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dimanche 6 juillet 2014

La gouvernance socialiste menace-t-elle aussi bien la gauche que la démocratie?

Le changement, mortifère pour la France, secourait subsidiairement la gauche

Livrer le 
pouvoir à des nuls, c'est envoyer le pays au casse-pipe
Avec la défaite de mars, le PS est devenu un syndicat d’élus:
 il a perdu un grand nombre de mandats et d'emplois liés aux municipalités. Ignorer la leçon des urnes, ce serait compromettre toute chance de réélection présidentielle en 2017 et condamner le parti au déclin.
"Oui, la gauche peut mourir...", confirme le Nouvel Obs 
Il aura suffi de ces quelques mots prononcés par Manuel Valls devant le conseil du PS le 14 juin pour se dédouaner d'un échec annoncé et relancer tout le débat sur le coma intellectuel supposément dépassé de la gauche, "ce grand cadavre à la renverse", ainsi que l'écrivait déjà Sartre au début des années 1960 dans sa préface à "Aden Arabie". 

Un avertissement à un pouvoir crépusculaire, deux ans seulement après l'arrivée  du socialiste à l'ElyséeCe coup de semonce n'avait d'autre objectif que de culpabiliser à court terme les députés de la majorité  rebelles à la caution du pacte de responsabilité, à une politique de l'offre et à une austérité européiste résolument embrassées par le président Hollande. Autant de choix politiques que très peu d'observateurs sont prêts à accorder l'AOC "de gauche"".

Traitement de choc

Brandir le spectre d'une disparition pour faire abandonner au PS ce qui lui reste de son idéologie sociale, au minimum celle de compenser le déséquilibre des forces entre capital et travail, voilà qui ne manque pas d'audace. Accorder au PS une mort dans la dignité, en lui évitant de longues souffrances pendant qu'il est temps,  telle pourrait en effet être  le traitement de choc préconisé: l'euthanasie.  Manuel Valls ne fait que récidiver: n'avait-il pas appelé en 2009, après une sérieuse déroute lors d'un scrutin européen déjà, à renoncer au nom même de socialisme, un nom "dépassé", renvoyant à "des conceptions du XIXe siècle" ?

Au-delà du rappel à l'ordre tactique, ce bulletin de santé publié par Valls accrédite l'idée que le peuple français a glissé à droite, du fait du reniement et du lâchage de toute une génération d'intellectuels et de politiques. L'idée que le PS est devenu une coquille creuse remonte à sa direction par Hollande et se trouve confortée par son élection par défaut. Après avoir nié la crise sous la férule salissante de la Ch'tite Aubry, le PS se voit contraint, mariage pour tous et projet de réforme pénale exceptés, à emprunter nombre de ses combats et de ses mesures à la pensée de droite.

Du côté de la gauche intellectuelle, qu'elle soit enkystée dans mai 68 ou portée par le vent de l'histoire d'ailleurs, elle s'en tire souvent par le trou de mémoire de ses propres errances: les laboratoires d'idées, les think tanks, ne sont-ils pas faits davantage pour l'agitation intellectuelle que pour l'action? Le Nouvel Observateur a conservé ses références passées et consulté encore Régis Debray qui explique aujourd'hui que "la gauche est déjà morte", même que "ce qui en survit est soit pathétique soit parodique", avant de demander : "Si on s'occupait d'autre chose ?" Loin de cette sensibilité républicaine de gauche, le philosophe Jacques Rancière, auteur de "la Haine de la démocratie" (2005) où il croisait le fer avec les néo-réactionnaires en passe de gagner la guerre des consciences, déclare lui aussi que le sujet est déjà clos dans la mesure où le PS a réussi sa "tâche historique" consistant en la "liquidation de la gauche"...

Un diagnostic sans remède

Ce n'est pas fait pour rassurer les démocrates, mais le PS va aussi mal que la "gauche de la gauche" qui peine à trouver le moindre courant électoral ascensionnel en France socialiste, contrairement aux nouveaux acteurs politiques de l'extrême gauche qu'on voit surgir ailleurs en Europe - du parti Syriza en Grèce (communistes et "rouges-verts comme Eva Joly) jusqu'aux Podemos espagnols, à l'initiative d'un groupe d'enseignants en 2014. Qui peut se réjouir aujourd'hui de ce constat sans chercher à y apporter le moindre remède? Qui, pour évoquer le proverbe chinois, préfère maudire l'obscurité plutôt que de faire jaillir la moindre étincelle ?

