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samedi 22 septembre 2012

Marseille : Valls et Taubira à l'unisson, en s'ignorant

Couac de la concertation au gouvernement


La Garde des Sceaux et le ministre de l'Intérieur vont étaler leurs désaccords à Marseille


Christiane Taubira, la garde des Sceaux, et  Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, se marquent à la culotte 

Alors qu'ils se font la guerre, ils ont tenté vendredi de faire de leurs déplacements respectifs, le même jour à Marseille, le symbole du "retour" de l'État dans la deuxième ville de France, en proie - comme Amiens pourtant - à la violence et aux inégalités sociales. Pour ces sorties parallèles, les locataires de Beauvau et de la place Vendôme se sont répartis les rôles en matinée : à Manuel Valls le volet institutionnel, avec l'installation du nouveau préfet de police des Bouches-du-Rhône Jean-Paul Bonnetain ; à Christiane Taubira le contact avec "le terrain", en l'occurrence des acteurs sociaux, lycéens et enseignants des quartiers nord de la ville. Le meilleur moyen de ne pas faire se rencontrer ceux qui ne peuvent pas se voir !


Les deux rivalisent de message volontaristes divergents

"Marseille est blessée dans sa chair et abîmée dans son image (...). La situation, insupportable pour les Marseillais et intolérable pour notre pays, appelait une mobilisation générale", a affirmé Manuel Valls à l'hôtel de police, dans un registre compassionnel qui dérange les fiers Marseillais. 

"Nous n'allons pas capituler, il faut que ça s'installe dans les têtes que l'État ne s'en va pas, que l'État est revenu" à Marseille, a martelé la martiale Christiane Taubira, en contre emploi à la mairie des 15e et 16e arrondissements, dont la sénatrice-maire PS, Samia Ghali, en avait appelé à l'armée dans les cités, précipitant la tenue à Matignon d'un comité interministériel sur Marseille le 6 septembre.

La sénatrice fait flèche de tout bois: sa mission consiste, d'une part, à faire oublier les émeutes d'Amiens (photo ci-contre: à Amiens, Valls  fut menacé physiquement) et, d'autre part, de compenser l'absence de la député de la zone, la socialiste Sylvie Andrieux, condamnée pour détournements de fonds du Conseil régional présidé par le socialiste Michel Vauzelle, au détriment des quartiers mêmes que Mme Ghali veut aider en lui envoyant l'armée...


Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, n'a pas tardé à s'opposer à cette idée radicale d'intervention militaire à Marseille pour combattre l'insécurité qui secoue cette ville portuaire orientée vers le Maghreb. "Il est hors de question que l'armée puisse répondre à ces drames et à ces crimes. Il n'y a pas d'ennemi intérieur " à Marseille, a assuré Manuel Valls devant plusieurs journalistes, préférant "une réponse globale, en profondeur et particulièrement forte" à la criminalité. Globale et en profondeur, elle tomba: Manuel Valls installa un nouveau préfet dans les Bouches-du-Rhône, Jean-Paul Bonnetain.

Ses pouvoirs, dont les contours restent à déterminer, seront étendus par rapport à ceux de son prédécesseur. Tout en poursuivant la sécurisation du centre-ville de Marseille, engagée par ce dernier, il devra rapidement mettre en place les zones de sécurité prioritaires (ZSP) dans les quartiers nord et à Gardanne, commune située à 25km au nord de Marseille. Par la suite, se seront les quartiers sud qui deviendront des ZSP.

Troisième préfet de région en deux ans, nommé préfet délégué pour la sécurité de Provence-Côte d'Azur le 29 août 2011, Alain Gardère, un proche de Claude Guéant, avait assuré fin août 2012 que "Marseille n'est pas à feu et à sang":
ECOUTER0%Laurent Bazin | 31/08/2012 - 09h10écouterAlain Gardère, préfet délégué pour la sécurité et la défense de la région PACA : "Marseille n'est pas à feu et à sang"La chronique du 31 août 2012

Dans le genre tout aussi "global et en profondeur", un autre changement d'hommes 
Laurent Théry, un préfet proche d'Ayrault, a été nommé mercredi préfet hors cadre du projet de l’agglomération Marseille-Provence, divisée aujourd’hui en six structures, pour 1,8 million d’habitants). Sa mission sera de trouver un consensus sur le projet controversé de métropole marseillaise. Bien décidé à convaincre les élus locaux de la nécessité du projet de métropole, le président de Marseille Provence Métropole, le socialiste Eugène Caselli, se heurte pour le moment à leur refus catégorique. L’ensemble des communautés de communes du département craint en effet que le projet de métropole marseillaise les fasse disparaître.

Renforts de police

Parmi les mesures alors annoncées figuraient un renfort d'effectifs dans la police et la gendarmerie - 205 hommes qui arriveront "très rapidement", selon Manuel Valls - et une nouvelle stratégie de lutte contre le trafic de stupéfiants et les règlements de comptes qu'il engendre, basée sur le renseignement et une plus grande coopération entre forces de l'ordre et magistrats. " Je ne veux pas m'enfermer dans un calendrier, mais je veux des résultats. Pas des chiffres. Cela prendra du temps. Je n'ai pas dit à Jean-Paul Bonnetain : Si vous n'avez pas de résultats dans six mois, on vous change ", a affirmé Manuel Valls. Les juges accepteront-ils tout à coup les pressions du pouvoir exécutif ?


Le ministre a indiqué que la sécurisation du centre-ville de Marseille restait une priorité, tout en demandant une "mise en place rapide" de la zone de sécurité prioritaire des quartiers nord de la ville, avant celle des quartiers sud. L'urgence à agir est grande, à écouter une dizaine de responsables associatifs qui ont dressé un sombre tableau de la réalité quotidienne dans ces quartiers. 


"Un bilan terrible", estime, en politicienne, la très laxiste Christiane Taubira  visiblement entrée en campagne des municipales de ...2014: "désertion des services publics", problèmes de logements "dramatiques", climat de peur et crainte des représailles lorsqu'il s'agit de dénoncer des violences. A croire que la Seine-Saint-Denis est au paradis, alors que les actes de violence se multiplient en Guyane, où la population locale multiplie les appels au secours, qui restent lettre morte. Pendant le mois de juillet, la violence a encore progressé en Guyane.


"Aller plus loin dans la coopération"


"On fait à la gauche de faux procès, elle a toujours eu de bons bilans en matière de sécurité", a prétendu la garde des Sceaux, récusant le laxisme que lui reproche la droite, comme la gauche. "Mais nous ne détournons pas les yeux des difficultés sociales", a-t-elle ajouté, faisant une priorité de "recréer des conditions de vie décente" à Marseille. 

Les deux ministres se sont finalement croisés

L'apparence de la concertation s'est ensuite affichée à la préfecture pour "un bout de programme commun", a ironisé la rugueuse Christiane Taubira, assurant Manuel Valls de son "estime" et de son "amitié", alors que les   frictions n'ont pas cessé entre eux depuis l'été. Au menu, un déjeuner de travail police-justice, puis une conférence de presse commune avant une visite à la prison des Baumettes.
"Nous avons vu tous les deux à quel point la demande d'État est forte", a  assuré Christiane Taubira, assurant qu'ils reviendraient tous deux à Marseille, "séparément" et "ensemble", en regardant, amusée, son collègue du gouvernement.

"Nous avons la volonté d'aller plus loin dans la coopération entre nos deux institutions"a affirmé le ministre de l'Intérieur devant la presse, soulignant que "l'opposition systématique affaiblit l'État de droit". 
Cricri Taubira aura-t-elle reçu le message ? Rien n'est moins sûr !

mercredi 5 septembre 2012

Fralib: la communauté urbaine PS de Marseille se jette sur les dépouilles

Les terrains et l'usine Fralib achetés par la communauté urbaine de Marseille
Le président socialiste a finalisé l'acquisition des terrains et bâtiments de l'usine Fralib à Gémenos 
Marseille Provence Métropole (MPM) "avait exercé son droit de préemption sur l'ensemble du site, soit 12.000 m2 environ, dont quelque 2.107 m2 de locaux sociaux et techniques", rappelle le communiqué. La communauté urbaine  en devient propriétaire pour 5,3 millions d'euros,a-t-elle annoncé mercredi dans un communiqué, quelques jours après un report de la transaction.
Le président socialiste de MPM, Eugène Caselli, avait annoncé début août avoir conclu la vente du terrain sur la base d'une estimation des domaines, soit 5,3 millions d'euros, et des machines pour un euro symbolique.
"Les solutions de reprise de l'activité seront trouvées à l'issue du travail important de revitalisation du site et de recherche de repreneurs potentiels que mène aujourd'hui le gouvernement avec le concours des collectivités locales et territoriales", avait souligné M. Caselli le 29 août.

La signature de l'acte d'acquisition, qui devait initialement avoir lieu le 29 août, avait été reportée "pour des raisons techniques", selon MPM. Les représentants syndicaux de Fralib s'étaient alors inquiétés de l'éventualité qu'Unilever ne souhaite plus laisser toutes les machines sur le site.
En vertu d'un protocole conclu entre MPM et le groupe Unilever, maison mère de Fralib, cet achat inclut "l'ensemble des matériels et équipements du site", le seul en France où étaient produits les thés Lipton et infusions Elephant, dans les Bouches-du-Rhône, département toujours présidé par Jean-Noël Guérini.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, s'est félicité de cette acquisition.

Caselli, Carlotti et Montebourg

"Cette étape rend désormais possible des projets de réindustrialisation du site", a-t-il assuré.
Pour Angel Llovera, le patron de Fralib, "l'avenir du site est désormais entre les mains de la communauté urbaine et du gouvernement  pour un projet de démarrage d'une activité, sans la marque Eléphant ni volumes de sous-traitance", ce que les salariés réclament mais ce que refuse Unilever, a-t-il souligné dans un communiqué reçu mercredi.
Or, l'usine de Gémenos est occupée depuis plusieurs mois par une partie de ses 182 salariés initiaux, qui s'opposent à sa fermeture.

Le candidat Hollande avait proposé une "table ronde"

En février 2012, François Hollande participa à Paris à un meeting de soutien aux salariés de Fralib de Gémenos organisé par la CGT. Il avait alors demandé une table ronde sur la situation de ce site menacé de fermeture par Unilever. Le candidat PS à la présidentielle souhaite qu'elle "réunisse des représentants de toutes les parties prenantes, Unilever, l'Etat, les collectivités locales" et assure que "tant que cette table ronde ne sera pas tenue, je continuerai à la demander". 
A l'extrême gauche, deux autres candidats, Nathalie Arthaud (LO) et Philippe Poutou (NPA), ainsi que Pierre Laurent, numéro un du PCF, avaient également promis de ne pas laisser infuser plus longtemps.


En mars 2012, Bernard Ruspini, dirigeant de la société aixoise MFB Lario était présentait comme un repreneur crédible avec pour objectif "la remise en route" de l'usine de Gémenos et de permettre à cette nouvelle entreprise d'acquérir "le statut d'entreprise souveraine, indépendante et autonome". MFB Lario apporterait pour cela un fonds de roulement de 300 000 €. 


Depuis
, à l'issue d'un entretien à l'Elysée le vendredi 31 août, une délégation de salariés de l'usine Fralib a annoncé avoir obtenu la tenue d'une nouvelle table ronde vers la mi-septembre en préfecture.
La délégation venue demander l'intervention du gouvernement pour que la marque Eléphant leur soit cédée a été reçue par des collaborateurs du président François Hollande. Selon ses membres, après une première table ronde en juin, la nouvelle rencontre qui sera organisée vers la mi-septembre, en présence de représentants d'Unilever, aura pour objectif d'ouvrir une phase sur "l'avenir de l'emploi et pour relancer l'activité", a expliqué Olivier Leberquier, délégué syndical CGT décidé à "faire plier Unilever".

