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mardi 20 août 2013

Ayrault, sécuritaire, sait qu'"il faut s'attaquer à la racine du mal" à Marseille

Y a plus qu'à le faire, et en Seine-Saint-Denis pour commencer...
Mais où est donc François Lamy,
ministre de la Ville?
Valls, Touraine, Ayrault 
et Duflot à Marseille 
en grandes pompes

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, était escorté de pas moins de cinq ministres ce mardi à Marseille. Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls -le "furet" a été le premier à annoncer son déplacement-, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, mais aussi de Marisol Touraine (Affaires sociales), Cécile Duflot (Logement) et de la Marseillaise Marie-Arlette Carlotti (Handicap et exclusion), candidate à la prise de la mairie.


Venu en renfort à Manuel Valls dépassé par les événements partout sur le territoire, il a une fois de plus affiché une "détermination sans faille", un tic de langage, pour "faire reculer" la violence", annonçant notamment de nouveaux renforts policiers. L'ennui, c'est que cette visite à six souligne non seulement une absence de ligne politique, mais aussi un refuge dans le culte de l'effectif. Où en est la prévention ? 

Or, Valls a déjà usé de cette stratégie  il n'y a pas cinq mois: en mars dernier, le ministre de l'Intérieur a déjà cru de bonne politique d'envoyer deux escadrons de gendarmerie mobile et deux compagnies républicaines de sécurité dans les quartiers sensibles de la Cité phocéenne, notamment pour lutter contre la criminalité. 
Innovant, Ayrault recommence: aux précédents 240 policiers, il annonce encore une CRS supplémentaire, soit 140 policiers actifs et au total au moins 400 policiers. "J'ai décidé, avec l'accord du ministre de l'Intérieur, d'affecter à Marseille 24 policiers supplémentaires à la police judiciaire pour faire de l'enquête, de l'investigation, trouver les coupables et les remettre à la justice, a-t-il déclaré. Immédiatement, demain matin, une CRS supplémentaire sera présente sur l'espace public pour adresser un nouveau message de mobilisation et de confiance." Combien d'ici la fin de cette année ?
Il a aussi affiché son volontarisme : "Ce que je voudrais rappeler, c'est que le gouvernement est engagé avec détermination pour faire reculer la violence, la délinquance et le crime à Marseille et dans la région", a-t-il prétendu. 
Il s'est enfin cherché un bouc émissaire pour justifier le fiasco de sa politique en seize mois de pouvoir sans partage. "Il y a à Marseille, depuis de longues années, des problèmes particuliers (...) Nous nous y sommes attaqué à bras le corps", a-t-il affirmé contre les faits, et malgré les résultats, lors d'une conférence de presse organisée à l'issue d'une réunion sur la sécurité avec les services de l'Etat, puis avec les élus. 

Les candidats socialistes à la mairie de Marseille se pressaient à ses côtés:
la maire du secteur concerné, Samia Ghali, sénatrice des Bouches-du-Rhône et candidate, Patrick Mennucci, autre maire et candidat, et Marie-Arlette Carlotti, ex-député et candidate. Son suppléant, l'illustre paresseux Avi Assouly, et Sylvie Andrieux, députée coupable de détournement de fonds publics et condamnée à trois ans de prison dont deux avec sursis, avaient été écartés de la photo. Quant à Jean-Noël Guérini...

En Seine-Saint-Denis, tout va-t-il mieux ?


Le 27 mars, un homme est mort dans une fusillade à Bondy, d'une balle dans la tête. Deux individus en voiture ont tiré six coups de feu sur un troisième, Dany, âgé de 21 ans qui était connu des services de police pour trafic de stupéfiants notamment, mais néanmoins embauché par la mairie . La tension est montée dans la cité au moment de l'intervention des forces de l'ordre et des pompiers, et un policier de la BAC de Seine-Saint-Denis a été blessé au crâne.