En 2009, l'ex-"nouveau philosophe" Bernard-Henri Lévy affirmait déjà que le PS était mort, en deux ans de présidence de Nicolas Sarkozy. Il pointait ceux nombreux qui n'osaient dire que, tel "le cycliste d'Alfred Jarry, il pédalait alors qu'il était déjà mort". Non sans masochisme, il affirmait avoir voté socialiste à la dernière présidentielle, mais "comme tout le monde : par habitude, sans y croire, et en ayant le sentiment qu'on essayait de réanimer un cadavre". Appelant de ses voeux une désintégration du PS et une refondation de la gauche sur de nouvelles bases, il précisait que celles-ci seraient nécessairement: l'antifascisme, l'anticolonialisme et l'antitotalitarismeQue des vieux serpents de mer: un vrai coup de jeune! On n'est jamais assez anti-tout, quand on n'a rien à proposer...

Les vieilles lunes ont la vie dure. Un combat crépusculaire contre trois ennemis historiques sortis du passé mais fantômes actifs aux heures sombres. Rien, en revanche, sur la lutte contre la finance mondialisée, alors que la grande crise des sub-primes avait déjà démarré l'année précédente. Rien sur la justice à rendre à des millions de travailleurs pauvres, que François Mitterrand osait encore évoquer comme fondement du socialisme, deux ans avant sa propre élection à la présidence. Rien non plus sur le tournant de la rigueur socialiste de 1983 et ses conséquences possiblement décisives sur la poussée du vote FN un an plus tard, lors d'élections européennes, une fois encore. A cet égard, ne parlons même pas du scrutin à la proportionnelle, l'une des 110 propositions pour la France du candidat François Mitterrand,  lors des élections de 1981, qui fit prospérer le FN. Que cet avatar de la IVe République n'ait pas été le dernier apprenti sorcier de la gauche, nous ne le savons que trop depuis 2012: les intellectuels et (sans les assimiler) les media n'ont-ils pas failli en n'avertissant pas les électeurs? 

"L'injonction de rompre"

On a pu, depuis, mesurer les conséquences du discours de tous ces Diafoirus de la gauche qui, sous couvert de se pencher sur le malade, accélèrent sa perte. A ce discours-là, on préférera décidément celui d'un Michel Foucault qui, en 1979, préfaçant un livre de Jean Daniel, oracle-maison du Nouvel Observateur, écrivait que concernant l'avenir de la gauche "l'injonction de rompre" tout autant que "l'exigence d'identité" sentent forcément "l'abus". La gauche, écrivait le professeur du Collège de France, c'est encore moins qu'une "coalition de partis sur l'échiquier politique", qui, elle, peut ponctuellement se défaire en effet, ce n'est qu'un "mélange d'évidences et de devoirs, 'patrie plutôt que concept'". 

Ce sont eux justement aujourd'hui, ces évidences et ces devoirs, qui semblent désormais plus confus que jamais dans la France de 2014 et au PS. Et le "Nouvel Observateur" de s'attribuer la paternité d'une mission vieille de cinquante ans: redéfinir, reprendre à nouveaux frais et porter plus que jamais une réflexion. A quoi ont donc servi vingt années de traversée du désert, depuis 1995 ? L'hebdomadaire ouvre donc ses colonnes au débat, entre autres sur l'avenir de la gauche, avec les contributions d'un sociologue, de Laurent Bouvet qui se penche depuis quelques années sur le divorce entre la gauche de gouvernement et les classes populaires, ou encore de la philosophe Michela Marzano, fraîchement élue députée au Parlement italien.

Le Nouvel Observateur prévoit que ce débat lancé dans l'urgence à l'heure des vacances se poursuivra "bien sûr à la rentrée, car les menaces se précisent"... L'hebdomadaire (multi-usages) à lire (par exemple) dans les sanisettes s'essuie sur l'extrême droite "habile à salir les combats les plus nécessaires contre le néolibéralisme et à dresser les Français les uns contre les autres." Du Martine Aubry (quasiment) dans le texte... Le FN n'a jamais paru aussi proche du pouvoir, estime-t-il. Plombé par ses difficultés chroniques et mortifères à créer, l'hebdomadaire socialiste continue donc de s'en prendre aux droites, pensant pouvoir renaître des cendres de ses victimes ! A-t-on jamais vu ça? "Il conviendra de lui barrer la route en veillant à ce que cette seule opposition ne dicte pas une fois encore à la gauche une identité facile et superficielle": telle est la feuille de route de la gauche, selon le Nouvel Obs. Et pourtant, ce n'est même pas signé de Bruno Roger-Petit ! Marine peut aller en paix à la pêche aux bigorneaux...

Reste qu'en menaçant la gauche et le bipartisme, le PS de Hollande menace la démocratie.

vendredi 14 mars 2014

Déni de mensonge: Taubira conduit la gauche morale au cynisme d'Etat

La gauche morale se dit républicaine, mais  se croit tout permis, avec la complicité de ses réseaux de presse et d'associations 

Si le politique s'embarrasse peu de morale, la gauche brandit toutefois éthique et déontologie à tout-va 

Elle s'en dit la garante et la protectice en dépit du rappel du sociologue Julien Freund (L'essence du politique) qu'un bonne dose de machiavélisme se trouve toujours au fondement de la pensée et de l'action publiques. Malgré ses hauts cris, la majorité socialo-écolo actuelle est en train de rappeler aux uns et de démontrer aux autres qu'un socialiste tel que Hollande est en totale incapacité de réaliser le grand écart qu'il promet. 

Mais de là à ériger le machiavélisme en système, il y a un pas qu'il est fort dangereux de franchir! Et pourtant le pouvoir actuel l'a, à de multiples occasions, franchi, en érigeant quasiment en dogme, le "mentir vrai" que l'on croyait être l'apanage du poète ou des peintres impressionnistes. Certains y excellent, tels Cécile Duflot, Harlem Désir ou Bruno Le Roux, en pâte épaisse et fauve et au couteau. Les dernières palinodies d'une ministre innommable en charge de la Justice soulignent, que la mesure est comble. 

Les éléments de langage de "l'exemplarité" et du "respect de l'indépendance de la justice" destinés à l'enfumage des masses, dense et répété  ad nauseam, sont en fait apparu comme autant de ces antiphrases, dont parle Aldous Huxley dans Le Meilleur des Mondes, appelant le ministère de la Guerre, "Ministère de l'Amour". Un tel cynisme est la manifestation à la fois du manque total de respect de la gauche pour le peuple des électeurs soumis à manipulation et l'évidence  une vérité fort simple: la gauche morale (ou prétendue telle) a fait son temps.

Cette entreprise de manipulation des esprits n'est pas sans conséquences  
si, comme on peut l'espérer, les esprits avertis et le bon sens populaire en ont pris conscience à l'étalage d'une telle somme de contre-vérités. Mais c'est néanmoins quand il y a confusion des mots que les choses et les sentiments risquent fort de s'obscurcir. Les implosions du type "cause toujours, tu m'intéresses", ou les explosions: "dies irae, dies illa", et les divers "ras le bol" en sont les expressions les plus fréquentes. 
Menteuse rouge de colère parmi les menteurs roses, Christiane Taubira nie ses mensonges, mais c'est finalement sous la pression des faits et des documents qu'elle a elle-même brandis sous les téléobjectifs qu'elle veut bien condescendre à admettre qu'elle s'est trompée dans les dates...

Les menteries de madame Taubira sont le fourier de l'abstention populaire. Compris en son sens large, il sera la réaction du mépris du peuple vis-à-vis du pouvoir et des diverses institutions qui le représentent.

Ampleur du mépris du peuple  

Le taux d'abstention sera la sanction immédiate du détournement, sans vergogne, de l'état de droit. L'électorat pourrait rejeter ce devoir de penser et d'agir, d'une manière péremptoire, dogmatique, idéologique, en fonction d'une conception pré-établie de ce que doit être l'individu, la société et le monde en général, selon Max Weber. Hollande se fait le fossoyeur de cette "logique du devoir être" qui était le propre du discours socialisant du XIXème siècle et dont le PS au pouvoir était jusqu'ici le conservateur-en-chef.

L'ersatz de DSK à l'Elysée n'a d'autre substitut que la rhétorique de l'empathie saint-sulpicienne, 
les prêchi-prêcha tiers-mondialisants et les tartufferies sociales égalitaires, dont font commerce la ministre en charge de la justice "des humbles contre les puissants", en surenchère permanente avec le matamore au noir soucil froncé de la place Beauvau, ainsi que la porte-parole pincée du gouvernement en charge des droits des "genres" indifférenciés, mais aussi des femmes. Ils nous assènent leurs injonctions dogmatiques, leur ré-éducation stalinienne des masses et leur édification d'un monde nouveau, comme autant d'avancées. Autant de faux-nez, en vérité, de leur duplicité dont l'évidence, maintenant, crève les yeux. Pertes d'emploi et de pouvoir d'achat: austérité, pour les uns, misère pour les autres.

