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dimanche 6 juillet 2014

La gouvernance socialiste menace-t-elle aussi bien la gauche que la démocratie?

Le changement, mortifère pour la France, secourait subsidiairement la gauche

Livrer le 
pouvoir à des nuls, c'est envoyer le pays au casse-pipe
Avec la défaite de mars, le PS est devenu un syndicat d’élus:
 il a perdu un grand nombre de mandats et d'emplois liés aux municipalités. Ignorer la leçon des urnes, ce serait compromettre toute chance de réélection présidentielle en 2017 et condamner le parti au déclin.
"Oui, la gauche peut mourir...", confirme le Nouvel Obs 
Il aura suffi de ces quelques mots prononcés par Manuel Valls devant le conseil du PS le 14 juin pour se dédouaner d'un échec annoncé et relancer tout le débat sur le coma intellectuel supposément dépassé de la gauche, "ce grand cadavre à la renverse", ainsi que l'écrivait déjà Sartre au début des années 1960 dans sa préface à "Aden Arabie". 

Un avertissement à un pouvoir crépusculaire, deux ans seulement après l'arrivée  du socialiste à l'ElyséeCe coup de semonce n'avait d'autre objectif que de culpabiliser à court terme les députés de la majorité  rebelles à la caution du pacte de responsabilité, à une politique de l'offre et à une austérité européiste résolument embrassées par le président Hollande. Autant de choix politiques que très peu d'observateurs sont prêts à accorder l'AOC "de gauche"".

Traitement de choc

Brandir le spectre d'une disparition pour faire abandonner au PS ce qui lui reste de son idéologie sociale, au minimum celle de compenser le déséquilibre des forces entre capital et travail, voilà qui ne manque pas d'audace. Accorder au PS une mort dans la dignité, en lui évitant de longues souffrances pendant qu'il est temps,  telle pourrait en effet être  le traitement de choc préconisé: l'euthanasie.  Manuel Valls ne fait que récidiver: n'avait-il pas appelé en 2009, après une sérieuse déroute lors d'un scrutin européen déjà, à renoncer au nom même de socialisme, un nom "dépassé", renvoyant à "des conceptions du XIXe siècle" ?

Au-delà du rappel à l'ordre tactique, ce bulletin de santé publié par Valls accrédite l'idée que le peuple français a glissé à droite, du fait du reniement et du lâchage de toute une génération d'intellectuels et de politiques. L'idée que le PS est devenu une coquille creuse remonte à sa direction par Hollande et se trouve confortée par son élection par défaut. Après avoir nié la crise sous la férule salissante de la Ch'tite Aubry, le PS se voit contraint, mariage pour tous et projet de réforme pénale exceptés, à emprunter nombre de ses combats et de ses mesures à la pensée de droite.

Du côté de la gauche intellectuelle, qu'elle soit enkystée dans mai 68 ou portée par le vent de l'histoire d'ailleurs, elle s'en tire souvent par le trou de mémoire de ses propres errances: les laboratoires d'idées, les think tanks, ne sont-ils pas faits davantage pour l'agitation intellectuelle que pour l'action? Le Nouvel Observateur a conservé ses références passées et consulté encore Régis Debray qui explique aujourd'hui que "la gauche est déjà morte", même que "ce qui en survit est soit pathétique soit parodique", avant de demander : "Si on s'occupait d'autre chose ?" Loin de cette sensibilité républicaine de gauche, le philosophe Jacques Rancière, auteur de "la Haine de la démocratie" (2005) où il croisait le fer avec les néo-réactionnaires en passe de gagner la guerre des consciences, déclare lui aussi que le sujet est déjà clos dans la mesure où le PS a réussi sa "tâche historique" consistant en la "liquidation de la gauche"...

Un diagnostic sans remède

Ce n'est pas fait pour rassurer les démocrates, mais le PS va aussi mal que la "gauche de la gauche" qui peine à trouver le moindre courant électoral ascensionnel en France socialiste, contrairement aux nouveaux acteurs politiques de l'extrême gauche qu'on voit surgir ailleurs en Europe - du parti Syriza en Grèce (communistes et "rouges-verts comme Eva Joly) jusqu'aux Podemos espagnols, à l'initiative d'un groupe d'enseignants en 2014. Qui peut se réjouir aujourd'hui de ce constat sans chercher à y apporter le moindre remède? Qui, pour évoquer le proverbe chinois, préfère maudire l'obscurité plutôt que de faire jaillir la moindre étincelle ?

