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mercredi 11 avril 2012

Hollande fait peur aux nantis de la gauche caviar

Les gros revenus du showbiz et du sport se font la malle



Les favoris des Français resteraient bloqués
avec leurs comptes en Suisse

Françoise Hardy se dit menacée de délocalisation

L'arrivée éventuelle de François Hollande au pouvoir inquiète sérieusement la chanteuse française.
La compagne  de Jacques Dutronc redoute de ne plus pouvoir faire face à l'alourdissement fiscal prévu par les socialistes sur les hauts patrimoines. Dans une long entretien accordé à Paris Match cette semaine, l'artiste n'hésite pas à aborder ses problèmes financiers liés à l'impôt sur la fortune,.

Elle assure en conséquence qu'elle envisage sérieusement de quitter Paris pour continuer à régler sa feuille d'ISF, qui s'élève aujourd'hui à plusieurs dizaines de milliers d'euros par an. "Je crois que la plupart des gens ne se rendent pas compte du drame que l'ISF cause aux gens de ma catégorie, explique-t-elle. Je suis forcée, à pas loin de 70 ans et malade, de vendre mon appartement et de déménager."


Le train de vie des bobos pourrait souffrir


L'entourage de Jack Lang craint de devoir aller pointer aux Restos du Coeur

Françoise Hardy entre dans les détails en avouant des revenus annuels de 150 000 euros - mais fluctuants selon les années.
Selon elle, ils pourraient ne pas suffire demain à régler ses factures, ses charges et ses impôts, en cas de victoire des socialistes à la présidentielle. "Je paie 40 000 euros d'ISF par an. Si Hollande le multiplie par trois, qu'est-ce que je fais ? Je suis à la rue. Je comprends les gens qui quittent le pays à cause des impôts. (...) On parle du fait qu'il est très important de payer des impôts sur le revenu du capital : je suis tout à fait d'accord, poursuit-elle, mais pas pour taxer un patrimoine qui vous a coûté des fortunes à acquérir, et qui vous coûte déjà des sommes folles en entretien, charges et assurances."


Hollande ne prend pas en compte l'augmentation des prix de l'immobilier

Le foncier gonfle mécaniquement le patrimoine des propriétaires français et le gouvernement avait 'indexé' le seuil de paiement de l'ISF, le portant de 800 000 à 1,3 million d'euros. Or, le candidat  de la gauche ne s'engage que transitoirement à conserver ce seuil. 

Hollande devrait en outre faire varier les taux d'imposition  et alourdir en conséquence la facture des plus riches.


Un manque à gagner pour les finances publiques et la solidarité sociale

Si Françoise Hardy quittait définitivement Paris dans un futur proche, ce serait pour s'installer à Londres ou à New York, "deux villes où je pourrais envisager de vivre", confie-t-elle.

Thomas Dutronc, fils de la chanteuse, nuit à  sa mère
Le fils de... s'est en effet -faiblement- déclaré favorable  à Hollande dans l'émission On n'est pas couchés.
Réputée pour sa franchise, la maman se montre toutefois très réservée  d'habitude dans le milieu artistique français, vivant presque recluse dans son appartement, tout en continuant à travailler ses textes et ses mélodies, mais Hollande pourrait la faire disparaître pour de bon de la circulation.

Si les craintes de François Hardy ne réussissent guère à susciter la compassion, les dépenses publiques que Hollande ne réussira pas à financer augmentent le risque pour les classes moyennes que Hollande s'en prenne aux petits propriétaires n'est pas négligeable.

 

vendredi 3 février 2012

La TVA sociale expliquée aux nuls du socialisme archaïque

TVA sociale : Bercy table sur 100.000 emplois créés

La TVA sociale sent le soufre

Annoncée dimanche dernier par Nicolas Sarkozy, la hausse de la TVA de 1,6 point à 21,2% sera présenté ce mercredi 8 février dans le cadre d'un collectif budgétaire exceptionnel.
Un texte qui proposera aussi des mesures d'urgence sur l'emploi des jeunes (la formation en alternance), la création d'une « banque de l'industrie » autour d'Oséo et le vote d'une " taxe sur les transactions financières " (en fait le simple rétablissement d'un impôt de bourse, supprimé en 2008...).