Contre l'avis d'une large part de la population, le gouvernement mène ainsi de front une politique de ré-éducation des masses, une normalisation- moralisation de certains comportements dits discriminés (les homosexuels, les polygames ou les bienheureux sous cannabis) et de stigmatisation-pénalisation d'autres comportements, tout autant discriminés d'ailleurs (les relations sexuelles tarifés, les excès en tout genre: vitesse, cigarette, internet, diesel, eau, gaz, électricité, sel, etc). Au nom du devoir être et de la morale bien sûr.

Taubira qui rit...
Dès lors, les gesticulations, dérobades, vérités successives et confusion mentale de Christiane Taubira, locataire au petit vélo de la place Vendôme appartiennent à ce que Nietzsche nommait une "sécrétion de moraline" et font apparaître l'aspect peu ragoûtant d'un ministère dont l'essence serait d'être, justement, au-dessus de tout soupçon. Mais Hollande l'a confié à une ex-indépendantiste et idéologue hystérique, comme il a livré le budget et la levée de l'impôt à un fraudeur fiscal, Jérôme Cahuzac, exilé en Suisse, à Singapour et sur l'île de Man.

Le bon sens populaire ne supporte pas qu'on mente "comme un arracheur de dents". 
Taubira qui pleure !
La p'tite dame se comporte comme une enfant écervelée, voire instable, tour à tour ricanante et hurlante. Ces comportements de caractérielle ont des effets dévastateurs sur les institutions. En particulier le fait, que par un processus de saturation, le moralisme au pouvoir, celui de l'exemplarité de la gauche morale s'inverse en son contraire, et soit reconnu pour ce qu'il est, un cynisme plus ou moins pataud, mais non moins aveuglant et insupportable, en ce qu'il ajoute d'incohérence aux promesses et aux exigences d'efforts et de sacrifices imposés aux Français, sans qu'ils sachent à quoi ils servent.
  
Les dénégations successives de madame Taubira assorties d'affirmations de sa haute tenue morale, ne sont pas sans rappeler le fameux argument du chaudron dont parle Freud: "Je t'ai rendu le chaudron; d'ailleurs il était troué, et surtout, je ne te l'ai jamais emprunté"! On peut appliquer un tel "raisonnement" pathologique aux diverses et contradictoires péripéties de la communication ministérielle.

Les soutiens qui lui arrivent de la majorité gouvernementale ne servent pas sa défense. Ainsi l'écologiste radicale Cécile Duflot tient-elle des propos bien peu édifiants pour une ministre du Logement. A propos des écoutes téléphoniques illégales sur Sarkozy, Duflot rejette l'idée d'un complot de la gauche contre l'ex-président,  mais la magouilleuse ne revient pas sur la négociation secrète qu'elle a menée pour arracher à Martine Aubry des circonscriptions de députés EELV éligibles aux dernières législatives, au détriment de candidats socialistes, notamment de la diversité. Aujourd'hui, elle se déclare amatrice des "maladresses et de l'honnêteté" de Taubira !
VOIR et ENTENDRE la ministre altermondialiste, Cécile Duflot, défendre Taubira en lançant anathèmes et injures d'une rare virulence aveugle contre Copé et ses "méthodes de voyou":


Il est heureux que de telles divulgations verbales incitent à la lucidité.
Elles suscitent cette belle innocence de l'enfance que rappelle Andersen en son conte judicieux et décapant, "Les habits neufs de l'empereur", dans lequel, à l'opposé de l'obséquieuse et hypocrite courtisanerie des puissants, "l”enfant éternel", qui sommeille dans la sagesse populaire, rappelle à bon escient que "le Roi est nu". Et en l'occurrence, ils sont "Tous à poil !"

Il est toutefois urgent que l'enfant qui sommeille en chaque électeur ouvre un oeil le 23 mars et le second, le 30. 

dimanche 7 août 2011

Réflexions sur l'organisation politique, selon le philosophe Michel Serres

Michel Serre livre son point de vue sur France Info

L'octogénaire s'entretient avec Michel Polacco

L'homme de lettres Michel Serres, également historien des sciences, est né à Agen en 1930.



Peut-on imaginer la politique sans partis ? N'est-il vraiment pas de politique sans partis ?
Lien: les partis politiques



Lien: gauche et droite
Ces notions politiques anciennes ont-elles encore un sens profond aujourd’hui ?, s'interroge le philosophe...


jeudi 31 mars 2011

La gauche gagne trois conseils généraux : un triomphe ?