En 2009, l'ex-"nouveau philosophe" Bernard-Henri Lévy affirmait déjà que le PS était mort, en deux ans de présidence de Nicolas Sarkozy. Il pointait ceux nombreux qui n'osaient dire que, tel "le cycliste d'Alfred Jarry, il pédalait alors qu'il était déjà mort". Non sans masochisme, il affirmait avoir voté socialiste à la dernière présidentielle, mais "comme tout le monde : par habitude, sans y croire, et en ayant le sentiment qu'on essayait de réanimer un cadavre". Appelant de ses voeux une désintégration du PS et une refondation de la gauche sur de nouvelles bases, il précisait que celles-ci seraient nécessairement: l'antifascisme, l'anticolonialisme et l'antitotalitarismeQue des vieux serpents de mer: un vrai coup de jeune! On n'est jamais assez anti-tout, quand on n'a rien à proposer...

Les vieilles lunes ont la vie dure. Un combat crépusculaire contre trois ennemis historiques sortis du passé mais fantômes actifs aux heures sombres. Rien, en revanche, sur la lutte contre la finance mondialisée, alors que la grande crise des sub-primes avait déjà démarré l'année précédente. Rien sur la justice à rendre à des millions de travailleurs pauvres, que François Mitterrand osait encore évoquer comme fondement du socialisme, deux ans avant sa propre élection à la présidence. Rien non plus sur le tournant de la rigueur socialiste de 1983 et ses conséquences possiblement décisives sur la poussée du vote FN un an plus tard, lors d'élections européennes, une fois encore. A cet égard, ne parlons même pas du scrutin à la proportionnelle, l'une des 110 propositions pour la France du candidat François Mitterrand,  lors des élections de 1981, qui fit prospérer le FN. Que cet avatar de la IVe République n'ait pas été le dernier apprenti sorcier de la gauche, nous ne le savons que trop depuis 2012: les intellectuels et (sans les assimiler) les media n'ont-ils pas failli en n'avertissant pas les électeurs? 

"L'injonction de rompre"

On a pu, depuis, mesurer les conséquences du discours de tous ces Diafoirus de la gauche qui, sous couvert de se pencher sur le malade, accélèrent sa perte. A ce discours-là, on préférera décidément celui d'un Michel Foucault qui, en 1979, préfaçant un livre de Jean Daniel, oracle-maison du Nouvel Observateur, écrivait que concernant l'avenir de la gauche "l'injonction de rompre" tout autant que "l'exigence d'identité" sentent forcément "l'abus". La gauche, écrivait le professeur du Collège de France, c'est encore moins qu'une "coalition de partis sur l'échiquier politique", qui, elle, peut ponctuellement se défaire en effet, ce n'est qu'un "mélange d'évidences et de devoirs, 'patrie plutôt que concept'". 

Ce sont eux justement aujourd'hui, ces évidences et ces devoirs, qui semblent désormais plus confus que jamais dans la France de 2014 et au PS. Et le "Nouvel Observateur" de s'attribuer la paternité d'une mission vieille de cinquante ans: redéfinir, reprendre à nouveaux frais et porter plus que jamais une réflexion. A quoi ont donc servi vingt années de traversée du désert, depuis 1995 ? L'hebdomadaire ouvre donc ses colonnes au débat, entre autres sur l'avenir de la gauche, avec les contributions d'un sociologue, de Laurent Bouvet qui se penche depuis quelques années sur le divorce entre la gauche de gouvernement et les classes populaires, ou encore de la philosophe Michela Marzano, fraîchement élue députée au Parlement italien.

Le Nouvel Observateur prévoit que ce débat lancé dans l'urgence à l'heure des vacances se poursuivra "bien sûr à la rentrée, car les menaces se précisent"... L'hebdomadaire (multi-usages) à lire (par exemple) dans les sanisettes s'essuie sur l'extrême droite "habile à salir les combats les plus nécessaires contre le néolibéralisme et à dresser les Français les uns contre les autres." Du Martine Aubry (quasiment) dans le texte... Le FN n'a jamais paru aussi proche du pouvoir, estime-t-il. Plombé par ses difficultés chroniques et mortifères à créer, l'hebdomadaire socialiste continue donc de s'en prendre aux droites, pensant pouvoir renaître des cendres de ses victimes ! A-t-on jamais vu ça? "Il conviendra de lui barrer la route en veillant à ce que cette seule opposition ne dicte pas une fois encore à la gauche une identité facile et superficielle": telle est la feuille de route de la gauche, selon le Nouvel Obs. Et pourtant, ce n'est même pas signé de Bruno Roger-Petit ! Marine peut aller en paix à la pêche aux bigorneaux...