Un effort de pédagogie s'impose

La TVA est réputé l'impôt le plus impopulaire qui soit.
Une large majorité de 80% des personnes interrogés par Harris Interactive pense au contraire que la hausse de la TVA entraînera une augmentation des prix. Et 57% ne croient pas vraiment que cette réforme globale améliorera la compétitivité des entreprises françaises.
Les socialistes brouillent les esprits
Manuel Valls , qui y était favorable pendant les primaires du PS, participe désormais à la caricature développée par le candidat Hollande dont il est devenu membre de l'équipe de campagne. Quant aux Français, ils sont renforcés dans l'idée que " hausse de la TVA sociale " signifie "prendre dans leur poche".

Le dispositif, qui s'appliquerait à compter du 1er octobre 2012, consiste à basculer 13 milliards d'euros de cotisations patronales sur la branche famille vers un double financement, assis d'une part sur la consommation (hausse du taux normal de TVA de 1,6 point) et sur les revenus du capital (2 points de CSG supplémentaires sur les produits d'épargne, les revenus fonciers et les plus-values mobilières et immobilières). La CSG " capital " passerait ainsi de 13,5 à 15,5% et la TVA de 19,6% à 21,2%.

Certains députés UMP gardent un mauvais souvenir de la 'TVA sociale', annoncée entre les deux tours des législatives de 2007.
"Depuis, on a l'impression que le terme de TVA sociale porte malheur", confiait le ministre des Transports, Thierry Mariani, se faisant l'écho de ses amis Christian Vanneste (Nord) ou Lionnel Luca (Alpes-Maritimes), qui préfèrent parler de "TVA de préférence nationale". "La TVA sociale, on aurait dû la faire en 2007." "On n'en aura pas les résultats aujourd'hui", renchérit Alain Gest (Somme).

D'autres, comme Jean-Paul Garraud (Gironde), jugent que c'est tout le mérite de Nicolas Sarkozy de faire preuve de "courage politique".
Pour Éric Ciotti (Alpes-Maritimes), "l'enjeu est beaucoup plus vaste qu'une hausse de TVA et il n'y a pas de taux arrêté". Le libéral Hervé Mariton (Drôme) demande au gouvernement de "détailler le contenu" de la réforme pour "dépasser la peur que ce mot suscite".
Proche de François Fillon, Jérôme Chartier (Val-d'Oise) souligne que "le premier ministre réunira un groupe de travail sur le sujet la semaine prochaine". Pour Michèle Alliot-Marie (Pyrénées-Atlantiques), parler de TVA sociale "c'est un contresens absolu. Attendez de voir les modalités."

Le relèvement de la TVA n'aura " pas d'impact significatif " sur les prix, assure le ministère de l'Economie dans le rapport d'évaluation de la réforme.


Impact de la TVA sociale sur la création d'emplois


L'évaluation préalable de l'article de loi sur la TVA sociale, qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres dans le cadre du collectif budgétaire, dévoile l'objectif chiffré de l'exécutif sur cette réforme qui vise à diminuer le coût du travail. " Certaines estimations se situaient à 70.000 ou 80.000 emplois créés, d'autres à nettement plus de 100.000, nous avons pris une moyenne ", indique-t-on à Bercy.
La mesure visant à éviter les délocalisations
, sont également compris dans ce total les emplois sauvegardés. L'objectif de 100.000 emplois est un objectif de moyen terme, indique-t-on encore à Bercy, soit environ trois ans.


Dissiper les craintes

Contrairement aux expériences passées de réductions des charges patronales (allégements dits Fillon) qui ciblaient les bas salaires pour avoir un effet direct sur l'emploi, l'accent est mis cette fois sur les salaires moyens
(avec la suppression totale des charges patronales " familles " jusqu'à 2,1 SMIC et partielle jusqu'à 2,4 SMIC), afin que la baisse du coût du travail profite surtout aux secteurs industriel et agricole " les plus exposées à la concurrence " . " 80 % des salariés de l'industrie perçoivent un salaire inférieur à 2,4 SMIC ", indique Bercy. Et dans le secteur agricole, ce sont 920.000 contrats de travail qui bénéficieront du nouveau barème, et 94 % des entreprises du secteur.

Bercy s'emploie également à dissiper les craintes des Français quant à la hausse des prix liée à l'augmentation de 1,6 point de la TVA . Le gouvernement affirme qu'il n'y aura " pas d'impact significatif sur les prix ".

D'une part, car le taux normal de TVA (le seul relevé) concerne 'seulement' 40 % des biens et services consommés.
D'autre part, car Bercy ne croit pas que les entreprises françaises profiteront de la baisse de leurs coûts de production pour restaurer leurs marges.

Si bien que le prix TTC " devrait baisser " pour les produits non concernés par le relèvement de TVA
et rester globalement stable pour ceux concernés par la hausse de TVA.

Au final, seuls les prix des biens importés (touchés par la hausse de TVA mais non bénéficiaires des baisses de charges) seraient " susceptibles " d'augmenter. Mais dans un contexte de faible croissance et de forte concurrence, " les entreprises n'ont pas intérêt à augmenter leurs prix de vente sous peine de perdre des parts de marchés ", met en garde Bercy.


Pas d'estimation en termes de gains à l'exportation

Comme sur l'emploi, l'impact dépendra étroitement du comportement de marge des entreprises. Les économistes de Natixis estiment que l'impact sur les prix à la consommation se limitera à 0,5 point d'inflation, essentiellement concentré sur 2013. Bercy juge que cela conforte son raisonnement.

Si la mesure poursuit un objectif de compétitivité, le gouvernement ne donne pourtant aucune estimation chiffrée en termes de gains à l'exportation et d'évolution de part de marché par rapport à nos voisins de la zone euro. Pas plus qu'il ne se risque à une estimation de l'impact de la réforme sur la croissance.


"La TVA sociale, c'est aujourd'hui une vraie piste de réflexion pour accroître la compétitivité dans notre pays
, a estimé Dominique de Villepin, mais c'est une mesure. Moi, ce que je souhaiterais, c'est qu'on ait une stratégie", a ajouté l'ancien Premier ministre, lors de l'émission C Politique sur France.

Selon lui, "une stratégie de compétitivité c'est bien sûr abaisser le coût du travail mais c'est plus que ça", comme "recentrer les pôles de compétitivité, en limiter le nombre, leur permettre d'agir en fédérant l'action des PME comme des grandes entreprises".

(avec Frédéric Schaeffer, journaliste Les Echos)

Lejaby: le tam-tam de Montebourg, inaudible des salariées

Les dessous d'un couac du bradeur Hollande

On allait voir ce qu'on allait voir

L’élu de la Saône-et-Loire voisine était "mandaté" par François Hollande

Le candidat socialiste avait instrumentalisé le drame des salariées et polémiqué. Hollande a rejeté la pusillanimité dont il est accusé jusque dans son prpre camp. "J'essaye de résoudre les conflits, je ne les recherche pas, je ne les suscite pas", avait déclaré la "gauche molle", aux dires de la Ch'tite Aubry. "Je ne suis pas un homme de problèmes, je suis un homme de solutions."
L'ancien premier secrétaire du PS avait d'ailleurs assuré la veille que s'il était président de la République, il chercherait à trouver un repreneur pour cette usine promise à la fermeture. "Nous les aiderons jusqu'au bout", a-t-il affirmé à propos des ouvrières Lejaby.
Lien Nouvel Observateur vers les promesses gratuites du candidat fanfaron

L'émissaire du candidat socialiste, Arnaud Montebourg, s'est rendu ce vendredi 27 janvier à
l’usine Lejaby d'Yssingeaux avec un projet de reprise "made in France" inspiré par Shama Hiridjee, la Malgache co-fondatrice de Princesse Tam Tam, fondée en avril 1985, qui l'accompagnait.

