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mercredi 18 juillet 2012

Une enquête "abîme" Martine Aubry: à relire avant le Congrès de La Rochelle

A qui profite cette publication ? 



A lire sur la plage:
les grains de sables n'enraillent pas le système socialiste



La Ch'tite Aubry pensait avoir repris la main à temps pour l'université d'été de La Rochelle, malgré sa rivalité toujours vive avec Désirdavenir Royal. 
Hold-ups, arnaques et trahisons  , dont le magazine Le Point publie les bonnes feuilles, risquent d'assombrir la rentrée du Parti socialiste. 

Dans une première partie digne d'un roman d'espionnage, les auteurs détaillent un système de triche à grande échelle lors de l'élection du premier secrétaire du PS. Certes, dans l'entourage de Martine Aubry, on rétorque que Marie-Ségolène Royal, sa rivale malheureuse, n'est pas non plus une sainte. N'a-t-elle pas été soutenue par des fédérations aux pratiques douteuses, comme celles de l'Hérault et des Bouches-du-Rhône ? Et de citer cette section "hors sol" de l'Hérault, dont les quelque 300 cartes échappent à tout contrôle, ou cette équipe de jeunes footballeurs qui ont voté à Marseille sans trop savoir ce qu'ils faisaient là ! 

N'empêche : l'enquête d'Antonin André et Karim Rissouli, qui plonge aussi dans les coulisses du PS depuis deux ans, est une charge sévère contre Martine Aubry, élue patronne du premier parti d'opposition avec seulement 102 voix d'avance...


EXTRAIT 2 - "Erreurs d'écriture"


EXTRAIT 4 - "Aubry refait Le Monde "

EXTRAIT 5 - Julien Dray, le "bâtard" du PS



HOLD-UPS, arnaques et trahisons, (2009) d'Antonin André et Karim Rissouli (Éditions du Moment, 192 p., 16,50 euros)

mercredi 6 juillet 2011

Après DSK, Guérini, pas assez "sale" pour "abimer" le PS


Martine Aubry épargne le puissant Jean-Noël Guérini


Les puissants du PS peuvent tout se permettre

La commission PS exclut la mise sous tutelle de la fédération des Bouches-du-Rhône
.

Le PS a l'art des faux-fuyants. C'est avec des circonvolutions que la commission dirigée par l'ancien ministre Alain Richard s'est contentée d'étouffer l'affaire de gouvernance régionale en formulant une série de recommandations sur la « rénovation » de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, adoptées mardi par le bureau national du PS.
Arnaud Montebourg décrédibilisé: comme une femme de chambre noire immigrée !

Nono combien de divisions ?
La commission avait été mandatée par Martine Aubry, le 9 avril dernier, à la suite des révélations d'Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire, sur les odeurs pestilentielles de pourriture de la puissante fédération, alors dirigée par Jean-Noël Guérini, sénateur et président du conseil général des Bouches-du-Rhône.

Les odeurs nauséabondes ne remonteraient pas jusqu'à Paris ?
Il aura fallu trois mois d'enquête à cette commission Richard pour confirmer les accusations de Montebourg mais en admettant tout juste de simples « dérives» -le mot est faible.
Elle émet notamment un jugement «négatif» (sic) sur l'élection de Jean-Noël Guérini au poste de premier secrétaire de la fédération - un poste dont l'omniprésident du Conseil général a démissionné en mars dernier. « Cette fédération a besoin de pluralisme et de collégialité », souligne encore la commission.

La commission reconnaît le clientélisme socialiste

Sans s'offusquer ni prononcer le mot
, les commissaires observent sans surprise - tous démocrates vertueux qu'ils soient - que le Conseil général des Bouches-du-Rhône est en effet « la seule institution dont un tel nombre d'agents se trouvent en responsabilité dans le Parti ».
Et d'admettre pourtant un « rapport trop exclusif entre cercle d'influence d'élu local et vie de section » !

Les rapporteurs s'empressent cependant de minorer et banaliser : « Les constats faits par la commission ne démontrent pas de manquement grave et généralisé aux statuts du PS aujourd'hui en vigueur ».
Les statuts du PS seraient-ils permissifs et donc responsables de ces égarements ?

Une analyse délibérément indulgente, à l'inverse des accusations formulées par Arnaud Montebourg.

Le député socialiste serait-il une "menteuse" de Sofitel ?
Dans son rapport publié le 2 mars, le député de Saône-et-Loire dénonçait notamment un « système de pression féodal reposant sur l'intimidation et la peur » et des « dérives les plus graves dans l'utilisation de l'argent public », mettant directement en cause Jean-Noël Guérini. Des critiques jugées «péremptoires» par les rapporteurs.

Clairement, la commission avait pour mission de ne pas faire de vagues en pleine primaire socialiste. Avec la défection du parrain Guérini, la candidate Martine Aubry aurait perdu le soutien de l'ensemble du réseau mafieux.

Le PS choisit les poubelles des Bouches-du-Rhônes contre Monsieur Propre
La commission d'enquête socialiste a jugé «mauvaise» la méthode Montebourg.
Ses recommandations sont donc très différentes des demandes formulées par le député de Saône-et-Loire. Là où Montebourg réclamait sans ambages la mise sous tutelle de la fédération et des sanctions à l'égard de Guérini, le merveilleux Alain Richard prône un simple « contrat de rénovation».

Certaines prises de libertés parviennent toutefois à interpeller ces rapporteurs blasés

Ils recommandent notamment
« des modalités précises d'organisation des scrutins internes »,
« une limitation de la taille des sections locales»
et « une réorganisation en vue de la stabilisation des secteurs géographiques des sections ».
Ils proposent aussi de
- limiter à 30 le nombre des adhérents non résidents dans les sections,
- « un allégement des effectifs du conseil et du bureau fédéral»,
- et « une procédure plus fluide et plus ouverte du bureau fédéral des adhésions».

La commission propose encore -et enfin- que soit organisée une nouvelle élection à la tête de la fédération, poste occupé actuellement en interim par Jean-David Ciot.

Pas de quoi dresser la puissante fédération contre la candidate Aubry



De gauche à droite:
Caselli, Ciot, Mennucci et Lang


Rien de coercitif contre cette fédération très convoitée à l'heure de la primaire...
Ces propositions de "rénovation" s'inscrivent dans un contrat qui sera « librement accepté par la fédération des Bouches-du-Rhône ».
Un « désaveu » aussi pour le candidat marginal à la primaire, qui persiste et signe: à l'évidence, le rapport n'est pas « à la hauteur de la gravité des faits» et il le fait savoir.
A la différence de la vertueuse Désirdavenir Royal qui se flatte de respect et de vertu quand ses intérêts personnels ne sont pas en cause. Or, par son silence courageux, la présidente de région concilie parfaitement les méthodes de cette fédération totalitaire et ses principes officiels de "république du respect": un tour de force qui ménage la fédération.

La presse assure aujourd'hui que la Ch'tite Aubry a "diligenté" cette commission...
La direction du PS avait pourtant déjà décalé l'examen en bureau national du rapport, prévu à l'origine le 28 juin, date d'ouverture des candidatures. Un report utile à Martine Aubry, considérée comme une proche de Jean-Noël Guérini. Elle a pu déclarer sa candidature et se mettre en réserve de sa fonction de premier secrétaire sans se mettre à dos les 9.000 militants des Bouches-du-Rhône.

Le bureau national du PS a demandé un partage des responsabilités dans la nouvelle direction de la fédération

Mardi soir, le BN mené par la Ch'tite Aubry a docilement adopté ce rapport de rénovation, par 26 voix sur 27, comme un seul homme, Arnaud Montebourg ayant voté contre. Le candidat rebelle serait-il isolé, voire ostracisé ?
Lien La Provence

Le bureau des adhésions est présidé par Sylvie Andrieux, la vice-présidente du conseil régional.
Un exemple merveilleux de rénovation, en effet, car il s'agit de la célèbre députée, membre de l'ordre maçonnique mixte Le Droit humain, qui est impliquée dans le scandale du détournement des subventions du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur ! 700 000 euros auraient été détournés, dans sa circonscription, au profit d'associations présumées. Mais elle s'en défend, prétendant être étrangère à ces subventions suspectes à des associations bidons, dont l'attribution dépendait selon elle des « responsables administratifs de la Région » PACA. Depuis, le président, Michel Vauzelle, lui a retiré la délégation à la politique de la ville, après lui avoir donné le baiser de la mort, ci-dessus. Le 7 avril 2010, le bureau de l'Assemblée nationale a levé son immunité parlementaire.Elle est mise en examen le 8 juillet 2010.
Lien PaSiDupes