L'Elysée a confirmé dans un communiqué qu'"une table ronde sera très rapidement organisée à la préfecture des Bouches-du-Rhône . Concernant l'avenir industriel du site de Gémenos, "on a le sentiment que le gouvernement est à nos côtés", a commenté Gérard Cazorla, secrétaire CGT du comité d'entreprise. 
En effet, "des pistes sérieuses existent, elles doivent faire maintenant l'objet d'un examen approfondi", assure l'Elysée. .

mercredi 16 novembre 2011

Guérini menace la Ville de Marseille, puis fait volte-face

Le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône souffle le chaud et le froid

Le président socialiste du Conseil général des Bouches-du-Rhône
, revient sur ses menaces, quatre jours après une lettre à la Communauté urbaine.

Le maître-chanteur ne refuse plus de financer certains projets structurants à Marseille.

Sa dernière pirouette ? Jean-Nono Guérini " adore bousculer les habitudes " !
Oubliée ou presque, la lettre pourtant sans ambiguïté qu'il a adressée à Eugène Caselli, président de la Communauté urbaine MPM, toujours en colère contre celui "qui a déclenché un séisme". Effacées, les intentions à peine voilées de geler les millions d'euros promis par contrat sur le tramway de la rue de Rome et la semi-piétonnisation du Vieux-Port.
Celle d'un président du Conseil général qui, quatre jours après avoir fait peser publiquement des menaces sur le financement de projets structurants à Marseille, retourne sa plume.
En niant hier avoir voulu couper les vivres à MPM ou à la Ville, aussi inquiète que remontée, Jean-Noël Guérini a cherché à nuancer les interprétations d'une attaque politique violente. " Celle d'un homme désormais isolé qui a fait une grosse bêtise ", glisse un élu socialiste de premier plan. " Il a voulu faire une mise au point, assure Lisette Narducci, l'une de ses fidèles au Conseil général. C'est encore une affaire malheureuse. Qui va s'arrêter là, je l'espère."

La maire PS du secteur où Guérini est aussi élu à Marseille, est "fatiguée" et "atterrée"

Exaspérée par le bruit médiatique et politique généré tout au long du week-end. Aussi par ce énième rebondissement d'une série politico-judiciaire où s'entremêlent mises en examen dans des affaires de marchés publics et luttes d'influence dans une ville gouvernée à la fois par la gauche et la droite.

Une "gouvernance partagée" sur le fil du rasoir
Pendant que Jean-Claude Gaudin, le maire UMP, disait sa colère et réclamait la démission de Jean-Noël Guérini en parlant de "vendetta", celui-ci réunissait ses proches au Conseil général. Ils ne tiennent pas à s'exprimer sur des décisions prises, pour partie seulement, avec leur consentement, assurent-ils, prêts à se désolidariser.
" Nous sommes tous las, confie l'un d'entre eux. Cette histoire est ubuesque. Dès que la situation sera décantée, nous prendrons une initiative collective. Sans faire de putsch, ni la révolution."
Peut-être le calendrier judiciaire les aidera-t-il au largage final, au moment où l'annonce de la révélation de nouvelles écoutes pèse sur le milieu socialiste. À moins que le PS national fasse enfin ce qu'il faut pour emporter la démission de son baron mafieux.

En attendant, Marseille souffre et navigue à vue
" Le mal est fait , pointe le conseiller général Michel Pezet. Je ne sais pas si ses fidèles font semblant ou non. Il n'y a pas d'autre solution que de précipiter une réunion de groupe, en espérant qu'elle enclenche des révolutions intérieures. " À l'extérieur du Vaisseau bleu aussi (bâtiment du CG), on s'interroge.

Le président de la Chambre de commerce et grand ordonnateur de la Capitale de la culture 2013 s'impatiente.
" Ce sentiment d'immobilisme politique m'inquiète et est en décalage avec les attentes du monde économique ", note Jacques Pfister. " Ce genre de projet demande une unanimité, pas des volte-face liées à des problèmes personnels."
Pendant que Jean-Marc Lacave, nouveau directeur exécutif du Forum mondial de l'eau qui se tiendra à Marseille en 2012, ne voit " aucune portée particulière à l'international ", Jean-Luc Chauvin, président de l'Union patronale, entrevoit une fin de règne. " Ce genre d'épisode montre qu'on est à la fin d'un système archaïque. Où les investisseurs se sentent pris en otage. Il faut tourner la page." Il s'exprimait à la veille d'une réunion publique sur le projet de métropole: encore un sujet de discorde entre Guérini et les autres.

Hollande et Aubry doivent manifester un peu de fermeté

Jean-Noël Guérini n'a jamais été député. Pourtant, c'est bien son nom qui a résonné dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, scandé par les députés UMP dans le but de pousser les socialistes à l'action.

DSK continue d'"abîmer" souiller l'image du PS, tandis que Guérini fait de la résistance à une Rue de Solférino distante et molle. "Je suis innocent. Je ne comprends pas pourquoi je démissionnerais ", a simplement riposté le mafieux. Et le porte-parole du Bureau national, Benoît Hamon, a avoué l'impuissance du PS à le maîtriser.

La ministre Valérie Pécresse a déjà commencé à poser à haute voix les questions que, dans la peur du système Guérini, les contribuables marseillais osent à peine murmurer sur la gestion de leur argent par un élu mis en examen pour " association de malfaiteurs " .

Les décisions prises par le NPM en octobre sur les transports en commun sont débloquées

Elles concernent le développement de Marseille: les sites propres au bus à haut niveau de services (BHNS), le tramway entre Canebière et place Castellane (via la rue de Rome) et ses prolongements futurs au Nord et à l'Est, le prolongement de la ligne 2 du métro de Bougainville à Capitaine Gèze et, plus largement, sur la révision du plan de déplacements urbains.
Les activités de rénovation de la municipalité UMP de Marseille peuvent reprendre
Les premiers exemplaires du BHNS devraient circuler vers Luminy et les quartiers Nord dès 2013. Les travaux du tramway Canebière-Castellane sont eux prévus fin 2013, une fois passée l'année capitale de la culture.
Guérini ne gâtera pas la victoire de " Marseille Provence " pour être capitale européenne de la culture en 2013.

