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dimanche 24 février 2019

Belgique : 27 anciens SS perçoivent toujours une "prime" de loyauté au régime nazi

La France fait-elle mieux ?

En Belgique, la loyauté est une valeur éternelle

En Belgique, la fidélité au Troisième Reich, ça paye encore. 
Ce mardi, le journal "De Morgen" a révélé que près de 75 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale 27 anciens SS belges touchent encore une pension complémentaire de Berlin pour "fidélité, loyauté et obéissance" au régime nazi.
Cette "prime" avait été promise en 1941 par Adolf Hitler soi-même, pour récompenser ses anciens collaborateurs.

38.000 personnes auraient touché cette pension.
Aussitôt relayée par le journal "La Libre Belgique", l'information a suscité l'indignation de plusieurs partis dont le PS et Défi, qui ont appelé le gouvernement à "s'attaquer d'urgence à ce problème par la voie diplomatique". D'autant plus que cette prime versée par les Länder allemands n'est pas taxée par l'Etat belge.

Le quotidien a également contacté le chercheur Alvin de Coninck, membre de "Remembrance", une association de survivants et de rescapés de la Shoah, qui explique que les bénéficiaires seraient les Belges ayant rejoint les rangs des Waffen-SS, mais qui balance aussi des Alsaciens ayant obtenu la nationalité allemande au moment de l'invasion nazie.

"On estime qu'un total de 38.000 personnes ont perçu cette pension complémentaire", affirme "la Libre Belgique". Le montant de la pension est susceptible de varier d'un minimum de 425 euros jusqu'à 1.275 euros par mois:
"Les années passées dans une prison belge à la suite d'une condamnation pour collaboration sont considérées comme du temps de travail. [...] Alors que les Belges qui ont dû travailler en Allemagne pendant la guerre sont considérés comme travailleurs forcés ont reçu une indemnité de 50 euros par mois après la guerre", explique Alvin de Coninck.

La France fait mieux...

En France, 54 personnes perçoivent encore une pension pour avoir collaboré avec le régime nazi.
Plus de 2.000 personnes, dont les trois quarts en Europe, ont touché en février des pensions versées à d'anciens collaborateurs du régime nazi ou à des personnes enrôlées de force.

Au total, 2 033 personnes dans le monde ont touché en février des pensions versées à d'anciens collaborateurs du régime nazi ou à des personnes enrôlées de force, a précisé le ministère allemand du Travail, vendredi 22 février.

En Europe, ils sont 1.532 à percevoir la pension, dont 573 personnes dans la seule Pologne, le pays le plus représenté. Suivent la Slovénie (184), l'Autriche (101), la République tchèque (94). 
Quelque 54 personnes la perçoivent en France, 34 en Grande-Bretagne, 71 en Croatie ou 48 en Hongrie et 18 en Belgique.

Les Etats-Unis comptent sur leur sol 250 bénéficiaires, devant le Canada (121), le Brésil (18) et l'Argentine (8). 
En tout, 409 personnes disposent de cette prestation sur le continent américain. L'Asie compte une trentaine de bénéficiaires, dont 12 en Thaïlande. Enfin, 44 personnes la touchent en Australie. En Afrique, le nombre de bénéficiaires s'élève à 13, dont 9 en Afrique du Sud et 4 en Namibie. 

Jusqu'à environ 1.300 euros mensuels
Le SMIC net est de 1.173,60 € au 1er janvier 2018

Jusqu'à environ 1.300 euros mensuels de pension sont versés en vertu d'une loi allemande de 1951, qui permet aux victimes de guerre allemandes de toucher une indemnité. Elles bénéficient aussi à d'anciens nazis ou collaborateurs étrangers du régime d'Adolf Hitler, mais également à des personnes enrôlées de force. Les ex-membres de la SS en sont exclus, tout comme toute personne condamnée pour crimes de guerre. 

Depuis 2008, la loi permet aux Länder allemands qui versent ces retraites de les suspendre. Mais cette possibilité a été peu utilisée, selon des données de 2017 du gouvernement fédéral allemand. Les députés belges ont voté cette semaine un texte demandant au gouvernement de mettre fin à ce système de pensions versées par l'Allemagne. Et en France ?

Le cas Georges Marchais, 21 ans secrétaire général du PCF
(Parti communiste français)

Image associée
Georges Marchais a posé en victime du service du travail obligatoire (STO). En décembre 1942, le mécanicien ajusteur Georges Marchais est muté de l'usine aéronautique Voisin d'Issy-les-Moulineaux sous direction allemande pour travailler pour la société Messerschmitt à Augsbourg, Allemagne.

Il a déclare être rentré en France dans les premiers mois de 1943. Mais la date de son retour définitif en France est sujette à controverse : il n’est pas établi s'il est retourné en Allemagne ou s'il s'est caché avec sa femme et sa fille jusqu'à la Libération. Au début des années 1970 et surtout à la veille de l'élection présidentielle de 1981, dans le cadre de révélations de L'Express, ses adversaires politiques et d'anciens communistes l'accusent d'être parti travailler en Allemagne volontairement.
Selon l'historien Philippe Robrieux, ancien secrétaire général (1959-1961) de l'Union des étudiants communistes (UEC), cette attitude non résistante (comme celle de Maurice Thorez) fera plus tard de Marchais un militant soumis aux ordres des dirigeants soviétiques qui possèdent son dossier biographique suivant leur méthode habituelle de "tenue en main" des mouvements politiques, y compris le mouvement communiste international. 
Après guerre, ce chantage conduira  à la marginalisation des grands résistants au sein du PCF (Tillon, etc.) et favorisera l'ascension des camarades "tenus en main" par les soviétiques, dont Georges Marchais. 

