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samedi 25 juin 2011

SAAB en faillite, couac socialiste du modèle suédois


Le PS regarde dans le rétro pour ne pas voir devant


Saab Automobile ne va pas pouvoir payer ses employés

Au bord du dépôt de bilan

Le propriétaire de la marque automobile, Swedish Automobile (ex-Spyker), a indiqué jeudi 23 juin que le constructeur emblématique suédois est toujours à la recherche de financement à moyen terme pour pouvoir payer les salaires de ses employés.
Le propriétaire nééerlandais qui a tenté de sauver Saab ajoute n'avoir "aucune garantie" que les négociations en cours pour trouver un financement à court terme aboutissent.
Entre 1.400 et 1.500 salariés sont concernés par cette annonce, selon le porte-parole du syndicat IF Metall, Haakan Skötts. "La seule information que nous avons reçue, c'est que la solution de financement à court terme n'est pas en place", a déclaré le syndicaliste à l'agence suédoise TT.

Partenariat avec les Chinois
Saab a annoncé le 13 juin dernier un partenariat incluant 245 millions d'euros d'investissement, conclu avec deux entreprises chinoises, le distributeur automobile Pang Da et le constructeur Zhejiang Youngman Lotus Automobile.
Mais la production dans l'usine Saab de Trollhättan (ouest de la Suède) est paralysée depuis le 8 juin et la direction a annoncé le 20 juin à ses salariés sur les chaînes d'assemblage qu'il est inutile qu'ils reviennent travailler avant le lundi 4 juillet.
Le constructeur suédois emploie environ 3.800 personnes. Il avait été sauvé de justesse début 2010 lorsqu'il avait été racheté 400 millions de dollars par Spyker au géant américain General Motors, qui souhaitait s'en débarrasser.

Vers le dépôt de bilan ?
Après s'être déclaré plutôt optimiste, Spyker, qui s'est depuis rebaptisé Swedish Automobile, a été confronté à d'importants problèmes de trésorerie pour maintenir la production.
"Swedish Automobile et Saab sont en discussions avec plusieurs interlocuteurs pour obtenir un financement à court terme, y compris par la vente et la cession-bail des biens immobiliers de Saab annoncée plus tôt", rappelle le communiqué de jeudi.
"Ces discussions se poursuivent. Mais il ne peut y avoir aucune garantie qu'elles seront couronnées de succès ni que le financement nécessaire sera obtenu", ajoute Swedish Automobile.

Selon la presse suédoise, Saab pourrait rapidement déposer le bilan, faute d'avoir trouvé le cash nécessaire à la poursuite de son activité.
Au-delà des 100.000 véhicules par an pendant un temps, les ventes de Saab n'ont pas été au niveau des espérances l'an passé (un peu plus de 30.000 contre 50.000 visées) et l'objectif de 80.000 ne sera pas atteint cette année non plus, a concédé Spyker en avril.
Le titre Swedish Automobile dégringolait de plus de 12% à l'ouverture des Bourses européennes.

Avec le modèle économique suédois, le PS a d'inquiétantes références

Le "modèle suédois" reste une référence obligée pour tous les socialistes.

L'exemple de Saab est un choc culturel dans la nation emblématique de la social-démocratie, « modèle suédois » revendiqué naguère par Michel Rocard.

En juillet 2006, la présidente de la région Poitou-Charentes avait visité la Suède -neuf millions d'habitants- et vanté son approche des problèmes sociaux. ""Le modèle suédois est un modèle pour la France et pour de nombreux pays d'Europe. Nous aimerions réaliser ce qui est fait ici ", avait alors proclamé la perspicace candidate à l'investiture socialiste, devant ses courroies de transmission, les journalistes français 'indépendants' qui faisaient campagne avec elle. La Suède, qui combinait un faible taux de chômage (environ 6 %) et plus de 80 % d'adhésion syndicale, peine à empêcher les fermetures d'usines.
"Les Suédois ont refusé de sacrifier le social à l'efficacité économique. Au contraire, ils ont fait du social la pierre angulaire de l'efficacité économique", avait-elle ajouté. Or, une étude publiée en septembre 2009 dans la revue scientifique Acta Obstetricia et Gynecologica Scandinavica indiquait que 6 % des jeunes filles suédoises âgées de 15 à 23 ans ont subi un viol, le taux le plus important en Europe, deux fois plus que le Royaume-Uni.

Pour apercevoir les Français, nos socialistes regardent aussi du côté du Danemark.
« La social-démocratie danoise, c'est cela dont la France a besoin, sa “flexsécurité”, son modèle social, son Etat-providence », comme si la transposition des décisions prises dans les années 1980 par ce pays de 5 millions d'habitants était la panacée, la solution miracle. Problème ? Par nature, la réussite de la social-démocratie danoise, comme la suèdoise, reste locale et difficilement transposable, car la flexsécurité doit d'abord répondre et s'adapter aux réalités nationales. Ce qui est transposable, d'urgence à la Suède, sans espoir pour la France, ce sont les dimensions sociales et culturelles essentielles à la compréhension de l'Etat-providence danois et les attitudes sur le marché du travail, notamment vis-à-vis du licenciement et de la mobilité interprofessionnelle. De fait, la grande majorité des départs (72%) sont à l'initiative des salariés eux-mêmes ; un Danois sur quatre change de travail tous les ans grâce au tissu de PME très flexible et demandeur de main d'œuvre qualifiée.
Les pays scandinaves, que le PS nous recommande, ne sont plus aussi recommandables qu'il le veut bien.
Tout bien considéré, la société danoise, en pleine évolution, est en effet généreuse et xénophobe à la fois. Elle éprouve des difficultés à intégrer ses étrangers et présente le plus faible taux de mixité en Europe. Mais c'est un autre sujet, dont il n'est pas convenable non plus de parler maintenant.

Le socialisme est un système daté
On a compris pourquoi les copieurs-colleurs du PS ont quelque difficulté à sortir un projet précis et personnel.

La maire de Lille, Martine Brochen-Aubry, en première ligne des « reconstructeurs du parti », revendique un parti qui assume pleinement sa connotation « sociale ». Mais, le PS manque désormais de repères et ses leaders ne réussissent pas à esquisser l’alternative socialiste à la française: un bonapartisme de gauche à la Fabius ? un parlementarisme accru avec prééminence de parti, style IVème République, peut-être préférée par Martine Aubry ? Une nouvelle participation plus décentralisée et plus participative à la Royal ? En tout cas, ce n'est plus une social-démocratie à l’allemande ou à la suédoise.
Alors quoi ?

PLUS:
"Martine au pays des idées -Retraités, tous aux abris, v’là le « care » d’Aubry !"
lien causeur

vendredi 20 avril 2007

Royal s’accroche à un modèle nordique dépassé.

Royal propose ce à quoi les Scandinaves ne croient plus.

Vive le changement, le vrai ! Vive la décadence !

Et pourtant, dire que le PS et Royal sont archaïques est peu dire. Leur incapacité à imaginer les a poussés à copier les modèles économiques étrangers, à les recycler pour en faire du neuf. Or, de ce neuf valable pour la France socialiste de Royal, les pays scandinaves n’en veulent plus : ils l’ont testé et en sont revenus ! Si ce modèle a pu être attrayant à une certaine époque révolue, il a trouvé ses limites, il est inadapté au monde actuel, il est périmé. Périmé, sauf pour les socialistes français…

Les socialistes français ont d’abord consacré l’époque jospinienne à s’autosatisfaire d’une croissance dont ils se sont attribué le mérite, alors qu’elle était un avatar de la croissance mondiale. Puis ils se sont obstinés à se poser en modèles de bonne gestion, sans observer le monde, dont ils se sont crus le centre, et sans s’apercevoir qu’il avait changé. Ils ont enfin gaspillé leur énergie à entraver les efforts des gouvernements et des travailleurs pour redresser le pays, pour réduire le chômage et réformer. Ils ont contrecarré les initiatives et fait obstacle à l’adaptation de la France au monde d’aujourd’hui avec le CPE et de demain avec la réforme des retraites. Ils ont trouvé le soutien éclairé des syndicats prompts à s’opposer, davantage pour redynamiser leur forces étiolées que pour sauver l’économie nationale. Ils ont pu également compter sur des jeunes frileux, déjà habitués aux facilités de l’assistanat et peu enclins à la mobilité et à la création : les forces vives de la nation s’étaient amollies et embourgeoisées ; elles s’étaient fonctionnarisées et défendaient leurs avantages acquis pour bientôt s’emballer paradoxalement pour des ‘désirs d’avenir’ garantissant leur confort pépère. La vigueur que l’on attribue traditionnellement à la jeunesse s'est exprimée dans la haine : cette violence des sentiments instillée par les forces politiques obscures qui ne disent pas leur nom, mais qui de tous temps séduisent les adolescents en révolte, tant qu’ils se cherchent. L’opium du peuple s’appelle désormais repentance et communautarisme. Les intégristes et les ‘indigènes de la république’, peu importe comment s’appellent ces dealers éternels, savent bien que leur drogue, quel que soit sa nature, produit les destructions sociales et politiques qu’ils recherchent. Les précaires français ont payé le prix fort en subissant les épreuves de l’automne 2005 téléguidées par les idéologues du malheur, les militants de la haine et les activistes de la violence. Les dommages humains ? Collatéraux ! Ils font partie de la lutte ! Tous ensemble…

Or, l’équipe persévérante de Sa Cynique Majesté Royal cherche toujours à entraîner le pays à sa perte en travaillant à la réalisation de ses ambitions personnelles. Leurs ‘désirs d’avenir’ sont-ils ceux que forment les Français(es) ? La candidate rose s’emploie à les en convaincre. Mais, l’ambitieuse le sait pourtant, son accession au pouvoir repose sur des bases périmées. Son réseau Gonordisk se fourvoie, la mène à l’impasse et le pays au recul. Parce qu’ils manquent de plan B, ils s’enferrent dans un plan A par défaut, sans espoir de progrès.

Prenez le cas de la Suède que connaît parfaitement l’un des proches conseillers de la Cynique susnommée. Poul Nyrup Rasmussen, par ailleurs membre de l’internationale socialiste, comme président du Parti de Socialistes Européens(PSE), conseille la candidate qui maintient l’impôt sur la fortune dans son projet, quand la Suède, dont elle se réclame, le supprime. Il rapporte trop peu, provoque une hémorragie fiscale élevée. L’imposition du capital sera abolie.

En France, celle qui espère des Français(es) un ‘vote conscient’ vénère toujours les tabous d’un autre âge. Arc-boutée sur le respect du dogme socialiste franco-français, et malgré la concurrence fiscale qui fait rage en Europe, elle n’accepte toujours pas les réalités économiques de son temps. La Suède, en revanche, considère désormais que l’impôt sur la fortune freine l’investissement. Déphasée, Royal s’accrochera donc à de vieux principes pour pouvoir revendiquer le label socialiste -le temps de la campagne en tout cas- quand l’Europe se dégage dès à présent de ses propres vieilles lunes. Remarquez que déjà Jospin n’avait pas eu le courage d’engager une réforme nécessaire des retraites.

Au nom sacré de la solidarité nationale et du sacré modèle français (?), la socialiste archaïque reste d’ailleurs également réfractaire à une réduction de l’impôt des moyens salaires : elle compte sur une baisse de l’impôt des seuls (très) bas salaires pour combler le manque à gagner ? On n’ira pas loin ! Elle se refuse aussi à une diminution des allocations chômage au détriment d'une prime à l’emploi. Royale, Sa Majesté s’inspire du modèle suédois d’il y a vingt ans… La Suède a pourtant fait tomber bon nombre des tabous qui ravissent encore Royal.

L’obscurantisme du réseau Gonordisk (voir libellé PaSiDupes) qui conseille la malheureuse pour notre malheur a encore de beaux jours sur le territoire français, si les électeurs n’y veillent pas? Elle en est toujours aux théories que son distingué ex-concubin développait devant les étudiants de Sciences-Po… Ca ne nous rajeunit pas. La réussite du travailliste Blair est-elle donc trop éblouissante qu’elle aveugle la pauvrette ?

En avant, les ringards ! La révolution est en marche ! Elle est juste en retard d’un métro. En grève, sans doute, la RATP …Les socialistes ne sont pas en phase? En grève, EDF ?

Voter Royal, c’est voter pour le déclin.