POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est cantonales. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cantonales. Afficher tous les articles

mercredi 5 juin 2013

Drogue: arrestation d'un fils de député socialiste, grossiste en cannabis, 20 ans,

Trafiquant de drogue "présumé" !

Hollande se met au vert 
avec papa Sebaoun:
 fournisseur ?


Entrepreneur dans la drogue, Marc Sebaoun, 20 ans, le fils de Gérard Sebaoun, député socialiste du Val-d'Oise (ci-contre sur le flanc du pédalo), est en garde à vue depuis lundi à Tours

Le bon petit a " tenté en vain de protéger son père de ses ennuis judiciaires", commente Le Point. Le trafiquant de drogue "présumé" a été trahi par l'adresse qu'il a donnée aux gendarmes, la même que celle de son père, Gérard Sebaoun, député PS et chef de file du groupe "Franconville citoyenne" composé de sept élus dont cinq socialistes, un écologiste et un communiste.

Ce n'est pourtant pas la première fois
Cet élu -responsable et bon père de famille- est "contrarié" par les "grosses bêtises" de son fils, aux dires du Point. Marc Sebaoun a en effet déjà été condamné en 2007 et 2008 pour des vols avec arme par la cour d'Assises des mineurs. 


Cette fois, le jeune socialiste a été
interpellé par les douanes avec 22 kilos de cannabis dans sa voiture.  Dans le véhicule, le fils du parlementaire né en Algérie, qui arrivait du Maroc, était en outre accompagné d'un complice, un certain Farah Balhas, connu de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). 


Marc Sebaoun est en garde à vue depuis le lundi 3 juin dans les locaux de la brigade de recherche de la gendarmerie de Tours. Déjà prolongée de 24 heures, elle devrait l'être à nouveau ce mercredi. La chancellerie a été prévenue, comme c'est l'usage.



Sebaoun et Hollande, le 6 mars 2011, 
pendant la campagne des cantonales
Cardiologue et médecin du travail de profession, Gérard Sebaoun, élu député en 2012, est chargé de la présidence du groupe d'étude sur la santé au travail. 

En 2010, l'élu avait été le premier responsable socialiste du département à apporter son soutien à Ali Soumaré, la tête de liste valdoisienne du PS aux régionales, dont des élus UMP avaient dénoncé le  "palmarès judiciaire". 
Gérard Sebaoun était injoignable mardi soir.

Au lendemain du 1er tour des législatives de Gérard Sebaoun, plusieurs personnalités socialistes vaient adressé un message de soutien au candidat de la majorité présidentielle. 
Ce fut le cas de Najat Vallaud-Belkacem, mais aussi d’Alain Vidalies, ministre chargé des relations avec le Parlement et du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Najat Vallaud-Belkacem :

Que de vert cannabis...
"L’égalité, c’est le coeur de la République, une valeur fondamentale qui a fait de la France un grand pays dans le monde. L’égalité, c’est aussi le socle du progrès et du vivre ensemble, la base même de notre projet pour toutes les Françaises, tous les Français.


Gérard SEBAOUN incarne cet engagement républicain pour redresser notre pays dans la justice, il saura défendre le droit des femmes et l’intérêt général à l’Assemblée Nationale, c’est pourquoi je soutiens aujourd’hui sa candidature pour donner une majorité au changement…
Dimanche prochain, votez pour lui !"
 
[Peu Vallaud, beaucoup Belkacem]



Jean-Marc AYRAULT, Premier ministre :



Cher Gérard,



Je tiens à te féliciter personnellement de ton résultat au premier tour des élections législatives.

Je t’apporte tout mon soutien pour porter haut nos valeurs dans ce second tour. Nous avons besoin de ta présence à l’Assemblée nationale pour constituer une majorité forte et cohérente qui pourra réaliser les engagements pris par François Hollande devant les Français le 6 mai. 

Bon courage et bonne chance. 
Amitiés





En visite dans le Val d’Oise le 13 juin, à Montmorency, la première secrétaire du PS,
Martine Aubry, a apporté son soutien à plusieurs candidats du département, dont Charlotte Brun et Gérard Sebaoun.





Alain VIDALIES, ministre chargé des relations avec le Parlement :







jeudi 31 mars 2011

La gauche gagne trois conseils généraux : un triomphe ?

L'opposition conforte faiblement ses acquis de 2008

60 Conseils Généraux à gauche, au lieu de 58 sur 100
La gauche est loin du compte
, mais il était logique qu 'elle sauvât des acquis, qui, pour une fois, ne sont pas syndicaux.
Elle avait convoité dix nouveaux conseils généraux mais les urnes ne les leur ont pas livrés. Jeudi lors de l'élection des présidents issus des dernières cantonales, seuls le Jura, les Pyrénées-Atlantiques et La Réunion sont passés à gauche, tandis que la droite reconquiert le Val d'Oise et se maintient en Savoie, donnée perdue. Ces cantonales portent donc à 60 le nombre de départements présidés à gauche, et à 40 à droite. C'est la première fois que le PS et ses alliés atteignent la barre des 60, Paris ne votant pas cette année.


  • Dans l'opposition La strauss-kahnienne Marisol Touraine a ravi la présidence de l'Indre-et-Loire à une fabiusienne, Claude Roiron. Dans les Hautes-Pyrénées, d'une voix, Michel Pélieu, du Parti radical de gauche (PRG), a subtilisé la présidence à la sortante (PS), Josette Durrieu, qui l'avait emporté en 2008 au bénéfice de l'âge. A la Martinique, une autre femme a fait son entrée dans le club très fermé des femmes présidentes de département: Josette Janon, une DVG, succède à une PS. Avec le départ d'Anne d'Ornano, qui reste toutefois conseillère générale, cinq femmes - au lieu de 6 - sont à présent présidentes de conseil général.

  • Dans la majorité deux ministres de l'ouverture ont été réélus: le centriste Michel Mercier (Justice) dans le Rhône et le Nouveau centre Maurice Leroy (Ville) dans le Loir-et-Cher.
    De nouveaux présidents ont été élus

  • Dans de nombreux départements n'ayant pas changé de majorité, les sortants ayant décidé de ne pas se représenter : - à gauche de l'Aude, de la Loire-Atlantique, de la Nièvre, du Nord et de l'Essonne. - à droite de la Moselle, du Morbihan, de l'Yonne, de la Sarthe. Le 11 mai, les nouveaux présidents devraient élire le président de l'ADF qui est leur interlocuteur auprès du gouvernement. Son président actuel, le PS Claudy Lebreton (Côtes-d'Armor), devrait être renouvelé à cette fonction.
    La majorité gagne deux départements:


  • la Savoie donnée perdue, mais conservé par Michel Barnier


  • et le Val-d'Oise, qui rentre au bercail. Le 101e CG est une création
    Mayotte a choisi de devenir le 101e département français La séance d'élection de son premier président a été reportée à dimanche, faute de quorum, c'est-à-dire de conseillers généraux présents. La majorité, UMP et Nouveau centre, y a perdu la majorité d'un seul siège et la gauche, avec 10 élus sur 19, est en mesure d'en constituer une nouvelle.
    A noter qu'
    Europe Ecologie-les Verts est le dindon bio de la farce Les altermondialistes Verts n'ont aucune présidence, ce qui refroidit Ses prétentions de l'après Régionales...
    Quant au MoDem, essaiera-t-il de nous convaincre de son implantation locale ? Tout est bien
    A chaque réforme, l'opposition politique et syndicale refuse de faire du quantitatif: va-t-elle savoir faire du qualitatif ? Lien Olivier Dussopt mouché par Luc Chatel sur les crédits de l'Education nationale.

