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samedi 25 février 2017

Penelopegate: les faits reprochés ne sont pas "délictuels", souligne pour Gérard Longuet

Les électeurs de la présidentielle jugeront

Le Parquet (PNF) s'est dessaisi : trois juges d'instruction ont été désignés pour enquêter sur les accusations d'emplois fictifs


Procureure Houlette et Taubira,
sa ministre de tutelle
Dans la soirée de vendredi, le parquet national financier a annoncé avoir ouvert une information judiciaire contre X, transmise au procureur du Tribunal de Grande Instance (TGI). avec volonté d'infamer: "détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, complicité et recel de ces délits, trafic d'influence et manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique". La totale !

"Sur le fond", les faits qui sont reprochés au candidat pourtant désigné de la droite et du centre ne sont pas "délictuels," fait observer Gérard Longuet, sénateur Les Républicains de la Meuse et conseiller politique de François Fillon, ce samedi 25 février sur franceinfo. En conséquence, le candidat LR "a raison" de continuer à faire campagne.

Le PNF s'est déconsidéré et ne peut continuer

"Paradoxalement, c’est une bonne nouvelle que le parquet national financier ait été saisi", commente l'ancien ministre, car "le PNF communique notoirement avec la presse. Il est sans doute à l’origine des fuites vers le journal Le Monde."
"C’est donc une institution qui ne respecte pas les règles du jeu." 

Les trois juges d’instruction (et non un seul comme indiqué par Mediapart) désignés par le doyen des juges de Paris, instruiront désormais à charge et à décharge. Ils vont écouter les griefs éventuels, mais aussi les explications. Cela va prendre du temps car les faits sont anciens, ils ont plus de 20 ans.
La défense peut enfin accéder au dossier, ce qui a été refusé pendant un mois à la défense.

L'instruction est ouverte contre X

Houlette et le sinistre Molins,
procureurs 
La plainte est déposée contre X, si l'identité de l'auteur des faits est inconnue, à charge de l'instruction d'essayer d'identifier l'auteur du délit, là où l'enquête préliminaire diligentée par la procureure Houlette, présidente du PNF (nommée en Conseil des ministres) a échoué.

Le procureur de la République peut :
ouvrir une information judiciaire et demander la désignation d'un juge d'instruction lorsqu'il estime que l'affaire doit faire l'objet d'une enquête plus approfondie ;
proposer des mesures alternatives aux poursuites, telles que le paiement d'une somme d'argent ou un simple rappel à la loi ;
classer l'affaire sans suite s'il estime qu'un traitement judiciaire n'est pas nécessaire.

Si le procureur de la République décide d'ouvrir une information judiciaire, la partie civile peut tenter d'obtenir réparation du préjudice subi. Cela peut être fait à tout moment de l'instruction, même le jour de l'audience.

Un éventuel délit du couple Fillon n'est toujours pas établi
Ce qui concerne François Fillon n’est pas délictuel et s'il y a des sujets qu’il faut approfondir, ils le seront peut-être. (...) "Aucun des faits de mon point de vue n’est délictuel, sinon les bureaux du Sénat et de l’Assemblée nationale se seraient saisis, en vertu de l’article 40 qui oblige un fonctionnaire à dénoncer ce qui serait un délit dont il aurait connaissance, fait valoir l'ancien ministre de la Défense. 
Cela n’a jamais été fait parce que manifestement la façon dont il a géré ses assistants n’est peut-être plus ce qui se fait aujourd’hui, mais sur le fond, ce n’est pas délictuel. Les juges vont pouvoir l’établir, simplement ça va durer longtemps. Le temps judiciaire n’est pas le temps médiatique.

Fillon est conforté dans sa détermination à aller jusqu'au bout

Etonnement, cette justice découvre des faits qui ont parfois 20 ans d’ancienneté, alors que, dans le cas des assistants de Marine Le Pen, ils ont deux ou trois ans d’ancienneté. 
Le dossier n'est traité qu’au moment où Fillon est désigné candidat à la surprise générale, prenant de cours les malveillants de gauche. 

La volonté de l'Etat-PS est donc de chercher à impressionner les électeurs et de leur dire : "Vous n’avez pas le droit de choisir un tel ou un tel", insiste Gérard Longuet. Ingérence du pouvoir politico-médiatique dans le bon fonctionnement de la démocratie.

"Je pense profondément que les électeurs doivent choisir librement et ne pas se laisser impressionner. Je ne pense pas que la justice puisse être l’arbitre du choix des Français dans des faits qui ne sont pas des délits établis.

mardi 25 novembre 2014

A Florange, Hollande joue au chat et à la souris avec les syndicats

FO dénonce le manque de respect du président socialiste pour les travailleurs 
A Florange, des manifestants de la CGT attendaient François Hollande de pied ferme
Hollande inaugure à Uckange (Moselle)
un centre de recherche en métallurgie
devant la porte principale des grands bureaux d'ArcelorMittal à Florange. Mais le président socialiste les avait contournés bravement...
A quelques centaines de mètres, des agriculteurs ont aussi organisé un comité d'accueil en mettant le feu à des pneus et déversé du fumier. Mais si lors de la précédente visite du président à Florange en septembre 2013, le convoi présidentiel était entré sur le site par l'entrée principale, sous les huées de manifestants, la communication présidentielle n'a pas commis la même erreur. 

Cette fois François Hollande est entré par une porte dérobée. 
En tant qu'élu de la région, le vice-président du FN, Florian Philippot, était présent pour la visite du président de la République, et a même participé à un déjeuner en préfecture, à l'issue duquel il a fustigé François Hollande "revenu sur les lieux du crime", selon lui. "Il avait fait une promesse pendant la campagne en 2012 que les hauts fourneaux ne ferment pas (et) ils ont fermé".

Une fois à l'intérieur du siège local d'ArcelorMittal, le président de la République a rencontré la direction de l'entreprise mais la CGT et FO avaient décliné l'invitation. "Pour les gens d'Arcelor tout s'est bien passé, pas de problème, mais on a des collègues, des sous-traitants, une vallée...", a glissé l'un des représentants du personnel CFDT et CFE-CGC. A l'intérieur du site, ils étaient les seuls a pouvoir l'approcher: ils sont les seuls en effet à avoir paraphé l'accord entre l'Etat et ArcelorMittal. Mais pour parvenir jusqu'à cette table ronde, il fallait emprunter des chemins détournés et des ruses de Sioux. "C'est vrai que pour les sous-traitants, ça a été extrêmement difficile", a concédé le président, avant de commenter : "c'est la faiblesse du plan" de novembre 2012, "celle que je reconnais".

Quand Aurélie Filippetti croise le chef de l'Etat avant son discours, Hollande l'appelle par son prénom et lui impose un serrement de mains et la bise. Depuis son départ du gouvernement, l'ancienne ministre de la Culture adopte pourtant une posture très critique envers la politique du gouvernement, mais le président tente de sauver les apparences. 
Dans une tribune parue sur le site trotskiste Médiapart, la ministre de la Culture démissionnaire venait tout juste de faire de la bataille Florange le tombeau de la crédibilité de l'exécutif. "L'histoire de Florange est l'histoire de la crise de la parole politique. De la confiance en la parole politique", analysait la députée. Elle dessinait le refus de la nationalisation du site comme la matrice de la crise politique qui traverse, selon elle, le pays: "Tous les Français ont lu dans cette ville, dans ce combat, un chapitre politique et économique clef. Un peu de leur espoir s'est refroidi, glacé, pétrifié avec les hauts fourneaux". "C'était pour cela, pour la camionnette juchée au-dessus des regards brandis comme des étendards, que l'on y avait cru, à cette campagne", ajouta encore Filippetti, compagne de l'ex-ministre du Redressement productif (Industrie), Arnaud Montebourg.

Dans LCI Soir, Gérard Longuet (sénateur UMP de la Meuse) estime que Florange est "une forme d'escroquerie morale" de Hollande

FO dénonce un manque de respect du président 

En passant par une porte de derrière,
François Hollande a fui la petite centaine de travailleurs et de ses électeurs à la présidence, dont une trentaine de syndicalistes CGT, qui l'attendaient face à l'entrée principale des Grands Bureaux.
"Passer par la petite porte, c'est un manque de respect. Ne pas faire face à une centaine de salariés et une trentaine de syndicalistes, ça résume bien l'état d'esprit." (Lionel Burriello, de la CGT Florange).


Les manifestants brandissaient quelques drapeaux CGT, ainsi que des pancartes proclamant: "La décomposition des promesses du parti socialiste, c'est le terreau du FN" et "Sarkozy hier, Hollande aujourd'hui se prosternent devant les patrons".
Pour le délégué CGT, "ça fait 3 ans que ce dossier est uniquement géré sur le plan de la communication. Ils essaient de trouver à tout prix une porte de sortie: un centre de recherche, 30 CDI... Ce n'est plus seulement une trahison mais un manque de respect vis-à-vis du monde ouvrier, des salariés de Florange". Seule la CGT avait appelé à manifester contre la venue de F. Hollande. 

FO avait appelé ses adhérents "à l'indifférence". Les autres syndicats d'ArcelorMittal n'avaient pas donné de consigne particulière. Pour beaucoup d’ouvriers d’ArcelorMittal cependant,  et pour Lionel Burriello, la fermeture des hauts-fourneaux "a entraîné un génocide social dans la vallée" de la Fensch. "Et au-delà de ça, de ces politiques dramatiques, la commune d’Hayange ou sont situés les hauts-fourneaux a viré Front national. En tant qu’enfants d’immigrés, c’est affligeant d’en arriver là".

E. Martin (CFDT) refuse le contact 
avec ses camarades sidérurgistes 
Or, l'ex-syndicaliste CFDT Edouard Martin (ci-contre) brillait courageusement par son absence. Le meneur en échec des luttes pour le maintien de l'activité des hauts-fourneaux de Florange avait préféré s'exprimer lundi matin dans les studios de France Bleu Lorraine Nord. Aujourd'hui recasé eurodéputé PS, il soutint qu' "il faut arrêter de faire la fine bouche"... "Même si la fermeture des hauts fourneaux reste une blessure et restera une blessure béante ici dans la vallée, la lutte des organisations syndicales a permis d'obtenir une somme plus conséquente" soutient aujourd'hui l'eurodéputé PS.

Le Parti communiste Français (PCF) a également estimé  que "l’inauguration d’un bâtiment ne peut faire office de politique industrielle. La sidérurgie a besoin d’une relance de la filière liquide [le pétrole liquide ?] qui est indispensable pour assurer l’avenir et d’une politique de recherche ambitieuse libérée des exigences à court terme du marché".
Selon le PCF, "la population n’oublie pas que François Hollande a renié sa parole de candidat, en participant à la fermeture du haut fourneau d’Hayange, se soumettant ainsi aux exigences de la multinationale Mittal". "Cette capitulation n’a fait que réduire la capacité productive du pays. Pourtant le besoin d’acier demeure une exigence moderne et à côté des outils existants, de nouveaux devraient permettre d’y faire face", est-il écrit.

L'UMP Nadine Morano, députée européenne et chef de file de l'opposition régionale ne marche pas dans les bobards de Hollande : "Il est venu promettre de l'argent public et d'amener de l'argent public. 
Il vient poser la première pierre d'une plateforme d'un centre de recherche public alors que nous avons à quelques km de là, la NASA de la recherche sur l'acier avec le centre d'Arcelor Mittal." 
Le nouveau maire UMP de Florange, Michel d'Esquerre, regrette que le président ne l'ait pas intégré dès le début au protocole de sa visite. Il y voit une entorse à la courtoisie républicaine. Et il n'y trouve pas son compte en terme d'emplois sauvés : "Le dossier prioritaire serait de nous réindustrialiser un peu plus pour compenser les pertes d'emplois que l'on a subis (2000 emplois environ)".

A quelque 500 mètres à vol d'oiseau des grands bureaux d'ArcelorMittal, des agriculteurs en colère ont répandu du fumier sur une dizaine de mètres sur une route, bloquée par une trentaine de CRS. Une épaisse fumée grise se dégageait d'un feu de pneus placé au milieu du fumier et se propageait dans le ciel de Florange.
"Nos fermes ne seront pas les hauts fourneaux de Moselle". François Hollande croit pouvoir refermer le dossier des hauts-fourneaux, mais les agriculteurs lorrains l'attendent avec un autre cahier de doléances. Ils ont répandu du fumier pour manifester leur colère et leur désarroi, à quelques centaines de mètres des grands bureaux du site d'ArcelorMittal, et dans le centre-ville de Metz, allumant aussi des feux de pneus et de paille qui ont fait planer une ambiance encore un peu plus lourde sur la visite présidentielle. Un cordon d'une trentaine de CRS coupant la route achevait le tableau.

Florange : les agriculteurs répandent du fumier pour interpeller François Hollande par leparisien
Mais le président était dans sa bulle et n'a rien vu, rien entendu, rien senti.

dimanche 15 décembre 2013

Prix Press Club Humour et politique : la pré-sélection 2014

Les choix du jury n'ont rien de tendancieux...

Le jury du Prix Press Club Humour et politique distingue "la phrase la plus hilarante de l'année"
 

A l'approche des municipales
Il a fait une première sélection en vue de son édition 2014. 
Rappelons que l'an dernier, c'est Gérard Longuet qui avait surclassé ses confrères pour sa phrase: "Hollande est pour le mariage pour tous... sauf pour lui."

Quelles phrases ont déjà été sélectionnées cette année ? La réponse sur l'orientation du jury se trouve souvent davantage dans les cibles que dans les propos.

Premier des cinq sélectionnés : le député des Yvelines Henri Guaino, le chouchou de la gauche partisane et ancien conseiller de Nicolas Sarkozy pour cette phrase : "Si Nicolas Sarkozy n'avait pas été là, il n'y aurait plus de démocratie en France, en Europe et dans le monde.'"

Vient ensuite l'ancien Premier ministre Alain Juppé, condamné en 2004 à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité dans l'affaire des emplois fictifs à la mairie de Paris : "En politique, on n'est jamais fini. Regardez-moi !" Sa ré-élection à la mairie de Bordeaux ne semble d'ailleurs faire aucune difficulté. 

Le socialiste
Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif et seule personnalité politique de gauche de cette première sélection, est lui retenu pour sa phrase : "Je crois à un retour de Nicolas Sarkozy; mais menotté'.
En 2013, sur le même thème vachard, le député socialiste Jean-Jacques Urvoas avait déclaré : "J'étais aux Baumettes; j'en suis ressorti, à la différence des socialistes Marseillais". Patrick Mennucci n'était pas encore tracassé par la justice...

Le socialiste 
Jérôme Cahuzac avait fait fort en matière d'aplomb. L'ancien ministre du Budget de Hollande, a en effet porté la déontologie socialiste au zénith à la lumière de ses aveux concernant son argent soustrait au fisc en Suisse avec son " Pourquoi démissionner quand on est innocent ?"

Quant au candidat Front national aux municipales de Marseille,
Stéphane Ravier, il s'était également distingué dans le registre de la méchanceté pure. Interrogé sur les ambitions de Bernard Tapie, il avait répondu : "Le seul Tapie qui a de l'avenir ici, c'est le tapis de prière".


L'ancienne ministre chargée de l'Apprentissage et forte voix de l'UMP
Nadine Morano est elle sélectionnée pour avoir dit : "On a une recrudescence de violence... par exemple le vol des portables à l'arraché. Ça n'existait pas avant que les portables existent". Un morceau de "bravitude" du même tonneau que les 
mots d'André Chassaigne, député PC du Puy-de-Dôme, en 2011 : "Dans sa forme historique, le PC est mort ; mais il a encore de l'avenir."


Dans un style très proche, citons Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, qui était en lice en 2013 pour deux phrases. La première est : "Il y a quand même des médicaments qui soignent " ! 

Le jury distingue d'ores et déjà, hors-sélection,
François Hollande pour sa phrase : "Quand ça va bien, on devrait se rappeler que ça ne va pas durer. Et quand ça va mal, on peut penser que cela pourrait aller plus mal ou que ça ne va pas durer". 

Ils ont tous un p'tit vélo
Avec la même passion pour sa petite personne, Christiane Taubira, Garde des Sceaux, expliquait en 2013 aux journalistes pourquoi, à 63 ans, elle était fatiguée après un déplacement en Guyane, malgré son entraînement cycliste dans Paris: "J'ai un corps de vieille femme et un emploi du temps de jeune fille". Sa collègue Dominique Bertinotti, atteinte d'un cancer, est autrement plus digne.

Ce prix récompense, depuis 2002, l'auteur de la phrase la plus drôle,
qu'il s'agisse d'humour volontaire ou involontaire.
Dans le genre salace, voici la deuxième saillie annoncée de Marisol Touraine puisqu'elle a récidivé, alors qu'elle était interrogée sur le manque d'intérêt que les femmes ont porté aux dangers de la pilule : "Il faut laisser aux femmes le temps de se retourner."

En 1998, Bernard Kouchner avait fait preuve de fermeté sur un sujet qui lui échappait: "La contraception doit avoir ses règles."


Quant à
André Santini s'en était pris plus sciemment à un prélat: "Mgr Decourtray n'a rien compris au préservatif. La preuve, il le met à l'index."

Parmi les gagnants des années précédentes 


A propos de Ségolène Royal, Guillaume Bachelay, secrétaire national à l'industrie du PS, avait révélé sa cruauté: "Qu'on commette des erreurs en politique c'est possible ; qu'on les commette toutes, c'est fou !"
Au nombre des présomptueux, Ségolène Royal est l'auteurE d'une vanité qui  n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd en 2006: " Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit."


Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, déjà lauréat deux fois, a encore fait une 'raffarinade' de haut vol en 2013 à l'occasion de ses voeux : "Je souhaite à Valérie Trierweiler sa juste place et à Ségolène Royal juste une place." 
Le sombre Ayrault ne peut rivaliser avec cette profonde pensée pourtant sélectionnée: " Ma part d'ombre, c'est mon combi Volkswagen". Il ne renie pas son passé éphémère de professeur d'allemand, mais semble n'avoir jamais acheté français... 

Pochette au vent, Laurent Fabius avait quant à lui brillé en 2011 avec : "Mitterrand est aujourd'hui adulé, mais il a été l'homme le plus détesté de France. Ce qui laisse pas mal d'espoir pour beaucoup d'entre nous…

Il succédait à Eva Joly en 2010 et  son percutant : "Je connais bien Dominique Strauss-Kahn, je l'ai mis en examen."
En aucun cas la binationale ne pourra être prise pour son illustre prédécesseur Pierre Arpaillange qui, orfèvre de la Place Vendôme comme elle, se flatta en 1989 que "sur cinquante-deux évadés, on en a repris cinquante-trois."
Pour rester dans le Vert, rappelons le Prix Spécial du Jury 2004 à Michel Charasse, après le mariage homosexuel de Begles: "Cela pourrait faire un film dont le titre serait Mamère Noël est une ordure."


En 2013, à la suite d'une conférence de presse du président François Hollande,
Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat à la présidentielle de 2012, co-président du Parti de Gauche et spécialiste de l'empire du mal, avait produit ce jeu de mots: "'L'An II, c'est l'an pire". 

En 2011, Gabriel Cohn-Bendit (le frère) n'avait pas manqué non plus d'esprit : "Les Verts sont capables du meilleur comme du pire ; mais c'est dans le pire qu'ils sont les meilleurs."


Et voici comment
Gaëtan Gorce, sénateur PS de la Nièvre, s'est distingué : "En 100 ans, le monde sera passé du ballon dirigeable au supersonique ; et le PS de Jean Jaurès à Harlem Désir"...


Et pour finir, la palme était revenue au maire de Saint-Coulitz, dans le Finistère, Kofi Yamgnane, pour sa capacité à un auto-dérision inaccessible à Christiane Taubira, puisqu'en 1992 il s'auto-proclama "Breton d'après la marée noire".


samedi 16 novembre 2013

Racisme: des dérapages politiques souvent montés en épingle pour des raisons politiciennes

Libération occulte la chasse communiste aux immigrés
Bien avant le retour de la droite au pouvoir, la banalisation de la parole xénophobe s'est matérialisée chez les responsables politiques  et continue depuis Hollande.

Depuis l'effacement de la notion de "race", on assiste à une recrudescence du racisme: en étiquettant tout raciste, la parole raciste devient normal sous le président "normal". C'est ainsi que le quotidien Libération exploite l'émotion soulevée (puis entretenue) par la Une d'un hebdomadaire satirique qui évoque la ministre guyanaise Taubira avec un humour décapant qu'avant mai 2012 on aurait jugé simplement insolent. Le buzz a motivé le lancement, par Libération, d'une page Facebook pour dire "Assez" à ces discours de haine. Une tendance alimentée par les dérapages récurrents des responsables politiques, de droite comme de gauche, et depuis plus de sept ans... Jeanne Moreau et plusieurs personnalités ont signé une tribune "Nous sommes tous des singes français".


Il est pourtant réducteur de rendre responsables du racisme ambiant les seuls acteurs politiques, mais c'est le parti-pris du journal socialiste qui, en vertu de son pouvoir discrétionnaire, fait notamment l'impasse sur la presse anarcho-révolutionnaireCharb, qui dirige Charlie Hebdo et soutient le PCF, et le Front de gauche, ou la dessinatrice Coco (Charlie Hebdo, l’Humanité, Barricade, etc) peuvent sévir au nom de la liberté d'expression bien qu'à la différence des politiciens incriminés, ils n'aient reçu aucun mandat du peuple.

L'angle d'attaque de la gauche aux abois
Au risque de se brûler les ailes, le journal socialiste excite encore cette semaine la fibre raciste avec un retour sur certaines des déclarations "au mieux douteuses, au pire xénophobes". Ses difficultés financières peuvent expliquer ce choix hasardeux, mais l'opération "au mieux douteuse, au pire mercantile" en valait peut-être la chandelle, puisque les victimes du racisme croiront évidemment y voir de bons sentiments. Plusieurs personnalités n'ont-ils pas signé une tribune "Nous sommes tous des singes français" ? Puisse donc Jeanne Moreau retrouver la banane...
 
Pour les amis de Taubira
les Français sont des racistes et donc des rats...

Novembre 2006. Georges Frêche, président (PS) de la région Languedoc-Roussillon, dénonce la préférence raciale en faveur des Noirs dans l'équipe de France de football: "Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s’il y en a autant, c’est parce que les Blancs sont nuls. J’ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks." Il faudra de longs mois avant que Hollande autorise l'exclusion du baron régional du Parti socialiste.

11 févirer 2006. Georges Frêche récidive et traite les Harkis de "sous-hommes", mais Libération fait l'impasse
A l'occasion d'un dépôt de gerbe, l'élu socialiste s'en prend à des harkis: "Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n'avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ["Unter-Menschen"...]! Rien du tout ! Il faut que quelqu'un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n'êtes pas capables de défendre les vôtres !  [ceux que le FLN égorgeait pour leur fidélité à la France] Voilà, voilà… Allez, dégagez!"

26 juillet 2007En déplacement à Dakar, Nicolas Sarkozy déplore une insuffisance: "le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire" et la gauche interprète ce regret en attaque. 

15 janvier 2009. Nouveau ministre du Travail, Brice Hortefeux souligne que Fadela Amara, sa collègue chargée de la politique de la Ville, est sa "compatriote". Il ajoute : "Comme ce n’est pas forcément évident, je le précise." L’intéressée confirmera qu'Hortefeux parlait de leur origine auvergnate commune: d'origine Kabyle, elle est née à Clermont-Ferrand.

8 juin 2009.
Devant une caméra de Direct 8, le maire d’Evry, Manuel Valls, dit à un collaborateur, dans les allées d’une brocante : "Tu me mets quelques Blancs, quelques whites, quelques blancos."

9 septembre 2009.
"Humour auvergnat", épisode 2. Brice Hortefeux, à propos d’un militant UMP de père algérien, ironise : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes."
14 décembre 2009. Les débats sur l'identité nationale battent leur plein. Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la Famille, est dans son rôle quand elle explique que ce qu’elle attend "du jeune musulman, quand il est français, c’est qu’il aime son pays, c’est qu’il trouve un travail, c’est qu’il ne parle pas le verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers". L'observation n'est pas sans fondement et le conseil bienveillant.
A partir de 8'.

Janvier 2010. 
Libération s'en prend à Francis Delattre, maire UMP de Franconville, à qui le journal reproche de ne pas apprécier le candidat du PS, Ali Soumaré, d’origine malienne, tête de liste dans le Val-d’Oise pour les régionales : "Au début, j’ai cru que c’était un joueur de l’équipe réserve du PSG. Mais en réalité, il est premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel. Ça change tout!" admet-il. Mais le PS demande des "excuses" à Valérie Pécresse (UMP) pour des propos jugés "méprisants à connotation raciste" tenus lors d’un meeting des régionales.
A partir de 1 minute 40 secondes
Lors des émeutes de 2007 à Villiers-le-Belil s'impose comme porte-parole des familles de deux jeunes décédés à la suite d'une collision de leur véhicule avec celui d'une patrouille de police. Alors qu'il est impliqué dans le Mouvement des jeunes socialistes dès 2000, il organise trois marches pacifiques et assure la charge de médiateur et de porte-parole des familles et des quartiers auprès de la presse internationale et des pouvoirs publics. Candidat aux élections régionales de 2010, Soumaré se retrouvera courant mars 2010 au centre d'une vive polémique  comme "délinquant multirécidiviste". Le 28 février 2011, la cour d’appel de Versailles le relaxe, il devient porte-parole du candidat Valls lors de la primaire socialiste en 2011 et reste membre de son entourage, sans état d'âme pour les Rom chassés de France par le ministre de l'Intérieur.

9 mars 2010. Le sénateur UMP Gérard Longuet ose faire savoir son opposition à la nomination de Malek Boutih à la tête de la Halde : "C’est pas le bon personnage. [...] Il vaut mieux que ce soit [quelqu’un issus du] corps français traditionnel," explique-t-il, du fait que la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité est compétente pour se saisir "de toutes les discriminations, directes ou indirectes, prohibées par la loi ou par un engagement international auquel la France est partie". Le simple fait qu'il ait alors été sans emploi jusqu'en mai 2012 justifiait-il en effet pas qu'il soit casé à la tête de cette institution?
30 juillet 2010. A Grenoble, Nicolas Sarkozy prononce un discours très ferme pour la protection des personnels de l'Etat, mais le journal socialiste trouve extraordinaire que  "La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un fonctionnaire de police ou d’un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique."

Mars 2011. Nouveau ministre de l'Intérieur, Claude Guéant se fait l'écho de l'effarement des Français. "Les Français, à force d’immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux (...) de voir des pratiques qui s’imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale", lâche-t-il sur Europe 1.

Septembre 2011. Le député UMP Alain Marleix se voit reprocher une synthèse du parcours d'assimilation de l'écologiste Jean-Vincent Placé recueilli en Corée: "Dans l’Essonne, [...] notre Coréen national, Jean-Vincent Placé, va avoir chaud aux plumes." 

Quelques semaines plus tôt, le Premier ministre François Fillon avait été critiqué pour avoir réagi à la promesse de la binationale Eva Joly de supprimer le 14 juillet comme fête nationale, soulignant le fait que "cette dame n’a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l’histoire française".
4 février 2012. Claude Guéant exprime une évidence: "Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation."


8 mars 2012. La députée UMP Chantal Brunel suggère de "remettre dans les bateaux" les "populations qui viennent de la Méditerranée". Il s'agit des clandestins Tunisiens qui fuient le chaos provoqué par les islamistes.



Octobre 2012. En pleine course pour la présidence de l’UMP, Jean-François Copé évoque une scène ordinaire de la vie des maires qui reçoivent les plaintes de ses administrés : "Il est des quartiers où je peux comprendre l’exaspération de certains de nos compatriotes, père ou mère de famille, rentrant du travail le soir, apprenant que leur fils s’est fait arracher son pain au chocolat par des voyous qui lui expliquent qu’on ne mange pas pendant le ramadan." Ca existe, et pas seulement pour des viennoiseries, mais il n'est pas "politiquement correct" de le dire.



22 juillet 2013. Le maire UDI de Cholet (Maine-et-Loire), Gilles Bourdouleix, dit des gens du voyage que "Hitler n’en a peut-être pas tué assez". Il aurait pu en dire autant de Staline.

17 septembre 2013. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, déclare sur France Inter que les Rom "ont vocation à retourner en Roumanie ou en Bulgarie" et juge leur mode de vie "en confrontation" avec "les nôtres". La gauche s'est indignée et a catalogué Valls à  droite, mais Libération évite certains commentaires. Il est tabou de mentionner le rôle ambigü du ministre de l'Intérieur que Hollande envoie chasser sur les terres du FN.


17 octobre 2013. Une candidate FN aux municipales, Anne-Sophie Leclere, compare la ministre de la Justice, Christiane Taubira, à un singe et affirme qu’elle "préfère la voir dans un arbre […] qu’au gouvernement".


25 octobre. La garde des Sceaux, la très controversée Taubira, blessante et arrogante, est accueillie à Angers par "des enfants" aux cris de "la guenon, mange ta banane". Du cas isolé d'une enfant et d'une banane, Libération fait une masse hostile à l'ex-indépendantiste. 
Libération a sauté plusieurs plusieurs épisodes de son feuilleton

Le journal socialiste épargne les communistes
Le 24 décembre 1980 à Vitry-sur-Seine, la municipalité communiste a fait détruire au bulldozer un foyer de travailleurs immigrés abritant 300 travailleurs maliens. Le maire Paul Mercieca est soutenu parGeorges Marchais puis par une résolution du Comité Central du Parti.  Lien PaSiDupes
Autre lien PaSiDupes: La CNT n'a pas oublié les bulldozers communistes contre des immigrés
Et une video pour voir et entendre Georges Marchais justifier le racisme, la lutte contre l'immigration et la laïcité. Lien video

Aujourd'hui, pour Jean-Luc Mélenchon, le gouvernement est aussi responsable de la situation de racisme
Invité de l'émission C Politique sur France 5, Jean-Luc Mélenchon est revenu dimanche 17 novembre sur les raisons de sa "marche pour la révolution fiscale" et sur le meeting "contre les extrémismes" organisé à Paris le 27 novembre par le PSles bonnets rouges mais aussi les attaques contre la garde des Sceaux, Jean-Luc Mélenchon a renvoyé en partie de la responsabilité des montées des discriminations au gouvernement :
"Je leur dirais qu'il ne fallait pas ouvrir les digues (avec le traitement actuel des étrangers) [...]. Et quand elle se fait agresser, il leur faut dix jours pour s'en rendre compte"
La xénophobie de Christiane Taubira
Lorsqu'en 1999 elle assumait son désir d'indépendance pour la Guyane, Christiane Taubira revendiquait : "la Guyane aux Guyanais".

Ce dessin de #Taubira est-il raciste ? Pourquoi personne ne se lève contre Charlie Hebdo ? pic.twitter.com/SdL194R8CB

— Stéphane J. (@sjournot) November 17, 2013

"Nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leur propre terre", ajoutait Christiane Taubira, député et membre du Parti radical de gauche.

Leur radicalité, toutes préférences politiques confondues, éclata à nouveau au grand jour en novembre 2007, quand les élus de Guyane et les maires de Guyane, de Guadeloupe et de Mayotte se réunirent en congrès pour réclamer un renforcement de la lutte contre l’immigration clandestine et "éviter qu’un jour la situation ne devienne incontrôlable et que des violences contre les étrangers ne dégénèrent".
"Les enfants comoriens susceptibles d’acquérir la nationalité française par le droit du sol seront bientôt plus nombreux que les Mahorais", s’alarmait Ali Souf (président de l’association des maires de Mayotte).

A force de projets de lois qui ne tiennent pas compte de l'état de la société (réforme pénale) et de textes qui mettent la nation en danger (mariage entre personnes du même sexe et GPA), elle s'est aliénée une immense majorité des Français, au point que ses provocations ont provoqué la riposte.

La ministre n'assume pas son racisme



VOIR et ENTENDRE Christiane Taubira soutenir la thèse de "race" quand il s'agit de vanter les créoles.

La ministre n'assume pas son racisme anti-Blancs
Mais elle se découvre à l'occasion: