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lundi 6 juillet 2020

Investigations autour de Samia Ghali sur des soupçons de fraude aux procurations


Printemps marseillais pourri: l'alliée de Rubirola assure être non polluante 

L'union des gauches, un poisson qui pourrit déjà par la tête


Des soupçons de fraudes aux procurations dans l’entourage de Samia Ghali occupent les inspecteurs de la police judiciaire de Marseille. 
Les élections municipales à Marseille qui ont porté le 'Printemps marseillais' samedi à la mairie, en la personne de l'écologiste Michèle Rubirola, les rebondissements continuent avec ces soupçons de fraude aux procurations. 

La sénatrice Samia Ghali qui a offert la victoire à Michèle Rubirola avec les votes de ses huit colistiers en échange du poste de deuxième adjointe à la mairie et au coeur d'une méchante affaire. Les nazis sont sans doute à la manoeuvre...
Perquisitions au commissariat de son secteur
 
Selon Le Media, indépendant - mais néanmoins bolivarien - et alternatif et La Provence, quotidien régional, les enquêteurs de la brigade financière ont perquisitionné le commissariat du 15e arrondissement samedi, et quatre policiers doivent être auditionnés ce lundi.
 
Un signalement d’une quinzaine de jours pointerait du doigt plusieurs dizaines de procurations faxées directement au commissariat par l’entourage de la candidate.*
La procureur de la République, Dominique Laurens, avait ouvert une enquête pour « faux et usage de faux » et « manœuvres frauduleuses", après des révélations de la presse sur des soupçons de fraude aux procurations chez Les Républicains.

mardi 23 juin 2020

Municipales à Marseille: de multiples soupçons de fraude, mais combien de preuves ?

Les états-majors des candidats sont débordés à chaque scrutin: de mémoire de Marseillais, la fraude électorale est un sport local bien entretenu

Pas d'élection sans fraude ou soupçons de fraude


La rumeur et la désinformation sont un sport phocéen bien ancré: toutes les municipales à Marseille sont régulièrement agitées par les rumeurs de soupçons de fraude électorale et la gauche essaie encore d'en accuser son adversaire. 

Dernier scandale en date : le 11 juin. 
Cette fois, la rumeur prend sa source à Paris :  l'arrivée du Parisien Denis Olivennes à la tête de l'hebdomadaire Marianne correspond à des rumeurs, à la diffusion desquelles s'associe France 2, concernant des procurations dites simplifiées
Des candidats les Républicains auraient proposé à des électeurs de remplir eux-mêmes des procurations, sans passer par un officier de police judiciaire. C’est formellement interdit. Une enquête préliminaire a été ouverte pour faux et usage de faux. Dans un Ehpad, des personnes âgées auraient signé des procurations à l’insu de leur famille.

La tête de liste, Martine Vassal, n'est pas directement impliquée, mais seul son nom circule: taire les noms des fraudeurs présumés, c'est accréditer l'idée d'un complot et faire porter la casquette à l'héritière de Gaudin.

La rumeur se répand à partir d'initiales transparentes, comme dans un jeu de rôle entre collégiens. Un message est signé "JR VB", des initiales qui ne laissent de place au doute de personne: il s’agit des têtes de liste LR du 11e secteur, le maire Julien Ravier et la députée Valérie Boyer. Depuis, Julien Ravier a écarté son directeur de campagne. Ces (photocopies de) procurations ne peuvent pas formellement être attribuées à un candidat plutôt qu'à un autre mais, parmi les mandataires de ces pensionnaires, les listes d’émargement consultées feraient apparaître les noms de plusieurs proches du successeur annoncé de Valérie Boyer, Julien Ravier, 41 ans, sportif de haut niveau (il court le Marseille-Cassis en 1h30), dont son directeur de cabinet, un élu ou encore la directrice générale des services de sa mairie.
 
Rien de ces rumeurs n'est prouvé et la presse prend toutes les précautions d'usage pour les colporter, avec force conditionnels et des identités non divulguées ou non vérifiées, telle celle du détenteur des 28 procurations. André Sarkissian, assesseur pour La République en marche (LREM) dans le 11e arrondissement décrit des photocopies de procurations, sans récépissé, mises de côté par les assesseurs, dont il est,… jusqu’à la réception d’un SMS leur intimant de les accepter. Or, l'identité de l'auteur de ce SMS n'est pas communiqué...

Plusieurs rumeurs suffisent-elles à faire une preuve et à entacher le scrutin? Une fois installée la candidate écologiste soutenue par toutes les gauches, il sera toujours temps d'admettre que les preuves ne sont pas établies...  Mais c'est ne pas connaître, à Paris, ce qu'est le bon sens marseillais et la capacité de ses électeurs à faire la part des faits et de la galéjade. 

Toujours le même folklore : vol d’urne et électeurs intimidés... 

La droite sortante ne pouvait s'attendre à mieux de la gauche vindicative.
Voila cinq mandats que la mairie reste incarnée par Jean-Claude Gaudin. Il est acteur de la vie politique marseillaise depuis 1965, Gaston Defferre mène une liste socialo-centriste où figure le jeune Marseillais pur jus. A 80 ans, cet ancien député, sénateur, chef de groupe et de parti, ainsi qu'ancien ministre juppéiste cède son siège que convoite la gauche depuis 1995... Pour le reprendre, elle est prête à tout: à des alliances multiples et si diverses qu'elles seraient la promesse d'une gouvernance chaotique, et aussi les inévitables rumeurs.

La fin justifie les moyens de la gauche et ils sont peu vertueux. 
Des fraudes avaient déjà été dénoncées au premier tour des municipales: c'est systématique ! Le 15 mars, trois hommes cagoulés et armés ont surgi dans un bureau de vote, ont tenté de s’emparer d'une urne, mais ont réussi à prendre la fuite: les voleurs appartiennent-ils au camp de la tête de liste écologiste ? 
Dans un autre bureau de vote, un jeune homme - qui n'a pas décliné son identité et on ne la lui a pas demandée - , a débarqué avec 28 procurations.

En réaction aux soupçons, Martine Vassal demande l’annulation de toutes les procurations du second tour. Il suffi de lui donner satisfaction... Mais la liste de toutes les gauches ne semble pas pressée d'appuyer cette requête qui assainirait pourtant le climat sur le Vieux-Port. 

En 1983, Gaston Deferre l’avait emporté face à Jean-Claude Gaudin, malgré des accusations de fraude. Gaudin n'avait pas obtenu gain de cause: Deferre était maire depuis 1953 et ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation, donc grand maître de la carte électorale comme des élections

En 2014, à la tête d'un collectif de dissidents écologistes, de membres d'associations et de personnalités de la société civile, feu Pape Diouf avait dénoncé des électeurs intimidés et une liste d’émargement signée avant l’ouverture d’un bureau de vote. Le scrutin n'avait pas été annulé...

samedi 13 juin 2020

Municipales: Marianne et France 2 font circuler de méchantes rumeurs

Info ou infox diffamatoire à Marseille? 
Vassal fait visiblement peur à la gauche

Tous les moyens (in)avouables sont déployés à Marseille

France 2 et Marianne sont affirmatifs...

L'hebdomadaire Marianne et le journal télévisé de France 2 ont diffusé la rumeur marseillaise jeudi : à quinze jours du scrutin, le 'timing' est cousu-main... 
Deux candidates présentes sur des listes de Martine Vassal (LR) proposaient - c'est affirmatif, selon l'AFP - des "procurations simplifiées". Le préfet a donc rappelé vendredi les règles du vote par procuration après l'accusation portée par la presse.
 
Le lendemain, vendredi, le quotidien Libération, désormais dirigé par Denis Olivennes, ancien patron de Marianne, n'a pas manqué de relancer la rumeur.

Selon ces organes de presse proches du pouvoir présidentiel il ne ferait pas de doute que deux candidates des listes de Martine Vassal (LR) proposaient des "procurations simplifiées".
Sur la base de SMS reçus par des habitants de deux secteurs, les journalistes disent pouvoir établir que les électeurs s'étaient vus proposer des procurations. "Sans vous déplacer, juste par téléphone", indique le texto envoyé par une colistière de LR dans le secteur de Mme Vassal.

La préfecture des Bouches-du-Rhône indique pourtant n'avoir pas d'éléments

Pour le journal de Denis Olivennes, venu de L'Obs, l'affaire est jugée !