  • mardi 29 mars 2011

    Bouches-du-Rhône : deux UMP de plus mais aucun élu FN

    Le FN n'est pas une fatalité en milieu favorable

    Le premier tour avait fait l'effet d'une bombe dans les Bouches-du-Rhône avec une participation au plus bas : à peine plus de 40% et un Front national qui s'imposait presque partout. Sur les 29 cantons à renouveller, les frontistes étaient présents au second tour dans 25 élections, dont 11 à Marseille. Au final, même si la participation a peu augmenté (44,31%), le FN ne gagne aucun duel dans les Bouches-du-Rhône.
    Si le FN ne gagne aucun siège dans les Bouches-du-Rhône, il fait néanmoins des scores importants, parfois au-dessus des 40%. Une vraie leçon, un an avant le scrutin présidentiel de 2012.

    Ebranlé par les affaires impliquant le président de l'assemblée départementale, Jean-Noël Guérini (PS), le PS sauve les meubles en ne perdant "que" deux cantons marseillais.
    A Marseille, où le FN était présent dans tous les second tours, le PS perd deux cantons qui basculent à droite, mais pas à l'extrême-droite.
    Celui du Camas déténu jusque là par Antoine Rouzaud qui a sans doute payé sa proximité avec Jean-Noël Guérini en dégageant dès le 1er tour.

    L'UMP gagne en revanche deux cantons à Marseille, conserve les quatre autres et dans le reste du département garde également ses quatre sièges.
    La toute jeune UMP Marine Pustorino gagne son siège au conseil général avec 60,52% des voix contre le frontiste Richard Bonacase. Autre canton ravi par l'UMP : celui de Notre Dame du Mont détenu jusque là par le PS Jocelyn Zeitoun, éjecté au premier tour. L'UMP Solange Biaggi remporte facilement le second tour face à Barde.

    Dans les autres cantons marseillais et hors Marseille, rien ne bouge pour le PS.
    côté UMP, Didier Réault à Mazargues, Maurice Rey à Montolivet, Didier Garnier à Sainte-Marguertie conservent eux aussi leur siège.

    A droite, rejoignent l'hémicycle du conseil général : le maire indépendant de Marignane, Eric Le Dissès, Roland Giberti à Aubagne Est, Patrick Boré à La Ciotat, Lucien Limousin (DVD) à Tarascon.


    Le CG13 restera au PS grâce aux acquis de 2008
    Le 3e tour, jeudi 31 mars, pour élire le président du conseil général ne devrait pas réserver de surprises : Jean-Noël Guérini est pour l'instant le seul candidat socialiste...
    Guérini conserve une confortable accumulée depuis au mpoins 1961 et malgré ses problèmes avec la justice pour abus de confiance
    et le harcèlement de son camarade de parti, Arnaud Montebourg
    et en dépit de la mise en examen de Sylvie Andrieux, une proche de Michel Vauzelle en Région.


    Physionomie du CG élu après cantonales 2008
    - Union pour un mouvement populaire, Nouveau Centre : 13
    - Divers droite, Nouveau Centre: 7
    - Parti communiste français: 6
    - Parti socialiste, Parti radical de gauche, Divers gauche: 31

    Nouvelle composition du conseil général des Bouches-du-Rhône :
    - 37 sièges à gauche :
    31 pour le PS-PRG-DVG
    et 6 pour le PC
    - 19 sièges à droite pour l'UMP-NC-DVD
    1 non inscrit

    Les affaires n'ont pas réussi à interpeller les socialistes du cru...

    lundi 28 mars 2011

    Cantonales: Aubry ramasse Royal

    Aubry s'attribue tous les mérites

    Le PS conforte les positions des cantonales 2008

    Le soir du second tour des cantonales 2011, Martine Brochen-Aubry s'est appropriée le score favorable des élections.
    Or,
    - d'une part la gauche détenait déjà 58 des 100 départements en 2008, alors que les cantonales avaient eu lieu les 9 et 16 mars 2008 et qu'elle n'est premier secrétaire du PS que depuis le 26 novembre 2008
    - et d'autre part elle en ajoute seulement trois à cinq des dix qu'elle visait avec gourmandise.
  • En région Poitou Charentes, aux mains de Sa Cynique Majesté Royal (PS), la gauche n'avait-elle pas vendu la peau de l'ours Dominique Bussereau (UMP, ancien secrétaire d’Etat aux transports ) en Charente-Maritime, avant de l'avoir tué ? Président du conseil général de la Charente-Maritime, depuis le 20 mars 2008, il a remporté son duel contre Bernard Lalande (PS), le leader de la gauche départementale, malgré les attaques conjointes des PS régional et national. Le Monde parle de « sauvetage », sans indiquer que 24 cantons sont désormais à gauche, un canton au Modem et 26 cantons à droite.
  • Dans le Val de Marne, des alliances socialistes avec les écologistes de la crécelle Cécile Duflot devaient faire tomber le département communiste dans l'escarcelle du PS. Dans les cantons où ils sont arrivés en deuxième position derrière le candidat communiste, les écologistes se sont maintienus pour le second tour. Mais le pacte PS et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) aura été « une stratégie perdants-perdants » , selon le président ( PCF) du conseil général, Christian Favier, puisque EELV n'a gagné aucun siège et que le PCF devrait conserver la direction du PCF. Ni les media ni la Ch'tite Aubry ne s'en vante...

    C'est en 2008 que 8 départements avaient basculé de droite à gauche, apportant la majorité à la gauche.
    Ain (PS)
    Allier (PCF)
    Corrèze (PS)
    Deux-Sèvres (PS)
    Indre-et-Loire (PS)
    Lot-et-Garonne (PS)
    Somme (PS)
    Val-d'Oise (PS) (repris par la majorité en 2011)
    Le PCF avait apporté sa modeste contribution, tandis qu'en 2011, il fait les frais de l'hégémonie socialiste : le PS lui a ravi .

    Autre 'progression' enfin, dont la presse ne parle pas

    Six candidats PS d'origine non-européenne l'avaient emporté en 2008 , dans des cantons précédemment détenus par des élus de droite. La socialiste Najat Vallaud-Belkacem (canton de Lyon-XIII) était ainsi en ballottage favorable dès le premier tour (42,97 % ; 52,21 % cumulés pour les candidats PS, PCF et Verts) face à l'UMP sortant Jean Flacher battu au second tour (58,52 %). Seuls trois autres candidats dans le Rhône s'étaient qualifiés pour le second tour, mais en ballottage défavorable, tous battus au second tour : Afifa Jakir (UMP, canton de Lyon-IV), Marcus Enyouma (PS, canton de Saint-Genis-Laval) et Sonia Benachour (UMP, canton de Vénissieux-Sud).
    Combien de candidates (ou candidats) issus de l'immigration le PS a-t-il cette fois portés aux assemblées départementales ?


    Mieux, la presse aux ordres du PS n'arrête pas de vanter l'action du premier secrétaire
    Elle occulte deux faits - à titre d'exemples - qui devraient tempérer ce bel enthousiasme

  • Ainsi, dans le Jura, l'UMP n'a pas reçu la « claque » décrite par i>tele (Canal+) et BFM-TV, puisque le département était menacé et n'a basculé qu'à un siège près.

  • A l'inverse, la Ch'tite Aubry et de nombreux autres membres de l'opposition, avaient honoré la Sarthe de leur présence pour priver le Premier ministre de son fief, mais en pure perte. Dans cette situation, les media inféodés n'ouvrent plus la boîte à claques et ne tirent aucune conclusion nationale, pas même pour simplement ramener l'affichage de la satisfaction du PS à un juste format.

  • La Ch'tite Aubry méprise Désirdavenir Royal

    Sur Europe1, alors que, battue à la présidentielle de 2007 et archi-battue au congrès du PS de Reims, Sa Cynique Majesté Royal insistait sur l'abstention et le statu-quo des résultats, Martine Aubry déclara qu’ "avec le même statu quo, en 2007, Ségolène aurait été élue. Elle a eu 47%, moi ce soir, j'ai eu 53%" , en référence aux résultats du Parti socialiste aux élections cantonales.

  • Elles font visiblement la paix...
  • Cantonales - Ni gagnant, ni perdant: tous déçus !

    Une vaguelette rose face aux vents contraires de l'abstention

    Les attaques et le dénigrement systématiques de l'opposition auront suscité dans le même temps un vote contestataire dont le Front de gauche a fait les frais et de créer un climat d'écoeurement et d'indifférence à l'élection à une assemblée appelée à disparaître dans trois ans.

    L'abstention
    Son taux s'est situé autour de 54,97% après dépouillement de plus de 95% des bulletins exprimés dans un scrutin qui concernait 1.566 cantons. Elle est en léger recul par rapport à celle, record, du premier tour (55,67%) mais progresse de plus de 20 points par rapport au deuxième tour des cantonales de 2004 dans les mêmes circonscriptions.

    Les résultats
    Le Parti socialiste (PS) est crédité de 35,73% des voix, l'UMP de 20,21% et le Front national (FN) de 11,73%, .

    Le Front républicain, une ligne Maginot
    Le Front National a confirmé sa percée dimanche au deuxième tour des élections cantonales, en nombre de voix, sans toutefois la traduire en termes d'élus. Il avait pu se maintenir dans quelque 400 cantons et, dans les duels où il était présent, a atteint un score moyen de 40% des suffrages exprimés.

    La présidente du Front National, Marine Le Pen avait du mal à dissimuler sa déception en se félicitant des "montées exceptionnelles" de son parti entre les deux tours, assurant qu'il bénéficie dorénavant d'un "vote d'adhésion". A défaut, il est clair que les électeurs ne dissimulent plus leur préférence et qu'il est désormais admis que ce parti est démocratique et républicain, comme l'a concédé Sylvie Pierre-Brossolette ce matin sur France Info, au grand dam de Laurent Joffrin (Le Nouvel Observateur) qui l'accuse de xénophobie.
    Deux cantons étaient remportés vers 22h00, (outre celui de la Ligue du Sud, à Orange), à Carpentras (Vaucluse) et à Brignoles (Var). Mais le secrétaire général du parti, Steeve Briois, a été battu dans le très socialiste Pas-de-Calais tout comme le compagnon de Marine Le Pen et numéro deux du FN, Louis Aliot, dans les Pyrénées-Orientales malgré sa forte avance du premier tour en terres socialistes.
    Le FN paie une fois de plus l'ostracisme dont il est la cible dans un mode de scrutin, majoritaire à deux tours, qui favorise les partis en mesure de conclure des alliances, et ce malgré le refus de l'UMP, inspiré par Nicolas Sarkozy, d'appeler à voter dans tous les cas de figure pour le parti d'extrême droite.
    "Les électeurs de la droite modérée ne vont pas comme ça vers le Front national", a déclaré sur LCI le politologue Jérôme Jaffré. Ainsi, le système électoral ne lui a toutefois pas permis d'atteindre le minimum de dix élus qu'il espérait, en dépit des scores élevés enregistrés par ses candidats, 40% en moyenne.

    Déjà bien implanté dans les cantons et largement en tête à l'issue du premier tour, la gauche devrait conforter sa majorité dans les présidences d'exécutifs départementaux.
    Malgré son pilonnage de la Sarthe détenu par la droite, le PS échoue à investir le fief du Premier ministre, François Fillon. Les socialistes auront donc du mal à convaincre que ce scrutin local des cantonales à une portée nationale.
    Ses prétentions sont donc déçues. Bien qu'il s'agisse d'un scrutin intermédiaire traditionnellement défavorable au parti au pouvoir et malgré les effets de la crise économique et financière internationale, le PS n'atteint pas son objectif de 10 prises de conseils généraux.

    Le Parti socialiste, qui contrôlait déjà 58 départements sur 100, a pris à la droite le Jura et les Pyrénées-Atlantiques.
    Il semble bien placé pour faire de même en Savoie, à La Réunion et à Mayotte même si, dans ces trois départements, il faudra sans doute attendre l'élection des présidents de conseils généraux, jeudi, pour que ce succès soit définitivement établi, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant.

    2/3 des départements à l'opposition

    C'est l'effet cumulé des cantonales 2008 et 2011

    L'opposition n'a pas emporté près de 60% des départements en une fois, en 2011, et ni la majorité ni l'opposition ne peut tirer de conclusions qui la satisfasse.
  • Le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, s'est félicitée que son parti dirige dorénavant deux départements sur trois tout en indiquant qu'il fallait accueillir ce succès "avec beaucoup d'humilité" au vu de l'abstention et du vote Front national élevés.
  • Son homologue de l'UMP Jean-François Copé s'est dit de son côté "un peu déçu" des résultats d'ensemble et a assuré que le parti présidentiel tirerait les enseignements de la poussée du
    Si l'UMP n'est pas parvenue à reconquérir la Seine-et-Marne, le fief de son secrétaire général, elle a repris à la gauche le Val-d'Oise, un département "symbole" dont Dominique Strauss-Kahn, le favori des sondages pour la présidentielle 2012, a longtemps été l'élu.
    VOIR et ENTENDRE Jean-François Copé (UMP)

    L'après élections
    Le Premier ministre avait appelé à voter contre le Front national, se démarquant ainsi des consignes données par l'Elysée, avant de rentrer dans le rang. Les media qui accusent volontiers le Chef de l'Etat d'être resté chef de parti quand ça les arrange, se sont bien gardés de saluer sa neutralité en sa qualité de président de tous les Français.

    Un tiers (32%) des électeurs UMP sont pourtant favorables à l'idée d'une alliance avec le FN au niveau local, selon un sondage Ipsos diffusé dimanche : 28% l'approuvant au niveau national.
    La même enquête, à 13 mois de la présidentielle, montre que Nicolas Sarkozy serait devancé par Marine Le Pen et éliminé au premier tour, si elle avait lieu aujourd'hui, dans presque tous les cas de figure, sauf si la candidate PS était Désirdavenir Royal, sachant que son adversaire n'est pas connu, que les primaires PS n'ont pas eu lieu et que ses candidats potentiels, tel Dominique Strauss-Kahn , ne se sont toujours pas déclarés.
    Le chef de l'Etat ne recueillerait notamment que 17% des intentions de vote si DSK se présente, le directeur général du FMI étant crédité du double. Mais Marie-sEGOlène Royal, la candidate socialiste - battue en 2007 - n'était-elle pas également surévaluée en 2006 ?

    Les media militants nous refont à l'envers le coup de la présidentielle 2007. Ils prétendent qu'un tel écart, s'il était confirmé dans d'autres sondages, ne manquerait pas de susciter des interrogations sur la capacité du président sortant à défendre les couleurs de la droite en 2012. Nicolas Sarkozy aurait-il été bien inspiré d'écouter les entrepreneurs en sondages de 2006 ?
    Intervenant sur France 2, le ministre du Budget François Baroin, porte-parole du gouvernement, a déclaré que "ce serait une pure folie d'avoir un autre candidat" l'an prochain.

  • dimanche 27 mars 2011

    Cantonales: le PS confirme, sans plus


    61 départements au lieu de 58, soit trois de mieux, probables
    Le PS ne réussit pas son pari de ravir 10 départements

    A force de dénigriments et d'attaquea ad hominem, la réussite du PS est d'abord et avant tout d'avoir détourner l'électorat des urnes dans un scrutin marqué une nouvelle fois par un taux d'abstention élevé.
    L'abstention se situait autour de 54,97% après dépouillement de plus de 95% des bulletins exprimés dans un scrutin qui concernait 1.566 cantons. Elle est en léger recul par rapport à celle, record, du premier tour (55,67%) mais progresse de plus de 20 points par rapport au deuxième tour des cantonales de 2004 dans les mêmes circonscriptions.