Reste qu'en menaçant la gauche et le bipartisme, le PS de Hollande menace la démocratie.

jeudi 24 janvier 2013

Sondages: les Français se sentent envahis d'étrangers

70% des Français jugent qu'il y a trop d'étrangers

Une enquête Ipsos confirme ce que la gauche nie

La "France 2013 : les nouvelles fractures" livre un portrait qui atterre Le Monde du jeudi 24 janvier. Réalisé avec le Centre d'études politiques de Sciences Po (Cevipof), elle montre que les Français redoutent la mondialisation, la place que prend l'Europe, ne font pas confiance à leurs hommes politiques et montrent un franc repli identitaire.

Le changement socialiste déçoit aussi ceux qui l'ont voulu
Non seulement Michel Winock accuse mais il discrimine: "Les Français – du moins la grande majorité d'entre eux – semblent avoir peur de tout" et, quand ils se prononcent sur les "moyens de redressement, ils répondent : redressement de l'autorité et repli sur le pré carré", a commenté l'historien pour Le Monde. 

On peut dégager trois enseignements principaux de cette étude.

Les Français trouvent qu'il y a trop d'étrangers

D'après l'étude, quelque 70% des sondés (et jusqu'à 83% chez les sympathisants de l'UMP) trouvent qu'il y a "trop d'étrangers en France". Ils sont 62% à estimer que l'on "ne se sent plus chez soi comme avant"

Par ailleurs, 29% seulement jugent que "l'immense majorité des immigrés qui se sont installés en France ces trente dernières années est bien intégrée". Pour 46%, "pour réduire le nombre de chômeurs, il faut réduire le nombre d'immigrés"
Enfin, 57% jugent que "le racisme anti-Blanc est assez répandu en France".

La religion musulmane est particulièrement dérangeante. Considérée comme étrangère, elle est vécue par 74% des sondés comme intolérante et 
incompatible avec la société française. 

La formulation des questions est visiblement nouvelle et dissimule une mauvaise intention.
Selon Michel Winock, "les ingrédients du populisme sont là et dépassent les rangs des électeurs de Marine Le Pen". Mais si la droite républicaine ne peut suffire à justifier ces chiffres, c'est que le malaise atteint les couches populaires de l'extrême gauche. Un avertissement au gouvernement...

Ils pensent que les politiques privilégient leurs intérêts 

Idem dans le Pas-de-Calais
ou l'Hérault
Par ailleurs, les Français manifestent une défiance claire vis-à-vis de leurs représentants politiques. Pour eux, "le système démocratique fonctionne plutôt mal en France" (72%) et les attaques frontales de la gauche sur la droite ont marqué l'opinion, car "les hommes et les femmes politiques agissent principalement pour leurs intérêts personnels" (82%) et "la plupart" d'entre eux "sont corrompus" (62%). Un sentiment partagé par 51% de l'électorat de gauche.

Les media sont aussi jugés pour ce qu'ils sont : 58% pensent qu'ils "font mal leur travail", 72% que les journalistes "sont coupés des réalités", 73% qu'ils "ne sont pas indépendants"
Les jugements sont plus ambivalents à l'égard de l'argent et de la justice sociale. 71% des sondés trouvent que "c'est bien de vouloir gagner beaucoup d'argent", même s'il "a corrompu les valeurs traditionnelles".

Ils voient la France sur le déclin

Par ailleurs, une personne sondée sur deux (51% contre 49%) se dit certaine que "le déclin de la France est inéluctable". Cette conviction est même ancrée chez 77% des sympathisants du Front national. Ce sentiment est fondé sur la pénurie de travail, le chômage, cité par 56% des sondés, surpassant tous les autres sujets de préoccupation. Plus on entre dans le concret, plus ce sentiment est fort : 90% trouvent que "la puissance économique française" a décliné, 63% que tel est aussi le cas pour le rayonnement culturel.

Par ailleurs, 78% des sondés partagent l'avis qu'"on n'est jamais assez prudent quand on a affaire aux autres", 61% perçoivent la mondialisation comme "une menace pour la France". Si 58% sont pour "prendre aux riches pour donner aux pauvres", ils sont presque aussi nombreux (56%) à penser que "les chômeurs pourraient trouver du travail s'ils le voulaient vraiment".

Défiance envers l'Union européenne
Pour s'en sortir, les sondés comptent sur l'Etat-nation : près des deux tiers (65%) estiment qu'"il faut renforcer les pouvoirs de décision de notre pays même si cela doit conduire à limiter ceux de l'Europe". Mais très majoritairement (72%), ils sont pour le maintien de la France dans la zone euro.

Cette étude a été réalisée ce mois-ci par internet auprès d'un échantillon représentatif d'un millier de personnes.

Michel Winock, 76 ans, est un historien passé par la revue Esprit en 1962 qui initia l'association française opposée aux lois mémorielles et sa pétition Liberté pour l'histoire (présentée dans le quotidien Libération) qui s'oppose notamment à la loi Gayssot (PCF), " tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe", qualifiant de délit la contestation de l'existence des crimes contre l'humanité et introduisant un article dans la loi sur la liberté de la presse. 
L'association s'opposa aussi à la loi reconnaissant le génocide arménien ou celle du 21 mai 2001, dite loi Taubira, du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés, au motif, selon les signataires,  qu'elles " ont restreint la liberté de l’historien, lui ont dit, sous peine de sanctions, ce qu’il doit chercher et ce qu’il doit trouver, lui ont prescrit des méthodes et posé des limites." Le collectif demanda " l'abrogation de ces articles indignes d'un régime démocratique ". 
Toutefois, parmi les pétitionnaires, Pierre Emmanuel Vidal-Naquet, un opposant au négationnisme,  participa à l'appel "Une autre voix juive ", qui regroupe des personnalités juives solidaires du peuple palestinien.

vendredi 20 janvier 2012

Sarkozy refuse une fin de quinquenat en roue libre

Le PS regrette que Sarkozy ne reste pas "les bras ballants"



Nicolas Sarkozy, jusqu'au bout,

malgré la crise de la dette accumulée
et le défaitisme de l'opposition




La crise impose au Président de réformer jusqu'au bout

Au lendemain du sommet de crise réuni à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a défendu jeudi l' urgente nécessité de faire baisser le coût du travail en France, indiquant qu'il s'agissait d'arrêter une véritable hémorragie de l'industrie du pays.

Le chef de l'Etat, qui présentait à Lyon ses voeux au monde économique, a de même estimé que tout n'a pas été tenté pour enrayer la hausse du chômage, afin de justifier les mesures arrêtées lors de sa réunion de la veille avec les partenaires sociaux.

A trois mois de la présidentielle, le Chef de l'Etat n'a pas manqué de dresser un bilan même partiel de sa politique économique, insistant sur
la réforme des retraites,
l'autonomie des universités
ou encore la baisse des effectifs dans la fonction publique d'Etat.

Alors que le président sortant n'est pas encore entré en campagne officielle et n'a donc pas fait le plein de l'ensemble des intentions de vote face au candidat déclaré du PS, François Hollande, il a surtout justifié son volontarisme par la gravité d'une crise qui nécessite des réponses rapides, face au défaitisme de l'opposition
.
"J'ai été élu président de la République pour cinq ans et je travaillerai jusqu'à la dernière minute de mon mandat. Je demanderai aux parlementaires et au gouvernement de prendre les décisions qui s'imposent"
, a-t-il prévenu.

Ces "décisions extrêmement lourdes" concerneront la baisse du coût du travail via le transfert du financement d'une partie de la protection sociale sur d'autres supports que les salaires, une idée qui suscite des réticences dans une portion de la majorité.


Soutenir l'industrie

En visite dans la matinée dans une usine de fers à repasser du groupe SEB à Pont-Evêque, dans l'Isère, puis dans son allocution de voeux, la détermination du gouvernement dans la prise des décisions à venir, qui seront arbitrées d'ici la fin du mois, en insistant sur les risques d'une poursuite des délocalisations.
"Il faut à tout prix enrayer le déclin industriel, il faut à tout prix garrotter la perte du sang industriel de la France", a-t-il déclaré, soulignant que la part de marché de l'industrie française avait reculé de plus de trois points dans la zone euro depuis dix ans pour s'établir à 12%.

"Vous avez peut-être entendu les débats où on dit, il ne faut pas augmenter la TVA, il ne faut pas augmenter la CSG, il ne faut rien augmenter (...), mais on oublie une chose, si on reste comme on est, les délocalisations continueront", a-t-il ajouté devant les ouvriers de SEB, dans une allusion aux solutions envisagées pour compenser la baisse annoncée des charges pesant sur les salaires.
"Nous voulons (...) que votre salaire ne soit pas touché, que votre protection sociale ne soit pas touchée, mais que ça revienne moins cher à l'entreprise pour qu'elle n'ait pas la tentation d'aller produire ailleurs pour fabriquer moins cher" , a-t-il encore expliqué.


Nous n'avons pas dit notre dernier mot

S'agissant du chômage
, il a estimé qu'<"on n'a pas tout essayé", défendant ainsi les mesures annoncées mercredi pour enrayer sa hausse tout en opposant sa vision à celle d'un de ses prédécesseurs, le socialiste François Mitterrand, qui avait déclaré le contraire après la débâcle de la gauche aux législatives de 1993.

Le président déplore déplore le défaitisme de l'opposition

"Quand on pense qu'il n'y a plus rien à faire, on donne beaucoup de perspectives à tous ceux qui sont irresponsables et qui veulent se nourrir des peurs, des angoisses et des souffrances, non pour les guérir mais pour les utiliser", a poursuivi Nicolas Sarkozy.

"La fatalité ne fait pas partie de mon vocabulaire", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il ne sera "jamais l'homme d'un nouveau Vilvoorde", en référence à un autre dirigeant socialiste, Lionel Jospin. Le premier ministre socialiste avait laissé Renault fermer cette usine belge en 1997 après avoir promis qu'il s'y opposerait lors de la campagne des législatives qui lui ont permis d'accéder à Matignon.

Nicolas Sarkozy s'est distingué de la "gauche molle"
Il a conclu ses voeux en insistant sur la nécessité pour un dirigeant d'être aujourd'hui "pragmatique, ouvert" et de "décider très rapidement" face aux évolutions du monde, au moment où l'UMP, son parti, reproche à François Hollande de ne pas savoir décider.

"Il faut prendre beaucoup plus rapidement des décisions beaucoup plus importantes", a-t-il dit en insistant sur la nécessité, dans ce nouveau monde, de dire la vérité aux gens et de faire preuve de courage, autant de qualités qu'on reconnaît au président sortant et qu'il met donc en avant quand il rappelle quel est son bilan.

vendredi 20 avril 2007

Royal s’accroche à un modèle nordique dépassé.

Royal propose ce à quoi les Scandinaves ne croient plus.

Vive le changement, le vrai ! Vive la décadence !

Et pourtant, dire que le PS et Royal sont archaïques est peu dire. Leur incapacité à imaginer les a poussés à copier les modèles économiques étrangers, à les recycler pour en faire du neuf. Or, de ce neuf valable pour la France socialiste de Royal, les pays scandinaves n’en veulent plus : ils l’ont testé et en sont revenus ! Si ce modèle a pu être attrayant à une certaine époque révolue, il a trouvé ses limites, il est inadapté au monde actuel, il est périmé. Périmé, sauf pour les socialistes français…

Les socialistes français ont d’abord consacré l’époque jospinienne à s’autosatisfaire d’une croissance dont ils se sont attribué le mérite, alors qu’elle était un avatar de la croissance mondiale. Puis ils se sont obstinés à se poser en modèles de bonne gestion, sans observer le monde, dont ils se sont crus le centre, et sans s’apercevoir qu’il avait changé. Ils ont enfin gaspillé leur énergie à entraver les efforts des gouvernements et des travailleurs pour redresser le pays, pour réduire le chômage et réformer. Ils ont contrecarré les initiatives et fait obstacle à l’adaptation de la France au monde d’aujourd’hui avec le CPE et de demain avec la réforme des retraites. Ils ont trouvé le soutien éclairé des syndicats prompts à s’opposer, davantage pour redynamiser leur forces étiolées que pour sauver l’économie nationale. Ils ont pu également compter sur des jeunes frileux, déjà habitués aux facilités de l’assistanat et peu enclins à la mobilité et à la création : les forces vives de la nation s’étaient amollies et embourgeoisées ; elles s’étaient fonctionnarisées et défendaient leurs avantages acquis pour bientôt s’emballer paradoxalement pour des ‘désirs d’avenir’ garantissant leur confort pépère. La vigueur que l’on attribue traditionnellement à la jeunesse s'est exprimée dans la haine : cette violence des sentiments instillée par les forces politiques obscures qui ne disent pas leur nom, mais qui de tous temps séduisent les adolescents en révolte, tant qu’ils se cherchent. L’opium du peuple s’appelle désormais repentance et communautarisme. Les intégristes et les ‘indigènes de la république’, peu importe comment s’appellent ces dealers éternels, savent bien que leur drogue, quel que soit sa nature, produit les destructions sociales et politiques qu’ils recherchent. Les précaires français ont payé le prix fort en subissant les épreuves de l’automne 2005 téléguidées par les idéologues du malheur, les militants de la haine et les activistes de la violence. Les dommages humains ? Collatéraux ! Ils font partie de la lutte ! Tous ensemble…

Or, l’équipe persévérante de Sa Cynique Majesté Royal cherche toujours à entraîner le pays à sa perte en travaillant à la réalisation de ses ambitions personnelles. Leurs ‘désirs d’avenir’ sont-ils ceux que forment les Français(es) ? La candidate rose s’emploie à les en convaincre. Mais, l’ambitieuse le sait pourtant, son accession au pouvoir repose sur des bases périmées. Son réseau Gonordisk se fourvoie, la mène à l’impasse et le pays au recul. Parce qu’ils manquent de plan B, ils s’enferrent dans un plan A par défaut, sans espoir de progrès.

Prenez le cas de la Suède que connaît parfaitement l’un des proches conseillers de la Cynique susnommée. Poul Nyrup Rasmussen, par ailleurs membre de l’internationale socialiste, comme président du Parti de Socialistes Européens(PSE), conseille la candidate qui maintient l’impôt sur la fortune dans son projet, quand la Suède, dont elle se réclame, le supprime. Il rapporte trop peu, provoque une hémorragie fiscale élevée. L’imposition du capital sera abolie.

En France, celle qui espère des Français(es) un ‘vote conscient’ vénère toujours les tabous d’un autre âge. Arc-boutée sur le respect du dogme socialiste franco-français, et malgré la concurrence fiscale qui fait rage en Europe, elle n’accepte toujours pas les réalités économiques de son temps. La Suède, en revanche, considère désormais que l’impôt sur la fortune freine l’investissement. Déphasée, Royal s’accrochera donc à de vieux principes pour pouvoir revendiquer le label socialiste -le temps de la campagne en tout cas- quand l’Europe se dégage dès à présent de ses propres vieilles lunes. Remarquez que déjà Jospin n’avait pas eu le courage d’engager une réforme nécessaire des retraites.

Au nom sacré de la solidarité nationale et du sacré modèle français (?), la socialiste archaïque reste d’ailleurs également réfractaire à une réduction de l’impôt des moyens salaires : elle compte sur une baisse de l’impôt des seuls (très) bas salaires pour combler le manque à gagner ? On n’ira pas loin ! Elle se refuse aussi à une diminution des allocations chômage au détriment d'une prime à l’emploi. Royale, Sa Majesté s’inspire du modèle suédois d’il y a vingt ans… La Suède a pourtant fait tomber bon nombre des tabous qui ravissent encore Royal.

L’obscurantisme du réseau Gonordisk (voir libellé PaSiDupes) qui conseille la malheureuse pour notre malheur a encore de beaux jours sur le territoire français, si les électeurs n’y veillent pas? Elle en est toujours aux théories que son distingué ex-concubin développait devant les étudiants de Sciences-Po… Ca ne nous rajeunit pas. La réussite du travailliste Blair est-elle donc trop éblouissante qu’elle aveugle la pauvrette ?

En avant, les ringards ! La révolution est en marche ! Elle est juste en retard d’un métro. En grève, sans doute, la RATP …Les socialistes ne sont pas en phase? En grève, EDF ?

Voter Royal, c’est voter pour le déclin.