L'opposition conforte faiblement ses acquis de 2008

60 Conseils Généraux à gauche, au lieu de 58 sur 100
La gauche est loin du compte
, mais il était logique qu 'elle sauvât des acquis, qui, pour une fois, ne sont pas syndicaux.
Elle avait convoité dix nouveaux conseils généraux mais les urnes ne les leur ont pas livrés. Jeudi lors de l'élection des présidents issus des dernières cantonales, seuls le Jura, les Pyrénées-Atlantiques et La Réunion sont passés à gauche, tandis que la droite reconquiert le Val d'Oise et se maintient en Savoie, donnée perdue. Ces cantonales portent donc à 60 le nombre de départements présidés à gauche, et à 40 à droite. C'est la première fois que le PS et ses alliés atteignent la barre des 60, Paris ne votant pas cette année.


  • Dans l'opposition La strauss-kahnienne Marisol Touraine a ravi la présidence de l'Indre-et-Loire à une fabiusienne, Claude Roiron. Dans les Hautes-Pyrénées, d'une voix, Michel Pélieu, du Parti radical de gauche (PRG), a subtilisé la présidence à la sortante (PS), Josette Durrieu, qui l'avait emporté en 2008 au bénéfice de l'âge. A la Martinique, une autre femme a fait son entrée dans le club très fermé des femmes présidentes de département: Josette Janon, une DVG, succède à une PS. Avec le départ d'Anne d'Ornano, qui reste toutefois conseillère générale, cinq femmes - au lieu de 6 - sont à présent présidentes de conseil général.

  • Dans la majorité deux ministres de l'ouverture ont été réélus: le centriste Michel Mercier (Justice) dans le Rhône et le Nouveau centre Maurice Leroy (Ville) dans le Loir-et-Cher.
    De nouveaux présidents ont été élus

  • Dans de nombreux départements n'ayant pas changé de majorité, les sortants ayant décidé de ne pas se représenter : - à gauche de l'Aude, de la Loire-Atlantique, de la Nièvre, du Nord et de l'Essonne. - à droite de la Moselle, du Morbihan, de l'Yonne, de la Sarthe. Le 11 mai, les nouveaux présidents devraient élire le président de l'ADF qui est leur interlocuteur auprès du gouvernement. Son président actuel, le PS Claudy Lebreton (Côtes-d'Armor), devrait être renouvelé à cette fonction.
    La majorité gagne deux départements:


  • la Savoie donnée perdue, mais conservé par Michel Barnier


  • et le Val-d'Oise, qui rentre au bercail. Le 101e CG est une création
    Mayotte a choisi de devenir le 101e département français La séance d'élection de son premier président a été reportée à dimanche, faute de quorum, c'est-à-dire de conseillers généraux présents. La majorité, UMP et Nouveau centre, y a perdu la majorité d'un seul siège et la gauche, avec 10 élus sur 19, est en mesure d'en constituer une nouvelle.
    A noter qu'
    Europe Ecologie-les Verts est le dindon bio de la farce Les altermondialistes Verts n'ont aucune présidence, ce qui refroidit Ses prétentions de l'après Régionales...
    Quant au MoDem, essaiera-t-il de nous convaincre de son implantation locale ? Tout est bien
    A chaque réforme, l'opposition politique et syndicale refuse de faire du quantitatif: va-t-elle savoir faire du qualitatif ? Lien Olivier Dussopt mouché par Luc Chatel sur les crédits de l'Education nationale.

  • lundi 31 janvier 2011

    Carla Bruni découvre la gauche telle qu'elle est

    Carla Bruni-Sarkozy : «Je ne me sens plus vraiment de gauche»

    « Pour moi, la politique reste un monde difficile. Ce ne sera jamais mon métier, je n'en ferai jamais »

    Dans des confidences livrées au Parisien-Aujourd'hui en France, Carla Bruni Sarkozy précise n'avoir jamais voté à gauche en France et ne pas avoir l'intention de le faire. Elle n'entend toujours pas s'engager en politique.

    Aujourd'hui, mariée à un homme de droite, Carla Bruni-Sarkozy semble vouloir se débarrasser de son image de femme de gauche. Dans les colonnes du journal Le Parisien-Aujourd'hui en France, la première dame revient sur son propre positionnement sur l'échiquier politique. « J'ai fait partie d'une communauté d'artistes. On était bobo, on était de gauche mais, à ce moment-là, je votais en Italie. Je n'ai jamais voté pour la gauche en France, et je vais vous dire, ce n'est pas maintenant que je vais m'y mettre. Je ne me sens plus vraiment de gauche ».