Un homme est mort, tué par balle, le soir du 1er août à Sevran (Seine-Saint-Denis), alors qu’il se trouvait dans une voiture avec deux autres personnes. Le tireur se trouvait à bord d'une berline de marque allemande de grosse cylindrée et de couleur sombre... Le blessé qui a survécu faisait partie des cinq personnes acquittées en décembre dernier par la cour d'Assises de Seine-Saint-Denis lors du procès pour l'enlèvement et la séquestration suivie de mort de Nordine Brahmi.


Le 6 août, la Seine-Saint-Denis a enregistré une nouvelle mort par arme à feu en moins d'une semaine: Un homme a été abattu près du Stade de France. Agé de 30 ans, il a reçu plusieurs impacts de plomb dans l'abdomen dans la cour d'un immeuble, vers 3 h 30 du matin. "Cela n'a rien d'exceptionnel, estime Loïc Lecouplier du syndicat Alliance. 

En 2012, on a déjà recensé 16 homicides et 75 tentatives de meurtre dans le département. Il y a parfois des pics.

En 2013, la comparaison n'est pas pas favorable au 9.3

Valls, hyperactif
désormais hyper-tendu
Alors, que les réglements de comptes entre trafiquants soient pour la majorité de gauche une opportunité de lancement anticipé de la campagne des municipales est injuste.

Le détournement de l'attention de la Seine-Saint-Denis (PS) sur Marseille (UMP) est une démarche politicienne grossière qui insulte les Marseillais. Marseille est un port en prise directe avec le Maghreb et l'Afrique sub-saharienne, alors que le 9.3 ne comporte pas seulement des néo-arrivants. Un département de 1.522.048 habitants qui a plus de crimes à son actif qu'une ville portuaire dont la population urbaine atteint 1.715.096 habitants peut-elle s'enorgueillir de son taux de criminalité ? Le gouvernement partisan peut-il se flatter de son acharnement à discréditer Marseille et ses habitants, parce qu'elle les convoite d'élection en élection ?

L'UMP est affligée


L'opposition a raillé les discours de la délégation parisienne menée par Jean-Marc Ayrault en grand équipage à Marseille,
dénonçant une opération de communication sur Twitter. 

"Jean-Marc Ayrault annonce des réunions, dans un premier temps, suivies de réunions, dans un second temps. Marseille est sauvée", a-t-on pu lire sous la plume du député UMP de l'Yonne, Guillaume Larrivé. 
"5 ministres à Marseille = 24 policiers et 1 compagnie de CRS (Donc effectifs mobiles)... une grande messe mais pas de miracle", a renchéri l'élue UMP des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer. 


De la "com' inutile" et autant d'"images de l'impuissance et l'inaction en mouvement"
, aux yeux du député Eric Ciotti, président du Conseil général des Alpes-Maritimeset secrétaire national de l’UMP en charge des questions de sécurité.

dimanche 23 décembre 2012

Guérini lève son embargo socialiste sur Marseille et les Marseillais

Guérini ne peut plus ignorer la capitale de la 
métropole régionale


Bouffée d'oxygène pour l'enclave UMP dans les Bouches-du-Rhône

Après avoir tenté d'asphyxier Marseille pendant des années, le président PS du Conseil général est contraint par Marseille Provence 2013 de consacrer un peu de l'argent de la collecte fiscale aux Marseillais: la région sera Capitale européenne de la culture en 2013.
Gaudin avait des raisons objectives de réclamer la démission de Guérini: lien TF1



Le président PS du Conseil général, Jean-Noël Guérini, s'est donc vu obligé de signer lundi une convention de partenariat de 100 millions d’euros en faveur de Marseille. Une somme destinée à la sécurité et aux équipements sportifs et culturels: 
3 millions d’euros pour entretenir le patrimoine et les équipements culturels de la ville; 
34 millions d’euros seront alloués aux équipements sportifs;
33 millions d’euros seront destinés à la sécurité avec notamment le déploiement de la vidéoprotection dans tous les noyaux villageois de la ville.

Régulièrement rappelé à ses obligations de soutien financier de l'ensemble du département  par la majorité municipale UMP - sans ostracisme -, le président PS controversé du Conseil général s'est enfin exécuté en faveur de la cité phocéenne.
Sur 3 ans, le département financera différentes opérations dans le domaine de la sécurité et des équipements. "Marseille avait été complètement oubliée par le Conseil général. On rentre maintenant dans une relation de normalité", se réjouit en marge de la signature l’adjointe au maire, Martine Vassal.

Une aide très exceptionnelle

Devant un parterre d’élus locaux, Jean-Claude Gaudin, a reçu la part   du Conseil général qui revient à Marseille le sénateur-maire UMP a dit sa satisfaction que Guérini "pense aux grands équipements (de la ville) dans lesquels il intervenait déjà". Minimisant les  tensions avec le maire, le président mafieux poursuivi par la justice se rappela opportunément  que "même si on n’a pas les mêmes idées politiques, il y a le temps du combat politique et le temps de la gestion".

Le versement sera étalé sur 3 ans. 
"La situation à laquelle notre ville de Marseille est confrontée est celle d’une crise profonde qui appelle des réponses dynamiques et globales" estime, vachard, le président mauvais payeur du département
Un soutien financier tardif mais juste des finances de la ville. "Si le conseil général n'avait pas apporté cet argent, nous aurions été obligés de le faire en augmentant éventuellement les impôts", assure Martine Vassal.


jeudi 20 décembre 2012

A nouveau condamné, Montebourg est maintenu au gouvernement

"Pas un motif de démission" selon Ayrault-la-Vertu

Accroc à la "Charte de déontologie" à la socialiste



Ayrault assure
aussi le droit au logement 
à Montebourg


Le ministre du Redressement productif a été condamné lundi pour atteinte à la présomption d'innocence du sénateur socialiste Jean-Noël Guérini, pour des propos tenus en mars 2011. Déjà condamné  pour injure en mai dernier,  il en faut encore plus au gouvernement pour remettre en cause la légitimité d'Arnaud Montebourg.


Cette nouvelle condamnation de justice le renforce au gouvernement ! 
Objet des poursuites : un entretien publié sur le site du quotidien régional La Provence le 29 mars 2011. Arnaud Montebourg a été condamné lundi à verser 2.000 euros de dommages et intérêts au sénateur PS Jean-Noël Guérini pour avoir porté atteinte à sa présomption d'innocence. Le socialiste, alors en campagne pour la primaire de son parti, revenait sur la mise en examen du frère du patron mafieux de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, Alexandre Guérini, dans une vaste affaire de marchés publics. "Aucune de ces activités ne pouvait aboutir sans la complicité de son frère, Jean-Noël, et sans l'appui de ce dernier. Complicité que relèvent de nombreuses pièces versées à la justice et à Martine Aubry", déclarait alors celui qui n'était pas encore en charge du Redressement productif de F. Hollande, dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

Arnaud Montebourg avait été condamné une première fois, le 23 mai dernier, en tant que ministre pour injure. 
Il avait qualifié d'"escrocs" Pierre Fa, patron de SeaFrance, et quatre membres du directoire de l'entreprise, en septembre 2011. La justice lui a ordonné de verser un euro de dommages et intérêts et, comme à Jean-Noël Guérini, 3.000 euros au titre des frais de justice. A l'époque, la droite réclamait la démission du ministre fraîchement nommé. Secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé avait notamment renvoyé François Hollande à ses "engagements électoraux".
"Pas autour de moi à l’Élysée des personnes jugées et condamnées"

L'opposition voyait en effet l'un des premiers reculs du président de la République, qui avait insisté en campagne présidentielle sur le devoir d'exemplarité. Dans une interview au JDD datée du 14 avril dernier, François Hollande en avait fait l'une de ses promesses : "Si des élus socialistes sont condamnés pour des faits de corruption, ils ne pourront pas se présenter pendant dix ans. Je n’aurai pas autour de moi à l’Élysée des personnes jugées et condamnées."
Extrait du JDD
(14 avril 2012) 

Arnaud Montebourg échapperait-il à cet engagement ? 

La précision "à l'Elysée" du candidat socialiste pouvait entretenir l'ambiguïté. En outre, François Hollande n'avait pas évoqué les conséquences d'une condamnation en justice des membres de sa majorité dans son programme de campagne. Et celle-ci n'est pas prévue non plus
dans la charte de déontologie gouvernementale, signée par tous les ministres dès leur nomination.

Le gouvernement des repris de justice

Outre le premier membre du gouvernement, à savoir Jean-Marc Ayrault, condamné pour favoritisme dans la passation de marchés publics, d’autres ministres sont également des repris de justice.

Pierre Moscovici,  Ministre de l’Économie et des Finances, condamné pour atteinte au droit à l’image. A l’occasion des élections municipales à Montbéliard (Doubs), Pierre Moscovici avait utilisé la photo d’un employé municipal pris en rollers lors d’une manifestation sportive, afin de la publier dans une brochure électorale, sans avoir, au préalable, demandé le consentement de l’intéressé. Le tribunal de grande instance l’a ainsi condamné pour atteinte au droit à l’image à verser 1 220 euros à la victime.

Christiane Taubira, nouveau ministre de la Justice arrive dans un milieu qu’elle connaît bien puisqu’elle-même a été condamnée le 27 sep 2004 pour licenciement abusif de son ancienne assistante parlementaire.

François Hollande avait pourtant affirmé qu’il ne prendrait pas de ministres condamnés au gouvernement s'est montré incapable de trouver des ministres exemplaires et de tenir son premier engagement de campagne.

"Actes contraires aux valeurs de la République"

L'injure et l'atteinte à la présomption d'innocence ne suffisent pas
La position d'Arnaud Montebourg n'est donc pas menacée, pas même sa vertu socialiste, après deux condamnations de justice. "Je ne crois pas que ce soit un motif de démission", a affirmé lundi le Premier ministre devant la presse à Clermont-Ferrand. "C'est une simple étape judiciaire. [?] J'ai toute confiance pour qu'Arnaud Montebourg continue d'exercer sa mission au sein du gouvernement", a précisé le chef du gouvernement.

Z-Ayrault était déjà monté au front pour défendre son gouvernement, en mai dernier. 
"Toute condamnation qui disqualifierait un responsable politique pour des actes contraires aux valeurs de la République conduirait à l'exclure du gouvernement", expliquait le Premier ministre.

Déni de justice
"Aucun membre du gouvernement n'est aujourd'hui dans ce cas de figure". 
Pour Jean-Marc Ayrault, ni l'injure, ni l'atteinte à la présomption d'innocence, n'est donc contraire aux valeurs de la République. Et encore moins le  favoritisme dans la passation de marchés publics, pour lequel Ayrault a lui-même été condamné.

Arnaud Montebourg est encore poursuivi par Jean-Noël Guérini pour diffamation non publique et diffamation publique. 
La justice attend que l'homme politique des Bouches-du-Rhône soit jugé avant de se prononcer.
Et son casier judiciaire reste vierge ?

mercredi 5 septembre 2012

Fralib: la communauté urbaine PS de Marseille se jette sur les dépouilles

Les terrains et l'usine Fralib achetés par la communauté urbaine de Marseille
Le président socialiste a finalisé l'acquisition des terrains et bâtiments de l'usine Fralib à Gémenos 
Marseille Provence Métropole (MPM) "avait exercé son droit de préemption sur l'ensemble du site, soit 12.000 m2 environ, dont quelque 2.107 m2 de locaux sociaux et techniques", rappelle le communiqué. La communauté urbaine  en devient propriétaire pour 5,3 millions d'euros,a-t-elle annoncé mercredi dans un communiqué, quelques jours après un report de la transaction.
Le président socialiste de MPM, Eugène Caselli, avait annoncé début août avoir conclu la vente du terrain sur la base d'une estimation des domaines, soit 5,3 millions d'euros, et des machines pour un euro symbolique.
"Les solutions de reprise de l'activité seront trouvées à l'issue du travail important de revitalisation du site et de recherche de repreneurs potentiels que mène aujourd'hui le gouvernement avec le concours des collectivités locales et territoriales", avait souligné M. Caselli le 29 août.

La signature de l'acte d'acquisition, qui devait initialement avoir lieu le 29 août, avait été reportée "pour des raisons techniques", selon MPM. Les représentants syndicaux de Fralib s'étaient alors inquiétés de l'éventualité qu'Unilever ne souhaite plus laisser toutes les machines sur le site.
En vertu d'un protocole conclu entre MPM et le groupe Unilever, maison mère de Fralib, cet achat inclut "l'ensemble des matériels et équipements du site", le seul en France où étaient produits les thés Lipton et infusions Elephant, dans les Bouches-du-Rhône, département toujours présidé par Jean-Noël Guérini.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, s'est félicité de cette acquisition.

Caselli, Carlotti et Montebourg

"Cette étape rend désormais possible des projets de réindustrialisation du site", a-t-il assuré.
Pour Angel Llovera, le patron de Fralib, "l'avenir du site est désormais entre les mains de la communauté urbaine et du gouvernement  pour un projet de démarrage d'une activité, sans la marque Eléphant ni volumes de sous-traitance", ce que les salariés réclament mais ce que refuse Unilever, a-t-il souligné dans un communiqué reçu mercredi.
Or, l'usine de Gémenos est occupée depuis plusieurs mois par une partie de ses 182 salariés initiaux, qui s'opposent à sa fermeture.

Le candidat Hollande avait proposé une "table ronde"

En février 2012, François Hollande participa à Paris à un meeting de soutien aux salariés de Fralib de Gémenos organisé par la CGT. Il avait alors demandé une table ronde sur la situation de ce site menacé de fermeture par Unilever. Le candidat PS à la présidentielle souhaite qu'elle "réunisse des représentants de toutes les parties prenantes, Unilever, l'Etat, les collectivités locales" et assure que "tant que cette table ronde ne sera pas tenue, je continuerai à la demander". 
A l'extrême gauche, deux autres candidats, Nathalie Arthaud (LO) et Philippe Poutou (NPA), ainsi que Pierre Laurent, numéro un du PCF, avaient également promis de ne pas laisser infuser plus longtemps.


En mars 2012, Bernard Ruspini, dirigeant de la société aixoise MFB Lario était présentait comme un repreneur crédible avec pour objectif "la remise en route" de l'usine de Gémenos et de permettre à cette nouvelle entreprise d'acquérir "le statut d'entreprise souveraine, indépendante et autonome". MFB Lario apporterait pour cela un fonds de roulement de 300 000 €. 


Depuis
, à l'issue d'un entretien à l'Elysée le vendredi 31 août, une délégation de salariés de l'usine Fralib a annoncé avoir obtenu la tenue d'une nouvelle table ronde vers la mi-septembre en préfecture.
La délégation venue demander l'intervention du gouvernement pour que la marque Eléphant leur soit cédée a été reçue par des collaborateurs du président François Hollande. Selon ses membres, après une première table ronde en juin, la nouvelle rencontre qui sera organisée vers la mi-septembre, en présence de représentants d'Unilever, aura pour objectif d'ouvrir une phase sur "l'avenir de l'emploi et pour relancer l'activité", a expliqué Olivier Leberquier, délégué syndical CGT décidé à "faire plier Unilever".

L'Elysée a confirmé dans un communiqué qu'"une table ronde sera très rapidement organisée à la préfecture des Bouches-du-Rhône . Concernant l'avenir industriel du site de Gémenos, "on a le sentiment que le gouvernement est à nos côtés", a commenté Gérard Cazorla, secrétaire CGT du comité d'entreprise. 
En effet, "des pistes sérieuses existent, elles doivent faire maintenant l'objet d'un examen approfondi", assure l'Elysée. .