Marseille-Provence 2013(MP13) est résolument ouvert sur la Méditerranée

Jean-Claude Gaudin
, maire de Marseille, vice-Président du Sénat, en sa qualité d’hôte, a souligné deux points, moins de deux ans avant que la cité phocéenne ne soit sous le feu des projecteurs : il a insisté sur " la volonté partagée et l’union entre les responsables politiques " (signe d’une unité retrouvée après les épisodes de rivalités territoriales) et sur le fait que " la Ville et ses partenaires sont en ordre de marche pour faire aboutir dans les temps un ambitieux programme de construction et de rénovation d’équipements ", rassurant ainsi sur l’état des chantiers des 50 projets en cours, qui seront les " contenants " du scénario élaboré par l’équipe de MP2013.
Son architecture comporte quatre déclinaisons saisonnières d'environ 500 projets: " Marseille accueille le monde " (incitation aux familles du territoire à inviter des familles de l’Europe et de la Méditerranée à venir fêter les cérémonies, fêtes et événements d’ouverture de l’année capitale), " La cité radieuse " (nouveaux territoires de l’art). Le chapitre estival " L’art prend l’air " ( nature,dehors) et " Révélations " (l’art et le vivre ensemble dans l’espace public) proposées aux dix millions de visiteurs attendus à Marseille en 2013.

jeudi 3 novembre 2011

Affaire Guérini: le PS n'est pas mou, il est impuissant

Le factieux Jean-Noël Guérini, président du CG 13, tient tête au Bureau national du PS



Le socialiste Jean-Noël Guérini

mis en examen

montre les dents




Jean-Nono Guérini impose ses conditions

Poussé à démissionner, le patron socialiste des Bouches-du-Rhône s'est dit prêt jeudi, à condition que tous les élus du parti condamnés ou mis en examen montrent l'exemple.
Le président socialiste du Conseil Général des Bouches du Rhône, bien que mis en examen, notamment pour prise illégale d'intérêts et association de malfaiteurs dans une affaire de marchés publics présumés frauduleux impliquant son frère Alexandre, fait un bras d'honneur à la Ch'tite Aubry.
L'ami Molette, candidat à l'Elysée, sert les fesses depuis onze ans, sans se plaindre.
Si seulement la mafia socialiste pouvait l'oublier un peu...
Jean-Nono Guérini s'incruste
Ila répondu par la négative mercredi soir, affirmant qu'il irait "jusqu'au bout de son mandat". Et depuis, les instances du PS n'ont pas trouvé d'issue. "Il refuse de le faire, dont acte, mais c'est pour nous une situation que nous regrettons parce qu'on voit bien aujourd'hui la manière dont la droite se sert de ça", a commenté jeudi Benoît Hamon, lors de son point de presse hebdomadaire.

La Mère Tape-dur cherche les coups

A la direction du PS, elle ne dirige que son étage

Mais elle s'est aventurée dans la cage d'escalier des fédérations où Montebourg fait du tapage. Il réclame en effet la démission du baron régional qui s'est constitué une clientèle et un business florissant sur le dos du PS des Bouches-du-Rhône et alentours, tandis que l'Ami Molette coulait des jours heureux Rue de Solférino.
Guérini vient de préciser où il se carre la requête du Gommeux de Saône-et-Loire et de l'amère de Lille
Et cette double pénétration de leur ego leur fait souffrir un martyr tel qu'ils ne peuvent plus même s'asseoir sur leur quant-à-soi ...
Il faut admettre que la candidate battue des primaires socialistes n'a que ce qu'elle mérite, car, après avoir fait du genou au baron des Bouches-du-Rhône, elle s'est néanmoins faite étendre en octobre.
Lien PaSiDupes: " Aubry choisit Guérini, le mafieux, contre Monsieur 17%, l'accusateur public"

Les onguents qu'Hamon-le-Benoît leur applique trois fois par jour devant micros et caméras n'en peuvent mais. Merlin-l'Enchanteur de Corrèze détourne le regard mais la Cynique Majesté Royal ne peut se tenir de mettre son grain de sel là où sa chauffe.

La parodie de commission de discipline
Elle a eu lieu début juillet au Siège rue de Solférino, mais a enhardi Guérini à la veille de sa mise en examen. Un vague contrat de redressement n'a réussi qu'à stimuler les ardeurs du Mac(-Mahon) de Marseille pendant toutes les semaines de convalescence de Martine Brochen-Aubry... Son infection présumée de la cornée, c'était du pipeau: le mal était ailleurs !

Né en Saône-et-Loire (en 1808 à Sully) - ça ne s'invente pas -, Mac-Mahon et ses zouaves avaient eux aussi des liens avec l'Algérie. A la bataille de Sébastopol, le général Mac- Mahon apprit que son fort était sans doute miné et que les Russes allaient sûrement faire sauter l’ouvrage. Il ne pouvait être question pour le général d'évacuer la place et il répondit avec panache : " J’y suis, j’y reste. " Et les bombes firent pfuiittt !

Parti socialiste: tous contre un, un contre tous


François Hollande,
pieds et poings liés
avec le mis en examen Guérini



Martine Brochen-Aubry disait avoir remis le PS en ordre de marche ...

" Cette affirmation du clan aubryste paraît difficilement contestable après le succès populaire de la ' primaire citoyenne '. Martine Aubry a fini par réussir là où son prédecesseur - François Hollande - s'est longtemps embourbé," affirmait le député Christian Paul, le plaisantin responsable du Laboratoire des idées de la Rue de Solférino.

Mais la mère Tape-dur est molle

Mercredi soir, Guérini affirmait qu'il irait "jusqu'au bout de son mandat".
Et depuis, les instances du PS n'ont pas trouvé d'issue. "Il refuse de le faire, dont acte, mais c'est pour nous une situation que nous regrettons parce qu'on voit bien aujourd'hui la manière dont la droite se sert de ça", a commenté jeudi Benoît Hamon, passé maître dans l'art de détourner l'attention sur la majorité qui se demande ce qu'elle a encore fait !

Martine Brochen-Aubry délègue à son porte parole

" Aujourd'hui, devant son refus, nous avons peu d'instruments puisqu'il est président de plein droit de l'exécutif ", a ajouté le porte-parole du PS.

C'est le porte parole qui a demandé "au groupe socialiste au Conseil général, comme au groupe socialiste au Sénat, pour l'autre de ses mandats, et à la fédération socialiste de veiller à ce qu'il n'exerce plus de rôle, d'une manière ou d'une autre". Tout en rappelant que Jean-Noël Guérini est présumé innocent et qu'il ne peut donc pas "être exclu du Parti socialiste".Peut-être que depuis la 'remise en état de marche' du parti un porte-parole a-t-il plus de poids qu'un Premier secrétaire ?

Le factieux ne se fait pas de bile

Le coup de menton de Benoît-le-Hamon n'inquiète pas Jean-Noël Guérini, qui assure disposer "d'une majorité solide". C'est dire que le système Guérini dénoncé par Nono Montebourg est bien structuré...
Elu par les notables des Bouches-du-Rhône à sa dévotion, le sénateur Guérini doit d'ailleurs monter sur Paris pour participer vendredi à la réunion de groupe de sa majorité et à l'assemblée plénière du département, ainsi qu'à celle du groupe socialiste au Sénat, mardi. " La vie politique est faite de coups bas, y compris de la part de ses propres amis", a déclaré le sénateur jeudi depuis son bureau, entouré d'un carré d'une dizaine de conseillers généraux PS réfractaires.

Jean-Noël Guérini refuse d'être un bouc émissaire

Le président socialiste a également déclaré: " Si le bureau national du PS veut établir une jurisprudence Guérini, elle doit s'appliquer de la même façon à tous et partout ". Et d'ajouter: " Je pourrai envisager de démissionner lorsque tous les élus du PS condamnés définitivement, et ils sont nombreux malheureusement, auront également démissionné de toutes leurs fonctions exécutives. Cette règle doit être également appliquée à tous les élus socialistes mis en examen ", a-t-il poursuivi.

Guérini, maître chanteur

Le président du groupe PS et apparentés au conseil général des Bouches-du-Rhône, Mario Martinet, a jugé "conforme que M. Guérini participe au groupe majoritaire, comme il se doit". "Pour ma part, je n'ai pas été interpellé par le PS. C'est dommage, car j'aurais pu expliquer aux Parisiens la situation qui est la nôtre, celle d'un groupe uni, mis à part deux ou trois conseillers", a-t-il ajouté, balayant l'éventualité d'un putsch.

" Ce n'est pas le PS qui m'a nommé président. Ce sont les électeurs qui m'ont fait conseiller général et ce sont les conseillers généraux qui m'ont élu, le 31 mars dernier, à la présidence du conseil général ", a-t-il poursuivi. Il a répété qu'il resterait encore "trois ans" à la tête du département.

Les élus condamnés du PS

Le journal Le Monde en dresse la liste pour les Bouches-du-Rhône


" Dans nombre de cas, le parti ne se mêle pas des démêlés judiciaires de ses élus et ne leur demande rien, même une fois condamnés.
C'est ainsi que Bernard Granié, président socialiste du Syndicat d'agglomération nouvelle (SAN) Ouest Provence, qui regroupe six communes autour de l'Etang de Berre, dont Fos-sur-Mer, a été condamné en appel à deux ans de prison ferme le 7 septembre pour corruption passive. Adjoint au maire de Fos-sur-Mer, il s'est pourvu en cassation et continue, dans l'attente de ce jugement à siéger au sein de son syndicat, sans que le PS ait demandé sa démission.

En cas de mises en examen, le parti ne fait pas plus de zèle. Ainsi, le 17 octobre, le sénateur socialiste Serge Andréoni était mis en examen pour "complicité de trafic d'influence" dans une affaire de marchés publics présumés frauduleux, toujours dans l'agglomération marseillaise. Une affaire en lien avec celle qui touche le frère de Jean-Noël Guérini, Alexandre. Pas suffisant pour que le PS prononce l'exclusion, ni demande la démission de l'élu, qui siège donc au groupe socialiste du Sénat.

Autre cas marseillais, celui de la députée des Bouches-du-Rhône Sylvie Andrieux
Cette proche de Michel Vauzelle, président socialiste de la région PACA,aussi mise en examen depuis juillet pour "complicité de détournement de fonds publics et complicité de tentative d'escroquerie". Elle est accusée d'avoir versé de l'argent à des associations en échange de voix dans sa circonscription. Et là encore, le PS n'a pas demandé sa démission, pas plus qu'il n'a suspendu du parti la députée."
Lien PaSiDupes : "S. Andrieux, socialiste vertueuse mise en examen: elle détournait des fonds régionaux"

Le Monde fait l'impasse sur François Bernardini
On peut certes ne pas s'attarder sur
le cas de la garde à vue du socialiste marseillais Eugène Caselli: lien PaSiDupes
Mais le maire d'Istres mériterait toute l'attention du journal socialiste
Au nord du département, il a été réélu après avoir purgé sa peine, mais il est l'exemple même du système féodal socialiste dans la région: un comparse avait occupé son siège le temps nécessaire à son retour aux affaires et il brigue aujourd'hui la succession de Guérini !
C'est sur sa commune que se situait, à Entressen, la plus grande décharge de déchets d'Europe. Dans cette industrie, Alexandre Guérini excellait...
Lien PaSiDupes - "Corruption du PS: les réseaux internationaux de l'affaire Guérini"

Michel Vauzelle contre-attaque: "Guérini "déstabilise" le PS"
Après avoir été mis en cause par Jean-Noël Guérini lors de son intervention devant la commission de contrôle sur la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, le président de la Région PACA vient de publier un communiqué où il qualifie les propos tenus de "mensongers et injurieux" à son égard.
"Ce que j'ai dit au Parti Socialiste est la vérité et je le redirai point par point devant la commission Richard si elle veut bien m'entendre", écrit Michel Vauzelle.
Par ailleurs, il juge que "la commission d'enquête aura beaucoup de mal à obtenir la vérité sur la situation réelle de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône parce que beaucoup de responsables, d'élus et de militants ont encore aujourd'hui peur d'un système qui risque cependant de porter tort au candidat socialiste lors des élections présidentielles".

Des exemples extérieurs aux Bouches-du-Rhône que Le Monde tait

- Le Monde a omis Jacques Mellick :
"Le PS n’a balayé devant sa porte, ni à Béthune, ni à Istres" - Lien PaSiDupes

Michel Vauzelle contre-attaque. Après avoir été mis en cause par Jean-Noël Guérini lors de son intervention devant la commission de contrôle sur la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, le président de la Région Paca vient de publier un communiqué où il qualifie les propos tenus de "mensongers et injurieux" à son égard.

"Ce que j'ai dit au Parti Socialiste est la vérité et je le redirai point par point devant la commission Richard si elle veut bien m'entendre", écrit Michel Vauzelle.

Par ailleurs, il juge que "la commission d'enquête aura beaucoup de mal à obtenir la vérité sur la situation réelle de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône parce que beaucoup de responsables, d'élus et de militants ont encore aujourd'hui peur d'un système qui risque cependant de porter tort au candidat socialiste lors des élections présidentielles".


- Les autres suivront ici...
Ils sont en fait "50 grands élus socialistes qui ont, non pas été mis en examen, mais condamnés"
Guérini demande qu'ils " démissionnent immédiatement".
" Et je demande que des élus de Corrèze, dont des parlementaires qui ont été dans le département de monsieur Hollande, qui ont été condamnés à 2 ans de prison avec sursis et 100.000 euros d'amende, démissionnent immédiatement."

lundi 31 octobre 2011

France Info a entrepris de "salir" Marseille: pour blanchir le PS ?

Le PS travaille à nettoyer la zone "abîmée" par l'affaire Guérini France Info collabore avec le PS
Le miracle socialiste: transformation des "poubelles" de Marseille en "déchets" des Guérini...
Les journalistes du bureau marseillais de France Info nous proposent cinq jours de reportage pour salir la carte postale de Marseille, " au-delà des clichés "... (sans date, ci-contre - en fait, une récurrence annuelle dans la presse: octobre 2010) Les années Deferre " Marseille a les défauts de ses qualités, et c’est par ses défauts que nous entamons ce feuilleton sur la 2e ville de France. Une ville [mais aussi un port ouvert sur la Méditerranée] qui n’arrive pas à se débarrasser des images de saleté, de délinquance et de clientélisme, qui la placent trop souvent sous les feux de l’actualité. " Ainsi, dès le départ, le point de vue de la radio de service public est-il biaisé.
Lien PaSiDupes: "Marseille, à la merci du syndicat FO, depuis Deferre (PS)" Les années Guérini " Malheureusement, cette réputation n’est pas usurpée ", assure les journalistes mandatés. Or, les socialistes menés par Guérini, le cumulard socialiste local, ont coupé les vivres à la municipalité marseillaise de droite. " Pas besoin de grève des poubelles pour voir des rues jonchées de détritus ", selon le commentaire sélectif de France Info. Ce qui est un peu fort, car, d'une part, le marché du déchet est entre les mains d'Alexandre Guérini, le bienheureux frère du président socialiste du Conseil Général mis en examen, et d'autre part, le syndicat FO a la haute main sur les services municipaux depuis les années Deferre (PS)... Autant d'informations objectives sur lesquelles France Info fait l'impasse. Autre fléau : la criminalité, sur fond de trafics de drogue et d’armes, qui va des braquages aux colliers arrachés. On doit pouvoir objectivement ajouter le proxénétisme, mais c'est un sujet que France Info préfère ne pas évoquer actuellement, considérant l'affaire de prostitution qui "salit" cette bonne ville de Lille tenue par Mme Brochen-Aubry (PS). VOIR et ENTENDRE le document INA de l'agression de Renaud Muselier (UMP), tabassé par les nervis de Force Ouvrière (FO) Lien PaSiDupes: video du passage à tabac
Enfin, le clientélisme et le népotisme : pour trouver du travail, il vaut mieux ici connaître des gens bien placés. Mais France Info occulte le népotisme dont bénéficie l'élue socialiste Sylvie Andrieux: il semble que l'on puisse être journaliste local à France Info et ignorer (?) que la député PS de la VIIe circonscrition est mise en examen depuis le 8 juillet 2010 pour trois fois rien: " complicité de tentative d'escroquerie et de détournement de fonds publics ", sans salir la carte postale de France Info ! Or, la vertueuse est un exemple occulté de népotisme dans toute sa 'splendeur', puisque: - elle est la fille du sénateur Antoine Andrieux (proche de Gaston Defferre), filleule de la sénatrice Irma Rapuzzi... Lien PaSiDupes: une dynastie defferiste - et vice-présidente de la région PACA dirigée par l'illustre Vauzelle. Peut-on faire mieux dans le genre ? Lien PaSiDupes vers la mise en examen " Tous ces points noirs , de nombreux Marseillais en souffrent, et ce n’est pas nouveau." En effet, après Deferre, Guérini fait beaucoup de tort à la ville, mais aussi au département des Bouches-du-Rhône: pour le coup, la carte postale est bel et bien souillée ! France Info monte une manipulation en cinq épisodes
Dans cette entreprise d'envergure que l'état du PS local requiert d'urgence, avant 2012, la sélection des témoins anonymes colle à merveille à la démonstration à laquelle prétend ce reportage. "Pas besoin de chercher bien longtemps pour trouver une victime" ! Une présentation flatteuse de la communauté urbaine, donc mensongère Contre la "saleté", " la communauté urbaine investit pourtant des fortunes tous les ans", vante la journaliste, qui accuse "tout un système de clientélisme", tandis qu'un responsable de la situation à l'intersyndicale balance également. La journaliste pointe Force Ouvrière [qui actuellement bloque les aéroports...], sans préciser qui [Deferre] lui a délégué la "propreté" dans sa ville pour s'assurer un électorat. France Info se tourne naturellement vers le maire de secteur qui dénonce gravement la situation syndicale instaurée par le PS. Curieusement, il clame: "Les patrons, c'est nous !" De là à croire qu'il revendique la responsabilité de la saleté, ce serait mal connaître le personnage ? Or, comme par hasard, ce maire n'est autre que Patrick Mennucci qui endosse la combinaison immaculée de Mr Propre et se voit attribuer le beau rôle du vertueux. Par malheur, il se trouve que P. Mennucci (à la gauche de Guérini) est socialiste et même président du groupe socialiste au Conseil Municipal de Marseille et vice-président délégué du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), la plus grande région musulmane de France, se flatte son président socialiste, Michel Vauzelle. Au chapître du népotisme, une témoin décrit - sans le dire - un système mafieux, ce qui renvoie inévitablement à l'affaire de corruption impliquant les frères Guérini ! ENTENDRE le reportage tendancieux de France Info. On aura deviné que la communauté urbaine Marseille Provence Métropole est détenue par le PS: placé en garde à vue mercredi 2 février 2011 par les gendarmes dans le cadre d'une affaire de marchés publics présumés frauduleux, Eugène Caselli (à gauche avec Guérini et Vauzelle), son président socialiste, a vu sa garde à vue "renouvelée", c'est-à-dire prolongée.
Lien PaSiDupes: "Garde à vue pour le socialiste marseillais Eugène Caselli" Au total, le parti-pris malveillant de France Info, ce n'est ni de l'"insolence", ni de l'"impertinence", c'est de l' effronterie, voire de la malhonnêteté.

samedi 5 mars 2011

Lamy à Montebourg: « On ferme sa gueule ou on se casse ! »

"Montebourg ferait mieux de faire campagne", selon François Lamy

Le Point.fr : Le rapport d'Arnaud Montebourg qui évoque "un système de pression féodal fondé sur l'intimidation et la peur" dans les Bouches-du-Rhône est accablant...
François Lamy : Ce rapport a été fait sur la base d'un voyage d'une journée, au mois de juin. Il a ensuite soi-disant été envoyé au Parti socialiste en décembre, mais nous n'en avons pas trace. Nous l'avons finalement reçu la semaine dernière pour constater qu'il n'y a dans ce rapport aucun fait réel ou avéré, aucune preuve, aucun élément précis, aucun document annexe. Il s'agit de déclarations péremptoires, nous sommes là dans le déclamatoire.

Arnaud Montebourg n'évoque pas que les finances du PS, mais aussi "de graves dérives dans l'usage de l'argent public"...

Lorsqu'on est responsable, on s'en tient aux faits. Jean-Noël Guérini n'a même pas été entendu dans l'enquête sur les marchés publics de l'agglomération marseillaise. C'est à la justice de faire son travail.

Arnaud Montebourg relève que Jean-Noël Guérini cumule la présidence du Conseil général et le poste de premier secrétaire fédéral des Bouches-du-Rhône [il se fait d'ailleurs appeler 'président'], contrairement à ce que permettent les statuts du PS...

C'est vrai, et nos statuts mériteraient d'être améliorés. Jean-Noël Guérini a été élu premier secrétaire fédéral en septembre 2010, suite à la démission d'Eugène Caselli, dont la situation n'était d'ailleurs pas meilleure, puisqu'il cumulait le poste de premier secrétaire fédéral avec celui de président de la communauté urbaine de Marseille. Il n'y avait pas de candidat face à Jean-Noël Guérini, pas de rivalités de pouvoir. Il faisait l'unanimité. Entre deux congrès du PS, le prochain aura lieu après la présidentielle, nous avons estimé qu'il s'agissait d'une situation transitoire acceptable [sic !] dans cette fédération populaire, qui compte dans la vie du parti.

Le PS n'a donc pas l'intention de mettre sous tutelle cette fédération ?

Lorsque nous mettons une fédération sous tutelle, comme ce fut le cas dans l'Hérault après les élections régionales, c'est parce que nous constatons des dysfonctionnements. Cela n'est pas le cas dans les Bouches-du-Rhône. Les comptes de la fédération ont été expertisés, comme pour toutes nos fédérations, il n'y a aucun problème. Preuve qu'il ne roule pas sur l'or à Marseille, c'est le national qui finance actuellement le coût des travaux de rénovation et de sécurité.

Pourquoi alors Arnaud Montebourg aurait-il écrit un tel rapport ?

Je ne comprends pas pourquoi un dirigeant socialiste met en cause une grande fédération du PS sans élément factuel réel, sans étayer de preuves ou de documents. Nous ne sommes pas dans une logique de coups. Nous sommes engagés dans une bataille contre la droite pour les cantonales, et dans la préparation des primaires... Dans la vraie vie du PS. Il est irresponsable de faire de la mousse autour de rien dans une telle période. Arnaud Montebourg ferait mieux de faire campagne pour les cantonales, sur le terrain, aux côtés des candidats.

La méthode Montebourg, c'est accuser sur la foi une revue de presse !...
Est-ce suffisant pour qu'un vertueux se casse ?

jeudi 3 mars 2011

Marseille: Laurence Vichnievsky lave plus blanc que Montebourg

A Marseille, "Martine Aubry doit mettre de l'ordre dans son camp"

Les Guérini ont réussi au-delà de toutes les espérances de FO

Depuis que Gaston Deferre a donné les clés de la ville à FO, le syndicat tire la ville vers le bas.
Alors que le maire UMP actuel se bat comme un beau diable pour sortir la ville et son port de cette spirale infernale et reconstruit la ville avec une admirable opiniâtreté, FO a reçu le renfort du PS qui impose son embargo à tous les Marseillais, serrant les cordons de la bourse, à la fois à Marseille Provence Métropole (MPM), dont le président est Eugène Caselli, au Conseil général tenu par Jean-Noël Guérini et au Conseil régional occupé par Michel Vauzelle, tous socialistes. De grèves des éboueurs FO (lien PaSiDupes), en blocages CGT du port (lien PaSiDupes) et en violences physiques contre les élus (cf. R. Muselier frappé par des nervis de FO) la coalition de gauche met la Marseille socialiste sens dessus dessous, plus sûrement que la peste de 1720.