L'historien Bruno Fuligni souligne que George Marchais ne participa pas à la résistance armée après son retour d'Allemagne, mais distribua des tracts dénonçant l'occupation.
Georges Marchais a-t-il encaissé sa vie durant une pension pour bons et loyaux services au régime nazi ?

dimanche 30 avril 2017

Présidentielle 2017 : Nicolas Dupont-Aignan s'associe à Marine Le Pen

Nicolas Dupont-Aignan passe des accords avec Marine Le Pen 

Le leader de Debout la France participera à la campagne de la candidate du Front national

Dupont-Aignan en a fait l'annonce au journal télévisé de France 2, ce vendredi 28 avril, précisant qu'il a "signé un accord de gouvernement". Après plusieurs jours de tergiversations, Nicolas Dupont-Aignan a révélé son rapprochement avec Marine Le Pen. "Ce soir, j'annonce officiellement que je soutiendrai Marine Le Pen, que je ferai même campagne avec elle sur un projet de gouvernement élargi", a lancé le souverainiste qui a obtenu 4,7% des voix dimanche dernier, soit un million de suffrages de plus qu'en 2012, avec le soutien de la presse socialiste qui comptait nuire à F. Fillon, mais qui n'a réussi qu'à favoriser la candidate du FN. 

Les deux responsables politiques participeront ensemble au meeting de Paris, samedi à 11 heures

"Nous avons signé un accord de gouvernement avec une évolution de son programme, avec des éclaircissements, des infléchissements et même des ajouts de mon programme présidentielle", a d'ores et déjà précisé Nicolas Dupont-Aignan qui a estimé que "Madame Le Pen n'est pas d'extrême droite"

Dupont-Aignan n'a pas manqué de tacler Emmanuel Macron
"Je ne veux pas donner la France à la Bourse de Paris."   

Le député-maire de Yerres a toutefois précisé qu'aucun accord électoral n'avait été conclu pour les élections législatives de juin: "Mon parti, Debout la France, aura des candidats partout. Les Français auront le choix. Il y aura des candidats DLF face à des candidats FN. Les Français conserveront le choix entre deux patriotismes, comme ils l'ont eu au premier tour de la présidentielle." 
Or, les discussions sont houleuses entre l'ancien candidat à l'élection présidentielle et les cadres de son parti.
 
Le risque d'"être satellisé et marginalisé"

Cette entente n'a pas ravi tous les cadres de Debout la France.Réuni lundi, le bureau politique de Debout La France a été incapable de se départager. Lors du conseil national, consulté vendredi pendant quatre heures trente, des proches du député l'ont mis en garde contre le risque de voir DLF "être satellisé et marginalisé". 
Mais en fin d'après-midi, Nicolas Dupont Aignan a discrètement retrouvé Marine Le Pen et Florian Philippot dans un appartement du 17e arrondissement de Paris. Là, il a acté son rapprochement malgré des résistances au sein de son mouvement.

Aussitôt l'entretien de Nicolas Dupont-Aignan avec Ouest France terminé, plusieurs contestataires auraient claqué la porte du parti. Parmi eux, Dominique Jamet, le vice-président de DLF ou encore le responsable du projet, Eric Anceau. "Je renonce ce jour à toutes mes fonctions au sein de DLF", a annoncé ce dernier sur Twitter.  

Au même moment, Marine Le Pen annonçait qu'elle donnera  le nom du premier ministre qu'en cas de victoire elle aimerait nommer, probablement lundi, lors de son meeting à Villepinte. 
Il y a plusieurs semaines, elle avait précisé que celui-ci pourrait ne pas être issu des rangs du FN.  

Les macronistes voient s'envoler plus de 4% des voix qui leur étaient promises.
L'annonce a été accueillie avec amertume. "Qu'on ose se dire gaulliste en faisant un tel choix, immense honte!", a tweeté François Bayrou. Nicolas Dupont-Aignan avait été membre de son cabinet au ministère de l'Education nationale. Mais, après avoir trahi Alain Juppé, le maire de Pau est-il devenu le gardien du temple gaulliste ?  
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Mitterrand, à droite, accroché aux basques
du communiste Georges Marchais, lors de sa campagne de 1988
En 1987, le Parti communiste avait reçu 1 million de dollars de Moscou 
pour financer la campagne présidentielle d'André Lajoinie.
A droite, Christian Estrosi, que l'on dit désormais en sympathie avec Macron, a asséné un rude coup : "Contrairement au général de Gaulle, Nicolas Dupont Aignan n'a pas su dire non à l'extrême droite. Honte à lui. Restons du côté de la résistance." 
François Mitterrand avait-il résisté à l'extrême gauche ?

mercredi 22 avril 2015

François Hollande compare ses alliés communistes au FN

Le FN, c'est le PC des années 70: Mélenchon hurle à l'"insulte" 

Qui a dit que son "divertissement politique" sur Canal+ est coup d'épée dans l'eau ? 



Le socialiste s'est en fait livré en commettant l'irréparable: "Madame Le Pen parle comme un tract du parti communiste des années 70," a affirmé le chef de l'Etat sur Canal+ dimanche 19 avril. 
C'est même pas du off...

Olivier Dartigolles du PCF dénonce sur twitter
 une "lâcheté intellectuelle".

VOIR et ENTENDRE François Hollande se trahir l'aveu de ce que fut réellement "l'union de la gauche":

Lundi, le numéro un communiste, Pierre Laurent, a demandé "des excuses publiques" 


"Je suis scandalisé", s'est plaint le secrétaire national du PCF sur France 2. "J'ai demandé au président de la République des excuses publiques pour cette phrase "qui est "lamentable", a ajouté le sénateur.
La présidente du Front national "Madame Le Pen parle comme un tract du Parti communiste des années 1970 (...) sauf que le Parti communiste, il ne demandait pas qu'on chasse les étrangers, qu'on fasse la chasse aux pauvres", a affirmé le chef de l'État dimanche, lors de l'émission « Le Supplément » sur Canal+.

Il convient de vérifier la bonne foi du PCF et lui rafraîchir la mémoire sur l'action du maire PCF de Montigny-les Cormeilles, Robert Hue, qui en 1981 stigmatisa un immigré marocain en le soupçonnant de trafic de drogue. La Fédération PS et la Ligue des Droits de l'homme pointèrent une dénonciation calomnieuse et une diffamation.
VOIR et ENTENDRE la réaction ironique de Georges Marchais aux critiques (nous sommes au début des années 80, au temps de... l'union de la gauche !):

VOIR et ENTENDRE
les méthodes musclées du PCF et de la CGT:
VOIR et ENTENDRE le témoignage révélateur de l'un des clandestins violentés:  

Phrase d'une "totale bassesse"
Une comparaison qui a suscité l'indignation au PCF mais aussi au Parti de Gauche, son partenaire au Front de Gauche. Jean-Luc Mélenchon a ainsi pilonné une phrase d'une "totale bassesse et indigence" indigne "d'un président élu aussi par les communistes".

"C'est la seule chose que le président de la République a trouvé à répondre à des électeurs qui lui disaient leur désarroi dans un reportage qui dénonçait ses trahisons par rapport à ses promesses de 2012 !", a déploré Pierre Laurent.

"Je rappelle au président de la République que dans les années 70 dont il parle, la gauche à l'époque avait un programme, un programme de gauche et même commun entre communistes et socialistes qui a d'ailleurs permis la victoire de 1981 de la gauche de l'époque", a martelé le numéro un communiste.

"Aveu" de François Hollande

Pour Mélenchon, ex-sénateur PS de Paris et eurodéputé Front de gauche, "la gauche à l'époque n'hésitait pas à dire des choses auxquelles le président de la République a totalement renoncé".
Le secrétaire national y voit "un aveu" de François Hollande qui "a décidé de tourner le dos à ses électeurs plutôt que de répondre à leurs urgences sociales ". "Nous, nous n'avons pas renoncé", "le Parti communistes des années 70 comme des années 2000, lui, il continue le combat contre la finance", même si "nous avons changé beaucoup de choses" depuis ce temps.
Il a souligné que l'eurocommunisme voulait alors "construire une Europe de la solidarité et pas l'Europe de la finance qu'on s'apprêtait à construire. Qui avait raison, les communistes ou ceux qui se sont engouffrés dans l'Europe qu'on connaît aujourd'hui ?". Idem pour la défense par les communistes d'un maintien des emplois industriels en France. 

"Qui avait raison ?"
"Il y a des choses de cette époque-là que je revendique totalement et il y en a d'autres que nous avons changé bien sûr parce que le monde a changé", a-t-il encore fait valoir.

Robert Hue reste coi : et pourquoi ?

N'a-t-il pas été sept ans secrétaire général du Parti communiste français (1994-2001) ? Il a aussi été maire PCF de Montigny-lès-Cormeilles, candidat du PCF à l'élection présidentielle avril 1995 (8,64 %), député communiste du Val-d'Oise (1997-2002), à nouveau candidat à la présidentielle (2002): 3,37 % des suffrages qui manquèrent au socialiste Lionel Jospin, éliminé au 1er tour. Depuis 2004, il n'est plus que sénateur dissident du PCF.
En 2012, dès les primaires, Robert Hue apporta son soutien à François Hollande 
qui, en retour, le pressentit en 2013 pour entrer au gouvernement, mais qui le nomma finalement "représentant spécial pour les relations avec l’Afrique du Sud", en 2015.

VOIR et ENTENDRE tout le bien qu'il pensait déjà des immigrés clandestins que pudiquement on appelle aujourd'hui "migrants"...
A noter que sur cette page, l'"intégration est désactivée sur demande," demande de qui ?
Mais il est désormais proche de François Hollande...
Son silence est un reniement de son passé communiste et les camarades pourront apprécier sa désertion face à l'ennemi.

jeudi 28 novembre 2013

Taubira inspire la politique spectacle du PS contre le racisme

Meeting contre tous les extrémismes, sauf un: de gauche! 