Patrick Menucci, ex-proche de Sa Cynique Majesté Royal (le temps du portage de ses valises pendant sa campagne présidentielle de 2007), est numéro 2 de la fédération, chargé de la ré-organisation: la "rénovation", n'est-ce pas l'art de faire du neuf avec du vieux ?
et Jean-David Ciot devenu de façon pleine et entière le nouveau premier secrétaire fédéral.
Avec lui, Martie Brochen-Aubry dispose d'un allié docile, mais la sérénité de la fédération est-elle garantie ? Le clone de Jean-Noël Guérini a pointé le rapport Montebourg, le qualifiant de "vide de sens" estimant que "rien n'est justifié", et assurant que la fédération va porter plainte pour diffamation contre Arnaud Montebourg. Il s'interroge de surcroît sur les motivations du président du Conseil général de Saône-et-Loire, qu'il qualifie "d'agitateur", "coutumier du fait". Il soupçonne également des "collusions avec la droite", jugeant Arnaud Montebourg "très proche" des conseillers municipaux UMP "Renaud Muselier et Bruno Gilles" et ajoutant qu'il faudrait "penser à son exclusion du PS" si ces relations privilégiées étaient avérées.

Ainsi va la " rénovation " promise de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône.
François Hollande n'avait rien fait pour l'assainir mais, annoncée par la Ch'tite Aubry, cette réhabilitation est visiblement dans de bonnes mains !

lundi 7 mars 2011

Aubry, principal défaut du PS, selon Montebourg

Affaire Guérini: Montebourg pointe Aubry

Arnaud Montebourg persiste et signe

Non, Médiapart n'est pas l'auteur de la révélation, la semaine dernière, de l'existence d'un rapport "confidentiel" vieux d'un an dénonçant "dérives" et "clientélisme" de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône dirigée par l'un des deux Guérini, des frères présumés 'mafieux', et selon un "système de pression féodal reposant sur l'intimidation et la peur" n'a pas été appréciée Rue de Solférino, à trois semaines des cantonales.

Cochon qui se dédit

L'ex-rénovateur bourguignon n'a pas envisagé de commencer par se rénover
, lui et ses méthodes d'enquête et de condamnation sur la base d'articles de presse, alors il s'obstine à maintenir les conclusions de son rapport sur la fédération PS et reproche à la direction du Parti, singulièrement la faisant fonction de premier secrétaire, Martine Brochen-Aubry, de s'employer "à discréditer" son "travail sans condamner d'invraisemblables" comportements au sein de cette fédération. En somme pas un seul ne vaut mieux que les deux autres.

Le courrier postal, une activité menacée par les socialistes

Par lettre ouverte sur blog interposé, et sans doute méprisant les facteurs de La Poste, il s'est adressé à la patronne du PS, le 6 mars. La lettre est signée "ton bien dévoué et fidèle secrétaire national à la Rénovation", bien qu'il ait renoncé à la mission en s'alignant dans la primaire socialiste.

Mortifié, Nono Montebourg qui avait jusqu'ici gardé le silence, y écrit : "La façon dont les dirigeants qui t'entourent et toi-même s'emploient à discréditer mon travail sans condamner d'invraisemblables comportements au sein de la fédération des Bouches-du-Rhône me paraît autant désolante que blessante".

Il ironise en passant sur la "haute responsabilité" de la non moins désolante première secrétaire, "chargée de protéger la réputation du socialisme français".

Montebourg, combien de divisions?

Entre un petit député de Saône-et-Loire et une grosse fédération, le premier secrétaire-candidat à la présidence n'a pas hésité.

Montebourg attaque donc en acccusant le Bureau national d'avoir tenté de le museler.
Il se plaint "qu'on ait cherché à (l)'empêcher de produire ce rapport avant même son achèvement", "qu'il ait été prétendu avoir été égaré" et "que lorsqu'il fut enfin et effectivement lu, on s'employa à le combattre". Le député de Saône-et-Loire dénonce "la loi du silence" préférée par les "collaborateurs zélés" de Mme Aubry.

Il veut toujours maintenir ses conclusions "tendant à la mise sous tutelle de la fédération des Bouches-du-Rhône".

La loi PS du silence, de Marseille à Paris

Selon le député, la commission d'enquête annoncée par Aubry "vient bien tard". "Mais je lui destinerai mes informations SI elle est composée de personnalités indépendantes", négocie-t-il déjà, ce qui ne semble pas aller de soi...

Il souhaite enfin "un moratoire de toute prise nouvelle de responsabilités" par Jean-Noël Guérini.

Et aussi un moratoire de la candidature de la maire de Lille ?

Il n'est pas certain que l'éviction de la maire Aubry du sondage Harris Interactive qui plaçait dimanche Marine Le Pen en tête dans Le Parisien ait finalement été une faute de son directeur politique, le macabre Jean-Daniel Lévy.

samedi 5 mars 2011

Lamy à Montebourg: « On ferme sa gueule ou on se casse ! »

"Montebourg ferait mieux de faire campagne", selon François Lamy

Le Point.fr : Le rapport d'Arnaud Montebourg qui évoque "un système de pression féodal fondé sur l'intimidation et la peur" dans les Bouches-du-Rhône est accablant...
François Lamy : Ce rapport a été fait sur la base d'un voyage d'une journée, au mois de juin. Il a ensuite soi-disant été envoyé au Parti socialiste en décembre, mais nous n'en avons pas trace. Nous l'avons finalement reçu la semaine dernière pour constater qu'il n'y a dans ce rapport aucun fait réel ou avéré, aucune preuve, aucun élément précis, aucun document annexe. Il s'agit de déclarations péremptoires, nous sommes là dans le déclamatoire.

Arnaud Montebourg n'évoque pas que les finances du PS, mais aussi "de graves dérives dans l'usage de l'argent public"...

Lorsqu'on est responsable, on s'en tient aux faits. Jean-Noël Guérini n'a même pas été entendu dans l'enquête sur les marchés publics de l'agglomération marseillaise. C'est à la justice de faire son travail.

Arnaud Montebourg relève que Jean-Noël Guérini cumule la présidence du Conseil général et le poste de premier secrétaire fédéral des Bouches-du-Rhône [il se fait d'ailleurs appeler 'président'], contrairement à ce que permettent les statuts du PS...

C'est vrai, et nos statuts mériteraient d'être améliorés. Jean-Noël Guérini a été élu premier secrétaire fédéral en septembre 2010, suite à la démission d'Eugène Caselli, dont la situation n'était d'ailleurs pas meilleure, puisqu'il cumulait le poste de premier secrétaire fédéral avec celui de président de la communauté urbaine de Marseille. Il n'y avait pas de candidat face à Jean-Noël Guérini, pas de rivalités de pouvoir. Il faisait l'unanimité. Entre deux congrès du PS, le prochain aura lieu après la présidentielle, nous avons estimé qu'il s'agissait d'une situation transitoire acceptable [sic !] dans cette fédération populaire, qui compte dans la vie du parti.

Le PS n'a donc pas l'intention de mettre sous tutelle cette fédération ?

Lorsque nous mettons une fédération sous tutelle, comme ce fut le cas dans l'Hérault après les élections régionales, c'est parce que nous constatons des dysfonctionnements. Cela n'est pas le cas dans les Bouches-du-Rhône. Les comptes de la fédération ont été expertisés, comme pour toutes nos fédérations, il n'y a aucun problème. Preuve qu'il ne roule pas sur l'or à Marseille, c'est le national qui finance actuellement le coût des travaux de rénovation et de sécurité.

Pourquoi alors Arnaud Montebourg aurait-il écrit un tel rapport ?

Je ne comprends pas pourquoi un dirigeant socialiste met en cause une grande fédération du PS sans élément factuel réel, sans étayer de preuves ou de documents. Nous ne sommes pas dans une logique de coups. Nous sommes engagés dans une bataille contre la droite pour les cantonales, et dans la préparation des primaires... Dans la vraie vie du PS. Il est irresponsable de faire de la mousse autour de rien dans une telle période. Arnaud Montebourg ferait mieux de faire campagne pour les cantonales, sur le terrain, aux côtés des candidats.

La méthode Montebourg, c'est accuser sur la foi une revue de presse !...
Est-ce suffisant pour qu'un vertueux se casse ?

vendredi 4 mars 2011

PS: Razzie Hammadi peine à défendre l'indéfendable Guérini

Les pitoyables incohérences socialistes
Le pacte de la mafia socialiste
Caselli, Guérini, Vauzelle ?
Personne ne savait rien !


Un numéro accablant
Ce socialiste missionné par le Bureau national vient débattre de ce qu'il ne connaît pas
: parce que les socialistes sont des paresseux, il n'a pas lu les quatre pages parues dans la presse et se rabat sur la langue de bois: il feint la surprise, esquive et se coupe.

Un parti à la dérive

Martine Aubry n'est encore au courant de rien et fait à priori confiance à celui qui pourtant cumule les postes de 'président' de la fédération des Bouches-de-Rhône et de président du Conseil général. Le premier secrétaire du PS tolère parfaitement que Guérini bafoue ainsi les statuts du parti vertueux !

Non seulement Mme Aubry, la faisant fonction à son poste, ne gère rien, mais Sa Cynique Majesté Royal bave aujourd'hui sur celui qui lui a apporté les voix de sa fédération sur un plateau, dès 2006...

VOIR et ENTENDRE Razzie Hammadi, l'invité de Robert Ménard à l'émission L'Info Sans Interdit, le vendredi 4 mars 2011 sur i>télé:

Ce représentant du PS qui se voyait mettre une raclée à la droite à la cantonale se plaint que ce type de document sorte à un moment stratégique et « dommageable »...

jeudi 3 mars 2011

Marseille: Laurence Vichnievsky lave plus blanc que Montebourg

A Marseille, "Martine Aubry doit mettre de l'ordre dans son camp"

Les Guérini ont réussi au-delà de toutes les espérances de FO

Depuis que Gaston Deferre a donné les clés de la ville à FO, le syndicat tire la ville vers le bas.
Alors que le maire UMP actuel se bat comme un beau diable pour sortir la ville et son port de cette spirale infernale et reconstruit la ville avec une admirable opiniâtreté, FO a reçu le renfort du PS qui impose son embargo à tous les Marseillais, serrant les cordons de la bourse, à la fois à Marseille Provence Métropole (MPM), dont le président est Eugène Caselli, au Conseil général tenu par Jean-Noël Guérini et au Conseil régional occupé par Michel Vauzelle, tous socialistes. De grèves des éboueurs FO (lien PaSiDupes), en blocages CGT du port (lien PaSiDupes) et en violences physiques contre les élus (cf. R. Muselier frappé par des nervis de FO) la coalition de gauche met la Marseille socialiste sens dessus dessous, plus sûrement que la peste de 1720.

La tension monte à la fédération PS des Bouches-du-Rhône

La presse a révélé l'existence d'un rapport ravageur, vieux de 9 mois. Arnaud Montebourg a dénoncé le système socialiste de prébendes généralisées, de clientélisme, de pressions sur les élus et les cadres du PS local...
Lien PaSiDupes
La direction fédérale du Parti socialiste a réservé un accueil glacial au document explosif rédigé par Arnaud Montebourg sur les dérives au sein la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône. "Il n'y a rien dans ce rapport."
Lien PaSiDupes
Visé, son "président", Jean-Noël Guérini, vient d'ailleurs de porter plainte pour diffamation contre son camarade député et candidat marginal de la primaire socialiste.
Lien PaSiDupes
Bien qu'il ne soit plus secrétaire national à la rénovation du PS, Arnaud Montebourg tente un blanchiment tardif de la fédération et demande clairement que M. Guérini soit démis de ses fonctions.
Lien PaSiDupes
Mais le premier secrétaire estime que ce coup de balai serait contreproductif à quelques semaines seulement des cantonales et affirme qu'avec son enquête Montebourg fait du vent, craignant qu'il lève un fort mistral sur la région. Martine Aubry assure donc dans Le Point.fr, que Montebourg n'a "pas un élément concret, précis, pas un fait".
Lien PaSiDupes: tentative PS d'occultation

Laurence Vichnievsky (Europe Ecologie) met le pied dans la porte
L'ex-juge d'instruction au côté d'Eva Joly dans l'affaire Elf au tribunal de Paris, et ancienne tête de liste régionale pour Europe Ecologie dans les Bouches-du-Rhône, assure qu'elle a déjà interpellé les états-majors de partis, après que des "dérives" ont été décrites dans la presse. Sans résultat. Elle refuse de s'exprimer sur le "volet judiciaire" de l'affaire, mais appelle à une réaction de la direction du PS.
Lien PaSiDupes sur les détournements de fonds publics
Elle a accordé un entretien au Monde du jeudi 3 mars.

Comment réagissez-vous à la publication du rapport d'Arnaud Montebourg ?
Cela fait un moment que je réagis. Et que j'interpelle les dirigeants, en l'occurrence Martine Aubry, sur ce qui a été mis en lumière – notamment par la publication dans la presse de comptes-rendus d'écoutes [effectuées par la police sur Alexandre Guérini et dans lesquelles le nom de Jean-Noël Guérini est cité] : des dérives clientélistes, des réseaux d'influence... [lien PaSiDupes] C'est une pratique dont les écologistes ne peuvent s'accommoder. Nous avons une autre conception de la politique, de la gestion des collectivités territoriales. Il faut un sursaut démocratique et un réaction des états-majors politiques. Car sur ces dérives, la classe politique locale est très taisante. Cela traduit une forme de verrouillage, qui peut être une conséquence du clientélisme.

Ne pensez-vous pas, comme Martine Aubry, qu'il ne s'agit que de soupçons, sans véritables faits ??
C'est pour cela qu'il faut distinguer les deux sujets : le sujet judiciaire – sur lequel je n'ai aucune raison de m'exprimer – et ce sujet politique : les dérives clientélistes sur lesquelles j'ai lu des articles. J'ai dit qu'il fallait une réaction nationale. Martine Aubry doit mettre de l'ordre dans son propre camp. Sinon, cela fait le lit des extrêmes. La réaction de Martine Aubry est insuffisante.