La tension monte à la fédération PS des Bouches-du-Rhône

La presse a révélé l'existence d'un rapport ravageur, vieux de 9 mois. Arnaud Montebourg a dénoncé le système socialiste de prébendes généralisées, de clientélisme, de pressions sur les élus et les cadres du PS local...
Lien PaSiDupes
La direction fédérale du Parti socialiste a réservé un accueil glacial au document explosif rédigé par Arnaud Montebourg sur les dérives au sein la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône. "Il n'y a rien dans ce rapport."
Lien PaSiDupes
Visé, son "président", Jean-Noël Guérini, vient d'ailleurs de porter plainte pour diffamation contre son camarade député et candidat marginal de la primaire socialiste.
Lien PaSiDupes
Bien qu'il ne soit plus secrétaire national à la rénovation du PS, Arnaud Montebourg tente un blanchiment tardif de la fédération et demande clairement que M. Guérini soit démis de ses fonctions.
Lien PaSiDupes
Mais le premier secrétaire estime que ce coup de balai serait contreproductif à quelques semaines seulement des cantonales et affirme qu'avec son enquête Montebourg fait du vent, craignant qu'il lève un fort mistral sur la région. Martine Aubry assure donc dans Le Point.fr, que Montebourg n'a "pas un élément concret, précis, pas un fait".
Lien PaSiDupes: tentative PS d'occultation

Laurence Vichnievsky (Europe Ecologie) met le pied dans la porte
L'ex-juge d'instruction au côté d'Eva Joly dans l'affaire Elf au tribunal de Paris, et ancienne tête de liste régionale pour Europe Ecologie dans les Bouches-du-Rhône, assure qu'elle a déjà interpellé les états-majors de partis, après que des "dérives" ont été décrites dans la presse. Sans résultat. Elle refuse de s'exprimer sur le "volet judiciaire" de l'affaire, mais appelle à une réaction de la direction du PS.
Lien PaSiDupes sur les détournements de fonds publics
Elle a accordé un entretien au Monde du jeudi 3 mars.

Comment réagissez-vous à la publication du rapport d'Arnaud Montebourg ?
Cela fait un moment que je réagis. Et que j'interpelle les dirigeants, en l'occurrence Martine Aubry, sur ce qui a été mis en lumière – notamment par la publication dans la presse de comptes-rendus d'écoutes [effectuées par la police sur Alexandre Guérini et dans lesquelles le nom de Jean-Noël Guérini est cité] : des dérives clientélistes, des réseaux d'influence... [lien PaSiDupes] C'est une pratique dont les écologistes ne peuvent s'accommoder. Nous avons une autre conception de la politique, de la gestion des collectivités territoriales. Il faut un sursaut démocratique et un réaction des états-majors politiques. Car sur ces dérives, la classe politique locale est très taisante. Cela traduit une forme de verrouillage, qui peut être une conséquence du clientélisme.

Ne pensez-vous pas, comme Martine Aubry, qu'il ne s'agit que de soupçons, sans véritables faits ??
C'est pour cela qu'il faut distinguer les deux sujets : le sujet judiciaire – sur lequel je n'ai aucune raison de m'exprimer – et ce sujet politique : les dérives clientélistes sur lesquelles j'ai lu des articles. J'ai dit qu'il fallait une réaction nationale. Martine Aubry doit mettre de l'ordre dans son propre camp. Sinon, cela fait le lit des extrêmes. La réaction de Martine Aubry est insuffisante.

Montebourg ne s'érige-t-il pas en chevalier blanc, alors qu'il n'a, selon la direction du PS, passé qu'un jour à Marseille ??
Nous avons alerté sur les dérives politiques avant la publication du rapport Montebourg. Il y a trois semaines, j'ai donné une interview à La Provence, ainsi qu'à Mediapart. J'ai également rédigé deux communiqués.

Est-ce que ce n'est pas facile, de faire de Jean-Noël Guérini un exemple, alors que les dérives toucheraient d'autres personnes et d'autres partis à Marseille ??
J'ai horreur des chasses à l'homme, des attaques ad hominem. C'est un système que je dénonce. C'est pour cela que les états-majors doivent réagir : les affaires touchent tout le monde, car elles touchent aussi la droite.

Les écologistes ne sont pas concernés par ces dérives ??
Non, ils ne sont pas touchés.

Mais vous êtes alliés du PS localement...?
Oui, mais justement, c'est pour cela que nous sommes exigeants. On doit gagner les cantonales et c'est aussi pour cela que les partis doivent réagir. Ou alors les électeurs.

Martine Aubry doit-elle sanctionner Jean-Noël Guérini ??
Je ne fais pas d'ingérence au sein du PS. La balle est dans le camp des états-majors.

Ne s'agit-il pas là de coups bas de campagne ??
Je n'en sais rien. J'ai parlé de ces dérives bien avant le rapport de Montebourg. Ce document dégèle les réactions, mais le système existait avant.

Devoir de mémoire



Alexandre Guérini, le frère qui sent fort



dimanche 20 février 2011

La primaire aussi divise les socialistes

Entre eux en désaccord sur tout, comment pourraient-ils rassembler les Français ?

L'ancien ministre socialiste (1992-93) Michel Vauzelle (1944) appelle le PS à renoncer à ses primaires présidentielles "dévastratrices".

Le président de la région est partisan du huis clos
Chargé de mission au cabinet de Jacques Chaban-Delmas, porte-parole de la présidence de la République (1981-1986) et engagé pour le « non » lors du Référendum français sur la constitution européenne, l'actuel président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur dit encore Non. Lien PaSiDupes vers le potentat régional
Il demande que le futur candidat PS à l'Elysée pour 2012 soit désigné, comme auparavant, lors d'un congrès extraordinaire.

L'idée des primaires "était bonne, à condition qu'elle aboutisse à un candidat unique de la gauche, comme en 1981. Or ce n'est pas le cas", déplore-t-il dans le Journal du Dimanche.
Les soucis qu'il a en région (ici à droite -photo de gauche- avec Jean-Noël Guérini et Eugène Caselli) le portent à faire parler de lui autrement: lien PaSiDupes vers sa camarade mise en examen, Sylvie Andrieux (PS)

Vauzelle ne veut pas étaler les divisions de l'opposition

"Cette bataille risque d'être fatale puisqu'elle va diviser non seulement la gauche, mais aussi le PS à la veille des élections (...) Il faut que le PS soit le premier à faire le geste d'éliminer l'idée de ces primaires qui pourraient être dévastatrices ", souligne-t-il.

Une voix dans le désert
Le principe de primaires présidentielles a été approuvé à une très large majorité par les militants du PS. Les candidatures devront être déposées entre le 28 juin et le 13 juillet. Le scrutin aura lieu les 9 et 16 octobre.