Taubira est intouchable: 
elle est noire et donc irréprochable

La politique au faciès n'a jamais autant marqué le PS que depuis mai 2012.  La diversité est en effet le fonds électoral principal du PCF, son allié dans la majorité présidentielle. Il s'agit donc de reprendre le dessus dans les quartiers et de marginaliser un peu plus le parti communiste et pour longtemps encore. Nombre de membres du gouvernement sont d'origine maghrébine, Najat, George, Yasmina ou Kader,  mais  aussi colorés, Victorin, Fleur ou Christiane. Même les juifs Moscovici, Fabius et Peillon, des sionistes, ne font plus le poids face aux francs-maçons, Hollande, Valls, Montebourg, Sapin, Le Foll, Le Drian et encore Peillon, ou "apparentés" (Cahuzac, Touraine et Taubira, qui en 2009, s'avoua d'obédience franc-maçonne)Des attaques isolées contre la Garde des Sceaux ont réactivé une solidarité noire animée par Désir Jean-Philippe, dit Harlem, le patron désigné par Hollande à la tête du PS, que n'a pas mobilisée l'antisémitisme ajouté à la xénophobie contre Nicolas Sarkozy. A Désir H, le président socialiste aurait pu préférer Olivier Faure, né de mère vietnamienne, mais cette communauté travailleuse est davantage impliquée dans l'économie que dans la politique du pays. 
Le seul véritable rival de Désir pour le poste était plutôt Jean-Christophe Cambadélis qui concourait avec de lourds handicaps: outre qu'il était le candidat de la Ch'tite Martine Aubry, il est fils de diamantaires, d'origine grecque, juif et Blanc... 

Contre tous les extrémismes, mais non sans discrimination

Les socialistes se sont donc réunis en meeting à la Mutualité, à Paris, pour
défendre "les valeurs de la République", comme si depuis l'abolition de la monarchie et avoir connu la Terreur de 1793 et deux guerres mondiales, elle était à nouveau en danger. 

Les socialistes se sont livrés aux travers des discours incantatoires. Manuel Valls n'était pas en reste. "Nous formons un beau couple", a ironisé le comédien à la face de ceux qui savent ce qui l'oppose à Taubira.


Participation noire très minoritaire:
manipulation politicienne socialiste condamnée par la communauté
Les constructions idéologiques réunissent ceux que l'exercice du pouvoir divise.
Pour faire illusion, les éléphants socialistes ne craignent aucun artifice. Les emplois aidés permettent de rêver à un redressement de la courbe du chômage. Ce coup monté durera ce que durent les roses, l'espace d'un matin. Il sera encore temps alors de brandir de vieilles peurs relookées dans les caves de l'Elysée et les arrière-salles de Libération et maquiller les ravages de l'incompétence et de l'idéologie sur le pouvoir en place. Le problème, c'est que le pouvoir en place, c'est eux. Avec tous les pouvoirs à disposition, difficile d'avouer son échec transversal.  Un numéro d'éléphants règlera-t-il tous les problèmes ?

Pour la photo avec Taubira,
fallait-il à toutes fins
une gardienne de prison antillaise?
Les malfaisants  organisent donc un meeting contre la minorité, se plaignant d'accès de démangeaisons en plaques superficielles, tandis que le mal profond qui la ronge de l'intérieur est mortel. Les impuissants se sont trouvé un nouvel adversaire à vilipender, Marine Le Pen et le FN, un combat, la lutte contre le racisme et les extrémismes, et une cause à défendre, la République et ses valeurs. Ce scénario est tout aussi théorique et inconsistant que la ligne politique de Hollande est fantasmée et floue, mais il fait passer un moment. Et ils se sont réunis en meeting à la salle de la Mutualité à Paris pour en parler. La presse aux ordres en assure la production et la diffusion pour la garder dans ses archives, prête au ré-emploi.

"Nous assistons à une véritable offensive réactionnaire et antirépublicaine" (Harlem Désir)
Détestée pour ses réformes qui heurtent les consciences et convictions d'un grand nombre de Français, sa couleur de peau sert de prisme à la concentration de bon nombre des  ressentiments des Français contre un pouvoir au plus bas historique dans les sondages.  
La garde des Sceaux, Christiane Taubira, était donc l'invitée d'honneur d'une sorte de "marche blanche" après un drame dans les quartiers. Très applaudie par la claque à son arrivée, elle s'est installée au premier rang pour écouter le discours d'accueil d'Harlem Désir, qui avait retrouvé pour l'occasion les phrases toutes faites de ses années à la tête de SOS Racisme dans les années 1980. Il les a enfilées avec plus d'arrière-pensées que de conviction, tant elles étaient cuites et recuites. 
Faut-il la représenter
en noir ou en blanc?
"Nous avons vu et entendu trop de choses inacceptables ces dernières semaines ! Je n'ai pas connu un tel déferlement de la parole haineuse et raciste depuis trente ans", a assuré, en connaisseur, le premier secrétaire désigné du PS, avant de s'en prendre au FN, mais aussi à "une partie de la droite", sans jamais évoquer les autres de ces extrémismes qui les réunissaent pour ce show politique. "Nous assistons à une véritable offensive réactionnaire et antirépublicaine de la part d'un bloc droitier, d'un Tea Party à la française, dont un des terreaux a été la Manif pour tous", a dénoncé Harlem Désir, dans sa litanie d'amalgames et d'allusions troubles, car sans citer nommément les responsables de l'UMP, notamment François Fillon et Jean-François Copé, qu'il n'est pas trop tôt de salir, quatre mois avant les municipales.


