rosy Inaudi, EELV, et Claude Jorda, Front de gauche) et Martigues où les élus Gérard Frau n'est autre qu'un ancien employé de la mairie communiste et ex-assistant parlementaire du député PCF, Gaby Charroux et Evelyne Santoru-Joly, première-adjointe de la maire PCF de Port-de-Bouc. 
Hier matin, un compte twitter de La Force du 13 indiquait que le parti de Guérini ne présenterait pas de candidat. Mais un démenti immédiat était posté en dénonçant un faux compte. En attendant la nouvelle de son retrait, puis de son intervention ce mercredi, avaient buzzé sur twitter.

Jean-David Ciot avait annoncé qu'un candidat socialiste serait présenté à la présidence du département, mais son nom est d'abord resté inconnu puisqu'aucun vote des militants n'a été organisé. Or, Benoît Payan et Henri Jibrayel, deux élus socialistes anti-guérinistes, avaient annoncé dès dimanche soir qu'ils seraient candidats à la candidature. "Nous avons eu une réunion à la fédération socialiste entre conseillers départementaux élus. J'ai proposé ma candidature de renouvellement, mais aucune décision n'a été prise. Les "guérinistes" se sont ensuite accordés pour que ce soit Jacky Gérard [conseiller général du canton de Lambesc] qui soit candidat à la présidence et Frédéric Vigouroux président du groupe…" raconte Benoît Payan, qui du coup a retiré sa candidature. "Le système se défend pour conserver ses pré carrés. Aucun enseignement n'est tiré. Le PS porte une part de responsabilité dans cette débâcle électorale pour avoir fermé les yeux sur des accords ambigus [de nombreux binômes étaient formés entre un candidat socialiste et un autre de Force du 13], mais c'est Guérini qui porte la plus grande responsabilité!" accuse-t-il.

Les poubelles sont enfin passées

J.C. Gaudin, sénateur-maire UMP
de Marseille, et  Martine Vassal
Avec une majorité absolue de 32 conseillers départementaux élus sous les couleurs de l'UMP-UDI, la présidence du département ne peut échapper à l'UMP Martine Vassal. D'ailleurs, depuis dimanche, le "bateau bleu", l'immeuble de la collectivité, les deux derniers étages surtout, est en déménagement …
Et si Guérini devait se présenter, trois socialistes (Benoit Payan, Henri Jibrayel et Josette Sportiello) ne voteraient pas pour lui, pas plus que les deux écologistes, ni les cinq communistes qui devraient également présenter un candidat.

"Une page se tourne enfin! Espérons que Martine Vassal mettra en œuvre ce qu'elle a promis: plus de transparence, un règlement clair pour l'attribution de l'aide aux communes et des financements clairs et connus par le public. Ce sera un bienfait pour la république", estime un porte-parole du collectif Renouveau PS13, dont le porte-parole est Pierre Orsatelli, Orsatelli - de mèche avec la magistrate Laurence Vichnievsky, elle-même partenaire de Patrick Mennucci pour les élections municipales de 2014 -, partisan d'un changement d'ère et du départ des socialistes "guérinistes" pour la Force du 13 de manière à pouvoir reconstruire un nouveau PS.

dimanche 23 décembre 2012

Guérini lève son embargo socialiste sur Marseille et les Marseillais

Guérini ne peut plus ignorer la capitale de la 
métropole régionale


Bouffée d'oxygène pour l'enclave UMP dans les Bouches-du-Rhône

Après avoir tenté d'asphyxier Marseille pendant des années, le président PS du Conseil général est contraint par Marseille Provence 2013 de consacrer un peu de l'argent de la collecte fiscale aux Marseillais: la région sera Capitale européenne de la culture en 2013.
Gaudin avait des raisons objectives de réclamer la démission de Guérini: lien TF1



Le président PS du Conseil général, Jean-Noël Guérini, s'est donc vu obligé de signer lundi une convention de partenariat de 100 millions d’euros en faveur de Marseille. Une somme destinée à la sécurité et aux équipements sportifs et culturels: 
3 millions d’euros pour entretenir le patrimoine et les équipements culturels de la ville; 
34 millions d’euros seront alloués aux équipements sportifs;
33 millions d’euros seront destinés à la sécurité avec notamment le déploiement de la vidéoprotection dans tous les noyaux villageois de la ville.

Régulièrement rappelé à ses obligations de soutien financier de l'ensemble du département  par la majorité municipale UMP - sans ostracisme -, le président PS controversé du Conseil général s'est enfin exécuté en faveur de la cité phocéenne.
Sur 3 ans, le département financera différentes opérations dans le domaine de la sécurité et des équipements. "Marseille avait été complètement oubliée par le Conseil général. On rentre maintenant dans une relation de normalité", se réjouit en marge de la signature l’adjointe au maire, Martine Vassal.

Une aide très exceptionnelle

Devant un parterre d’élus locaux, Jean-Claude Gaudin, a reçu la part   du Conseil général qui revient à Marseille le sénateur-maire UMP a dit sa satisfaction que Guérini "pense aux grands équipements (de la ville) dans lesquels il intervenait déjà". Minimisant les  tensions avec le maire, le président mafieux poursuivi par la justice se rappela opportunément  que "même si on n’a pas les mêmes idées politiques, il y a le temps du combat politique et le temps de la gestion".

Le versement sera étalé sur 3 ans. 
"La situation à laquelle notre ville de Marseille est confrontée est celle d’une crise profonde qui appelle des réponses dynamiques et globales" estime, vachard, le président mauvais payeur du département
Un soutien financier tardif mais juste des finances de la ville. "Si le conseil général n'avait pas apporté cet argent, nous aurions été obligés de le faire en augmentant éventuellement les impôts", assure Martine Vassal.