    Seul le FN peut donc dire merci à la gauche. Le Front national a confirmé sa percée du premier tour au second, sans toutefois la transformer en élus. Qui sait à quoi a bien pu servir le "front républicain", arme fatale de la gauche ?

    Largement en tête à l'issue du premier tour, c'est à peine si la gauche augmente ses positions antérieures dans les présidences d'exécutifs départementaux tenus depuis trois ans, puisque la droite est parvenue à sauver des bastions menacés, comme la Sarthe, fief du Premier ministre François Fillon, malgré une succession de raids de ténors parisiens, dont celui de la Ch'tite Aubry.

    Les pourcentages des suffrages exprimés

    Le Parti socialiste (PS) est crédité de 35,73% des voix, l'UMP de 20,21% et le Front national (FN), qui avait pu se maintenir dans quelque 400 cantons, de 11,73%.

    La présidente du FN, Marine Le Pen, s'est félicitée des "montées exceptionnelles" de son parti entre les deux tours, répétant, comme elle l'avait déclaré dimanche dernier, qu'il bénéficie dorénavant d'un "vote d'adhésion".
    Les scores élevés enregistrés par ses candidats - 40% en moyenne selon Marine Le Pen -, n'ont toutefois pas suffi pour lui permettre d'atteindre le minimum de dix élus qu'il espérait.
    Deux étaient recensés vers 22h00, à Carpentras (Vaucluse) et à Brignoles (Var). Mais le secrétaire général du parti, Steeve Briois, a été battu dans le Pas-de-Calais tout comme le compagnon de Marine Le Pen et numéro deux du FN Louis Aliot dans les Pyrénées-Orientales malgré sa forte avance du premier tour.
    Sans oublier la maire de Bollène, Marie-Claude Bompard, seule candidate Ligue du Sud à remettre en jeu son siège, qui est rééelue dans le canton d'Orange-Est. Elle l'emporte avec 55,91% des voix face à la candidate PS Marlène Thibaud (44,09%), pour une participation de 47,23%.
    Le FN paie une fois de plus son isolement dans un mode de scrutin, majoritaire à deux tours, qui favorise les partis en mesure de conclure des alliances, et ce malgré le refus de l'UMP, inspiré par Nicolas Sarkozy, d'appeler à voter dans tous les cas de figure contre le parti d'extrême droite. Quoi qu'en disent les socialistes, "les électeurs de la droite modérée ne vont pas comme ça vers le Front national", a déclaré sur LCI le politologue Jérôme Jaffré.

    Le Parti socialiste peut être déçu
    Il contrôlait déjà 58 départements sur 100, mais n'en prendra (peut-être) que 3 à la droite sur les 10 annoncés, dont les Pyrénées-Atlantiques et le Jura. Dans ce dernier département, la gauche a pris l'avantage dès le 20 mars en décrochant un canton, Les Bouchoux, et Mme Brochen-Aubry n'a effectué son bref passage que pour la forme dans l'entre-deux tour et pour mener sa propre campagne des primaires socialistes. La droite a toutefois obtenu une victoire dans le canton de Chemin, terre socialiste depuis 1979. Jeudi 31 mars, le président Jean Raquin (DVD), le doyen de l'assemblée, laissera probablement sa place au socialiste, Christophe Perny.

    Le PS espère faire de même en Savoie, à La Réunion et à Mayotte ,même si, dans ces trois départements, il faudra sans doute attendre l'élection des présidents de conseils généraux, jeudi, pour que ce succès soit définitivement établi, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant.

    Entre les cantonales 2008 et celles de 2011, Martine Aubry s'est félicitée que son parti puisse totaliser bientôt deux départements sur trois, admettant toutefois qu'il fallait accueillir ce succès "avec beaucoup d'humilité" au vu de l'abstention et du vote Front national élevés...

    Son homologue de l'UMP Jean-François Copé s'est dit de son côté "un peu déçu" des résultats d'ensemble et a assuré que le parti présidentiel tirerait les enseignements de la poussée du FN.
    Si l'UMP n'est pas parvenue à reconquérir la Seine-et-Marne, le fief de son secrétaire général, elle peut en revanche se féliciter d'avoir repris à la gauche le Val-d'Oise, un département "symbole" dont Dominique Strauss-Kahn, le favori des sondages pour la présidentielle 2012, a longtemps été l'élu.

    François Fillon a souligné que le recul de la droite aura été "moins important qu'annoncé" et jugé que le vote protestataire en faveur du FN ne devait pas être "sous-estimé et banalisé".
    La Sarthe avait pourtant été la cible privilégiée de la gauche qui ne peut se targuer d'un basculement qu'elle se tenait prête à exploiter au plan national. Il faut rester humble, assure la Ch'tite Aubry...

    Le Front de gauche voit le Val-de-Marne tomber des mains du PCF et filer entre celles du PS ! L'unité de la gauche...

    Quant à la crécelle des altermondialistes Verts (EELV), Cécile Duflot, elle s'esbaudit. Mais allez lui demander pourquoi.

    Cantonales: le PS est très sûr de lui

    Les départements chauds

    Parmi les 1 566 élections prévues dimanche 27 mars, l'opposition sera attentive à quelques résultats qui pourraient crédibiliser leur propagande ou les amener à générer de nouvelles polémiques, si l'UMP fait mentir la tradition du rejet traditionnel de mi-parcours. Sans compter ce qu'une défaite ou une victoire pourrait changer du destin de quelques personnalités.

    Invitation au tour de France de ces départements à suivre.

    Le Pas-de-Calais
    Ancien bastion de la gauche, c'est devenu le fief du FN et de Marine Le Pen qui est élue à Hénin-Baumont. Le FN a obtenu 22,96 % au premier tour. Dimanche, le parti vise deux cantons. Notamment celui de Montigny-en-Gohelle, où Steeve Briois est arrivé en tête avec 35,8 % des voix. Idem dans le Nord, selon Le Figaro.

    Jura : la gauche favorite mais divisée.
    Après sa victoire du premier tour dans le canton des Bouchoux, le PS n'est qu'à un canton de reprendre le Jura, qui est pour l'instant dirigé par le doyen d'âge, le divers droite Jean Raquin, gauche et droite y étant à égalité. Mais un candidat du Front de gauche, ancien socialiste en froid avec le parti, se maintient dans un canton sur les six susceptibles de basculer et pourrait empêcher la victoire.


    Hauts-de-Seine: Dernières passes d'armes de la droite
    Bastion historique de la droite et fief de Nicolas Sarkozy, les Hauts-de-Seine sont le théâtre de la division de l'UMP. Plusieurs cantons pourraient passer à gauche ou au centre. Quoiqu'il arrive, il est peu probable que la droite perde la présidence du Conseil général. L'entre-deux-tours a été marqué par de sévères réglements de compte entre Isabelle Balkany (proche du président de la République) et Patrick Devedjian (actuellement à la tête du département). Mais l'un et l'autre ont été mis en ballotage. On s'attend donc à une guerre de succession, sitôt les résultats du second tour connus.
    Dans le canton de Bourg-la-Reine, Patrick Devedjian est certes arrivé en tête avec 37,31%, soit dix points de plus que Denis Peschanski, mais l'ancien ministre de la Relance dispose de peu de réserves de voix. Le candidat PS peut, lui, compter sur le soutien de ses alliés. La gauche a recueilli 45,71% des voix au premier tour.
    Dans le canton de Levallois-Perret-Sud, Isabelle Balkany affrontera un rival divers droite. Cette proche de Nicolas Sarkozy, avec un score de 37,38%, devance Arnaud de Courson de 14 points. Ce dernier, qui s'est affiché au côté de Jean-Christophe Fromantin, largement en tête au premier tour à Neuilly, pourrait bénéficier de voix de la gauche, absente du second tour. La bataille de la droite sera donc encore intense dimanche, avant l'élection du président du conseil général, le 31 mars, point d'orgue de l'affrontement Devedjian-Balkany.