Le patron contesté du PS exprime sa peur des dirigeants de l'extrême droite 
C. Fourest accepte les insignes 
de Chevalier de l'ordre 
des Arts et des Lettres 
des mains d'A. Filippetti,
à Paris le 17 janvier 2013
Prêt à s'allier à elle pour nuire à la droite républicaine, il estime que si "les dirigeants de l'extrême droite -xénophobe et raciste- ne se sont jamais sentis aussi forts", ce n'est pas en réaction à la politique désastreuse de la gauche qui détruit des emplois, matraque d'impôts jusqu'aux petits revenus et rogne le pouvoir d'achat des travailleurs, mais "de la faiblesse de ceux qui ne savent plus leur opposer la fermeté républicaine, de ceux qui vacillent entre le ni-ni et le cas par cas". Les contre-vérités du propos s'appliquent tellement clairement à la majorité qu'elles risquent bien d'être balayées de la main des Français qui souffrent du laxisme de Taubira, des errances politiques du chef de l'Etat et des tromperies sémantiques des acteurs politiques de la majorité divisée.


Puis, emporté par la haine et oubliant que la gauche est au pouvoir depuis dix-huit mois, Harlem Désir a lancé un appel aux militants pour porter une nouvelle offensive républicaine.
"Il faut assumer nos valeurs, que la gauche assume d'être de gauche, il nous faut renouer avec le rêve français qui était au cœur de la campagne présidentielle de François Hollande." Si yfaut, yapuka ! 
Mais Désir H. a déjà vite détourné son regard de Taubira vers les extrémismes intérieurs d'un parti qu'il n'a jamais réussi à prendre en mains. Le parti est en effet écartelé entre ses extrêmes, avec dans un angle du ring Jean-Marie Le Guen ou les jeunes Emeric Bréhier, député, Luc Carvounas, sénateur, Frédérique Espagnac, porte-parole du PS et sénatrice ou le néo-député Carlos Da Silva, et dans l'autre, le député Jérôme Guedj, le néo-député Malek Boutih, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann ou Emmanuel Maurel, de même que Valls et Moscovici s'opposent au gouvernement à Hamon, Montebourg et Taubira. C'est dire si le spectacle de la Mutualité est une séance de grand guignol.

Et c'est Christiane Taubira qui s'est ensuite chargée à la tribune du discours sur les valeurs républicaines. 
Ou plutôt de la grande tirade de l'acte I, scène 4 du Cid, articulée façon Taubira au concours d'entrée au Français et martelant les différences éthniques pour les imposer. Elle s'est lancée en s'adressant aux racistes, xénophobes, etc. "Nous allons leur expliquer que, malgré nos apparences, malgré nos croyances, malgré nos lieux de vie, malgré nos régimes alimentaires ou matrimoniaux... nous continuerons à vivre ensemble". Dans ses habits neufs de ministre de la république qui hier l'opprimait, l'ex-indépendantiste guyanaise a changé changer de sujet, avec ce souverain mépris viscéral qui n'a pas trompé les Français qui la détestent: "C'était les deux minutes que je réservais ce soir aux racistes, à ceux qui sont déjà vaincus." La fin de son intervention fut pourtant ovationnée par les militants missionnés
Christiane Taubira a ensuite pu écouter un message vidéo de soutien de Robert Badinter, un petit discours de Thibault Poirot, le jeune professeur d'histoire qui s'était opposé aux manifestants qui sifflaient François Hollande le 11 novembre dernier sur les Champs-Elysées, et un petit exposé lu par la journaliste et essayiste Caroline Fourest et, enfin, à la visite de Manuel Valls, tout juste rentré d'Espagne, et arrivé vers 22 heures en compagnie de Vincent Peillon sur la musique de Bella Ciao.

L'hommage de Valls à Taubira: "Ah je ris de me voir si belle en mon miroir"
En professionnel de la contorsion, le ministre droitier de l'Intérieur, Manuel Valls, s'est fendu d'un hommage si appuyé à Christiane Taubira, la garde des Sceaux gauchiste, que s'en était un irrésistible numéro. "Moi, parmi vous, je suis celui qui connais le mieux (...) Christiane Taubira. Progressivement, malgré les analyses, les avis (...), nous formons, je le dis, un beau couple» dédié à «l'Etat de droit", a lancé le ministre de l'Intérieur.» "On veut nous opposer à chaque fois, c'est tellement facile...", a ajouté Manuel Valls devant quelques centaines de militants socialistes.

Le PS incarne-t-il seul la République?
"Pour se battre pour la République, pour se battre pour nos valeurs et pour combattre ceux qui combattent la République, il faut une République forte et un état de droit. Et cet Etat de droit, nous l'incarnons tous les deux", a poursuivi le ministre de l'Intérieur.

Sans qu'ils y fassent grand chose, le point commun de quasiment toutes les interventions, est un constat du lien entre la crise économique et la montée des extrémismes. 
En revanche, pas un mot sur les réformes à entreprendre pour redresser la situation. François Hollande le rappelle souvent, pour lutter contre la montée du FN, ce sont surtout les résultats qui compteront. 
Pour l'instant, il n'en a pas encore.

La mémoire sélective des vertueux

On pourrait rappeler que les communistes de Vitry ont lancé leurs bulldozers sur des clandestins du foyer d'immigrés et que leurs grand manitous Georges Marchais et Robert Hue (cf. libellés respectifs) s'en sont justifiés en les accusant de trafic de drogue... Lien PaSiDupes

Remontons simplement à 2011.
 
Dans la nuit du 14 au 15 janvier à Lille, deux personnes surprennent un "factieux" en pleine opération "tuning" de voitures, alors qu'à deux pas aussi, sur la façade du "kébab" de la rue des Postes, fleurissent des tags à caractère "islamophobes, racistes et injurieux". Après avoir tenté de raisonner l’ "artiste", les deux témoins  préviennent les forces de l’ordre. Arrivées sur place, elles se trouvent confrontées à la violence de l’"artiste" et de cinq "individus" solidaires. A quelques dizaines de mètres de là, un concert hip-hop est en effet organisé au Centre Culturel Libertaire (CCL) de la rue de Colmar. Un des fonctionnaires de police, isolé lors de l’affrontement est entraîné vers le centre culturel par ces gentils libertaires  et roué de coups. Les renforts appelés par les policiers pris à partie ont un mal fou à dégager leur collègue sous le tir nourri de projectiles divers. La police arrête la quasi-totalité des individus présents dans le centre culturel, soit 53 interpellations.

Les laïcs instaurent l'infaillibilité des gens de couleur

Pour ELLE, Taubira a
les yeux bleus:
racisme larvé ?
On connaissait l'infaillibilité pontificale. Voilà que la république laïque de France élabore un nouveau dogme républicain selon lequel les ministres et les citoyens lambdas de couleur ne peuvent se tromper lorsqu'ils s'expriment en tant que membres du gouvernement, d'assocciations et de réseaux ou d'ONG: leurs propos sont paroles d'évangile et de foi démocratiques. Bien qu'encore majoritaire, le reste de la population constituent les nouveaux sous-hommes, impis et racistes. 

Hier, la gauche s'est désignée une papesse laïque et noire.
La désignation anticipée de la première femme  à l'Elysée. La première Noire présidentE de la République...

dimanche 17 novembre 2013

La crise rend-elle raciste ?

Georges Marchais avait la réponse, il y a 30 ans...

La crise semble rendre raciste les ouvriers et les partis qui les défendent


A moins qu'ils ne soient simplement réalistes ? 
Un discours de Georges Marchais, secrétaire national du PCF est assez étonnant à écouter avec le recul historique : période antérieure à la création de la LICRA, de SOS-racisme, des ONG et de l'espace Schengen, quand  la "pensée unique" n'était pas le cancer généralisé d'aujourd'hui. 
Ce n'était plus la belle époque des illusions marxistes, mais encore le temps de la dictature du prolétariat...  

VOIR et ENTENDRE Georges Marchais, secrétaire général du Parti communiste français, de 1972 à 1994:



samedi 16 novembre 2013

Racisme: des dérapages politiques souvent montés en épingle pour des raisons politiciennes

Libération occulte la chasse communiste aux immigrés
Bien avant le retour de la droite au pouvoir, la banalisation de la parole xénophobe s'est matérialisée chez les responsables politiques  et continue depuis Hollande.

Depuis l'effacement de la notion de "race", on assiste à une recrudescence du racisme: en étiquettant tout raciste, la parole raciste devient normal sous le président "normal". C'est ainsi que le quotidien Libération exploite l'émotion soulevée (puis entretenue) par la Une d'un hebdomadaire satirique qui évoque la ministre guyanaise Taubira avec un humour décapant qu'avant mai 2012 on aurait jugé simplement insolent. Le buzz a motivé le lancement, par Libération, d'une page Facebook pour dire "Assez" à ces discours de haine. Une tendance alimentée par les dérapages récurrents des responsables politiques, de droite comme de gauche, et depuis plus de sept ans... Jeanne Moreau et plusieurs personnalités ont signé une tribune "Nous sommes tous des singes français".


Il est pourtant réducteur de rendre responsables du racisme ambiant les seuls acteurs politiques, mais c'est le parti-pris du journal socialiste qui, en vertu de son pouvoir discrétionnaire, fait notamment l'impasse sur la presse anarcho-révolutionnaireCharb, qui dirige Charlie Hebdo et soutient le PCF, et le Front de gauche, ou la dessinatrice Coco (Charlie Hebdo, l’Humanité, Barricade, etc) peuvent sévir au nom de la liberté d'expression bien qu'à la différence des politiciens incriminés, ils n'aient reçu aucun mandat du peuple.

L'angle d'attaque de la gauche aux abois
Au risque de se brûler les ailes, le journal socialiste excite encore cette semaine la fibre raciste avec un retour sur certaines des déclarations "au mieux douteuses, au pire xénophobes". Ses difficultés financières peuvent expliquer ce choix hasardeux, mais l'opération "au mieux douteuse, au pire mercantile" en valait peut-être la chandelle, puisque les victimes du racisme croiront évidemment y voir de bons sentiments. Plusieurs personnalités n'ont-ils pas signé une tribune "Nous sommes tous des singes français" ? Puisse donc Jeanne Moreau retrouver la banane...
 