Montebourg ne s'érige-t-il pas en chevalier blanc, alors qu'il n'a, selon la direction du PS, passé qu'un jour à Marseille ??
Nous avons alerté sur les dérives politiques avant la publication du rapport Montebourg. Il y a trois semaines, j'ai donné une interview à La Provence, ainsi qu'à Mediapart. J'ai également rédigé deux communiqués.

Est-ce que ce n'est pas facile, de faire de Jean-Noël Guérini un exemple, alors que les dérives toucheraient d'autres personnes et d'autres partis à Marseille ??
J'ai horreur des chasses à l'homme, des attaques ad hominem. C'est un système que je dénonce. C'est pour cela que les états-majors doivent réagir : les affaires touchent tout le monde, car elles touchent aussi la droite.

Les écologistes ne sont pas concernés par ces dérives ??
Non, ils ne sont pas touchés.

Mais vous êtes alliés du PS localement...?
Oui, mais justement, c'est pour cela que nous sommes exigeants. On doit gagner les cantonales et c'est aussi pour cela que les partis doivent réagir. Ou alors les électeurs.

Martine Aubry doit-elle sanctionner Jean-Noël Guérini ??
Je ne fais pas d'ingérence au sein du PS. La balle est dans le camp des états-majors.

Ne s'agit-il pas là de coups bas de campagne ??
Je n'en sais rien. J'ai parlé de ces dérives bien avant le rapport de Montebourg. Ce document dégèle les réactions, mais le système existait avant.

Devoir de mémoire



Alexandre Guérini, le frère qui sent fort



vendredi 4 février 2011

Eugène Caselli peut retourner à ses activités

Le premier secrétaire fédéral de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône est libre

Eugène Caselli a pu quitter l'un des commissariats de Marseille jeudi soir, après une garde à vue de 24h.

Caselli, le président de la communauté urbaine de Marseille (Marseille Provence Métropole, MPM), avait été interpellé mercredi matin par les gendarmes et placé en garde à vue. Il était interrogé dans le cadre d'une affaire de fraudes présumées aux marchés publics des Bouches-du-Rhône, instruite par le magistrat Charles Duchaine.

Dans cette affaire, le frère du président PS du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, Alexandre Guérini, patron de plusieurs décharges de déchets, est soupçonné d'avoir bénéficié de marchés publics frauduleux de tri et de collecte des ordures. Il a été mis en examen et écroué début décembre, pour blanchiment d'argent, abus de biens sociaux, détournement de fonds et de biens publics.



En marge du dossier des déchets,
Bakchich faisait état de désaccords politiques
entre Jean-Noël Guérini et Eugène Caselli (26 nov. 2010)



Tout le monde dehors

Toujours selon Europe 1, Franck Dumontel, l'ancien directeur de cabinet d'Eugène Caselli, l'avocat Olivier Grimaldi, et Eric Pascal, patron de la société de traitement de déchets Queyras Environnement, qui avaient également été placés en garde à vue, sont ressortis libres eux aussi.

samedi 10 avril 2010

PACA: à peine réélu, Vauzelle regarde déjà ailleurs

Michel Vauzelle, président de région déjà parti vers d'autres aventures

L'article de La Provence se passe de commentaires:

Au PS, la contre-offensive de Vauzelle

Décidé à s'impliquer au sein du PS, le patron de la Région Paca brigue aussi la présidence de l'ARF.
Réélu [le 21 mars au soir] pour un troisième mandat à la tête du Conseil régional, Michel Vauzelle a troqué son habituelle veste de velours pour un costume printanier,[...]. Fort des 44,1% obtenus la veille, "ce qui n'est pas mai dans une région de droite" [commentaire étrange, puisqu'en plus du CR, le Conseil général est tenu, ainsi que la communauté urbaine de Marseille, par le PS !], le président socialiste a profité du petit nuage sur lequel il s'est posé pour reprendre un envol national. Certes, a-t-il souligné d'embiée, "je ne vais pas gérer benoîtement les dernières années de l'institution régionale. Notre priorité de travail reste l'emploi et les transports. Je vais d'ailleurs rencontrer le président de la SNCF cette semaine. "

[Le PS attend après Vauzelle] "Le PS a besoin de clarifier son message."