    Pour expliquer cette maturation, elle cite des « faits », des « commentaires », notamment au cours de l'affaire Polanski-F. Mitterrand. « J'ai entendu des responsables socialistes dire la même chose que ceux du Front national. Ça m'a vraiment choquée ». Le ministre de la Culture avait exprimé un soutien appuyé au cinéaste, arrêté en Suisse pour une affaire d'abus sexuels. Au même moment, Frédéric Mitterrand avait été stigmatisé dans une polémique politicienne, moins donc pour un livre écrit en 2005 et racontant des épisodes de tourisme sexuel, que pour la participation de ce neveu du Président socialiste F. Mitterrand à un gouvernement de droite.

    «La politique ne sera jamais mon métier»

    Alors qu'un récent sondage montrait que les deux tiers des Français étaient satisfaits de l'épouse du président français dans son rôle de première dame, l'intéressée n'entend visiblement pas aller plus loin dans son engagement. « Pour moi, la politique reste un monde difficile. Ce ne sera jamais mon métier, je n'en ferai jamais », explique-t-elle. « Je trouve ça très courageux, je suis admirative des gens qui en font, mais c'est comme la boxe. Je n'ai pas les os, je n'ai pas les dents (…) Représenter la France à l'étranger, travailler pour les gens de ce pays, oui. C'est un honneur, cela me rend vraiment fière. Faire de la politique, c'est non et ce sera toujours non. » En revanche, elle dit au journal son désir de s'investir dans le domaine humanitaire.

    Interrogée sur 2012, elle entend soutenir Nicolas Sarkozy, si ce dernier se représente. Pas question en revanche, dit-elle, de faire déjà campagne alors que son mari ne s'est pas encore positionné.

    mercredi 8 septembre 2010

    Grèves: la gauche française raillée par les étrangers

    La presse internationale juge sévèrement la grève de mardi...

    C'est le verbatim de l'article du correspondant à Los Angeles de 20 Minutes
    (PaSiDupes s'est abstenu de (presque) tout commentaire polémique mais pas de mise en couleur !) :

    La grève, c'est so French. C'est en résumé le regard mi-amusé, mi-incompréhensif porté par les journaux étrangers et leurs lecteurs sur le mouvement social de mardi. « La France est en pleine dénégation. Elle doit regarder la réalité en face », attaque le conservateur Wall Street Journal. «La réforme est vitale pour faire face à la détérioration des finances publiques et rester compétitif face au système allemand», estime le WSJ.

    «Syndicats du passé»

    «Work longer, moi?», ironise en français dans le texte le correspondant de la chaîne britannique Sky. Pour Alex Rossi, « même si l'âge passait à 62 ans, les Français bénéficieraient toujours de conditions de travail parmi les plus avantageuses d'Europe, notamment avec les 35 heures ». Il rappelle que l'âge de la retraite est «récemment passé à 67 ans» en Allemagne.

    Ce «refus de travailler davantage est ridicule.

    C'est un sport national, même leurs footballeurs font grève», raille un lecteur du New York Times [pas spécialement à droite...]
    Même refrain du côté du journal de l'université d'Harvard. « J'ai voyagé en France et notre TGV a été bloqué par des grévistes », raconte l'étudiant journaliste, qui conclut: « Qu'un train du futur soit coincé par des syndicats du passé, voilà le paradoxe qui résume la France. »

    «Vive la France»

    Les discussions sont globalement les mêmes dans toute la presse américaine. « Comment les Français peuvent-ils refuser de travailler deux ans de plus alors que la durée de vie s'allonge et que l'économie mondiale vacille », demande un lecteur du New York Daily News. « Retraite à 60 ans, cinq semaines de congés payés par an, 35 heures par semaine... Les salariés Français sont gâtés et doivent arrêter de pleurnicher et travailler », poursuit un autre.

    Il faut lire The Economist [libéral de gauche] pour trouver une analyse un peu plus fine [jugement partisan?]. L'hedbo explique que « le mécontentement est plus large que le simple problème des retraites, entre des scandales touchant le gouvernement et un durcissement de la politique » du chef de l'Etat. Et de se demander si « tough Sarko » («Sarko le dur») gagnera son bras de fer contre les syndicats.

    Mais tout le monde ne critique pas le mouvement social

    [Il fallait que 20 Minutes termine du côté où il penche...]
    « Les Français défendent leur qualité de vie, leur sécurité sociale, leurs retraites. Nous avons abandonné tout ça il y a bien longtemps et préféré plier devant Wall Street », regrette un New Yorkais dans le Times [journal britannique]. Il conclut: « Vive la France ! » [Les Anglais sont visiblement nos amis....]
    [Rien de vrai dans cette vision new-yorkaise de base, mais ça fait une conclusion réparatrice du sentiment de ridicule qui frappe un bon million et demi de "pommes de France" qui ne sont pas plus lucides que ce commentaire "so Big Apple".
    Restent les autres...]

    jeudi 2 septembre 2010

    Le président Giscard d'Estaing appuie la politique de Sarkozy envers les Rom

    Un camouflet pour la gauche entière, politique et médiatique

    Valéry Giscard d'Estaing a apporté son soutien aux mesures décidées par Nicolas Sarkozy à l'encontre des Rom en situation irrégulière en France.

    Sentence de l'ancien président de la République:
    "Les mesures prises, à l'initiative du président de la République, concernant certains membres de la communauté rom en situation irrégulière dans notre pays (...) méritent d'être approuvées".

    Ce membre du Conseil constitutionnel valide la régularité du renvoi des clandestins en Roumanie ou en Bulgarie. Elles "sont conformes aux règles en vigueur dans l'Union européenne et prennent en compte les intérêts des citoyens français", souligne-t-il dans une chronique parue jeudi dans Le Point.

    Valéry Giscard d'Estaing insiste face à l'indécent matraquage de l'opinion par la presse engagée, dont on se demande si elle est plus stupide que mercantile ou moins humaniste que partisane,.

    Les Rom en situation irrégulière, "citoyens d'un Etat démocratique membre de l'Union européenne", "n'ont aucun motif de se prévaloir du droit d'asile" qui concerne l'accueil de personnes "en danger dans leur pays, du fait des violences qui s'y déroulent ou des persécutions politiques mises en place par un régime totalitaire".

    L'ancien chef de l'Etat met également en garde les media irresponsables

    Il invite la presse à nous épargner les amalgames et donc "une confusion trompeuse entre le cas des Rom en situation irrégulière et celui des gens du voyage installés dans notre pays". Or, cette même presse qui prétend "décrypter" et commenter l'actualité, ne fait que nous manipuler, tout en servant l'opposition et en entretenant le marché de la presse.

    Giscard rappelle leurs fondamentaux aux acteurs politiques

    Sans mentionner les élus à l'humanisme populiste, ni les évêques et leurs curés aux prières impies, ni les laïcs récupérateurs des âmes perdues, l'ancien président de la République souligne que "les Rom en situation irrégulière sont des citoyens roumains qui ne respectent pas la réglementation européenne sur la durée des séjours".
    Cette dernière, rappelle-il, est limitée à trois mois, pour laquelle la détention d'un passeport ou d'une carte d'identité européenne suffit. Au-delà, les intéressés doivent prouver qu'ils disposent d'un emploi ou de ressources régulières". Relire PaSiDupes

    Giscard fustige les mauvaises intentions de l'opposition

    Pour le cas où l'opinion manquerait de lucidité, l'ancien chef de l'Etat poursuit. "A moins de rechercher (..) à dresser l'opinion publique contre l'intégration européenne, la solution du problème ne peut pas résider dans un usage systématique et abusif du droit à la libre circulation".
    Car, parmi les détracteurs de l'action gouvernementale, combien ne sont-ils pas également anti-européens ?

    >"Les donneurs de leçon seraient mieux inspirés si, au lieu de reprocher aux pouvoirs publics français de mettre fin à des situations irrégulières, ils soutenaient les efforts du Parlement européen et du président roumain pour obtenir que la Roumanie se dote d'une justice et d'une police intègres, et pour qu'elle adopte une législation efficace de protection des droits des enfants", conclut-il.
    Or, qui retrouve-t-on contre tout, le gouvernement français et l'Union européenne ?
    En 2005, les partisans du "non" au référendum sur le projet de référendum n'étaient autres que le PCF (Marie-George Buffet), la LCR (Olivier Besancenot, NPA), le MPF, mais aussi des cadres et des minoritaires du PS, dont Laurent Fabius, Arnaud Montebourg, Jean-Luc Mélenchon, Marc Dolez ou Henri Emmanuelli et Benoît Hamon.
    Plus dans PaSiDupes

    Devoir de mémoire

    Les zig zag de Sa Cynique Majesté Royal, suivis par Rue89

    "Le nouveau traité sur l'Union Européenne méritait-il un référendum ?