Pour les amis de Taubira
les Français sont des racistes et donc des rats...

Novembre 2006. Georges Frêche, président (PS) de la région Languedoc-Roussillon, dénonce la préférence raciale en faveur des Noirs dans l'équipe de France de football: "Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s’il y en a autant, c’est parce que les Blancs sont nuls. J’ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks." Il faudra de longs mois avant que Hollande autorise l'exclusion du baron régional du Parti socialiste.

11 févirer 2006. Georges Frêche récidive et traite les Harkis de "sous-hommes", mais Libération fait l'impasse
A l'occasion d'un dépôt de gerbe, l'élu socialiste s'en prend à des harkis: "Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n'avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ["Unter-Menschen"...]! Rien du tout ! Il faut que quelqu'un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n'êtes pas capables de défendre les vôtres !  [ceux que le FLN égorgeait pour leur fidélité à la France] Voilà, voilà… Allez, dégagez!"

26 juillet 2007En déplacement à Dakar, Nicolas Sarkozy déplore une insuffisance: "le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire" et la gauche interprète ce regret en attaque. 

15 janvier 2009. Nouveau ministre du Travail, Brice Hortefeux souligne que Fadela Amara, sa collègue chargée de la politique de la Ville, est sa "compatriote". Il ajoute : "Comme ce n’est pas forcément évident, je le précise." L’intéressée confirmera qu'Hortefeux parlait de leur origine auvergnate commune: d'origine Kabyle, elle est née à Clermont-Ferrand.

8 juin 2009.
Devant une caméra de Direct 8, le maire d’Evry, Manuel Valls, dit à un collaborateur, dans les allées d’une brocante : "Tu me mets quelques Blancs, quelques whites, quelques blancos."

9 septembre 2009.
"Humour auvergnat", épisode 2. Brice Hortefeux, à propos d’un militant UMP de père algérien, ironise : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes."
14 décembre 2009. Les débats sur l'identité nationale battent leur plein. Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la Famille, est dans son rôle quand elle explique que ce qu’elle attend "du jeune musulman, quand il est français, c’est qu’il aime son pays, c’est qu’il trouve un travail, c’est qu’il ne parle pas le verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers". L'observation n'est pas sans fondement et le conseil bienveillant.
A partir de 8'.

Janvier 2010. 
Libération s'en prend à Francis Delattre, maire UMP de Franconville, à qui le journal reproche de ne pas apprécier le candidat du PS, Ali Soumaré, d’origine malienne, tête de liste dans le Val-d’Oise pour les régionales : "Au début, j’ai cru que c’était un joueur de l’équipe réserve du PSG. Mais en réalité, il est premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel. Ça change tout!" admet-il. Mais le PS demande des "excuses" à Valérie Pécresse (UMP) pour des propos jugés "méprisants à connotation raciste" tenus lors d’un meeting des régionales.
A partir de 1 minute 40 secondes
Lors des émeutes de 2007 à Villiers-le-Belil s'impose comme porte-parole des familles de deux jeunes décédés à la suite d'une collision de leur véhicule avec celui d'une patrouille de police. Alors qu'il est impliqué dans le Mouvement des jeunes socialistes dès 2000, il organise trois marches pacifiques et assure la charge de médiateur et de porte-parole des familles et des quartiers auprès de la presse internationale et des pouvoirs publics. Candidat aux élections régionales de 2010, Soumaré se retrouvera courant mars 2010 au centre d'une vive polémique  comme "délinquant multirécidiviste". Le 28 février 2011, la cour d’appel de Versailles le relaxe, il devient porte-parole du candidat Valls lors de la primaire socialiste en 2011 et reste membre de son entourage, sans état d'âme pour les Rom chassés de France par le ministre de l'Intérieur.

9 mars 2010. Le sénateur UMP Gérard Longuet ose faire savoir son opposition à la nomination de Malek Boutih à la tête de la Halde : "C’est pas le bon personnage. [...] Il vaut mieux que ce soit [quelqu’un issus du] corps français traditionnel," explique-t-il, du fait que la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité est compétente pour se saisir "de toutes les discriminations, directes ou indirectes, prohibées par la loi ou par un engagement international auquel la France est partie". Le simple fait qu'il ait alors été sans emploi jusqu'en mai 2012 justifiait-il en effet pas qu'il soit casé à la tête de cette institution?
30 juillet 2010. A Grenoble, Nicolas Sarkozy prononce un discours très ferme pour la protection des personnels de l'Etat, mais le journal socialiste trouve extraordinaire que  "La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un fonctionnaire de police ou d’un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique."

Mars 2011. Nouveau ministre de l'Intérieur, Claude Guéant se fait l'écho de l'effarement des Français. "Les Français, à force d’immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux (...) de voir des pratiques qui s’imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale", lâche-t-il sur Europe 1.

Septembre 2011. Le député UMP Alain Marleix se voit reprocher une synthèse du parcours d'assimilation de l'écologiste Jean-Vincent Placé recueilli en Corée: "Dans l’Essonne, [...] notre Coréen national, Jean-Vincent Placé, va avoir chaud aux plumes." 