Le revers du gommeux

Le culotté Nono s'est fait doubler

"Nous avons cinq pistes sérieuses" de repreneurs, a annoncé jeudi 26 janvier le ministre de l'Enseignement supérieur et maire du Puy-en-Velay, Laurent Wauquiez. "Mais, il faut être très prudent, ne pas donner de faux espoirs" aux 93 salariés dont 90 femmes de l'atelier, a-t-il averti dans le quotidien "Le Progrès", évitant de fanfaronner.
L'atelier sera effectivement repris par la société Sofama, un maroquinier d'Auvergne fournisseur du malletier Louis Vuitton - qui est la perle du numéro un mondial du luxe LVMH -, et ses 93 salariés pourront conserver leur emploi, avait annoncé hier L. Wauquiez. Le PDG de LVMH s'est dit dans un communiqué. "fier" de "contribuer à la bataille pour l'emploi en France".

Le ministre Laurent Wauquiez a assuré aujourd'hui que "rien n'aurait été possible" dans la solution de reprise trouvée pour Lejaby "sans l'engagement du président" Nicolas Sarkozy.

"Rien n'aurait été possible sans l'engagement du président sur ce dossier", a déclaré sur RMC-BFMTV, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, qui avait annoncé l'arrivée d'un repreneur pour l'atelier de lingerie située à Yssingeaux, en Haute-Loire, département dont il est l'élu. "Tout au long du dossier, j'ai pu compter sur lui, il a fallu activer des outils de politique de l'emploi, notamment de formation et de reconversion professionnelle, et à chaque fois son action a été déterminante", a insisté M. Wauquiez. "A un moment où tout le monde doute des politiques, pouvoir arriver à sauver un dossier comme ça, qui était un symbole des délocalisations, et en faire aujourd'hui une incarnation de ce qu'on peut réussir sur le produire en France, eh bien tant mieux", a poursuivi le maire du Puy-en-Velay.

Hollande est-il crédible pour régler les problèmes sociaux
?

François Hollande était jeudi soir sur France 2 pour assurer le service après-vente face au journaliste David Pujadas et à Alain Juppé, le numéro 2 du gouvernement.

Le sauveur socialiste l'industrie

"Si j'étais président de la République, j'essaierais de trouver une solution de reprise. Ces salariées de Lejaby, ces femmes qui ont trente d'expérience, qui ont un talent pour la couture, on va les laisser comme ça ? On va leur payer des indemnités de chômage jusqu'à 60 ans ? (...) Moi je m'y refuse !" avait lancé le bouffon. "Ces femmes, elles veulent travailler, elles veulent être dignes dans leur activité, eh bien nous les aiderons jusqu'au bout", car "il y a quelque chose à faire pour Lejaby".


Un projet socialiste de reprise "Made in France" ?

Sauf que la société Tam Tam que Hollande mettait sur les rangs est depuis décembre la propriété du groupe japonais Fast Retailing...Lejaby a failli être nipponne !
Ce choix responsable des donneurs de leçons est éloquent à un autre titre: le "Produisons en France", puisque la lingerie féminine Princesse Tamtam est fabriquée dans des pays à burqa du Maghreb (Maroc et Tunisie), au Portugal, dans l'Océan Indien et en Asie ! Les relais médiatiques du PS se sont gardés de nous informer complètement. La censure, c'était au temps de l'ORTF, mais l'auto-censure totalitaire par le SNJ, c'est de Mitterrand à Hollande, en passant par Jospin...


Et tandis qu'il bat la campagne et nous saoûle de paroles
,
c'est le gouvernement qui fait !

vendredi 20 janvier 2012

Sarkozy refuse une fin de quinquenat en roue libre

Le PS regrette que Sarkozy ne reste pas "les bras ballants"



Nicolas Sarkozy, jusqu'au bout,

malgré la crise de la dette accumulée
et le défaitisme de l'opposition




La crise impose au Président de réformer jusqu'au bout

Au lendemain du sommet de crise réuni à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a défendu jeudi l' urgente nécessité de faire baisser le coût du travail en France, indiquant qu'il s'agissait d'arrêter une véritable hémorragie de l'industrie du pays.

Le chef de l'Etat, qui présentait à Lyon ses voeux au monde économique, a de même estimé que tout n'a pas été tenté pour enrayer la hausse du chômage, afin de justifier les mesures arrêtées lors de sa réunion de la veille avec les partenaires sociaux.

A trois mois de la présidentielle, le Chef de l'Etat n'a pas manqué de dresser un bilan même partiel de sa politique économique, insistant sur
la réforme des retraites,
l'autonomie des universités
ou encore la baisse des effectifs dans la fonction publique d'Etat.

Alors que le président sortant n'est pas encore entré en campagne officielle et n'a donc pas fait le plein de l'ensemble des intentions de vote face au candidat déclaré du PS, François Hollande, il a surtout justifié son volontarisme par la gravité d'une crise qui nécessite des réponses rapides, face au défaitisme de l'opposition
.
"J'ai été élu président de la République pour cinq ans et je travaillerai jusqu'à la dernière minute de mon mandat. Je demanderai aux parlementaires et au gouvernement de prendre les décisions qui s'imposent"
, a-t-il prévenu.

Ces "décisions extrêmement lourdes" concerneront la baisse du coût du travail via le transfert du financement d'une partie de la protection sociale sur d'autres supports que les salaires, une idée qui suscite des réticences dans une portion de la majorité.


Soutenir l'industrie

En visite dans la matinée dans une usine de fers à repasser du groupe SEB à Pont-Evêque, dans l'Isère, puis dans son allocution de voeux, la détermination du gouvernement dans la prise des décisions à venir, qui seront arbitrées d'ici la fin du mois, en insistant sur les risques d'une poursuite des délocalisations.
"Il faut à tout prix enrayer le déclin industriel, il faut à tout prix garrotter la perte du sang industriel de la France", a-t-il déclaré, soulignant que la part de marché de l'industrie française avait reculé de plus de trois points dans la zone euro depuis dix ans pour s'établir à 12%.

"Vous avez peut-être entendu les débats où on dit, il ne faut pas augmenter la TVA, il ne faut pas augmenter la CSG, il ne faut rien augmenter (...), mais on oublie une chose, si on reste comme on est, les délocalisations continueront", a-t-il ajouté devant les ouvriers de SEB, dans une allusion aux solutions envisagées pour compenser la baisse annoncée des charges pesant sur les salaires.
"Nous voulons (...) que votre salaire ne soit pas touché, que votre protection sociale ne soit pas touchée, mais que ça revienne moins cher à l'entreprise pour qu'elle n'ait pas la tentation d'aller produire ailleurs pour fabriquer moins cher" , a-t-il encore expliqué.


Nous n'avons pas dit notre dernier mot

S'agissant du chômage
, il a estimé qu'<"on n'a pas tout essayé", défendant ainsi les mesures annoncées mercredi pour enrayer sa hausse tout en opposant sa vision à celle d'un de ses prédécesseurs, le socialiste François Mitterrand, qui avait déclaré le contraire après la débâcle de la gauche aux législatives de 1993.

Le président déplore déplore le défaitisme de l'opposition

"Quand on pense qu'il n'y a plus rien à faire, on donne beaucoup de perspectives à tous ceux qui sont irresponsables et qui veulent se nourrir des peurs, des angoisses et des souffrances, non pour les guérir mais pour les utiliser", a poursuivi Nicolas Sarkozy.

"La fatalité ne fait pas partie de mon vocabulaire", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il ne sera "jamais l'homme d'un nouveau Vilvoorde", en référence à un autre dirigeant socialiste, Lionel Jospin. Le premier ministre socialiste avait laissé Renault fermer cette usine belge en 1997 après avoir promis qu'il s'y opposerait lors de la campagne des législatives qui lui ont permis d'accéder à Matignon.

Nicolas Sarkozy s'est distingué de la "gauche molle"
Il a conclu ses voeux en insistant sur la nécessité pour un dirigeant d'être aujourd'hui "pragmatique, ouvert" et de "décider très rapidement" face aux évolutions du monde, au moment où l'UMP, son parti, reproche à François Hollande de ne pas savoir décider.

"Il faut prendre beaucoup plus rapidement des décisions beaucoup plus importantes", a-t-il dit en insistant sur la nécessité, dans ce nouveau monde, de dire la vérité aux gens et de faire preuve de courage, autant de qualités qu'on reconnaît au président sortant et qu'il met donc en avant quand il rappelle quel est son bilan.

mercredi 7 décembre 2011

Achetez français, clame Hollande, avec les communistes

François Bayrou fait du neuf avec de l'ancien

Hollande plaide pour le "patriotisme industriel"


Ca s'appelle 'repli sur soi' ou protectionnisme
" Acheter français " ? François Hollande aurait trouvé la formule pour parler d'un sujet autour duquel toute sa campagne va tourner (avec l'éducation) : la réindustrialisation de la France.
François Hollande a assuré mercredi que la désindustrialisation n'est pas une fatalité.
Il était chez Alstom au Creusot, fleuron de l'industrie française et dans une région qui a su préserver son industrie. "Il y a eu 400.000 pertes d'emplois industriels en France en cinq ans, mais pendant les cinq ans qui viennent, nous allons réindustrialiser la France, augmenter la capacité de production, c'est un véritable enjeu pour notre compétitivité et pour notre balance commerciale", a déclaré le candidat socialiste à l'élection présidentielle aux salariés, dans ce site qui fabrique des pièces de TGV.

Le candidat solitaire s'en est pris une nouvelle fois à Nicolas Sarkozy sans le nommer, sa technique directe et franche.
Se livrant sans doute à de l'auto-dérision, il a ironisé sur "ceux qui viennent dans les usines pour Noël, dire qu'elles vont être sauvées et qui finalement ferment au printemps" et ceux qui, "au sommet de l'Etat, à bout de souffle, menacés d'une note dégradée, s'interrogent sur la crise". Mais il y a aussi ceux qui font et ceux qui n'ont jamais rien fait.
François Hollande a raillé le slogan "travailler plus pour gagner plus" utilisé lors de la campagne de 2007 par Nicolas Sarkozy, en soulignant que le chômage approchait les 10%.
S'appuyant sur l'exemple de l'entreprise Eolane, qui fabrique, elle aussi au Creusot, des tablettes numériques dont la production a été relocalisée en 2010, il a plaidé en faveur d'une politique de relocalisation en France.
" Ils se sont aperçus qu'ici il y avait un meilleur savoir-faire, une meilleure qualité, un meilleur service après-vente. On peut donc revaloriser notre savoir-faire. C'est ça le patriotisme industriel", a-t-il défendu.
Puis, s'adressant en aparté à un ouvrier, il a expliqué qu'il était d'accord pour produire en Chine des produits destinés au marché chinois. " Mais si c'est pour la France, alors on produit en France ! ", a-t-il proclamé.

La campagne de Bayrou est vieille de 40 ans

" Acheter français, c'est du patriotisme social "
A la mi-décembre 2008, le Parti Radical lançait une pétition pour inciter les consommateurs à acheter des produits fabriqués en France. Le but : sauver des emplois, explique Nourdine Cherkaoui, à l'origine du projet.
Communicant et membre du PR, il pense cette initiative comme " un antidote à la fatalité " : " Nous avons tous le pouvoir d'influencer l'emploi. Notre pouvoir d'achat c'est notre pouvoir d'emploi. Si vous privilégiez des produits qui sont fabriqués en France, vous protégez les emplois. Par exemple : nous sommes capables de fabriquer du high-tech, mais trouvez-moi 10 usines en France qui font des écrans plats ! 85% des cadeaux, jouets modernes... sont "made in China". "
Il parle même de " commerce équitable tricolore "...
Les marxistes défaitistes parleraient plutôt de commerce durable.

Mais l'initiative est due au PCF
En vérité, les communistes de Georges Marchais (photo d'introduction ci-dessus) avaient lancé la campagne " Acheter français et produire français " en 1970 !

L'affiche ci-contre à gauche est due au PPF, parti fasciste français actif durant la Seconde Guerre mondiale: troublant !

Quant à Bayrou, il se livre à du laisser-aller langagier !
invité du "Grand Jury" RTL-Le Figaro- LCI, il a agité son drapeau rouge: " On est en train de crever, il faut inverser le mouvement et redonner envie d'acheter français, c'est une démarche civique ", a affirmé Bayrou dimanche 4 décembre au « Grand Jury » RTL - Le Figaro - LCI.
"
Il faut que les Français consommateurs soient le soutien actif des Français producteurs. Il faut et il suffit que, chaque fois que nécessaire, sur les rayons, la transparence soit établie sur la localisation de la production.
Le label “produit en France” dira au consommateur qu'il est engagé dans le produit, qu'il achète un peu pour lui-même, pour son emploi, pour sa sécu et sa retraite.
"


Pour ne pas (trop) prêter le flanc aux accusations de protectionnisme
, il précise que " ce label ne sera pas réservé aux entreprises françaises ": " Il sera ouvert à tous les produits pourvu qu'ils soient produits en France. Et il joue sur les mots: "Il ne s'agit nullement de protectionnisme, il s'agit de transparence !"

Marine Le Pen en revendique aussi la maternité: " Je l'ai dit bien avant lui "

Marine Le Pen propose " une loi Achetons français ", clamant qu'elle l'avait « dit bien avant lui ".





Le député (radical) de Seine-et-Marne Yves Jego, lui, accus Bayrou de plagiat, sur son compte Twitter :
" Les propositions de Bayrou sur le “Made in France” sont celles de mon rapport remis à Sarkozy en mai 2010. " Jégo préconisait notamment la création d'un label ' Origine France '. Créé en mai dernier, ce label indique qu'au moins 50% de leur valeur provient de France. Des matières premières peuvent être importées mais les éléments doivent être assemblés en France.


vendredi 27 mars 2009

Taxe professionnelle : Fillon rassure les collectivités territoriales

Les collectivités anxieuses conserveront leur puissance de démagogie

A l’occasion de la visite d’une usine d’extraction et de transformation d’amidon le 16 février 2009 à Lestrem (Pas-de-Calais), le Premier Ministre a prononcé un discours sur le thème du soutien à l’emploi, de la compétitivité des entreprises et de la taxe professionnelle. Accompagné de Christine Lagarde, François Fillon a notamment promis aux collectivités locales "qu’en dépit de la suppression de la taxe professionnelle, leur niveau de ressources sera maintenu".
Le discours du Premier Ministre sur la taxe professionnelle
"Le message que je veux adresser aux collectivités est clair : continuez à investir sans crainte, car vos ressources ne diminueront pas du fait de la réforme [visant à la suppression de la taxe professionnelle]."
Concernant les modalités de la compensation de la perte des recettes, François Fillon a répété que des décisions seraient prises après la remise des propositions du comité Balladur sur la simplification territoriale. "Il n’est pas question de réformer la fiscalité locale sans une concertation approfondie avec les élus locaux", a assuré François Fillon, annonçant qu’il réunirait "la Conférence nationale des exécutifs vers la mi-mars sur les questions liées au volet financier de la réforme".
La taxe professionnelle constitue une recette de l’ordre de 29,4 milliards d’euros pour les collectivités territoriales et chambres consulaires, dont 24,8 milliards pèsent sur les entreprises, et le reste sur l’Etat.
La suppression de la taxe sur la totalité des investissements productifs, annoncée le 5 février par Nicolas Sarkozy, correspond à un allègement d’environ 11,4 milliards d’euros de la charge des entreprises, soit 8 milliards une fois pris en compte l’impôt sur les sociétés.
"Ces 8 milliards, ce sont des moyens en plus pour que nos usines puissent embaucher, innover et exporter davantage", a assuré François Fillon. "Cette réforme, elle bénéficiera uniquement à ceux qui ont choisi de produire en France et non à ceux qui localisent leur production à l’étranger. En cela, la suppression de la taxe sur les investissements productifs sera un remède contre les délocalisations."