    Non, répond Ségolène Royal dans sa lettre du 3 novembre aux militants de Désirs d'avenir :

    » Ce texte étant vraiment minimum, c'est une sorte de règlement intérieur qui permet de fonctionner notamment en prévoyant des décisions à la majorité (…), cela ne mérite pas un référendum. »

    Oui, répond Ségolène Royal dans sa lettre du 7 novembre, quatre jours et quelques avoinées plus tard :

    » On sait aujourd'hui que le référendum que j'aurais organisé si j'avais été élue n'aura pas lieu car Nicolas Sarkozy n'a pas la même conception de la démocratie que moi. Cette absence de référendum ne doit pas nous empêcher de prendre position pour avancer. »

    Et elle prend soin d'ajouter :

    » J'entends dire certains que j'ai changé d'avis sur le référendum. Ce n'est pas exact.
    »"

    Le problème de caténaire de Riton Emmanuelli (PS)

    En mars 2005, le député des Landes, partisan du "non" au référendum, avait rappelé que les socialistes pouvaient se tromper.
    A titre d'exemple, il avait jugé bon de citer la "majorité" des socialistes qui avaient voté "en 1940 les pleins pouvoirs" au maréchal Pétain. (lien Nouvel Observateur )

    lundi 31 mars 2008

    Manœuvre de sondeur : Delanoë devancerait Désirdavenir Royal

    Libération interroge les Français sur les affaires du PS
    Pourquoi interroger les Français sur les problèmes intérieurs du PS ?
    Le quotidien Libération a commandé un sondage Libération-LH2 qu’il publie aujourd’hui où il fait la part belle à l'avis des Français..
    Près de 21% d'entre nous estimeraient que
    Bertrand Delanoë, le maire de Paris, serait "le meilleur dirigeant pour le Parti socialiste au cours des années qui viennent". Marie-sEGOlène Royal arriverait encore deuxième avec seulement 17%.
    D’autres ?
    Martine Aubry, la maire de Lille, se placerait nettement en 3e position, avec 9% des préférences. pour 13 % des sympathisants PS, se présente comme le «meilleur dirigeant» pour le PS, en troisième position. Laurent Fabius (9 %) suit, alors que Pierre Moscovici (6 %), Julien Dray (5 %), Arnaud Montebourg (3 %), Manuel Valls (3 %) et François Rebsamen (2 %) ne décollent pas. Mais soit qu'ils ne se sont pas déclarés, soit qu'ils ne font pas encore campagne. Et Lionel Jospin se contenterait-il de seulement soutenir Delanoë? Hollande n'est pas davantage pris non plus en compte... Et ne parlons pas d'une candidature de la diversité!
    Toujours côté sympathisants Français du PS, chez qui Royal régnait en maîtresse, 19 % placent désormais Delanoë nettement en tête, avec six longueurs d’avance et 25 %. Le quotidien prend ainsi Delanoë à son propre piège lorsque, mardi devant le conseil national du PS, il visait Sa Cynique Majesté Royal en fustigeant sévèrement «les regards rivés sur les sondages».

    Mais Delanoë a-t-il véritablement devancé celle qui tenait jusqu’à présent la tête ? Celle-ci reste d’ailleurs devant, bien que de peu, chez les sympathisants de gauche (21 % contre 19 %). La responsable socialiste, pourtant la plus en vue pendant la campagne des municipales et depuis une année avec la présidentielle, chute néanmoins de 13 points, en moins de deux mois, alors que son concurrent en grignote 8, mais que plusieurs concurrents se sont déclarés dans le même temps.
    La compétence n’est toujours pas un critère favorable à Royal. A la question de savoir quel est le «meilleur» premier secrétaire, Bertrand Delanoë est identifié comme le plus qualifié pour le job par 21 % des Français, contre 17 % à Désirdavenir. Et par 23 % des sympathisants de gauche, contre 24 % à Royal. Chez les seuls sympathisants PS, c’est le match nul : 24 % d’entre eux votent pour le maire de Paris, et autant pour l’ex-candidate… Dernier motif de satisfaction pour l’ami de Lionel Jospin : il voit son audience progresser auprès des Franciliens (20 % contre 17 % à la mi-février) mais aussi, plus surprenant, dans les milieux ruraux (12 % contre 4 %).

    La nature des questions posées est révélatrice de l’intention du quotidien.
    Les sympathisants de gauche attendent de la gauche (réduite au PS ?) qu’elle fasse «des propositions concrètes pour le pays» (63 %) plutôt qu’elle ne choisisse «rapidement un leader» (30 %), en opposition au voeu de Désirdavenir.
    Détail d’importance : la question des alliances, dont les uns et les autres usent et abusent, ces jours-ci, pour se démarquer, n’est prioritaire que pour… 4 % des sympathisants de gauche !
    Ni Buffet ni Bayrou ne serait donc indispensable ? Quelle déconvenue !