Une fois cadrée la feuille de route régionale, qu'il lancera officiellement vendredi, après son investiture, Michel Vauzelle a ouvert son cahier national. Première page, le Parti socialiste. "Je me suis volontairement tenu à l'écart du PS et des guerres de courants. Maintenant qu'on a prouvé qu'on pouvait faire gagner la gauche, on peut proposer quelque chose au peuple. [royal, non? Attention Marie-Ségolène, me voilà !] Le PS a besoin de clarifier son message."
Invité [...] à Paris avec ses homologues régionaux par la première secrétaire Martine Aubry, il compte organiser "un examen de conscience. Le défi pour le PS est d'être moderne. Il faut ouvrir le débat lors des primaires pour savoir s'il y a un modèle social capable de nous imposer dans la course mondiale sans renier nos idéaux." Une projection vers la présidentielle 2012.
Celui qui considère que Martine Aubry "a fait du bon travail en améliorant sensiblement le climat" ne se voit toutefois pas ministrable. " Je l'ai été, chacun son tour. "

Son ambition: mener la contre-offensive anti-sarkozyste

Ses objectifs seraient ailleurs. D'une part, la législative 2012 où il compte se représenter dans sa circonscription arlésienne. D'autre part, l'Association des régions de France (ARF). " Je vais en briguer la présidence. Je me sens la force, le courage et les arguments, en plus de mon expérience, pour lutter contre les projets de réforme de Nicolas Sarkozy."
S'il ne connaît pas d'autres candidats à ce poste, Michel Vauzelle devra toutefois en déloger Alain Rousset qui l'occupe depuis douze ans. "ll faut nous faire entendre d'avantage [sic, La Provence est au niveau de LePost!] alors qu'on détruit les régions." Son traval de lobbymg commencera [aujourd'hui] à l'Assemblée nationale.
Décidé à "être punchy tout de suite" [gag !], l'ancien Garde des Sceaux va repartir au combat pour l'inscription d'une charte des services publics dans la constitution. "On peut y arriver", s'enthousiasme celui qui compte également "s'impliquer au sein de Îa fédération PS des Bouches-du-Rhône" et tient à "réfléchir à l'avenir politique de Marseille. Il faut se demander comment on va reprendre cette ville." Une contre-offensive sur tous les fronts.
La Provence - François Tonneau

En d'autres termes, pendant ces quatre années, Vauzelle aura la tête ailleurs

Le PS et le PC se sont réparti les rôles idélement: Arles resterait aux communistes et il reviendrait aux socialistes de ravir Marseille à l'UMP. A défaut, il arracherait la communauté urbaine à Eugène Caselli et la fédération PS à Jean-Noël Guérini.
Les électeurs de Vauzelle ne vont pas tarder à regretter d'avoir maintenu à son poste un fantôme.
Lien PaSiDupes

jeudi 22 janvier 2009

PS : Aubry s’en prend à ses camarades francs tireurs

Son opposition interne irrite la première secrétaire

La première secrétaire du PS a des lendemains qui déchantent.
Elle doit maintenant subir en interne le climat de haine et de guérilla que le parti a développé contre ses concurrents pendant les dernières campagnes électorales et encore aujourd'hui à l'Assemblée Nationale: un juste retour de bâton!

La première secrétaire du PS a regretté qu'il y ait "encore quelques réfractaires" au sein du parti, déplorant les propos de François Rebsamen, sénateur-maire PS de Dijon. Ce proche de Sa Cynique Majesté Royal avait estimé hier que le "contre-plan de relance" socialiste ne présentait "aucune grande idée novatrice" et avait proposé un contre-projet intitulé "pacte d'union" Etat-Collectivités locales.

Rebs piégé : il critique sans avoir lu

"C'est exactement ce que nous proposons : un pacte de confiance entre l'Etat et les collectivités locales", lui a répondu la Ch’tite Aubry sur France Info. Un 'pacte de confiance'! Elle a de ces mots...
Il faut "faire en sorte que l'Etat donne aux collectivités locales ce qu'il n'a pas donné depuis plusieurs mois en nous donnant des missions sans nous donner de financements", a-t-elle précisé.
On savait que Frère Rebsamen ne sait pas compter (et il l'a admis en séance du conseil municipal de Dijon). Voilà que Martine découvre qu'il ne sait pas lire .

L’opposition n’est pas crédible

La réalité du terrain est bien différente. PaSiDupes a eu à connaître des projets prétentieux du maire socialiste d’Istres. Pour célébrer sa réélection après avoir été condamné et invalidé, François Bernardini est allé dresser un jet d’eau, le plus haut de France, sous des feux multicolores, dans un étang aux abords immédiats de la commune. Outre que cette érection monumentale soulève une question à la fois physiologique et psychologique de l’ordre intime de la compensation, il nous regarde en revanche de savoir comment il finance et le jet et ses illuminations inaugurés en grande pompe le 5 décembre dernier. Indépendamment de cette dispendieuse réalisation, les contribuables devront en effet subir une hausse annoncée de 13% des impôts locaux due au colossal endettement de la ville.