    La droite espère encore dans le Val d'Oise
    Dans ce département présidé depuis 2008 par la gauche, un siège suffirait à la droite pour faire basculer le conseil général de son côté.
    Le FN a réalisé une percée. Qualifié dans cinq cantons, le parti d'extrême droite sera au second tour sur dix-neuf renouvelables, mais a peu de chances de décrocher un siège d'élu. La droite espère toujours reprendre les commandes de ce département francilien assez composite. La gauche compte sur l'impopularité du gouvernement pour faire pencher la balance de son côté.


    La Corrèze
    François Hollande préside le Conseil général de Corrèze depuis 2004. L'ex numéro un du PS fait du maintien à gauche de son département une condition de sa candidature à la primaire socialiste pour 2012. Le député estime qu'il peut gagner trois sièges au second tour, même si un canton a été conquis par la droite dès le premier même si on s'attend à un second tour "serré".

    La Sarthe
    Fief de François Fillon, le département du Premier ministre pourrait basculer de droite à gauche. Pour l'emporter, la gauche devra conquérir quatre cantons sans en perdre un. Un pari difficile, mais pas impossible, estime Le Monde. Preuve du symbole que le fief de François Fillon représente pour la gauche : Martine Aubry, Cécile Duflot et Laurent Fabius sont venus soutenir les candidats de leur camp.

    Le Rhône: M. Mercier en bonne posture

    Le (très discret) ministre de la Justice est également à la tête du Conseil général du Rhône depuis 1990. Il a été réélu dès le premier tour et il est presque assuré de conserver son siège à la tête du département.
    La partie ne sera pas aisée pour la gauche. Dans le 8e canton de Lyon, notamment, où le PS portait ses plus grands espoirs, Thierry Philip est arrivé en deuxième position et la gauche n'a pas dépassé la barre des 50% des voix.
    Alors que le PS estimait pouvoir le faire basculer, la gauche a subi plusieurs revers au premier tour.


    Pyrénées-Atlantiques: à un canton de la bascule.
    Comme dans le Jura, gauche et droite sont à égalité dans ce département (26 sièges pour chaque camp), présidé par le doyen d'âge UMP. Il suffit donc d'une victoire à la gauche (sans défaite par ailleurs) pour remporter le conseil général.
    Deux cantons offrent quelques chances au PS, à Bayonne-Ouest et Pau-Centre, mais rien n'est encore joué.La majorité a échappé aux socialistes à cause d'un revirement d'élus passés au Modem.
    A Pau-Centre, le PS (29,15% au premier tour) affronte le Modem (27,79%). L'UMP (11,8%) est arrivée derrière le FN (13,95%). La gauche a ainsi recueilli 43,75% des voix contre 39,59% pour l'attelage Modem-UMP. L'électorat d'extrême droite pourrait alors être déterminant dimanche.
    A Bayonne-Ouest se prépare un duel PS-UMP très serré. Les socialistes ont vu mardi leurs partenaires naturels leur faire faux bond. En effet, écologistes et Front de gauche ont refusé de donner une consigne de vote pour le second tour, contrairement à la position prise au plan national. Le département est encore indécis.


    Hautes Alpes: une bascule envisageable, mais improbable. Dans ce département où l'UMP ne détenait la majorité que d'un siège, la gauche fondait beaucoup d'espoirs. Mais la droite s'est montrée solide et a réussi à conquérir deux cantons à la gauche. Il lui en manque trois pour conserver le département sans appel. La victoire de la gauche semble donc tout sauf acquise.

    Les Bouches-du-Rhône
    Alerte cependant au Front national dans les Bouches-du-Rhône.
    Dimanche, le parti de Marine Le Pen sera présent dans 26 des 29 cantons renouvelables dans le département. À Marseille, où il a obtenu 30% des voix, le FN est même le seul à se maintenir dans les onze cantons de la ville. Il affrontera l'UMP dans cinq d'entre eux, le PS dans six. Si le parti majoritaire devrait bénéficier de l'appel des socialistes à faire en sorte qu'aucun candidat du FN ne soit élu dimanche soir, la tâche s'annonce plus ardue pour le PS.
    Affaibli par la multiplication des affaires judiciaires, le PS a déjà perdu deux cantons au premier tour, mais les socialistes ne perdront pas la présidence du conseil général, malgré un basculement possible de certains autres cantons. Affaibli par la mise en cause directe par Arnaud Montebourg du patron de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, il redoute, au deuxième, de perdre aussi le canton de Marseille-La Capelette où le FN a réalisé l'un de ses meilleurs scores nationaux (37,58%), loin devant le PS (26,04%). Du coup, tous les regards se portent sur les électeurs UMP. Avec leurs 17,8%, ils seront la clé du second tour.
    Le PS affiche sa sérénité. «La plupart voteront pour nous, assure le candidat FN, Laurent Comas. La révolution Marine leur permet aujourd'hui de franchir le pas sans être diabolisés.» Côté PS, la candidate Janine Ecochard, vice-présidente du conseil général, veut croire au «réveil des consciences» des électeurs de gauche. Parviendra-t-elle à mobiliser les écolos? Seul candidat à sa propre réélection à la tête du conseil général, Jean-Noël Guérini a appelé «l'ensemble des républicains à faire barrage au Front national». Mais dans le département, les Verts sont peu enclins à apporter leur soutien au PS. «On a des socialistes notoirement peu écolos avec des méthodes de gouvernance critiquables», affirme le numéro deux d'Europe Écologie-Les Verts, Jean-Vincent Placé.

    Le canton de La Capelette n'est pas le seul où le FN a enregistré de très forts scores. Dans beaucoup, il a dépassé les 30% comme à Saint-Just (34,12%), Les Olives (33,88%), Tarascon (31,07%) ou Berre-l'Étang (30,20%). En 1985, c'est à Marseille que le FN avait obtenu, pour la première fois de son histoire, un élu au conseil général.


    La droite renforcée dans les Alpes-Maritimes
    La poussée du FN était attendue. Elle a eu lieu. Mais l'extrême droite ne semble pas en mesure de faire son entrée au conseil général. La surprise vient de Jacques Peyrat, ancien maire de Nice soutenu par le FN, qui a été battu dès le premier tour par Dominique Estrosi-Sassone. Cette dernière affrontera le socialiste sortant Paul Cuturello. Le président Eric Ciotti a été réélu dans son canton et devrait conserver sa majorité départementale.

    vendredi 25 mars 2011

    Aubry-Montebourg, rien ne va plus

    Au front républicain, ils sont prêts à se bouffer




    Ils se défient du regard...
    Une saine ambiance
    proche du "bien-être" ?



    Les proches de Martine Aubry n'ont toujours pas « compris »
    les motivations de l’offensive du charognard Montebourg contre Jean-Noël Guérini
    , président socialiste vertueux du Conseil général des Bouches-du-Rhône et proche de Désirdavenir Royal. Ils lui ont fait part de leur « émotion », c'est-à-dire leur colère évidemment saine. « Nous avons reçu son rapport au moment même où il l’a publié dans la presse, jure-t-on dans l’entourage du premier secrétaire, celle-là même qui co-signe avec l'islamiste Tariq Ramadan un appel contre le débat sur la laïcité.
    Lien PaSiDupe 1 vers le rapport confraternel de Montebourg contre Guérini
    Lien PaSiDupes2 vers les complices de Ramadan
    Si le but d’Arnaud était de régler le problème, il n’aurait pas agi de la sorte. Nous en aurions pu discuter en interne. La vérité, c’est qu’il veut seulement faire parler de lui. » Et à l'approche des cantonales, c'est du plus mauvais effet: c'est même marquer un but contre son camp.