Vendredi soir, "après la diffusion" de ces "reportages", le préfet des Bouches-du-Rhône s'est contenté, dans un simple communiqué, de "rappeler les règles du vote par procuration" qui imposent que l'électeur soit présent en personne "auprès d'une autorité habilitée", par exemple au commissariat ou au tribunal, avec un justificatif d'identité pour établir la procuration.
Le représentant de l'Etat "adressera prochainement une circulaire aux élus" du département, les maires devant "s'assurer de la régularité des procurations", ajoute-il.

Martine Vassal a fustigé "des Parisiens (qui) essayent de créer une polémique qui n'existe pas ici"
La candidate en a profité pour rappeler son respect de la réglementation et affirmer que "si ces faits sont avérés, ils sont inacceptables".


La bataille pour la mairie de Marseille est toujours très serrée. 

La candidate du Printemps marseillais (union de la gauche) Michèle Rubirola, est arrivée en tête sur la ville au premier tour. Mais il faut le dire vite car si elle devance Mme Vassal (22,32%), l'héritière de Jean-Claude Gaudin qui ne se représente pas après 25 ans à la tête de la deuxième ville de France, c'est avec 23,44%. La liste de gauche a bénéficié du maintien de  Bruno Gilles, lequel a perdu le soutien de Renaud Muselier, président LR de région. 
Rubirola, EELV de 64 ans, est fille d'immigré communiste et militante de mouvements altermondialistes et écologistes, ainsi que antimilitariste et féministe. <br>Elle est tête de liste d'un groupe hétéroclite ingérable : des membres réunis par l'ambition de s'accaparer la ville (Europe Ecologie-Les Verts, Parti socialiste, Génération.s et la Gauche républicaine et socialiste, issus du PS, Parti communiste français, La France insoumise et Le Parti de Gauche, Ensemble ! (lui aussi membre du FDG) Nouvelle Donne (fondé par Pierre Larrouturou et feu Stéphane Hessel, avec l'humoriste qui se prend au sérieux Bruno Gaccio, l'urgentiste proche de Charlie hebdo Patrick Pelloux, la présidente d'honneur d'ATTAC Susan George, la sociologue et ex-conseillère de Ségolène Royal Dominique Méda et  Edgar Morin, autre sociologue comme les dénonce Macron), le Parti de gauche, Place publique (aux Européennes, Raphaël Glucksmann fit 6% et Claire Nouvian donna l'image d'un groupe d'hystériques), le Parti radical de gauche et... le Parti pirate (présent dans cinq villes : Meudon, Besançon, Toulouse, Lyon 8e  et Marseille 1er et 4e ). <br>A Marseille, la liste Rubirola est dénoncée comme télécommandée par  Jean-Luc Mélenchon, élu parachuté sur la zone.
Le Printemps marseillais s'est indigné vendredi soir: "Marseille n'est pas une zone de non-droit. Encore une fois, notre ville ne peut pas être abîmée par ce type de pratiques". Sans preuves, c'est de la diffamation. 

L'enquête de Marianne mouille aussi la police.
Le magazine aurait en sa possession des écoutes d'une élue LR des 11-12e arrondissements qui assure à un électeur: "Le commissariat nous poinçonne toutes les procurations qu'on leur amène".
Le candidat du Rassemblement national (19,45% au premier tour), sénateur et ex-maire du 7e secteur, Stéphane Ravier, a demandé "au Préfet de Police de procéder en urgence à une enquête interne pour identifier et sanctionner l'officier de police judiciaire qui se serait rendu coupable de ces actes".

La procureure de la République de Marseille a indiqué "ne pas avoir d'éléments" sur cette affaire, mais une perquisition a eu lieu au QG de Vassal dans l'après-midi de samedi 13.
<br>La liste de gauche bénéficiera-t-elle encore des ambitions individuelles à droite au second tour ?
A 24 heures du dépôt des listes pour le second tour des municipales, la possibilité s'est éloignée d'un rapprochement des listes Vassal (LR) et Gilles (DVD, LR dissident). Robert Assante, qui emmène la liste de Bruno Gilles dans le 6e secteur (11e et 12e arrondissements de Marseille), a annoncé le maintien de sa liste au second tour. "Pour toutes celles et ceux qui partagent ou partageront notre vision, j’ai pris la décision de déposer ma candidature à l’identique du premier tour parce qu’il existe une nouvelle voie, sans extrêmes et sans système," assure Robert Assante dans un communiqué en date du dimanche 31 mai.
Si la gauche prenait la mairie de Marseille, elle la devrait à Bruno Gilles:  trouble-fête "jusqu’au bout" ?