Pour mémoire
François Bernardini était devenu secrétaire de la fédération des Bouches-du-Rhône avant d’être rattrapé dès 1995 par les « affaires »… En 2001, le PS lui refusa l’investiture à Istres, alors il déposa une liste dissidente, ce qui provoqua sa suspension puis son exclusion du PS, ainsi que celle de tous ses co-listiers.

Comment les contribuables locaux tomberaient-ils dans le panneau du mauvais procès relancé par la larmoyante première secrétaire ? Ne voient-ils pas sur place comment le fruit de leur travail est dépensé par les collectivités locales, le plus souvent avec une démagogie écoeurante. Dans les Bouches-du-Rhône encore, PaSiDupes a déjà signalé la gabegie liée à Ordina13, une opération particulièrement répandue dans les départements socialistes mais qui est si peu pédagogiquement productive qu’elle a été assortie dans le 13 et par la grâce du généreux papa J-Noël Guérini en distribution gratuite de clés USB individuelles aux élèves de collège, en plus des ordinateurs mis à disposition définitive des parents.

Martine Aubry est grotesque. Les Français qu’elle croit crédules se sentiront évidemment méprisés.

lundi 24 novembre 2008

Le coup de force de Royal fait des dégâts au PS

La fédération du Nord se défend et porte plainte contre Valls
L’intolérable violence des accusations du gang Royal suscite l’indignation du premier secrétaire de la fédération PS du Nord.
Gilles Pargneaux a annoncé dimanche sa décision de porter plainte pour diffamation contre Manuel Valls à la suite des propos qu’il a tenus au nom de l'amère Royal, candidate malheureuse au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste.
Ce lieutenant Royal a visé une fédération du fief de Martine Aubry pour suggérer que la maire de Lille aurait des pratiques étrangères au gang Royal ! Même dans les Bouches-du-Rhône ou l'Hérault ? Pari risqué...

Insinuation du doute dans l'opinion, comme chez les militants
Valls a donc ouvert les hostilités, en les étalant sur la place publique pour poser sa patronne en victime innocente. Le second couteau Royal a donc déclaré dans la journée sur Canal+ qu'une plainte serait déposée pour un "faux en écriture" qui aurait été commis dans une section lilloise. Présentation des faits partisane, allégation sans preuve, mais symbolique, "L'annonce des résultats donne 110 voix pour Martine Aubry devant les caméras. Dans le procès-verbal qui est arrivé à la fédération, on lit désormais 130 voix", a affirmé le député de l'Essonne. "Là, il y a eu 20 voix qui se sont portées en faveur de Martine Aubry par un faux en écriture. Il y aura une plainte qui sera déposée", a-t-il dit. Le cas n'a pourtant pas été exceptionnel d'une annonce prématurée: le gang Royal n'avait-il pas exposé sa joie dès 22 h 30? Vaillant avait alors dû calmer le jeu vers minuit en déclarant que les résultats étaient trop serrés pour être proclamés.

La tentative malsaine d’intimidation de Manuel Valls échoue
"Face à ce que j'ai entendu ce midi, j'ai décidé au nom des militants de la fédération du Nord de porter plainte pour diffamation contre Manuel Valls", a réagi Gilles Pargneaux sur Europe 1. "Je dis: ça suffit".
"Depuis 3h du matin, dans cette nuit de vendredi à samedi, Manuel Valls n'arrête pas de jeter l'opprobre contre notre fédération", a-t-il dénoncé.
"Si, effectivement, il y a erreur dans une section lilloise, eh bien, il aurait fallu peut-être qu'on nous le dise", a-t-il ajouté. "Des représentants de la candidature de Ségolène Royal étaient présents tout au long de la soirée dans le bureau centralisateur à la fédération et je n'ai rien entendu comme demande officielle de la part des représentants" de la finaliste de la dernière présidentielle, "ce n'est que hier après-midi".
Et Gilles Pargneaux de conclure: "ce n'est pas le moment de jeter en pâture ce que nous avons pu faire dans notre vie démocratique interne comme le (font) Ségolène Royal (et) un certain nombre de ses équipiers depuis samedi matin".

La souriante candidate brandit la menace, distille le soupçon et au final diffame ses adversaires, aujourd’hui comme à son habitude, pour se hisser ‘démocratiquement’ à la tête du PS, à défaut de la « république du respect ».

Ce forcing populiste viendrait-il à point nommer illustrer les propos du camarade Lionel Jospin à son endroit?