    Un PS à couteaux tirés

  • Le député de Saône-et-Loire (ric-rac) assure que la direction du PS était au courant, puisqu'il l'avait alertée plusieurs reprises, mais qu'il s'était attiré à chaque fois les foudres d’Aubry. En mai dernier, elle l’aurait même convoqué pour lui « remonter les bretelles » après qu’il eût lancé, lors d’un déplacement à Nice, que « la rénovation passera par les Bouches-du-Rhône ». Le premier courrier de Montebourg en décembre, qui préfigurait son rapport, serait également resté sans réponse. « La rénovation a un coup dans l’aile, estime-t-il aujourd’hui. Ces pratiques d’une autre époque démontrent que le PS, hélas, n’a pas changé. » Serait-il "sali" ? A moins qu'il ne soit "abimé"...
  • Poursuivi par le baron féôdal Guérini pour « diffamation privée », le député de Saône-et-Loire devra s’expliquer en mai devant le tribunal de police de Paris : il y encourt une contravention de deuxième ordre. Serein, Montebourg est décidé à se défendre – donc à s’expliquer – et il entend faire citer ses témoins. L’un des membres de son équipe a même fait un aller-retour dans les Bouches-du-Rhône pour récupérer les documents qu’il avait négligemment oubliés d’emporter avec lui.
    Lien PaSiDupes vers le dépôt de plainte de Guérini
    Autre lien: Guérini poursuit le PS

    A eux seuls, ils engorgent les tribunaux et les magistrats devraient bientôt se mettre en grève pour réclamer des moyens supplémentaires...

  • Aubry et Montebourg ne se sont pas parlés au téléphone depuis que l’affaire a éclaté. Le député souhaiterait désormais tourner la page, se recentrer sur ses propositions et, ajoute le caractériel, « crédibiliser le changement pour répondre à Marine Le Pen ». Car la forte poussée de la patronne frontiste dans les sondages l’inquiète. « Il faut prendre cela très au sérieux. Les cantonales vont être une vraie bombe. Il y aura des élus du FN à 40 % au soir du premier tour », dramatisait-il.

    S'il est vrai que ce qui est excessif est nul, ne peut-on pas également penser que
    celui qui est excessif est nul ?
    Et si jamais le taux d'abstention s'élève encore, ce sera sans doute la faute de la majorité ?

  • Aubry, une "mante religieuse", selon Mélenchon !

    Les animaux du monde socialiste

    Le Jura a vu débarquer un drôle de bestiaire, cette semaine.

    Ceux qui y ont prêté attention ont aperçu des éléphants roses et un "jeune lion", mais ont-ils vu venir la "mante religieuse" ?

    De passage à Dôle jeudi, le co-président du Parti de Gauche, le très urbain Jean-Luc Mélenchon, s'est affiché pour la première fois avec un socialiste aux traits mous et aux manières affectées. Et pas n'importe star parisienne: le gracieux député PS de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, rebelle en crise et candidat marginal aux primaires du PS.

    Ce couple improbable a sauté du train de conserve pour soutenir le candidat ex-PS et investi par le Front de Gauche, en ballottage face à l'UMP. Mais il évita soigneusement de croiser le premier secrétaire soi-même, la Ch'tite Aubry qui venait tout juste de filer à la lilloise.

    A peine avait-elle tourné les talons que Jean-Luc Mélenchon, venu de l'Essonne, lançait: "Je n'ai pas voulu être vu avec Martine Aubry parce que je ne veux pas qu'il y ait de confusion et je ne veux pas donner l'impression d'être englobé (par le PS) ni faire croire que les problèmes sont réglés".

    "Le côté mante religieuse de Martine Aubry est insupportable"
    , a-t-il déclaré devant les militants .

    Débat sur la laïcité: opposants pétitionnaires au côté de Tariq Ramadan

    Liste des vertueux frères de l'islamiste Tariq Ramadan

    LES REDACTEURS

    Bouchera Azzouz, militante féministe

    Marc Cheb Sun, directeur de la rédaction "Respect Mag"

    Anne Esambert, haut fonctionnaire

    Bariza Khiari, sénatrice PS de Paris

    Ousmane Ndiaye, journaliste à "Respect Mag"

    ILS SOUTIENNENT

    Abd Al Malik, rappeur salafiste et écrivain

    Farid Abdelkrim, artiste de stand-up

    Raymond Aubrac, ancien résistant

    Jean Baubérot, historien et sociologue

    Esther Benbassa, universitaire

    Ghaleb Bencheikh, Conférence mondiale des Religions pour la Paix

    Tahar Ben Jelloun, écrivain

    Pierre Bergé, entrepreneur, mécène et soutien financier de Sa Cynique Majesté Royal;

    Abdennour Bidar, philosophe que l'on dit 'modéré'

    Didier Billion, "Revue internationale et stratégique"

    Jane Birkin, comédienne et chanteuse

    Pascal Blanchard, historien

    Pascal Boniface, directeur de l'Iris

    Hamou Bouakkaz, adjoint au maire de Paris

    Marouane Bouloudhnine, président de Mosaic

    Alima Boumediene Thiery, sénatrice (Europe-Ecologie-les Verts)

    José Bové, député européen (Europe-Ecologie-les Verts)

    Saïd Branine, directeur d’Oumma.com

    Cabu, dessinateur

    CCIF : Collectif contre l’Islamophobie en France

    Monique Cerisier-ben Guiga, sénatrice des Français de l'étranger (PS)

    Vincent Cespedes, philosophe et écrivain

    Malek Chebel, anthropologue et philosophe

    Alain Chenal, universitaire

    Madani Cheurfa, secrétaire général du Cevipof

    Michel Ciment, journaliste

    Catherine Clément, philosophe et écrivaine

    Daniel Cohn-Bendit, député européen (Europe-Ecologie-les Verts)

    Mohamed Colin, directeur de la rédaction de "Saphirnews"

    Christian Delorme, prêtre du diocèse de Lyon

    Rokhaya Diallo, auteure

    Fayçal Douhane, président du club Polethique

    François Durpaire, historien

    Eldiablo, dessinateur

    Eric Fassin, sociologue (ENS)

    Bétoule Fekkar-Lambiotte, fonctionnaire internationale

    Olivier Ferrand, président de Terra Nova

    Dan Franck, écrivain

    Azzedine Gaci, président du CRCM Rhône-Alpes

    Vincent Geisser, sociologue

    Nasser Haidari, adjoint au maire de Marseille

    Mohammed Harbi, historien

    Mahmoud Hussein (Bahgat Einadi et Adel Rifaat, écrivains)

    Régis Jauffret, écrivain

    Adil Jazouli, sociologue

    Larbi Kechat, recteur de la mosquée Adda'wa

    Saad Khiari, cinéaste-auteur

    Jean Lacouture, écrivain et journaliste

    Patrick Lozès, président du Cran

    Laurence Méhaignerie, présidente de Citizen Capital

    Fadila Méhal, présidente des Marianne de la diversité

    Khaled Melhaa, journaliste-producteur

    Jean-Pierre Mignard, avocat

    Karim Miské, réalisateur

    Gérard Mordillat, romancier et cinéaste

    Edgar Morin, sociologue et philosophe

    Pap Ndiaye, historien

    Tareq Oubrou, grand imam de Bordeaux

    Olivier Py, metteur en scène et dramaturge

    Jean-Michel Quillardet, ancien grand maître du Grand Orient de France

    Tariq Ramadan, universitaire

    Véronique Rieffel, directrice de l’Institut des Cultures d'Islam

    Olivier Roy, islamologue

    Hafid Sekhri, membre du CRCM Rhône-Alpes

    Benjamin Stora, historien

    Fodé Sylla, Fédération internationale SOS Racisme

    Christiane Taubira, députée de Guyane (PRG)

    Jean-Claude Tchicaya, porte-parole de Devoirs de Mémoires

    Lilian Thuram, ex-footballeur

    Catherine Tripon, porte-parole de l’Autre Cercle

    Françoise Vergès, historienne

    Jean Viard, sociologue

    Patrick Weil, historien et politologue

    Ludovic Lotfi Mohamed Zahed, porte-parole de HM2F


    et bien d'autres...

    Cantonales: le Val-d'Oise peut re-basculer du PS à l'UMP

    Un Conseil général à portée de main des électeurs de droite





    Selon Arnal (PS), les Val d'Oisiens n'auraient pas remarqué qu'Arnaud Bazin (ci-contre) est le candiadat de la majorité...





    Le Conseil général du Val-d'Oise avec un seul siège d'avance, penche du côté où il va tomber.


    Actuellement présidé par le socialiste Didier Arnal
    il était tombé à gauche pour la première fois lors des dernières élections cantonales de 2008, mais il est prêt à échapper au PS.

    La droite a repris l'avantage depuis septembre 2009, avec la reconquête du canton d'Argenteuil-Est consécutive à l'annulation de l'élection de la communiste Marie-José Cayzac.

    Dès lors, les élections cantonales 2011 se focalisent, entre autres, sur ce département de 39 conseillers.

    Au jour d'aujourd'hui, la répartition des sièges est la suivante :

    20 élus pour la droite (dont 14 UMP et 6 divers droite)

    et 19 élus pour la gauche (dont 18 PS et 1 PCF).


    19 cantons seront renouvelables en 2011 :

    12 sont détenus par le PS (Argenteuil-Nord, Argenteuil-Ouest, Eaubonne, Ecouen, Franconville, Garges-lès-Gonesse-Est, Gonesse, Magny-en-Vexin, Saint-Ouen-l’Aumône, Sannois, Sarcelles-Nord-Est et Sarcelles-Sud-Ouest),

    4 par l'UMP (Herblay, Marines, Montmorency et Viarmes)

    et 3 par des divers droite (Beauchamp, Beaumont-sur-Oise et la Vallée-du-Sausseron).

    Compte tenu des résultats à la fois des élections cantonales de 2004, des élections municipales de 2008 et des élections régionales de 2010, la gauche aurait ses chances à Herblay, la Vallée-du-Sausseron et Viarmes (dans le cadre d’une triangulaire avec le FN, dans ce dernier canton), tandis que les cantons d’Ecouen, Franconville et Sannois sont gagnables pour la droite.
    Dans chaque camp, 1 à 3 sièges sont incertains.

    L'Union pour le Val d'Oise (UVO) au Conseil général avait demandé la démission du président PS, Didier Arnal à l'automne 2009

    "Nous sommes dans une situation inédite, la majorité UVO est rétablie dans ce département", expliquait Arnaud Bazin, leader de l'UVO. Et d'interpeller Didier Arnal : "Il serait convenable, respectueux des principes démocratiques que vous annonciez votre démission maintenant (...) On a besoin de donner des signaux clairs à nos citoyens en cette période difficile, on ne peut pas jouer avec la démocratie".
    La réponse de Didier Arnal n'avait pas tardé: "Cette situation me va bien".

    Et à vous, électeurs, elle vous va bien ?

    VOIR et ENTENDRE le débat organisé par la télévision du CG du Val d'Oise entre les deux concurrents, Didier Arnal, président PS du Conseil général et Arnaud Bazin, leader de l'UVO (UMP et non inscrits), le vendredi 25 mars.
    On remarquera l'agressivité du candidat socialiste:




    24032011 Plateau Arnal Bazin

    Le 27 mars, aux urnes, citoyens !

    jeudi 24 mars 2011

    Le scrutin des cantonales ne met pas "l'avenir de la France" en jeu

    Mariani, le ni-ni et le Fn : "la démocratie n'est pas en danger"





    Les cantonales sont un scrutin local


    Invité le 24 mars par France Info, le secrétaire d’Etat UMP aux Transports, Thierry Mariani a défendu la consigne du ni-ni au second tour des cantonales, ni FN, ni Front républicain. C’est selon lui la seule position "tenable". Dans ce contexte, Thierry Mariani minimise l’importance des cantonales ; "Ce n’est pas parce que dans le 4ème canton tel ou tel candidat risque de passer que la démocratie française est en danger..."

    François Fillon a confirmé son plein accord avec le "ni-ni" présidentiel, malgré l'interprétation que l'opposition a voulu donner de sa formule d'appel à voter contre le Front National, comme de l'ensemble de l'opposition.

    Thierry Mariani partage cette consigne de liberté de vote des électeurs, en fonction des réalités locales, comme le fait la gauche.

    Voter pour le Parti socialiste, ce serait accréditer l’idée que UMP-PS c’est la même chose. Je vous rappelle quand même qu’on vote pour des élections cantonales. Ce n’est pas parce que dans le 4ème canton tel ou tel candidat risque de passer que la démocratie française est en danger...
    Il ne s’agit pas de jouer l’avenir de la France... Il ne s’agit pas de diaboliser un scrutin...”
    VOIR et ENTENDRE Thierry Mariani à France Info ce matin:

    La journaliste Raphaëlle Duchemin n'a pour sa part remarqué aucune "cacophonie" dans le front républicain que préconise la gauche, mais que la vertueuse refuse de s'appliquer à elle-même:
    lien PaSiDupes 1: le PS doit assumer ses critiques et ses injures contre l'exécutif quand il est seul face au FN dont il favorise la montée
    lien PaSiDupes 2: le discours de haine du PC
    lien PaSiDupes 3: le front républicain est un attrape-nigauds qui ne sert que le PS

    Cantonales: trente duels républicains Europe Ecologie-Les Verts vs. PS

    Les écolos ont le front de rivaliser avec le PS

    La partition n'est pas la même en scène et dans la coulisse

    La « gauche solidaire » était cette semaine en répétition générale pour 2012.
    Devant le badaud, Martine Aubry et Cécile Duflot interprétèrent mercredi leur grand duo d'amour, alors que Pierre Laurent tenait la chandelle. Leur déclaration commune a été signée lundi, associant MRC de Jean-Pierre Chevènement et PRG de Jean-Michel Baylet.
    Depuis, elles prennent le même train pour Le Mans, sans se voir. Désormais, c'est par téléphone qu'elles gardent le contact. Et ce sont leurs négociateurs - Christophe Borgel et François Lamy pour le PS, Jean-Vincent Placé et Jean-Marc Brûlé pour les altermondialistes Verts (Europe Écologie-Les Verts) - qui sont parvenus à des « accords de désistement réciproques » dans 98 % des cantons renouvelables, sur le papier et à minima... «On a fait un travail pour faire en sorte que les choses se passent bien en termes de report de voix au sein de la gauche. Les consignes sont claires par rapport au barrage absolu face au Front national, et par rapport à la droite : il n'y aura aucune triangulaire face à la droite, mais il y aura effectivement des duels à gauche lorsque la droite est déjà éliminée», s'est ainsi félicité mardi soir Jean-Vincent Placé. En somme, tout baigne, officiellement.

    Du mythe à la réalité

    Refus de désistement républicain
    Les altermondialistes Verts, qui comptaient 1 178 candidats au premier tour, annoncent donc leur maintien dimanche dans 99 cantons, dont trente face au PS et sept face au Front de gauche.

    Dès le début de la campagne, Cécile Duflot avait prévenu qu'il n'y aurait pas d'«automaticité» dans les désistements si la gauche n'était pas mise en danger… Voilà pour la consigne nationale.

    Mais, localement, des situations peuvent se révéler plus compliquées.
    «Bien évidemment, au niveau départemental, les soutiens se font au gré des rapports politiques : on a parfois des socialistes qui sont notoirement peu écolos avec des méthodes de gouvernance critiquables», sanctionne Jean-Vincent Placé.
  • Il cite l'exemple notoire des Bouches-du-Rhône dirigées par Jean-Noël Guerini.
  • Jean-Marc Brûlé confirme et abonde. « C'est vrai qu'il peut y avoir certaines crispations locales avec les socialistes. De lourds contentieux existent, par exemple, au sujet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, ou au sujet du contournement autoroutier de Lyon », cite-t-il. Des dossiers, comme ceux concernant les incinérateurs, opposent aussi traditionnellement les écolos et les socialistes dans les départements. Ce qui commence à faire beaucoup de sujets de discorde.
  • Dans l'Isère et le Rhône où des duels PS-EELV auront lieu, les résultats de premier tour étaient serrés. Pour François de Rugy, député EELV de Loire-Atlantique, où les écolos se maintiennent dans huit cantons sur 30 face au PS, "personne ne peut dire ce qu'il va se passer". "S'il y a dynamique, va-t-elle favoriser le PS s'il remobilise les abstentionnistes, ou nous avec des gens se disant que le changement est possible?", demande-t-il, misant "peut-être" sur "des électeurs de droite" qui voteront "pour favoriser la diversité des conseils généraux".

    Au final, il y aura aussi sept duels avec le Front de gauche
    Le numéro un du PCF Pierre Laurent a estimé que le maintien de candidats d'Europe Ecologie-Les Verts face au Front de gauche dans certains cantons était une "entorse regrettable" à la règle du désistement républicain à gauche. Jean-Luc Mélenchon a accusé Cécile Duflot de vouloir "rompre" avec "la tradition" de désistement. Jean-Christophe Cambadélis (PS) aurait aussi souhaité un "code de bonne conduite" : les écolos ont fait un petit "accroc dans l'union".

    Les entailles au contrat avec le PCF
    :
  • En Ile-de-France: le Val-de-Marne, un des derniers bastions communistes, et la Seine-Saint-Denis où EELV demande au PCF de se retirer à Montreuil, ville de Dominique Voynet, en échange d'un retrait écolo à Saint-Denis. Dans ce département, le PS "a un problème avec le PC à Romainville, et le PCF en a un avec nous à Aubervilliers", selon François Lamy.
  • Citons pour exemple le cas anecdotique mais privilégié de Xavier Cantat, le compagnon de Cécile Duflot, à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) contre un communiste. Lien PaSiDupes

    Le long terme de la désunion de la gauche
    Les maquignons font bien peu cas du troupeau des électeurs
  • Voyons comment les états-majors se sont réparti d'avance les sièges entre eux et pourquoi les électeurs ne se rendent plus à la foire le dimanche des élections.

    Concrètement, les altermondialistes Verts, dont quatorze de leurs vingt-quatre sièges dans les conseils généraux étaient renouvelables, tablent sur vingt à quarante victoires dimanche. D'ores et déjà, Cécile Duflot en conclut d'avance à « l'enracinement des écologistes dans les territoires ».
    Une donnée qu'ils entendent bien opposer à leurs partenaires socialistes pour la suite.

    Pour les sénatoriales à l'automne 2011, un accord a déjà été conclu avec le PS, où onze sièges leur seront réservés.

    Pour les législatives de 2012 (sauf dissolution de l'Assemblée nationale), les écolos estiment « raisonnablement pouvoir exiger une cinquantaine de circonscriptions, en cas de vague de gauche», estimait mercredi un cadre anonyme aux dents longues.

    Et pour la présidentielle, ils comptent maintenir la Joly Eva !

    C'est ce qu'à gauche ils appellent l'union ...

    Cantonale: Mme Royal, candidate FN au second tour

    Une cousine peut en cacher une autre

    A.-C. et M.-S. Royal sont cousines germaines et toutes les deux engagées en politique. Mais elles n'appartiennent pas au même front. Anne-Christine Royal est en effet membre du comité central du Front national (FN) et l'autre adhère au front républicain anti-FN... Au FN depuis 1983, cette mère de famille de dix enfants souligne ne pas avoir "attendu Ségolène pour se lancer en politique". Bien qu'elles ne mangent pas au même ratelier, on voit donc d'ici l'ambiance des repas de famille, si jamais !
    Lien PaSiDupes: A.-C. Royal aux municipales de Bordeaux

    Et, pour changer, c’est la première qui fait parler d’elle ce week-end
    Elle n'est pas une inconnue au journal Le Parisien, qui s'est gaussé des vingt-quatre heures qu'elle passa une cheville enchaînée à un cep de vigne, pour dénoncer la crise viticole, au coeur des célèbres vignobles de Saint-Émilion et de Pomerol.
    Lien PaSiDupes

    Cette veuve de 46 ans n'a pourtant plus fait ricaner dans le canton de Libourne, en Gironde, où elle a recueilli 20,4% des voix au premier tour des cantonales dimanche dernier, alors qu'aux législatives de 2007, Anne-Christine Royal avait tout juste franchi la barre des 5%, alors que son lien de parenté venait tout juste d'être mis au jour, après la défaite de son aïnée. Une belle progression qui lui aura certainement valu un coup de ...fil de son aimable germaine.
    La candidate FN a déjà rempli son contrat
    Le conseiller général sortant, un fils de... nommé Gilbert Mitterrand (1949) ne se représentait pas. Anne-Christine Royal affrontera donc au second tour de l’élection la socialiste Isabelle Hardy, adjointe au maire de Libourne (déléguée à la petite enfance, à l’enfance, à l’éducation et à la jeunesse), qui a obtenu 32,17% des voix au premier tour.

    Tensions socialistes
    L'avocat Antoine Carbonnier argumente sur la désignation de sa rivale, Isabelle Hardy, adoubée à l'investiture par 58 voix, observant que la section locale compte près de 130 membres, dont plus de 80 à jour de leur cotisation. " Je constate qu'il n'y a eu que 61 votants. On est loin d'un plébiscite…" Il dénonce même une « véritable mascarade et tricherie » : « Contrairement à ce qu'affirme Philippe Buisson (adjoint PS de Libourne et proche d'I. Hardy), les militants ne se sont jamais prononcés en faveur d'une candidature féminine dans le cas où Gilbert Mitterrand ne se représenterait pas. » Le fils de Tonton reste maire de Libourne.

    Critique de l’UMPS
    Anne-Christine Royal tient le même discours que les vedettes du Front national, critiquant en bloc le système politique en place. « Depuis trente ans vous (les Libournais) êtes dirigés par des partis vieillis avec les mêmes recettes qui ne marchent pas, lança-elle la semaine dernière dans le quotidien régional socialiste, Sud Ouest. Qu'il s'agisse des socialistes ou des élus UMP, ces responsables girondins de l'UMPS (contraction de UMP et PS) sont interchangeables avec la même politique. »

    Dimanche 27: un duel à suivre

    Le second tour du scrutin dans le canton de Libourne (lieu de naissance du maire de Bègles, Noël Mamère) opposera la candidate du PS Isabelle Hardy, qui a réuni 32,17 % des suffrages au premier tour, et Anne-Christine Royal (20,90 % des voix).

    Seule contre tous: tous ceux du front républicain.