Quelques semaines plus tôt, le Premier ministre François Fillon avait été critiqué pour avoir réagi à la promesse de la binationale Eva Joly de supprimer le 14 juillet comme fête nationale, soulignant le fait que "cette dame n’a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l’histoire française".
4 février 2012. Claude Guéant exprime une évidence: "Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation."


8 mars 2012. La députée UMP Chantal Brunel suggère de "remettre dans les bateaux" les "populations qui viennent de la Méditerranée". Il s'agit des clandestins Tunisiens qui fuient le chaos provoqué par les islamistes.



Octobre 2012. En pleine course pour la présidence de l’UMP, Jean-François Copé évoque une scène ordinaire de la vie des maires qui reçoivent les plaintes de ses administrés : "Il est des quartiers où je peux comprendre l’exaspération de certains de nos compatriotes, père ou mère de famille, rentrant du travail le soir, apprenant que leur fils s’est fait arracher son pain au chocolat par des voyous qui lui expliquent qu’on ne mange pas pendant le ramadan." Ca existe, et pas seulement pour des viennoiseries, mais il n'est pas "politiquement correct" de le dire.



22 juillet 2013. Le maire UDI de Cholet (Maine-et-Loire), Gilles Bourdouleix, dit des gens du voyage que "Hitler n’en a peut-être pas tué assez". Il aurait pu en dire autant de Staline.

17 septembre 2013. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, déclare sur France Inter que les Rom "ont vocation à retourner en Roumanie ou en Bulgarie" et juge leur mode de vie "en confrontation" avec "les nôtres". La gauche s'est indignée et a catalogué Valls à  droite, mais Libération évite certains commentaires. Il est tabou de mentionner le rôle ambigü du ministre de l'Intérieur que Hollande envoie chasser sur les terres du FN.


17 octobre 2013. Une candidate FN aux municipales, Anne-Sophie Leclere, compare la ministre de la Justice, Christiane Taubira, à un singe et affirme qu’elle "préfère la voir dans un arbre […] qu’au gouvernement".


25 octobre. La garde des Sceaux, la très controversée Taubira, blessante et arrogante, est accueillie à Angers par "des enfants" aux cris de "la guenon, mange ta banane". Du cas isolé d'une enfant et d'une banane, Libération fait une masse hostile à l'ex-indépendantiste. 
Libération a sauté plusieurs plusieurs épisodes de son feuilleton

Le journal socialiste épargne les communistes
Le 24 décembre 1980 à Vitry-sur-Seine, la municipalité communiste a fait détruire au bulldozer un foyer de travailleurs immigrés abritant 300 travailleurs maliens. Le maire Paul Mercieca est soutenu parGeorges Marchais puis par une résolution du Comité Central du Parti.  Lien PaSiDupes
Autre lien PaSiDupes: La CNT n'a pas oublié les bulldozers communistes contre des immigrés
Et une video pour voir et entendre Georges Marchais justifier le racisme, la lutte contre l'immigration et la laïcité. Lien video

Aujourd'hui, pour Jean-Luc Mélenchon, le gouvernement est aussi responsable de la situation de racisme
Invité de l'émission C Politique sur France 5, Jean-Luc Mélenchon est revenu dimanche 17 novembre sur les raisons de sa "marche pour la révolution fiscale" et sur le meeting "contre les extrémismes" organisé à Paris le 27 novembre par le PSles bonnets rouges mais aussi les attaques contre la garde des Sceaux, Jean-Luc Mélenchon a renvoyé en partie de la responsabilité des montées des discriminations au gouvernement :
"Je leur dirais qu'il ne fallait pas ouvrir les digues (avec le traitement actuel des étrangers) [...]. Et quand elle se fait agresser, il leur faut dix jours pour s'en rendre compte"
La xénophobie de Christiane Taubira
Lorsqu'en 1999 elle assumait son désir d'indépendance pour la Guyane, Christiane Taubira revendiquait : "la Guyane aux Guyanais".

Ce dessin de #Taubira est-il raciste ? Pourquoi personne ne se lève contre Charlie Hebdo ? pic.twitter.com/SdL194R8CB

— Stéphane J. (@sjournot) November 17, 2013

"Nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leur propre terre", ajoutait Christiane Taubira, député et membre du Parti radical de gauche.

Leur radicalité, toutes préférences politiques confondues, éclata à nouveau au grand jour en novembre 2007, quand les élus de Guyane et les maires de Guyane, de Guadeloupe et de Mayotte se réunirent en congrès pour réclamer un renforcement de la lutte contre l’immigration clandestine et "éviter qu’un jour la situation ne devienne incontrôlable et que des violences contre les étrangers ne dégénèrent".
"Les enfants comoriens susceptibles d’acquérir la nationalité française par le droit du sol seront bientôt plus nombreux que les Mahorais", s’alarmait Ali Souf (président de l’association des maires de Mayotte).

A force de projets de lois qui ne tiennent pas compte de l'état de la société (réforme pénale) et de textes qui mettent la nation en danger (mariage entre personnes du même sexe et GPA), elle s'est aliénée une immense majorité des Français, au point que ses provocations ont provoqué la riposte.

La ministre n'assume pas son racisme



VOIR et ENTENDRE Christiane Taubira soutenir la thèse de "race" quand il s'agit de vanter les créoles.

La ministre n'assume pas son racisme anti-Blancs
Mais elle se découvre à l'occasion: